Je ne serai pas le fou du roi Par Maamar Farah

Au moment de la grosse gueule de bois du 9 avril 2004, certains journaux ont cherché à toucher ces officiers et autres experts qui leur rendaient visite quotidiennement, avec un tas d’assurances en béton sur la prochaine victoire de Benflis ! Brusquement, leurs numéros de portable ne répondaient plus !

Certains journaux seront privés de publicité, leurs directeurs et journalistes traduits devant la justice, Benchicou emprisonné dans l’indifférence générale, militants et sympathisants de l’ancien SG du FLN traînés dans la boue … Les fameux numéros ne répondaient toujours pas !
En ces jours où se dessine une autre grosse manipulation, j’entends les mêmes refrains ! Tout le dispositif va se mettre en place et les visiteurs du soir vont assaillir les rédactions avec de très, très lourds dossiers et des engagements sans faille !
Faites donc, mais sans nous ! Car, et si le roi est connu d’avance, nous on ne joue pas aux fous du roi cette fois-ci !

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10 réflexions au sujet de “Je ne serai pas le fou du roi Par Maamar Farah”

  1. Salut Maamar, j’apprécie beaucoup vos pause-cafés de la Une du journal Le Soir d’Algérie que je lis chaque matin depuis l’absence du journal Le Matin sur les étals des kiosques de Béjaia. j’ai notamment apprécié l’une de vos précédentes que vous avez titrée : " Patriotisme économique dites-vous?" voyez-vous; Maamar, ce sont paradoxalement les pays développés comme la France qui se soucient le plus du patriotisme économique, de la protection de leur économie par des lois anti-OPA et le controle et la surtaxation des produits d’importation etc…J’en suis jaloux et je me dis toujours comme vous " Boumédiène, on a pas oublié " une de vos chroniques de dernière page .Nos gouvernants d’aujourdhui, bouffis et avachis par l’effet de l’incompétence, l’immobilisme, la zkara et taghennat, ils ne pensent qu’à l’argent engrangés pa

  2. Si vous ne voulez pas cette fois ci "etre le fou du Roi", soyez au moins celui de votre conscience, comme vous l’avez toujours ete.
    Un homme de votre experience ne devrait pas avoir peur d’etre manipule car il en a vu bien d’autres et il n’est plus en age de l’etre.C’est aujourd’hui qu’il faut parler car demain il sera trop tard. Le doute beneficie entierement a Boutef.
    S’il vous plait Maamar dites nous que vous plaisantiez.
    Haute consideration

  3. Un aveu terrible que celui de notre ami Maamar Farah ! En fait, il ne fait que reconnaître que notre presse écrite n’était pas réellement indépendante et recevait ses instructions d’obscures officines, au moins jusqu’en avril 2004. Il faut saluer ici cette prise de conscience ainsi que celle de Mohamed Benchicou, exprimée dans son livre "Les geôles d’Alger". Effectivement, durant le mois d’août 2003, devant le harcèlement considérable subi par certains titres de la presse écrite, j’avais considéré être de mon devoir de me déplacer personnellement à la Maison de la presse pour exprimer de vive voix ma solidarité aux journaux visés, même si j’étais loin de partager la ligne éditoriale de cetains d’entre eux. J’avais profité de l’occasion pour exprimer aux responsables de publication qui avaient bien voulu me recevoir mon étonnement de voir la presse indépendante encenser à l’unisson la candidature de Benflis. J’étais d’autant plus choqué que j’étais moi-même candidat à la candidature et espérait un traitement impartial des différentes candidatures. Il va sans dire que les explications qui m’avaient été fournies ne m’avaient pas convaincu. On connaît maintenant la vraie raison. Il faut espérer qu’à l’avenir nos vaillants journalistes tirent définitivement la leçon de cet épisode peu glorieux et envoient balader, une bonne fois pour toutes, ces fameux "visiteurs du soir". La presse indépendante ne pourra qu’y gagner en crédibilité !

  4. L’incompétence politique…mène à l’implosion…

    Récemment encore j’écrivait ‘’La presse vogue, ondule, slalom, etc., en fonction du moment, du thème à développer, de sa rédaction, de ses visiteurs momentanés (personnalités nationales ou internationales) et mis à part quelques fines plumes dans quelques colonnes de quelques supports médiatiques en vue et en dépit de ses effort ne donne pas l’heure juste’’.

    Maamar Farah en fait partie. J’ai toujours apprécié ses chroniques et leurs contenus et je me demande ce qui passe par la tête (s’ils en ont une) des gouvernants algériens lorsqu’ils s’adressent à des relais aussi puissants que ces fines plumes ? Je me demande aussi ce qu’ils pensent lorsqu’ils regardent leurs homologues des autres gouvernements et qu’ils constatent que les puissants ont en moyenne 55 ans, qu’ils sont titulaires de diplômes universitaires, qu’ils rédigent et conçoivent eux mêmes leurs discours et qu’ils dialoguent avec leurs concitoyens (voir Poutine en Russie) ? Croient-ils vraiment que le citoyen Lamda est dupe ?

