Je relis le billet pour m’assurer que je n’hallucinais pas. À l’évidence pas l’ombre d’un doute. Le texte lapidaire dit bien ce qu’il veut dire. Il vient brusquement me dépouiller du peu de naïveté qui me restait. Désormais, quand j’entends parler un « intellectuel engagé », je prendrai bien soin de me boucher le nez tellement je suis sûr que ses paroles pueront la charogne.
Passé le moment de surprise et d’indignation, je crus bon de ressortir une chronique écrite par Yasmina Khadra et publiée par le quotidien espagnol El Pais le 1er juin 2007, c’est à dire il y a moins de 6 mois. Je vous laisse savourer ces moments d’anthologie qui donnent à la révolte de l’écrivain les couleurs de l’espérance. Il fut pour moi la quintessence de la probité et de l’intelligence et m’inspirait, jusqu’à ce soir, une profonde sympathie et un respect sans bornes.
Accepter pareille compromission Mr Yasmina Khadra, c’est non seulement trahir ses convictions, mais c’est surtout balayer d’un revers de la main la responsabilité morale que votre statut d’intellectuel connu et reconnu vous confère.
Le régime corrompu d’Alger avec à sa tête Bouteflika connait la fibre essentielle de l’âme algérienne. Il sait jouer de la cupidité, de la corruption et de la mesquinerie des hommes de ce pays même lorsqu’ils se proclament intellectuels et même lorsqu’ils sont à l’abri du besoin.
Larbi Chelabi
Note : Une étude suisse présentée à Alger par le professeur Sartorius, lors d’un colloque sur la psychiatrie qui s’est tenu récemment à Alger, confirme que l’Algérie compte environ 2 millions de malades mentaux soit environ 7% de la population. Cette étude vient en complément d’une autre étude américaine qui elle parle de 12% de la population soit environ 3,7 millions de malades. Avec ce que je viens de lire dans le périscope du Soir d’Algérie, je dois reconnaître qu’on a beaucoup de chances de ne pas avoir 30 millions de malades mentaux dans ce grand asile psychiatrique qu’est l’Algérie.
Chronique de Yasmina Khadra publiée par le quotidien espagnol El Pais le 1er juin 2007
« Dans ce monastère triste et désœuvré qu’est devenue l’Algérie, tous les clochers sont en berne. Félés, misérables et laids, ils continuent de sonner le glas de nos espérances. C’est la fanfare préférée de nos gouvernants, constamment en prières, genoux au pied du seul dieu dont ils se réclament : le Pouvoir. Depuis l’indépendance du pays le 5 juillet 1962, les faux dévots du régime refusent de se relever, de relever la tête pour voir le gâchis qu’ils occasionnent à cause de leur entêtement à imposer une conduite obsolète et stérile et que tout le peuple décrie.
Ils refusent de se remettre en question et de se mettre au travail. Quel travail ? Ils n’ont jamais su ce qu’il signifie. Hypocrites, ils s’évertuent à nous casser les oreilles à coups de slogans creux, nous infantilisant, nous abrutissant d’année en année, d’élections bidon en élections contre nature, jusqu’à nous rendre complètement fous. Ces artisans de nos déconfitures n’arrêtent pas de nous décevoir. A chaque banqueroute, ils nous promettent de revoir leurs copies et de se corriger, et oublient l’essentiel : ce ne sont pas leurs copies qui sont en cause, mais eux-mêmes.
Lors des dernières élections législatives, le peuple algérien a été clair. En n’allant pas voter, il leur a signifié qu’il ne voulait plus d’eux. Jamais taux d’abstention n’a été aussi péremptoire et expéditif. Ce cri de désespoir a-t-il été entendu ?… Non ! Le système sclérosé cherche à se maintenir coûte que coûte, grâce à ses hypocrisies. Les mêmes incompétences nous proposent les mêmes malheurs. Les mêmes opportunistes menacent notre hypothétique devenir. Que faire ? Où donner de la tête ? A quel saint se vouer ?… C’est la perplexité, le dégoût, la rage au cœur qui officie dans nos rues. Qu’attendre d’un système en total décalage avec la mondialisation effrénée en train de bouffer la planète entière ? Qu’attendre d’une gouvernance qui a sinistré nos écoles et nos universités, mis à genoux nos institutions et nos entreprises, aggravé la fuite hémorragique de nos cerveaux, élargi les fractures sociales, dénaturé les rapports humains, avili la citoyenneté, travesti nos rêves, dénaturé nos aspirations avant de creuser le lit de la déferlante islamiste et jeter le pays dans la crue des horreurs et du sang ? Les années de terreur et d’assassinats, les milliers de morts et d’attentats n’ont toujours pas éveillé nos gouvernants à la réalité des choses.
