Ben Bella révèle…

Dans son édition de cette semaine, Jeune Afrique a accordé quatre pages à l’ancien président algérien Ahmed Ben Bella. Fidèle à lui-même, Ahmed Ben Bella a exprimé un certain nombre d’idées qu’on lui connaissait depuis pas mal d’années. Ravaudant par ci certaines casseroles qu’il traîne et revendiquant par là un fait, une amitié ou une admiration.

Situation du pays. Ben Bella ne souhaite pas de printemps algérien. « Je ne voudrais pas… Nous avons quelqu’un qui est là, je préfère que cela reste comme cela », lâche-t-il. Il est conséquent avec lui-même, car pourquoi voudrait-il le changement vu sa situation, ses privilèges et son amitié avec le président. Ben Bella ne voit pas qui pourrait remplacer l’actuel locataire d’El Mouradia. « Il y a des moins et des plus chez lui, pour l’instant c’est le moins mauvais et je m’en contente », confie-t-il à au journaliste Renaud de Rochebrune.

Bouteflika. Sur son amitié avec le président donc, l’ancien président est prudent, maniant les mots avec soin pour ne pas incommoder son ami. Il confie que « nous avons quelqu’un qui est là, je préfère que cela reste comme ça ». Autrement dit, l’Algérie tient en lui l’homme providentiel qu’il faut garder à tout prix. Décidément, on n’est pas sorti de l’auberge ! Mais comment se peut-il autrement quand on sait tous les égards dont l’entoure Bouteflika depuis son arrivée au pouvoir. La seule chose qui semble déranger Ben Bella c’est plutôt le célibat du président. Il regrette « qu’un homme de son âge ne soit pas encore marié (…) il n’est jamais trop tard pour bien faire», ajoute-t-il. Ben Bella a plusieurs fois dit avoir pardonné aux juintistes de l’avoir déboulonné. Paternel, il précise : « je voudrais qu’il ne lui arrive rien ».

Mais rappelons-nous, c’était la décision de limoger Bouteflika alors ministre des Affaires étrangères, en mai 1965, qui avait précipité la chute du président et l’avait conduit à la case prison pour 14 ans. Tous les témoins de l’époque se souviennent de l’empressement de l’actuel locataire d’El Mouradia auprès de Boumediene pour défaire Ben Bella.

La Révolution. Bon prince donc, Ben Bella ne tient rancune qu’à Abane Ramdane, qui l’aurait empêché de prendre part au congrès de la Soummam. Les écrits restent cependant. Contrairement à ce qu’il avance dans l’entretien, il avait même salué son élimination dans un courrier aux responsables de la révolution. La haine recuite de l’ancien président pour certains n’a décidément pas de limite. Du haut de ses 94 ans, l’ancien président pense que Mohamed Boudiaf est, lui « zéro sur le plan militaire ». Plus loin, il précise que la révolution aurait pu être plus courte, « mais nous avons fait énormément de conneries… » Puis déclare satisfait : «Je suis peut-être celui qui s’est le moins trompé ». Au journaliste qui l’interrogeait sur l’arrivée de Gaulle au pouvoir, Ben Bella déclare que «c’est une bonne chose,… Cela n’a rien à voir avec le fait qu’il m’avait décoré lors de la seconde guerre mondiale à Monte Cassino ».

Socialisme. Pour le premier président de l’histoire de l’Algérie indépendante, le choix du socialisme était le bon. « C’était un socialisme fondé sur l’autogestion ». Content de sa décision, il ajoute que « c’était ce qu’il fallait faire ». Point d’autocritique donc.

Maroc et Tunisie. Le changement radical dans à la tête de l’Etat tunisien n’est pas une « révolution » aux yeux de Ben Bella. Il doute que les Tunisiens soient capables de réaliser une révolution. Contrairement aux Marocains qui « eux sont de vrais combattants » et « pas des poules mouillées ». Là encore, manifestement Ben Bella a la dent dure contre la Tunisie. Il lui préfère Nasser. La raison ? La lutte d’influence engagée par Habib Bourguiba avec l’Egypte pour peser sur les décisions de la Révolution. Hassan II était pour lui « un florentin ». « Il était impossible de faire cela (construire le Maghreb uni, NDLR) avec Hassan II ».

L’OS. Ben Bella avait remplacé Aït Ahmed à la tête de l’organisation spéciale en 1949 à la suite de la crise dit « berbériste». De cette période, Ben Bella garde surtout le souvenir de l’attaque de la poste d’Oran, source d’une polémique sur la paternité de l’opération avec Aït Ahmed. « J’ai volé de l’argent. Ajoutant, c’est l’OS qui a servi à faire le 1er novembre. » Quid du rôle de Hocine Aït Ahmed ? « Même si je respecte Aït Ahmed, beaucoup plus kabyle qu’Algérien », l’organisateur du hold up d’Oran « jusqu’au moindre détail c’est moi », révèle, fière, Ahmed Ben Bella à Jeune Afrique.

Synthèse Y.K.

46 réflexions au sujet de “Ben Bella révèle…”

  1. Cet être abject (la dine la mella) devrait la fermer pour toujours et je ne comprends pas comment, en 2011, certains journalistes trouvent intéressant de interviewer. Il nous a livrés pieds et poings liés aux Egyptiens, reniant notre personnalité, notre culture et notre dignité. Pour moi il est plus vile que le dernier des harkis. Lui et ses "geôliers" Boutef et Boukherouba nous ont menés directement de la colonisation à la dictature et à la soumission aux araboïdes égyptiens. Cet homme va jusqu'à baiser la main de celui qui l'a jeté en prison et ce pour une pension confortable. Les types de ce style ne méritent même pas qu'on s'y attarde. Le venin qu'il continue à injecter dans la société est à la hauteur de sa vilénie. Traiter les tunisiens de peureux alors que lui à son arrestation par l'armée coloniale, n'avait osé utiliser l'arme (un pistolet) qui était en sa possession. Il complète çà en traitant sidou Ait Ahmed d'être plus Kabyle qu'Algérien, lui le sujet de sa Majesté roi du Maroc ! C'est un comble.

  2. Pour un hold up je pense sincèrement qu'il n'y a pas de quoi être fier. "Aït Ahmed, beaucoup plus kabyle qu’Algérien " ! De la bouche d'un ancien président, c'est une honte. C'est dire le niveau intellectuel de ceux qui nous ont dirigés et … nous dirigent encore.

  3. On ressent vraiment le sous-officier qui fait l'apologie de sa propre histoire, même du haut de ses 94 ans il y a des hommes qui ont du mal à se remettre en question. La démagogie et le niveau du certificat scolaire deviennent des absolue sommet de la bêtise. On en rirait presque, c'est désolant , je ne veux manquer de respect a personne mais de tels propos ne devraient à mon avis même pas être rapportés. Même un pied dans la tombe la sincérité et l'honnêteté n'effleurent même pas ce genre de personne. Le conseil et le pragmatisme sont loin de leur esprit, pourtant l'histoire ne retient que les hommes de bonne volonté …pfffffffffff

  4. Ne lui donnez plus d'importance, laissez le s'éteindre comme un vieil éléphant de malheur. Pas d'occasion de lire ses écrits, ses mépris, encore un vieux démon.
    Je vous renvoie sur les bribes de vidéos des réseaux sociaux en attendant 2012 et les Archives : "on verra qu'elle chèvre elle possède des cornes".

  5. Voila un pantin désigné même par des gens sérieux comme le 1er président de l'Algérie. Le 1er vrai président c’est Ferhat Abbas avant l1962. Et après c’est Boudiaf puis Zeroual, les autres Ben Bella, Boumediene, Chadli, Ali Kafi, Bouteflika chacun d’eux était soit un pantin, un clown, un pitre, une marionnette, ou un guignol, ou tout ça à la fois. Mais qu’est-ce qu’ils ont fait pour l’Algérie ? Rien. Ils ont apporté malheur et désolation ; avec leur socialisme, l’arabisation, la falsification de la culture et de l’histoire de l’Algérie, la révolution agraire, etc.
    Ben Bella trouve à juste titre que les Marocains sont de vrais combattants, c’est sa marocanité qu’il fait parler, s’il était resté marocain il aurait été de ceux qui courbent l’échine devant la famille alaouite. L’Algérie a fait de toi (comme tes semblables) un homme et pas un baiseur de main. Ben Bella n’aime pas AIT AHMED et ABANE, c’est son problème. Mais aimer de gaulle qui était l e chef de l’armée française qui a massacrée 45000 Algériens du constantinois en 1945, démontre le niveau de ce personnage fière d’avoir combattu aux cotés de son colonisateur, et de sa médaille de décoration. Ben Bella est un raciste primitif qui n’aime pas les Kabyles tout comme Boutef, Boumediene, Chadli, Ali Kafi qui sont là en mission pour détruire ce pays. Abane mort assassiné par tes copains et amis. Et même mort, il vous dérange. Boudiaf a été tué d’une rafale dans le dos. Il est mort en martyr à la tête de l’Etat algérien. Ton ami Bouteflika et Oulid bladek peut rester à El Mouradia tant qu’il voudra, et se faire remplacé par son frère si ça lui chante, les Algériens s’en foutent. Ils en ont marre de vos mesquineries.

  6. Pourquoi ne dites-vous pas que Ben Bella est Marocain de père et de mère, il faut d'abord rappeler qui est cet imposteur qui ne veut en aucun cas du bien pour l'Algérie, placé par l'Egypte et la France, au pouvoir en Algérie, qu'il a détruit depuis qu'il a pris le pouvoir. Un Marocain qui a fait appel à tous les intégristes égyptiens pour massacrer l'école algérienne. Un Marocain qui a dit plusieurs fois "nous sommes arabes" au diable ce vieux chnoque marocain, qu'il aille en enfer dans son pays d'origine la Maroc.

  7. Il faut chasser tous ces Marocains d'Algérie le clan d'Oujda avec à sa tête le Marocain Bouteflika, son ami Ben Bella le grand traître et tirailleur au service de la France, contre la révolution algérienne, toute cette bande d'imposteurs voleurs les Ould Kablia, Ould Abbes, Khellil, Zerhouni etc, des imposteurs qui nous ont volé notre indépendance avec l'aide de l'Egypte et de la France, des grands traîtres auxquels il faut leur retirer la nationalité algérienne qu'ils ne méritent pas et surtout qui ne leur sied pas du tout, ce sont des voleurs d'identité et de notre indépendance, ils sont au service de la France, qui détruisent l'Algérie depuis 1962, ces assassins de nos vrais héros de vrais algériens. Il faut les juger et les expulser tous de notre terre l'Algérie qu'ils ont souillée par leur présence, leur imposture.

  8. Pour moi, il n'y a qu'un harki qui peut parler d'Abane, Boudiaf et d'Ait Ahmed de cette manière. Je vous rappelle M. Ben Bella que même si Ait Ahmed est plus Kabyle qu'Algerien à vos yeux, moi je vous répondrais que malgré ça il est et restera toujours plus Algerien que vous, que vous le vouliez ou pas !!!

  9. Sincèrement, j’espère qu'Ait Ahmed lui répondra au moins pour défendre la mémoire de nos deux glorieux martyrs, lui qu'ils les connaît très bien, je trouve inadmissible de parler de nos martyrs comme ça sans aucune impunité, la société civile doit l’attaquer en justice !

  10. Cet individu, qui a depuis toujours le mépris des Algériens, continue à vivre chichement (une vraie sangsue) aux crochets de l'Algérie: YAKOUL EL GHALLA OUASSEB FEL MELLA!! Ce premier président qui insulte des grands hommes de l'Algérie révolutionnaire n'est pas digne de vivre là où il est. Il parle sous l'effet de la jalousie car il est bien loin de leur arriver à la cheville. Il faut le chasser car il avait reconnu sur El Jazira qu'il n'était pas Algérien. Qu'a-t-il apporté à l'Algérie ? Un ignorant!! Pas un seul livre pour nous raconter ses faits d'armes!! Par contre, sous sa coupe, à Oran nous les Kabyles on ne pouvait pas parler dans notre langue. Bon débarras!!

  11. Ce qui me fait le plus mal dans tous ça c'est que cet homme qui a été président de l'Algérie, même si au fond de moi je suis convaincu que Boumediene l'a mis en place pour gêner les autres prétendants en attendant qu'il prépare son coup d'Etat. Pour le reste je vais perdre mon temps à commenter les fantasmes et les reves de cette creature car il aimerait bien que ce qu'il dit soit vrai. Tu est le passé, tout le monde t'a oublié depuis longtemps. Tu est un fils du clan de Oujda, le contraire de ta part m'aurait surpris.

  12. Mass Ben Bella, SVP pourriez-vous nous expliquer votre déposition du 5 avril 1950 que j'ai recopié du site internet tenu par un pied noir, en l'occurence Monsieur Viala ? Suivre le lien vers le site:

    http://guerredalgerie.fr/
    Si vous êtes vraiment un algérien digne, vous devez ester en justice le contenu de ce site vous concernant. Alors parlant de l'affaire du hold up d'Oran, vous occultez le nom de Hocine Ait Ahmed par celui de Madjid, vous êtes un criminel de guerre, vous avez trahi les Algériens alors si vous avez vraiment un epsilon de nif, vous devez vous défendre ne serait-ce que pour votre image d'ancien président d'un pays qui vous a hébergé et donné tant de bonheur.
    Vous étiez un prisonnier docile parmi les cinq et aujourd'hui vous continuez à diviser les Algériens? Kabyle, Arabe, musulman, juif, chrétien, Chaoui, Tergui, Mzabi, etc, Vous vous êtes toujours donné le beau rôle mais Dieu vous réservera une bonne place au paradis. Dieu seul saura reconnaitre ces siens.

