L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 8 et fin : Un compromis entre Bouteflika et le DRS est-il encore possible ?

Le DRS enquête-t-il sur la corruption de l’administration Bouteflika dans le but de fermer la parenthèse Bouteflika qui a compromis l’avenir des futures générations ou dans la perspective de « renégocier » avantageusement un nouveau bail pour l’actuel président et son équipe?

En théorie, la question ne devrait pas se poser : ajouter cinq autres années à une équipe qui a dilapidé l’argent du présent et celui du futur, relèverait de la démence. En 14 ans, Bouteflika aura épuisé les réserves pétrolières sans doter la maison Algérie d’une économie diversifiée pouvant prendre la relève du pétrole et du gaz naturel. Déjà, nous apprennent les Douanes algériennes, l’heure approche où nous n’aurons plus d’argent pour acheter notre subsistance à l’étranger : au premier trimestre 2013, les exportations de pétrole et de gaz ne couvraient nos importations qu’à hauteur de 160% contre 190% au premier trimestre 2012. Autrement dit, s’il fallait, en 2012, dépenser environ la moitié des recettes pétrolières pour payer nos fournitures à l’étranger, il en faut, en 2013, dépenser presque les deux-tiers ! Dans cette Algérie qui ne produit rien pour sa population, l’approvisionnement à l’extérieur coûte de plus en plus d’argent, (au premier trimestre 2013, l’Algérie a importé pour 12,7 milliards de dollars contre 10,66 milliards de dollars pour la même période en 2012). En 14 ans, Bouteflika n’a pas augmenté d’un iota nos exportations hors hydrocarbures : durant le premier trimestre 2013, les produits bruts et les biens d’équipements industriels n’ont représenté que 0,16% et 0,03% de la structure globale des exportations algériennes. Le drame, et que cette politique aveugle, a été mis en œuvre au profit de la mafia de l’import et de la pègre pétrolière internationale (voir nos précédentes parties)

Le quatrième mandat de Bouteflika ne relève donc plus du débat politique mais d’une question de vie ou de mort d’une nation. Il s’agit, impérieusement, de désigner un chef capable d’un miracle : sauver, sans grands moyens, un pays condamné à mort, où il ne reste plus grand-chose pour les générations à venir, où les hydrocarbures ont été si outrageusement pompées qu’il ne devrait plus rien rester dans le sous-sol d’ici dix ans, date à laquelle nous serions 50 millions d’Algériens, tous, théoriquement, voués à la misère et au chômage. Le prochain président aura moins d’argent à dépenser. Les exportations de l’Algérie commencent d’ailleurs à décliner puisqu’elles ont atteint 20,30 milliards de dollars durant le premier trimestre 2013, contre 20,72 mds usd durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 2,04%, selon les chiffres des Douanes algériennes). En même temps, l’Algérie n’a pu dégager, au cours du premier trimestre 2013, qu’un excèdent commercial de 7,63 milliards de dollars contre 10,06 milliards de dollars pour le premier trimestre 2012, soit baisse de plus de 24%.

Bouteflika aura été le dernier chef d’Etat algérien à avoir bénéficié d’une manne financière providentielle. Il en a fait l’usage le plus catastrophique. Comment penser lui permettre un quatrième mandat ?

Ceci pour la logique.

Mais le DRS, en tant que fragment d’un système qui s’écroule, fait-il forcément la même lecture ? Le DRS a-t-il une existence possible en dehors de ce système ? Peut-il vraiment précipiter la fin du contexte qui l’a vu naître et se projeter dans un système démocratique qui lui est étranger ? Ce qui, aujourd’hui, alarme et irrite les chefs de l’armée et le DRS, est-ce tant l’irresponsabilité du pouvoir de Bouteflika que le fait que cette irresponsabilité ne soit pas assise sur des bases consolidées, c’est-à-dire sur un régime réellement fort ? Les éléments les plus lucides au sein du DRS comprennent que le pouvoir de Bouteflika ne dispose plus d’aucun moyen de redresser la situation ni de perpétuer l’ancien système ni même de pouvoir survivre à une réaction populaire, Bouteflika ayant tué l’État algérien hérité de Zéroual sans réussir à le remplacer par un autre Etat hégémonique de type boumediéniste ou même « bouteflikien ». Après trois mandats de Bouteflika, le DRS vient de saisir que le démantèlement de l’Etat sous Bouteflika l’a aussi considérablement affaibli en tant qu’institution sécuritaire qui est composée d’individus concrets, voire de groupes, et dont les intérêts ne coïncident déjà plus avec les intérêts de l’administration Bouteflika pour la raison essentielle que ce dernier dirige un État incohérent faiblement relié à une société marginalisée. En tant que fragment de l’ancien système, le DRS regrette sans doute le temps où le FLN, parti unique, imposait sa discipline et son encadrement à la société, assurant une certaine coordination à tous les rouages du système bureaucratique et des appareils économiques, sociaux et culturels.