Nos villages massacrés, nos villes abâtardies, nos idoles immolées comme les moutons de l’Aïd n’ont finalement servi à rien. Les mêmes gueules nous narguent du haut des tribunes, la même épée de Damoclès surplombe nos nuques basses. Après tant de deuils et de traumatismes, le peuple algérien se retrouve à la case départ, otage du même système pourri et face aux mêmes incertitudes. La corruption a atteint des proportions sans précédent. Pour vous faire délivrer un extrait de naissance ou le moindre document à la mairie, il vous faut graisser la patte. Tout le monde rackette tout le monde : le guichetier, le flic, l’administrateur, le plombier, l’éboueur, le boucher. Les dépassements, les injustices et les humiliations quotidiennes sont en passe de transformer notre pays en une jungle inextricable et mortelle. Devant un tel fiasco, la colère attend d’autres discours séditieux pour replonger la société dans une nouvelle décennie noire alors que l’on n’a pas fini de faire le deuil de celle du terrorisme. Les Algériens sont fatigués. Ils sont conscients des malheurs qui les guettent, mais le système s’en fiche.
Nos gouvernants ne pensent qu’à leurs fonds de commerce, leurs petites magouilles et leur trafic d’influence. Même les fauves sentent le danger. Pas nos gouvernants. Ces derniers sont insatiables, inconscients, toujours à l’affût du filon, jamais alertés par leurs abus ou la dangerosité de leur irresponsabilité. Aujourd’hui, notre jeunesse touche le fond. Elle ne voit que deux issues : rejoindre l’Europe ou rejoindre le terrorisme. Elle n’a pas d’autres choix car rester au pays, à l’ombre des murs, c’est accepter de moisir comme des fruits précoces tombés de leurs branches. Tous les soirs, des groupes d’adolescents sautent sur des embarcations de fortune et mettent le cap qui sur l’Espagne, qui sur l’Italie, prêts à mourir noyés dans la mer obscure plutôt de subir un jour de plus l’état de désolation plurielle qui sévit au village ou dans le quartier. Tous les matins des initiatives heureuses sont repoussées par une administration stalinienne, des tentatives d’investissement, des études pour la relance économique, de véritables bouffées d’air sont proposées par de jeunes entrepreneurs, et chaque fois, le système les décourage en leur opposant des démarches bureaucratiques insensées et des pots-de-vin de quoi soûler la terre entière. Pourtant, l’Algérie n’est pas morte. Elle regorge de talents, par endroits de génie. Elle est encore aimée par ses enfants qui ne demandent qu’à lui venir en aide.
Je les ai rencontrés en Europe, en Asie, aux USA, partout où je suis allé. Ce sont des hommes et des femmes splendides, des énergies colossales, des chances inouïes qui ne rêvent que d’une chose : rendre à l’Algérie sa beauté, sa dignité, ses rêves perdus. Nous avons un pays fantastique, riche et encore vierge, un eldorado en jachère, un futur grand Etat capable de rayonner sur la Méditerranée. L’Algérie est une Amérique qui s’ignore. Elle rassemble toutes les potentialités pour rivaliser avec les pays de la rive d’en face, participer à l’essor du Bassin méditerranéen et contribuer à l’émancipation du Maghreb. C’est là une réalité évidente, mais il existe une autre incontournable : le système doit disparaître. Nos gouvernants doivent comprendre que leur place est au musée de la Bêtise humaine ou bien à la fourrière. Il faut qu’ils cèdent la place à la fraîcheur des énergies nouvelles, modernes, cette élite qu’ils ont chassée ou disqualifiée, ces Algériens porteurs d’espoirs et de compétence, beaux comme leurs rêves, purs comme leurs convictions. Alors seulement une ère flamboyante s’installera dans mon pays où l’islamisme, né de la décadence et des humiliations, n’aura aucune raison d’être, où la démocratie, le travail, la liberté et l’intelligence seront les grands repères des Algériens de demain et de toujours ».
