Lettre programme à tous ceux qui ont à cœur de sauver l’Algérie

Attention ce que j’exprime n’est pas mon espoir, mais des prévisions avec beaucoup de fiabilité que confirment, d’ailleurs, les événements intervenus dans la région durant cette année 2011. Sans être exhaustif, les principaux maux dont souffre l’Algérie sont :

La perte de la morale collective

Le changement signifie le lancement d’un programme ambitieux d’éducation citoyenne pour passer à une société qui repose sur des lois et des règles saines, où les individus se font confiance lorsqu’ils inter-agissent, où la bonne éducation et le travail sont des atouts de la réussite sociale et individuelle, où la justice prévaut et où la malhonnêteté, le vice et la brutalité sont proscrits comme mode de progression dans la sphère publique et dénoncés et combattus dans la sphère privée.

La généralisation de la corruption à tous les secteurs d’activité

Le changement signifie l’installation d’un nouveau système de transparence dans la gestion des affaires publiques. Le système sera mis en place graduellement avec le souci maximum de pédagogie pour permettre à tous de s’y adapter progressivement et à s’y conformer au-delà d’une période de grâce suffisante. Ce n’est qu’après la période de grâce, clairement affichée, que des institutions performantes et non des individus, quel que soit leur niveau dans la hiérarchie de la nouvelle gouvernance mettront un terme aux défaillances de ceux qui refusent de se conformer aux nouvelles règles de transparence dans la gestion des affaires. La garantie du traitement équitable sera assurée pour tous, dans le seul respect de la loi.

La pauvreté

Le changement signifie la mise en place d’une véritable politique sociale moderne à même de mobiliser tous les citoyens autour d’une approche axée sur la lutte contre la pauvreté, la préservation de l’environnement et la justice sociale. Cette politique sociale n’est pas la charité, elle consiste en une stratégie globale contre la marginalisation en encourageant la participation des pauvres à l’essor économique. Elle passe par un investissement massif dans la santé, l’éducation, les autres services sociaux afin de libérer le gisement de créativité et de participation économique de nos concitoyens complètement marginalisés aujourd’hui.

La pénurie prévisible des ressources naturelles non renouvelables que sont les hydrocarbures

Le changement c’est une économie compétitive qui assure la protection des individus et un développement individuel et collectif harmonieux. Le programme de mise en œuvre de cette économie s’appuiera sur une politique rigoureuse et efficace de transformation du capital naturel non renouvelable (les hydrocarbures) en un capital humain générateur de flux de revenus stables et durables. Cette politique comprend notamment la réallocation d’une partie significative des investissements excessifs actuels dans les infrastructures vers des investissements ciblés dans le secteur productif de biens et de services, mais surtout des investissements de plusieurs milliards de dollars dans les ressources humaines (éducation, savoir, compétences…), afin de promouvoir une génération d’entrepreneurs possédant la capacité de leadership, la moralité, l’intelligence et le jugement, et de former des cadres gestionnaires à tous les niveaux dans les entreprises et l’administration. La relève des cadres dirigeants partant à la retraite doit être assurée en urgence par le biais d’ambitieux programmes de formation et de promotion de la relève pour compenser la trêve remarquée pendant deux décennies dans la formation des cadres. Cette politique a été suivie avec succès dans les pays émergents qui ont connu cette phase de développement, la Chine notamment. C’est aussi la constitutionnalisation de l’utilisation des réserves d’hydrocarbures. Je le répète aujourd’hui, il faut bien considérer que chaque baril ponctionné sur les réserves non renouvelables est, au départ, une perte pour la nation. Une fois qu’il sort du sous-sol, il ne fait plus partie du patrimoine des générations futures.

La dérive d’un Etat défaillant vers un Etat déliquescent

Le changement, c’est la mise en place d’un système de gouvernance dans lequel les citoyens puissent s’exprimer et sanctionner, c’est-à-dire, où les citoyens ont les moyens d’exiger des comptes de la part de leurs gouvernants et d’en recevoir effectivement. L’année 2011 verra, je l’espère, tous les citoyens algériens prendre conscience que notre salut en tant qu’Etat et nation ne peut venir que d’un système démocratique et d’une forte participation citoyenne aux prises de décision, à tous les niveaux.

L’isolement diplomatique dans un monde de plus en plus globalisé, d’une Algérie dépassée et marginalisée, en queue des classements internationaux dans tous les domaines

Le changement, c’est une nation sûre de ses atouts et capable de défendre ses intérêts bien exprimés, bien compris et bien intériorisés dans la course mondiale actuelle. Aujourd’hui, la puissance d’une nation se mesure par sa capacité d’innovation et la qualité de son système éducatif et de son système de formation de managers. A ce titre, l’on peut considérer que les expériences menées, ces vingt dernières années par des nations comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, véritables pays continents, dessinent des perspectives de développement dans d’autres parties du monde, à travers des groupements sous-régionaux tels que le Maghreb. Celui-ci, en raison de son appartenance à une culture et à une civilisation communes à l’ensemble des populations qui le composent, peut s’ouvrir globalement sur le monde en cultivant une relation homogène avec les autres pays, au sein d’une organisation adéquate que nous nous appliquons à mettre sur pied. Par ailleurs, notre orientation maghrébine sahélienne nous offre des opportunités et nous impose des obligations.

Le risque de dislocation de la nation et le partage du territoire

Des forces significatives appellent de plus en plus ouvertement à l’autonomie de certaines régions, voire le partage du territoire. Il faut s’en inquiéter sérieusement. La situation de non-gouvernance actuelle conforte la forte probabilité de vivre en même temps la violence sociale et la violence terroriste. C’est alors la trappe de misère permanente et la porte ouverte à la dislocation de l’unité nationale et le danger sur l’unité du territoire. Dans le cas de l’Algérie, et dans l’état actuel des choses, cela interviendra avec la baisse sensible des capacités d’exportation d’hydrocarbures que je situe entre 2018 et 2020. Mais avec le mélange détonant de pauvreté, de chômage chez les jeunes, de corruption généralisée et de perte de la morale collective, elle peut intervenir à n’importe quel moment. Le changement, c’est la mise en place d’une période de transition pour la sauvegarde de la nation et la préservation des intérêts des générations futures. Ce sont là les sept programmes d’urgence sur lesquels doit se construire le changement. De même que les trois dossiers fondamentaux : la refondation de l’école, la refondation de l’Etat, la refondation de l’économie. Si le changement de tout le système de gouvernance est sollicité par la grande majorité des forces vives, comment le réaliser ? Avec l’expérience tunisienne et égyptienne, nous avons le mode opératoire du départ des symboles du pouvoir, notamment le chef d’Etat. Il s’agit de quatre leçons qui définissent quatre hypothèses de travail solides parce que construites à partir d’expériences vécues, à savoir, la capacité des citoyens à changer le régime, les pressions multiformes exercées sur les tenants du pouvoir, la neutralité positive sinon encourageante des forces armées et des forces de l’ordre et l’accès facile aux instruments nouveaux de mobilisation, nous savons la voie à suivre pour assurer le départ des symboles du pouvoir. Nous avons le mode opératoire pour faire partir les premiers responsables du régime actuel. C’est certes, une condition nécessaire, mais elle est loin d’être suffisante pour réaliser le changement.

Alors, une fois le départ des chefs réussi, comment faire pour réaliser le changement ?