Cette architecture, Bouteflika l’a brisée en voulant exercer un impossible pouvoir personnel. « Bouteflika a voulu occuper tous les postes, du président jusqu’au maire de village, avait constaté en son temps, Chérif Belkacem : Le problème qui est majeur pour moi, c’est que, depuis l’Indépendance, nous ne sommes pas en face d’un pouvoir personnel ou d’une dictature, éclairée ou non, mais d’un pouvoir débridé : on nomme quelqu’un et le voilà qui érige son propre tempérament en mode de gouvernement. C’est cela le mal de l’Algérie. Le pouvoir de Bouteflika n’est donc pas un vrai pouvoir personnel. C’est un pouvoir exalté, fumigène… Il n’y a même plus ce contrat moral qui liait tout le monde sous Boumediène, du président au sous-préfet et qui tenait lieu de régime. » Quand l’ex-colonel du DRS Chafik Mesbah déplore que l’Algérie ne possède plus de diplomatie, il exprime l’avis courroucé de la hiérarchie militaire qui ne se retrouve plus dans un système autrefois cohérent, où elle disposait de relais au sein de l’État, notamment d’une diplomatie forte, et qui n’est plus aujourd’hui, qu’une politique de relations extérieures sans envergure, dépendante des caprices autocratiques d’un seul homme. Bouteflika a vampirisé la diplomatie algérienne, la plaçant, d’autorité, sous sa seule coupe, l’orientant selon ses humeurs, avec toutes les conséquences sur l’action de l’Algérie à l’étranger. Les revers subis dans la région du Sahel, par l’État algérien (et par le DRS !) sont essentiellement dus au désengagement de Bouteflika de l’Afrique subsaharienne qui reste l’unique profondeur stratégique réelle de l’Algérie. Le chef de l’État n’a pas effectué une seule visite officielle bilatérale en Afrique depuis 1999, n’étant obnubilé que par la France, où il s’est rendu 11 fois ! Bouteflika n’a même pas reçu à Alger plus de cinq chefs d’État africains en 14 ans de pouvoir, précise Abdelaziz Rahabi, ancien ministre. « Avant lui, Chadli Bendjeddid avait compris qu’un pays si immense soit-il ne pouvait prétendre à une place sur la scène internationale que s’il portait une profondeur respectable. C’est pourquoi on avait institué près de 200 commissions mixtes de coopération économique, scientifique et technique, attribué près de 8 000 bourses d’études, effectué 37 visites officielles bilatérales et reçu à Alger 47 chefs d’État africains. C’est comme ça que l’Algérie était devenue respectable et respectée, considérée en Afrique, mais aussi dans le monde, et c’est ainsi que Chadli Bendjedid avait pu réaliser la seule visite d’État aux USA, à ce jour, d’un chef d’État algérien. Aujourd’hui, l’Algérie de Bouteflika s’est faite ignorer par les Etats africains et mépriser par les grands de ce monde. »

Alors on ne sait plus si c’est l’irresponsabilité de Bouteflika qui fâche le DRS ou le fait que cette irresponsabilité ne soit pas assise sur des bases consolidées, c’est-à-dire sur un régime réellement fort, comme c’était le cas il y a 20 ans. On peut supposer que ceux parmi les plus avisés des responsables militaires et les plus clairvoyants parmi les décideurs dans les services de renseignement sont arrivés à la conclusion que l’exercice du pouvoir personnel semblable à celui que cherche à imposer Bouteflika, n’est plus une solution à la décadence et au déclin d’un système. Bouteflika n’a pas les moyens de son autoritarisme. Tout le drame est sans doute là, pour les chefs militaires et les nouveaux dirigeants du DRS qui ont saisi que l’Algérie de Bouteflika est un État faible non parce que ses dirigeants manquent de volonté politique, mais parce que cet État est coupé de la société et que ses possibilités de mobilisation de soutiens politiques sont limitées. Au cours des 14 années qui se sont écoulées sous son régime, Bouteflika et le DRS ont mis en scène des rituels démocratiques sans se montrer réellement désireux de consulter les forces respectueuses des lois de la société civile, comme si nous vivions encore au temps du parti unique. Aujourd’hui, le système FLN a vieilli, il décline, l’Algérie a changé, le monde a changé et la façon de perpétuer l’ancien système épouse, forcément, d’autres formes que par le passé. Tant que cela a été possible, le DRS a toujours perpétué l’ancien système par des moyens plus ou moins inavouables. L’objectif a toujours été de tenir à distance les tenir à distance les adversaires du système unique et de neutraliser les stratégies rénovatrices. L’islamisme et le terrorisme ont contribué, par la suite, à « rapprocher » le loup et l’agneau, « unis » face aux mêmes ennemis. Mais aujourd’hui, avec la suprématie des opinions publiques en Occident, avec l’obligation de respecter des droits humains et des normes de gouvernance sans lesquels il n’y a pas de certificat de légitimité, il n’est plus possible de perpétuer l’ancien système avec les mêmes anciennes méthodes. Il faut tenir compte des aspirations nouvelles d’une société qui s’autonomise. Cela, Bouteflika, ne semble pas l’avoir compris, qui s’obstine à prétendre régner selon les règles du bon vieux temps, absorbé par l’exercice du pouvoir absolu, qui n’a aucune conscience du chaos qui se prépare, insouciant de la formidable « accélération de l’histoire qui promet de balayer toutes les dictatures » et dont Ali Yahia Abdenour dit qu’il serait « prêt à sacrifier la patrie pour lui-même ».

Alors, se débarrasser de Bouteflika ? Pas sûr. D’abord parce que ce dernier reste, malgré tout, pour un DRS issu du système ancien, un membre de la « fratrie naturelle », un militaire civil d’apparence, un civil à l’âme militaire, l’enfant d’une relation intime qui en fait toujours un « filleul de l’Armée ». Pour tout cela, une partie de l’establishment militaire est tenté de considérer que Bouteflika reste préférable aux têtes inconnues et « non maîtrisables ». Ensuite, parce que l’initiative politique mais sans doute plus qu’elle était, entre les seules mains du DRS. Le Front de libération nationale (FLN), parti au pouvoir, celui qui adoube le futur chef de l’État, est otage des milliardaires de l’import et de l’économie informelle alliée à la pègre pétrolière internationale. Leur influence est plus redoutable qu’on ne le croit. Ils disposent de l’argent, des réseaux et de troupes de baltaglias prêtes à tout. Ils ont surtout des pans entiers de l’État qu’ils ont corrompus et qu’ils peuvent manœuvrer à loisir. Ces morceaux de souveraineté, ajoutés à la kleptocratie (gouvernement de voleurs) forment le système Bouteflika soudé autour de la prédation, bloc uni par la forfaiture et qui possède les trois conditions nécessaires pour remporter une élection sous un système perverti : l’immoralité, l’argent et l’obligation de vaincre.

Aujourd’hui, tout semble indiquer qu’il y a statu quo entre les deux camps. Le camp qui porte la candidature de Bouteflika est suffisamment fort pour éviter que le FLN le temps entre les mains des « redresseurs » (contestataires) mais pas assez pour imposer son candidat, Amar Saadani, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien président du comité national de soutien au candidat Bouteflika et, surtout, un kleptocrate soupçonné de graves détournements de fonds publics.

