ORAN… 5 JUILLET 1962 : LA VERSION D’UN PIED NOIR – La nuit tomba sur Oran

La nuit tomba sur Oran. Le couvre-feu le plus pesant de toute l’histoire de cette ville s’abattit sur les Oranais encore assommés par ce qu’ils venaient de vivre. Les quartiers européens n’existaient plus, ils avaient été rayés de la carte. Oran la ville lumière, celle que l’on surnommait «l’Andalousie française», était morte…
A la radio française, le speaker annonça d’une voix calme :
«Quelques incidents se sont produits à Oran» et le journal du jour avait reproduit une déclaration de Ben Khedda qui, s’adressant aux Européens avait dit : «Nous appliquerons loyalement les accords d’Evian car les Européens ont leur place ici».
A cet instant, toutes les pensées étaient dirigées vers la ville arabe où étaient retenus des centaines -peut-être des milliers- de Français. Une étrange lueur montait du village nègre en liesse. Quels sacrifices célébrait-on?
Au même moment, un grand gala avec la participation de nombreuses vedettes avait lieu sur la Côte d’Azur. Dans la joie, au son des orchestres, on dansa tard dans la nuit… comme on avait dansé à Versailles, pendant que la France perdait le Canada.
Le lendemain 6 Juillet, Oran se réveilla hébétée. Tous ceux qui avaient pu conserver la vie voulaient partir. Oui, fuir… quitter cette ville au plus vite et cette odeur de sang. Courir sans se retourner, et que tout cela s’efface à jamais, Seigneur Dieu…
Ce brusque retour à la sauvagerie, ces crimes d’une cruauté inconnue qui, en quelques heures, achevèrent de vider la cité, créèrent l’irréparable. Les Oranais se sentaient tellement menacés en ville qu’ils préféraient camper, entassés au port ou à la Sénia (aéroport), sous un soleil de plomb, dans des conditions absolument inhumaines. De jeunes enfants, des vieillards en moururent. Les avions étaient inexistants, les transports maritimes en grève.
Cette ultime brimade sonnait le glas des Oranais. On leur refusait les moyens de sortir de leur enfer ; on leur marchandait l’exode. Jamais! Jamais ils ne devraient oublier!…
Ce jour là, le journal «Le Monde» avait titré :

«LA CELEBRATION DE L’INDEPENDANCE DE L’ALGERIE»

Une fusillade éclate à Oran au passage d’une manifestation de Musulmans. La responsabilité de ces incidents entre Européens et Algériens n’a pu être établie ». Ce sera vite chose faite.