En réalité, le changement se fera en deux étapes : celle du départ des symboles du pouvoir en place qui se réalise dans la mobilisation des masses et particulièrement la jeunesse, celle de la réalisation du changement qui nécessite la mobilisation des compétences nationales en symbiose avec les forces de la première phase. Dans cette deuxième étape, la réussite du changement passe par la mise en place d’une période de transition et de sauvegarde selon le programme suivant.
1- Organiser une conférence nationale pour le changement composée des éléments du pouvoir capables de saisir l’opportunité de leur propre sauvegarde et celle du pays, d’un côté, et des personnalités ayant une présence de caution au sein de la société et disposant d’une respectabilité, de l’autre, pour le choix d’un Haut conseil de l’endiguement de la crise (HCEC), composé de 5 à 6 personnes, avec pour mission en trois mois :

D’élaborer une feuille de route pour l’endiguement de la crise et la préparation du changement du système de gouvernance ; lancer un grand programme de communication pour expliquer la mission du HCEG avec l’ouverture d’un débat à toutes les composantes de la société. Ce programme de communication n’aura de crédibilité que s’il est précédé de la levée effective et non cosmétique de l’état d’urgence, l’autorisation de création de partis politiques nouveaux pour l’implication de la jeunesse dans le travail politique et l’ouverture du champ médiatique avec la possibilité de création de nouvelles chaînes de télévision et de radio en dehors du contrôle du pouvoir ; sélectionner et préparer à la nomination les membres d’un gouvernement pour l’endiguement de la crise (GEC) qui aura pour mission la mise en œuvre des feuilles de route établies par le HCEC et la préparation du changement sur une période de 12 mois.

A la fin de la période de trois mois, interviendra la nomination du gouvernement GEC avec des missions rigoureusement consignées dans des feuilles de route pour chaque secteur, et bien entendu, les sept programmes ainsi que les trois grands dossiers déjà présentés plus haut. Il aura à préparer pour la fin de la période de sa mission, un référendum sur la Constitution, des élections présidentielles anticipées et des élections législatives. Les membres du HCEC auront pour mission durant ces douze mois, la mise en place d’un système de contrôle de la réalisation des missions confiées au gouvernement GEC. De même, la continuation des débats et des consultations avec toutes les catégories de la population pour la rédaction d’un projet de révision de la Constitution qui sera soumis à référendum à la fin de la période de douze mois.

Aux tenants du pouvoir, il faut dire :

  • Le train du changement est en marche ; le freiner ou le retarder ne fera qu’aggraver la situation et en premier lieu votre propre salut ;
  • le choix est évident : anticiper la catastrophe ou la subir ;
  • la rente est un moyen de se maintenir au pouvoir qui deviendra bientôt l’accélérateur de sa destruction ;
  • vous devez reconsidérer tout le problème du changement à la lumière des derniers événements dans la région et ainsi préparer une sortie honorable ;
  • depuis le début de 2011, bien des choses ont changé et le monde est de plus en plus en éveil ; la peur est passée du côté des citoyens vers celui des autocrates ;
  • les réformes qui n’ont pas été réalisées en douze ans d’exercice du pouvoir le seront-elles en quelques mois ?
  • Mais quel est l’homme d’Etat au pouvoir qui est capable de faire entendre raison aux autocrates et leur faire comprendre et accepter la nécessité du changement ?

Aux forces du changement, il faut dire :

Bien que convaincus de l’inéluctabilité du changement, les tenants du pouvoir, ne veulent pas, n’osent pas ou n’ont pas la force morale pour affronter les intérêts puissants qui s’accommodent du statut quo, derrière les rideaux ; entre un pouvoir autiste et fermé à toutes les revendications et des forces vives de la nation décidées à défendre leurs droits à la liberté, le choc est inévitable ; le pouvoir s’imagine que par la dilapidation des ressources financières, la corruption et une répression mieux organisée, il peut s’assurer des allégeances et acheter la paix sociale ; il est fort probable que si les autocrates ne se ressaisissent pas à temps pour prendre les devants et rechercher avec les forces du changement, des compromis honnêtes et sérieux que nécessitent les circonstances et que commandent les intérêts partagés, la jeunesse maltraitée, humiliée, menacée de perdre son âme, embrase tout le pays, à l’image des incidents du début de cette année 2011 ; les autocrates semblent vouloir vendre l’idée que l’Algérie est différente des autres pays de la région et que ces revendications répétées ne sont que des remous passagers. Alors en gagnant du temps, ils pourront conserver toutes leurs positions. C’est le sens qu’il faut donner au dernier discours du président de la République ; hier la lutte pour l’indépendance s’est appuyée sur le nationalisme au niveau local et sur la décolonisation au niveau international, aujourd’hui, la lutte pour la libération de l’individu s’appuie sur la citoyenneté au niveau local et sur les droits universels à la liberté et à l’émancipation au niveau international. Les temps, les espaces, les environnements sont différents mais les processus sont les mêmes. Hier, c’était la lutte armée pour chasser l’occupant sourd à toute idée de négociation ; aujourd’hui, c’est le combat citoyen pour changer le système autocrate, répressif, sourd à toute idée de dialogue, par une mobilisation pacifique qui s’exprime dans les marches, les rassemblements, les manifestations et les grèves.

J’appelle tous ceux qui ont à cœur de sauver l’Algérie, quels que soient la position et le lieu où ils se trouvent, quelle que soit l’institution à laquelle ils appartiennent, à se mobiliser, réunir leurs forces pour la réalisation des objectifs tracés dans cette lettre programme dans les plus brefs délais. Nous sommes déterminés à aller dans cette direction, d’autant plus courageusement que le peuple ne croit plus en la sincérité des systèmes de pouvoirs actuels et réaffirme sa conviction que l’heure des réformes de façade est largement dépassée. Plus que jamais, le peuple exige le changement et veut éradiquer les stigmates des malheurs qu’il a endurés. De fait, tout est déjà en place pour assurer la fin de partie pour les gouvernants reniés par leurs peuples. La suite des événements pourra alors s’envisager dans un esprit nouveau, d’ouverture, de justice et de sagesse.

Une transition sera instaurée, comme diverses personnalités n’ont pas manqué d’y faire référence. L’heure est certainement grave. Cependant, le peuple algérien, comme il l’a déjà démontré, saura y faire face. Il saura surmonter toutes les épreuves et vivre sa modernité dans la sérénité et la liberté ! «Et qui est atteint par l’injustice, riposte.» Coran 39-42.

Dr Ahmed Benbitour

44 réflexions au sujet de “Lettre programme à tous ceux qui ont à cœur de sauver l’Algérie”

  1. Un plaisir de vous lire M. Benbitour, nous sommes nombreux à attendre le départ de cette secte, mais comment ? Le temps presse et les forces de l'OTAN se réuniront demain pour parler du comment faire? Avec qui faire? A quelle limite il ya lieu de faire? Et qui doit faire ?
    Le verbe faire aura des significations multiplesdu pacifique à l'ingérence et à la pert de la citoyenneté. Il faut prendre conscience que nous traversons une transition mondiale et une nouvelle géométrie physique de notre monde se dessine tranquillement par des puissants sur le compte des impuissants. Nous sommes impuissants par nos gouverneurs qui n'ont de puissance que la répression de leur peuple et la confiscation de ses droits a la vie, à la paix et a ses richesses.
    M. Benbitour, il faut que les forces propres de notre pays se mobilisent autour de la sauvegarde de la nation de la préservation de son independancce et de la libération de notre peuple du joug de la HOGRA et de remettre le pays sur le chemin de la légalité.
    Une légitimité historique mise à terre par ces bandits.
    Notre pays est à la porte de la décomposition, de la guerre civile. Notre peuple est dans la misère ses enfants sans avenir, un système d'éducation qui rend nos enfants sans intelligeance et sans savoir. La recherche scientifique est absente de l'enceinte universitaire, Des avocats, des juges, des commissaires, des journalistes, des officiers de tous les corps de métier ainsi que beaucoup de cadres de l'état ne parlent aucune langue vivante. L'industrie industralisante est anéantie, nos complexes industriels forment de cimetières a ciel ouvert sur le dos d'une facture qui se chiffre a de milliards de dollars. Un peuple qui n'a plus d'espoir dans l'algerie de demain.
    Il faut faire quelques choses pour ne as laisser les autres faites des choses a notre place. Il faut récupérer notre indépendance sans faire de la sous traitance avc des forces étrangères .
    La liberté pedue par la force se récupère par la force. Nous sommes au seuil de la dignité, nous n'avons plus de temps a la réflexion, notre devoir est de délocaliser ses dictateurs avec l'ensemble des alliés intra et extra.
    Le devoir de la patrie nous interpelle pour sauver la nation et être fidele au serment de novembre.