Y. K.
«Si on n?a pas confiance en soi, si on n?a pas de respect, de considération, d?estime pour soi-même, on ne peut pas être un homme, même ordinaire.»
[ Yasmina Khadra ] – Extrait d’une interview sur Evene.fr – Octobre 2006
«Nous avons besoin de limites pour essayer de résister aux tentations.»
[ Yasmina Khadra ] – Extrait d’une interview sur Evene.fr – Octobre 2006
Citations de YAsmina Khadra dans
Juste quelques citations de Y.K. dans http://www.evene.fr/celebre/biographie/yasmina-khadra-16734.php
Que faut-il penser de ça ? Si ça vient à etre confirmer et sans qu’il y ait une quelconque explication de ce monsieur que j’ai personnellement lu et apprecié pour ses ecrits et ses opinions absraction faite de son passé militaire qui ets du domaine de sa vie privée. Mais en investissant le domaine de la litterature, en troquant son uniforme pour endosser l’habit simple qui le libere de tout ses engagements passés, en troquant son fusil pour le stylo et apres avoir vecu toutes les entraves inimaginables et son lot de souffrances qui va avec pour gravir les marches du succès, apres avoir porté sa croix pour entrer au panthéon de ces personnes qui font la grandeur de tout peuple comme il le racontait lui meme…Après totu celà si ça venait à se confirmer cette foutue nomination au relent de reddition plus qu’autre choses, puisqu’il ne peut se plaindre de manquer de pain pour les enfants avec tout le succès de ses ecrits, que devrions nous penser de ça…Si des personens comme celui là acceptent de se prostituer pour un pouvoir qu’il a fustigé avec un langage percutant c’est que la morale est en train de plier ses derniers bagages de ce pays.
Etant une personnalité connue, lue et qu’on a porter dans nos coeurs et qu’on a pousser du peu de moyens et de force qu’on avait on est simplement en droit de demander à ce monsieur ce qui justifie cette attitude, venir à la rescousse d’un pouvoir en panne de pub, d’un pouvoir en panne d’imagination, pourquoi, pourquoi cher monsieur.
Seriez vous, Mr Khadra, toucher vous aussi apr l’amnesie qui fait que qu’on a faim on libere jusqu’au petit brin de colere qu’on enferme dans ses entrailes mais une fois gavé on en oublis jusqu’au pire souffrance qu’on a eu à endurer.
Tendre la main à Bouteflika et sa clique c’est tenter de sauver le diable lui meme et de part cette equation divine qui veut qu’au final le bien l’emportera vous risquez d’etre emporter avec eux alors que rien ne vous y engage.
Ce n’ets nullement pour vous jetez la pierre mais c’est juste de legitime interrogation d’un de vos lecteur qui s’est laisser seduire par vos ecrits et l’espoir qu’ils vehiculaient, il seriat dommage pour nous tous qu’au final vous vous reduisiez à un simple marchand de sable vous aussi.
Vous alliez finir d’arracher le derneir brin d’humanité qui restait en moi si ce n’etait la lecture du dernier livre d’ami moh venue comme une sorte de bouée de sauvetage pour vous marteler que tout les combats meme insignifiats soient-ils ont une raison d’etre meme s’elle nous est cachée sur le moment.
Chose que j’ai jamais faites, aujourd’hui je m’en vais avec mon livre, je vous dispense de ce que j’ai dû faire pour l’acheter, je m’en vais me le faire signer par son auteur tel un gamin tout heureux d’vaoir entre les main un tresor precieux.
Y a plus d’humanité dans ce livre qui raconte une parcelle de verité que dans tout les putains de salons d’ici ou de l’occident ou meme ceux du paradis.
amicalement
L’info est confirmée par l’ambassadeur, elle n’est pas confirmée par l’écrivain, je pense à croire qu’il ne le confirmera pas.J’attendrais demain !!!
Je pense qu’on peut être Responsable du centre culturel algérien à Paris et ne pas être à la solde de Boutef. Boutef n’est pas l’Algérie, l’Algérie c’est plus grand, plus noble, plus vaste, plus intelligent, plus honnête que ça. Je préfère voir Khadra à ce poste qu’un politicard ignare. Ce n’est pas la peine de condamner d’avance.
