Qui veut saboter la visite de Sarkozy ?

Enrico Macias obligé de renoncer à accompagner le président français sous la pression du chef du gouvernement en personne ; l’insoluble question des excuses officielles de la France qui redevient un préalable en Algérie, embarrassant Sarkozy qui y est farouchement opposé ; le ministre algérien des Affaires étrangères vertement désavoué par ses collègues du gouvernement pour avoir eu, à Paris, une « réponse diplomatique » sur la question ; Sarkozy vertement attaqué par un ministre algérien sur ses origines juives et sur sa proximité avec le lobby juif… La planche est parfaitement savonnée : le président français peut venir, il sera en terrain glissant.

Jamais visite officielle d’un chef d’Etat étranger n’a été précédée de tels affronts diplomatiques.

Qui veut saboter la prochaine visite de Sarkozy ?

En l’état des lieux actuels, deux hypothèses s’imposent. La première, la moins pénalisante, est d’ordre principiel : une partie du pouvoir, ulcéré par l’arrogance des propos néo-colonialistes de Sarkozy, entend lui rappeler qu’il ne vient pas en terrain conquis. La seconde est plus inquiétante : la visite du président français est devenue un enjeu de politique interne. On peut supposer que des clans qui restent à identifier, et qui obéissent à des intérêts divers, entendent signifier à la France que le tête à tête avec Bouteflika est terminé et qu’il s’agit de compter aussi avec eux à l’avenir. Mais on peut aussi imaginer que le maître d’œuvre de ce travail de torpillage soit le président Bouteflika lui-même. Quel meilleur moyen, en effet, de se mettre en valeur et d’engranger la sympathie occidentale à l’approche de la bataille du troisième mandat, que d’apparaître comme l’ultime recours dans un pays livré « aux conservateurs nostalgiques » !

Bref, le voyage de Sarkozy aura au moins servi à apprendre une chose : la campagne présidentielle a commencé…

Le Matin

7 réflexions au sujet de “Qui veut saboter la visite de Sarkozy ?”

  1. Bien qu’il soit evident que l’excité hongrois n’avance absolument rien de positif pour l’algerie mais qu’au contraire, il va s’en retourner chez lui en claironnant son habilezté à blouser les ghachis qui dirigent ce pays, la troisieme hypothese est fortement probable, car il n’est pas dans les habitudes des hoffagas, des invertebrés, d’ouvrir la bouche sans l’ordre de leur maitre du moment .Et le maitre du moment nous a bien habitués à ce genre de cirque à plusieurs occasions

  2. excellente analyse et qui fait vraiment froid dans le dos, de plus ce n’est que le début, qu’est ce qui nous attends à l’avenir?

  3. Il faut savoir que nous ne pouvons pas faire le monde tous seuls sachant que même notre pays nous ne sommes parvenu à en faire un exemple pour le monde, c’est tout le contraire. Zarkozy est libre et nous devons respecter sa liberté. Il cherche les intérêts de son pays, ce qui est tout à fait normal. Il ne peut pas faire la révolution qu?attend notre pays à notre place et il n?est nullement tenu de le faire. Le peuple algérien a besoin de gagner sa dignité et de sa liberté. La seule force qui nous prive de ce nous voulons est le pouvoir d’Alger. Il ne faut pas se tromper de cible. Etant toujours colonisé en tant que peuple désorienté, nous n’avons pas à demander le pardon de personne tant que nous n’avons pas réussi à récupérer notre souveraineté. C’est seulement après cela que nous pouvons commencer à nous adresser en tant que peuple au monde entier pour exiger du respect. Tant que notre peuple n’est pas respecté par ses propres dirigeants aucune personne au monde ne peut nous respecter. Nous ne méritons pas de l’être pour l’instant car nous hésitons à faire en sorte de nous faire respecter. Le respect se mérite.

  4. Il est de plus en plus clair que Nicolas Sarkozy rame à contre courant. En voulant être sur tous les fronts, il s?éloigne de plus en plus de son centre de gravité, ce qui lui fait perdre l’équilibre, qui plus est sur une planche glissante.
    A l’opposé de tous ses prédécesseurs qui ont tous assumé leurs aventures extra conjugales, il a, lui, purement et simplement été jeté et abandonné à un sort qu?il n?envisageait sûrement pas. Sa fascination du Pouvoir lui a fait perdre des points de repères essentiels et il n?aura à présent pas d?autre choix que d?être l’otage des uns et des autres. La politique est un jeu terrible et pour l’occasion, je concède au président Bouteflika( qui n’est pas un novice), d?avoir particulièrement bien man?uvré en faisant d?une pierre, deux coups.
    Cordialement
    elMenfi

  5. il est tres astucieux que sarkosy se retrouve sur un terrain glissant en venant à alger plutôt que sur un terrain conquis. ceci dit quand j’étais adolescent, avec des camarades filles et garçons nous jouiions ensemble à la piscine, à la plage, à la jfln etc…. quand une fille me plaisait je faisais en sorte de remonter tous les autres contre ellealors que moi je restais toujours cool, au bout la fille se raccrochait à moi ….. cqfd. ou el lahdith akiass

  6. La visite du p’ti Fr. au p’ti Dz. n’est qu’histoire d’affaire arrangeant l’épanouissement de l’haxagone en pleine crise : augmentation de la pauvreté, banlieus leurées et qui flambent pour un oui ou un non, une économie en sur-endettement, racisme sournois … et à conduire les bonnes affaires de l’Equipe Dz, surtout chez leurs anciens colonisateurs où personne ne se bouscule pour vérifier leurs comptes bancaires ni leurs achats d’apparts et d’immeubles du nord au sud. Si non sur le cou, une trés bonne pub pour les deux : faire revivre la France qui n’atait rien apparement avant cet immigré n’aimmant pas les immigrés et du pseudo politicard manipulateur voulant avoir le tout ou … le tout. En paralant de respect, il faut commencer par respecter son prochain – Tafrara – d’Algérien en ne lui collant pas tes deux plus beau mots qu’ont t’as appris.

  7. farouk bouguendoura, 28 Novembre, 2007 14:21:12, a bien failli marquer un point. Il oublie simplement qu?au jeu de la séduction, Nicolas Sarkozy a démontré que, c?était lui qui était lâché.
    Cordialement
    elMenfi

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