    Démos

  2. Monsieur Benbitour, nous avons tous à cœur de sauver l'Algérie ! D'ailleurs, en ce qui me concerne, j'ai lu votre contribution dans Le Soir d'Algérie du 23 août. Mais Monsieur Benbitour, pourquoi conclure votre texte par un verset du Coran ?
    Pourquoi continuer à canaliser l'Algérie dans l'imposture de la grotte, au lieu de l'éveiller pour l'arrimer au monde universel auquel nous appartenons tous?
    J'ai 36 questions à poser par rapport à votre appel. Je le ferais volontiers, si tant est que je sois assuré d'en avoir les réponses et que vous ne soyez pas rebuté de dialoguer avec un mécréant notoire mais dont le mal qui ronge son âme par rapport à son pays ne peut être mesuré par aucune jauge physique ou spirituelle. Go or not Go, M. Benbitour ?

  3. L'Algérie avise les nations unis et le CNT de l'accueil de la famille du dictateur.. l'Algérie ne reconnait toujours pas le CNT.. Medelci assiste au sommet de Sarkozy à Paris ou la Libye est représentée par le seul CNT..l'Algérie ne reconnait toujours pas le CNT… et enfin le ridicule qui frôle la bêtise: Medelci affirme que l'Algérie reconnaitra le CNT lorsqu'il formera un gouvernement qui représentera l'ensemble des sensibilités de la Libye.. on croit rêver.. c'est plus que la myopie.. c'est l'aveuglement et le déni de la réalité.

  4. Monsieur Prime Minister, nous estimons à leur juste valeur vos efforts à vouloir recoudre cette vieille fripe si usée que le colonialisme a bien voulu nous "léguer"..
    Ce dont l'Algérie a besoin, c'est une refonte totale du pays, sur d'autres bases. Pourquoi tant de débauche d'énergie à vouloir transvaser un océan avec une louche ? Pourquoi tant de peines qui ne font finalement que retarder la solution ?

  5. Voila ce que vous entendrez dans quelques semaines sur les chaines tv étrangères: " les rebelles du CNAT constitue des Kabyles, Chaouis de Constantinois et des Haut Plateaux algériens sont aux portes d'Alger et la mafia de Bouteflika se bouscule aux aéroports proches de la ville, les généraux ont déjà quitté le pays par divers moyens… l'Otan propose sont aide militaire aux rebelles mais…. " voilà M. Benbitour ce qui va arriver dans notre pays. Quand aux autonomies des régions c'est une très bonne chose ainsi personne ne marchera sur les plates bandes de personne.

  6. Monsieur Benbitour, vous citez le Coran dans cette phrase «Et qui est atteint par l’injustice, riposte.» J'aurais aimé vous voir l'appliquer lorsque le gouvernement a décidé de tabasser les citoyens du Bois des Pins pour avoir osé défendre leur espace vert. Je vous croirais aujourd'hui si vous vous étiez engagé auprès de ces victimes du pouvoir, en vous joignant aux manifestants, ainsi que d'autres "ténors" politiques, donneurs de leçons à partir de salons feutrés. Je suis quant à moi persuadé que lorsque le jour viendra, les Algériens, les vrais nationalistes feront la même chose que nos frères libyens et tunisiens en foutant dehors ces momies qui nous gouvernent.

  7. «Et qui est atteint par l’injustice, riposte.» Coran 39-42. Avec votre conclusion vous dédouanez le terrorisme Monsieur Benbitour.
    «Des forces significatives appellent de plus en plus ouvertement à l’autonomie de certaines régions, voire le partage du territoire» Il faut appeler un chat un chat, si vous voulez parler du MAK dites le ouvertement Monsieur Benbitour, cette culture de faire attention à heurter la sensibilité de nos politiciens, est contre productif Monsieur L'ex-premier ministre.
    Si Mass Ferhat appelle à une autonomie large de la Kabylie, chose que je trouve normale par rapport au FLN post indépendance, par contre il n'a jamais appelé à la scission de l'Algérie.
    Je viens de séjourner en Algérie, en Kabylie précisément, on est très loin du compte Monsieur Benbitour, vous ne pouvez pas réussir à déranger le peuple algérien, il est bien là où il est, tout le monde trouve son compte dans l'anarchie et l'immobilisme.
    L'Etat de droit se conjugue avec un peuple instruit, avec une classe moyenne, un enseignement de qualité ouvert sur l'universalité et non pas avec des mosquées climatisées. Je suis rentré dans deux mosquées avec au total 10 climatiseurs qui tournent en plein régime.
    Vous avez raison sur une chose, si on perd notre pays, on n’a pas un autre de remplacement, bonne continuation.

    Dahmane

  8. J'ai beaucoup de respect pour vous monsieur Benbitour et je ne doute pas un seul instant que des hommes comme vous ou Ahmed Ghozali ainsi que Said Sadi et …. vous allez jouer un rôle determinant dans l'avenir de notre pays mais je constate amèrement que votre lettre est tronqué d un POINT essentiel et même je dirai un principe fondateur pour construire sur du solide – – Algérie de Boumedienne et de Bouteflika a été un fleuve mensonges – Donc ce principe est de rendre des comptes ou solder les comptes avec ces hommes pourris, pilleurs, corrompus et corrupteurs – et qui vont le jour de l'Aid à la mosquée publiquement, car quand vous parler de compromis au fait vous fermez les yeux sur tout ce qui s'était passé 50 années durant, ces gens la seront libre comme ça ?

  9. Je vous en prie, M. Kacem Madani, posez vos questions. Même si M. Benbitour n'y répond pas, les lecteurs du journal en bénéficieront d'une manière ou d'une autre. Je lis vos interventions avec un certain plaisir … et je sais que je ne suis pas le seul. Le fait que M. Benbitour ait conclu par un verset du Coran m'a quelque peu pris au dépourvu, moi aussi. Je lisais son analyse avec beaucoup d'intérêt, jusqu'à ce que je bute sur cette référence religieuse. Pouvons-nous faire confiance aux hommes et aux femmes qui s'appuient sur des préceptes religieux pour convaincre de la justesse d'un programme politique ? Nous est-il donc impossible de séparer les deux choses ? Peut-on espérer un jour remettre la chose religieuse à sa place, renvoyer dos à dos Dieu et ses prophètes, comme le disait Mouloud Feraoun et nous occuper réellement de politique ? M. Benbitour semble être quelqu'un de bonne foi, mais lire un verset coranique à la toute fin d'une analyse politique suscite en moi une certaine forme de méfiance et me met tout de suite en position de défense. Malgré moi. Cette référence religieuse (et pas n'importe laquelle puisqu'elle parle de violence et donc y incite) est-elle uniquement une tentative de brasser large et plaire au plus grand nombre ? Ou alors, s'agit-il d'un acte inconscient, dans le sens Freudien, qui révèle la vraie personnalité de l'auteur et son ancrage profond et viscéral dans la culture de la violence et de la poligion ? (le mot poligion, vous vous en doutez, est l'union contre nature de la politique et de la religion) En tout cas, je ne sais pas encore qui est qui dans cette Algérie.

  10. De toute facon, si les forces du changement ne font rien (ce qui est le scenario le plus probable), tôt ou tard, l'OTAN interviendra pour des raisons géopolitiques. Saddam n'a jamais cru a ce qu'il lui est arrivé. Idem pour Kadhafi. Le même sort sera reservé a El-Assad et après, j'espère, ce sera le tour à notre pègre. Sinon, la division territoriale sera la seule issue pour au moins sauver la seule région susseptible de devenir une petite démocratie au milieu de ce bled pourri.