    Ci-dessous votre déposition du:
    5 Avril 1950 : Un hold up aux allures militaires est perpétué à la grande poste d'Oran en avril 1949. Lors de la capture de l'OS (des militants de l'Organisation Spéciale, la branche armée et secrète du MTLD) Ben Bella est arrêté. Sa déposition complète (il est prolixe) est enregistrée le 12 mai 1950.
    L'an mil neuf cent cinquante et le douze du mois de mai. Devant nous, Havard Jean, commissaire de la police des renseignements généraux, officier de police judiciaire, auxiliaire de M. le procureur de la République. Agissant en exécution de la commission rogatoire n°34 du 7 avril 1950 de M. Catherineau, juge d'instruction près le tribunal de première instance de l'arrondissement de Tizi Ouzou, étant subdélégué.
    Assisté de l'inspecteur officier de police judiciaire Tavera René de notre service. Pour faire suite aux renseignements contenus dans la déclaration de Belhadj Djillali Abdelkader Ben Mohamed, entendons le nommé Ben Bella Mohamed qui nous déclare : "Je me nomme Ben Bella Mohamed Ben Embarek, né le 25 décembre 1916 à Marnia (département d'Oran, arrondissement de Tlemcen), fils de Embarek Ben Mahdjoub et de SNP Fatma Bent El Hadj, célibataire. J'ai exercé la profession de cultivateur à Marnia. Actuellement, je suis permanent rétribué du parti politique MTLD. J'habite Alger, chez Mme Ledru, 35, rue Auber. J'ai fait mon service militaire en qualité d'appelé au 141 RIA à Marseille. J'ai fait la campagne de France 1939-1940, puis la campagne d'Italie. J'ai été démobilisé avec le grade d'adjudant en juillet 1945.Je suis titulaire de la médaille militaire avec 4 citations. Je n'ai jamais été condamné, je suis lettré en français et quelque peu en arabe. J'ai fait mes études primaires au collège de Tlemcen (EPS) jusqu'au brevet. Mes études terminées, je suis retourné chez moi, dans ma famille à Marnia, où j'ai aidé mon père qui possédait un café fondouk et du terrain de culture. J'ai été appelé sous les drapeaux en 1937 et, comme je vous l'ai dit plus haut, j'ai fait la campagne de France et d'Italie pour être démobilisé en juillet 1945. Pendant toute cette période, je n'ai pas eu d'activité politique. J'ai commencé à faire de la politique juste après ma démobilisation. Je me suis inscrit aux AML (Amis du manifeste et de la liberté) mais je n'avais aucune fonction particulière ni aucune responsabilité. Aux élections municipales de fin 1945 ou début 1946, je me suis présenté sur une liste d'union indépendante. J'ai été élu et c'est quelques mois après cela que j'ai été sollicité par le PPA pour entrer dans le parti et organiser une section politique à Marnia. J'ai organisé la section de Marnia, puis ai été chargé de prospecter la région en vue de créer partout des noyaux politiques. C'est ainsi que j'ai eu l'occasion de me déplacer à Sebdou, Turenne, Hennaya et Nemours. Je n'ai pas obtenu les résultats escomptés. Je suis resté à Marnia jusqu'au début de l'année 1948. Un mois environ avant les élections à l'assemblée algérienne (avril 1948) le chef de la région politique qui m'avait contacté m'a fait connaître que je devais aller à Alger me mettre à la disposition d'un certain Madjid. L'endroit de la rencontre, un café actuellement fermé, qui se trouve aux environs de Monoprix à Belcourt, le jour et l'heure m'ont été fixés. Je devais me présenter à ce café maure avec un journal. Je ne me souviens plus exactement de quel journal il s'agissait, mais je me souviens qu'il y avait un mot de passe. C'est ainsi qu'à l'heure indiquée, j'ai rencontré Madjid. Je le voyais pour la première fois. Il m'a dit dans les grandes lignes ce que le parti attendait de moi. Une organisation paramilitaire, superclandestine venait d'être créée et le parti me mettait à la disposition de cette formation. Je vous précise qu'à ce moment-là, le MTLD existait et que j'en faisais partie. C'est donc ce parti politique qui m'a mis à la disposition de cette organisation paramilitaire qui prenait le titre de l'OS (Organisation spéciale). Madjid m'expliqua en outre qu'il fallait obtenir la libération de l'Algérie par la force et que seule la violence était susceptible de nous faire atteindre l'objectif. J'étais désigné pour prendre la direction de l'OS en Oranie. Partout, dans les villes, je devais créer des groupes comptant un chef et trois éléments. C'est ce que nous avons appelé l'organisation "quatre-quatre".C'est au cours de contacts successifs que Madjid m'a expliqué le détail de ma mission. Durant mon séjour à Alger, j'ai fait la connaissance de Belhadj Djillali Abdelkader, Reguimi et Maroc. Avec Madjid, nous constituions une sorte d'état-major qui devait élaborer le plan d'instruction et de formation militaires. Belhadj Djillali était chargé de la rédaction des cours d'instruction militaire que nous supervisions, approuvions ou modifions en séance de comité. Quelques mois à peine, après les élections à l'assemblée algérienne, pour mettre en pratique ce que nous avions élaboré en théorie, avec le chef national Madjid et le comité d'état-major, nous avons décidé d'effectuer un peloton d'instruction à la ferme de Belhadj, au douar Zeddine, près de Rouina. Nous sommes restés là sept jours au cours desquels nous avons fait des exercices de tir au "colt" et de l'instruction individuelle technique du combattant. Nous disposions de deux "colts" dont l'un appartenait à Madjid, l'autre à Belhadj. J'ai commencé à organiser à Oran où j'ai désigné comme chef un certain Belhadj, employé à la mairie, au service du ravitaillement. Puis j'ai nommé à Tiaret comme responsable de notre organisation un certain Saïd, tailleur. Par la suite, j'ai organisé Relizane, Mostaganem et Tlemcen. J'ai placé à la tête de ces trois derniers centres respectivement Benatia, conseiller municipal, Fellouh, gargotier, et un troisième à Tlemcen dont je ne me souviens plus du nom. Je suis resté à la tête du département d'Oran jusqu'en avril 1949. J'ai été rappelé par le parti à la politique. Durant mes fonctions de chef de département, je venais assez régulièrement à Alger où j'effectuais des liaisons avec Madjid. Nous nous réunissions environ une fois par mois pour faire le point sur la situation de l'organisation paramilitaire. Je retrouvais là mes camarades de l'état-major. Ces petites réunions mensuelles duraient deux ou trois jours et à chacune d'elle nous avions le soin de fixer le lieu, la date et l'heure de la prochaine.

    Au sujet des armes d'instruction de mon département, elles n'ont pas été livrées par Alger, mais achetées sur place. Oran disposait de quelques revolvers 7,65, de deux colts et d'une mitraillette allemande qui, je crois, est celle qui a servi à l'attaque de la poste d'Oran. Je vous parlerai plus tard en détail de cette affaire. Pour les autres régions, je ne me souviens plus de la nomenclature des armes, il n'y en avait pas beaucoup. J'ai été remplacé par Boutlelis Hamou à la tête du département d'Oran. A Alger, le parti m'a placé à la tête du CO (comité d'organisation). Ma mission consistait en la réception des rapports des différentes wilayas d'Algérie, que je transmettais au parti. En retour, j'adressais à ces dernières les instructions données par la direction politique.

