Abrika lance un avertissement au pouvoir dans une « Lettre au peuple Algérien et aux ONG et instances internationales »

« Le changement étant irréversible, le pouvoir doit savoir que sans interlocuteurs à la hauteur de leurs missions et devoirs et organisés dans un cadre démocratique et pacifique, il met la république et le peuple en danger de dislocation et de violence irrémédiables (…)L’opinion nationale et internationale est encore une fois prise à témoin sur les dépassements graves et récurrents dont se rendent coupables les pouvoirs publics (…)Aussi, nous avertissons l’opinion sur l’urgence de l’application complète du protocole d’accord sur la mise en oeuvre de la plateforme de revendication d’El-Kseur…»

C’est en ces termes que Belaid Abrika, en tant que « délégué du Mouvement citoyen des archs », s’adresse à l’opinion dans une « Lettre au peuple Algérien et aux ONG et instances internationales » que nous reproduisons ici intégralement.

Chers compatriotes,

Mesdames et messieurs, représentants des ONG et des instances internationales,

Notre pays, l’Algérie, sombre dans le chaos et l’incertitude sous l’insoutenable poids de la gestion anti-démocratique des institutions de l’etat et des affaires publiques et de pratiques de corruption et d’entretien à dessein de la misère sociale et intellectuelle des masses conjuguées la violence multiforme.

Pendant ce temps insupportable, l’Algérie officielle invite le peuple Algérien appauvri et la communauté internationale à suivre les babils de perruches des hommes fusibles, du système inamovible, sur la paix revenue, la place confortable de l’Algérie dans le concert des nations, les prouesses des réformes, les succès des projets de la relance économique et se réjouit des notes potables de bonne gouvernance que lui accordent des régimes autant figés que vieillissants du mécanisme africain d’évaluation par les pairs.

La rente pétrolière profite aux différents puissants groupes mafieux

L’Algérie du baril, courtisée pour ses richesses naturelles au plan international, est toujours en queue des pays de la région en matière de développement économique, social et technologique et risque de rater le train des réformes profondes qui s’imposent en cette conjoncture propice, mais trompeuse car éphémère, marquée par des réserves de change extraordinaires générées exceptionnellement par les prix élevés du pétrole et du gaz.

Au lieu de saisir cette énième occasion pour tendre la main à une population qui a tout donné pour espérer un minimum de paix et de prospérité et construire un véritable système démocratique, qui soit en communion avec notre histoire, en phase avec les défis à venir et soucieux des intérêts de la majorité, le pouvoir continue de privilégier la répartition de la rente pétrolière sur ses différents puissants groupes mafieux qui, bon gré mal gré, s'attribuent impunément ce qui devait aider à assurer l’édification du bien être de tous les Algériens et des futures générations.

Le bon sens et la responsabilité politique historique voudraient que ces excédents de la balance commerciale soient réinjectés dans les économies productives avec comme gage de sécurité et de réussite durable une diversification des ressources financières pour s’assurer une prospère économie nationale indépendante des revenus, limité dans le temps, des gisements pétroliers et se mettre définitivement à l’abri des fluctuations des prix des hydrocarbures.

Et malheureusement, à la place d’une politique sérieuse d’investissement productif, le pouvoir oppose la thésaurisation en direction des couches sociales étouffées et fragilisées. Cette austérité sans fondement économique et/ou financier, est appliquée dans l’opacité qui caractérise la gestion du fonds des recettes pétrolières. Les tenants du régime continuent ainsi leurs œuvres de détournements de l’argent public en écrasant au passage, par le dénuement et l’angoisse, la majorité défavorisée.

L’Algérie n’attire que les trafiquants en guise d’investisseurs

Des secteurs névralgiques tels que l’industrie et l’agriculture qui devraient jouir d’une attention particulière pour relever les défis communs, mais néanmoins stratégiques, de l’autosatisfaction alimentaire et la garantie d’une variété de débouchés d’activités industrielles compétitives et durables, sont carrément délaissés au profit d’une noria d’importateurs véreux protégés par les groupes d’intérêts politico- financiers qui gangrènent toutes les institutions de l’Etat et pourrissent la société.

Cela dit, le climat d’affaires est tellement infecté qu’il n’attire plus d’investisseurs étrangers, et ceux qui s’y aventurent se résignent à placer des capitaux en deça des possibilités qu’offrent les potentialités nationales. Dans ce sens, l’absence de transparence dans la gestion des fonds et des marchés et la violation des critères de bonne gouvernance, fait que l’Algérie n’attire et n’attirera en gros que les trafiquants de tous bords en guise d’investisseurs nationaux et étrangers qui suceront encore et encore les biens de la nation.

D’autre part, fatiguée d’attendre des jours meilleurs, la population tente de survivre comme elle peut dans la précarité et la misère ambiante où le chômage est le plus constant des dénominateurs communs de la population Algérienne. Chaque pauvre Algérien pour ne pas crever de faim, lui même et ses enfants, s’agrippe à des moyens périlleux et dégradants. La drogue, la prostitution et la violence acceptées dans les mœurs quotidiennes n’inquiètent plus les autorités, qui s’en servent occasionnellement pour les besoins de tester les modernes et redoutables arsenaux de répression.

L’absurde calcul de faire de tous les Algériens des voyous

La jeunesse, source d’énergie et facteur indispensable de développement économique est soumise à un traitement vicieux qui l’éloigne de l’activité politique et de l’exercice syndical.

« La politique c’est pour les corrompus et les anti-nationalistes », lui inculque-t-on. La dépolitisation compromet le présent du pays et rend incertain son avenir. Cette question interpelle tous les acteurs et Personnalités intègres de la société où qu’ils soient car elle relève de la continuité même des institutions de l’etat déjà fragilisées par les multiples agressions qu’elles subissent depuis l’indépendance.

Le changement est irréversible

Le changement étant irréversible, le pouvoir doit savoir que sans interlocuteurs à la hauteur de leurs missions et devoirs et organisés dans un cadre démocratique et pacifique, il met la république et le peuple en danger de dislocation et de violence irrémédiables. Car l’absurde calcul de faire de tous les Algériens ou bien des trafiquants ou des voyous pour vivre « normal », même s’il donne temporairement satisfactions aux visées basses de ses concepteurs, ne saurait durer dans le temps et ses conséquences gravissimes dépasseraient tout stade de rattrapage.

