Une barbarie qui s’est vite propagée suite à la folie destructrice qui s’était abattue sur New York et ses magnifiques tours jumelles, le 11 septembre 2001, suivi du fameux «good vs evil» revanchard que G.W. Bush formulait avec arrogance et mysticisme puéril pour justifier l’invasion de l’Iraq. Une occupation discutable, à l’origine de la déstabilisation quasi-totale du Moyen-Orient, et dont les conséquences et la facture, en termes de pertes humaines, ne cessent de s’amplifier bien des années plus tard.
Comme d’habitude, ce n’est que dans ces moments dramatiques et bouleversants que les politiques rebondissent pour nous inonder de discours résolument belliqueux et insidieux, avec une surenchère d’animosité, d’inquiétude et de solutions de haute expertise, lesquelles se traduisent par des séries de lois et de mesures drastiques pour installer la psychose et justifier les ultimes recours, ceux des armes, de la guerre et de la raison du plus fort ! Décidément, la mémoire collective des hommes se dilue très vite dans le temps. Oubliées les atrocités des conflits passés, oubliées ces images insoutenables de moult massacres de masse ! Revoilà les va-t-en-guerres primitifs déterminés à en découdre et tout recommencer!
On ne sait trop par quels mécanismes cérébraux, la petite cervelle canalise et associe des événements récents à d’autres, enfouis dans un coin reculé de la mémoire passive, mais depuis ce vendredi soir funeste des tueries parisiennes, un seul air résonne dans mon crâne, celui que Sting martelait, au milieu des années 1980, et dans lequel il associe l‘apaisement américano-soviétique, dont le monde redoutait l’affrontement nucléaire, à l’espoir que les Russes chérissent leurs enfants aussi « I hope the Russians love their children too ». Un appel à la paix que résume la formule « We share the same biology regardless of ideology! ». Un message humaniste très fort que le sentiment d’impuissance augmente en vous, à angoisse, face à tant de bêtise humaine ! Un avertissement clair et limpide auquel malheureusement les dirigeants de la plupart des pays de la planète ne semblent pas souscrire, à commencer par cet état islamique, né de la propagande wahhabite des monarques Saoudiens que personne n’ose dénoncer, et qui martyrise les pays musulmans tout en défiant l’Occident! À cet égard, Sting devrait revisiter son tube pour inclure les dirigeants Wahhabites dans l’appel adressé aux Russes : adorer leurs enfants au lieu de consacrer la totalité de leur potentiel affectif à ce Dieu que les hommes ont créé à l’image de leur petitesse pour combattre et soumettre, au nom du ciel, tout ce qu’il y a de plus grand qu’eux sur Terre.
Mais le message magistral de Sting se retrouve très vite étouffé par les images d’arrogance d’un G.W. Bush conquérant, lequel berne la planète entière en exhibant des preuves fallacieuses d’armes de destruction massives imaginaires pour justifier le feu vert à cette folie meurtrière mondiale que rien ni personne ne semble être en mesure d’arrêter sans recourir aux moyens ultimes, ceux de faire parler les armes et les va-t-en-guerre de tous bords qui se chargeront d’effacer les résidus d’une fraternité fragile entre l’Orient des mille est une nuits et l’Occident des mille et une folies.
Pourtant « Liberté, Egalité, Fraternité » est un slogan magnifique ! Une base du vivre ensemble qu’il est impossible de ne pas admirer. Une devise que tous les peuples de la Terre seraient bien avisés d’adopter! Mais comment espérer des autres peuples l’adoption de telle formule quand un regard sur l’Histoire récente nous enseigne que cette devise a été foulée aux pieds par ceux-là même qui l’ont énoncée ? Car, un sacré bémol s’impose quand on se souvient que tel slogan n’a jamais été appliqué quand il s’agissait de parquer les nord-africains dans des cités extérieures à la plupart des grandes villes de France, loin de la société Gauloise, comme pour mieux les oublier et leur signifier leurs différences inconciliables avec les us et coutumes d’un monde civilisé ! Ces différences ne cessent d’ailleurs pas d’être exhibées et confortées, par tous les moyens possibles, par les partisans d’une bien-pensance un peu trop paternaliste pour être crédible et efficace. Du menu spécifique dans les cantines scolaires aux journées fériées accordées à l’occasion de fêtes religieuses, les exemples prémédités de rupture sont for nombreux, tant à y regarder de près, on s’aperçoit très vite que l’école de la république, au lieu d’arrondir les angles de certaines différences, surtout à l’âge de la préadolescence, période pendant laquelle les enfants sont le plus malléables, au contraire les renforce! L’école ne peut pas réussir son rôle de premier vecteur d’égalité et de fraternité, quand la religion s’invite dans le formatage des esprits au quotidien! Sans parler de cette AOC apposée aux Français-Musulmans, telle une étiquette sur un produit du terroir, mais qui dégage des relents d’exclusion évidents et condamne cette communauté à une marginalisation persistante ! La France du savoir et des lumières n’est pas l’Arabie de l’incurie et des ténèbres, que diantre!