Du coup, on imagine fort bien le DRS enquêtant sur la corruption de l’administration Bouteflika dans celui de « renégocier » un nouveau bail pour la camarilla, mais aux conditions du DRS. Lesquelles ? Réformer, lâcher du lest. Démocratiser. La seule manière de préserver les fragments de l’ancien système. C’est pourquoi on annonce pour l’automne 2013, une réforme de la constitution allant dans le sens d’une plus grande ouverture démocratique. Le général Nezzar a formulé l’an dernier, lors des consultations de la commission Bensalah, ce qui semble être le nouveau cahier des charges démocratique de l’armée algérienne. Pour lui, la prochaine constitution doit garantir la pérennité du caractère républicain et démocratique de l’État, l’organisation de l’alternance au pouvoir, l’inviolabilité et la protection des droits de l’opposition et de la minorité parlementaire dans un climat de paix civile, le respect de la liberté d’expression et des libertés publiques, le droit de manifester pacifiquement… Cela avait suffi pour soulever l’enthousiasme de Miloud Brahimi et Farouk Ksentini, deux avocats avisés et qui suggèrent de confier la protection de la constitution à l’armée, selon le modèle turc. Soit. Mais alors, cela l’oblige, cette armée, à mettre fin à toutes ses comédies. La comédie de l’armée « neutre ». La comédie de l’armée « dépolitisée ». L’Armée ne peut prétendre rentrer dans les casernes sans avoir rétabli ce qu’elle a démoli en 1962 : le rêve d’un Etat démocratique, qui soit débarrassé de Bouteflika, de la police politique, de la kleptocratie… On ne protège pas une maison sans l’avoir restituée à ses propriétaires sauf à vouloir non pas protéger la maison des voleurs mais protéger les voleurs qui sont dans la maison.

C’est à ce prix que notre armée peut prétendre à la similitude avec l’armée turque. Certes, Mustafa Kemal était un général et, comme en Algérie, ce sont les militaires qui gagnèrent la guerre d’indépendance. Mais en Turquie, ils fondèrent le nouvel Etat-Nation ! En Turquie, l’armée est depuis la fin de l’Empire ottoman, un facteur de modernisation et cette vocation modernisatrice n’a pu se confirmer qu’après la fondation du nouvel Etat, de la République par Mustafa Kemal. Aujourd’hui l’armée turque protège un socle démocratique pérenne bâti sur trois principes le laïcisme, le républicanisme et le nationalisme, considérés par l’armée comme le fondement du kémalisme.

L’armée algérienne a voulu être dépolitisée en 1999, sans avoir « reconstruit » ce qu’elle avait démoli : l’ambition démocratique du peuple algérien. Tant qu’elle ne le fera pas, elle sera toujours appelée à sortir de la caserne pour remettre de l’ordre. C’est ce qu’a compris l’armée turque dont le coup d’Etat du 27 mai 1960 fut en fait la première intervention majeure dans la vie politique depuis la fondation de la République. Ne paniquons pas : l’interruption de la vie démocratique fut de très courte durée car l’objectif de ce coup d’Etat était d’établir un système plus libéral et plus démocratique que le précédent. Le premier souci des militaires qui prirent alors le pouvoir fut d’inciter des professeurs de droit constitutionnel à préparer une nouvelle constitution démocratique.

Et que nos généraux n’oublient pas : on voulait, dès le XIXe siècle que l’armée ottomane devienne une armée dépolitisée et elle parvint à l’être pendant une cinquantaine d’années. En 1876, pourtant, c’est grâce à l’appui d’une fraction de l’armée que le Sultan conservateur qui brimait les intellectuels put être destitué pour être remplacé par une monarchie constitutionnelle. Ce fut ainsi que le rôle de l’armée allait devenir primordial dans la préparation de la révolution Jeunes Turcs en 1908 qui ouvrit une seconde période de monarchie constitutionnelle.

Comment s’appelait le sultan déchu ? Le sultan Abdelaziz.

Ça ne s’invente pas comme dirait Miloud Brahimi.

Mohamed Benchicou

FIN

Parties précédentes :

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 1. Le samouraï Bouteflika

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 2. La roulette russe

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 3. L’illusion Benbitour

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 4. Présidentielles ou funérailles ?

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 5. Le DRS et un 4e mandat pour la mafia (1)

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 6. Vous avez transféré le pouvoir à la mafia, mon général, la preuve par Sonatrach !

L’Algérie entre le 4e mandat et la démission militaire 7. Le devoir de l’armée

34 commentaires

  1. La 8e partie de M. Benchicou semble mettre en duel rationalisme et intérêts égoistes. Bien ! Si l'option rationaliste est choisie nous éviterions d'une des catastrophes des plus redoutables de notre histoire, n'oublions pas que notre société est composée, je ne dirais pas d'ethnies, mais de plusieurs populations aux moeurs et aux langues différentes, particulièrement dans les régions du sud. Là est le danger ! Un homme d'état au sens propre du terme aurait anticipé ce problème, comment ? Tout simplement en veillant à assurer à toutes les régions du pays le développement et la prospérité qui leurs revenaient de droit tant par les les richesses que le sous sol recelait, que par esprit d'étiqué ! Mais le choix de certains responsables répondait peut-être à d'autres motifs. Si l'armée considère aujourd'hui qu'elle a une part de responsabilité dans ce qui arrive à ce pays, elle ne devrait pas hésiter à faire le bon choix pour sauver ce pays et lui éviter de nouveaux drames.

  2. Alors qu' a travers le monde , les services de sécurité ne sont pas a la solde d'un homme ou d' un clan ( président , gouvernement ) mais au service de leurs pays , en Algérie , la majorité de la
    population , croit dur comme fer , que les hauts responsables de cette institution , protègent Bouteflica et sa secte , parce qu'ils sont tout autant mouillé dans la corruption qui mine le système, et les investigations menées tardivement , ne sont que des tentatives de diversion , pour
    faire croire a la population , que c'est le prélude a un changement dans le pays . De toutes les façons , si une action mains propres , avec l’arrestation et le jugement des "grands manitou " responsables de malversations avérées ,la situation continuera de dégénérer , jusqu’à atteindre le point de non retour , dans le pourrissement de la société algérienne .

