Quelques raisons pour que Bouteflika parte maintenant

1° Accession illégitime et contestée au pouvoir, en 1999 ;

2° Maintien au pouvoir par la fraude massive ;

3° Amendement de la Constitution, en Novembre 2008, par une Assemblée Populaire Nationale « élue » par moins de 20% du corps électoral ;

4° Niveau de népostisme et de régionalisme jamais égalé depuis 1962 ;

5° Corruption généralisée ;

6° Réconciliation nationale boîteuse ;

7° Fermeture des champs politique et audio-visuel et étouffement des libertés individuelles et collectives ;

8° Accroissement exponentiel des maux et fléaux sociaux ;

9° Désindustrialisation sauvage du pays et chômage chronique ;

10° Cohésion, stabilité, sécurité et unité nationales sérieusement menacées par une gouvernance opaque du pays et une improvisation dangereuse de Bouteflika qui, en raison de sa grave maladie, a de plus en plus, de difficultés à assumer correctement ses lourdes charges constitutionnelles. Les puissances étrangères, qui convoitent les ressources humaines, naturelles et financières de notre pays, dont elles suivent de près la dégradaton de la situation politique et sociale, vont certainement exploiter cette vulnérabilité criarde du pouvoir algérien pour lui arracher des concessions économiques et diplomatiques plus importantes et même tenter de s’ingérer ou d’intervenir directement dans nos affaires intérieures, comme elles l’ont fait avec des pays, qui présentent des caractéristiques similaires à celles du nôtre et dont les dirigeants autoproclamés n’avaient pas anticipé le cours des événements en adoptant eux mêmes les mesures radicales adéquates.

11° Pas plus que pour les promesses semées à tous vents lors de ses « campagnes » électorales folkloriques, Bouteflika ne pourra pas, à lévidence, tenir celles qu’il vient de faire, le dos au mur, aux nombreux émeutiers, manifestants et grèvistes, qui ont enflammé le front social ces derniers mois. Sinon, il sera contraint de dilapider les réserves en devises du pays, obtenues grâce à l’exploitation intensive de ses ressources non renouvelables.

Il n’a pas le droit de faire cela !

Pour toutes ces raisons et d’autres, non moins graves, Bouteflika, qui n’a pas eu l’intelligence de rentrer chez lui après le deuxième mandat, parce qu’il était aveuglé par sa cupidité et son obstination, doit immédiatement cesser de faire perdre du temps au pays, qu’il a enfoncé dans une crise politique et sociale qui l’a rendu plus vulnérable que jamais et prendre l’unique décision raisonable qui s’impose à lui aujourd’hui : PARTIR.

S’il continue à nager à contre-courant de l’Histoire, il ne pourra que connaitre le triste sort de ses frères et modèles : Moubarak, Ben Ali, Gaddhafi, Ali Abdallah Saleh et Al Bachir.

A. BENSALAH

P.S. :

M.M.Mourad Medelci et Abdelaziz Ziari ont successivement déclaré, il y a quelques jours que meme s’il partait aujourd’hui, pour une raison ou une autre, Bouteflika aurait atteint les deux objectifs majeurs pour lesquels il a été ramené en 1999, a savoir la réconciliation nationale et la paix et la sécurité dans le pays.
Ces deux responsables réputés proches du président Bouteflika, devraient normalement savoir de quoi ils parlent.

6 réflexions au sujet de “Quelques raisons pour que Bouteflika parte maintenant”