Quoique, il y a parfois de quoi se pencher sur la question, quand on se met en branle pour permettre au Roi d’Arabie de se prélasser en côte d’Azur, tout en donnant satisfaction à des exigences qui relèvent du pur délire autocratique. Un monarque qui pousse le ridicule jusqu’à oser refuser que des policières fassent partie de sa garde rapprochée! Telles irrévérences transpirent quelque chose d’insupportable, à l’heure où l’espace nous inonde de décors galactiques spectaculaires, ceux d’un univers qui dépasse en merveilles, ce Dieu que les hommes ont créé à leur image de belliqueux en mal de conquêtes et de pouvoir !
Il ya quelque chose d’insane aussi quand la France accueille Abdelaziz Bouteflika dans des centres de soins les plus prestigieux, et qu’en lieu et place d’hôpitaux modernes, ce dernier construit une grande Mosquée à Alger afin que le p’tit peuple se contente de soins mystiques à même de renforcer sa foi en ce dictateur aux multiples mandats!
Daesh n’est pas une génération spontanée que diable! Il n’est pas tombé du ciel non plus ! Daesh est constitué de combattants d’Allah formatés à la pensée salafiste qui provient d’Arabie Saoudite ! Et au vu des condamnations récentes prononcées à l’encontre du jeune blogueur Raïf Badaoui et du poète Ashraf Fayadh par les gardiens de ce temple endurci par l’incurie des hommes, on ne peut que conclure que ces vieux potentats qui dirigent l’Arabie Saoudite n’aiment pas leurs propres enfants. Accepter que telle pensée extrémiste s’exporte hors des frontières d’Arabie, c’est accepter que ce désamour insensé, à contre-courantde toutes les lois biologiques que dame nature élabore depuis des millions d’années, se généralise et devienne règle plutôt qu’exception.
Cette pensée extrémiste qui ignore la liberté la plus élémentaire, celle de la liberté de conscience, a été adoptée et amplifiée par la plupart des dirigeants musulmans, ceux de l’Algérie en premiers! Faut-il rappeler que les principaux attentats islamistes à Paris ont été commis par des GIA, à la solde de ceux formés dans les mosquées et entraînés dans les maquis au pays ?
Il est à se demander si les dirigeants du monde souhaitent vraiment éradiquer la pensée djihadiste, importée des pays où elle se pratique, pour toutes sortes de conquêtes et de dominations, depuis plus de 14 siècles, quand on caresse dans le sens du poil des dirigeants qui la véhiculent et s’acharnent à la transmettre par tous les moyens possibles, dans le but évident de régner en maîtres absolus, en transformant le citoyen en sujet docile et souvent perméable à ces discours extrémistes qui malmènent le monde.
Faut-il rappeler, encore une fois, que Bouteflika a reconnu son parti-pris pour la mouvance islamiste en déclarant : « je me sens plus proche des islamistes que des démocrates » ? Telle formule ne constitue-t-elle pas un signe, voire une confession arrogante, d’une estime certaine envers les terroristes islamistes qui ont endeuillé Paris ? D’ailleurs n’a-t-il pas confirmé ses affinités avec les égorgeurs en affirmant, à propos des groupes Islamistes qui ont terrorisé l’Algérie pendant plus de 10 ans, «si j’avais leur âge, j’aurais fait la même chose» ? Comment peut-on, dès lors, se permettre de soigner ce vieux tyran qui ne cache pas ses penchants extrémistes et lui apporter soutien inconditionnel dans sa quête de pouvoir absolu sur un peuple qui ne l’a d’ailleurs jamais élu? À moins que la formule «faites ce que l’on vous dit, ne faites pas ce que l’on fait» ne soit l’unique précepte applicable aux peuples indigènes, sous lesquels l’occident nous désigne !? Sinon, comment expliquer qu’aux yeux des médias, les massacres commis en dehors de l’Occident, avec des victimes qui se décomptent souvent par milliers, ne soient traités que comme de simples faits divers, très vite évacués des unes de l’info, alors que ceux perpétrés sur le sol de ces pays, dits civilisés, sont perçus comme des drames nationaux ? La vie humaine est-elle donc quantifiée en fonction de la position géographique sur l’Atlas du monde ?