  3. durant l'année scolaire 1962/1963 , nous étions en classe de CM 2 et nous préparions l'examen d'entrée en sixième, à cette époque benbella faisait un tas de discours en parlant de
    EL ICHTIRAKIA , nous on répétait ce que nos ainés disaient: " lechtirakia….ouhda lik ou 3achra lya" socialisme= 1 pour toi et 10 pour moi, c'est à dire que c'était un marché de dupes dès le départ et c'est ainsi que nous n'y avons jamais cru au socialisme algérien…la preuve ! ! ! nos ainés avaient raison
    regardez le résultat.

    à l'époque de chadli on avait appris à conjuguer le verbe MANGER au présent de l'indicatif, cela ne comportait que 2 personnes , la premiere du singulier et la deuxieme du singulier ; ça donnait ceci: je mange , tu manges, je mange , tu manges , je mange , tu manges…….et c'était VRAI.

    bientot il y aura une nouvelle trouvaille….. DEVINEZ ! ! ! ! !

  4. Depuis que Zeroual et Lamari se sont retirés ; il ne faut pas se leurrer ou implorer une quelconque solution ou un arbitrage de l'armée parceque l'armée c'est Bouteflika et vice-versa . La solution , la clé de la solution est dans le peuple : El Pueblo unido Jamaisseras vencidos , il faut combattre les méthodes d'aliénation des foules et les manipulations du système pour restaurer la suprématie du civil sur le militaire et celle de l'intérieur sur l'extérieur comme l'avait prédit le héros national et chahid Abane Ramdane .

  5. aucune augmentation pour les anciens militaire de l'anp qui ont pourchassé le terrorisme. nous avons attendu le mois d'avril 2013 mais hélas. nos 12 années de congé impayé ainsi l'augmentation de solde et la vie chere. ce bouteflika il n'est ni militaire ni civil c'est un simple voyou et menteur

  6. il n'est pas venu pour redresser le pays mais pour le saboter, on connaissait avant son pedigree , monsieur Benchicou vous etes bien optimiste

  7. le monde a évolue if faut lui écrire et dit lui s'il mit son nom vous aller protester au conseil de sécurité et la cour 'international de justice,il a peur de perdre 4.5 billion dans les Bank américaine,s'il écoute ça il vas se retirer la politique est une parti de poker.

  8. Depuis 1962, vous contnuez encore a taper dans l'eau!Tans que l'ecole algerienne ne'st pas reformée, les normes du Pouvoir algerien ne changera JAMAIS.
    Aprs 50 ans de magouilles et de mensonges, le tissu social algerien est somblable a celui d'un cancereux a stade terminal. Le futur est sombre, ni l'armée, ni les politiciens affaristes, ni les avocats demunis, ni les jeunes harragas qui ont deja la tete ailerus ne sauverait l'Algerie de sa chutte libre aux enfers. Elle est deja amorcée, et on ne fait deja plus rien. Le rafistolage economique par la rente petroliere ne'st qu'une solution temporaire pour berner un peuple deja derouté et affaibli par la guerre civile. Le dur de la somalisation de l'Algerie est bien derriere nos portes. Les Al-Saouds et Qatar avec l'aide de la France sotn a pieds d'eouvre!

  9. Il est vain, Mr Benchicou de vouloir établir un parallèle entre la Turquie, grande nation jadis impériale comme ses voisines européennes et ayant jalonné l'histoire de tout le pourtour méditerranéen pendant plus de 6 siècles, et, l'Algérie, un petit reliquat colonial cédé par la France à une bande de voyous ayant attendu patiemment aux deux frontières et à l'ombre du MALG avant de s'emparer de ce territoire comme des pirates. Kemal est contrairement aux bâtardis d'Oujda, le produit d'un processus historique et intellectuel dont le socle est : les Hommes disparaissent et la nation demeure, éternelle et fidèle à ses fondements culturels, linguistiques et ancestraux aux antipodes des orientations du FLN/ALN. Kemal, Mr Bechicou, a poussé la symbolique jusqu'à rétablir son patronyme "Atatürk" plus en phase avec son projet de réapropriation nationale alors que le fln/aln d'aujourd'hui palabre encore sur l'opportunité ou non de recouvrer la place de l'amazighité sur la terre qui est la sienne. Au risque de choquer, aujourd'hui d'un point de vue sentiment national, je me sens moins Algérien que Kabyle et j’adhérerais, en aucun cas, à un projet national qui ne tienne pas compte de cette dimension. En fin, Mer Benchicou, dans votre essai critique contre le système en général et Bouteflika en particulier, il me semble que vous oubliez un facteur déterminant du problème ou plutôt même de la solution : le peuple abruti depuis 62 et spectateur avéré de son propre avilissement doit prendre ses responsabilités et se prononcer clairement sur le projet national de l’édification de cet état-nation mort dans l’œuf. Thenemirth th’amokratt.

  10. Mr Benchicou si je n'avais jamais lu vos articles pendant les deux dernières décennies, si je n'avais pas lu l'imposture Algérienne qui vous à coûter quelques années de votre vie, ce qui n'est pas rien, à présent avec vos écrits, je pourrais sans me tromper dire que vous êtes soit un propagandiste du régime, soit un agent à la solde du DRS, cette institution à elle seule représente le mal absolu, la déchéance du pays, le Satan en personne, la dérive fasciste d'un groupe de mafioso qui gouvernent dans l'ombre.
    Parler des services secrets algérien, que ce soit au temps de Boumediene ou les autres, franchement c'est manquer de respect aux vrais services de renseignements du monde à l'image du MI5 et MOSSAD, franchement citer Mr Chafik comme référence pour les services, c'est un peu court, c'est même réduire le débat à une causette entre deux ménagères à l'esprit mégère.

    Quand est ce que l'Algérie à influencée sur les décisions du monde ? Dans quelle partie du monde ? Quel conflit ? C'est vrai, il à réussi une basbussa entre ses deux frères l'un arabe bédouin inculte et ignare et l'autre perse menteur et flatteur, activés par leurs maîtres pour acheter leurs armes et livrer leurs peuples respectifs à la boucherie en s'endettant, le pouvoir Algérien à toujours distribué des caisses d'argent pour que nos ignares figurent dans la photo de la famille diplomatique mondiale, je vous le demande, donnez par votre plume un article dans lequel vous allez nous citer les succès diplomatique de l'Algérie de Boumediene et tout les autres.