  11. kacem madani je suis d'accord avec toi, j'ajoute: Algériens de toutes tendances je vous propose de ne pas rater l’occasion en or que nous venons de rater avec la Lybie. Nous n’avons pas organisé une marche de solidarité avec la Libye alors rattrapons nous : UNE MARCHE DE SOLIDARITE AVEC LA SYRIE ça vous dit ???? Stratégiquement parlant : la ‘’frontière entre l’Algérie et la Syrie est tellement mince que ce serait un acte porteur de changements dans les deux pays !

  12. Monsieur BB, vous rêvez ma parole ! Vous savez bien que les révolutions arabes sont l'oeuvre de jeunes et les élites n'ont embarqué qu'après avoir affaibli les pouvoirs en place. Tout ce que vous dites est connu de tout le monde et vous savez bien que vos suggestions n'aboutiront jamais et pour cause, car c'est la éniéme fois que vous criez au secours et aucun des zombies que nous sommes n'est pret à vous suivre. Il faut laisser faire les jeunes. Personnellement, je vous suggère de vous y prendre d'une autre manière, comme le font tous les jeunes(y compris les universitaires): Commencez tout d'abord par apprendre à faire le "flexage" et le "bipage", puis apprendre à rédiger "convenablement" un SMS comme le font tous les jeunes; avec des signes difficiles à maitriser vu votre âge, puis ouvrir un compte Facebook et vous inspirer de ce qui se fait par les jeunes puis essayez de poster quelques vidéos sur youtube histoire de vous familiariser avec cette nouvelle technologie et surtout contactez Benguenna, et donnez lui votre n° de portable, elle vous contactera au moment opportun pour lui soumettre votre programme. Ah j'oublie, il faut tout d'abord vous affilier à la congrégation des frères musulmans, jusqu'à preuve du contraire ce sont eux qui mènent les barques arabes. Pour cela, voyez avec nos amis égyptiens, car c'est le retour de l'empire ottoman avec sa baklawa.

  13. J'aimerais bien savoir ce que pense de ce texte Kacem. En ce qui me concerne, un seul mot me vient à l'esprit : tautologie.

  14. Tout comme nos omnipotents dirigeants «éclairés», M. Benbitour qui fut en son temps ministre et premier ministre, reste fixé mentalement au siècle dernier. Tout comme nos dirigeants, il est obsolète ou du moins largement dépassé par le temps. Tout comme nos dirigeants qui ne semblent pas être conscients des événements qui marquent la planète et qui nous proposent des solutions ponctuelles de replâtrage pour nous en sortir, M. Benbitour reprend le même raisonnement et propose de nous vendre de son côté un plâtre qui serait, parait-il, de meilleure qualité. En fait, tout comme nos dirigeants «illuminés», M. Benbitour semble de toute évidence avoir l’esprit bloqué et culturellement colonisé par le «jacobinisme» français et le «nationalisme» arabe. Pourtant, un simple tour sur internet nous permet de vérifier que dans le top10 des plus grands pays (par la superficie bien-sûr, car il ne faut pas rêver), seule l’Algérie n’est pas une fédération. Le pays qui occupait avant nous cette dixième place et qui se disait aussi «un et indivisible», c’est le…Soudan.

  15. Soyons sérieux monsieur l'ex-premier ministre, qu'avez-vous fait de sensé lorsque vous étiez aux commandes? Quelles sont les réformes que vous aviez initiées et qui ont été bloquées par vos supérieurs? Qu’aviez-vous proposé de concret et qui ont été les causes de votre "désistement" du poste que vous occupiez au sein de ce système que vous dénoncez aujourd'hui?
    Vous devez répondre d'abord à toutes ces questions pour convaincre le peuple que vous appelez aujourd'hui au soulèvement!

  16. Je suis déçu. Voilà un intellectuel qui a claqué la porte à la dictature lorsqu'on lui a confié le poste de premier ministre qui se trouve critiqué outrageusement, lorsque d'une manière périodique il propose des solutions afin de sortir pacifiquement de cette dangereuse situation. Cela s'appelle en ce qui me concerne chercher des poux dans la tête d'un chauve. Dommage, la sincérité ne paye pas apparemment, il faut être comme ces politique véreux et démagogues pour que le message passe.
    Si c'est là une position générale, nous risquons d'attendre longtemps avant que les choses ne changent. Cordialement.

  17. Un peu plus sérieusement. A. Benbitour, si on en croit sa lettre –programme, propose de réaliser en deux ans, ce que nous n’avons pas su faire en vingt. Rien que le chantier de la reforme du système éducatif est en soi, une petite révolution. Je vois mal comment un gouvernement de transition, quand bien même emmené par A. Benbitour arrivera, en un temps réduit, à nettoyer ces écuries d’ Augias. L’école est otage de l’idéologie et de l’incompétence(les deux vont souvent ensemble) .Des milliards de dollars ne suffiront à la transformer en école performante. Le courage, dont cet ancien le ministre aurait voulu que ce dernier revendique une école laïque seule à même de transformer la société des croyants en société des citoyens. Mais Benbitour a été à l’école de la définition globale par rapport à l’Occident et veut croire à cet islam des lumières qui quoique l’on dise, n’est qu’une vue de l’esprit. L’honnêteté intellectuelle aurait voulu qu’il dise, en parlant de la Chine, que l’école y est totalement laïque. Un autre aspect de ce manque évident de courage est qu’A. Benbitour, au lieu de préconiser la légalisation de nouveaux partis aurait dû appeler à la dissolution du FLN. Dissoudre le FLN est une condition, sine quoi non, par lequel le changement pourrait se produire. Tourner la page. Solder le passé pour produire au sein de la population le déclic psychologique libérateur qui forcera les algériens à se définir clairement pour leurs projets de société. Il est évident que dans ce cas, il faudra appeler à la barre tous les responsables de la débâcle algérienne. L’honnêteté aurait aussi voulu que monsieur Benbitour déclarât la réconciliation nationale acte de conspiration contre la nation dans ce sens qu’elle n’avait comme ultime but que de sauver le système FLN … Je comprends à la lecture de la lettre-programme qu’il est tout au plus question de donner un coup de « jeune » au système FLN .C’est le péché d’orgueil de pas mal de technocrates qui se refusent au « parricide ». Pour terminer, le FIS aussi avait inscrit en lettres d’or, le commandement coranique auquel se réfère monsieur le ministre. Sa riposte a stoppé net la volonté du peuple de s’affranchir du système FLN.

  18. Ce n'est pas mal M. Benbitour, Vous occultez seulement les raisons profondes de l'échec et de l'impasse où nous sommes et on vous comprend !…rares sont les hommes qui ont le privilège de dire la vérité . C pourquoi une lettre d'Ait-Ahmed m'aurait davantage donné quelques raisons d'espérer !…

  19. Arrêtons de denigrer toute bonne action même s'il n'a rien fait auparavant, ce monsieur a droit à son opinion, tant que que son appel est en faveur d'une vie démocratique. Au fond, nous sommes un peuple lâche qui ne cherche que les prétextes pour éviter tout engagement vers une Algérie meilleure.

  20. Le risque de dislocation de l'Algérie est plutôt dans le maintien du centralisme, de l'Etat monolithique, négateur des réalités hétéroclites de l'Algérie.
    La prise de possession des Algériens et leur maitrise de leurs territoires est le sens même du combat des novembristes. Les Algériens sont assez adultes pour le savoir. C'est de cette façon uniquement que les intérêts des générations futures seront préservés. En tout cas si l'entend par "génération future", tous les enfants algériens. Une remarque de style : il manque une bonne sourate au premier chapitre pour remonter un peu le moral collectif, et un hadith pour enterrer complètement nos modèles : Jugurtha, juba I, Tacfarinas, Les circoncellions, Koceila. Kahina… qui semblent absents des notes de M; Benbitour. Nous avons droit donc, à la place, à une bonne drvicherie orientale, réchauffé de surcroit.