– Oui pour une lutte sans merci contre le djihadisme, celui qui se focalise sur le reformatage pédagogique du djihadiste!
– Oui pour une rupture totale avec les messages de haine et de rancune véhiculés par la pensée extrémiste!
– Oui pour un éveil des consciences à contre-courant de l’entendement intégriste!
Mais, tels vœux demeureront lettre morte tant que personne n’ose dire «Non !» à tous ces vieux dirigeants arabes qui se soignent et passent leurs vacances en Occident pendant qu’ils formatent leurs jeunesses à la haine contre ce même Occident qui les reçoit et les cajole au moindre éternuement! Programme farfelu ? Peut-être bien, mais c’est la condition nécessaire et suffisante pour apaiser ce monde que l’homo-sapiens a transformé en abysses de l’horreur! Est-il si difficile d’admettre que si on offrait des conditions minimales à un jeune de réaliser ses rêves et de construire son destin sur Terre, il ne se laisserait pas facilement charmer par Daesh et la mort, considérée comme ultime passage à la vie et au bonheur célestes, tel que le stipulent des textes sacrés qu’il est grand temps de revoir aussi ?
Les pensées extrémistes ont fait assez de mal comme ça ! Il est temps de les ignorer et ne plus jamais s’en référer ! C’est la condition sine-qua-non pour enclencher une harmonie permanente entre l’Orient et l’Occident! Le pape François l’a bien compris, mais que dire de ces ulémas musulmans qui refusent toute critique des textes sacrés et qui ne font qu’amplifier la cruauté par une application barbare des préceptes prétendument tombés du ciel et sur lesquels ils adossent, en toute impunité, leur illégitimité politique, immorale et inhumaine ?
À quelques jours de la COP21, il est vrai que sauver la planète d’un réchauffement climatique qui s’accélère est nécessaire, mais la sauver de ces enchainements cycliques et destructeurs de haine et de rancune est aussi prioritaire. Cela est possible, à moindre frais, si tant est que :
– GW. Bush fasse son mea culpa et demande pardon d’avoir envahi l’Iraq sous des prétextes fallacieux !
– Le roi d’Arabie Saoudite présente ses excuses pour avoir produit des monstres comme Bin-Laden, sous couvert d’un quitus des cieux !
– Bouteflika et le FLN demandent pardon d’avoir confisqué, depuis plus de 50 ans, pouvoir, richesses et libertés!
– Des groupes de citoyens Français se rendent dans les cités pour dire aux jeunes maghrébins «pardon de vous avoir si longtemps ignorés !»
Cela serait possible enfin quand les brigands d’Alger déclareront «Algérie terre de fraternité entre Juifs, Chrétiens et Musulmans» en faisant preuve de l’ingéniosité et de l’audace nécessaires pour redonner le droit du sol aux pieds noirs qui l’ont quitté sous la menace, tout en déclarant Enrico Macias «Persona grata in Algeria».
Peut-on espérer cultiver quelconque concorde absolue à New-York, Londres ou Paris quand on l’a bannie et fauché les moindres épis à Alger ?
Il y a tant à refaire sur cette Terre! Mais comme la politique est souvent affaire de politiciens versés dans un affairisme déplorable que dans celui d’un humanisme durable, il est loin le chemin de grâce pour tous ! Et nous, qui vibrons aux rythmes d’un crédo unique, celui d’un monde apaisé, sans orées physiques ni lisières idéologiques, n’avons que les mots pour geindre et hurler notre impuissance face à tant de désobligeance!
Kacem Madani
Petite virée poétique pour fuir ce monde maléfique :
Ces étoiles lointaines
Constellations célestes
Non énigmatiques
Aux beaux cerveaux.
De la terre au ciel
L’homme forge le savoir
Qu’il ne doit qu’à lui même
Tête ancrée dans la question
De la terre à la terre
Ses idées croissent
Guérissent solutionnent
Façonnent l’humain
Du ciel à la terre
Météorite du dogme
Venant écraser la Vie
Par la pensée unique.
(Jiji, le poète discret de Paris)
Eh bien vois-tu mon cher Kacem, tout en partageant tes différents constats, il me vient quand-même l'envie de nuancer parfois, de forcer le trait d'autres fois et, quelque fois, d'être dans le flagrant parti-pris.
Pour commencer, Fafa a commencé à se renier lorsque au plus fort des années GIA, elle donnait refuge à certains idéologues, accueillait des agents dits "doubles" …mais tous concernés par le crime organisé.