Pourquoi cet étonnement généralisé ? Pensiez-vous de Mr Khadra ou les autres puissent résister au chant des sirènes ? Renier ses principes (s’il en a) ne pose aucun problème au personnage. Faut-il rappeler le retournement de la famille du Martyr BOUDIAF dans sa recherche de vérité sur l’élimination programmée du seul espoir du pays ?
La chronique de l’écrivain dans un journal espagnol est d’une limpidité telle que, aujourd’hui l’on est en droit de demander si son auteur n’était pas en service commandé et qu’il reprend du service aujourd’hui. Comme l’aurait dit l’autre "SOUBHANE ALLAH MOUGHIYERE EL EHWAL". En qui avoir confiance dans ce foutu bled ? En Algérie on n’a besoin ni de Goulak ni de Babeh Eddab : nos esprits ont été scientifiquement mis dans un carcan, à un tel point que les meilleurs psychiatres doivent refaire leurs études, leurs recherches et axées ces dernières non pas sur les maladies mentales mais vers les agissements des martiens qui nous gouvernent depuis 1962. Aprés "le fameux pain des enfants", "El khobza" et j’en passe, qu’est ce qui nous attend dans un avenir immédiat ? YA RAB YA SATER ESSTARNI MIN EL ABD EL GHADAR – L’algérien engagé, intellectuel est devenu ainsi ; qu’en est-il des autres (la pauvre masse qui survie non pas quotidiennement mais à chaque moment de la journée).
Rien ne peut plus m’étonner car le pouvoir coromp et le pouvoir absolu coromp absolument.Mouleshoul, n’est ni le premier ni le dernier à tomber dans le piege de la récupération polirticienne.
MAIS CE QUI ME FAIT LE PLUS MAL, "c’est le chameau lorsqu’il est sur le toit, car ce n’est pas sa place, c’est celle du chat "alors j’éspère que le fils de la digne et prude kenadza fera du bon travail sans vendre son ame au diable et que nous jugerons sur le travail qui sera accompli .
De ma part je préfère Yasmina Khadra qu’à l’ex directeur l’escroc Taleb Bendiab mokhtar.
Qui mieux que Mr. Moulesshoul pour représenter la culture algérienne (et non le régime algérien)?
Images quand vous nous tenez…
lisez plutôt ce qui suit :
J’ai déjà affirmé et sans détour que "Yasmina" était un enfant du système. Il ne crachera jamais dans la marmite qui l’a nourri depuis son très jeune âge.
Revenons maintenant à la science de l’image. Rappelez vous; cela se passait il ya quelques mois (deux ou trois), à Oran. L’occasion était un "ramassi de pseudo artistes arabes" et tout le khoroto qui va avec dans ces circonstances.
Figurez vous qu’à la simple vue de "Monsieur Yasmina" tenant son verre lors d’un cocktail (ce qu’il ya de plus hallal), le dernier des citoyens encore lucide (Moh…i can ) aurait compris le rictus et la posture du fidèle serviteur à la "sopa-junta".
ps: Moh i can i can mais i can pas beaucoup face à ces énergumènes…
Oui! yasmina khadra, Oui encore une strategie du pouvoir! Ah! Nous le peulpe O! Combien naifs que nous sommes…de la SM au DRS pleins les institutions de l’Etat; cette fois a l’Etranger; seule place ou une oppostion peut avoir du contre poids, et voila que ca grouille des pions, des cheveaux, des tours et meme des fous….
Croiseriez alors ce bidasse en cravatte? L’acteur (YK) joue et le theatre (SM/DRS) continue.
Monsieur vous me faite rire mais rapellez vous d’ou vient ce monsieur DRS comment voulez vous mui faire confiance
est ce qu’accepte se poste veut dire qu’il abdique à ces tyrans je ne le croie pas alors laissons le faire qui sait qu’il arrivera à leurs faire changer d’avis et les ramener à la raison, est ce que Mr rahmani qui a accepter d’être le ministre de l’information sous la présidence de Zeroual est un corrompue? il a su instaurer un climat de confiance entre les journaliste et les gouvernants et il a su aider les journaux, alors laissant le monsieur faire et jugeons sur les faits un peu de recule et de sang froid s’il peut contribuer à redorer l’Algérie et sa culture en France pourquoi ne pas s’en féliciter et encourager d’autres à en faire autant que ce monsieur chacun dans son domaine respectif
Bouteflika le corrupteur a arrosé beaucoup de monde : Juges, sénateurs, députés, journalistes, immams, terroristes, islamistes, opposants…La liste est encore longue.