  21. Monsieur Benbitour bonjour,
    D’ici deux à trois jours cet article ne sera plus affiché. Et c’est normal, un journal met à jour, tout le temps, son contenu, en fonction de l’actualité et des événements, qui évoluent d’une manière totalement imprévisible. La fonction principale d’un journal est d’informer ses lecteurs. Ceci dit, et vu l’extrême gravité de la situation politique, sociale et économique de notre peuple d’une part et les grands dangers qui le guettent, d’autre part, je vous suggère de créer tout de suite un site sur internet portant le nom : Lettre programme à tous ceux qui ont à cœur de sauver l’Algérie ; afin que tous ceux et toutes celles, comme vous et moi, qui ont à cœur de sauver l’Algérie, puissent apporter leur contribution. N’oublier pas qu’il s’agit de l’avenir de toute notre très grande nation au sens strict et large du terme. Il va falloir apporter une solution aux problèmes de notre peuple, depuis la nuit coloniale. Il ne faut pas se précipiter, pour déjouer le complot colonial permanent français, en application, à ce jour et éviter ses pièges génocidaires.
    Il faut laisser un peu de temps ( au minimum 3 mois) à toutes nos compétences, en laissant le site internet suggéré, ouvert, afin qu’elles puissent répondre efficacement et très rapidement aux attentes de notre peuple avec toutes ses composantes et par conséquent sauver notre pays l’Algérie.
    Sans les hydrocarbures, le peuple algérien serait déjà dans l’au-delà, avec toutes les conséquences dévastatrices, que cela implique. Le régime algérien illégitime et totalement incompétent et profondément corrompu est incapable de changer la situation actuelle.
    En effet, le peak Oil de l’Algérie sera atteint dans moins de 20 ans. La population algérienne dépassera les 40 millions. L’Algérie sera condamnée à importer tous les types de carburants et les autres produits pétroliers. Ses revenus pétroliers chuteront d’une manière très importante et par conséquent, elle sera dans l’impossibilité de répondre aux besoins de toute la population algérienne, à tout point de vue. Ce sera l’au-delà, pour le peuple, si on ne prépare pas l’après pétrole tout de suite.
    En ce qui me concerne, Je suis comme vous Monsieur Benbitour, j’ai à cœur de sauver l’Algérie. Sur le futur énergétique de l’Algérie, j’essaierai inchallah d’apporter mes idées et mon expérience, car des choix très discutables et irresponsables ont été faits, par des incompétents et pistonnés.

    Ce programme est perfectible. Je ne suis pas d’accord, pour faire appel, comme vous dites, à des éléments du pouvoir capables de saisir l’opportunité de leur propre sauvegarde et celle du pays.
    Rappelons nous, Boumédienne a curieusement bien fait appel, à la promotion lacoste, qui a mené le pays là où il est, après sa mort. Cette maudite promotion a appliqué à la lettre le complot colonial Français, qui vise à contrôler notre économie. Et quand on contrôle l’économie d’un pays, on contrôle ce pays. C’est le cas de l’Algérie actuellement.
    Il n’y a pas de place aux sentiments et à la moindre erreur, quand il s’agit de l’avenir de notre pays.Que dieu aide tous ceux et toutes celles, qui veulent sauver l’Algérie.
    Cordialement.

  22. Je complète mon précédent commentaire.
    Le FLN appartient à l'histoire de l'Algérie et à tous les Algériens. Aucun parti politique ne doit porter le nom du FLN. Les privilèges des anciens combatants doivent immédiatement disparaître. Et l'école Algérienne doit apprendre à nos enfants à réfléchir, pour créer, inventer et faire face avec nos idées, aux défis de l'avenir. Pour ce faire la formation des enseignants est à revoir de l'école à l'université.

  23. @Atuelpa: Welcome back mon ami ! Hâdi ghiba (!?). Le texte de Benbitour m'avait plongé dans une déprime pas possible, d'ailleurs j'en avais fait part dans une de mes réactions suite à l'interview de Boualem Sansal. J'avais utilisé le terme "confus", mais je crois que tu as su y coller le qualificatif qui lui convient le mieux, et que je rectifie à ma façon, si tu permet : Tau-khoro-tologie.
    (que Monsieur Benbitour prenne nos délires avec philosophie et sache en rire aussi !) Il y a une chose qui me déconcerte dans cette façon qu'ont nos politiques de construire des appels sous forme de rédaction et de rappel de l'état des lieux que le commun des Algériens connait dans ses moindres détails pour jouer à une sorte d "immamerie" insaisissable (qu'on me permette d'inventer ce terme, tant qu'à faire pourquoi se gêner ? Nos politiques ne se prennent-ils pas pour des imams qu'il faut écouter sans broncher croyant nous delivrer un message sous formes de "versets" indiscutables !?) .
    Sur les 36 questions que le texte m'inspire, que notre ami Hattab Malik me pardonne si je n'en pose qu'une seule, pour l'instant, d'ailleurs vous en posez un certain nombre vous-même aussi : Monsieur Benbitour, que pensez vous de l'idée d'un Etat laïque en Algérie ? Et, corollaire incontournable, pourquoi la laïcité vous fait donc si peur, vous-même ainsi que la quasi majorité de la classe politique, aussi bien celle au pouvoir que celle qui aspire au changement ?
    Je vous donne la réponse de Monsieur le ministre, sachant qu'il n'y répondra jamais directement : la laïcité est une invention de l'Occident, elle est donc de fait inadaptée à nos sociétés musulmanes.
    N'est ce pas Monsieur Benbitour ?
    Ama baâd!
    Le vaccin anti-rabique n'a -t-il pas été découvert par Pasteur, les antibiotiques par Fleming, l'Électromagnétisme par Maxwell etc, .ces découvertes sont elles donc inadaptées à nos sociétés ? Les applications qui en découlent, telles que la télévision, le téléphone, les moyens de locomotions modernes, etc. n'ont -elles pas été inventées par l'occident aussi? Pourquoi les utiliser alors ?
    Pourquoi donc faire un tri sélectif et ne prendre que l'aspect matériel, pour le confort de vie que cela procure à tout un chacun, et rejeter la plus belle avancée du combat des hommes, au sens universel: la laïcité ?
    La réponse est simple, la religion, cette imposture qui remonte à la nuit des temps, est votre fond de commerce à tous ! Ayez au moins l'honnêteté de l'avouer !
    Petite anecdote véridique : le pape Jean Paul II, était vraiment épris de science. Il décide un jour d'en avoir le cœur net par rapport au suaire de Turin, cette étoffe magnifique qui est sensée représenter le fils de Dieu et que l'Église présente depuis des siècles comme l'empreinte de l'ascension de Jésus vers le ciel pour rejoindre son père. Notre pape envoie donc l'étoffe, pour datation au carbone 14, au directeur d'un laboratoire américain.
    Quelques jours plus tard le résultat tombe. Au téléphone, le dialogue suivant entre le directeur de l'institut d'études de radio-activité et notre Pape :
    -Oui mon père, j'ai les résultats !
    -Et alors ?
    -Mon père j'ai deux nouvelles à vous annoncer, une bonne et une mauvaise ! Je commence par la mauvaise: Le suaire de Turin date du 13ème siècle après Jésus Christ mon père !
    -Et la bonne nouvelle alors ?
    -La bonne nouvelle mon père, c'est que personne ne me croira !
    Sur le même registre, chez nous. Dans les années 90, une anecdote circulait dans Alger: Il s'agit d'une famille qui part demander une fille en mariage. Les "zhommes"se rendent en grandes pompes, pour épater la future belle-famille, en Mercedes, dernier cri. Arrivés sous le toit du beau-père, les "khatibines" exigent, pour les palabres d'usage, de ne pas se mettre à table mais de s'accroupir sur des tapis, comme au temps du prophète, disent-ils. Le père de la fille, excédé par tant de zèle, leur lance : Si c'est comme ça, j'exige aussi que ma fille rejoigne sa nouvelle famille à dos de chameau !
    En conclusion : Les supercheries sur le dos de Dieu, Jéhovah ou Allah, ca suffit !