La même Fafa a continué à se renier lorsqu'elle décidait de confier sa destinée à un agité agitateurs des peurs, promoteur de l'OUIF, semeur de troubles et surtout HAINEUX.
Fafa, toujours sur la même lancée, a tenté et tente toujours de faire de certain(e)s névrosé(e)s des PENSEURS, des FAISEURS D'OPINION comme dit. Je pense à la clique d'Eric Zemmour, d'Alain Fienkelkraut, d'Elisabeth Lévy, de Philippe De Villiers (tout récemment), d'Eric Brunet, de Tarik Ramadhan … La même France qui avait renvoyé aux oubliettes quelqu'un comme Azouz Beggag aux prise avec le tout puissant ministre de l'intérieur de l'époque; Sarkozy. La même Fafa nous a fait découvrir tous les talents d'une nouvelle génération de "dents longues, très longues" en les personnes de Rachida Dati et de Rama Yade.
De l'autre côté de la Méditérannée, ce n'était et ce n'est guère mieux. Echourouk TV, Ennahar TV…ne manque plus que "GIA-TV", " Viol-TV" … Des foulards en veux-tu en-voilà, des imams autoproclamés à profusion, des directeurs d'écoles ignares et pédophiles, des universitaires dyslexiques …un bor… islamo-bââtho-tchouktchoukatèsque indescriptible.
As-tu remarqué que la plupart des tueurs du carnage de Paris avait un parcours de délinquants? Oui, je sais, on va me sortir le cas du Amimour ouvert sur la poésie nanani nanana, l'exception qui confirme la règle. Barkathagh la3naya nwéne! Je me rappelle encore de mes années boite de nuit en Normandie où il m'arrivait de croiser parfois des Algériens fraichement débarqués. Parfois, et sans vouloir exagérer, on aurait dit des personnages tout droit sortis des sketchs de Fellag. Le type sent la frustration à 200m de distance. MAis, dès que "la tension" redescend, le lendemain, le type se met à jouer le sensé, le "loin de ces choses", le "pieux".
Je propose un début de solution aux autorités algériennes: ré-ouvrez les maisons closes, légalisez la consommation d'el 3afyoune, et légalisez le tapage sur M'La3youne!
Cela me fait penser aussi à la chanson engagée "Imagine " de John Lennon , une chanson anti-capitaliste , anti nationaliste , anti -religieuse qui a su cerner toutes les causes des divisions et des malheurs de notre temps . Une chanson universaliste qui brise les frontiéres et les replis sur soi , qui prône la liberté , l'égalité et fraternité pour ce monde . Même mort , merci John Lennon :1) Texte original en Anglais:
Imagine there’s no heaven,
It’s easy if you try,
No hell below us,
Above us only sky,
Imagine all the people
living for today…
Imagine there’s no countries,
It isnt hard to do,
Nothing to kill or die for,
And No religion too,
Imagine all the people
living life in peace…
You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will live as one.
Imagine no possesions,
I wonder if you can,
No need for greed or hunger,
A brotherhood of man,
Imagine all the people
Sharing all the world…
You may say Im a dreamer,
but Im not the only one,
I hope some day you’ll join us,
And the world will live as one.
2) Traduction française
Imaginez qu’il n’y a aucun Paradis,
C’est facile si vous essayez,
Aucun enfer en dessous de nous,
Au dessus de nous seulement le ciel,
Imaginez tous les gens,
Vivant pour aujourd’hui…
Imaginez qu’il n’y a aucun pays,
Ce n’est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imaginez tous les gens,
Vivant leurs vies dans la paix…
Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni
Imaginez aucune possession,
Je me demande si vous le pouvez,
Aucun besoin d’avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imaginez tous les gens,
Partageant tout le monde…
Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni
Merci pour cet Article Kacem !
cheers !
Awah ya Madani,
On dit souvent que la colère qui est souvent la quintessence de l’esprit est parfois mauvaise conseillère. Tu ne nous proposes rien d’autres que les chemins de la catharsis. Je me suis dit en te lisant, si tout se beau monde est coupable, que dirais-je de moi qui aie si souvent péché.
Avant de m’apercevoir que c’est toi qui a signé ce texte, j’allais me de me dire que le Matin Dz isawalass iMadani iw tmenyek alors youssed ad itmenyek lui aussi avant d’admettre qu’un peu de tendresse et de poésie dans ce monde de brutes est bien venu.
Je comprends que le moment n’est pas encore venu pour piquer une vraie gueulante. Il y a des gens qui enterrent encore leurs morts et des qui viellent aux chevets de leur proches mutilés.