Le salut de tous et de l’Algérie est de permettre aux jeunes de réunir par eux mêmes et pour eux mêmes les conditions qui permettent d’exercer la politique et de travailler honnêtement et d’instaurer une morale qui récompense tout effort sain au bénéfice de l’individu et de la collectivité.

Sur un autre plan, le pillage et la dilapidation des richesses nationales et des deniers publics par des cercles occultes squattant les plus stratégiques des fonctions de l’etat sert aussi à alimenter et à promouvoir sur la scène publique une flopée d’organisations alibi qui servent de faã§ade démocratique lors de mascarades électorales toutes préfabriquées. Comme à l’accoutumée, la désaffection populaire et le rituel de la fraude qui domineront les élections locales de ce 29 novembre 2007 n’apporteront aucune leçon de politique démocratique au pouvoir qui sera le premier à acclamer les résultats et à placer des élus qui manqueront forcément de légitimité.

Un autre scénario dépensier qui se déroule dans un champ public où les libertés de s’organiser et d’agir, explicitement remises en cause, se rétrécissent dangereusement de jour en jour.

Une justice aux ordres

L’école qui est par excellence un lieu de savoir et de tolérance est cataloguée comme un enjeu et un segment essentiel de diffusion massif et systématique de connaissances et de croyances inutiles, irrationnelles et rétrogrades. Les fonctionnaires, les enseignants, les universitaires, les médecins, les magistrats et les chercheurs sont clochardisés par des salaires et des égards indignes d’une république moderne qui rechercherait des ouvertures sur l’espace humain et technologique mondial et les progrès scientifiques.

La justice qui cumule les impaires est décriée à chaque audience par les justiciables. Tout le monde sait que la plupart des verdicts des procès (dans le cas où on daigne les tenir à temps ou tout au moins les programmer) sont cousus dans les anti-chambres des tribunaux ou dans quelque saloon des places huppées.

Les femmes n’évoluent toujours pas d’égal à égal avec les hommes devant des juridictions même après les amendements introduits au Code de la famille et ce malgré l’évolution du mode de vie des Algériennes et des Algériens et les énormes sacrifices des militantes et militants pour son abrogation. A ce sujet, le gouvernement, à défaut d’anticiper, a la responsabilité et le pressant devoir de se mettre au diapason des changements en cours dans la société.

Censure et harcèlement

Les médias travaillent sous la menace permanente de poursuites judiciaires, de suspension (si ce n’est pas d’interdiction de publication à l’exemple du quotidien Le Matin), d’amendes et de condamnation à la prison ferme ou avec sursis. La liberté de la presse dont l’acquis a coûté la vie à des dizaines de professionnels est en voie de devenir un slogan creux et le métier de journaliste, des plus périlleux.

Le syndicaliste engagé est à la merci de l’injustice des pressions multiformes, policières, juridiques et administratives orchestrées à son encontre pour le faire taire. Le refus d’agréer des syndicats libres est la preuve indéniable de la volonté d’en finir avec le débat contradictoire, celui des idées, pour revenir au carcan et modèle du parti unique.

Que vise la campagne de désinformation et d’intox ?

Par ailleurs, la résistance héroïque des jeunes de Kabylie face aux balles et à la répression meurtrière du pouvoir durant les graves évènements du printemps noire 2001 est le centre d’une campagne de désinformation et d’intox dont l’objectif inavoué est de faire passer le gros mensonge que le mouvement citoyen est une organisation nuisible pour les wilayas de Kabylie et pour toute l’Algérie et est indésirable au sein de la population. Le pouvoir a agi ainsi pour discréditer et affaiblir une dynamique qui menace les intérêts de son existence et qui a failli emporter dans son sillage le système sur lequel il (le pouvoir) repose n’étaient-ce les manigances et les trahisons, vis à vis de la population, de ses relais en Kabylie et ailleurs, la barbarie de ses réactions de bête blessée, ses volte face dans ses engagements officiels et solennels et les défaillances propres à toute jeune organisation spontanée en mal d’expérience et de préparation.

Cependant, personne n’est dupe pour gober les menteries et les artifices des responsables de crimes d’Etat perpétrés sous les yeux de la communauté nationale et internationales contre des dizaines de jeunes sortis dans la rue exiger la dignité, la fin de la hogra (mépris doublé d’arrogance et d’abus de pouvoir) et la reconnaissance officielle de leur langue, civilisation et culture.

L’impunité des commanditaires d’assassinats des 126 martyrs de Kabylie

A présent, la population qui a déjà médité les entraves réservées au protocole d’accord portant sur la mise en å“uvre de la plateforme de revendication d’El-Kseur signé par les représentants des plus hautes autorités du pays et la délégation du mouvement citoyen en janvier 2005 s’est rendue compte d’elle-même des procédés de culpabilisation et de dépopularisation instrumentés à l’égard de ses représentants mandatés au sein du mouvement citoyen. La liberté et l’impunité dont jouissent depuis plusieurs années les auteurs et les commanditaires (membres de corps de sécurité et autres) d’assassinats des 126 martyrs de Kabylie et des milliers de blessés sont des indices supplémentaires sur la nature du système, ses agissements, ses manœuvres et ses tergiversations.

Aussi, il n y a qu’à observer qu’à la suite du recul, ces derniers mois, de la contestation en kabylie , les décideurs de l’ombre pour la région ont permis brutalement la reprise d’activités illégales et porteuses de nombre de dangers sur la sécurité et la santé des habitants. Les lieux de débauche, nid des corrompus de l’administration, de patrons véreux et de trafiquants en tous genres, sont actuellement rouverts un à un. L’anarchie et la violence se réinstallent dans les principales rues du chef-lieu de wilaya et de daïras au nez et à la barbe des services de sécurités et des responsables des tutelles concernées. Pour rappel, avant, pour pallier à la démission des services de l’Etat, ces activités ont été stoppées ou réduites grâce à la mobilisation des associations de la société civile derrière les délégués du mouvement citoyen.

Chômage, suicides et harragas

Toujours dans cette région, le taux de chômage est des plus élevés, les projets structurants de développement toujours à la traîne, le tout dans un climat sécuritaire inquiétant qui soulève des questionnements légitimes de la part des populations prises en tenailles entre les poussées intégristes d’un autre age et les velléités de soumission et de normalisation par la militarisation de l’environnement.