Quant à Yasmina Khadra, On ne peut pas écrire une chronique pareille dans un journal et puis représenter ce pouvoir à l’étranger, quelques mois aprés.
Le CCA a toujours été géré maffieusement par Mr Taleb-Bendiab and co(Raouraoua, Larbi Belkheir, etc…)
Outre la magouille et la rapine qui sont ses moteurs, il a pour mission de servir de fausse vitrine au système assassin et corrompu.
Mr Moulesshoul a-t-il l’intention de nettoyer les écuries d’Augias, si tel est le cas il perdra vite sa place pour son grand bien, car trop d’interets sont en jeu et les pieuvres très nombreuses ne le laisseront pas faire.
Sinon, hélas pour lui, c’est sa crédibilité et son ame qu’il y laissera.
A quoi ça sert d’écrire des centaines de romans quand on fréquente des ogres. L’arabo-islamisme récompense bien l’hypocrisie de ses serviteurs. Un vrai intellectuel est celui qui se met au service de son peuple opprimé et non au service des tyrans fascistes.
on a beau etre integre et engagé, mais si on fréquente les escrocs du pouvoir algérien, on devient comme eux.
Ce qui est regrettable c est que Yasmina Khadra va perdre en credibilité et en independance meme si pour le moment il n a ete que nomme si j en crois la presse algerienne. Apres les sirenes de Bagdad voici venues les sirenes de Paris….
Mr Lounès, auriez-vous autre chose à dire que de sériner à longueur de commentaires sur l’arabo islamisme? Ayez la décence de respecter les gens qui se réclament de la culture arabe et de la religion musulmane. Ne les insultez pas. Visez ceux qui font du mal à ce pays et je vous assure qu’ils sont nombreux et quelquefois loin de l’arabo islamisme comme vous le dites. Pour preuve, je peux vous citer Ouyahia, Tewfik Mediene, Kasdi Merbah, Belaid Abdesslem et un peu plus loin dans le temps les fameux Nait Belkacem, Ait Messaoudène et Smail Mahroug (celui-là est du reste kabyle chrétien). Nous avons tous un peu de crasse quand on regarde les choses par le prisme de la culture et de la religion. Alors de grâce changez vos lorgnettes et aidez-nous à avancer dans le débat. Ne soyez pas comme ces vieux disques en vinyle qui quand ils se rayent repassent en boucle le mot sur lequel ils achoppent.
Larbi Chelabi
SVP, veuillez publier cette réponse car il y a beaucoup d?Algériens qui minimisent la douleur des dénis culturel et identitaire que subissent les Amazighs en Algérie. Monsieur Chalabi, le jour où le problème identitaire et culturel, qui condamne 80 % des Algériens à vivre comme des étrangers dans leur pays sera réglé, on cassera ce disque que vous détestez tant. Par ailleurs, je me demande pourquoi vous ne vous sentez pas concerné par ce problème ? Oui, l’Algérie est malade de l’héritage de Ben Bella et sa clique arabo-islamiste (dont Boutef) qui ont importé une culture étrangère (arabe) pour l’imposer à un peuple Amazigh en vue de gommer et d?anéantir l’identité et la culture réelles de l’Algérie. Je ne cherche pas à rejeter qui que ce soit, je cherche la justice et la vérité, seules valeurs qui conduisent vers la liberté, la paix et la démocratie. Ces Kabyles de service dont vous parlez sont pour nous des collabos qui travaillent pour la secte arabo-islamiste au pouvoir. C?est comme des mercenaires qui touchent de très bonnes primes. Ils n?ont rien à voir avec les Amazighs (Kabyles) authentiques. Et pourquoi il n?y a jamais eu de vrai Kabyle à la tête de l’Etat algérien malgré le rôle majeur qu?ils ont joué dans la libération du pays ? Une libération confisquée par Ben Bella et ses successeurs. Pourquoi ce pouvoir arabo-islamiste s?appuie seulement sur des Algériens abusés à qui l’on fait gober que le fait d?accepter l’identité arabe garantit l’accès aux avantages pseudo-divins énoncés dans le Coran ? Il est grand temps de commencer à raisonner scientifiquement monsieur Chalabi. Arrêtons les mystifications, les supercheries, les hypocrisies, les mensonges, les fuites en avant et les crimes. Rien, ni Dieu, ni la religion ne doivent être en mesure de justifier l’anéantissement d?un peuple entier. En me demandant de casser mon disque avant que le problème ne soit résolu, vous participez intentionnellement à l’?uvre criminelle du pouvoir arabo-islamiste monsieur Chalabi. Notre douleur en tant que Kabyles est avant tout Algérienne. Par conséquent, vous devriez montrer un minimum de solidarité au lieu de me demander de me la boucler. Que vous soyez d?origine arabe, turque, ou autre, vous êtes chez vous en Algérie. Mais n?oubliez pas que je suis chez-moi aussi. Alors travaillons ensemble et montrons-nous solidaires pour vivre ensemble, chacun avec son respect, sa dignité et tous ses droits, et tournons le dos à l’héritage criminel de Ben Bella…Merci…