Tout comme les services officiels d’information, le général Katz laissa supposer que le massacre résultait d’une provocation attribuée à l’OAS. Pourtant un Musulman, le préfet d’Oran, M. Laouari Souiah, officiellement désigné par l’exécutif provisoire ne rejettera nullement la responsabilité sur l’OAS qui, faut-il le rappeler, n’existait plus à cette date. Il proclama à cet effet :
« Les événements de la veille sont le fait d’irresponsables qui seront sévèrement châtiés.»
Cependant, beaucoup refusaient encore le départ, attendant désespérément le retour d’un mari, d’un enfant, d’un frère disparus depuis la veille. Pour eux c’était l’attente inhumaine, sans nom. L’espoir était bien maigre, mais chacun s’y accrochait. Peut-être l’armée se déciderait-elle « enfin » à réagir et tenterait une opération de secours… une opération humanitaire pour sauver ces malheureux? Et dans toutes les administrations, aux commissariats, aux gendarmeries, à l’état-major de l’armée française, à la mairie, à la préfecture, les déclarations de disparition s’accumulaient. Des scènes déchirantes avaient lieu ; des mères terrassées par le chagrin et l’angoisse s’effondraient. En quelques heures, des milliers de noms furent enregistrées… mais le général Katz ne s’émut pas pour autant. Pire, au lieu d’ordonner une perquisition générale dans la ville arabe, alors qu’il en avait militairement les moyens, il affirmait que ces disparitions étaient l’œuvre de personnes «ayant quitté Oran dans la journée du 5 Juillet»
Ainsi donc, des pères, des mères, des enfants s’en seraient allés, séparément, au plus fort de l’émeute, sans prévenir personne, abandonnant leurs familles? De qui se moquait le « boucher d’Oran » ?
Et pour justifier son ignominieuse conduite, il déclara haut et fort que le nombre des disparus était exagéré et que l’OAS avait provoqué les incidents en tirant sur les Arabes…
Et pourtant, il était très facile pour l’armée française de sauver tous ces malheureux. Son effectif s’élevait, pour la seule ville d’Oran, à 18000 hommes qui demeurèrent inertes face à ce massacre. Il est à noter cependant que sur le millier d’officiers présents, moins d’une dizaine (dont le lieutenant Kheliff, d’origine algérienne) refusèrent d’obtempérer aux ordres indignes de la hiérarchie et se portèrent, la plupart du temps avec un effectif réduit limité à une section, au secours d’Européens, leur évitant ainsi une mort atroce. Par ailleurs, si les gendarmes mobiles -au lieu de se contenter d’investir les quartiers européens- avaient poussé leur progression vers la Ville Nouvelle (quartiers arabes), ils auraient libéré en un rien de temps les centaines, voire les milliers de pauvres gens retenus captifs. Toutes les exécutions n’avaient pas encore eu lieu et ce ne fut que les jours suivants, pour effacer toutes traces, que les victimes furent massacrées et dépecées quand elles ne furent pas acheminées dans des endroits tenus secret pour y être réduites à l’esclavage et à la prostitution. D’autre part, dans les témoignages qui affluaient de toute part, les autorités militaires notaient qu’il était souvent question du « Petit Lac ». Des exécutions en série y avaient lieu.
Le «Petit Lac», était un endroit situé à la périphérie d’Oran, en plein quartier arabe. C’était une grande étendue d’eau salée qui servait de dépotoir clandestin et aux abords duquel aucun Européen ne s’aventurait jamais depuis plus d’un an. Bientôt des camps furent dressés où furent parqués les « disparus », survolés en cela par l’aviation française, ce qui ajoutait à la torture physique des malheureux, la torture morale qui était d’espérer et d’attendre l’intervention de l’armée française. Pourtant, ils y croyaient fermement car, comble d’ignominie, à proximité de leur univers concentrationnaire, existait un camp militaire français dont la sonnerie du clairon leur parvenait distinctement matin et soir. Que d’horribles, que d’épouvantables hurlements ces militaires français ont-ils du entendre des jours durant, eux qui étaient terrés derrière leurs remparts de barbelés, l’arme au pied, attendant la quille prochaine!…
Mais la grandeur gaullienne ne s’abaissa pas à donner les ordres nécessaires pour sauver ces sacrifiés et les cadres de l’armée respectèrent les ordres reçus de ne pas intervenir, abandonnant ceux qui n’étaient plus que des morts en sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin de la seconde guerre mondiale, les officiers allemands qui ne s’étaient pas opposés aux ordres d’Hitler. Ils sauvèrent ainsi leur carrière, certes! Plus tard, colonels et généraux, couverts de titres et de médailles usurpés, ils se prélasseront et se féliciteront de leur « bon choix ». Mais, où est leur honneur? Que devient une armée sans honneur?