Le suicide fait des ravages parmi des franges qui n’aspirent qu’à vivre au rythme des progrès actuels et profiter des opportunités de la conjoncture parmi ses compatriotes pour s’assurer un digne niveau de vie et ne pas subir la fin tragique de beaucoup d’adolescents Harragas (clandestins) qui périssent en mer ou en cours de leur aventure vers l’Europe.

A cet effet, l’opinion nationale et internationale est encore une fois prise à témoin sur les dépassements graves et récurrents dont se rendent coupables les pouvoirs publics à l’encontre de la population meurtrie en général et des militants qui continuent de revendiquer la mise en place d’une véritable république démocratique et sociale qui consacrera les libertés, les droits de l’homme et la transparence dans la gestion des fonds publics.

Les instances en charge du suivi des accords internationaux conclus avec le pouvoir Algérien sont aussi interpellées quant au respect et à l’évaluation des engagements et conventions signés dans le cadre des lois internationales.

Aussi, nous avertissons l’opinion sur l’urgence de l’application complète du protocole d’accord sur la mise en oeuvre de la plateforme de revendication d’El-Kseur paraphé conjointement par la délégation du mouvement citoyen et le chef de gouvernement mandaté par le premier magistrat du pays.

Tizi-Ouzou (Algérie), le 27 novembre2007

Belaid Abrika,

délégué du Mouvement citoyen des archs

30 réflexions au sujet de “Abrika lance un avertissement au pouvoir dans une « Lettre au peuple Algérien et aux ONG et instances internationales »”

  1. C est comme les autres associations politiques qui se reveillent uniquement a la veille des elections dont on connait d avance les resultats!
    Nous sommes decus d une part, de la division et la recuperation d une partie de la composante du Mouvement Citoyen des Archs et d autre part, de l immobilisme de l autre partie de ce mouvement.
    Beaucoup de patriotes et de democrates ont mise sur les Archs qui se sont eloignes, helas, des preocupations des citoyens.
    Seule une plate forme, digne de Novembre 1954, regroupant les associations politiques, les syndicats, les organisations, les journalistes, les intelectuels, les djounoud de l ANP, les travailleurs et les chomeurs de la mouvance democratique et republicaine, pourra jeter les bases solides d une Algerie Democratique et Populaire, message de nos martyrs de la revolution armee et de la democratie!

  2. ya monsieur abrika qui ta fait sortir de ton profond sommeil c maintenant que tu fait ce constat il est un peu trop tard tous le monde la fait et la suite des evenements…………….a miss ntmourth.

  3. Monsieur Abrika, moi je n?ai jamais douté de votre intégrité malgré les compagnes de dénigrements sans fin fomentées à votre encontre. Personne n?est prophète dans son pays à l’exception de deux que tout le monde connais, Jésus et Mahomet. Quoique vous valiez mieux, nombreux sont ceux qui se sont mis à vous couvrir d?opprobre. Même ceux qui sont censés vous soutenir se sont mis à dire que vous étiez un pion du DRS. Ait Ahmed, affolé par ce mouvement citoyen qui portait en lui la chance d?une alternative salutaire et démocratique pour notre pays martyrisé, s?est mis à crier, toute honte bue, que les Arouch sont de fabrication DRS. Quel gâchis monsieur Ait Ahmed, quelle honte. Le seul acteur politique algérien qui a eu un comportement raisonnable durant la tragédie qu?a connu la Kabylie était Said Saidi. Quand au reste du peuple Algérien, il ne faut pas leur en vouloir car la pouvoir les a rendus malades. Tant qu?on y est, soyons immoraux pour dire aussi que Boudiaf, Makbel, Djaout, Yefsah, Boussebci, Matoub, Tazrout, et tous les autres martyrs de la modernité et de la démocratie travaillaient pour le DRS. Mon Dieu, l’intox et la manipulation, ont eu raison de tous nos efforts faits pour nous libérer de ce clan arabo-islamiste maffieux. Méritons-nous des Boutefs, des Boudjeras et des Belkhadems pour nous gouverner ? Méritons-nous 45 ans de dictature, et cette misère de se sentir délaissé et méprisé durant toute notre vie ? Mais c?est insupportable. C?est pour cela que les jeunes se suicident, c?est pour cela que nous avons des haragas et des terroristes. Oui, nous voulons une Algérie Algérienne. Les Algériens pressés par les urgences de la vie, oh combien difficiles, ont-ils d?autres choix que de se comporter en mutants ? Que reste-t-il de l’Algérien d?ailleurs, rien, il ne reste rien de l’Algérien, il est broyé par la haine, la barbarie et l’injustice de ce pouvoir antihumain. Je perds mes mots, je ne trouve plus les mots, j?en ai marre d?être Algérien, l’être est une tache très difficile. Parfois j?ai envie de vomir, parfois j?ai envie de disparaître et parfois j?ai envie de renaitre dans un autre pays, une autre peau, mais la planète me parait toute exigüe, je souffre et j?attends sans savoir ce que j?attends, car tout ce que je veux me parait hors de portée dans la configuration actuel de notre pays, le pouvoir nous pousse à la violence, et la violence n?est pas faite pour les gens civilisés, mais dans ce cas il faut faire quoi pour que les choses changent dans le bon sens ? Oui, je reste convaincu que l’Algérie ne tardera pas à s?embraser. Ne vous découragez pas monsieur Abrika. C?est grâce aux gens comme vous que nous avons le courage de vivre et de supporter l’insupportable. Sans la présence de gens comme vous l’Algérie serait aussi triste et noire comme le fond d?une tombe.

  4. Mr Abrika dresse ici un inquiètant état des lieux que tout patriote sincère n’ignore pas.
    Mais il rame, il ne va pas au charbon, il n’appelle pas un chat, un chat;un diagnostic clair et sans langue de bois de la faillite politique en kabylie, une localisation un peu plus précise des "cercles occultes" feraient certainement gagner beaucoup de temps à tout le monde.

