Saïd Bouteflika face à un dilemme politique

Saïd Bouteflika, frère-conseiller du chef de l’Etat, est devant un choix pour le moins problématique : il doit trancher et dire, publiquement ou en cercle fermé, s’il veut succéder à son frère à la présidence de la République, ou non.

Sachant que le temps n’est guère en sa faveur, il voudrait bien mettre fin au suspense en annonçant son intention de briguer le poste de président de la République, mais sachant qu’il risque aussi de mettre le feu aux poudres avec cette étincelle nommée succession dynastique, l’homme, qui est connu pour son goût immodéré pour le pouvoir, temporise. Il a encore une marge de manœuvre, et il compte bien la mettre à profit pour peaufiner sa stratégie davantage, en procédant notamment par ballons sondes interposés.

Saïd Bouteflika a déjà envoyé ses premiers ballons sondes. Louisa Hanoune et Amar Saadani, en porte-paroles autoproclamés, nous ont annoncé, en effet, que Saïd Bouteflika n’a nullement l’intention de succéder à son frère au palais d’El Mouradia, ce qui est faux bien sûr, le but de ces déclarations étant de rendre d’abord banale la discussion sur le sujet. La suite viendra.

Le moyen le plus facile pour que Saïd Bouteflika devienne président à la place du Président, tout le monde le connait. Il suffit de créer dans la future constitution le poste de vice-président avec pour mission de parer à toute vacance du pouvoir. Abdelaziz Bouteflika nommera ensuite son frère Saïd à ce poste, et le tour est joué !

Seulement voilà, les choses ne seront peut-être pas aussi faciles que cela. Des parties, tapies dans l’ombre pour la plupart, ont montré qu’elles ont encore la capacité de nuire et de mettre en échec ce projet. Quand Amar Saadani affirme, dépité, que l’opposition bloque la révision de la constitution, il sait très bien de qui il parle.

Abdelaziz Bouteflika doit s’en mordre les doigts. Il a eu par deux fois l’occasion de glisser dans la constitution un article qui ferait de son frère Saïd un vice-président incontesté, mais il ne l’a pas fait. Il n’est jamais trop tard pour se reprendre ; certes, mais maintenant tout le monde est aux aguets, et il lui sera difficile, pour ne pas dire impossible, de faire avaler à autrui une couleuvre de cette taille.

Mais comme tout reste possible en politique, Saïd Bouteflika ne désespère pas de succéder un jour à son frère au poste de premier magistrat du pays. Les ballons sondes qu’il a envoyés prouvent, au moins, que l’homme garde ses ambitions intactes. Continuera-t-il sur sa lancée ? Louisa Hanoune, sinon Amar Saadani, nous le dira, le moment venu. Wait and see !

Ahcène Bettahar

10 commentaires

  1. Si le frérot de Bouteflika, Arrive a s'imposer, malgré leur détestation , par la majorité des algériens, malgré tous les méfaits causés, malgré la ruine du pays, alors, la révolutions de novembre, dirigée par les lions du Djurdjura et des Aurés, aura enfanté une bande de lâches, personnalités politiques et militaires. Remettre les clés de l’Algérie a un virus pareil, c'est d' opérer un suicide collectif, qui marquera a jamais notre pays, d'une sinistre histoire. Laisser un Pantin réussir un coup de maître, ce sera la honte pour l'éternité.