    Les réunions de wilaya avaient lieu mensuellement et chacun des chefs apportait personnellement son rapport. J'ai assumé ces fonctions jusqu'en septembre 1949. A ce moment-là, le chef national de l'OS, Madjid, est passé au berbérisme et le parti, en la personne de Khider, m'a chargé de m'occuper de l'OS. Durant trois mois, c'est-à-dire octobre, novembre et décembre, j'ai donc cumulé les fonctions de chef du comité d'organisation et de chef national de l'OS. A partir de décembre, j'ai abandonné mes fonctions spécifiquement politiques pour me consacrer à l'organisation paramilitaire.
    J'ai été remplacé au comité d'organisation par Saïd Hamrani. Depuis la fin 1948, le coup d'Etat berbériste était en préparation, et peu à peu les rangs de l'OS se vidaient. Cette crise a atteint son paroxysme au moment où Madjid a été mis dehors par le parti. C'est, je crois, en juillet-août 1949. Quand j'ai repris l'OS, la situation n'était pas brillante. Alger se subdivisait en trois régions, Oran et Constantine en deux. J'ai dû supprimer cette fragmentation et les trois départements ne formèrent plus qu'un seul bloc. A la tête du département d'Alger, j'ai placé Reguimi Marc, avec comme adjoint, Larbi, celle du Constantinois, Belhadj. Djillali, conservait sous mon autorité la direction des trois départements en ce qui concerne l'organisation paramilitaire. A la tête du service général, en remplacement de Ould Hamouda, arrêté, je plaçais Yousfi Mohamed. A la suite de la démission du docteur Lamine Debaghine, l'OS a subi une nouvelle crise. Belhadj Djillali était mis en veilleuse et remplacé par Reguimi. Il était accusé de s'occuper beaucoup plus de son commerce que de l'organisation.
    Alger, Oran et Constantine étaient respectivement dirigés par Boudiaf, Abderrahmane et Larbi. Maroc était rappelé à la politique. Yousfi conservait toujours la direction du service général qui s'enrichissait d'un groupe sanitaire. Je sais que le réseau complicité passait sous la direction de Ben Mahdjoub, Arab Mohamed conservant le service des artificiers. J'ignore quels étaient les responsables d'autres sections. A ce moment-là, l'OS avait la structure suivante : un chef national placé sous l'autorité du parti. J'avais sous mes ordres un chef pour les trois départements et un chef de service général. Chaque département était placé sous l'autorité d'un responsable duquel dépendaient plusieurs chefs de zones. Pour Alger, il y en avait six ou huit : pour Oran, il y en avait un, enfin pour Constantine, quatre ou cinq. Tous les membres de l'OS, du chef national jusqu'au chef de zones, y compris le chef du réseau de complicité et le chef des artificiers, étaient des permanents du parti politique M.T.L.D, mis à la disposition de l'organisation paramilitaire. Ils touchaient un traitement mensuel. Les chefs de chaque département, le chef des trois départements, le chef du service général et moi-même percevions une mensualité de quinze mille francs, alors que les chefs de zones, le chef du réseau complicité et celui des artificiers percevaient douze mille francs par mois. Je vous ai dit qu'en ma qualité de chef national de l'OS, je dépendais directement du parti. J'étais placé sous l'autorité directe du député Khider. C'est à lui et à lui seul que je rendais compte de l'activité de la formation paramilitaire. C'est de lui et de lui seul que je recevais les directives et les consignes. Aucune décision grave, aucune réforme importante n'était prise sans en référer au député Khider. C'est d'ailleurs lui, qui, chaque mois, me remettait les fonds nécessaires à la rétribution des permanents de l'OS. Nous avions l'habitude de nous rencontrer une fois par mois, soit place de Chartres soit au 13 de la rue Marengo, soit dans un autre endroit quelconque. Il est évident que je le voyais d'autres fois à la permanence politique, mais pour l'OS, les contacts étaient mensuels. Aux différents cas que je lui soumettais et suivant leur importance, Khider les tranchait immédiatement ou me demandait un temps de réflexion. Je suppose donc qu'il sollicitait quelquefois l'avis du parti.
    Je veux maintenant vous expliquer les conditions dans lesquelles l'OS a été créée. Dans le M.T.L.D, comme dans tous les partis politiques, il y a ce qu'on appelle les détracteurs. Il y a les réfléchis, les pondérés, les exaltés, les violents qui trouvent qu'on n'en fait jamais assez et qui nous disaient que la libération du territoire national n'allait pas assez vite. C'est dans cette atmosphère et pour faire face au discrédit que le parti a décidé, pour montrer sa force et sa volonté d'action, de créer une organisation paramilitaire. Cette formation, qui avait pour but la libération de l'Algérie, ne devait intervenir qu'en cas de conflit extérieur avec la France ou de conflit intérieur grave. Et c'est toujours sous la pression des perturbateurs et pour céder à leurs exigences que certains actes de violence ont été commis. Parmi eux, je citerai le cas de l'attaque de la poste d'Oran. Je vous le dis immédiatement, il s'agit d'un coup de force exécuté par l'OS. Après le départ de certains éléments troubles tels que Madjid, par exemple, et à la lueur de l'expérience acquise, il était avéré que l'OS n'était pas viable. Le parti avait décidé de la supprimer. C'est ainsi que peu à peu, les éléments et les permanents qui étaient rappelés à la politique n'étaient pas remplacés. L'ordre formel avait d'ailleurs été donné à tous les élus M.T.L.D qui avaient été mis à la disposition de l'OS d'avoir à réintégrer le parti.
    A plusieurs reprises, je vous ai parlé de l'attaque à main armée perpétrée contre la poste d'Oran. Je viens de vous dire qu'il s'agissait d'une manifestation de l'OS, que ce coup de force avait été tenté pour satisfaire aux exigences des trublions politiques du M.T.L.D. Je vais donc par le détail vous dire tout ce que je sais sur cet attentat. Au début de l'année 1949, le M.T.L.D. subissait une crise financière assez aiguë et cela s'ajoutait aux tiraillements politiques. Je ne peux pas vous dire absolument si c'est Madjid qui était à ce moment-là le chef national de l'OS ou bien le député Khider, qui a imaginé ou conçu ce coup de force. En tout cas, ce que je puis vous affirmer, c'est qu'ils étaient au courant des faits, et que cette affaire n'a pas pu se réaliser, à condition que ce soit Madjid qui l'ait conçue, sans en conférer à Khider. D'ailleurs, par la suite, lorsque j'étais chef national de l'OS, les conversations que j'ai eues avec Khider m'ont démontré qu'il était parfaitement au courant des faits. C'est au cours d'une réunion de l'état-major de l'OS, à Alger, que Madjid nous a fait connaître l'intention du parti d'attaquer la poste d'Oran, pour se procurer de l'argent. Il m'a chargé de trouver sur place, à Oran, un local où nous pourrions en toute quiétude mettre sur pied le plan de réalisation d'une telle opération. Dès le début, nous avons désigné pour l'exécution Bouchaïb, de Temouchent, qui devait diriger l'expédition, Fellouh, de Mostaganem, Kheder, le chauffeur d'Alger, tous trois membres de l'OS. Cette équipe devait être complétée par trois ou quatre éléments supplémentaires choisis parmi les membres de l'OS ou des maquisards. Ces grandes lignes arrêtées, il était convenu que l'affaire se ferait au début du mois de mars et que Madjid viendrait à Oran, une quinzaine de jours avant, pour le montage définitif. Je suis rentré à Oran et j'ai immédiatement songé à utiliser le local dont le parti disposait, 1, rue Agent Lepain, à Gambetta, et j'en ai avisé Madjid. Il est arrivé vers le 20 février à Oran et a logé au local. J'ai omis de vous dire qu'il était accompagné de Khider. Ils ont été rejoints par les permanents Bouchaïb, de Témouchent et Fellouh de Mostaganem. Trois maquisards sont arrivés d'Alger quelques jours après. Je suppose qu'ils ont été désignés par Ould Hamouda, qui, à l'époque, devait être chef du réseau de complicité, par sa qualité de chef du service général. Ils ont certainement été reçus à la gare d'Oran par Bouchaïb qui les a conduits au local de la rue Agent Lepain. Comme cela est de coutume chez nous, ils devaient très probablement avoir un mot de passe et un journal, signe de reconnaissance. Je dois vous dire que c'est Madjid qui détenait les fonds nécessaires à la nourriture et qu'ils faisaient eux-mêmes leur popote. A cette époque, le parti m'avait rappelé à la politique. J'avais déjà pris mes consignes à Alger et j'étais en train de passer celle de l'OS, du département d'Oran à Boutlelis Hamou. Je ne pense pas que ce dernier à ce moment fût au courant de cette première affaire. Pour ma part, il avait été décidé que, deux ou trois jours avant le coup, je devais me créer un alibi en allant me reposer dans ma famille à Marnia, puis le lendemain de l'attentat me rendre à Alger pour y rencontrer Madjid. Environ six jours avant l'attaque de la poste, avec Madjid et l'équipe, nous avons tenu une réunion pour exhorter les exécutants à faire ce que commandait le parti. Pour cette réunion, Madjid et moi avons revêtu des cagoules noires du groupe de l'OS, d'Oran. Elles nous arrivaient jusqu'à mi-corps, nous étions assis dans la grande pièce centrale, face à la porte dissimulant nos pantalons par une couverture. C'est Bouchaïb qui nous a fait rentrer dans ce local et c'est lui qui a introduit les éléments, alors que nous avions la face voilée .C'est Madjid qui a pris le premier la parole. Il s'est adressé à l'auditoire en langue arabe et a dit en substance : "Le parti a besoin d'argent, vous avez juré de lui obéir et il compte sur vous pour exécuter fidèlement la mission qui vous a été confiée." Il a expliqué succinctement qu'il s'agissait d'attaquer la poste d'Oran pour se procurer l'argent de la caisse de la recette. Il a ajouté que les détails complémentaires seraient fournis en temps utile par Bouchaïb. J'ai ensuite pris la parole en langue arabe pour confirmer ce qu'avait dit Madjid. Ici, je vous dois une explication. Dans les conversations préliminaires avec Madjid, il avait été décidé d'utiliser un taxi volé à son propriétaire. Madjid avait minutieusement étudié les détails de tout cela. Comme il avait été convenu, je me suis rendu à Marnia. L'opération, autant qu'il m'en souvienne, avait été fixée pour le 3 ou le 4 mars. Dès cette date écoulée, j'ai pris le train à destination d'Alger où j'avais rendez-vous avec Madjid. Je l'ai effectivement rencontré et il m'a expliqué comment l'affaire n'avait pas réussi du fait d'un mauvais fonctionnement de la voiture restée en panne à proximité de la poste. Quelques jours après, l'état-major de l'OS s'est réuni et nous avons décidé que cette affaire serait reportée au 4 ou au 5 avril 1949. Je suis retourné à Oran, où je devais terminer de passer mes consignes à Boutlelis. Madjid m'a rejoint vers les 23 ou 24 mars, et comme précédemment, il a logé au local de la rue Agent Lepain. Là, il a retrouvé les éléments, c'est-à-dire Bouchaïb, Khider, Messaoud Soudani, qui était permanent rétribué du parti, chef de zones d'Oran centre, un certain X de Palikao, qui avait remplacé Fellouh et deux des trois maquisards de la première opération, le troisième ayant, je crois, rejoint Alger. Cette fois, je n'ai pas paru au local. Je prenais contact avec Madjid à l'extérieur. Il avait été décidé que le coup se ferait le 5 avril au matin et comme la première fois, on devait utiliser un taxi volé. Pour ma part, je devais rejoindre Alger deux ou trois jours avant la date et revenir à Oran par le train de jour qui arrive à quinze heures.
    Madjid, lui, devait rentrer à Alger la veille, en prenant le train qui part d'Oran à vingt-deux heures environ. Ces consignes ont été scrupuleusement respectées et le 5 avril vers 13h je suis arrivé à Oran. A la sortie de la gare, j'ai rencontré Soudani qui m'a mis au courant du déroulement de l'affaire, me signalant qu'il avait été impossible d'utiliser un taxi, les chauffeurs étant très méfiants et qu'ils avaient dû user d'un subterfuge en se servant d'un docteur et de sa traction avant. Il m'a dit que l'argent se trouvait dans le local. C'est par le journal du soir Oran-Soir que j'ai connu le montant du vol et appris certains autres détails. Je devais reprendre le train du soir pour rendre compte de ma mission à Madjid. J'ai pris contact avec Boutlelis que j'ai mis au courant des faits, le chargeant en sa qualité de chef de département de veiller à la sécurité des éléments qui avaient perpétré le coup, et au moment du vol. Vers 17h30, ce même jour, j'ai vu Soudani et je lui ai dit de prendre contact avec Boutlelis, duquel il recevrait des instructions ultérieures susceptibles de parer à toute éventualité. Dès le matin, j'étais rentré à Alger par le train de la veille, au soir, j'ai pris contact avec Madjid auquel j'ai rendu compte de ma mission. Là, se terminait mon rôle. Par la suite, j'ai appris par Madjid lui-même que l'argent avait été transporté chez Boutlelis où le député Khider devait en prendre livraison. Ce fait m'a été confirmé par lui-même au cours de discussions et de conversations que nous avons eues alors que j'étais responsable du CO, puis chef national de l'OS. Le produit du vol a été entièrement versé au M.T.L.D. par Khider, la somme d'argent découverte chez Kheder le chauffeur représentait un prêt consenti par l'OS pour lui permettre de monter un garage personnel. Je ne vois rien d'autre à vous dire sur l'affaire de la poste d'Oran. Si par la suite il me revenait certains détails, je ne manquerai pas de vous en faire part ou de les dire au juge d'instruction. A l'instant, il me souvient que c'est Madjid, avant de prendre le train à destination d'Alger, qui a téléphoné ou qui est allé voir la femme du docteur. Les armes utilisées pour perpétrer l'attentat contre la poste d'Oran appartiennent toutes à l'OS de cette ville.

    S.I. (Sur Interrogation)- La somme d'argent que vous avez trouvée dans ma chambre, soit deux cent vingt-trois mille francs, se décompose comme suit : trente-huit mille francs m'appartiennent en propre, dont quinze mille francs de ma permanence du mois en cours. Le reste représente la Caisse de l'OS, constituée en partie par des cotisations et les dons et en partie remises par le député Khider.
    S.I. – Le revolver P 38 de marque allemande que vous avez découvert dans la poche de ma canadienne dans ma chambre est une prise de guerre de la compagne d'Italie.
    S.I. – La fausse carte d'identité, l'extrait de naissance au nom de Mebtouche Abdelkader, né le 9 mars 1919 que vous avez trouvés dans ma chambre m'ont été remis par le député Khider et ce, dans les conditions suivantes : quelque temps après l'attentat perpétré contre la poste d'Oran, la police est allée me chercher à Marnia, à mon domicile. Mes parents m'ont averti. C'est alors que j'ai demandé à Khider de me procurer de faux papiers. A sa demande, je lui ai remis deux photographies et quelques jours après, il m'a donné les papiers que vous avez découverts.

    S.I. – Je ne peux vous donner aucune indication sur les maquisards, je sais seulement qu'il y en avait deux, hébergés dans la région de l'Alma, un dans la région de Cherchell, un en Oranie, dans la région de Saint-Cloud et deux dans Oran-ville ou aux environs immédiats. Pour ces trois derniers, je pense qu'Abderrahmane, actuellement chef de l'OS du département d'Oran, pourra vous dire exactement où ils se trouvent.
    Quant à Bouchaïb et Soudani, depuis l'affaire d'Oran, je ne les ai plus revus. Je ne me souviens du signalement que d'un maquisard. Je l'ai aperçu alors que j'étais en cagoule. Il semblait être âgé d'une trentaine d'années, très brun, le nez épaté, petit et trapu.

    Lu, persiste, signe, signons.

    Et de même suite, disons que Ben Bella nous déclare :Aux mois de mars et d'avril, non : en avril seulement, pour l'attentat de la poste d'Oran, je me suis créé un alibi en passant la nuit qui a précédé cet attentat à l'hôtel du Muguet, à Alger.

    Lu, persiste, signe, signons.

    Copie certifiée conforme Le greffier Signé : illisible*"

    Il s'agit en fait d'Ahmed Ben Bella. Texte reproduit intégralement conforme à l'original.

    Dahmane Amazigh

  13. Bjr mes amis, le père biologique, idéologique de la débâcle algérienne nous revient ! Il faut oser, et pour le faire il faut perdre la mémoire comme lui. Quelqu'un qui a inauguré l'indépendance de l'Algérie par un coup d'Etat avec la complicité entre autres de l'armée de l'extérieur et a élaboré une Constitution dans un cinéma à Bab El Oued alors que la session de l'instance exécutive de la révolution était restée ouverte à Tripoli en 1962. Le premier expert qui a créé la banque centrale algérienne était un grand financier d'une famille aisée syrienne. Durant son règne, les services secrets égyptiens disposaient de l'Algérie. Que ce M. se taise au lieu de déblatérer !!!

  14. La France coloniale avait noyauté le mouvement nationaliste depuis ces premieres heures et ils ont été plusieurs à prendre part au grand mouvement tout en restant inerte mais observateur car ils connaissent le rôle, plutôt les rôles que la France veut leur faire jouer dans ce mouvement et dans la révolution armée dans le cas ou révolte armée il y a et ce sinistre personnage (ce khabite l'a trop bien compris) et il a très bien compris qu'ils veulent qu'il déjoue toutes les options d indépendance nationale et j'attire votre attention sur le fait qu'il soit un tirailleur au service de la France mais n'a aucunement mis son savoir faire au service des militaires de l ALN, bien au contraire, il a remis son revolver au policier qui l'avait arrêté à sa descente d avion lorsqu'il fut arreter avec les 4 historiques mais que voulez- vous, il fait parti des créateurs du clan d'Oujda avec Bouteflika et Boussouf-Zerhouni-Ouldkabila. Il ne peut que défendre les siens et le role que voulait leur faire jouer la France est toujours en cours c'est à dire mettre l'Algérie à genoux à tous les coups que les patriotes tentent de redresser la barre, ils sont toujours la pour faire barrage. Lisez bien lorsqu'il cite Ait Ahmed, il dit qu'il est plus Kabyle qu'Algérien… Lisez sa pensée et vous comprendrez ou il veut en venir le petit marocain.

  15. Cet ignoble individu a torturé beaucoup d'Algériens lors de son passage à la tête de l'Etat et aujourd'hui du haut de son fauteuil il nargue le peuple algérien.
    Que le diable vous emporte vous et tous les larbins de votre espèce qui tournoient comme des vautours autour du mort vivant d'El-Mouradia.
    Vive l'Algérie sans vous!!

  16. Que vous nous confirmiez quelques données sur "certains" acteurs de la "jet(able)set" algérienne est louable. Mais vous prenez du temps! Question à 1 D.A (soutenu) : après la nationalisation, l'arabisation, la "printanisation", etc, sur quel air vont-ils faire danser les "créatures de Dieu".Ah, vivement" Dicentim" qui disait que "bougre d’âne et bougre d'andouille ne faisaient qu'un".
    Vous n'êtes pas moins mégalos.