  5. Je constate et j’en suis agréablement surpris, que LeMatinDZ sait faire preuve, de temps à autre et fort à propos d’un humour léger. Surtout en ces temps de grisaille météorologique persistante.
    Merci pour ce texte très "inspiré" dont la drôlerie n’a d’égale que sa naïveté, ce qui fait tout son charme !(lol)

  6. c´est vraiment malheureux de vous lire monsieur Abrika.Apres vous vous etes disparu dans la nature;maintenant a duex jours des elections votre patriotisme apparait de nouveau;vous cherchez quoi au fait?
    On a pas besoin d´instances internationalles pour regler nos problemes;vous leurs donner beacoup plus d´alibi pour sucer de plus ce pays en mettant la pression sur nos soi-disant gouvernants.
    Et pour la reaction de monsieur Tafrara Lounes: monsieur on dit le prophete MOHAMED QSSL et non Mahomet avec mes mille excuses.
    Ulac smah Ulac.
    Ulac lvote Ulac.
    Vive l´ALGERIE Algerienne.

  7. Mr Abrika, à deux jours des élections vous sortez de votre silence profond pour nous hypnotiser encore une nouvelle fois avec un constat de faits que tout le monde connait. A mon sens c’est de la poudre aux yeux. Je pense qu’il est grand temps de ne plus faire confiance au pouvoir et ses dérivés.

  8. M. ABRIKA je n’ai rien contre vous, votre copmbat a été admirable en 2001 mais je viens de lire sur le site http://www.aarach.com/ que le code d’honneur dans son article interdit d’avoir un quelconque lien avec le pouvoir :
    4 – Ne mener aucune activité et action qui visent à nouer des liens directs ou indirects avec le pouvoir et ses relais

    Pouvez-vous éclairer les citoyens sur les contacts que vous avez eus avec l’état ?
    Merci

  9. Vous etes surs que ce texte n’est pas un poisson d’avril à retardement ? Je l’ai lu et relu dans tous les sens, mais je n’arrive pas à m’y faire. Sacré Abrika !!

  10. A chaque fois que quelqu’un – surtout s’il est kabyle – fasse un effort pour vous secouer un peu afin de vous faire réveiller de votre profond sommeil, vous l’accusez de tout. "Ya-bourrebb!" Quand allez-vous enfin comprendre qu’il y a en Algérie des hommes et femmes intègres et honnêtes? Le régime a vraiment réussi à semer le doute parmi la majorité parmi les Algériens, et c’est ça le plus dangereux de tout. RE-VEIL-LEZ-VOuuuuuuuuuus !!!

  11. M. abrika hamdoula tu es réveillé ton combat depuis 2001 est noble et apprécié et soutenu par tout le monde mais malheureusement tu l’a pas mené à terme. ou sont les 15 points de la plate forme d?el kesseur. même la chaine 2 radio nationale Zama. on peut pas la capter en dehors de la Kabylie et encore. La chaîne 1et 3 si ? comment tu as osé recevoir l’ex chef du gouvernement ouyahia en plein crise et tu l’a même accompagné a beni douala. Maintenant cher abrika le peuple kabyle sait très bien qu?est ce qu?il faut faire .et même le peuple algerien aussi.
    salem.

  12. De grace peut on arreter les commentaires negatifs envers tout le monde. Abrika est un etre humain avant tout. S’il a decidé de prendre un break en politique de quelques années est-ce un probleme vraiment? Etes vous dans les secrets des Dieux? De tas de raisons peuvent l eloigner de la politique et même des plus banales: une déception politique, une depression, une affaire sentimentale, probleme de santé, etc. Soyons serieux les amis, arretons la destruction gratuite et inconsciente. Les integristes sont beaucoup plus disciplinés que nous. C’est le comble pour nous rationnels et cartesiens, on tombe si facilement dans le ridicule et l’inconscience au grand benefice du pouvoir, des mafias et des integro-conservateurs. Dommage!

  13. Monsieur Meftah, alors que les gens parlent ici de choses importantes qui engagent l’avenir de notre pays qui vit une situation chaotique depuis 1962, vous vous trouvez le temps de nous expliquer comment contempler la vieille djellaba de votre profite Mooouuuhhhaaammmed. Je suis consterné par votre monomanie religieuse.

  14. Etant donné que ceux qui critiquent négativement notre cher et valeureux Abrika sont nombreux sur ce site, j’ai tenu à leur dédier cette chanson du défunt Hamidouche en guise de réaction. Suivez le lien: [http://www.dailymotion.com/relevance/search/Hamidouche/video/x2lkek_hamidouche-algertunis_music]-

    P.S. Pour ceux qui ne comprennent pas Kabyle, allez faire des cours intensifs car tous les Kabyles apprennent l’Arabe depuis longtemps. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Notre pays n’attend que ça.

  15. Le mouvement des Arches kabyles aurait pu changer la vie des Algériens (faire tomber le régime des maffieux et instaurer une vraie démocratie) s’il avait été soutenu par toutes les régions d’Algérie. Imaginez la peur qu’a envahi Zerhouni et consorts le jour du 14 juin, quand plus de 2 millions d’individus ont marché sur Alger. Mais, malheureusement, bien d’Algérois ont préféré soutenir les agents de la répressions de Serdhouni au détriment de la liberté et de la démocratie. Pauvres Algérois manipulés comme de la patte à modeler pour servir ceux qui les tuent par balles ou par famine !

  16. Mr tafrara, la chanson de Hamidouche est militante et émouvante, son militantisme et son patriotisme sont communs à tous les chanteurs kabyles.
    Abrika est un homme politique, pour etre crédibe, au dela des résurgences inattendues, il n’a de salut que dans la voie tracée par le martyr BOUDIAF….

  17. Les kabyles meurtris d’aujourd’hui n’attendent plus rien de ce que l’un et l’autre leurs proposent, comme le reste du peuple algérien ils attendent un guide, un vrai, potentiellement candidat à l’assassinat.
    Inid a velaid anwa i dhaadhaw ennagh.
    QOUM YA CHAAB!

  18. Que tu sois kabyle ou autre, la seule chose que je comprends dans ce lieu de critique et que plein de monde a réagi plus que d?habitude par apport à d?autres articles. C?est l’identité qui est secoué de nouveau pour certain et pourtant vous êtes parmi plusieurs qui pense que l’Algérie est entrain de couler. Elle est plongée dans la violence d?un terrorisme plus dangereux, la mafia politico- financière est toujours à l’affût des rentes pétrolières, l’injustice sociale, la corruption et les jeunes harragas existent.
    Ce n?est que la situation de l’Algérie qui vous préoccupe, soutenez la

  19. Que pensez vous de cette brillante intervention du Docteur Sadi au Meeting d’El Biar.
    Un constat on ne peut plu clair.