On ne peut pas ne pas compatir et tout au moins faire semblant de prier, debout, pour Paris et ses morts alors qu’il est meurtri.
Mais je crains que cette concession faite pour communier pendant ce deuil qui nous concerne nous aussi ne soit considérée comme une reddition .
Je ne pense pas un seul instant que c’est en remettant tous les crabes dans leur panier qu’on y verra plus clair.
Comme disait Ma3toub: " wigged aki ay neqène vanène….."
Je crois que toi aussi tu as le vin mélancolique, nagh delboujouli ik dyesnedfene oulikh ?
Hassoun Santé!
Malheureusement, le propre de l’homme c’est la sauvagerie, la haine et la cruauté. La civilisation, la paix, la concorde et l’amour sont des exceptions qui apparaissent ici et là de temps à autre, toujours de façon éphémère. La civilisation visible de l’exterieur n’est qu’une couche de vernis excessivement diaphane et ridiculement facile à gratter pour révéler les choses horribles qu’elle essaye de recouvrir. Elle est comme une vieille pute fardée à outrance. A force de couches de maquillage et d’amples vêtements, et en s’arrangeant toujours pour que son visage reste dans la pénombre, elle réussit à hameçonner ses jeunes clients qui ne se doutent de rien les imbéciles, croyant avoir affaire à une jeune et jolie femme. De temps en temps, elle a un client perspicace (un philosophe, un poète, un artiste, un intellectuel, ou tout simplement quelqu’un qui veut savoir pour savoir) qui veut la voir bien en face, clairement. Il l’attire dans la lumière et la regarde sans parti-pris. Il s’aperçoit alors que sous ses multiples couches de fard, elle est édentée, ridée, laide à faire peur, et pendus à sa ceinture, des dagues et des flocons de poison, en bref rien qui incite à l’amour, bien au contraire.
Face à cette situation, l’homme sensé a le choix entre deux attitudes: soit il se dit qu’il va la prendre telle qu’elle est car de toutes façons c’est son seul choix, soit il se dit qu’il restera sur sa faim, mais au moins il aura la satisfaction de ne pas s’être fait berner par cette vieille sorcière.
L’insensé, quant à lui, ne se posera pas de questions, on le sait.
Le summum de la civilisation humaine ces derniers siècles (ne parlons pas des siècles précédents,) c’est l’Europe et les USA. C’est pourtant chez eux que quelque 100 millions d’êtres humains ont été détruits par les armes dans les 100 dernières années. Et c’est par leurs efforts que des centaines de millions d’autres vivent dans la misère et l’obscurantisme aujourd’hui.
Comme l’a dit Djeha « gued ma t’khellet, gued ma yetla3 lekhra » (plus tu remues et plus la merde remonte.)
Ah ya Madani; daymi iss yenna wina: gardez-moi de mes amis…
Ah, non ! Tu nous as entrainé dans ton sillage que je ne retrouve plus l’erreur dans la quelle je me suis trompé. Yennayès Hamid i Slimane 3azem : dketch igoughalène aka ?
Même Kichi igh dyetszouroun mara d’itsoughal kane sildésabusage eness, youssed ad ikonfissi imanis, kanta Quelqu’un, heureusement qu’il a tellement nuancé sur les bords que ça l’a sauvé parce que ça aura du mal à rentrer.
Deux articles, le même jour, sur un sujet qui fâche, c’en est trop ! Janimar ! D’abord à peine si j’arrive à m’excuser auprès de ma mauvaise conscience pour ne pas avoir rejoint le cortège de ceux qui ont inhibé toute réticence pour aller pompeusement pleurer avec ceux qui mangent avec les loups sous prétexte qu’eux, cette fois , ils n’étaient là que pour le berger.
Finalement, ce sont ceux ce qui disaient que les droites parallèles ne se rejoignent jamais que bihawli allah, mais à leurs moments d’égarement vas savoir, le diable ne se niche-t-il pas dans le détail, qui nous fait sombrer dans toutes sortes d’acoquinements.
Non mais ! D’abord c’est Madani qui d’habitude est moins obséquieux et partant plus radical qui a failli, presque- ih je dis « presque » 3lakhatar ce n’est pas avec lui que je veux me fâcher- me réconcilier avec ceux d’en face qui seraient tentés de profiter de sa glissade du coté des kituki pour surfer sur la vague.
Loukane on était devant un verre de bojolpif j’aurais osé cette question insidieuse : Thoura ketchini c’est pour nous rendre sympas ces zombies de Daesh que tu as invité Bush, Boutef et tous les diables en guise de témoins à charge, nagh c’est juste pour tmenyiker ?