  17. …50 ans d’indépendance algérienne. Bilan : les Algériens, sans exception, veulent quitter ce territoire, y compris les animaux les morts et la végétation,
    Constat : comme une entreprise, l’Algérie indépendante est plus qu' en faillite (chimère) mais tout simplement un corps sans vie alimenté via perfusion.
    Nature du sérum : pétrodollars(95% des recettes se trouvent définitivement dans les grands paradis fiscaux) et les miettes restantes à la populace. Ingrédient : celui-là intarissable et à longueur d' année : populisme, démagogie, moudjahidine (les grands rapaces et unique en leur genre), règlement de comptes des années 54 avec des accrochages et surenchères qui mieux à partir de 1954 a égorgé le plus de civils…(dernière bagarre au grand jour Louisette et Yacef Saadi), ensuite bouhayoufisme,régionalisme, mensonges, coups de poing et de couteaux aussi dans les mosquées, analphabétisme trilingue, esshour dans les universités, tag ala man tag …..
    Mais surtout les soupirs qui reviennent tel un échappatoire vers la mère patrie la France " ya hasrah emmana frança!! quiche counna aychine fil henna, et maintenant rahna fil waswass wal jahanama fi el arde, li yakoul finna goutra b' goutra hatta el mout!!!.
    Arrêtez tout ce cirque noir et sans fin. Chiche : rendons nos sabres sans utilité, et appelons tels de grands hommes courageux reconnaissant notre faiblesse (endémique) pour dire ya frança arrajeii , on n'en peut plus entre nous, car avec toi tout reviendra normal et l'Algérie rentrera définitivement dans les lumières de la paix et surtout la joie de vivre qui nous a été volée par quelques opportunistes de 1954!!!
    Ce même constat est absolument valable pour tous les pays d' Afrique du Nord, du Proche et Moyen Orient, de l' Afrique noir, du Pakistan.
    C’est bien triste de dire tout ça !! Mais surtout heureuse prise de conscience humaine de notre incapacité génétique à inventer, fabriquer un Etat, une nation entre nous et qui nous ressemble dans la liberté et le respect d’autrui!!! C’est absolument impossible, et c’est mon intime conviction.
    Si Dieu me prête vie, je verrai de mes propre yeux le retour de notre nature triompher et notre intime volonté imposée, voilà et enfin je le dis car c'est le fruit de très longues années de réflexion qui me conduit vers cet aveu avec cette certitude,
    Mes fraternelles, algériennes et humaines salutations à tous les lecteurs du journal Le Matin que j’apprécie particulièrement pour cette bouffée d’oxygène, je viens de recevoir le livre de Mohamed Benchicou c'est Super!!! Et bravo
    Signé un Algerien triste et réaliste !!!
    PS : mes propos n’ont AUCUNEMENT comme but de blesser qui que ce soit c’ est aussi par ma liberté de pensée et ma conviction qui me conduisent à de tels propos !!
    Tahya el djazair saiida farhanna wa bi ettabssima el khalissa min el kalb !!!
    Bisous a tous !!! et merci le matin on line !!!

  18. C'est la République des copains et des coquins ou chacun ménage l'autre qui le lui rend bien dans la distribution des faveurs et des priviléges.Tout baigne dans l'huile pour ces gens-là qui veulent que rien ne change tant qu'ils ont chacun son ratelier de mangeaille. Le reste du petit peuple peut toujours attendre les quelques os et autres miettes qu'ils voudraient lui jeter du haut. Entre eux, la shita et les remerciements obsèquieux sont tout ce qui reste quand on a tout oublié.

  19. Comme il a dit lui : El Djaraïr tekfina wa tekfikoum. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Alors à bon entendeurs salut !

  20. Benbella le Marocain est un traître, il doit être déchu de la nationalité algérienne dont il est indigne, cette déchéance doit s'appliquer à tous ses acolytes du clan de marocain d'Oujda des destructeurs de l'Algérie indépendante. Il devrait être enterré dans son pays natal, le Maroc. Il prétend sans honte être né à Maghnia, on ne cessera jamais d'en apprendre plus de ces Marocains.

  21. Il est devenu président de l'Algérie avec l'aide de de Gaulle et de l'Egypte, il n'a jamais été élu par le peuple, il a pris le pouvoir en Algérie sur les cadavres des vrais révolutionnaires algériens dignes fils de l'Algérie, lui le Marocain devrait aller au Maroc, il se permet aussi d'insulter nos révolutionnaires et la révolution tunisienne, parce que les traitres comme lui ne savent pas ce qu'est la révolution, ils ne l'ont jamais vécue et faite, il parle de ses compatriotes marocains, comme l'a dit quelqu'un c'est sa marocanité qui s'exprime. Un marocain restera toujours un marocain, toujours à poignarder derrière le dos et à trahir, lui le mercenaire qui a trahi les vrais révolutionnaires algériens et tentent de les salir même morts, c'est ce qu'on appelle de la traitrise, de la lâcheté de la pire espèce, qu'il s'en aille dans son pays d'origine, le peuple algérien l'a assuré enduré lui le destructeur de l'Algérie à son indépendance.

  22. Moi par contre, je vais être reconnaissant à Ben Bella, et je lui dis merci pour ses propos. Ceci ne fera que convaincre les Kabyles sceptiques que les Algériens sont bel et bien racistes et qu'il est temps de s'unir pour batir une Kabylie autonome.

  23. @ SAM ABED. Tes propos sont inadmissibles. Si tu n'as pas encore compris qu'en Algérie, il n'y a que des autochtones et que nous, Kabyles, Chaouis mais aussi tous les citoyens arabisés de force par celui que tu salues et remercies, revendiquons la propriété exclusive de ce pays, d'Alger à Tam et d'Annaba à Tlemcen, eh bien moi je doute de tes origines kabyles. Ce ne sont pas ces bat…. du genre de ce sergent de l'armée coloniale baathiste de bas étage qui fait honte au peuple marocain, qui vont semer la discorde entre nous. Sa "position" est évidemment une tentative de diversion pour que le peuple algérien ne se soulève contre son "frère" Boutef. Ton militantisme autonomiste nous trouvera, nous les authentiques algériens à sa parade

  24. C'est un funeste individu, imposteur, comploteur, usurpateur, marionnette entre les mains du clan d'Oujda, pour ensuite être jeté comme un mouchoir morveux par ce même clan.
    Quel rôle pendant la révolution? Rien, oualou.
    Quel rôle après la révolution ? marionnette et alibi du clan d'Oujda
    C'est normal, il s'agit d'un ignare bilingue, dictateur et assassin par dessus le marché, Nasser a pu le manipuler à cause de son absence de personnalité, c'est pour cela qu'il y tenait. Pathétique…cela ne vaut pas la peine de s'y attarder, allez je tire la chasse….

  25. Ben Bella le traitre marocain devrait être expulsé vers son pays d'origine le Maroc et le déchoir de la nationalité algérienne parce qu'il en est indigne, qu'il aille crever dans son pays le Maroc. Ce traitre délire, un vrai malade, assoiffé de vengeance et de pouvoir, qui mérite mépris, il est à l'origine de la destruction de l'Algérie et la spoliation de l'indépendance au peuple algérien avec l'aide de la France et de l'Egypte. Voici ce qu'a écrit un vrai algérien révolutionnaire à son sujet..

    L’ANCIEN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FAIT ENCORE PARLER DE LUI
    Ben Bella vu par Ferhat Abbas

    Le premier président du GPRA

    Dans son livre intitulé «L’Indépendance confisquée» (*), Ferhat Abbas, premier président de l’Algérie en lutte, dresse un portrait peu élogieux du premier président de l’Algérie indépendante.
    Voici quelques morceaux choisis.

    … Au Caire, en août 1957, lors du deuxième Congrès du Cnra, Abane Ramdane me fit un portrait peu flatteur du futur président de la République et son jugement sur lui était encore plus désobligeant que celui du Dr Lamine: «C’est Ben Bella, me dit-il, qui dénonça en 1950 notre organisation spéciale, l’O.S.; du moment qu’il était arrêté, rien ne devait subsister après lui. C’est un ambitieux sans courage. Pour parvenir à ses fins, il passera sur le corps de tous ses amis. Il est sans scrupule»…
    …Le même avertissement me fut donné par Boudiaf, lors de la dernière réunion du Cnra à Tripoli, en juin 1962…
    …Il voulait rester seul, terriblement seul. Il voulait diriger seul et parler seul. Le rôle d’«homme fort» de l’Algérie lui fit perdre la tête. Il ne mesurait pas exactement le poids de sa charge. Il enterra les règles de la démocratie et confisqua à son seul profit notre indépendance. Il ignora l’Assemblée nationale, préférant consulter sa «maffia» plutôt que les représentants du peuple.
    Les députés et même certains ministres prenaient connaissance de ses décrets et de ses décisions par la presse ou par la radio. Quand un premier conflit l’opposa à son ami Khider, ils ne vinrent pas devant le bureau de l’Assemblée «vider» leur querelle, ils préférèrent l’arbitrage de l’ambassadeur d’Égypte! À Gamal Abdel Nasser, quand il vint en Algérie, il proposa l’union de l’Algérie avec la République arabe unie (RAU). Du drapeau algérien, encore humide du sang des chouhada, il voulait faire une simple étoile parmi celles figurant sur le drapeau de la RAU!…
    …En vérité, Ben Bella s’est trompé sur son propre compte. Il n’avait aucun mérite particulier pour représenter l’Algérie en guerre et la gouverner après son indépendance. Sa renommée a été créée de toutes pièces par les Egyptiens, les Français et les Marocains. C’est leur presse qui l’a monté en épingle et en a fait une «vedette». Les Français, par exemple, après le détournement de l’avion qui transportait nos négociateurs de Rabat à Tunis, ont parlé de l’avion de «Ben Bella». Ils auraient aussi bien pu parler de l’avion de Khider, de Boudiaf ou d’Aït Ahmed.
    Cette publicité lui a donné l’illusion qu’il était au-dessus des autres. Ce fut une des causes de sa faillite politique. Si Ben Bella avait été guidé par un pur patriotisme, si son envergure politique avait été de taille et sa personnalité plus solide, il aurait pu répondre à l’élan et à l’attente du peuple. Il aurait su trouver la voie de la solidarité nationale et de la coopération avec les forces populaires. Mais, faute de savoir gouverner ave les autres, on devient démagogue…

    …La vérité est que Ben Bella a été le démolisseur de l’union nationale réalisée durant les combats. S’il avait su unir au lieu de désunir, le sort de l’Algérie aurait pu être différent. S’il avait donné la parole au peuple, s’il avait respecté les droits de l’homme, s’il avait appelé le peuple au travail et à l’effort pour réparer les ruines de la guerre et former les cadres qui manquaient terriblement, l’Algérie n’aurait pas connu de désillusions ni de coup d’Etat…

    …Je sais que beaucoup de choses ne vont pas bien en Algérie et je l’ai écrit. Je sais que la démocratie est absente et que les droits de l’homme sont méconnus. Mais ce que l’opinion nationale et internationale doit savoir, c’est que Ben Bella, premier président de la République, est le seul et indéniable responsable de la situation de pourrissement où il a engagé le pays. C’est Ben Bella qui a éliminé la démocratie et la liberté de notre pays. Et du même coup il arrêta un élan rénovateur.

    (*) Réédité en 2011 par Alger Livres Editions.

  26. Je voudrais juste que vous me confirmiez chers lecteurs, celui qui disait de Ben Bella ceci : " C'est un ambitieux sans courage qui est prêt à marcher sur le corps de ses frères pour arriver au pouvoir". Merci d'avance.

  27. Quel toupet ! Monsieur Benchicou, vous n'auriez pas dû ouvrir vos colonnes à une type pareil.
    Ce Marocain qui a vendu tous les combattants aux colonialistes français. Lui qui a créé la police politique. Qui a réprimé toutes les libertés et assassiné des centaines de dissidents à l'indépendance.Ce valet des Egyptiens. Il devrait être poursuivi pour crime contre l'humanité lors de la crise du FFS de 1963 à 1965.

  28. …ça promet bien la future Algérie démocratique.
    Quel courage Messieurs pour la pluralité des opinions et la fameuse tolérance !!! Une autre pensée unique sur les décombres de l'Algérie morte de 1954.
    Les futurs maîtres de ce pays ont tracé la ligne de démarcation : point de chance à l'opinion contraire. Ni à un quelconque esprit critique et rationnel.
    Tout contrevenant aura droit au bûcher de la future et revancharde inquisition.