    Pour revenir à Benbitour, au delà d'un texte décousu, et de la référence coranique qui s'ensuit, et quel verset ! Comme le soulignent Dahmane Amazighe et Si-Mohamed : Allah yarham oualdikoum, que quelqu'un nous fasse une explication de texte du paragraphe suivant :
    "Il s’agit de quatre leçons qui définissent quatre hypothèses de travail solides parce que construites à partir d’expériences vécues, à savoir, la capacité des citoyens à changer le régime, les pressions multiformes exercées sur les tenants du pouvoir, la neutralité positive sinon encourageante des forces armées et des forces de l’ordre et l’accès facile aux instruments nouveaux de mobilisation, nous savons la voie à suivre pour assurer le départ des symboles du pouvoir. Nous avons le mode opératoire pour faire partir les premiers responsables du régime actuel. C’est certes, une condition nécessaire, mais elle est loin d’être suffisante pour réaliser le changement."

    Si cela n'est pas du "kalhou oua allahou, ahadou ouallahou, lam yalid oua lam youlad etc…." Je me demande bien ce que c'est ? Ouellah ya elkhaou que j'ai beau lire et relire cette phrase, je n'y comprends absolument rien ! Nada ! Nothing ! Walllou ! Achemek ! Rassurez moi que je ne suis pas encore atteint de la malade d'Alzheimer SVP ! A moins que cela soit une nouvelle forme d'expression, celle d'une Tau-khoro-tologie qu'il va encore falloir décoder pour des siècles à venir, à l'image du message de l'an 622 qui divise encore les GRands Ulemas de la grotte en l'an 2011 !. A toi de jouer mon ami Atuelpa, car il t'appartient désormais d'expliquer au monde ce qu'est la Tau-khoro-tologie !

    Bonne semaine à tous !

  24. Le projet est ambitieux, l'homme est intègre, digne et propre… son analyse est perspicace … manque un seul détail à cette analyse et pas des moindres : le rôle de la grande Mouette (je dis mouette) dans ce projet d'avenir … Les dégâts occasionnés par ces grandes mouettes est ravageur dans certaines contrées, où elles font la pluie et le bon temps. Mais surtout la pluie …. A bon entendeur ….

  25. M. Kacem Madani, tu as le droit de dire tout, même n'importe quoi!! (cest ça le sens de la démocratie entre autre). Mais permets-moi de rectifier certaines choses, à savoir que la laïcité n'est pas une invention occidentale, si on peut appeler ça une un invention ! mais un terme typiquement français pour désigner la séparation de l'Etat et de l'église depuis 1905, d'ailleurs cette laïcité n'inclut ni l'Alsace ni la Lorraine pour des raisons historiques!
    La plus grande nation occidentale hyper développée, en l'occurence les USA,est basée sur le fait religieux " God Bless ..", donc les problèmes de l'Algérie sont les effets dont la causalité est l'Algérien lui-même. La religion n'est pour rien et encore moins Allah !!

  26. Une petite remarque, à propos de la la laicité, la convergence étant une réalité dans une certain nombre d'idées et d'inventions, je vous suggère de lire Hanoteau et Letourneux, "La Kabylie et les coutumes kabyles".

  27. @ Ali Robert
    Votre commentaire est très pertinent. Comme vous dites, à juste titre d’ailleurs :
    « La plus grande nation occidentale hyper développée, en l'occurrence les USA,est basée sur le fait religieux " God Bless ..", donc les problèmes de l'Algérie sont les effets dont la causalité est l'Algérien lui-même. La religion n'est pour rien et encore moins Allah !! »
    Une partie de notre élite est de culture française et d’obéissance inconsciente française. Elle est incapable de se libérer de ce poison coloniale inoculé sciemment dans le conscient et même le subconscient des Algériens. Tout cela a formé une chape de plomb et un effet de serre intellectuel coloniale. Cela a généré une façon de pensée à la française, qui ne résoudra jamais les problèmes des Algériens. Il faut payer le prix très fort, pour se libérer de cette pensée. C’est pour cela que cette partie de cette élite au pouvoir ou en dehors du pouvoir, n’arrivera jamais à créer, innover, par elle-même. Donc elle n’arrivera jamais à trouver les solutions adaptées à notre pays. Elle mélange tout, laïcité, création purement française, difficilement applicable, même en France. Ces élites là ont créé des problèmes sans le vouloir, parfois, à la société Algérienne.

    Pour terminer, je reviens sur le fait religieux aux USA. Il est poussé à l’extrême. Même la monnaie américaine est concernée. D’ailleurs sur le billet vert (le dollar) il est écrit noir sur blanc « In God, We Trust » (nous croyons en dieu).

  28. Tiens, tiens ! Ça palabre toujours autour de Benbitour !? "Let's" papoter encore un peu alors !
    Inévitablement, quand une encyclopédie de la stature d'un Robert inspecte vos écrits, les chances d’échapper à toutes sortes d’erreurs sont quasiment nulles !
    Mais entre nous, que peuvent bien changer aux « Cheu-Meu-Leu-Belliqueux » Algériens, les « n’importe quoi » d'un simple citoyen qui ne porte, ni n'aspire à porter, aucun pan du destin du pays sur ses épaules?
    C'eût été (par pudeur, je n’ose même pas retranscrire la légendaire formule de Abdou B. dans sa version intégrale) bien plus judicieux d’analyser la lettre de Monsieur le ministre, et contribuer à un apport quelconque à son programme, lui qui se lance résolument dans l’escalade des collines du pouvoir. D'ailleurs, nos critiques, souvent crues certes, sont autant d'éléments qui devraient servir à affiner son discours pour lui donner un ton convaincant qui puisse rassembler aussi large que possible. C'est tout ce que nous lui souhaitons !

    Mais si nos politiques n'espèrent que des acclamations de réjouissance quand ils soumettent leurs programmes aux citoyens, autant s'adresser aux députés de l'actuelle assemblée, ou à des croyants assimilés dans une mosquée, ou encore à un auditoire de "simplets", mais pas aux lecteurs du matin!
    Ici, sur le matindz, chacun essaie d'apporter sa petite pierre pour essayer de contribuer à la construction d'un édifice solide pour notre maison commune, avec des critiques constructives, pas toujours bien taillées, certes, mais n’avons-nous jamais prétendu être de parfaits tailleurs de pierres ? Nos coups de gueules, aux allures parfois de "n'importe quoi " battent la mesure de nos déceptions et de notre impuissance à faire bouger les choses dans le bon sens, c'est tout ! Bonne chance Monsieur Benbitour, même si, encore une fois, votre lettre programme mérite d'être affinée pour lui donner un aspect lisible dès la première lecture !

    Allez Monsieur "Robert l'encyclopédie", faites donc des propositions complémentaires, au lieu de scanner les erreurs (détectées sous votre angle de vue, évidemment) d'un simple citoyen !

    Quant à la réaction de Simply, cet ami intime qui me rappelle deux charges de même signe qui se repoussent sans prendre le temps de se regarder en face pour se reconnaitre, c'est du déjà-vu et du réchauffé insipide qui résonne comme du Saladdin Sidhoum, tout craché !