    Je me demande aussi ce que pensent Bouteflika et ses proches conseillers (militaires, frères et réconciliateurs incorrigibles) du respect des institutions et particulièrement de la constitution lorsqu’un Hugo Chavez a perdu un référendum et acceptait le verdict des urnes, que Poutine n’a pas touché à la sienne mais a eu l’intelligence de rester au pouvoir comme chef du gouvernement et que Tony Blair (et bientôt Bush pour les USA) a quitté le gouvernement de la Grande Bretagne sans rechigner ni à chercher à rester au pouvoir contre vent et marais ?

    Que dire aussi de ce qu’ils ont dans la caboche lorsqu’ils observent que les gouvernants des pays les plus industrialisés (G7) ont des compétences non seulement en politiques mais aussi en stratégie, en planification, en relations internationales, les sciences et les arts et bien plus dans des domaines aussi futuriste que les nouvelles énergies, l’écologie, et qu’après avoir exercé le pouvoir ils peuvent se recycler sans problèmes dans l’un ou l’autre de ces domaines ?

    L’incompétence des gouvernants algériens ne leur permet pas de comprendre que l’avenir de la politique appartient aux jeunes dont les connaissances sont abrégées mais restent universelles grace Internet et aux technologies de l’information et qui ont moins de 40 ans, que l’ère de la communication en temps réel est bien en place et que la nouvelle véritable révolution est celle du contrôle de la pensée globale, ignorer tous ces paramètres mène tout droit à une implosion que rien ne pourra éviter et personne ne sera le fou du Roi.

    Wahid Mokhtar

  5. Cher Maamar Farah, vous ne sera jamais le fou du roi et ce pour plusieurs raisons. D’abord vous n’êtes pas fou ; deuxièmement il n’y a pas de roi ; troisièmement vous êtes un homme libre, même si, comme beaucoup, vous avez cru, sincèrement que les choses allaient changer. Vous êtes de ceux qui aiment leur pays et qui ont toujours fait leur travail avec rigueur et sincérité. Je sais que vous n’avez jamais été « aux ordres » et vous avez d’abord apporté cette touche d’honnêteté à tous les journaux avec lesquels vous avez collaboré .Ne vous formalisez pas si vous ne pouvez plus « toucher les intouchables ».Bientôt, ce seront eux qui vous appelleront.Respect Maamar !
    elMenfi

  6. Je salue cette prise de conscience de notre ami Maâmar Ferrah et j’espère que les autres journalistes à qui on a fait confiance jusqu’au bout en 2004 fassent aussi leur mea-culpa. Nous avons besoin de ça pour ne pas croire que toute la presse est aux ordres et qu’il reste encore des gens dans ce pays qui combattent honnêtement ce régime, qui se trompent de bonne foi, qui le reconnaissent et qui disent simplement et courageusement "on se fera pas avoir une autre fois". Maintenant, nous les lecteurs des journaux indépendants qui ont été confortés dans notre choix de 2004 par vos articles nous ne vous en voulons pas (on le soupçonnait un peu que vous receviez des officiers qui vous disaient plein de choses) et on a pas honte de dire "ils se sont foutus de notre gueule".L’essentiel pour nous c’est qu’on ne s’est pas couché et c’est pas du "taghennanet", c’est à juste titre. Merci M. Ferrah et bonne continuation.

  7. Bonjour Maamar! Tout d’abord croyez vous vraiment que le système organisera des élections présidentielles sans qu’il soit sure de les remporter avec Boutef ou un autre ( Qu’on décongèlera pour l’occasion pour faire croire au peuple qu’il y a eu vraiment un changement démocratique) Je vous inviterai de voire le film intitulé NIXON ou le Président américain expliquait à une étudiante qu’il ne pouvait rien faire contre le système (La bête immonde)
    Chez nous c’est pire car la seule institution qui est bien organiser et structurer en algerie c’est bien le SYSTEME. La preuve IL N’A JAMAIS PERDU……

  8. Bjrs les gas,

    Il bien évident que la mécanique du système est bien huilé. Mais comme tout système il a ces points faibles.

    Tôt ou tard, Ils se casseront la gueule. Sert, nous allons perdre bien des batailles. Mais nous ne perdrons pas la guerre pour une Algérie pour son peuple.

    Le fait est, qu’il existe quelques journalistes, affichant leurs point de vue publiquement, qu’il existe des gens qui lise ces journaux, et commente ces derniers: est un signe qui ne trompe pas. Il est vrai que le peuple ne c’est pas encore totalement éveillé à cette vérité (le pouvoir ne sert que le pouvoir). mais le fait qu’il ya des gens qui on pris conscience de sa, suffit largement à me rendre serraient. Il n’ya qu’à voire, le nombre de personne qui vont voté. Une courbe en constante décroissance. tout les ingrédients ce mette en place. Serte, on pourrait dire, que ce scénario c’est plusieurs fois réalisé mais au final, rien ne c’est passé. à cela je répondrais. que le changement ne ce fait à l’échelle d’une année, d’une décennie, mais à l’échelle d’une vie humaine.

    soyer en sure. Tout pouvoir établie à un commencement et une fin. à nous de faire en sorte que le règne de l’ignorance et de la stupidité finissent, et que la transparence et la démocratie règne.

    Pas besoin, d’une recette miracle pour ça. Il n’ya qu’une seul chose à faire toute simple. Discuter, accepter le point de vue de son prochain. et faire en sorte d’avoir une position bien pensé dans l’intérêt de tous. fait appel à votre bon sens.

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