  1. Derrière un homme politique ou tout simplement un homme public se cache la dimension de l'homme tout court avec ses caractéristiques propres tel que que : la bonté, la générosité, la probité, l'honnêteté, la pudeur, la mansuétude, le courage, la sincérité, la volonté, l'acharnement au labeur, l'eclectisme, l'objectivité…. et leur pendant inverse: la méchanceté, l'avarice, la malhonnêteté, l'indécence, l'intolérence, la couardise, le mensonge, faible caractére, fainéantise…
    Ainsi donc si on enléve les oripaux de président qui cachent tous les défauts et qualités on découvre un Bouteflika qui est un personnage qui se caractérise par:
    – la cupidité et l'amour du clinquant démontrés il y'a 40 ans quand il a volé des dizaines (centaines ?) de millions de $ reliquats des différentes ambassades d'Algérie et qu'il a transféré dans un compte numéroté en Suisse.
    – La méchanceté gratuite démontré plus d'une fois quand il a plastronné ce jeune prof d'université à l'USTO en le prenant par le col et lui disant "je ne sais ce qui me retient pour te giffler"; l'acharnement à utiliser l'illégal pour emprisonner M. Benchicou qui a eu "l'impudeur" de publier les turpitudes de Joe Dalton Boutefliga,
    – L'avarice qui consiste à affamer tout un peuple en maintenant un niveau de salaire trés bas par rapport à nos voisins qui, pourtant n'ont pas les moyens de l'Algérie, mais la prodigalité à jeter l'argent par les fenêtres elle est là quand il faut créer des évenement folkloriques inutiles et dispendieux mais qui sont des occasions pour enrichir les coquins et les copains (année de l'Algérie en France!!!! Tlemcen capitale islamique, festival africain, 1/2 million d'euro pour les footeux pour courir et taper dans un ballon et aller jouer en coupe du monde alors que le chercheur, le chrurgien, le prof d'université sont traîtés comme des va-nu-pieds pour les pousser à l'exil)
    – la malhonnêtté suinte de tous les propos de ce triste personnage; il ment comme il respire quand il affirme qu'il a ramené la paix, quand il fait dire à ses sbires qu'il a atteint tous les objectifs fixés et quels objectifs : un petit aéroport de province qui a vu son chantier trainer durant 1/4 de siécle et sous la gouvernance de J. Dalton Bouteflika il a duré plus qu'un mandat présidentiel et à quel coût? juste à côté chez nos voisins au Maroc, ils avaient un aéroport de Casa qui fait 2 à 3 fois celui d'Alger et ils l'ont agrandi en 2007-2008 pour en faire un aérodrome de la taille de celui de Barajas à Madrid, nous avec le médiocre on se contente de médiocrité et à des coûts prohibitifs; ne parlant pas du monstre du Lokness ou métro d'alger qui dure depuis presque 30 ans et qui n'a pas vu le bout du tunnel. À titre de comparaison la ville de Montréal a lancé des travaux d'extension du métro qui ont duré un peu moins de 5ans car il passe sous la rivières des Prairies, l'autoroute est-ouest (dont il faut bien que quelqu'un nous explique le bien fondé) qui traine depuis presque 10 ans avec des dégats qui démontrent la malfaçon, et c'est à la fin ou presque du projet, et signe de bonne gouvernance, on se rend compte dans la tribu Dalton qu'il manque des utilités comme des aires de repos, des stations d'essence, de secours…; ne parlant pas des tramways, des millions de logements ils seront realisés quand la vie aura disparu de la terre.
    – l'adage qui dit dit quand tu es impudique fait ce qui te plait, et c'est ainsi avec Joe Dalton le voleur qui couve les détrournements et les pots de vins de sa HACHIA à commencer par Bouricha qui a détourné l'argent destiné à vêtir les enfants démunis un jour de l'aid El Fitr et qu'il a soustrait à la justice, Gouaiche le conseiller marabout qui n'a pas passé une nuit en taule malgré la somme de plusieurs millions de $ qu'il a empoché, Khelil le voleur et son neveu Hemch qui sont libres malgré les milliards détournés car protégés par Joe Dalton Boutesrika. Et pourquoi diantre un président protège t'il son entourage impliqué dans les détournements s'il n'est pas lui même un vil voleur et parceque Mr n'a aucune pudeur il vient afficher sa sale tronche les jours de L'AID à la grande mosquée avec l'air d'un apôtre, Mr pense acheter son ticket au paradis en construisant la plus grande mosquée du monde pour 6 à 8 milliards de $ et encore une occasion de détourner de l'argent du peuple alors que pour la même somme on peut créer 200. 000 emplois permanents à forte valeur ajoutée et donner l'espoir à 200.000 jeunes diplômés; mais c'est vrai que Mr a lancé le chantier titanesque de 100 locaux commerciaux par commune mais pour y vendre quoi ?? la production et l'appareil de production vous l'avez depeçé, les investissements agricoles ont enrichi les paysans du KLEB des pins, que va t-en commercialiser dans les 100 locaux ? de la fripperie et autres babioles importés de Chine par les coquins et les copains.
    – La question que l'on se pose dans nos chaumières est: pourquoi notre Joe dalton a trituré la constitution et l'a fait amender par une APN non élue et non représentative? les berrahs du président prétendaient que ce dernier devait rester pour terminer les chantiers en cours !!!!! et pourquoi vous ne nous avez expliqué que le président n'est plus un rais mais un conducteur de travaux (chef chantier); la réponse est pourtant ailleurs elle relève de l'égo de son altesse abdelaziz premier, son égo est surdimensionné et gonflé à l'hélium, son altesse ne peut quitter le pouvoir et prendre sa retraîte malgré sa santé chancelante car il sait que n'importe qui viendra au palais d'El Mouradia, il va soulever le couvercle de la cuve et ça va shlinguer, ça va sentir trés mauvais la merde qu'il aura laissé derrière lui, il aura beau maquiller, tirer la chasse d'eau, il y'a des traces et le successeur de Joe dalton va mettre le linge puant sur la place publique c'est ce que ne peut supporter la nain d'El Mouradia qui a passé les premières années de sa mandature à dépeindre ses prédecesseurs à la présidence de stagiaires, il sait que quand on commence à peindre les autres on reçoit des éclats et ce n'est que pour ça que Mr pense soit à rester soit se faire succéder par Avrell Dalton said boutefliga.