  29. Ce que Ben Bella oublie de nous dire :
    1) Que c'est la France et l'Égypte qui ont favorisé son ascension à la tête de l'Etat algérien, parce qu'il était le moins dangereux des responsables politiques algériens et le plus vulnérable, puisqu'au lendemain de l'indépendance de notre pays, il fait courir un risque de guerre civile et de chaos.
    2) Après avoir tenté de monter Tahar Zbiri, contre Boumediene, en le nommant chef d'état major, à l'insu du ministre de la défense, mais Boumediene étant plus rusé, l'a retourné contre lui, en félicitant Tahar Zbiri, qu'il a d'ailleurs chargé, en compagnie du colonel Hoffman et de Saïd Abid, d'arrêter Ben Bella, le 19 juin 1965.
    3) Que c'est sur insistance de Bouteflika, lequel se trouvait sur la sellette, que le coup d'État a eu lieu.
    4) Le sentiment antikabyle est des plus virulents , puisqu'il considère que le Kabyle n'est pas Algérien, et l'a concrétisé en jetant en prison dès 1964 l'un de ses "compagnon " en l' occurrence Ait Ahmed, qui le dépasse de loin, tant sur le plan intellectuel que de militantisme et de traiter Krim Belkacem l'un des dirigeants algériens, qui a combattu le plus le régime colonial, de criminel, alors que Ben Bella se la coulait douce dans une prison "dorée", pendant 5 ans, de haïr, Abane Ramdane, l'organisateur, avec Larbi Ben Mardi, du congrès de la Soummam, qui a permis la victoire de la Révolution algérienne
    5) En 1965, les putschistes, parmi eux son ami Bouteflika, non satisfaits de le jeter en prison, voulaient le liquider physiquement, et c'est un Kabyle, en la personne de Kasdi Merbah, qui l'a sauvé de la potence.
    6) C'est un véritable caméléon, puisqu'il est passé de l'extrême à un autre, de socialiste à islamiste, sans parler de ses fréquentations, avec les dictateurs arabes.
    7) Honte au sieur B B, de salir la mémoire de nos valeureux martyrs, qui ont permis à des hypocrites de son genre de gouverner notre pays.

  30. Quel homme digne de ce nom ne serait pas amer après 14 années passées en prison. Ben Bella atteint par la sénilité divague, il aurait été préférable pour lui d'écrire ses mémoires (s'il en a bien sûr) et de se consacrer à des oeuvres que de se donner en spectacle tel un conteur de blagues. Ce que je regrette c'est qu'en Algérie le régionalisme est toujours de rigueur, du BTS à la Kabylie le même refrain et pour toujours.

  31. Il s'agit d'un problème pire que le régionalisme, il s'agit d'étrangers mercenaires marocains qui ont pris le pouvoir en Algérie depuis 1962, combien de fois faut-il le répéter, des Marocains qui nous gouvernent dessus depuis 1962, quand est-ce que les Algériens se rendront à cette évidence ? Des mercenaires qu'il faudrait expulser d'Algérie, des destructeurs de l'Algérie, il ne faut pas avoir peur de reconnaitre que l'Algérie est gouvernée illégalement par des étrangers, on est loin du régionalisme, il est question de colonialisme marocain en Algérie. Quand les Algériens prendront-ils au sérieux ce grave problème ?

  32. Responsables politiques algériens dites-vous ? en intégrant le Marocain Ben Bella, non ce Marocain n'a jamais été un responsable politique algérien, c'est un mercenaire marocain chargé par De Gaulle de détruire l'Algérie, ce qu'il a très bien réussi en seulement 3 ans de présidence illégale en Algérie.

  33. Ce que dit Ben Bella me rentre par un oreille et ressort par l'autre. Il doit quand même se mettre dans sa petite tête qu'il est à l'origine de l'afflux massif de fréros égyptiens venus nous arabiser et par la même planter leur graine de fascisme islamiste dans l'esprit vierge des Algériens. Je persiste et signe que cet homme doit être jugé pour crime contre un peuple qui n'est pas le sien.

  34. J'apprécie votre constat, c'est sans illusion et je conclus que l'Algérie est une belle histoire à perpétuer, mais c'est vraiment compliquer .

  35. L'indépendance confisquée pour le peuple algérien par un ignard et les ravages causés dans la société algerienne.
    De Gaulle se livre à Ely : "ce n'est pas sur le plan militaire que l'affaire se réglera…. 100.000 hommes de plus ou de moins ça ne compte pas. C'est sur le plan psychologique et politique que l'affaire se réglera. Je vais mettre Ben Bella au régime politique." (mémoires du général Ely).

    Phrase d'un raciste qui est de gaulle, un soi-disant résistant français lui même sauvé in extremis par les Américains et Churchill UK.

    20 décembre 1961 :
    Ben Bella reçoit officieusement (mais connu de tout le monde, y compris des pieds-noirs) au château d'aulnoy un émissaire du GPRA qui fera une belle carrière, Bouteflika.
    De Gaulle était plus malin que le FLN l'original, pas le FLN cloné par ce de Gaulle justement, nous avons perdu la guerre et notre pays avec. A méditer?????

    Dahmane

  36. Décevant ces commentaires et blessants…A les lire, on voit bien que l'Algerien reste toujours manipulable et ne s'en sortira jamais tant il est devenu indéfiniment ce produit modelable qu'ont fabriqué les idéologues et les stratèges à la c… des "services" des différents regimes totalitaires pour ne pas dire militaires qui se sont succédé sur l'Algerie et qui l'on élevé et éduqué sur la culture bidon du "NIF", de la haine et de la paresse…
    Pensez vous que ceux qui ont vécu et choisi Ben Bella comme président ne savaient pas ses origines?
    Pensez vous qu'être de parents marocains depuis je ne sais quelle date et qu'ayant né en Algerie ne donne pas le droit à cette personne de se réclamer algerien à part entière d'autant plus qu'il a porté les armes pour défendre son indépendance ?
    Et puis pourquoi les Marocains seraient ils des traitres alors qu'ils avaient participé activement dans le mouvement d'indépendance de l'Algérie (demandez à la polpulation de l'ouest algerien, ils vous diront) . Traitre pour la guerre des sables ? Sinon demandez à ce même Ben Bella qui a attaqué le premier et a crié Hagrouna Lamgharba pour faire la victime et qui a cru pouvoir bouffer le Maroc fort de l'aide de son maitre Gamal Abd Ennacer specialiste des renversements des monarchies, et qui une fois la bataille engagée est venu en vain à la rescousse des troupes désorientées et vaincu de Ben Bella . Les marocains lui ont donné la raclée que gardent en memoire toujours les algeriens, ils avaient même arretés des officiers egyptiens du Zaim Abdennacer dont le colonnel HOSNI MOBAREK l'ex president egyptien aujourdhui déchu et derriere les barreaux. Sinon demandez au Senateur et Moujahid Djamaleddine Habibi qui a vécu les évenements en tant qu'élément actif et qui a parlé en connaissance de cause que Ben Bella avait eu recours a se stratageme pour frapper le Maroc au dos et provoquer la guerre en l'accusant d'etre l'auteur selon l'adage DRABNI OU BKA SBEQNI OU CHKA.
    Avant de vous livrer ce temoignage pour ceux qui ne l'ont pas lu , je vous pose quelques questions:

    Pensez vous sérieusement qu'etre marocain est chose humilliante?
    Pensez vous que le marocain est moins digne que l'algerien? Et pourquoi?
    Quel mal y a t il qu'un peuple conscient depuis plus de treize siecles de la diversite et particularité de la composition de ses ethnies et couches sociales, aime son ROI unificateur, facteur de stabilité et de perénité de l'etat qui plus est est un descendant du Prophete Sidna Mohamed et lui temoigne à sa façon un indeffectible attachement traduit par des formes de respect fort distinguées? On quoi embrasser VOLONTAIREMENT la main ou l'épaule peut géner l'algerien qui croule sous le baton et la botte des militaires harki depuis l'independance?
    Sinon vous vous trompez lourdement sur le compte des marocains qu'on ne vous a jamais laissé comprendre (la preuve problemes crés pour que les frontieres restent fermés). Vous risquez de vous reveillez avec une drole de gueule de bois quand la manne peroliere aura cessé de vous nourrir ce qui à terme arrivera un jour ou l'autre et vous baverez à rattraper la distance que gagnent les marocains sans gaz et sans petrole dans tous les domaines, juste par leurs travail, leur bon sens, leur bonté et surtout leur humilité et leur discipline dans leur lutte democratique à arracher par étape plus de droits et plus de liberté.

    Voici pour rappel la declaration en l'objet du Sieur Djamaleddine Habibi qu'il a fait au soir reprise par El khabar Hebdo:

    " L’ancien sénateur Djameleddine Habibi a révélé à l’hebdomadaire El-Khabar El-Ousboui ses vérités relatives à la guerre de Libération nationale. Celles-ci sont demeurées jusque-là des «postulats indémontrables».

    Rym Nasri – Alger (Le Soir) – Djameleddine Habibi précise, dans son entretien, que l’agression du Maroc sur l’Algérie en 1963 a été «prétendue» par l’ancien président Ahmed Ben Bella. Cette «mise en scène», selon lui, a été inventée pour mettre un terme aux conflit internes et à la lutte pour le pouvoir. Mais pourquoi l’attaque des Marocains n’a jamais été contestée par qui que ce soit ? A ce sujet, l’intervenant défie le commandement de toute contestation. Cet ancien moudjahid a également parlé d’assassinat des deux martyrs Si El- Haouès et Amirouche, incriminant le groupe de Oujda et de Gardimao. «La Révolution algérienne a été minée de l’intérieur par des intrus. Elle a été trahie et a connu deux types de victimes», a-t-il dit. Et d’expliquer qu’il y a ceux qui ont été tués par la France et ceux qui ont été assassinés par d’autres. Mais qui sont ces autres ? Le commandement de la révolution et le groupe de Oujda, des frontières et de Gardimao ! «Aujourd’hui, c’est facile de dénoncer les auteurs, mais assassiner quelqu’un et revenir des années plus tard pour le réhabiliter, c’est ce qui est inconcevable », s’indigne-t-il. Il a évoqué, par la même, les dépassements enregistrés durant la guerre de libération et toutes ces liquidations des officiers et des commanditaires de la Révolution qu’il a qualifiés de purs «actes de terrorisme». Dans le même registre, Djameleddine Habibi a accusé Boumediene et Ben Bella de l’exécution du colonel Mohamed Chaâbani, en octobre 1964. «Ils auraient pu lui accorder la grâce, mais ils ne l’ont pas fait, car c’était quelqu’un qui gênait beaucoup, étant fidèle aux principes de la Révolution». S’agissant du million et demi de martyrs, l’invité d’ El-Khabar El-Ousboui a assuré que ce chiffre «imaginaire » n’est qu’un «prétexte » pour dilapider l’argent du peuple. Malheureusement, poursuit-il, «ce mensonge auquel on croit toujours nous a coûté des milliards et permet de continuer à puiser annuellement de grandes sommes d’argent du Trésor public». Un «mensonge» qu’il a assimilé à l’histoire des faux moudjahidine. Enfin, l’ancien sénateur a déploré la situation actuelle que vit l’Algérie. «Notre pays est devenu un atelier de banditisme où règne le vol des biens de l’Etat et l’appauvrissement du peuple», a-t-il affirmé. Il en déduit, par là même, que l’Algérie qui se morfond entre les mains des malfaiteurs se retrouve de nouveau «colonisée» après que les moudjahidine l’ont libérée du colonisateur français. Il conclut son entretien en disant que le président Bouteflika continue dans la politique de «prestige» menée auparavant par l’ancien président Houari Boumediene.

    R. N.( Le Soir d'Algérie)

  37. Les planqués à l'ouest ont créé un service secret pour faire quoi? ramasser les infos et constituer un fonds documentaire ; utiliser la technologie de l'époque pour écouter (et de là se faire écouter) c'est malin. ils préparaient le nouvel Etat indépendant en formant des ministres et des responsables (pour la prise de pouvoir rien que ça). Comme disait leur chef – qui faisait parti des 22- Faudra qu'ils sachent que ce 1er novembre n"est pas tombé du ciel. alors que ceux du 1er novembre ont rompu définitivement avec la politique des anciens et ont choisi un autre chemin celui qui devait mener l'Algérie vers la prospérité. toujours ce chef leur a dit avec insistance de ne pas intervenir dans le conflit état-major -des planqués- et le GPRA et les wilayas alors que l'avenir de l'Algérie était en jeu. les malguistes sont contre les novembristes c'est clair. autre chose pas de boutef . Mais vraiment pas de Boutef. un fait bizaroïde, depuis la creation du malg en 1956 les novembristes et les durs du FLN disparaissait l'un aprés l'autre. les malguistes diront toujours quand la verité verra le jour les algeriens sauront , mais ils apprendront quoi d'autres qu'ils ne sachent pas déja et depuis longtemps. les malguistes ont été formés pour l'algérie independante , alors que les autres donnaient leurs vies pour cette Algérie. c'est dit dans le lien, les malguistes ont été recrutés dans les rangs des Algeriens vivant au Maroc et rares sont ceux venus de l'intérieur. Et enfin vous êtes devenus des responsables et des ministres et qu'est devenue cette Algérie ?

  38. Chers colocataires du site,
    Bonjour,
    Je me dois en tant qu'algérien intervenir à propos de l'article de notre président d'antan. Je vais le faire sans aucun doute. Mais je m'adresse à tous les lecteurs et surtout (((aux modérateurs))) pour leur demander de m'indiquer dans quelle rubrique je peux trouver une interview de Mr Aït-Ahmed en 2008 dans laquelle il compare le sort fait aux pieds-noirs en 1962 et celui fait par les Turcs aux Arméniens en 1915.
    Avec mes remerciements anticipés.

    -_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_EL SALAMOU ALAÏKOUM OUA RAHMATOU ALLAH-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

    AYONS TOUJOURS NOS 5 SENS AUX AGUETS.