    Nous faire croire ou supposé que le DRS n'est pas d'accord avec Bouteflika, c'est carrément prendre un vieux loup pour un jeune agneau, tout ce que Bouteflika fait, Toufik est au courant, tout ce que les laboratoires d'El Mouradia produisent, ceux du DRS avalisent et mettent leur sceau "lu et approuvé et bon pour accord", votre analyse est magnifique, toutefois il faut remplacer le mot Algérie par un pays dont les dirigeants sont respectable, le DRS par une institution respectable et respectée, en écrivant ce texte j'étais entraîne d'écouter le journal de 20, un reportage parlait des riches qui s'installent à Londres pour fuir les impôts ailleurs, l'Anglais qui parlait disait que se sont des étrangers dont le patrimoine dépasse les 30 millions d'euros, il à citer des Algériens, des Russes et les Rois de l'orient, pour ma part comme dit l'autre NO COMMENT.

    Nous avons un groupe de chiens errants et affamés qui se sont accaparés du pouvoir depuis 50 ans, question à un kopek, RAB DJAZAIR est aux manettes depuis 23 ans, pour quoi n'a t'il rien fait de bon dans ce pays ravagé par la corruption ? Ou est ce que RAB DJAZAIR dont les potes ont confisqué l'avenir du pays à t'il intervenu ? Vous n'allez pas nous faire croire que la loi de 2005 du Texan Ami du président à était voter dans un sous sol à l'abris du pouvoir dont fait partie RAB DJAZAIR, vous n'allez pas nous faire avaler un Tetanoboa aussi gegantofisse comme celui là, non Monsieur Benchicou pas vous, vous n'allez pas devenir un bourreau du net, un bourreau du cerveau.

    J'ai la nette impression que nous sommes dans l'éternel jeu de dupe, où le bourreau joue avec sa victime avant de l'avaler toute crue, comme un chat ayant rattrapé une souris après un long périple, sachant la souris épuisée, il joue avec elle, avant de la descendre dans ses entrailles, nos ignares sont incapable de prévoir quoique ce soit de réel et d'utile, ils ne sont pas formés pour protéger le pays, ils sont formé à spolié le peuple, à liquider l'état, ils sont incapable de prévoir quelque chose de réel dans un monde qui navigue à vitesse grand V, changeant matin, midi et soir, d'anciens vendeurs de jouets deviennent des diplomates, un homme de 90 ans ambassadeur dans un pays proche de surcroît une puissance nucléaire, quelle chute ! c'est pathétique.
    Nous allons subir une guerre civile qui va nous venir de l'extérieur, nos ignares sont incapables de réfléchir à quoique se soit, la situation du nord du Mali on est l'empreinte et un signe avant coureur, franchement comparer Cameroun un homme de 40 ans qui pète la forme, qui à fait les grandes écoles sérieux et intègres avec le vieux blagueur de Sellal, dont la femme se soigne à Rambouillet quand les pauvres bougres que nous sommes manquent de tout y compris le Doliprane, comparer un Obama a peine la quarantaine entamés avec notre gérontocrate de 77 ans, il faut arrêter de rêver en plein jour.

  11. Trêve de bavardages! Regardons plutôt autour de nous. Les peuples qui ont eu la volonté de s'affranchir de la dictature n'ont compté que sur eux même, sur leur mobilisation. Il n'a point de salut en dehors du passage a l'action : C'est Aboulkacem Chabi qui disait Idha Chaabou Arada Yewmen Elhayat ……..Yastajib El Kadar. Le reste n est que parlotte sans plus

  12. Khoroto du début à la fin!! Il n'y a pas de conscience nationale. Tout se bat pour ses propres intérêts mais chacun use du moyen mis à sa disposition (religion, culture, politique, science etc..).

    Nous payons le prix fort de notre immaturité et notre ignorance

  13. Je vais vous conter une anecdote avec un ami à moi, Si Saïd, un homme fier, instruit et surtout très juste et d'une simplicité exemplaire.

    Sa fille aînée a fait de grandes études. Elle a connu quelqu'un qui était dans le même laboratoire de recherche à Boston; un jeune homme de Mostaganem.
    Le jour de leur mariage, Si Saïd me glissa à l'oreille, avec cet accent authentique, descendu tout droit de son Akfadou, et sur un ton soulagé : "Durant sept ans, j'ai tellement souffert de voir un jour, un étranger débarquer dans ma famille … "

  14. Ce qu’il y a d’admirable chez 3âmi Moh, c’est cette faculté quasi magique et mystérieuse, malgré un parcours semé d’embûches et d’infidélités « couronnées » par 02 années de prison, de rebondir (comme pour accélérer le pardon à ses geôliers et tourner la page) sur les idéaux de nos 20 ans. Il faut une sacrée dose d’humanité pour se laisser encore bercer par l’idée qu’en Algérie tout est encore possible, que le sursaut républicain de l’armée est latent, qu’il suffit juste de l’éveiller pour le réenclencher. Une preuve de plus, et pèsera sur nous le remord de n’avoir jamais su parler et amadouer la grande Muette pour qu’elle daigne se pencher sur nos malheurs.

    Désolé de le dire, quitte à en blesser plus d’un, mais il est erroné de croire que nous avons une armée qui fonctionne selon un almanach de devoirs. Ses codes, connus de tous, se composent essentiellement de droits et de passe-droits, le premier étant celui d’avoir confisqué le pays et ses richesses au seul bénéfice de la famille FLiN-toxo-GI’s soudée par le même aveuglement et de soif de biens matériels. Biens qu’ils ont juré de sauvegarder et de défendre quoiqu’il nous en coûte en vies humaines. A cet égard, je ne vois pas en quoi l’armée aurait démissionnée. Bien au contraire, elle a toujours mené à bien sa seule et unique mission, celle de servir, serment de fidélité oblige, la petite « famiglia ». Par conséquent, designer cette armée de GI’s comme la digne héritière de la glorieuse ALN est une offense portée à la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur.

    Bien sûr, d’aucuns s’imaginent que les militaires ont sauvé la république des mains des barbares islamistes et qu’ils leurs ont mené combat en notre nom et pour nos beaux yeux. Nous sommes naïfs, mais pas au point de croire cela ! L’armée s’est engagée dans la lutte contre le FIS tout simplement parce que l’édifice sur lequel reposait la structure militaire était menacée, à explosion fatale. Les images de Généraux pendus par les fous de Khomeiny en Iran étaient encore trop claires pour que nos GI’s prennent le moindre risque de laisser la corde de Ali-Belhadj glisser autour de leurs cous épaissis par une surconsommation de bifteck.