  2. Adel H.

    Le pouvoir algérien a connu plusieurs phases :

    1- Le round d’observation qui a vu le groupe de Tlemcen constitué autour de Ben-Bella et Boumédiène prendre l’avantage sur ses rivaux (Ben Khedda, Boudiaf, Aït-Ahmed, Krim, entre autres). Après quelques mois, certains membres de ce groupe sont passés dans l’opposition (exemple: Ferhat Abbas, Khider). L’incertitude quant à l’issue définitive de l’affrontement entre groupe au pouvoir et groupes de l’opposition dura jusqu’au 19 juin 65.

    2- Le coup d’État de Houari Boumédiène inaugura le règne de l’ANP, qui dure à ce jour. Le Conseil de la Révolution avec Boumédiène à sa tête (détenant le commandement civil et militaire) devint le maître du pays, le FLN et ses organisations de masse servant de caisse de résonance, appareil de propagande et amortisseur. La SM eut pleins pouvoir pour liquider toute forme d’opposition. Cette situation dura jusqu’à la mort de Boumédiène, en décembre 78.

    3- La période Chadli : l’homme fort disparu, les colonels finirent par trouver un arrangement entre eux, sacrifiant quelques gêneurs (boutef et Yahiaoui, entre autres) afin de maintenir le système. Chadli et sa femme découvrirent les fastes de la cour et constituèrent leur clan. Kasdi Merbah, le tout-puissant chef de la SM attendit son heure (qui ne vint jamais). Une redistribution s’opéra progressivement et la cabinet noir prit forme (belkheir, nezzar et leurs acolytes). La classe de nouveaux riches apparut au grand jour et la crise économique frappa en 85. De gros nuages noirs commencèrent à s’amonceler dans le ciel d’Algérie. Chadli et son clan engagèrent l’épreuve de force afin de se débarrasser du FLN et du socialisme boumédiénien (ou ce qu’il en restait). Tout cela déboucha sur octobre 88, l’ouverture démocratique de 89-91 et la fulgurante percée du FIS.

    4- Le règne des DAF et du DRS, qui débuta avec le putsch de janvier 92 et qui se poursuit à ce jour. Cette étape connut plusieurs épisodes (Boudiaf, HCE, Zéroual et finalement boutef). La caractéristique principale de ce pouvoir post 92 est la gestion du pays dans la clandestinité, comme l’a bien expliqué Lahouari Addi. Derrière une façade civile et pseudo-démocratique, se cachent les vrais décideurs qui se réunissent dans la clandestinité et décident des grandes orientations politiques. Derrière eux se trouve un puissant réseau mafieux d’hommes de main et d’hommes d’affaires. Leurs hommes se trouvent partout, dans l’administration, les entreprises, les partis, les médias. Le DRS est le maître d’œuvre de ce pouvoir occulte. Les généraux putschistes, n’ayant aucune légitimité, avaient besoin dès le début d’une couverture : ce fut Boudiaf, puis Kafi, Zéroual et enfin boutef. Seul Ali Kafi fut docile et ne leur posa aucun problème. Boudiaf, ayant éventé leur complot, fut liquidé. boutef pressenti une première fois en 94, prit peur et se débina; ce fut Zéroual qui prit la place qu’on lui destinait. Ce dernier tenta de voler de ses propres ailes et de constituer son propre groupe. Le cabinet noir utilisa alors la grosse artillerie contre lui et le poussa à la démission (campagne contre Betchine, massacres de Bentalha, Raïs, Sidi Youcef). boutef accepta enfin le deal en 99. Rusé et habitué aux coups tordus, il obligea le cabinet noir à lui faire de nombreuses concessions et à lui permettre de constituer son clan et d’arroser abondamment sa smala avec l’argent de la rente.

    La relative stabilisation du pouvoir depuis 99 est le résultat du deal passé entre les deux principaux clans, celui du cabinet noir et celui de boutef. Les promotions aux postes supérieurs civils et militaires se fait sur la base de ce deal et du maintien de l’équilibre. Cela ne se fit pas toujours sans heurts (différentes affaires et scandales, Tounsi, Zerhouni, etc.)