    INTERVENTION DU Dr Said SADI
    A LA SALLE OMNISPORT D?EL BIAR
    26/11/2007

    Mesdames, Messieurs, bienvenue,

    Nous sommes à la veille d?élections locales comme nous n?en avons jamais connues. L?Algérie montre des signes de désordres institutionnels qui sont autant de menaces pour l’avenir immédiat de la Nation. Le terrorisme international qui a repéré cette instabilité a choisi notre pays pur s?attaquer à la Région Afrique du Nord-Sahel.

    Sur la scène internationale, les classements des organismes chargés de suivre la crédibilité et la stabilité du Sud révèlent régulièrement, pour ce qui concerne notre pays, des contre performances qui surprennent ou révoltent les observateurs tant les gâchis sont à la fois énormes et inexplicables. En effet, quand l’Algérie apparaît en tête de classement c?est que l’évaluation traite de la corruption.

    Pourquoi en est-on arrivé à ce désastre qui voit l’Administration de l’Algérie de novembre et de la Soummam s?abîmer dans un fonctionnement délinquant où des cadres de l’Etat se commettent dans le régionalisme le plus dégradant et s?autorisent publiquement les dépassements les plus indignes ? Pourquoi la jeunesse qui, si généreuse et si audacieuse par le passé est-elle réduite à subir le trafic des visas ou le naufrage de l’exil ?

    Il faut peut-être revisiter l’Histoire contemporaine de notre pays pour voir les distorsions qu?elle a subies et mieux appréhender les conséquences actuelles de la régression qui menace la Nation.

    Il serait injuste de mettre la totalité des périls qui hypothèquent notre avenir sur le seul compte de l’équipe qui sévit au plus haut niveau de l’Etat actuellement. Mais cette équipe a plus de responsabilité que d?autres, car elle aurait pu tirer les leçons des errements précédents et mieux utiliser les moyens exceptionnels dont dispose le pays. Nous ne sommes pas des nostalgiques du passé mais la vérité et l’honnêteté commandent de rappeler que Zerroual que nous avons combattu, avait hérité d?une situation autrement plus difficile avec un baril à onze dollars et un terrorisme dévastateur. Malgré ce passif, le pays n?avait pas connu la régression morale et politique qui nous accable aujourd?hui. Cette équipe est plus coupable que d?autres car elle recourt, pour garder le pouvoir, à des procédés qu?aucun Algérien, digne de ce nom ne peut se permettre sans prendre le risque de provoquer un effondrement national.
    En ce sens il y a une différence entre l’erreur, le délit et la trahison.

    Il y a en regardant bien le bilan du pouvoir actuel une tare originelle due à un malentendu historique. Pour le commun des citoyens, le peuple algérien s?est battu contre le colonialisme pour éliminer un système politique injuste. Les décisions et les propos des dirigeants en poste aujourd?hui donnent une lecture singulière de la lutte pour l’indépendance. Pour eux, le combat libérateur avait pour vocation de leur permettre de prendre la place du colon et de faire la même chose.

    Si on lit, sous cet angle l’histoire, bien des scandales, des dérapages verbaux, des crimes économiques voire des trahisons politiques peuvent trouver un éclairage qui donne une certaine logique à bientôt dix ans de ravages qu?à priori rien ne peut justifier.

    L?exercice du pouvoir n?est pas destiné à construire, consolider, libérer ou promouvoir une nation mais à assouvir une haine née de vieilles frustrations provoquées par une expulsion du système, synonyme d?opulence.

    Pour l’équipe actuelle l’Algérie n?est pas un espace commun où se fécondent les énergies individuelles qui structurent le destin collectif. C?est un investissement à rentabilité immédiate et jubilatoire.

    Si on n?a pas saisi cette appropriation du pays en tant qu?objet de jouissance, il est difficile de saisir ce qui peut amener un chef de l’Etat à prendre des décisions qui, à l’évidence, causent du tort au pays.

    Nous avons été nombreux à nous offusquer d?entendre le premier responsable inciter les populations du Sud à ne pas se laisser dominer par les gens du Nord.

    D?autres ont trouvé proprement scandaleux les propos délivrés à Oran par le même responsable qui déclarait : « je vous ai laissés pendant vingt ans ils vous ont bouffés. »

    On ne peut pas donner une explication rationnelle à sa provocation de Tizi-Ouzou qui traitait « de nains » les citoyens de la région.

    Pendant longtemps les uns et les autres ont mis ces outrances sur le compte de la fatigue ou, au pire, certains traits de caractères qui ne sauraient constituer la substance essentielle de l’action politique d?une équipe chargée des plus hautes responsabilités d?un Etat.

    Pourtant, nous avons bien du finir par admettre que nous étions face à une secte qui a décidé de confisquer un pays fragilisé pour pouvoir en jouir en toute impunité. Les moyens utilisés sont classiques et propres à tous les régimes prédateurs : diviser le corps social, étouffer toutes les catégories extérieures au clan et corrompre les segments périphériques chargés de servir de bouclier. A la base de cette démarche il y a un principe : tout se vend et tout s?achète.

    La cagnotte de Sonatrach et l’Administration sont, entre autres, destinées à la mise en ?uvre de la démarche. La première finance la gabegie, la deuxième veille à ce que nul ne soit en situation d?en contester la pérennité.

    On est en droit de s?étonner devant tant de cynisme et de désintérêt pour le destin du peuple algérien. La surprise n?a lieu d?être que si on oublie que le souci du pouvoir n?est pas la Nation mais la secte. Il suffit de regarder les choix de vie personnelle qu?ont fait les principaux dirigeants du pouvoir actuel. Pas un d?entre eux n?a daigné rester au pays les vingt dernières années qui ont vu la collectivité nationale affronter les plus dures années de sa jeune existence. Mieux, même de l’extérieur ils se sont bien gardés de prendre la moindre initiative en faveur de leurs concitoyens. L?Algérie pays d?épreuve et de solidarité nationale n?est pas leur affaire.

    A la lumière de cette analyse on saisit mieux les abus qu?affronte l’opposition démocratique et notamment le RCD.