  39. Mass Mehri: Vous pouvez lire de Hocine Ait Ahmed sur les pieds noir dans la revue N° 248 de Juin 2005.
    Comme vous pouvez telecharger sur le site de :

    *** http://www.salan.asso.fr/bio.htm ***

    la deposition de Yacef Saadi de 100 pages sur le site les amis de SALAN,OAS.

    Juin 2005

    Hocine Ait-Ahmed, l'un des chef historique du FLN a déclaré a un journaliste de La revue " ENSEMBLE " N° 248 de l'Association Culturelle d'Education Populaire en juin 2005 :

    "Plus qu'un crime, une faute ! – Une faute terrible pour l'avenir politique, économique et même culturel, car notre chère patrie a perdu son identité sociale. N'oublions pas que les religions, les cultures, juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd'hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et leur dynamisme – je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français – l'Algérie serait aujourd'hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas !

    Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens."

    D'accord c'est un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais !

    Amicalement

    Dahmane

  40. En tant que ancien combattant de la 2e guerre mondiale et décoré pour haut fait de guerre par de Gaulle en personne, le rôle de Ben Bella aurait été de former la résistance a l'ouest, à l'est ou au sud, et être à la téte d'une wilaya et de combattre les soldats français comme il a fait avec les italiens, mais non ben bella prefere verser son sang pour la mere patrie la france que pour l'Algerie ou le Maroc. il à été récompensé a juste titre d'ailleurs par fafa qui le met sur le devant de la scène et le montre comme le chef de la rébellion en Algerie aors qu'il n'en est rien, la France lui permettra de devenir (president). alors que ceux qui ont versé leurs sang pour l'Algerie sont soit morts soit expatriés emprisonnés et montrés comme des traitres par les planqués et renégats des frontières.
    en 1956 durant le piratage de l'avion des cinq, le porte-document de Boudiaf passe dans les bras de Ben Bella par enchantement, un fait verifiable sur le document filmé de cette prise d'otage. c'est un agent français qui retire le porte document à Boudiaf et le remet a Ben Bella. merci FAFA de penser à tout.et BRAVO LES PLANQUES VOUS ETES DEVENUS DES HEROS.

  41. Par Amar Bentoumi avocat du FLN jusqu'en 1962.

    Après les déclarations de Ben Bella à Jeune Afrique, je me dois de rétablir la vérité sur certains faits dont j’ai eu connaissance en ma qualité d’avocat du PPA-MTLD et puis du FLN.

    Rôle de Ben Bella au sein de l’Organisation spéciale (OS)
    Après avoir mis sur pied l’OS qu’il a dirigée pendant environ une année, Mohamed Belouizded a dû, pour des raisons de santé très graves (tuberculose contractée au cours de la reconstitution du parti (décimé lors des massacres du 8 Mai 1945) dans le Constantinois, cesser ses activités. La commission des Quatre composée de Lahouel ? Lamine Debaghine, Boukadoum et Aït Ahmed, a proposé au Bureau politique Aït Ahmed comme chef de l’OS en remplacement de Belouizded, ainsi que l’adoption d’un découpage territorial en cinq zones calqué sur celui du PPA-MTLD. Ces propositions adoptées, Aït Ahmed prend le commandement de l’OS qu’il a dirigée pendant deux ans durant lesquels il a élaboré les manuels de formation des cadres et des militants, un manuel relatif à l’attitude des militants en cas d’arrestation. Aït Ahmed a mis en place les structures de l’OS et grandement renforcé la logistique que Belouizded a commencé à mettre en place. Ben Bella a été désigné à la tête de la zone de l’Oranie et Mohamed Boudiaf à la tête du Constantinois. L’inspection qui eut lieu, pour établir le bilan avant la réunion du Comité central élargi de Zeddine, fin décembre 1948, a révélé que les résultats obtenus par Boudiaf étaient nettement supérieurs à ceux, plutôt décevants, de Ben Bella. Lors de la crise dite «berbériste» de 1949, Aït Ahmed, soupçonné d’en être l’instigateur, a été écarté de la direction de l’OS. En octobre 1949, Ben Bella a été désigné à la tête de l’état-major de l’OS. Ce qui lui a valu ce poste, en dépit de ses maigres résultats à la tête de l’Oranie, était plutôt ses dix ans passés au sein de l’armée française (1937-1947) et ses «exploits» pendant la Seconde Guerre mondiale, dont il ne cessait de se vanter et qui lui ont valu sa médaille militaire et ses quatre citations. Mais Ben Bella n’est resté à la tête de l’OS que près de sept à huit mois. Le parti avait loué pour Ben Bella un appartement situé au 36, rue Auber-Seger, à Alger, chez une femme européenne. Lorsqu’en mars-avril 1949, la police a commencé à enquêter sur l’affaire de l’OS, le parti a ordonné à Ben Bella de quitter l’appartement en question et de se mettre au vert mais ce dernier a refusé de s’y soumettre, préférant rester en compagnie de Madame Tendière avec qui il entretenait une relation intime. C’est ainsi que Ben Bella a été arrêté en mars 1950 sans opposer aucune résistance et a même remis spontanément à la police son arme – un 7,65 appartenant à l’OS de l’Oranie qu’il a illégalement gardé – qui se trouvait sur la table de nuit de la chambre de la dame qui l’hébergeait. Début mai 1950, Ben Bella est présenté par le commissaire Havard de la PRG au commissaire divisionnaire Costes, qui lui a donné une paire de gifles pour s’être allié à «anti-français» lui disant qu’en raison de ses états de service pendant la Seconde Guerre mondiale, il ne souhaitait pas lui infliger le même traitement que subissaient les autres membres de l’OS, à condition qu’il livre toutes les informations en sa possession. Le commissaire divisionnaire Costes a averti Ben Bella qu’il était informé par Belhadj Djilali (inspecteur général de l’OS) de tout ce qui concerne l’OS et son rôle personnel (celui de Ben Bella, ndlr) et qu’il ne s’avise pas de mentir ou de cacher des informations. Du papier et un crayon ont été remis à Ben Bella installé dans une pièce pour rédiger son «récit». Au bout de quelque temps, Ben Bella frappe à la porte pour demander du papier. C’est dire, selon le jargon policier, qu’il a vidé son sac !Déféré devant le juge d’instruction, il a confirmé ses déclarations faites devant la police et par lesquelles il a dénoncé Saïd Amrani qui l’a remplacé à la tête de l’OS et dont la police ignorait même l’existence. Ben Bella avait livré beaucoup de militants et de cadres dont Khider, Boutelilis, etc. A propos de l’affaire de la poste d’Oran, Ben Bella a écrit dans sa déposition : «S’il me revenait d’autres détails, je ne manquerais pas de vous en faire part ou de les dire au juge d’instruction.» Le juge d’instruction a ordonné son incarcération à la prison de Blida où je lui ai rendu visite en compagnie de Maître Kiouane. Ce dernier a transmis à Ben Bella les instructions fermes du parti qui ordonne à tous les militants détenus de revenir sur leurs déclarations faites à la police, invoquant la torture et dénonçant un complot policier contre le MTLD, parti légal. Dans un premier temps, Ben Bella a catégoriquement refusé d’obtempérer sous prétexte qu’il ne pouvait «se déjuger». Ce n’est qu’après de fortes pressions qu’il a fini par obéir aux instructions du parti et adopter la même attitude que ses codétenus.

    Rôle de Ben Bella dans l’affaire de la poste d’Oran
    Près de soixante ans après, Ben Bella s’attribue à lui seul les mérites de l’affaire de l’attaque de la poste d’Oran. «L’organisation principale du coup jusqu’au moindre détail, c’est moi», déclare-t-il. C’est une contrevérité et une falsification grossière de l’histoire. Il n’y était pas. Il n’y a pas participé. Sa seule contribution consistait à présenter Bekhti Nemmiche, agent de la poste d’Oran, à Aït Ahmed qui ont étudié le plan des lieux ensemble.

    Comment le père de Ben Bella a acquis ses biens à Maghnia
    Entre 1952 et 1953, la commune mixte de Maghnia a attaqué en justice la famille Ben Bella, notamment la mère et la sœur de Ahmed Ben Bella, pour les déposséder de leurs biens fonciers et immobiliers. L’objet de cette action en justice était la révocation des concessions accordées au père Ben Bella par la commune de Maghnia pour services rendus à la France. Ces concessions consistaient en un caravansérail qui servait d’écurie et de fondouk, des terrains agricoles et des vergers d’oliviers et divers arbres fruitiers. Cette action en justice a été engagée contre la famille Ben Bella pour se venger de son fils Ahmed après son évasion de la prison de Blida. Le tribunal de grande instance de Tlemcen qui a cité à comparaître la mère, la sœur et par défaut Ahmed Ben Bella, a donné raison à la commune de Maghnia et a ordonné la dépossession des Ben Bella et leur expulsion y compris de la maison où ils habitaient. J’ai été chargé par le parti de m’occuper de cette affaire qui n’avait aucun rapport direct avec la répression et j’ai introduit un appel auprès de la cour d’Alger où je me suis présenté pour défendre les intérêts de madame Ben Bella et de sa fille et implicitement de Ahmed Ben Bella. A la veille du déclenchement de la guerre de Libération nationale, j’ai plaidé cette affaire devant la cour d’Alger et j’ai fait infirmer la décision du tribunal de Tlemcen. La question qui se pose en fin de compte, pourquoi ce Marocain qu’était le père de Ben Bella, a-t-il obtenu des autorités coloniales de pareilles concessions ? Je n’ai pas trouvé de réponse immédiatement. Plus tard, lors de ma détention au Sud, ordonnée par le même Ben Bella, un compagnon de détention, en l’occurrence Bensoltane, natif de Maghnia et militant de la première heure du PPA, m’avait dit qu’il a su que cette récompense dont a bénéficié le père de Ben Bella après l’avoir fait quitter le Maroc pour le protéger, était le résultat des trahisons et des crimes qu’il avait commis au Maroc. Le père de Ben Bella a donc été récompensé parce qu’il a trahi son peuple marocain, sa patrie et son roi. C’est ça la marocanité héréditaire de Monsieur Ahmed Ben Bella. Par ailleurs, j’ai une question à poser à Monsieur Ben Bella même si j’ai, en partie, la réponse. Que sont devenus les bijoux collectés dans le cadre du Fonds de solidarité (Soundoq ettadhamoun), au début de l’indépendance et qui s’estimaient à des quintaux, si ce n’est à des tonnes d’or et d’argent dont les femmes algérienne se sont dépouillées pour se parer de la liberté retrouver et aider l’économie algérienne à prendre son essor ? Une partie de ce fonds a été retrouvée à la Villa Jolie, où des sacs de bijoux étaient entassés dans des pièces jusqu’au plafond. Et c’est Ben Bella qui les y avait déposés. L’inventaire de ce qui a été retrouvé a été établi officiellement après le coup d’Etat du 19 juin 1965, par le président de la Cour suprême de l’époque et par son procureur général respectivement Benbahmed et Maître Mostafaï El Hadi. Des sacs pleins de devises ont été également retrouvés à la Villa Jolie, car Monsieur Ben Bella puisait comme bon lui semblait dans le fonds de devises de la Banque centrale pour distribuer l’argent selon ses humeurs. La question reste posée : où est passé le reste de Soundouq ettadhamoun et qu’en a-t-il fait ?

    A propos du déclenchement du 1er Novembre
    Là aussi Ben Bella dit : «Le 1er Novembre, c’est moi.» Une autre ignominie. Car tout le monde sait que le 1er Novembre n’a pas été décidé au Caire où s’était réfugié Ben Bella, mais en Algérie. Tout le monde sait aussi le rôle joué par Boudiaf, Taïeb El Watani, dans la préparation du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Sans Boudiaf, sans les démarches qu’il a entreprises, sans l’aide qu’il a reçue de la part d’un nombre réduit de militants dont Didouche, la réunion des 22 n’aurait jamais pu avoir lieu. Le principe d’une action armée a été décidé lors de la réunion des 22 à laquelle Ben Bella n’a pas participé, parce qu’il ne pouvait pas y être puisqu’il était au Caire. L’assemblée des 22 a mandaté les Cinq auxquels s’était joint Krim Belkacem pour devenir le comité des Six qui s’est réuni chez Mourad Boukchoura à Bologhine et a décidé de la date du 1er Novembre pour lancer l’insurrection. Donc, Ben Bella n’a pas participé à cette décision et, à ce titre, ne peut prétendre que le 1er Novembre, c’était lui. Mieux encore, Ben Bella n’a pas assisté à la création du CRUA dont le véritable artisan était Boudiaf qui en a eu le financement grâce à Lahouel et dont l’organe central, Le Patriote, était dirigé par Salah Louanchi et tiré et distribué à partir du local des SMA, à la Pêcherie. Ben Bella n’y est pour rien dans cet épisode glorieux. Ben Bella était plutôt à l’origine de l’arrestation au Caire de Lagha, président des SMA. D’ailleurs, au Caire, Ben Bella était l’agent de Fethi Dib, chef des services secrets égyptiens. Quand Lahouel Hocine est arrivé en novembre 1954 au Caire, en compagnie de Mhamed Yazid pour discuter de l’ouverture de la représentation du MTLD à l’extérieur et dont le chef était Mohamed Khider, il s’est indigné du fait que ses interlocuteurs soient des éléments des Moukhabaret. Lahouel a refusé de dialoguer avec la police égyptienne et a exigé qu’il soit reçu par un niveau politique supérieur. Lahouel avait déclaré alors : «Nous sommes un parti politique, nous exigeons de discuter avec des autorités politiques.» Ce coup de gueule de Lahouel contre les Egyptiens et Ben Bella a valu au leader centraliste l’ire du Caire ce qui l’avait contraint à se réfugier en Allemagne puisqu’en Algérie, la révolution avait déjà commencé.

