Les journalistes des médias publics revendiquent "plus de liberté"

Mobilisés à Alger, les journalistes des médias publics (télévision et radio) refusent de cautionner le musèlement de l’information. Ils soulèvent, avec force, «la question de la liberté» au sein de leur rédaction et la nécessité d’ouvrir les médias gouvernementaux au libre débat. «On ne peut pas faire l’impasse sur notre bataille sur la question de l’ouverture des médias publics si nous voulons vraiment faire aboutir nos revendications», disent les journalistes de l’ENTV qui s’indignent que leur propre chaîne «ne daigne même pas couvrir les actions de protestation des journalistes, contrairement aux chaînes de télévision étrangères».
Ce mouvement n’est pas du goût du gouvernement et des responsables, en dépit du discours séducteur de Nacer Mehal.
« Nous dénonçons le comportement policier de la direction qui menace les journalistes de procès-verbaux, tandis que les chefs, rangés de leur côté, sont menacés d’être démis de leur responsabilités », a déclaré à l’AFP un journaliste de la Radio algérienne internationale qui a requis l’anonymat. Selon ce dernier, le directeur a demandé aux chefs de départements de punir les protestataires qui ont été photographiés par les agents de sécurité pendant leur sit-in de quelques heures. « Je suis responsable de la bonne marche de l’entreprise comme de la discipline qui doit régner », a affirmé M. Khelladi, cité par l’agence APS. « En conséquence, a-t-il averti, nous appliquerons le règlement intérieur, dans toute sa vigueur et sa rigueur ».

7 réflexions au sujet de “Les journalistes des médias publics revendiquent "plus de liberté"”

  1. Ce n'est pas de l'information qui circule dans les médias publics, en ce moment, c'est à la limite de la désinformation. Tout est vrillé, tout est manipulé avant d’être servi chaud au peuple. Ces journalistes sont conscients des méfaits de ces mensonges et ne peuvent plus les gober.

  2. L'Algérie a libéralisé son économie, elle a libéralisé les banques; nous voyons bien un foisonnement de banques étrangères et particulièrement françaises dans notre circuit économique. Elle doit donc libéraliser les médias publics audio-visuels que sont la radio et la télévision sinon c'est une absurdité politique entretenue par ceux qui veulent faire revenir le parti unique obsolète.

  3. Chah pour eux ! Maintenant; pour des revendications syndicales bien sûr, Ils se plaignent des réponses répressives et totalitaires du système qu'ils défendaient pourtant bec et ongles depuis toujours. Qui sème le vent…

  4. Comme l'a si bien dit Monsieur Sid-Ahmed Ghozali : «Nous avons été les harkis du système … » mieux vaut l’avoir dit tard que jamais ! Nos journalistes, toutes tendances confondues, se sont rendu à cette amère évidence ! Ils se ressaisissent ? C’est un bon signe. Il était temps !

  5. messieurs et dames de la "TV" et " radio" pas du tout nationale: pourquoi le regime doit il vous laisser libre d informer les algeriens sur la vie public et politique nationale ?! le systeme qui est la catastrophe nationale dans tout les secteurs et domaines et dont la strategie est de museler tout information suceptible de le discrediter alors continuer a ramer dans l eau de mer.

  6. Permettez moi de vous soumettre un état des lieux à l'audiovisuel.

    Lettre à M. le Directeur Général de l'ENTV : au sujet de la non couverture médiatique
    27-03-2011
    En dépit des dernières déclarations faites lors du dernier conseil des ministres du 3 février dernier à propos de l'ouverture du champ médiatique aux formations politiques de l'opposition.
    Après les différents contacts téléphoniques avec vos collaborateurs notamment la chargée des affaires politiques au sein du service de l'information en dates des 15, 16 et 17 mars au sujet de la non couverture des activités du Parti Ahd 54 par votre média.

    Les multiples arguments avancés par ces mêmes assistants de ce service ne nous ont pas convaincu et ce en votre « absence ».

    Nous vous saisissons officiellement pour éclaircir cette situation qui n'a que trop duré et qui ne reflète aucunement les bons rapports que nous avons toujours eu avec votre institution.

    Nous vous rappelons que, depuis plus de deux ans, nous prenons acte de vos absences répétitives de toutes nos manifestations politiques malgré nos invitations officielles. Au même moment, vous assurez la couverture médiatique de l'activité politique des autres formations et autres associations. Ce constat, on ne peut plus clair, exhibe votre partialité flagrante et remet en cause la « décision » d’ouvrir réellement votre service public à l’ensemble des Algériens.

    A cet effet, nous nous sentons en droit de vous poser la question suivante : au lieu de le servir, pourquoi vous vous servez d’un média public pour imposer un embargo politique à un parti dont le président s’est présenté, avec mérite, à deux reprises aux élections présidentielles ?

    Malgré cette volonté de mettre à l’écart Ahd 54, notre parti continue ses activités politiques et ce, même en l’absence d’une couverture télévisuelle.

    Confiant dans votre sens d'équité, je vous prie, Monsieur le Directeur général, de recevoir mes salutations les plus distinguées.

    P/Le Secrétariat National
    Le Chargé de l'information et de la communication
    M. Tewfik Benallou

    Alger, le 26 Mars 2011

  7. En 2011, perso, j'ai pas besion des médias officielx pour s'informer, d'ailleur si c'est pas mon pére qui regarde le JT de la "une" je n'aurait jamais le voir. L'importance de l'ouverture des médias n'est pas d'informer les gens parceque ces derniers savent qui sont les bons et les mauvais mecs dans ce pays, l'importance est d'installer les débats pour empécher les faux débats qui se lancent de ce coté et de l'autre dans l'intenet et dans certains médias étrager.

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