    "God bless America", "In god we trust" sont des formules qui font partie de l'édifice social américain, mais le discours religieux n'apparaît nullement comme moteur dans la politique ou la société Américaines, lesquelles se construisent, depuis Thomas Jefferson, sur la base de "We hold these truths to be self-evident that all men are created equal" (Obama président, qui l’eût crû il y a à peine 20 ans ?) en opposition totale avec le fameux "khalknakoum daradjat" qui consiste à dire au pauvre: restes où tu es! C'est Dieu qui en a décidé ainsi! Et ça vous l'ignorez allègrement ! De plus, l'Amérique s'est construite à partir de la sagesse de ces hommes qui ont préféré fuir l’Europe pour sauver leurs enfants des guerres de religions stupides et ravageuses entre catholiques et protestants. Et à ce titre, je vous délivre un scoop, l'Europe est entrain de se reconstruire aussi sans le savoir, sur le même schéma, grâce à la soif de vie de Haragas de toutes sortes (ceux qui prennent la barque, ceux qui prennent l'avion, ceux qui prennent le bateau, etc…) pour fuir la stupidité du message de l'an 622 que le pouvoir érige en mode de fonctionnement depuis 50 ans et dont les islamistes de tous bords rêvent d’en intensifier les manœuvres !

    Quant à la serre intellectuelle, à laquelle vous faites référence, façon Ali Belhadj, avec des insinuations de "mort aux harkis", "mort aux hizb frança" etc. à peine voilées, elle ne prête pas à la moindre équivoque ! Pourquoi ces desseins obscurs de vouloir balayer tous ceux qui ne vous ressemblent pas, de cette terre ancestrale ? Mais, sachez qu'en ce qui concerne ma petite personne, je préfère vivre sous la serre du siècle des lumières, celui de Rousseau, Descartes, Voltaire ou Hugo, que sous la serre aliénante fabriquée dans une grotte, il y a plus de 14 siècles ! Qu'il est long, qu'il est loin ton chemin mon pays, c'est vraiment fatiguant d'aller où tu vas ! Je comprends de mieux en mieux le phénomène Harraga suicidaire, avec cette façon dédaigneuse et intempestive de stigmatiser les autres, juste parce qu’ils ne vibrent pas en phase avec les délires de la Grotte.
    Comment comptez vous concilier ces projets de sociétés diamétralement opposés que sont celui d'un simply qui croit avoir tout compris, au nom d'un Allah qu'il s'octroie comme ami intime, et celui de tant d’autres qui affirment mordicus que toute référence à Allah dans la chose politique n'est que pure supercherie? Trouvez donc le centre de gravité de ces forces, en opposition permanente, car c’est l'unique solution pour éviter l'effondrement du pays, et vous serez certainement président un jour Monsieur Benbitour ! Mais comme votre conclusion est un appel aux forces obscures, alors tant pis ! Nous continuerons à construire des barques pour nous échapper de l'emprise de ce trou noir qui semble vous happer tous. Espérons néanmoins que vous saurez "trouver et innover (par vous mêmes) sans le concours de « la minorité de déracinés et d'incapables que nous sommes » les solutions adaptées à notre pays"(dixit Simply). Vous êtes sur la bonne voie, encore quelques grains de sable à éliminer pour le bon fonctionnement de votre machine à aliéner et vous aurez réussi votre projet de faire de l'Algérie, un Iran-bis que l'estampillé Belkhadem s'acharne à échafauder depuis plus de 20 ans !

    Ah si Qoreish avait vaincu !

    @Akli Ath Laraath : Merci pour la référence! En 3 tomes, cela doit être une sacrée encyclopédie de nos coutumes ancestrales que les tenants d'une certaine imposture voudraient noyer à jamais dans les abysses des ténèbres Mahométanes!

    PS à nos amis du matin : Où est donc passée ma petite blague sur le mur de Jérusalem? Si vous l'aviez insérée, les esprits se seraient peut être calmés ? Rire des prières non exaucées, à la Mecque, à Jérusalem ou à Dar-Essalam, n'est ce pas un premier pas salvateur pour l'espèce humaine ?

  29. @ Kacem Madani
    Monsieur, je n’ai pas attendu votre réaction, pour apporter ma pierre à l’édifice. J’ai réalisé un projet important pour mon pays, dans les années 80, avec compétence et intelligence tout en innovant et en créant une nouvelle technologie, dans des conditions extrêmement difficiles, malgré les obstacles de certaines personnes régionalistes, au plus haut niveau, qui ne cherchaient qu’a saboter et bloquer. Ma réalisation sert toujours mon pays. Mon travail avait forcé, à l’époque, le respect d’un partenaire (une multinationale), qui m’avait fait une proposition, que j’ai refusée, car je souhaitais construire mon pays.
    J’étais obligé de quitter l’Algérie, comme tous les intellectuels, qui étaient menacés. La situation en Algérie était devenue très dangereuse.
    Je ne crois à aucun parti politique en Algérie, quelle que soit sa couleur, au vu de la démagogie politique et religieuse, qu’ils utilisent soit, pour rester au pouvoir, pour les uns ou pour arriver à ce même pouvoir, pour les autres.
    Je tiens à vous le dire ici. Je suis un démocrate.
    J’ai participé activement à la construction de mon pays, dans l’industrie. Et j’ai toujours à cœur de le construire, malgré mon âge. Et je le ferai inchallah, car je suis convaincu qu’il va droit dans le mur avec ce régime illégitime, qui n’a rien fait, pour préparer l’après-pétrole .
    Monsieur, il y a un dicton qui dit : Quand on ignore tout de quelqu’un, on devient son ennemi.
    J’ai débattu avec des intellectuels Algériens de très haut niveau, les problèmes que le colonialisme nous a laissés, pour bloquer notre développement et j’ai livré honnêtement et sincèrement le fond de ma pensée. Je ne veux pas que le peuple Algérien revive d’autres tragédies. Cela suffit. Il a beaucoup souffert.
    En analysant votre commentaire, j’ai trouvé vos propos hautains et irrespectueux. Je peux raisonnablement dire que vous manquez de beaucoup d’expérience. Vous n’acceptez pas certaines vérité, qui font avancer le débat dans notre société.
    Avec une mentalité comme la votre, vous n’arriverez jamais à appréhender les choses complexes de notre société Algérienne, globalement.
    S’agissant des formules qui font partie de l'édifice social américain, que vous répétez, je peux également vous dire, que vous ignorez beaucoup de choses sur d’une part, les vraies valeurs de la société américaine et d’autre part, la véritable histoire des USA.
    Ce grand pays de la libre entreprise, qui a donné de grands hommes, comme Benjamin Franklin ou Thomas Alva Edison, notamment, a beaucoup apporté à l’humanité.

    Pour finir, je vous dis simplement ceci : je ne souhaite plus débattre avec vous. Je souhaite passer à autre chose.

  30. Une feuille de route intéressante émanant d'un brillant intellectuel algérien et ex-premier ministre respectable si elle ne portait pas encore cette connotation religieuse qui sert à embobiner et embarquer tout le monde dans le même projet alors que nous savons tous qu'il y a un hic , un grand hic avec la mouvance islamiste que M . Benbitour a sciemment éludé dans son programme tout en en lui faisant appel par ce verset coranique de la fin qui ne dit rien en fait d'original que nous ne sachions. N'oublions pas que M.Benbitour avait déjà tenté de mettre dans son giron des islamistes fondamentalistes qui n'offraient aucune chance aux libertés démocratiques, à la tolérance et au respect des différences. La feuille de route de M. Benbitour est une condition nécessaire mais pas suffisante pour donner le bon résultat.

  31. Personne ici n'a eu le courage de désigner le capitalisme destructeur comme le mal absolu qui nous tue, nous le petit peuple… Vous admettez ce système, avec une sorte de fatalisme résigné désespérant, vous approuvez tous donc la règle qui veut que "le gros mange le petit" ainsi que la logique monstrueuse du capitalisme et vous rêvez seulement de lui donner le visage de la douceur en le cuisinant à la morale religieuse ou athée. C'est là où réside votre erreur à mon sens !
    Notez que dans la lettre de Mr Benbitour il n'est jamais fait référence au socialisme. C'est pourtant l'unique système politique et économique, avec la connaissance scientique, qui puisse briser l'échine du capitalisme et remettre un peu d'ordre dans notre société.