    Le régionalisme n?est plus ce qu?il était auparavant : une pratique honteuse dont on use pour se constituer des clientèles en se gardant bien de l’assumer publiquement. C?est désormais une politique officielle ciblant toute personne ou structure qui ne se soumet pas à l’hégémonie de la secte. Le droit n?est pas reconnu par le fait que l’on est citoyen algérien. Non ; il est dépendant du niveau d?allégeance manifestée au gourou et son entourage.

    Réfractaire à l’opacité et au népotisme, le RCD ne dépassera jamais les 19 députés car il suffit de vingt parlementaires pour déposer une proposition de loi.

    * Le RCD crée en toute légalité une fédération des élus locaux, elle sera bloquée

    * Le RCD dépose des questions orales à l’Assemblée. Elles seront refusées.

    * Le RCD demande un débat pour enquêter sur ??l’élection?? de députés condamnés par la justice, le ministère de l’intérieur somme le bureau de l’Assemblée de retirer le point de l’ordre du jour. Il s?exécute.

    * Des candidats du RCD dignes et intègres, issus de toute l’Algérie refusent de céder aux menaces de l’administration qui les somment de se retirer d?un parti dirigé par un Kabyle. Leur liste sera invalidée au motif que l’un est mort, l’autre en prison?.

    * Le tirage au sort de l’ordre de placement des bulletins n?est pas favorable aux partis croupions. Qu?à cela ne tienne. Le ministère de l’intérieur se chargera d?annuler l’opération accomplie et de donner les trois premières places aux partis du pouvoir.

    La loi est violée. Qu?importe. L?essentiel est que la décision profite à la secte. L?enjeu n?est pas l’avenir d?un peuple mais l’hégémonie d?une tribu. Et quand les abus d?autorité ne suffisent pas à distiller le poison régionaliste, le pouvoir n?hésite pas à appeler à la rescousse des repentis et des imams pour avertir dans les mosquées les fidèles à se démarquer des ??ennemis de l’Islam??. Faut-il s?étonner de cette collusion entre le pouvoir et le terrorisme ?

    Bien que moins grave dans ses implications politiques lointaines, il y a un autre problème qui vient de surgir et fragilisant davantage le champ politique. Il concerne les partis de la coalition gouvernementale. Jusque là, il y avait encore quelques militants intègres dans leurs rangs et qui pouvaient avoir le souci de l’intérêt général.

    Depuis 2004, une chasse aux sorcières est systématiquement organisée contre celles et ceux qui ne sont pas impliqués dans une affaire douteuse. Là aussi, l’histoire résonne à contre chant. Il y a une perversion des traditions de luttes du Mouvement national. Les Algériens se souviennent que pendant la guerre de libération nationale, il fallait prouver son courage en accomplissant une mission dangereuse pour mériter la confiance de l’organisation et être intégré dans les rangs des patriotes. Aujourd?hui, le pouvoir exige d?une personne d?être corrompue si elle veut être promue. Cela est vrai à tous les échelons de la hiérarchie.

    Comment s?étonner dès lors que plus d?un demi millier d?élus soient devant la justice pour malversation. La corruption est désormais une condition de recrutement dans le régime algérien. Il nous est arrivé au RCD de sanctionner un élu pour faute grave. Il a été exclu du parti et traduit en justice qui l’a condamné. Le ministère de l’intérieur intervient et décide d?en faire un député.

    Cette pollution de la vie publique est un choix. Elle participe d?une volonté d?établir une gestion maffieuse du pays où personne dans le pouvoir ne peut condamner ou dénoncer un crime dès lors que tous sont impliqués à un niveau ou un autre.

    Cela cause un préjudice immense au service public. Sur le plan international ce cynisme coûte très cher à l’Algérie en terme diplomatique et économique.

    Quand des chefs d?Etat étrangers visitent l’Algérie, ils savent très bien qu?ils ont en face d?eux un pouvoir illégitime et corrompu. Au-delà des bavardages de circonstances, ils ne se gênent pas pour faire payer au prix fort leur présence parmi des dirigeants peu recommandables.

    Chers amis,

    Voilà dans quelles circonstances se présentent les élections du 29 novembre.

    Faut-il pour autant renoncer et déserter l’urne ? Le RCD vous dit de ne pas baisser les bras. Comme vous, nous entendons ici et là des voix s?élever pour appeler à l’abstention. Il y a deux catégories de gens dans ce groupe.

    Certains, de bonne foi, désabusés ou écrasés par la misère, disent que cela ne sert à rien. D?autres, plus pernicieux, avancent qu?il faut que l’opposition démocratique, notamment le RCD, s?efface dans les institutions, qu?elle lutte contre les abus en continuant à exécuter la mission de galérien à la quelle ils nous ont affectés, en attendant que des responsables, mis au repos, sortent de leur retraite pour exercer le pouvoir quand cela sera possible.

    Ces individus sont connus. Sous couvert de contestation, ils sont en fait un segment du régime et eux-mêmes n?admettent pas que l’alternative vienne de courants extérieurs au système en place. En fait ce sont des opposants occasionnels qui contestent lorsque leur clan a perdu sa part de la rente. Cette posture se traduit, entre autres, par un cynisme et une perfidie qui voue la Kabylie à un destin de martyr permanent en période de difficultés, les affaires de l’Etat ayant leur tuteur définitif.

    Ces auteurs ont fait un choix. Il leur appartient. Nos efforts doivent s?orienter, y compris ces derniers jours de campagne, vers celles et ceux qui sont désespérés et qui sont tentés d?abandonner la lutte. Nous avons essayé le boycott en espérant être suivis dans tout le pays. Si l’on veut être sincère et honnête, il faut avoir le courage de dire qu?aujourd?hui il est impossible d?avoir une action de rejet significative en dehors de la Kabylie.

    Concrètement cela veut dire que le pouvoir, de toutes façons, va installer ses agents dans le pouvoir local. Nous avons constaté qu?à chaque fois qu?un militant de l’opposition a pu siéger dans une assemblée, il a pu limiter les abus et informer la population de ce qui se passait dans l’APC ou l’APW.

    Lorsque le RCD a enlevé des majorités, il a prouvé que malgré le manque de moyens et les faibles prérogatives des élus, il était possible de réaliser des projets et d?introduire de nouvelles pratiques dans la gestion. Des communes ont pu mobiliser ensemble leurs moyens pour des projets de stations de traitement des ordures ménagères. Des élus ont démarché des investisseurs, comme ce fut le cas à Iflissen, pour lancer un projet de construction navale. A Mekla, commune agricole, les élus ont pu dégager une assiette de terrain pour ouvrir un grand marché de bétail et de fruits et légumes.