Monsieur Lounès, je ne voudrai pas faire de cet espace un lieu de polémique entre vous et moi. Je constate seulement que depuis très longtemps, que quel que soit le sujet traité, vous revenez avec votre litanie d’insultes contre les arabes et les musulmans. Et franchement, je vous dis que je ne suis pas d’accord avec vous, que j’en ai un peu marre de vos salades. À mon sens, vous ne pouvez pas et vous n’avez pas le droit, fut-ce au nom de la liberté d’expression, d’insulter l’histoire et la culture de bien de hommes et de femmes de ce pays sous pretexte que lesdites histoires et cultures ne vous agréent pas. Vous vivez peut être en occident et je vous vois mal insulter l’histoire et la religion de votre pays d’acceuil. Il y a un minimum de respect que l’on se doit et qu’on doit aux autres et vous ne semblez pas y souscrire. On pourrait parler de la mauvaise qualité de la sardine de Collo que vous nous sortirez de votre chapeau l’histoire des histoires : l’Arabo-islamisme comme explication logique et scientifique à la mauvaise qualité de la sardine de Collo. Vous aimez manifestement le mot scientifique mais rien de ce que vous dites ne transpire la science mais la haine de l’autre et le rejet de l’autre. Quant à moi, kabyle comme vous, je viens d’Ighil Ali, ce village perché à flanc du djurdura qui a donné à l’Algérie Taous et Jean Amrouche et biens d’autre non moins brillants intellectuels. Je revendique haut et fort mon amazighité mais tous les musulmans et tous les arabes de ce pays et du reste du monde sont mes frères. Allez-vous me traiter de collabo!
Larbi Chelabi
Monsieur Chelabi, Bonjour,
Je ne suis pas de la région de la Kabylie que j’identifie à Fathma N’soumer, à Mohand Oulhadj, au colonel Amirouche, au Cheikh El Ouertilani, au commandand Mira, à Kasdi Merbah que je respecte beaucoup, reconnaissons à ce grand homme d’Etat son integrité et son amour désintéréssé pour l’Algérie.
C’est ça les Kabylie dans mon imaginaire.
Non monsieur Chalabi, j?ai toujours dénoncé la culture arabo-islamo-fasciste de la mafia au pouvoir et tous ceux qui la cultivent. Je n?ai jamais insulté personne. Je dénonce l’idéologie arabo-islamiste, incarnée par le pouvoir à travers ses institutions et ses serviteurs, car elle est fondamentalement totalitariste. Désolé mais tout Amazigh qui fait primer l’arabo-islamisme totalitaire sur l’identité et la culture séculières de ses ancêtres est un vendu sans mémoire. L’arabisation et l’islamisation à outrance de l’Algérie qui nous a amené au chaos dans lequel nous vivons aujourd’hui reste un acte génocidaire contre le peuple Amazigh auquel des gens comme vous dénient ses droits culturels et linguistiques. Si l’analyse des situations sociales, historiques ou politiques d’un pays n’est pas une science, alors nous nous n?avons aucune chance de nous comprendre Monsieur Chalabi. C’est aux totalitaristes arabes et musulmans de mettre fin à leurs reflexes assimilationnistes, génocidaires et racistes. Je ne comprends pas pourquoi dès qu?un Kabyle ose réclamer son droit à l’existence en tant que Kabyle (Amazigh) vous le taxez de raciste anti-arabe. Moi aussi, tout comme vous, je n?ai rien contre les musulmans et les arabes qui ne me causent aucun tort, ce sont ceux qui me privent de mon existence – de mon identité, de ma langue et de ma culture- qui sont mes adversaires. Bien sur, ces adversaires peuvent être des arabes, des islamistes et même des Kabyles arabo-islamisés comme vous. Vous savez une culture archaïque périmée qui transforme des hommes en animaux mérite bien, aux yeux de la sagesse humaine, d?être dénoncée. Franchement, c?est incroyable. Moi je vous parle des droits humains d?un peuple, et vous vous me taxez de raciste. Je termine par une conviction : L’attitude antihumaine de tous les arabo-islamistes algériens nous condamne à demander un jour ou l’autre l’indépendance de la Kabylie.