Le samedi 7 Juillet, le journal Le Monde annonçait : « Une trentaine de personnes tuées au cours des incidents de jeudi ». Page 2, dans son développement, l’information passait au conditionnel : «La fusillade d’Oran aurait fait plus de trente morts» et France-Soir, pour sa part, ne parlait que de «nombreux blessés» (!)…
Pourtant à trois reprises sur les ondes de la radio, M. Souiah, le Préfet d’Oran, avait déclaré : «Nous ne pouvons tolérer de pareils actes criminels à un moment où il est demandé une mobilisation générale de toutes les énergies saines». Comme la veille, il rejeta la responsabilité de l’émeute sur des éléments provocateurs, mais à aucun moment il ne fit allusion à la défunte OAS. La rancœur de Katz était sans bornes. Mais le préfet n’en resta pas là. Pour mieux se faire comprendre, il donna l’ordre de désarmement aux éléments incontrôlés, annonçant des mesures très sévères à cet effet. Le coup de grâce était assené au « boucher d’Oran » qui, dit-on, faillit manger son képi.
Le préfet, lui, un chef de la rébellion venait de confirmer devant la presse internationale que les « éléments incontrôlés » n’étaient pas le fait d’irréductibles de l’OAS… alors qu’il lui aurait été facile de le laisser croire à l’opinion. De plus, si la presse française, dans son ensemble (hormis le journal L’Aurore), continuait de mentir sur les événements du 5 Juillet, les Arabes eux-mêmes, pris d’un certain sentiment de culpabilité -et peut-être de honte- se livrèrent à quelques déclarations. C’est ainsi que dans «L’Echo d’Oran» du 9 Juillet, page 6, le Docteur Mustapha Naid, directeur du Centre Hospitalier d’Oran, parlait déjà de 101 morts européens et de 145 blessés, sans compter les disparus. On était encore très loin du compte mais on y venait peu à peu…
Le mardi 10 Juillet sera un jour noir pour le «boucher d’Oran». Tous les journalistes présents furent conviés à une conférence de presse du capitaine Bakhti, le responsable de la zone autonome d’Oran. Il s’agissait de faire la lumière sur les récents événements.
Vers dix huit heures, au lycée Ardaillon, le capitaine annonça que tout le monde allait être conduit en un lieu où étaient détenus plus de deux cents bandits responsables des massacres. Cette nouvelle fit sensation. Katz pâlit, il était effectivement sur le point de croquer son képi. Toutefois un espoir subsistait… Bakhti avait parlé de bandits sans indiquer leurs origines. Peut-être s’agissait-il de «désespérados» de l’OAS ?… Peut-être avait-il eu « l’idée » de puiser dans la masse des « disparus » européens ces deux cents bandits que l’on aurait facilement fait passer pour des activistes?…
Quelques minutes plus tard, les journalistes prirent la direction de Pont-albin, un petit village situé à une dizaine de kilomètres d’Oran où étaient installés les détachements de l’ALN. Là, le capitaine Bakhti leur présenta les deux cents meurtriers qui, expliqua t-il, composaient un gang d’assassins de la pire espèce dans les faubourgs du Petit Lac, de Victor Hugo et de Lamur. Ce furent -aux dires de l’officier- eux qui provoquèrent le massacre.
A leur tête, se trouvait un assassin notoire -une bête sanguinaire- : Moueden, dit Attou, connu pour son caractère particulièrement violent et sauvage et sa cruauté qui lui procurait une indicible jouissance.
Bakhti expliqua que lors de son arrestation, ce bandit tenta de résister et fut abattu. De plus, deux tonnes de matériels de guerre, armes et fournitures diverses, furent récupérées ainsi que des quantités d’objets volés aux Européens le 5 Juillet et les jours précédents. Ce fut là la version officielle reprise en toute bonne foi, sur le moment, aussi bien par les journalistes de la presse internationale, que, plus tard, par d’éminentes personnalités telles que Claude Martin, Marcel Bellier, Michel Pittard qui relatèrent cette tragédie. En outre, cette version officielle fut confirmée -trente ans après- par le général Katz, en personne, dans son recueil d’ignominies et d’infamies : «L’honneur d’un général».
Pourtant, un premier coup de théâtre sema le trouble parmi ceux qui avaient travaillé sur le sujet.
Le 6 Juillet 1972, le journal «RIVAROL» révélait sous la plume du Docteur Jaques Couniot, que «le dit, Attou, se portait comme un charme et qu’il était même (ça ne s’inventerait pas) employé aux Abattoirs municipaux d’Oran», ajoutant même à l’adresse d’Attou : «Un homme, vous le voyez, dont la vocation est indéracinable»…
Les choses en seraient restées là s’il n’y avait pas eu, en 2002, la parution d’un ouvrage remarquable intitulé « Fors l’Honneur », qui contait la guérilla OAS à Oran en 1961/62 et dont l’auteur n’était autre que Claude Micheletti, responsable du Renseignement au sein de l’Organisation oranaise.