Quant à Zirem, il ne nous demande pas moins, que de tresser la corde qui nous pendra. Il ne demande pas moins qu’on aille dorer la pilule à l’islam pour qu’on puisse le faire avaler. Un islam sans douleur avec de la vaseline, quoi !
Mais c’est dingue ya boureb ! Même si vous saviez que mon placard est plein de choses inavouables, il n’est pas question de vous laisser me le reprocher , maintenant !
D’abord, même si j’ai commis des tas de péchés capitaux ou capiteux seulement, je n’ai jamais jeté de pierres à personne !
Alors leur islam ils vont se le réformer nagh se le frelater nagh le boire sec, je m’en tape !
En parlant de désabusement ou désabusure negh 3mmar bouzouar negh imouzouren, negh imerga terga d-yehvouven n-essouq, hata way syenna si-mouhend zikenni:
Dunit-a d-mleɣrur
T-cebbḥed s-elǧur
Nek tufayi d-elɣafel
Rekbeɣ tagmart s-wecvur
Ixfiw la-y-etsfour
S-elhibbis nevɣa' n-ehbel
T-zegriyi sebƐa levḥur
t-nuda-d levrur
T-essendeq aleggam terwel.
(Du vieux barde, traductionné par Nekkini Kan 🙂
La vie est pleine de tromperies
Elle s’est fardée à outrance
Et a trouvé un niais en moi
Avec mes éperons je l’ai enfourchée
La tête toute bouillonnante
Devenu fou de passion pour elle
Elle m’a fait traverser sept océans
M’a traîné aux quatre coins de la terre
Puis a rompu la bride et s’est échappée.
Wallah a Qaci que c’est à se demander à travers quel prisme de lecture tu arrives à conclure qu’il est question de rendre Daesh sympathique !
Toi qui adore les anecdotes, en voici une : Il fut un temps ; ce temps que les moins de 50 ans ne doivent pas connaitre, dans mon petit village perché sur une colline de Larvaa Nath Irathen, nous avions un djamaa situé au centre de thadarth, qui servait, comme tout djama3 qui se respectait à l’époque, de lieu de regroupement , aux hommes, vieux, jeunes et moins jeunes. Et comme tous les djama3 des villages de Kabylie, il était ouvert sur le ciel. À tel point que quand nous nous asseyions sur les bancs en ciment en forme d’arène , certains soirs, nous avions l’impression qu’il suffisait de faire un bond de grand sportif pour attraper les étoiles.
Personne, à part le cheikh-el-djama3, n’y faisait la prière. On y venait, nous les adolescents, pour échanger les derniers Blek le roc, Akim et autres Zembla, et aussi les derniers james Hadley chase. Les générations ne se mélangeaient pas trop. Les vieux occupaient les lieux, en fin d’après midi, pour rentrer à l’heure d’imenssi. Les plus jeunes, nous donnions rendez-vous en soirée, après imenssi, partagé avec ceux qui venaient de rentrer!
Parfois, il nous arrivait de nous faufiler parmi nos ainés pour écouter et apprendre des plus vieux, surtout quand ceux qui étaient connus pour leur humour décapant, faisaient partie de l’assemblée. Parmi-ceux là, un vieux se faisait en permanence taquiner par un plus jeune, lequel prenait un malin plaisir à le contredire sur tout sujet en débat. -Dda Ahmed, ch’a3lith kane à dh’yedimarri, se plaisait à se vanter Bélaïd ! Chacune de leurs rencontres donnait lieu à de succulents échanges dont nous nous délections à esclaffes interminables. Bref, c’était la joie et le bonheur de l’insouciance, amplifiée par le sentiment de liberté que nous savourions à pleins poumons, ré-amplifié par la fierté que nous puisions de ces aînés qui avaient arraché l’indépendance !
Un jour, nous avions surpris Dda Ahmed et Velaïd « la’ts’ta3wichene » un peu plus que d’habitude. Nous ayons aperçu, Velaïd nous fait un clin d’œil complice comme pour nous dire « eyaw kane atsferdjem amkhaka latsmenyikegh fellas » ! Mais avant même que le clin d’œil nous parvienne, plus rapide que la lumière, Dda Ahmed nous apostrophe et nous lance ayew kane atswalime akene yetsmesley Velaidh aguiiiiii ! Nighakh avelaïd, Khetchini à l’envers ith’tsmeslayadh! Velaïd yedj3al imaniss ifak, Dda Ahmed ifakass !