    A Tizi Rached l’ensemble des réalisations locales ont été exposées en fin d?année devant les comités de villages qui ont eu à constater le bilan de leurs élus. La même chose a été faite à Bouira?

    Sur un autre registre, malgré la fraude qui a privé le RCD de 53 sièges en mai 2007, notre groupe parlementaire est le seul qui rachète un tant soit peu la dignité du mandat de député. Faute de pouvoir peser sur la décision, les Algériens savent, maintenant, grâce au RCD, ce qui se trame à l’APN. Leurs doléances sont portées publiquement dans l’enceinte parlementaire.

    Dans la stratégie de prédation poursuivie par le pouvoir il y a un objectif qui vise à pousser les opposants à renoncer au combat pacifique et démocratique en fermant tous les espaces d?expression. Le message est clair : ??soit vous vous taisez, soit vous montez au maquis??. Nous ne nous tairons pas et nous ne monterons pas au maquis. Si nous avons une fierté à revendiquer c?est d?avoir imposé des traditions de luttes pacifiques dans un univers de violence

    C?est dans la société civile, sur la scène internationale mais aussi dans les institutions que nous nous battrons.

    Il faut, malgré la fraude annoncée comme jamais, défendre ce qui peut l’être. C?est un acte de résistance civique. Hier, la résistance nous avait conduits à nous mobiliser dans la rue et dans les villages pour sauver le pays. Aujourd?hui, résister c?est empêcher l’effondrement des institutions et l’éclatement de la Nation où risque de nous mener ce qu?il faut bien nommer la secte de Tikrit.

    Chers amis,

    Il y a des règles dans l’Histoire.

    A chaque fois que la fraude électorale endémique a croisé la corruption d?Etat, la violence d?Etat et le régionalisme d?Etat, la conséquence a été invariablement le délabrement du pays concerné.

    Ne comptez pas sur la secte de Tikrit, ni d?ailleurs sur ceux qui l’ont intronisée, pour anticiper les problèmes.

    Ils ont été incapables de prévoir les conséquences de leurs manipulations dans l’Université dans les années 70 quand ils dopaient l’intégrisme contre les étudiants démocrates.

    Ils ont cru très pertinent de légaliser 68 partis politiques après octobre 88 pour diluer l’opposition dans une kermesse de folklore politique qui a fait le lit du terrorisme.

    Ils sont aveugles devant les risques qui viennent du Sud, abandonné socialement et politiquement malgré les avertissements que nous leur avons adressés.

    Ils n?ont jamais regardé l’avenir du pays. Seuls leurs comptes en banques au Golf ou dans les paradis fiscaux les occupent.

    Dieu sait que nous ne souhaitons pas avoir raison une fois de plus. Mais il n?est pas besoin d?être grand devin pour voir que aussi bien pour des raisons internes qu?externes, l’Algérie est en voie d?irakisation.

    Mais il y a des raisons d?espérer. Des citoyens issus de toutes les régions d?Algérie adhèrent et assument le programme du RCD. Ils ont su résister à des pressions indignes de l’administration qui les pressaient de quitter le Rassemblement, déclaré, ??parti antinational’?.

    Nous ne sommes pas un dérapage individuel. Cela n?est pas une faute limitée dans le temps et l’espace. Cela est une stratégie officielle du pouvoir.

    Ces Algériens représentent la fierté et l’espoir de l’Algérie. Ils sont de Tebessa, de Chlef, de Sour El Ghouzlane, de Djelfa, de Ghardaïa, d?El Bayadh, de Mostaganem ou d?ailleurs.

    Quand un régime en arrive à ce genre d?indignité c?est qu?il n?en a plus pour longtemps.

    Aujourd?hui la question n?est pas de savoir si le pouvoir va durer mais de voir comment éviter qu?il entraîne dans sa chute la Nation.

    Sauver des institutions dans le pouvoir local, c?est à la fois régler les problèmes quotidiens des citoyens, donner espoir aux Algériens à travers des exemples de gestions transparentes et performantes et prévenir par une présence patriotique le démembrement de l’Etat algérien.

    Nos aînés nous ont laissé des traditions. Lutter ce n?est pas seulement enregistrer des bénéfices immédiats c?est aussi travailler à asseoir des valeurs et des repères qui garantissent le crédit et la stabilité de la nation. Nous allons faire un livre blanc sur tout ce qui a marqué la préparation de ces élections. J?espère que nous pourrons y mettre quelques résultats positifs. Ils seront d?autant plus appréciables qu?ils auront été arrachés de haute lutte.

    Je vous remercie.

    Vive l’Algérie démocratique et sociale

    Alger le 26 novembre 2007

  20. Monsieur le ministre boutefliha, pourquoi cette frilosité, ce mépris et cette indifférence à l’encontre de vos frères Kabyles auxquels l’existence est déniée par le pouvoir ? Si vous voulez que les Kabyles vous sauvent de tous ces maux que vous citez, commencez d?abord par leur montrer un minimum de respect, soyez solidaires avec eux, ne venez pas les poignarder quand ils marchent à Alger, cessez de les couvrir d?ignominies, de les appeler juifs, séparatistes, vandales, infidèles ou je ne sais quoi encore. Comment pouvez-vous prétendre adorer Dieu alors que vous n?hésitez pas à écraser ses créatures, les Kabyles. Dès qu?un Kabyle ouvre sa bouche pour vous dire la vérité, vous lui demandez de la fermer tout en cherchant à l’utiliser comme un taureau pour défoncer les murs et les barrières qui font de vous des opprimés. La perspective Kabyle- leur combat identitaire et culturel- est aussi une urgence nationale au même titre que tous les autres problèmes que vous venez de citer. Mais je remarque que vous êtes tellement endoctriné par vos imams ignares et vos enseignants égyptiens que toutes les causes qui ne rentrent pas dans un cadre purement arabo-islamique ne suscitent aucun intérêt pour vous. En agissant de la sorte, on vous a fait croire que vous êtes sur le droit chemin. Ce droit chemin qui mène vers le paradis, vers cette récompense ultime accordée à toute personne ayant réussi à forcer le maximum de monde à s?entasser dans les ghettos/réserves arabo-islamiques et ayant réussi à exclure/chasser ou à anéantir le maximum de résistants dignes qui refusent cet ordre théocratique totalitaire. Voilà, je viens de décrire ici, le n?ud ou l’handicape psycho-métaphysique causé par l’éducation islamique. Ce n?ud psycho-métaphysique est à l’origine de la haine qu?affichent beaucoup d?Algériens envers les Kabyles qui refusent d?être confiné dans un ghetto idéologique quelconque. Encore une fois, je dis à tous mes détracteurs, mon but, à travers mes critiques antireligieuses, est de casser les barrières qui divisent les Algériens et les empêchent d?avancer main dans la main. Ces barrières qu?elles soient d?ordre idéologiques, politiques, policières ou ethniques sont voulues par notre ennemi commun-le pouvoir- afin de légitimer et pérenniser son autoritarisme.