Le titre du débat est trés clair "Non, Mr Yasmina Khadra". Et pourtant des interventions polluantes dénaturent ce débat. Les intervevenants, au lieu d’étaler leurs problèmes sur le berbèrisme, la Kabylie, la religion, la culture et la langue des arabes, feraient mieux de bien cerner la question posée. Et dans tout cà quel est le rôle du responsable su site qui permet l’affichage des interventions "hors jeu". Alors, n’intervenons que pour réagir avec précision à la question posée ; le débat n’en sera que plus riche. En un mot, on nous apprend que l’écrivain va être en poste au CCA, donnons notre avis par rapport à cette situation : un ancien des services de renseignements prend à un certain moment de sa vie sa plume pour dénoncer un régime qu’il connait mieux que quiconque (il s’installe même à l’étranger pour fuir le système) ; mais miracle des temps que nous vivons, il revient au pays, assiste à une cérémonie officielle présidée par le chef d l’Etat et en récompense se voit nommer à la tête du CCA.
Salut Wahab,
La question est va t-il rendre compte de la comptabilité de Taleb-Bendiab Mokhtar à la Cour des compte ? Vu la protection dont bénéficie l’ex directeur de la part de Said Bouteflika en personne je serai trés surpris d’apprendre qu’il a été arrêté pour détournements de fonds, en plus il n’était pas le seul à se servir du compte du CCA…
On n’est pas sorti de l’aubèrge Da Wahab !
Messieurs Tafrara et Chelabi vous entamez un débat qui déborde largement le sujet, à savoir Khadra au CCA.
Je pense que Le Matin pourrait aider à ouvrir ce sujet dans ces colonnes;pour ma part lorsque j’entends dénoncer les ex et défunts kabyles de service je pense aussi aux désespérants kabyles actuellement en service!RCD, FFS, MAK, Arouch, exMCB tendance ceci ou celà, etc…désunis comme des QABAYEL dans l’acception arabo_islamiste du terme par la grace complice, bien sur, du DRS créateur ou noyauteur.
ANDA LANN YERGAZEN ITSIFEROUN?ANDA THELLA THEGMATSS?
Yasmina Khadra a répondu aux questions du Soir d’Algérie et de El Watan le jour même de sa cérémonie d’installation en tant que directeur du CCA. Je vous livre une perle comme on entend rarement en ces temps de disette intellectuelle. Appréciez l’auguste posture de l’écrivain:
«Ça me coûte beaucoup d?être dans ce centre : ma liberté de ton, je ne peux plus dire ce que je disais avant, je ne peux plus bouger comme avant, mais être là, c?est pour le besoin de voir cette culture renaître. »
Mr Yasmina Khadra, quand on ne peut plus parler, quand on ne peut plus bouger, quelle culture va t-on produire? Cette posture s’appelle la mort. La culture est par essence mouvement perpétuel. C’est le verbe en mouvement, c’est le poète en avant des barricades, c’est la mémoire des choses et des lieux passant d’une génération à une autre. Vous le savez-mieux que moi: la culture ce n’est rien d’autre que le mouvement et le verbe mis au service d’un idéal, de la beauté, de la vie. Que ne faut-il pas entendre pour une floppée d’euros et des soirées mondaines entouré de généraux gros comme des baleines. On aura vécu assez longtemps pour croire comme des niais aux prestidigitateurs. Un bidasse devenu homme de lettres pouquoi pas mais un homme de lettres qui aime l’odeur du faisandé dirait le général de Gaulle ne passera pas à l’histoire car n’est pas Pablo Néruda qui veut.
