Obama réagit sèchement à la lettre de Kadhafi

Le leader libyen croyait «pouvoir « récupérer » Obama, mais les Etats-Unis ont réagi sèchement mercredi 6 avril au message adressé par Mouammar Kadhafi au président Barack Obama.

En substance : la Maison Blanche réclame des actes et non des mots.

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a réaffirmé ainsi, que le dictateur libyen « sait ce qu’il doit faire ».

L’agence officielle libyenne Jana avait annoncé la première que le colonel Kadhafi avait « envoyé mercredi un message au président américain Barack Obama suite au retrait des Etats-Unis de la coalition agressive colonialiste croisée contre la Libye ».

« Il n’y a aucun mystère quant à ce qui est attendu à présent de M. Kadhafi », a lancé la chef de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse: « plus tôt le bain de sang cessera, et mieux cela sera pour tout le monde ».

Mouammar Kadhafi doit opter pour un cessez-le-feu, le retrait de ses troupes, et « une décision doit être prise quant à son départ du pouvoir et (…) son départ deLibye », a énuméré Hillary Clinton, qui s’exprimait après un entretien avec son homologue italien, Franco Frattini.

Le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, avait confirmé plus tôt l’envoi d’une lettre — « évidemment pas la première » — par le colonel Kadhafi.

Sans dévoiler la teneur du message, Jay Carney a rappelé que le président Obama disait depuis des semaines qu’un cessez-le-feu en Libye dépendrait « d’actes et non de mots (et) d’une fin des violences ».

« Les mots, ce n’est pas la même chose que des actes », a martelé le porte-parole.

L’armée américaine avait retiré lundi les avions de combat qu’elle avait engagés dans l’opération internationale en Libye. Elle ne devrait plus fournir désormais que des avions destinés à effectuer des ravitaillements en vol, ainsi que des missions de brouillage et de surveillance.

Interrogée à ce sujet, Hillary Clinton a assuré avoir toute confiance dans l’Otan qui dirige la mission, notant qu’il était difficile pour « la puissance aérienne seule » de s’attaquer aux forces de Kadhafi, qui « s’insinuent dans les villes » et « placent des tireurs d’élite sur les toits ».

Dans ce contexte, a-t-elle dit, l’Otan « travaille admirablement », et « gagne du temps et de l’espace » pour les insurgés.

Avec AFP