  21. La Kabylie en débat – Rencontre avec Belaïd ABRIKA à Lille, -BELAÏD ABRIKA Délégué du mouvement des citoyens (Aarchs).-

    Le Samedi 1er décembre 2007 à 14 H00. –

    Thèmes :
    Avancées de la plate forme d?El Kseur,
    Situation politique, économique, sécuritaire et sociale en Algérie et en kabylie, en particulier,
    Pluralisme politique et la liberté de la presse en Algérie.

    ENTREE LIBRE – –

    Adresse:
    10 rue Henri Kolb, –

    Ville: Lille – –
    Renseignement:
    06.80.68.66.31 ou 03.20.13.79.40

  22. Bonjour, pourquoi aucun journal parmi les éditeurs qui s’autoproclamment champions des libérté n’a publié, rapporté ou commenté la lettre de Mr Abrika? Pourtant Mr Abrika a toujours été le premier à soutenir les actions pour les journalistes harcelés ou emprisonnés.C’est une preuve que le mouvement citoyen est la seule organisation libre qui dérange. Avec la disparition du journal Le Matin, tout le monde a remarqué l’indifférence programmée qui entourent les vraies sujets qui intéressent les algériens. Notre presse en général est soumise mais elle viendra le jour où elle aura besoin de militants comme Abrika pour se libérer du pouvoir de la rente publicitaire et du confort du "le combat a abouti".Merci Mr Benchicou d’avoir laissé Abrika s’exprimer.

  23. Pourquoi Abrika n’intervient plus souvent comme avant dans la presse ? Tout le monde a remarqué cette absence que chacun inteprete selon ses tendances politiques.Mais la terndance est de désigner Abrika comme quelqu’un qui a failli.Je pose la questions suivante: où étaient Ait Ahmed, Said Sadi et les autres politicards quant Abrika et les délégués du mouvement citoyen, Ferhat M’henni et d’autres militants courageux affrontaient les balles du pouvoir?Enfin, je demande à Abrika de créer un parti politique ou une grande organisation pour avoir la totalité de la plate-forme d’El-Kseur et ne plus faire confiance aux partis proches du pouvoir.

  24. Pourquoi Abrika ne répond-il pas à toutes les critiques et l’intox contre sa personne.Pourquoi aucun ne pense à demander combien de villas, de lots de terrains et d’autres biens mal aquis que des policards ont pris alors que Abrika habite toujours dans son quartier et travaille à l’université de Tizi-ouzou? Toutes les vérités viendront un jour éclairer l’opinion kabyle et algérienne sur les visées de la désinformation qui a ciblé le mouvement citoyen des archs.

  25. Bien Monsieur Abrika. Tout ce que vous dite est vrai, plus que vrai et malheureusement trop vrai. On sait déjà tout ça. Mais avez vous des propositions CONCRETES pour remédier à cette crise ? Car dans votre lettre, je ne vois pas l’ombre d’un appel à une action citoyenne. Le malheur des Kabyles est celui de tous les Algériens alors unissons nous ! Mettons de côté cinq minutes la problématique régionale. La priorité c’est d’en finir avec cette misère sociale, économique et politique !

  26. les gars juste un peu de bons sens soyons serieux et reflechissons …je m explique le combat ne reside plus entre arabe et kabyle c est plutot entre possedant et non possedant entre riches et influents et pauvres, la question kabyle n es qu un moyen de pression utilisee par une faction du pouvoir composee de kabyles contre une autre faction du pouvoir dirige par bouteflika, qui dirige reelement l algerie sur le terrain le drs bien sur et qui dirige le drs ? le general djebbar beaucoup d autres generaux ou colonels sont kabyles je ne citerai que le general touati ou le general bey, en fait l ossature du contre espionnage est kabyle et les services de la dgsn meme sous la coupe de ce cretin de l ouest sont en fait sous les ordres du general djebbar, qui protege et permets aux deux gangs de tizi sous la coupe de rabai chelbi aux genets et kamel a la cnep toujours a tizi de vendre des quintaux de cannabis sans etre inquietes par la sw de tizi le drs bien sur en echange de quoi ils mettront les gosses des quartiers cites dans la rue quant il faudra mettre la pression sur tel ou telle chose, j entends parle du combat de said sadi soit posez vous la question suivante d ou proviens sa fortune ? ces villas de maitre a alger et ces environs qui paye ces vehicules blindes pour balader ces gosses et qui assure ces vacances zodiac compris …belaid abrika idem comprenez que vous avez affaire a beaucoup plus fort que vous, beaucoup plus ruses dans le milieu du renseignement nous sommes capables de tout les coups tordus meme ce que votre pire cauchemar ne serai imaginer dites vous que tout ce qui compte d hommes politiques ou d hommes d affaires je cite rebrab ne doivent leurs succes en partie qu au drs, il n existe pas d hommes politique integres en lice kabyles ceux qui le sont ont ete soient liquides soient empeches de vie politique ceci par des kabyles…..non pas au service du pouvoir arabe mais au service du pouvoir tout simplement cette puissance qui permets d avoir acces a l argent du petrole et a la decision souvenez vous de khalida toumi ou sont ces mots et son engagement disparus par contre ces divres villas et proprietes comme celle de zeralda sont nombreuses idem pour les elus ffs qui ont vendus tout ce qui restai de s espaces verts de tizi ouzou c est dans notre nature c est peut etre genetique j espere me tromper

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