    Bien avant cela, et du peu de fréquentations avec les militaires, 06 mois à l’EFOR de Blida et 18 mois à l’ENITA de Bordj el-bahri, j’ai retenu le fait que les militaires vivent dans un monde parallèle à celui du petit peuple. Deux mondes parallèles sont condamnés à ne rien avoir de commun, et la pénible réalité du quotidien des algériens est totalement méconnue des soldats de la Muette.
    Qu’on ne s’y méprenne pas ! Les militaires, du Général à l’homme de troupe, mènent une vie dont les standards de qualité sont trop au dessus de la moyenne civile pour espérer d’eux un quelconque ralliement à la cause républicaine. Que celui qui connait un militaire qui se plaint de quoi que ce soit nous le dise ! Le soldat algérien n’est pas confronté aux mêmes problèmes que ceux du commun des citoyens. De ce fait, je doute que les militaires n’aient jamais pris la juste mesure de nos soucis ou de nos aspirations:

    -Le citoyen se débat dans des problèmes de logement, pas le militaire!
    -Le peuple se débat dans des problèmes quotidiens de provisions vitales, pas les militaires! Leurs coopératives étaient achalandées à l’excès, frisant l’insolence, déjà pendant les périodes de pénuries chroniques des années 80 pendant lesquelles nous cavalions dans tous les sens pour nous procurer les produits de première nécessité, œufs, yaourts, lait, huile, beurre, etc.
    -Le visa pour un bol d’air à l’étranger rime avec utopie pour la plupart des civils, pas pour les militaires!
    -Le citoyen subit au quotidien la Hogra des policiers, des gendarmes, et des islamistes, pas le militaire !
    -Le citoyen est malmené par une justice et une bureaucratie, bien souvent corrompues, pas le militaire !
    Etc.etc.etc.
    En résumé, le civil rêve d’un monde meilleur, le militaire vit dans le meilleur des mondes.

    Comment dès lors croire en une quelconque bienveillance de l’armée sur le peuple ? D’autant que dans la tête de nos soldats, à quelque grade que ce soit, le civil est considéré comme subordonné redevable de respect, d’obédience et de soumission à leur égard. Rien de plus !
    Rajoutez à cela le fait que le côté rétrograde de l’islam a aussi gangréné les militaires autant que les civils, vous aurez une idée du type de société que le militaire défendrait s’il venait à le faire. Ce n’est certainement pas l’idéal républicain qui fait palpiter nos cœurs.

    Pour tous ces motifs, je crois que c’est peine perdue que de caresser l’armée et ce DRS de l’ombre dans le sens du poil. Bien au contraire. Et si un appel devait être lancé à leur endroit, c’est celui de cesser toute allégeance à cette meute de FLiN-toxo-GI’s qui prépare sa retraite ainsi que le repli de sa progéniture sous des cieux plus cléments, avec l’argent dilapidé du coffret collectif.

    Si l’armée penche du côté « ghachi », il est grand temps pour elle de le démontrer. D’autant que notre histoire récente tend à prouver le contraire.
    D’ailleurs, il serait bien plus rentable pour Mr Benbitour, notre Robins des Bois national, de se focaliser sur l’éveil patriotique des militaires au lieu de tabler sa réussite sur le sursaut d’un peuple las, fatigué, usé, désabusé, désenchanté.

    Allah Ghaleb ! Le peu de force qu’il nous reste, nous permet juste de jurer, bien tard, que l’on nous y reprendrait plus!

  15. Et qu'elle est donc la maxime de votre annecdote @ Si mourad? Et surtout, que me vaut-elle?

  16. Boutef a appliqué à la lettre son programme ( que personne ne connaissaitmais que tout lemonde soutenait). son programme c'est la mise à mort de l'algérie et les resultats sont là. boutef s finira le boulot. la situation actuelle est celle que voulait boutef en 1999 ( comme par hasard le terro devient résiduel aprés s'étre acharné aveuglement contre zeroual et une fois zeroual etait partant tout devient calme). l'ecole benbouz est l'oeuvre de boutef, l'économie actuelle est l'ouevre de boutef, le pillage des ressources de l'algérie est l'oeuvre de boutef, la corruption est le systéme par lequel boutef gére les affaires de l'algérie, boutef a mis a genou l'algérie devant les turques, les egyptiens, les emirs du golf,les français. boutef n'a rien raté il a réussi sa feuille de route. boutef et son clan institué par la france en 1956 tient l'algérie et les algériens en otage. et il est évident que personne ne négocie avec les pirates et les preneurs d'otages.

  17. J'aimerais juste savoir comment tout ce déballage d'affaires de corruptions, vols, dilapidations, détournements autres malversations, a t-il été possible ? Les journaux rapportent ces faits depuis des mois, sont-ils protégés dans leurs décisions de publier ? Par qui ? J'en parle il n'y a pas si longtemps on poursuivait justement tout journaliste ou personne coupable de lancer ce genre d'informations, la justice étant aux ordres. Sommes-nous tout simplement informés que nos caisses s'épuisent dangereusement et nos ressources énergétiques aussi. Allons-nous vers une grave crise économique ? Notre avenir est-il menacé sur les plans économique et social ? Qui répondra de tout cela ?

  18. A vrai dire , le peuple n'a rien à voir avec ces turpitudes politiques et il faut arreter de nous rebattre mille fois les oreilles avec les memes thematiques infecondes .
    Tant que on feint d'ignorer les verités de Dalho , l'ordre en place vous arrange.

  19. Monsieur Kacem Madani,
    Il y a bien longtemps que je n'ai eu à lire une telle clairvoyance de la part d'un compatriote.
    Je vous cite : "Rajoutez à cela le fait que le côté rétrograde de l’islam a aussi gangréné les militaires autant que les civils, vous aurez une idée du type de société que le militaire défendrait s’il venait à le faire."