Second coup de théâtre : P. 215, nous apprenions avec stupéfaction que le sinistre Attou ne pouvait être, le 5 juillet, à la tête des tueurs dès lors qu’il avait été abattu quelques semaines plus tôt par un commando de l’OAS. Faisant preuve d’un scepticisme bien légitime après 40 ans de désinformation, je m’en ouvrais directement à l’auteur qui, avec compréhension, m’apporta les éléments qu’il était le seul à détenir.
De plus, à l’appui de ses explications verbales, il me fit parvenir, pour exploitation, une liasse de documents originaux «top secrets», émanant de sources officielles de l’époque, notamment du FLN/ALN et de la gendarmerie « blanche ».
Concernant le triste sire Attou, sa férocité était telle qu’il répandait la terreur au sein même de sa bande de tueurs…
Pour un mot, un geste, un rien, il torturait à mort ses propres coreligionnaires, femmes et enfants inclus, trouvant dans les délices des sévices une jouissance indicible…
L’écho de ces excès ne manqua pas de parvenir aux sphères dirigeantes de la rébellion qui, à maintes reprises, « avertirent » Attou de réfréner sa frénésie hystérique sur la population musulmane. Rien n’y fit! Le sang l’enivrait et le meurtre, chez lui, était profondément enraciné.
Les recommandations -voire, les réprimandes- adressées par la hiérarchie n’ayant aucun effet sur ce tortionnaire, en « désespoir de cause », le FLN décida de « lâcher » Attou en le livrant à la gendarmerie « blanche » française. Cependant, convaincue que ce dernier serait aussitôt libéré s’il était présenté à un juge ; las de rédiger des P.V mortuaires où les sévices du dénommé Attou gagnaient chaque jour en raffinements et ulcérée de constater les connivences dont profitaient les égorgeurs patentés, la gendarmerie informa, le 24 Avril 1962, le 2ème Bureau de l’OAS (Renseignements) dirigé par Claude Micheletti et lui livra l’intéressé. De ce jour, Mouedenne Attou, né le 17 Août 1921 à Thiersville, C.I n FU68038, n’eut jamais plus l’occasion d’exercer ses cruautés…
Par ailleurs, de Pont-Albin où avait été organisée la mascarade, aucun journaliste ne fut convié à se rendre en Ville Nouvelle et au Petit Lac, là précisément où les survivants étaient regroupés avant d’être exterminés…
Ainsi, malgré le grotesque de cette mise en scène qui consista à faire endosser à un mort la responsabilité exclusive du génocide du 5 juillet, avalisée en cela par un général Français, il fut officiellement confirmé qu’aucun Européen ne fut à l’origine de l’émeute sanglante.
Un journaliste demanda au capitaine Bakhti pourquoi le gouvernement français tenait-il tellement à faire rejeter la responsabilité du massacre sur des éléments de l’OAS qui n’existait pourtant plus. L’officier répondit dans un sourire amusé que le gouvernement et ceux qui le servaient –sous entendu, le général Katz- détenaient, seuls, la responsabilité de leurs propos… ce qui fit dire tout haut à un journaliste Pied-Noir, à rencontre de ses confrères :
«Si le 26 Mars, pour la fusillade de la rue d’Isly, vous êtes arrivés à faire croire que c’était l’OAS qui avait ouvert le feu sur la foule… cette fois-ci, c’est râpé»
D’après certaines « mauvaises langues » de l’entourage de Katz, il paraîtrait que le valeureux général n’en dormit point de la nuit…
Le 11 août 1962, l’Echo d’Oran informait ses lecteurs que la décharge du « Petit Lac » allait disparaître :
« Le gouvernement algérien a commencé son œuvre de salubrité. Cela représente quinze hectares d’immondices de cinq mètres de haut. L’odeur qui s’en échappait était devenu insoutenable. »
Bien qu’une partie du «Petit Lac» subsiste encore aujourd’hui, ainsi seront murés définitivement les tombes des torturés, des lynchés, des égorgés du Village Nègre du 5 juillet et la trace de cet odieux holocauste à tout jamais effacée.
Les victimes de cette journée meurtrière avaient été évaluées officiellement à trois mille personnes, disparus inclus, et quand on sait avec quelle parcimonie le gouvernement diffusait ses informations, on tremble à l’idée de ce que pourrait être le véritable bilan de ce génocide. On ne connaîtra jamais le nombre exact des morts, des blessés et des disparus ; la France ne le dira probablement pas… en admettant qu’elle ne le connaisse jamais.
Ces morts, les Français ne les ont guère pleurés. Il est vrai qu’ils ne surent pas grand chose de leur fin tant les organes d’information, et les responsables politiques, heureux d’avoir retrouvé « enfin » la paix, se gardèrent bien d’assombrir les multiples réjouissances. Après tout, il ne s’agissait là que de victimes Pieds-Noirs, de colonialistes et de sueurs de burnous. On leur avait tant répété durant sept ans que la guerre d’Algérie n’était rien d’autre que la révolte des pauvres indigènes opprimés contre les « gros colons », qu’ils ne pouvaient éprouver la moindre compassion à l’égard de ce million de nantis européens. Ils méritaient leur sort, voilà tout!… Et la France, Patrie des droits de l’homme, ferma les yeux et tourna la page.