LAISSEZ TRAVAILLER KHADRA AU SERVICE DE LA CULTURE .POUR UNE FOIS QUE L’ON A UN BRILLANT ECRIVAIN A LA TETE D’UNE INSTITUTION CULTURELLE …
Pourquoi ne pas vous rapprochez de l’intéressé lui même pour avoir sa vision
Monsieur Mouby, vous nous demandez de laisser Khadra participer au génocide culturel que subit l’Algérie? Vous ne savez donc pas que la promotion de la culture arabo-islamo-baathiste favorise la consolidation de la tyranie qui martyrise notre pays?
Mr Tafrara je partage entiérement votre avis, mais permettez moi de noter que, pour cet éniéme acte de génocide culturel, pas un de nos clercs patentés en Amazighité n’a émis ne serait-ce qu’un pet.
Un p’tit rassemblement devant le CCA, un p’tit communiqué, une p’tite pétition, une p’tite lettre ouverte, j’sais pas moi…
Non, rien, THAMAZIGHT TAGOUDJILT, un grand travail nous reste à faire pour etre crédibles et nous poser en interlocuteurs valables lors de pareilles intronisations.
AMKOUL AGDHUDH YEHDHADJ THILELI ce
refrain de Idir est on ne peut plus d’actualité malgré son age.
Quant à Khadra écrivain, à sa décharge qu’il n’y a pas de relents arabo-islamistes dans ses oeuvres, laissons-le faire.
Ne faisons pas de procès d’intentions et attendons de juger sur acte, c’est vrai que je ne peux me résoudre à l’idée de voir YASMINA KHADRA tomber très bas.
Car, c’est surement ce que ceux qui l’ont nommé vont lui demander:
Se soumettre à la maffia, ou sauter sans dénoncer et etre appelé à d’autres fonctions, ou sauter en dénonçant et devenir réfugié politique.
Monsieur Chelabi, "Le régime…. d’Alger" dit comme cela c’est un terme colonialiste. Même un pouvoir propre, démocratiquement élu peut être un "régime d’Alger". Les mots sont fait pour exprimer des pensées.
Mr KHADRA excusez moi j’estime votre combabt pour la sociéte qui avance mais aller jusqu’a accepter un poste du dictateur BOUTEFLIKA la Monsieur vous faite une grave erreure .
?Sacrifice? gallou !!
Je ne sais quelle mouche a piquer notre cher romancier populaire yasmina khadra ?, ou c’est juste sa vraie nature fourbe qui a pris le dessus sur son engagement national et sa droiture ; Cette nomination a la tête du Centre Culturel Algérien a Paris est un mérite qui lui reviens de droit certes, mais être nommé par un dictateur, et devoir a chaque occasion citer la formule magique " tahta é riaya é samia li fakhamet el rais……" je vois mal notre auteur qui s’indignait il y?a de cela quelques semaine par une plume aussi incisif et mordante que le tranchant du glaive d?une justice divine, de la médiocrité et l’étroitesse d?esprit de nos ? dirigeants?, l’invoquer, et pourtant il se pliera et la citera, c’est la loi. Mais, après tous à bien y penser il a été nourri au sein par madame ANP, et il restera toujours aux ordres des généraux, on ne mords jamais la main qui t?a arrondie les fesses (proverbe déposé) ; J?aurai du me méfier. Pas grave ça tombe bien il fait froid et cet hiver je me chauffe en brûlant tous tes titres que j?ai acquis, avec un argent pur et limpide, comme ma conscience !
N.B : tous tes collègues abattus et égorgés par tes nouveaux amis, Madani, Kertali et MONSIEUR Hattab. T?embrassent très fort et te disent en ch?ur, alf mabrouk mon commandant !!!!!!!!!!!!
HOURIA BASLA
La vacuité de vos réfléxions en dit long sur l’mertume qui vous habite.
Est-ce votre haine d’un pouvoir devant lequelvous vivez tous lesjours ou votre tropisme pour les polémiques stériles qui en sont la cause, mais c’est un véritable procès en sorcellerie qui est mené là.
Lamentable!