    Le rôle de Ben Bella dans la révolution
    Khider était le premier à se réfugier au Caire lors du démantèlement de l’OS et après la levée de son immunité parlementaire. Le MTLD lui avait alors demandé de se rendre aux autorités coloniales, mais Khider a refusé et avec l’aide de M’hamed Yazid, il s’est rendu en Suisse avant de rejoindre le Caire. Aït Ahmed, en sa qualité d’ancien responsable de l’OS et craignant d’être arrêté, le parti lui ordonna de quitter l’Algérie et de se rendre au Caire. Enfin, et après son évasion organisée par le parti, Ben Bella était le troisième à rallier le Caire.Il est exact que Ben Bella a fait partie du Bureau du PPA au Caire. Il est tout aussi exact, à l’instar des autres membres du Bureau du Caire, Mohamed Khider et Hocine Aït Ahmed, il a opté pour le FLN. A ce titre, chacun des trois membres de la délégation du FLN à l’extérieur avant d’être rejoint par Boudiaf, était chargé d’une mission : Khider était chargé des questions politiques. A ce titre, il a été contacté par la SFIO pour tenter d’entrer en contact avec le FLN et engager des négociations. Aït Ahmed était chargé des relations internationales qui, assisté de M’hamed Yazid, a représenté le FLN lors de la conférence des non-alignés à Bandong. C’est toujours Aït Ahmed qui représentait l’Algérie aux Nations Unies jusqu’à son arrestation. Ben Bella était chargé de pourvoir les maquis en armes. De 1954 à 1955, aucune arme n’a été fournie par Ben Bella aux maquis, ce qui a poussé Benboulaïd à puiser dans ses propres fonds dans l’espoir de se rendre en Libye pour acheter des armes. C’est d’ailleurs lors de son périple à pied vers la Libye qu’il a été arrêté aux frontières tunisiennes. En 1956, la situation n’a pas changé et le bilan de Ben Bella était négatif. C’est pour cette raison que Larbi Ben M’hidi a pris le risque de se rendre au Caire où il a eu une discussion orageuse avec Ben Bella à propos de sa mission qu’il n’a pas remplie. Dès son retour, en Algérie, Ben M’hidi a rendu compte de sa mission au Caire à Abane.

    Le Congrès de la Soummam
    Ben Bella prétend qu’il a été empêché par Abane d’assister au Congrès de la Soummam. Ben Bella oublie de dire qu’il voulait que le Congrès se tienne à San Remo, situé à la frontière franco-italienne, ce qui constituait un risque sérieux pour la sécurité de la direction de la Révolution. Ben Bella était alors à Madrid. Il a envoyé à San Remo Khider pour la délégation de l’extérieur et Doum pour la Fédération FLN de France. Pour Abane, il n’était pas question de tenir le congrès ailleurs qu’en Algérie aussi bien pour des raisons de symbolique politique que pour des raisons sécuritaires. Au-delà de ces considérations, le Congrès concerne, en premier lieu, ceux qui étaient à l’intérieur et qui affrontaient l’ennemi militairement et politiquement. Pour mémoire, le Congrès devait se tenir dans un autre endroit que la région d’Ifri mais toujours dans la Kabylie. Ce lieu a été bombardé. Pour rappel aussi, Zighoud Youcef avait proposé la tenue du Congrès dans le Nord constantinois.

    A propos du «cinéma» vestimentaire de Messali Hadj
    Monsieur Ben Bella ! L’accoutrement de Massali Hadj, à savoir sa chéchia, sa gandoura, son burnous et sa canne, avait un sens identitaire qui le différenciait des colonialistes qu’il combattait. Cette façon de s’habiller n’était ni excentrique ni fantasmagorique. Elle faisait partie de la dimension politique de l’homme qu’était Messali. Elle avait une valeur aux yeux du peuple. Par cet accoutrement, Messali affirmait la personnalité algérienne. Quant à la barbe qui le caractérisait depuis son engagement politique, Messali a juré de ne la raser qu’après l’indépendance. Pourquoi Ben Bella ne parle-t-il pas du charisme de Messali, de sa verve et son talent de tribun hors pair et de sa foi inébranlable en l’indépendance du pays ? Il a résisté à tout le monde et aujourd’hui on présente les Oulémas comme des révolutionnaires à l’origine de l’indépendance. C’est une autre monstruosité et une falsification éhontée de l’histoire. Le père du nationalisme algérien est bel et bien Messali Hadj. Cependant, il mérite d’être condamné pour ses choix à la veille du 1er Novembre 1954, pour le sang qu’il a fait verser entre les Algériens, pour sa mégalomanie, oui l’histoire le jugera. Mais jusqu’à la création du CRUA, Messali a été le représentant du nationalisme algérien. Lorsque Messali a commencé à parler de la présidence à vie du parti, de pleins pouvoirs, il s’est mis sur le banc des accusés et le peuple a tranché le 1er Novembre et en 1956 en choisissant le FLN contre le MNA. C’est cet épisode que Ben Bella aurait dû aborder et non l’aspect vestimentaire d’un homme qui a réussi à imposer le fait national algérien et l’idée de l’indépendance alors que les assimilationnistes étaient légion au sein du mouvement national. En tout état de cause, Ben Bella est mal placé pour critiquer le culte de la personnalité de Messali Hadj et de sa folie des grandeurs. N’a-t-il pas fait pire quand il était président de la République ? Je me souviens d’une réunion du gouvernement qu’il a présidée après son retour d’un voyage en Guinée. Il n’a pas cessé de parler du «cinéma» de l’accueil qui lui a été réservé. Il jubilait au point de regretter qu’en Algérie, ce genre de «cinéma» n’existait pas. Enfin, je tiens à dire que Ben Bella est responsable de la fin tragique de beaucoup de héros de la Révolution. Qu’il se souvienne, lui qui n’a pas tiré un coup de feu durant les sept ans et demi de la Révolution, de sa décision d’exécuter Chaâbani, chef de la wilaya, colonel de l’ALN de l’intérieur. Du rôle qu’il a joué dans l’exécution de Abane et j’en passe.

    Les trahisons de Ben Bella
    Pour finir, je tiens à dévoiler un fait que Khider m’a raconté. Khider a soutenu Ben Bella après un accord commun. L’un et l’autre visaient le pouvoir. L’un et l’autre avaient ses raisons. A ce titre, ils s’étaient entendus de se partager le pouvoir. Khider espérait en fait être président de la République à titre honorifique et Ben Bella chef du gouvernement avec les pleins pouvoirs de l’exécutif. Pour Khider, Ben Bella était jeune, il avait tout l’avenir devant lui. Donc Khider espérait faire un mandat à la tête du pays avant de se retirer dans une ferme à Douéra pour finir sa vie. Ben Bella est venu d’Oran à Alger où les armées de la Wilaya IV régnaient en maîtres. Lors d’une réunion de nuit chez Rabah Bitat, en présence de Khider, de Bousmaha, de Lakhdar Bouragaâ, de Boumaâza et de moi-même, il a été dit à Khider qu’il était le bienvenu, mais Ben Bella n’avait pas intérêt à venir à Alger. Les responsables de la Wilaya IV ont informé Khider qu’ils ne voulaient ni de Ben Bella ni de Boumediene même comme députés. C’est Khider qui a fait venir Ben Bella clandestinement à Alger et c’est Fares qui l’a hébergé dans une villa à Rocher-Noir, à Boumerdes, un hélicoptère était prêt à l’évacuer en cas de besoin. Plus tard, Fares, le commandant Azzedine, moi et d’autres avons été mis en résidence surveillée. Lors de la réunion des cadres du parti tenue au lycée Amara-Rachid, tous les commissaires politiques, à l’exception de Mostghalmi, se sont engagés à reprendre les armes pour empêcher Ben Bella de prendre le pouvoir. Ben Bella, ayant été informé par Mostghalmi de ce qui se tramait, a quitté Alger pour Oran. Ben Bella a fait intervenir l’ambassadeur d’Egypte à Alger pour trouver un arrangement avec Khider à qui il a demandé de s’éclipser pendant six mois, et à son retour, l’engagement pris pour le partage du pouvoir sera respecté. A son retour, Khider a compris le jeu de celui qu’il considérait comme son fils. Ben Bella a trahi tous ceux qui l’ont aidé, y compris Khider. Sur le plan intellectuel, Ben Bella n’a aucune honnêteté. J’ai travaillé avec lui et je sais de quoi je parle. Il s’approprie les idées des autres en les étalant dans les journaux. Entre 1956 et 1962, il a été emprisonné sans se donner la peine d’améliorer son français. Entre 1965 et 1982, date de sa libération par Chadli, il n’a fait aucun effort pour apprendre l’arabe classique, lui qui se dit arabe. Aujourd’hui, Ben Bella verse, à travers son délire, dans la désinformation et le détournement de l’histoire. C’est pour cette raison que j’ai tenu à lui répondre car le devoir de mémoire m’est imposé comme il s’impose à tous les témoins vivants de notre histoire. Je suis en train d’écrire pour dire et rétablir les vérités telles que vécues. Nul n’a le droit de se taire sur la falsification de l’histoire qui est le patrimoine de tous les Algériens.

    A. B.

    *Amar Bentoumi a été avocat du PPA-MTLD
    de 1947 à 1954, puis avocat du FLN jusqu’en 1962. Député de Constantine à l’Assemblée constituante, il a été le premier ministre de la Justice de l’Algérie indépendante. Après un désaccord avec Ben Bella qui l’a poussé à quitter le gouvernement, il a été interné en compagnie de Farhat Abbas à Adrar.
    Ancien bâtonnier d’Alger.

  42. Chers lecteurs et chères lectrices du MATIN, Bonjour, oua El Salamou Alaïkoum.

    Merci à Mr Dahmane amazigh pour les liens que m'avez filés.

    D’emblée, je puis vous dire Mr le BRIZIDENE que pour le nonagénaire que vous êtes, ((je pourrais être votre fils, voire même votre petit fils)). Ayant été scandalisé par ce que vous dites dans cet article, en tant qu’algérien ; je me dois de vous répondre par le biais de ce petit billet et par le biais de cet espace qui nous est offert par Mr Benchicou et ses collaborateurs, que je tiens à remercier au passage malgré je ne partage pas vraiment tous leurs écrits.

    Je disais donc qu’en tant qu’algérien « LAMBDA » aimant son pays par-dessus tous les clivages et les divergences. C’est vraiment un scandale de vous laisser dire ce genre d’inepties.Inepties que je dois mettre sur le compte de votre âge avancé, si ce n’est de vouloir vous donner un rôle qui ne vous sied pas du tout.

    N’oubliez pas Mr le BRIZIDENE, que nous sommes 50 ans après l’indépendance, et que les langues se délient, et les archives et autres non-dits nous parviennent après quelques bruissements dans les méandres des archives de l’administration coloniale et dans certains ciboulots; qui pour une raison ou une autre se lâchent avant qu’ils soient ensevelis.
    Vous nous dites que vous ne voyez pas qui pourrait remplacer l’actuel président, que pour l’instant c’est le moins mauvais et que vous vous en contentiez ?
    Quel toupet Mr le BRIZIDENE? Mais quel âge a celui-ci ? D’accord vous pouvez bien vous en contenter, et les algériens dans tout ça ? Et puis de quel droit dispose-t-il pour changer la constitution de manière à faire un 3ème mandat ? En tous cas le peuple n’a jamais plébiscité Mr Bouteflika, ni ses sbires au pouvoir. Je me demande toujours quoi attendre d’un homme qui s’est entouré le plus de personnes originaires de l’Ouest et exactement des environs de la wilaya de Tlemcen, et dont la plupart jouissent de doubles nationalités.

    Normal Mr le BRIZIDENE , c’est vous les confiscateurs du pouvoir qui êtes algériens et le peuple est pour vous un peuple étranger sur la terre de ses ancêtres. Malheureusement Mr Bouteflika ne doit sa notoriété de maquisard que grâce à feu Boumediène dont il aurait abusé de l’aile protectrice. Où était-il pendant que les hommes de son âge mouraient dans le djebel ? Mr (((((( M’KIRDA)))))) petit « CHADI », sobriquet qui lui avait été administré par feu Boussouf ne connaissait que l’Europe + le Maroc et sa frontière. Combien de fois « sidou CHELGHOUM » » lui a épargné le cachot ?
    De tout temps notre ami Bouteflika a été un manipulateur dans l’ensemble en réussissant même à faire exécuter des maquisards dont l’un était parent de Boumediène.
    Le peuple est au parfum de tout ce que vous avez tous fait avant 1962 et même depuis le retour au pouvoir de si ABDEKA à -_-_-« EL-MOURADIA »-_-_-.

    L’année 2003 est toujours présente dans la mémoire de la population -_-_-_- guelmoise-_-_-_- quand Mr le BRIZIDENE ((((est allé inaugurer la stèle de son protecteur dont il a essayé de mimer la gestuelle)))) exactement à l’endroit où était érigée la statue de Jeanne d’Arc et où quelques années plus tôt jouait un certain Abdelaziz R qu’il avait limogé (lui signifiant que c’était lui la COM). Sans oublier le courageux « « « guelmi » » » qui lui a soufflé à haute voix (-(-(-(-(- BOUS SIDEK-)-)-)-)-) ya KABTI.