  32. Ce n’est pas sérieux, monsieur Benbitour. Vous vous êtes inspiré des cent propositions de Nabni, ces gens tombés du ciel qui veulent «sauver l’Algérie» sans nous dire d’où vient leur immense fortune ?
    En deux années, vous voulez sortir l’Algérie du gouffre où Bouteflika l’a plongée ? Soyons sérieux, monsieur l’économiste. Pour avoir ses cinq millions de touristes par an, la Tunisie a investi dans ce domaine pendant cinquante ans : investi en l’homme et en les infrastructures pour arriver à faire rentrer quelques milliards de dollars avec ses hôtels, ses plages, ses tours operators, ses sites archéologiques, son tourisme médical et esthétique… Il lui a fallu des décennies pour pouvoir exporter de l’huile, des olives, des fruits, et des décennies pour édifier une petite et moyenne industrie qui lui apporte quelques devises, et une culture moderne qui leur rapporte 600 millions de dollars dans le seul domaine du cinéma (location de sites, studios de tournage…)
    Nous, Algériens, importons tout, dont 80% de nos habits, slips compris ! Nous sommes dépendant du container pour notre bouffe et nos médicaments, nos semences, nos appareils, nos machines… En dix ans, Boutef a détruit tout le tissu industriel, créé par la colonisation et développé par Boumediène. Pour simplement rehausser le niveau de notre école, il faudra dix années au moins ! Je ne suis pas économiste mais votre texte me semble écrit à la légère, trop démagogique. Quand on s’adresse au peuple, on met plus de consistance : je croyais que vous aviez déjà un programme quand vous étiez ministre, maintenant je ne le pense pas.

  33. @Simply
    Je ne vois vraiment pas quel l'angle de lecture vous permet de trouver dans mes propos la moindre trace de ton irrévérencieux et hautain !
    Faut pas trop s'énerver khouya Simply, rana n'gasserou binatna bark!
    Mes ennemis ne s'appellent pas Simply, Benbitour, Ali Belhadj ou Amar Bouzouar !
    Mes ennemis s'appellent Intolérance, Supercherie, Hogra, Fraude, Imposture, Mystification, Religion, etc. C'est à dire tous ces concepts et ces ruses que les hommes utilisent depuis la nuit des temps pour dominer d'autres hommes !

    Anyway, good luck khouya, et sans animosité aucune !

    N'figh akane yak anfane, lamâana essaba yiwath,
    Ghma mi-smanagh lahssène yekerd ghouri ar-diyiwath !
    N'figh, adhvadlagh amkène, qîm aghma khêrz essarwath !
    Aït-Menguellet (Ayagu)
    A écouter ! A méditer ! A en pleurer !

  34. MADANI KACEM,
    SVP, pas de gloses inutiles!! Vous continuez à écrire n'importe quoi sous un style plus qu'ampoulé! encore une fois, vous avez le droit le plus élementaire de le faire dans cet espace démocratique qui est le matindz!, mais de grâce, acceptez que d'autres apportent des précisions et de relever des inepties. Que vous vous complaisez dans votre athéisme, c'est votre droit également mais ceci ne vous autorise nuellement à prendre les croyants pour des demeurés!!
    A propos, je vous propose de méditer ce qui suit:
    Un athé va voir un imam et lui dit: M. l'imam, je suis athé.
    soit, fut la réponse de l'imam, mais est ce que vous avez lui le Coran?
    L'athé répond : non
    Est ce que vous avez lu l'évangile et la Thora?
    L'athé répond : non
    Alors l'imam dit : vous n'êtes pas un athé mais un ignorant!

    BYE

  35. Ce qui est inutile pour les uns peut s'avérer bien utile pour d'autres ! Et si mes écrits vous semblent "ampoulés" Meuhssieur l'encyclopédie rien ne vous oblige à y jeter un œil de voyeur insatiable !

  36. Bonjour, azul Mr Kacem Madani, continuez ainsi, ne changez rien, je ne trouve rien à redire à ce que vous écrivez !, bien au contraire.

  37. @ ali robert, le soleil ne brille pas que sous d'autres oasis.
    Je vous aurais presque suivi si vous aviez mentionné notre mytholgie, nos croyances.

  38. Permettez-moi de vous dire que vous ne connaissez pas les USA, surtout si vous y viviez. L'Etat américain ne finance pas les activites religieuses et ne participe jamais à la construction d'églises ou autre lieux de culte. Quant à la fameuse expression "In God We trust", elle a déjà été remise en cause, c'est juste une question économique (imaginez ce que coûtera le fait de changer tous les billets de banque – dollars). Ne comparez surtout pas les USA à l'Algérie dont le president veut construire une mosquee de 5 milliards de dollars sand l'aval de quiconque, comme si c'était son argent…

  39. @Ali Robert.
    Il y a autant de musulmans que de non -croyants sur la planète (environ 1.2 milliards).Les religions sémitiques (judaïsme, christianisme et islam) représentent 3 milliards d'individus. Le reste (2.5 milliards) est à répartir entre bouddhisme, hindouisme etc…De prime abord il y aurait 4.2 milliards d'ignorants sur Terre. On estime que parmi les croyants tout au plus 10% ont lu leurs livres. Ce qui fait remonter le nombre d'ignorants à 90% de la population humaine (Sources Sidi Google).

  40. Les Algériens en général, les Kabyles naturellement moins prédisposés ont dès leur enfance été tellement marqués par l'éducation religieuse qu'ils ne tolèrent aucune critique. Or un cerveau que la foi a façonné depuis la jeunesse reste longtemps, sinon toujours, inapte aux jugements critiques.
    C'est l'esprit de tolérance qu'il faut essayer d'etablir entre les Algériens… Nous avons tous le droit d'être ce que nous sommes sans que notre voisin puisse nous l'interdire au nom de ses croyances personnelles.

  41. Faudrait avant de faire haro sur Kacem, songer à soigner son propre style… Par exemple s'assurer que nos phrases ont un sens. C’est le minimum dû au lecteur et à la langue qu'on utilise. Il ne s'agit pas d'avoir la plume d'un Benchicou, soyons tranquille. Mais simplement d'être intelligible. Kacem écrit rarement n'importe quoi et jamais on ne l'a vu s'en prendre à ses compatriotes qu'il dépeint, la plupart du temps, avec beaucoup de tendresse et de chaleur (certains devraient se relire)…De plus ses interventions sont le plus souvent pleines d’esprit , d’intelligence et remarquablement documentées…Je lui dis :Merci d’exister.

  42. Perfect demonstration my friend ! A croire que 10% est le nombre d'or qui régule la destinée de l'homme sur terre. Nous sommes malmenés par 10% de religieux "lettrés" et gouvernés par un Président élu à environ 10% du corps électoral. "oua arsalna 10% de shayatines li-90% de kaffirines" ! Sadaku Allahou el-aadhim ! Let's "laïc" it ! Cheers !

  43. Bonjour,
    Je lis vos commentaires avec autant (voit plus) d'intérêt que l'article lui même. Tout d'abord, M. Kacem Madani, je suis assez d'accord avec vous, dans le sens ou l'on ne peut continuer à se cacher indéfiniment derrière la religion (d'ailleurs, en Algérie, on a souvent l'impression que c'est pour "faire bien").Il y'a un vrai problème là dessus, Il faut oublier le panarabisme et rendre aux Algériens leur identité vraie.Nous ne sommes pas des arabes d'Arabie Saoudite, non?!
    Par contre, la où je suis moins d'accord, c'est par rapport à la citation du Coran dans le discours de M. Benbitour.
    Comment, M. Kacem Madani, auriez vous réagis si à la fin de ce discours il y avait :
    «Et qui est atteint par l’injustice, riposte.» Ghandi (ou autre).
    C'est une belle phrase, qui a du sens, peut importe d'ou elle vient.
    Il ne faut pas oublier qu'avant d'être "politique", l'islam est une source spirituelle et philosophique personnelle, comme une autre. Son détournement n'est que le résultat des personnes.
    Bonne soirée.

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