Idhane, pour te renvoyer la balle, si j’avais le plaisir de partager ce petit verre de beaujolais (excellent ! Ceci dit en passant) j’oserais certainement m’aventurer à la formule de Dda Ahmed et te dire -Khechini a Hend ou Qaci, quand tu as un verre dans le nez, à l’envers ith’qarradh !…LOL LOL Wellah, que d’imaginer ta tronche, latskikidhagh wehdhi wehdhi !
Allaaaah santé !
Evidemment, cher ami, tu as mis le doigt à la source du problème : La frustration ‘textuelle’ comme dirait notre Fellag national. D’ailleurs, pourquoi la violence n’est pas vraiment ancrée dans les mœurs en Kabylie ? Tout simplement parce qu’on se mariait très jeune à l’époque l Telles frustrations sont évacuées très vite pour laisser place à de la responsabilité !
Cheers ! Beaujolais nouveau, 2 vendredis de suite…LOL
J'ai decouvert recemment la version Kabyle d'Imagine! Pas mal du tout! Le texte reproduit bien l'esprit de la chanson!
Welcome back ! hadi ghiba ! Wech tu t'es perdu sur les sentiers qui mènent à Mecqua ou quoi ?…LOL
Happy thanks giving brother !
Qui s’y frotte s’y pique yak ?
En toute sincérité , je ne cherchais pas à porter atteinte à ton honorable susceptibilité, ya Madani. Si un peu taquin je fus ce n’était pas toi que je visais.
Ton texte était tellement beau, peut –être trop beau. Si beau que je me suis demandé si autant de pureté ne cachait pas un Myster Hyde : J’ai été servi.
C’est juste la concomitance des genres qui m’avait fait tiquer : Bush, Hollande, l’accueil de Boutef dans les hôpitaux français, m’avait paru un peu poussée. Et il fallait prendre la formule (rendre nous rendre Daesh sympathique) au second degré. Je suis désolé , mais cette formule peut signifier aussi le contraire de ce qu’elle dit. Mais tu as le droit de la prendre comme tu veux.
A propos d’anecdote !
Il a de cela quelques années, lorsque Ma3toub avait été relâché par kitusais après sa prise en otage, il s’est mis à solder des comptes tous azimuts et notamment avec Menguelet et Ferhat.
Ces trois vedettes lavèrent leur linge pu plutôt leurs fripes à Radio Beur , comme des chiffonniers. Alors que Ma3toub balançait, Ferhat n’avait pas dépassé les limites de la correction, Ait Menguelet a été d’une grande virulence envers Ma3toub.
Puis dans sa foulée Ma3toub a décidé de faire un procès à Ferhat. J’ai croisé Ma3toub chez un mec de chez toi ( Ait Frah ) qui tient un bar dans le 11ème à Paris. Puis j’ai feint de prend la défense de Ferhat pour taquiner Ma3toub.
– Et pourquoi tu as attaqué Ferhat en justice, qui n’a rien dit de mal à ton sujet et qui n’en avait que contre le RCD qu’il venait de quitter et pas Ait Menguelet qui lui issirdikid ?
Ma3toub me regarda sourit et puis me dit : winna (Ait Menguelet snetqaghtid kane).
Alors tivwa : Vghigh kane akoun d’snetqagh ketch ig d.Kichi.
ça c'est du traductionnage ya boureb!
Ma3ni urrefu ara, ce n'était pas du provocage, mais plutôt une perche que je te tendais.
D'enahthath kane , des spasmes, matchi d'imeslayène.
Khas Madani ad yeqar que c'est mon sphincter qui me lâche.
La mémoire séléctive joue des tours !!! surtout pour celui qui fait semblant d'oublier la barbarie qui a frappé son propre pays !!!
Nighakh a Hend ou Qaci, newkni aklagh lanesra3rou3 kane attane n’dounith! Sans la moindre susceptibilité ni animosité ! La’ntskessir gharanegh, ipissitou !
Allez, je t’attends sur l’imam du Tonnerre de Brest !
Salut ay-Averwaq !… Je n’ai jamais pris tes propos pendant une seconde pour des critiques. D’ailleurs, je porte une carapace sur moi comme une tortue qui me protége de toute susceptibilité. Hélas, mon grand défaut en ce monde est que je garde toujours conscience de notre mortalité à nous tous, y compris la mienne, alors même si quelqu’un essaye de m’attaquer je l’ignore. Je l’ignore dans les deux sens du mot, d’ailleurs: je ne m’en rends souvent pas compte et/ou je ne veux pas y penser. Le poème de Si-Muhend est un de mes favoris, la raison pour laquelle je l’ai posté pour toi est que c’est ce qui m’a inspiré l’analogie que j’avais utilisée dans mon commentaire précédent, de la vie comme une vieille pute toute fardée à outrance.