  2. Said Bouteflika devra plutot annoncer sa démission du pôste de conseiller de son frère, préciser qu'il n'a plus rien à voir avec la politique, qu'il devra également dénoncer Haddad et saidani comme imposteurs, peut etre il aura une longévité égale à celle de son frère.
    Siad Bouteflika a trop d'ennemis et il en aura tout le monde sur le dos s'il prétend à des velleités présidentielles ou de création d'un parti croupion comme le voulait Haddad.
    Son frére sera plus en danger s'il annonce sa prétentieuse et schizophrénique intention successorale comme si l'Algérie faisait la taille d'unbain maure bien connu à Oujda.
    Cet article inutile, dans la perspective d'une fin plus que chaotique du mandat de Bouteflika, à savoir si le dérapage national programmé ne détruira tout sur son passage, nous ne sommes plus dans un scénario classique type Tunisien ou Egyptien, plus grave la dislocation sera globale y compris dans l'Armée et le DRS, et bonjour les nouveaus seigneurs de la guerre.
    Cela est presque certain au vu du néptisme régionaliste qui gére l'algérie et des dégats incommensurables produits au niveau des esprits de tous les algériens;Les haines revanchardes sont partout et seulement en sourdine pour le moment, mais la prétention de ce cadet du président actuel, à lui succéder ouvrira la véritable bois de pandore, allant de la désobeissance civile aux éclatements territoriaux régionalistes, là les forces de sécurité et de l'Armée par un retour atavique normal préteront chacun allégeances à leurs régions d'origine ou rassemblement tribal.
    Cela n'est pas une vue des esprits, car le socle structurel sociétal en algérie est trés fragile, et on est loin des pseudos slogans d'unité nationale ou d'unicité et de communautés des destins.
    2à&' a été l'année des fractures, celles de 2015 risque d'etre l'année de plus graves dérives se greffant sur l'unique corruption étatique de par le monde et essentiellement des complicités institutionnelles criminelles.
    L'édifice maison algérie est sur un terrain mouvant et cataclysmique à la fois, gare alors au premier pétard mal tiré et l'avalanche emportera tout le monde.
    Bouteflika enfant gaté du systéme et né "Une cueillerée d'or à la bouche" croit encore de maniére schizophrénique à son role méssianique , mais s'est il assuré de qui proviendrait ce role méssianique, de Dieu ou du Diable?
    L'usure est à son extreme, la latence est terminée, le déphasage est globale, la désherence est compléte en Algérie, un seul coup de feu et c'est un feu d'artifice unique que le pays n'a jamais vu, alors que said bouteflika le voleur avec son frére, se terre en Suisse et s'oublie de tout le monde, car une minorité infine que représente son clan, ses petits généraux promus administrativement sur des bases sectaires et régionalistes, ses petits nains de ministres ou entrepreneurs ne sont pas des guerriers.
    Autrement qu'il annonce sa candidature à la succession de son imposteur de frére, et la confrontation ne sera plus politique ou des salons d'alger, trés explicite ce message, et les voisins d'Algérie se feront plaisir en organisant des funérailles d'enfer au pouvoir actuel d'Alger, complétement mis en quarantaine régionale.

  3. Tu as écris peu ,mais tu as dis beaucoup, contrairement à d'autres qui écrivent chaque jour ,des pages entiéres de commentaires sans queue ni tête,

  4. En vérité, que représente réellement Saïd Bouteflika, pour faire peur, lui qui vit a l'ombre de son frère
    , devant ceux qui affrontent, au péril de leurs vies, le terrorisme sauvage, qui démantèlent des réseaux entiers de trafiquants a nos frontières, rien, si ce n'est un affairiste qui contrôle quelques entreprises commerciales, manipule des groupes d’opportunistes, en échange de quelques services, dans une l'administration corrompue .Son influence se limite peut-être a quelques cercles mafieux de la capitale.De toutes façons, le compte a rebours a commencé, pour lui, sa famille, son clan, qui ne survivront pas au delà de 2015, in chalah.

  5. Le dilemme tient sur le comment faire durer la vie de château ou s'éclipser sans avoir à rendre compte à la justice ? La vie de château tend à s'amenuiser comme une peau de chagrin, elle ne tient qu'à un fil . S'éclipser sans avoir à rendre compte à la justice, c'est se donner le temps d'éffacer les traces comprometantes et se ménager une issue de sortie à la sauvette.

  6. Vous etes bon meteorologue, le zami. Mr Dring comprend les astres et vous comprenez les nuages.

    Je cite: "Saïd Bouteflika, frère-conseiller du chef de l'Etat, est devant un choix pour le moins problématique."

    Vraiment !? – Le dilem n'est-il plutot celui des Algeriens?

    Nous Kabyles avons fait notre choix "Celui des valeurs, contre la barbarie" – Dixit l'ancien.

    Il y a une subtile differenceentre "action" et "reaction", et c'est domage qu'elle echappe a la majorite', sinon le sujet serait autre…

  7. Personnellement je pense que si un 5ieme mandat est impossible pour raison de santé Said sera bel et bien le futur President. Boutf detient ttes les clés , il a corrompu tt le monde y compris le peuple algerien il n y a plus personne qui puisse s'opposer à lui et il est entrain d'appliquer un plan diabolique planifié depuis longtemps visant à concretiser la division de l'Algerie .

  8. said bouteflika, président de l'Algérie. et puis quoi encore. Et si c'est le cas, demain la Palestine aura son indépendance

  9. Nous ne sommes pas dupes. said à de la M…de jusqu'au cou . Il s'est trop loin engagé . Je crois qu'il est trop tard pour lui de reculer. Bye lui et le Drabki

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