    – Quoi attendre d’un petit filou qui menait une diplomatie parallèle à celle de SIDOU ?
    – Quoi penser d’un odieux personnage, narcissique.
    – Quoi attendre d’un octogénaire qui consulte « EL GUEZZANETTE ». Franchement c’est bas tout ça.
    – Quoi penser d’un président qui dit dans la capitale des AURES : « « « « vous êtes des CHIYATINE » » » », alors que ((((EL CHAWIYA)))) étaient les fers de lance de toutes les batailles traversées par le pays, bien avant la création de Batna.
    – Saviez-vous Mr le BRIZIDENE que feu « « CHELGHOUM » » avait réfléchi à ce que cette ville soit la capitale administrative de l’Algérie indépendante ? Pourquoi ? Et bien je vous laisse faire travailler votre ciboulot pour nous le dire.

    Dites-nous Mr Ben-Bella, puisque vous pensez que c’est votre ami «si ABDEKA » qui mérite la place qu’il s’est octroyée avec le concours des militaires ex DAF et autres parvenus qui voulaient lui faire allégeance. Supposez un peu que celui-ci ne soit plus de ce monde ? N’existe-t-il pas des algériens capables d’occuper la place ?
    Vous dites que vous regrettiez que Boutef ne soit pas encore marié à son âge ? Mais que je sache, son prisonnier Mr Benchicou nous avait révélé qu’il était marié depuis plus d’une décennie à une miss « T » dont le père était diplomate algérien et qu’elle doit être âgée aujourd’hui d’une 40 taine d’années tout au plus.
    Nous-a-ton dit qu’il était aussi porté par les gris-gris et autres « GUEZZANETTE ». C’est bien l’apanage de tous ceux qui ont fréquenté le chef du (((MAKHZEN))) auquel il disait toujours « « YA SIDNA » ».

    Mister Boutef pour l’instant c’est le moins mauvais et : Il n’y a pas d’homme providentiel et vous êtes mal placé pour dire cela, car vous comme tous ceux qui cautionnent ce pouvoir avez des idées des années du milieu du siècle dernier.
    Monsieur le BRIZIDENE : nous savons tous pourquoi vous persistez à dire du mal de tous ceux qui vous ont barré la route durant votre parcours en Egypte.
    Vote délégation avait pour rôle d’apporter aux maquisards de l’intérieur un soutien politique, diplomatique et matériel. Ce dernier rayon était le vôtre, dont votre mission 1ère était de trouver des armes. Malheureusement les égyptiens se sont joués de vous, ne vous donnant qu’une seule possibilité, c’est celle d’utiliser la radio « çaout el arab »par le biais de laquelle vous aviez annoncé le coup d’envoi de la révolution en indiquant que vous assumiez les fonctions de chef. L’Egypte n’avait apporté aucune aide matérielle notable à la préparation du 1er Novembre. Nasser et ses services spéciaux voulaient imposer leur influence sur le déroulement des choses.
    Disait-on à l’époque, vous faisiez bande à part, par un jeu bizarre avec le RAÏS, alors que Aït-Ahmed répondait à Fethi Ed Dib le big boss des services spéciaux : « Vous nous nous avez accordé juste l’asile politique ; alors laissez-nous agir à notre guise. On vous demande juste des passeports, nous sommes seuls juges, ce ne sera jamais vous qui déciderez de la marche de la révolution DZ ».
    Et d’ajouter que dans le mouvement il n’y avait pas de place prépondérante et qu’il était l’égal de Mr Ben Bella, tout comme l’est Khider, comme le sont les chefs de l’intérieur. Normal nous direz-vous de par votre soumission totale, le RAÏS "NASSER"faisait de vous le chef. Vous meniez seul une politique personnelle avec les égyptiens, ce que n’approuvaient pas Khider et son beau-frère Aït-Ahmed.
    En Egypte vous aviez même accusé Aït-Ahmed de communiste et Khider de fidèle à la religion, et de ce fait un frère musulman, mouvement dont NASSER se méfiait à mort. Ajoutant qu’il n’y avait rien à faire avec « « Aït-Ahmed le berbéro-matérialiste, ni avec ce vieux Khider, qui était un bourgeois » ».
    N’est-il pas vrai que les égyptiens voulaient diriger les pays du Maghreb qui se libéraient de leurs contraintes coloniales?
    C’est normal de tenir rancune à Abane Ramdane qui vous a toujours tenu tête en vous disant le fond de sa pensée. Ne vous avait-il pas signifié par la bouche de Lamine Debaghine que ce sont les chefs de l’intérieur qui commandaient et que votre rôle à vous 3, était de fournir des armes et de faire connaître le FLN au monde. La phrase choc qui avait dû vous énerver c’était : (-(-(-(-si vous ne pouvez rien faire pour nous, venez crever avec nous. Vous venez vous battre, sinon considérez-vous comme des traîtres.-)-)-)-)

    Il faut noter aussi l’accro que vous aviez eu avec Ben-M’hidi le chef de l’Oranie qui était à la recherche d’armes et sur lequel vous aviez levé la main ?
    Abane le stratège avait nommé Lamine Debaghine chef de la délégation de l’extérieur. C’en était trop pour vous, vous qui voyiez vos efforts pour être reconnu comme chef de la révolution réduits à néant.
    Auriez-vous oublié TURKI, représentant FLN en Libye que vous aviez liquidé avec votre ami MEHSAS, sans qu’il soit jugé, alors que vous parliez de collégialité ? Pourquoi ce n’est pas toute l’équipe qui devait décider, vous a dit Mr Aït-Ahmed?
    Parlez-nous du revirement des égyptiens vis-à-vis de la délégation ? Alors que des tractations avaient été menées pour que la France achète le coton égyptien.

    Monsieur Boudiaf est votre maître car il a toujours été intègre, désinteressé, rigoureux, doté d’une clarté d’esprit et de pragmatisme. Tous les algériens au fait de la révolution savent que Boudiaf faisait partie de votre équipe de l’Extérieur en faisant la navette entre Nador (Maroc), Tripoli (Libye), le Caire (Egypte) etc. Et que c’était un fédérateur des pas des moindres.
    Mister BRIZIDENE/ Je viens d’entendre dire un Monsieur, ou plutôt un énergumène faisant partie de la coalition présidentielle, que les algériens vous aimaient bien et vous respectaient. Je doute fort que cela soit le cas. Vous n’avez qu’à lire les intervenants dans cet espace. Vous répondrez que ce sont rien que des kabyles qui se défendent les uns les autres. Moi je vous dis que beaucoup de quinquagénaires et même plus âgés vous exerguent par-dessus tout.
    Mister BRIZIDENE/ Faites vos prières quotidiennes dans la sérénité si vous êtes un bon muslim, chiquez votre chique et faites le mort dans votre coin, ça sera mieux pour vos nerfs et ceux des autres qui ne veulent pas vous dire des méchancetés et vous manquer de respect.

    Vos maîtres et vrais MOUDJAHID avaient tout fait pour que tout le peuple participe à la révolution algérienne. Les algériens dans leur majorité, qui se sont mis dans le feu du combat étaient issus de toutes les composantes de la société, sans différence d’appartenance politique ou régionale. En fait, ce qui avait forgé l’unité des algériens, je dirais à 99,99999% c’était la religion. L’Islam a joué un rôle essentiel dans l’unité des algériens. C’est celui-ci qui a fédéré ***khaouetna ya cheikh…..***

    NB NB NB/ / : lire que Mr Aî-Ahmed a dû comparer ce qui s’est passé le 20 août 1955 dans le constantinois et en particulier à Phillipe-ville **Skikda**, au génocide arménien pas les turcs me scandalise plus que l’article de Mr Ben-Bella….

    "RESTONS AUX AGUETS ET FAISONS QUE NOS 5 SENS SOIENT EN PERPETUEL EVEIL".
    Merci de m’avoir lu et à très bientôt INCHALLAH! ! ! !

  43. A Dahmane Amazigh et Kacem Madani:ci-joint le témoignage du colonel Hassan Khatib de la prestugieuse willaya 4 (Algérois), publié dans El watan, du 20 mai 2011. Le colonel Youcef El Khatib, commandant de la Wilaya IV historique, commente dans cet entretien, qu’il a bien voulu nous accorder, la récente polémique opposant Yacef Saâdi à Louisette Ighilahriz, ainsi que le tollé soulevé par les déclarations de l’ancien président, Ahmed Ben Bella, sur l’histoire de la Révolution
    1)- Pouvons-nous avoir vos impressions à propos des récentes déclarations de Ben Bella sur son parcours personnel et l’histoire de la Révolution en général ?
    Si vous voulez m’entraîner dans un terrain miné par la politique, je ne vous répondrai pas. Maintenant pour l’intérêt de la Révolution, je vous affirme, à mon tour, que les seuls Algériens qui avaient conçu, préparé et déclenché la Révolution en 1954 sont des personnalités historiques déjà connues. Il s’agit de Ben Boulaïd, Didouche, Bitat, Ben M’hidi et Krim. Tous les cinq se sont mis d’accord pour installer Boudiaf au poste de coordinateur. Ali Mellah était à la tête du sud du pays qui n’était pas considéré comme étant une région lors du déclenchement de la Révolution. Je sais qu’il y avait un contact avec le trio du Caire (Egypte). Ben Bella, l’un des représentants du MTLD à l’étranger et faisant partie de ce trio, avait été informé. Mais je réitère que seuls les six hommes historiques sont les responsables du déclenchement de la guerre de Libération nationale.
    Je reviens à propos de ce que je disais, la Révolution et le déclenchement de la guerre de Libération nationale étaient une affaire de gestion collective, mais jamais une affaire d’un seul homme comme le prétend Ben Bella. A cette époque-là, je dois vous avouer que j’étais un jeune étudiant et n’étais pas adhérent à un parti politique. Ces six hommes historiques, qui avaient la charge de préparer et de déclencher la guerre de Libération nationale, avaient souffert du zaïmisme. Toutes les décisions du Congrès de la Soummam avaient d’ailleurs été prises à l’issue d’un débat franc, d’une manière démocratique, dans l’intérêt de l’Algérie et de son peuple. La gestion collective de la Révolution était le principe fondamental du Congrès de la Soummam, il n’y avait pas de zaïm. Personnellement, je crois fermement à ce principe fondamental jusqu’à aujourd’hui
    2)– Au sujet de la polémique entre Louisette Ighilahriz et Yacef Saâdi, quel commentaire faites-vous ?
    Je dirais que ce n’est pas le moment d’étaler en public tous ces malentendus. Je trouve que Yacef Sâadi a eu tort de faire de telles déclarations. En ma qualité de commandant de la Wilaya IV historique, je pourrai dire qu’un tel homme, je ne le connais pas. Néanmoins, je m’informerai auprès des personnes qui avaient côtoyé cet homme durant la guerre de Libération nationale. Yacef Saâdi a commis une erreur, car il ignorait plein de choses qui se passaient sur son territoire. Il ne pouvait pas connaître personnellement toutes les personnes qui activaient. Donc, il n’avait qu’à demander des informations sur Mme Ighilahriz à ses proches compagnons, pour s’informer sur son passé. Elle a souffert des tortures infligées par les parachutistes.
    -3)- L’ouverture des archives de la guerre détenues par la France devrait peut-être lever une grande partie des équivoques et des contrevérités ?
    Personnellement, j’ai hâte de découvrir les archives afin de connaître tous les détails de notre Révolution. Ces archives se trouvent à Vincennes (France). Nous avons demandé le rapatriement de ces archives relatives à l’histoire de notre pays aux présidents Mitterrand, Chirac et Sarkozy. En vain. Au nom de notre fondation, nous avons sollicité le président Sarkozy et l’ambassadeur de France en Algérie pour le même sujet, notamment dans ce qui est en rapport avec la Wilaya IV. Vous savez, pour accéder à ces archives, des dérogations sont exigées. En Algérie, des archives existent. Au temps du président Zeroual, j’avais pu moi-même en consulter certaines.
    4)- Ne craignez-vous pas que ces archives, une fois révélées, puissent donner à découvrir des vérités lourdes, dont les conséquences ne pourraient peut-être pas être assumées ?
    Pour ma part, je vous dirais que la France coloniale avait toujours traité, pendant la guerre, les moudjahidine qui activaient à tous les niveaux de responsabilité des centres de décision, depuis la base jusqu’à l’échelle suprême de la Wilaya IV historique, de bureaucrates. En effet, nous avons toujours rédigé nos rapports mensuels, en application des décisions du Congrès de la Soummam. Nous avions immortalisé des faits dans ces documents, afin que notre commandement puisse être informé de toutes nos actions à travers l’ensemble du territoire de la Wilaya IV. Hélas, beaucoup de documents ont été détruits dans des incendies et d’autres ont été accaparés par des soldats français qui les gardent à ce jour dans leurs archives. L’intérêt de notre fondation est de recueillir tous les témoignages des 8 régions qui composaient la Wilaya IV historique (Bouira, Boumerdès, Blida, Tipasa, Aïn Defla, Médéa, Tissemssilt, Chlef), mais surtout analyser et corriger tous les témoignages que nous avons pu recueillir et qui ont marqué l’histoire de la Révolution dans notre wilaya. C’est mon devoir de patriote.

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