    Aujourd’hui que le vent du changement venant de l’Est risque de devenir une tempête et d’emporter tout ce beau monde, il faudra bien procéder à quelques réaménagements et sacrifier quelques brebis devenues trop galeuses et compromettantes. Qui sera le bouc émissaire? Qui passera à la trappe? Qui se fera oublier? Chacun des deux clans envoie des signaux codés à la société et aux puissances étrangères, faisant jouer ses relais et présentant l’autre clan comme la dent pourrie à extraire afin de préserver le pays du chaos qui risque de l’emporter, si jamais la tempête se déchaine.

    La grande inconnue reste le peuple et le peu qui reste encore sain parmi les élites civiles et militaires. Jusqu’à présent, enfermés dans leur arrogance, les chefs des deux clans et leurs sous-fifres ont balayé d’un revers de la main tout risque venant de ce côté. « L’Algérie n’est ni la Tunisie, ni l’Égypte. », ne cessent-ils de répéter à qui veut bien les entendre.

    Aujourd’hui le peuple algérien et les élites sincères doivent faire échec à toutes ces manigances et refuser le deal qu’on lui propose. Finie la gestion clandestine du pays. Ce que le peuple algérien mérite depuis 62, c’est l’État de droit, la gestion transparente des affaires de l’État, l’indépendance de la Justice, la liberté de choisir ses représentants qui décideront de la politique à appliquer, qu’elle soit socialiste ou libérale. Le peuple en a assez des généraux, du DRS, de boutef et de leurs clans. Il leur demande de partir où bon leur semble, mais de disparaître de son univers. Non, après eux, ce ne sera pas le chaos. Il y a dans notre pays suffisamment d’hommes et de femmes de toutes sensibilités politiques, compétents, dévoués et sincères, pour prendre le relais. Dès demain, un gouvernement de transition pourra être constitué et le pays sera géré de la meilleure manière qui soit, en attendant la convocation d’une Assemblée Constituante et l’organisation d’élections pluralistes à tous les niveaux auxquelles participeront toutes les sensibilités politiques sans exclusion (des communistes aux islamistes).

  3. Ce Brizidène momie est en train de se saborder tout seul.SEs intransigeances trahissent chez lui une incapacité criante de se regarder en face et de se remettre en cause.Il sait qu'il est illégitime mais il fait semblant que non, il sait qu'il est nul mais se gonfle la poitrine comme une grenouille, il sait qu'il est mauvais et insensible mais il joue à l'homme pragmatique et sage.Lorsqu'on usurpe le pouvoir et on s'impose sur un peuple on ne peut être que diabolique.La légitimité de ce régime c'est de partir et laisser le peuple algérien recouvrer sa liberté et son autodétermination.Cette clique de tordus tortionnaire aussi psychopathes les uns que les autres ne peuvent mener le pays que vers le chaos total.

  4. Je donnerai une raison, une seule mais qui résume tout ce qui a été dit. "Partez monsieur le président vous avez chassé l'espoir de cette terre. Les jeunes d'aujourd'hui, tellement désespères, qu'il ont à choisir entre l'eau ou le feu pour mourir. Que vous faut-il d'autre?

  5. La question pourque BOUTEF parte ne devrait meme pas etre posée.Il nous a été imposé dès le premier mandat.Il était durant l'époque de BOUM, le ministre le plus corrompu;on disait de lui le premier milliardaire algérien;il a eu des béboires à Paris, d'ailleurs le magasine ParisMacht, a consacré pour lui une édition spéciale .L'édition en question a été vite achetée par l'interessé;certains algériens ont pu arraché le numéro en france avant son interdiction.Après la mort de son maitre, durant son éxile kowétien, la cour des comptes l'avait poursuivi pour sa mauvaise gestion et délapidation des fonds publiques.Nous savons que chadli a ordonné d'étouffer cette affaire et lui permettre de revenir au pays.Si nous sommes en démocratie;j'éxigerais en tant que citoyen algérien que la cour des comptes réactive le dossier et qu'il soit jugé.Le comble, son clan mafieux l'a promu Président de la république et nous connaissons les conséquences que nous récoltons aujourd'hui: passes droits, corruption à large échelle, tribalisme etc…

  6. j ai beaucoup aime votre phrase :"….. et même tenter de s'ingérer ou d'intervenir directement dans nos affaires intérieures, " a votre avis monsieur entre tout les president algeriens et OBAMA, je choisirai qui ? je suis kabyle et musulman, je choisi OBAMA sans reflechir le moindre petit instant. alors OBAMA mrahba !

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