    Je faisais allusion, dans un autre commentaire, à deux dimensions de la composante humaine de cette institution, à savoir : les strates sociologiques et décisionnaires. Sans trop m'étendre dans des détails ennuyeux, je vous dirai que l'un des risques majeurs pourrait venir de cet état de faits que vous avez soulevé ci-dessus (citation).

  20. Je n'oserai pas emprunter le terrain de la morale. Hacha!
    Vous avez dit : "Au risque de choquer, aujourd'hui d'un point de vue sentiment national, je me sens moins Algérien que Kabyle et j’adhérerais, en aucun cas, à un projet national qui ne tienne pas compte de cette dimension."
    Ce passage m'a interpellé, n'ayant plus l'âge d'être choqué. Je me suis alors rappelé mon brave ami kabyle, Si Saïd. J'ai voulu partager alors, avec vous, ses convictions, les miennes, et celles de bon nombre d'Algériens qui savent ce que nous avons donné pour que vive l'Algérie.

  21. Bonjour Si Mourad
    Je crois, cher ami, que nous avons tous le même regard sur la situation de notre cher pays. Seules varient nos façons de l’exprimer. Parfois, je me dis qu’il faut être un peu maso sur les bords pour perdre autant de temps et d’énergie à rédiger des évidences qui ne changeront rien au cheminement ténébreux choisi par nos monarques. Tant pis !
    Amitiés,
    K.M.

  22. Je crains, malgré vos dénégations @ Si mourad, que vous soyez quand même choqué par mon propos, qui, je l'admets, est assez cru, mais n'en est pas moins dénué de vérité : la nation algérienne, création géopolitique de la France coloniale, n'existe toujours pas, 50 ans après le départ de celle-ci. C'est tout juste une entité grégaire, régie de main de fer par une junte militaire et dont le souci primordial du quotidien est de manger à sa fin (faim). Et pourtant, cette nation, multiple, bien des acteurs du mouvement national (de 26 à 54) l'ont appelé de leur voeux, au péril de leur vies, pour servir de socle à l'après indépendance, socle, qui lui manque tellement aujourd'hui que le seul rempart pour sa sauvegarde est paradoxalement celui qui la ronge de l'intérieur, à savoir, la junte militaire avec toutes ses ramifications. Donc, si vous admettez comme moi ce postulat (la disparition de la grande bègue (muette) des frontières signifierait ni plus ni moins la disparition de ce pays), vous vous comprendrez mieux l'esprit pragmatique mais non moins visionnaire de mon propos.

  23. Il y a un constat claire pour tous les algériens, le developpement de notre pays, je dirai meme son independance n est pas à la hauteur de ses moyens. Normalement, notre pays aurait du avoir le niveau économique et social de l Espagne avant crise, c est dire, et peut etre mieux. Mais force est de constater que notre pays depend enormement de l etranger et que nous importons, je pense notamment aux produits alimentaires, ce que nous devrions produire sans problème chez nous, à croire qu il y a une volonté de vouloir nous faire dependre de l etranger, et cela ne participe pas à l independance de notre pays. Meme chose pour l armée, nous pourrions fabriquer nos propres armes, je ne dis pas tout, mais voyons l exemple de l Iran qui construit ses sattelites et les lancent de son territoire, construit des drones, et meme un prototype d avion.

    Si les dirigeants de notre pays étaient si soucieux d independance, ils mettraient le paquet dans la recherche pour que nous puissions innover créer produire, mais c est plutot timide de cote la.

    Quelle alternative s offre à nous, déjà il devient impensable que Bouteflika fasse un quatrième mandat, cela s apparenterait à une monarchie, de plus il n est plus en etat de gouverner, sa santé ne lui permet plus de pouvoir faire ce qu il faisait il y a dix ans, enfin, si le debut de ses deux premiers mandats était grosso positif, il a quand meme apporté la paix civile, et a fait décollé l Algérie, meme si c est insuffisant eu égard aux revenus du pays, il n en demeure pas moins que la corruption est devenu inquietante dans ce pays, et a aussi hélas, contaminé la base, le peuple, le pouvoir veut accorder l exploitation du gaz de schiste, qui mettrait en danger notre environnement et nos réserves d eau, ce qui conduirait le pays à une des ses plus grandes catastrophes naturelles, juste pour satisfaire en énergie les pays occidentaux, qui bénéficieraient en plus de petro dollars du fait qu ils exploiteront ce gaz de schiste.

    Le printemps sioniste, le peuple algérien, peuple patriote, revolutionnaire, jaloux de son independance et de sa souverainté nationale, n en veut pas, voyons ce qui se passe en tunisie, en lybie, en egypte en syrie, en irak, ce n est que désolation, chaos, violence, misère, pendant que les occidentaux font main basse sur les richesses de ces pays.

    La seule alternative qui s impose à mon avis, doit venir de l armée, les nouvelles générations d officiers vrais patriotes, doivent faire le ménage, au sein de l armée, la drs doit etre dissoute et une autre institution doit etre créé, il faut mettre fin au regne de certains mamouths, dont certains n ont rien de résistants, si ce n est qu ils étaient officiers de l armée francaise, et qui ont perpétué, la presence francaise en sauvegardant ses interets.

    Il faut un président issu du peuple pas de l armée, un président honnete patriote et surtout compétent, qui mette en place un programme de democratisation du pays, mais surtout lance un veritable programme économique et social dont notre pays a tant besoin, il n est pas trop tard, notre pays a des reserves importantes et contrairement à la désinformation, notre pays recele beaucoup et pour des dizaines d années, de petrole et de gaz dans la region de bechar tindouf, dans l est du pays, et meme nos cotes maritimes en regorgent, sans compter les reserves de minerai de gara djebilet qui represente quelques milliers de milliards de dollars, l or, l uranium etc

  24. Non, cher ami,

    J'ai appris des russes que tout était gris; les évidences sont souvent trompeuses.
    Si l'argent est votre leitmotiv, alors épargnez votre temps à l'amasser. Sinon, faisons don de notre temps pour nos idées et toutes les énergies qu'elles mettront en branle.

    La lucidité, le savoir, la culture, le patriotisme et le sens de la justice ne sont pas aussi répandus dans notre société, hélas, à la dérive. Combien d'algériens passés à la trappe pour un Monsieur comme vous ? Monsieur Kacem Madani?