J’ai remarqué par ailleurs que tu utilises souvent l’adage “Que Dieu me protège de mes amis…”. Je voulais te dire que je l’ai entendu plusieurs fois de la part des villageois analphabètes de chez moi: “Ay-imna3 rebbi seg-ehvivniw, i3dhawniw zmerghassen.”
Et la réponse de Madani m’a rappelé ce proverbe maintes fois utilisé par ma vénérable vieille mère: « Ufiɣ taḍṣa t’dess, ɣileɣ d'gi ziɣ d'gess. » Un peu difficile à saisir le sens à cause de la sémantique un peu torturée pour les besoins du rythme, mais je suis sûr que peux le comprendre, sinon je le traductionnerai. Tu vois, tout me ramène à l’esprit un poème ou un proverbe ancien. Ta réponse même ici, dh-ennehthath kan… me rappelle : Ata wuliw isnehthith – Iggoul our yehnith – Our nezdhigh deg cher3iwen… Encore Si-Mouhend. La jouissance artistique est l’une des seules choses qui m’intéressent en cette maudite m’leghrour.
[email protected] si tu veux lancer un message dans une bouteille à la mer.
Thezrid, a kichi, ula d’nekini thikwel ma yzed chwiya af oul ur sentezmiragh ara. Alors ,comme on dit, thestoughaliyid. Ur zrgigh ma d.Alzheimer ad issawamène nagh c’est au contraire c’est mon cerveau qui me fait une diversion pour me protéger ou m’aider à supporter.
J’ai vraiment aimé ton traductionnage du poème n’Si Muhend. A Kichi. Je l’ai rangé dans ma boite à pharmacie pour mes jours de spleen. Mais comme tu ne lui a pas donné de titre, je lui ai mis un sparadrap et j’ai écrit : Poufiasse de vie, pour le reconnaitre. Semhiyi cette irrévérence.
Je ne sais pourquoi, mon cerveau, des fois itsrouhou au placard enni n’lemahayène-iw anda jem3agh ikassrounène-iw des fois itsrouhou ar larmoire à pharmacie. Alors itsawidid lipassma ; des vieux poèmes n’si Muhend, entre autres, nagh l’izane-nique-dote.
Tu vois, ya Madani ,pour plagier l’autre : ur hemlagh ara thimesth d.assemidh iyi qerhane. Tsasaw ig houza ussemidh. Aka iyi thedra d.lizanicdote. Alors ma :
« Regmaghk agma ur etsssedhidh
Aynakène uk id a khenigh
Ihouzek ur d iyi zguil”.
A propos d’âne-et-cdote : une dernière pour la route ?
Un jour. Diogène. Pour ceux de moins de swassata et de likoul fondamentale qui n’ont pas pu le connaitre,Diogène est un grand philosophe grec. Celui à qui on doit le cynisme.
Donc, Diogène accompagné de ses disciples lavait son linge dans un ruisseau. Comme il voulait montrer son humilité, il s’habilla en conséquence. Mais il poussa le grotesque aux bords des limites du ridicule. Dans sa mise en scène, Diogène mita artificiellement son manteau. Un de ses disciples, le regarda et lui dit : Diogène , je vois ton orgueil à travers les trous de ton manteau.
Pour ne pas me fâcher avec toi, ya Madani, je prends entièrement cette anecdote pour ma pomme. Je n’ai invité Diogène que parce que les circonstances et le contexte s’y prêtent.
Ni toi ni moi, ya Madani, ne sommes là pour nous chercher des poux dans la tonsure . Crois-tu que si j’avais voulu te reprocher quoi que ce soit, c'est ce je ce raccourci là que j'aurais emprunté ? J’ai tendu aussi la perche à Kichi qui pourtant t’a emboité le pas sans aller jusqu’à lui reprocher de vouloir chercher des excuses à qui que ce soit. Je sais que ni toi ni lui n’alliez pas dans ce sens là. Même si personnellement je n’aurais pas choisi ce contexte là pour inviter Bush, Napoléon, la deuxième guerre mondiale, John Lennon, Sting ni même la Sainte- Barthélémy, le pétrole, nagh les banlieues.
Je me disais seulement que pendant qu’on nous fait des cheveux blancs, on nous balade : aselhayène degnagh. Dans l’underground des labos secrets , des docteurs Follamour, Mabuse, et Frankenstein travaillent à nous fabriquer de nouvelles pilules, suppositoires , hypothèses et théories, et ils seront biens vendues.
Mais, bon, même s’il y a eu méprise , skize-mwa, ta réponse je l’ai bien méritée : mea culpa !