    On ne peut refuser le combat qu'est la vie. Aux armes du courage, de la foi et de l’honneur !

    Bien à vous.

  25. Il y a bien longtemps, un sachant nous expliquait la vie des peuples en des termes choisis : "Nous sommes tous victimes de l'Histoire".
    Nous ne pouvons pas – raisonnablement – faire fi des sacrifices consentis, ni du sang coulé-mêlé de tous les enfants d'Algérie.
    Aujourd'hui, plus que jamais, l'union fait la force. L'ère de la mondialisation a effrénément accéléré les choses.
    Le petit village ne tiendrait pas quelques minutes, la région pas quelques jours. Le modèle même de l’Etat Nation prend l’eau. Faut-il pour autant succomber au désordre ?

    De façon plus pragmatique voire cynique, si l'entité Algérie est le cadre le plus apte à assurer une existence digne à ses habitants, alors:
    Au diable les péripéties de l'Histoire ! Faites taire la femme violée par l'envahisseur. Enterrez les jérémiades non fécondes. Sang froid et reprise en main. C’est là qu’interviennent les hommes d’Etat, et vous savez ce qu’en dit James Freeman Clarke.

    Notre destin est commun par la force de l’Histoire et des nécessités. Et si les "garants-rongeurs" auxquels vous faites allusion sont le seul instrument du moment, pourquoi s'aventurer à le bouder ?

  26. Donc, si je vous comprends bien @ si mourad, quitte a maintenir le statu quo et la marche forcée vers l'assimilation de ce peuple, vive l'émir, vive Messali, vive Ben bella, vive Boumédiène, vive Chadli, Vive Boutéf (même post mortem!)!! Je trouve cela effectivement un brin cynique, parce que, probablement, confortable à bien des égards pour la majorité silencieuse!

  27. Je crains que nous tournions le dos au fil rouge, et que nous nous soyons perdus en cours de route.
    Pour rappel, tout a débuté avec votre phrase : « "… je me sens moins Algérien que Kabyle …».
    Les aspirations ou le sentiment individuel d’appartenance sont une chose. Mais l’existence réelle – certes complexe – de l’Algérie ne peut être niée, par ignorance, frustrations cumulées, simple déni ou autres raisons discutables.

    Le vivre ensemble est en soit un effort permanent.

  28. Non, @ Si mourad, je ne crois pas que nous ayons perdu le fil du dialogue. C'est juste si on s'égare dans les méandres du concept de la nation. Pour résumer, vous la préférez arabe et musulmane (et tenez à ce qu'elle le reste) tandis que je la revendique Amazigh et laïque ( et refuse une autre nation de substitution). Le dialogue de sourds ne fait que commencer entre les algériens et cela me fait penser a ces qlq vers de Férré (La sorgue) : Je suis la soie du condamné
    Comme une araignée, je déroule
    La toile du remords et fais
    Qu´au petit jour il perd la boule

  29. Vous accourez à un résumé manichéen erroné; en espérant qu’il ne reflète pas vraiment le niveau de votre sens « visionnaire ».
    La nation algérienne est bien plus riche et féconde que cette haine qu’ont certains (anta chaoui, anta kbayli, anta âarbi, anta chergui, anta gherbi, anta tbessi, anta nedromi,anta mouslim, anta kaffir, anta massihi, ana yahoudi, anta anta anta… ), et dire qu’en conjugaison, on peut aller plus loin…
    L’Algérie est à tous ses enfants, n’en déplaise à certains !
    Les islamistes n’ont clairement pas cette vision, et vous venez, hélas, de conforter la thèse selon laquelle les berbéristes ne l’ont pas non plus…

    Aller – et si vous acceptez l'humour – j'ai cherché la signification du mot Urfane, que je ne connaissais pas. Parmi les résultats, j'ai trouvé que c'était le nom d'un cheval…(la chute n'étant pas encore arrivée et qu'à ce stade, l'humour serait de mauvais goût)… ce cheval est….(tenez vous bien)…arabe!

  30. @ si mourad, le manichéisme est l'apanage plutôt du système (de l'émir AEK à Ben Bella qui clos la sentence avec son fameux : L'Algérie est arabe, arabe, arabe) que des gens qui croupissent en dessous (vous et moi en l'occurrence). Moi, je vous raconte mon histoire, celle d'un enfant né (il ne l'a pas choisi!) dans un environnement culturel et linguistique qui n'est pas celui décrété par le système et qui refuse légitimement qu'on le lui confisque; ceci d'autant qu'il est dans son droit le plus fondamental. Pour l'humour, réponse du berger à la bergère, mon pseudo "Urfane" que, hélas vous n'avez toujours pas élucidé, est on ne peut plus ancestral et il ne tient qu'à vous de le rechercher et, par la même, de retrouver votre ancestralité. Ce serait alors le meilleur des gages pour l'avenir, notre avenir. Th'anemirth.

  31. Pour en finir, parce qu'il faut bien passer à autre chose…
    Battez vous pour vos revendications et aspirations que vous considérez légitimes…
    Mais le jour où vous comprendrez que, si ça devait passer par voie référendaire, vous passerez à la trappe nationale, le mal sera déjà fait…
    Apprenez à composer avec le "tout Algérien"…peut être est ce une pilule amère, mais il n y a pas de substitut, hélas pour vous…
    Pour l'humour, on (ne) repassera (pas)…l'ancestralité c'est quand ma grand mère me contait…aujourd'hui, il y a bien longtemps qu'elle n'est plus…
    Stop & fin

  32. "Stop et fin", Une vraie pépite qui en dit long sur votre sentiment anti-amazigh et anti-kabyle en particulier que j'ai eu la patience de vous laisser sortir. Cela me fait penser aux rapports des brigades de gendarmerie que d'aucuns qualifierait de cynique. Je me battrai bien évidement (c'est dans le sang) mais pas pour vous retrouver aux urnes car, en définitive nous n'avons rien de commun (pas même l’espace). Gardez donc votre arabité et moi mon amazighité.

  33. Merci Monsieur Benchicou pour vos articles plein de sagesse et de professionnalisme.
    Nous avons tant besoin de journalistes de votre calibre chez nous au Maghreb.
    De la part d'une citoyenne marocaine.

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