José CASTANO

En complément de cet article : 5 juillet 2002 la guerre d’Algérie, le regard unique de France 2, France 3 et TV 5
LES CAUSES HISTORIQUE DES MASSACRES DU 5 JUILLET 1962 A ORAN. Lire la suite : 5 juillet 1962 afin que nul n’oublie

Et : sujet sensible, mais peut-on l’oculter?

– 5 Juillet 1962 et le massacre des harkis : La fin de l’Algérie française : Vidéo une trahison d’état

59 réflexions au sujet de “ORAN… 5 JUILLET 1962 : LA VERSION D’UN PIED NOIR – La nuit tomba sur Oran”

  1. c’est terrible se que la population a endurés des deux cotés, les hommes politique sont entiérement condamnables, quel gachis, plutot quel enfer et devenu l’algerie

  2. A Oran, la guerre venait de commencer ce 5 juillet 62 à 11h30 AM, c’est à dire quand on a annoncé sa fin. On venait de se rendre compte que la guerre était finie et qu’elle avait commencé 8 ans plus tôt, on a défoncé des portes ouvertes ou quoi ???.

  3. Le seul regret est qu’une guerre (54 – 56) de libération tourne en une vulgaire guerre religieuse et raciale (à partir de 1957). Sinon, les débordements, fort regrettables, de quelques jours, n’effaceront jamais les expropriations, les déplacements de populations vers des contrées inhabitables, l’apartheid de plus d’un siècle qui ne disait pas son nom; on n’a pas encore inventé le mot et, la perle, le pays barbaresque tourné en royaume arabe et musulman, etc…

  4. mr castano vous déformez l’histoire et cela vous n’ en avez pas le droit en date du 05 juillet 1962 j’etais agé de dix ans et cette journée je m’ en souviens et je vivais dans un quartier arabe et les nombreuses pauvres victimes dont vous parlez je n’en ai vu aucun du moins dans mon quartier monsieur SOUIAH ne peut ni infirmer
    ni confirmer vos dires le "sinistre" attou je m’en souviens très bien car il a été employé aux abbatoirs d’oran jusqu’ aux années 1980 en outre je me souviens trés bien moi petit élève de l’ecole de mon quartier avoir fui une aprés midi du mois de janvier 1962 poursuivi par des pieds noirs armés
    et avoir assisté de loin au feu de joie allumé avec nos cartables que nous avons abandonné pour fuir la sauvagerie je n’avais pas encore fété mes dix ans et je n’ ai pas été protégé par les soldats français qui campaient tout prés de mon école si je suis encore en vie je le dois à mes petites jambes et à mon instituteur de l’époque qui etait lui pied noir .

  5. Les responsabilités sont à déterminer en amont: pendant 7 ans et demi les populations algériennes ont été violées, massacrées et humiliées. Pendant 132 ans elles ont été dépossédées, chassées de leurs terres, interdits de culture et de civilisation. Par ces européens justement. Et vous voulez qu’en 1962 il puisse y avoir des gens qui croyaient que les européens avaient une place en Algérie? il aurait fallu qu’avant 1962 les algériens aient une place en Algérie. Alors comprenez qu’en 1962 les algériens soient devenus quelque peu…… égoïstes.

  6. Réponse à Et Mir..et aux autres.
    Cher monsieur, à 10 ans, on peut avoir des souvenirs mais aucune vision objective.
    La désinformation de ce qui s’est passé en Algérie DEPUIS 1830 a été faite et se poursuit par votre Gouvernement.
    J’étais à Oran le 5 juillet, mon oncle a été enlevé et plus retrouvé comme des centaines.
    Qui peut nier que le Petit Lac a été le sanctuaire de centaines de Pieds-Noirs? Qui peut nier que les femmes enlevées ont fini dans des bordels?Je sais que ce n’est jamais aisé d’admettre les sévices de son propre peuple mais LES PHOTOS SONT LA pour prouver et une photo vaut mille mots.
    Soyez objectifs même si ça vous gêne: A quoi ressemblait l’Algérie en 1830? en 130 ans ce pays s’est retrouvé à la hauteur de vieux pays tels la France, l’Allemagne et autres. Oui messieurs en seulement 130 ans.
    Pourquoi votre Gouvernement ne veut reconnaitre les massacres? tout simplement parce que ce sont des génocides condamnables par la Haute Cour de la Haye.
    Cela fait 50 ans que vous avez votre indépendance. Où est votre évolution?qu’avez-vous fait du patrimoine que l’on vous a laissé? Là aussi des photos témoignent de l’abandon et de la décrépitude de ce que vous avez hérité.
    Dans la vie il faut être objectif et si l’on veut connaitre les vérités: savcoir écouter TOUTES les parties.

  7. Contre la désinformation côté algérien.
    J’ai vécu en Algérie dans diverses régions: dans le sud-oranais dans un village de 2000 habitants; en oranie dans un village de 800 habitants; dans 2 villes d’oranie.
    Je suis allé à l’école chez les Pères Blancs (religieux catholiques) sur les bancs de l’école nous étions tous mélangés:Européens, Juifs, Musulmans. Nous jouiions ensemble, nous nous recevions; pour les fêtes chacun offrait à l’autre les pâtisseries de la fête; ça c’était dans les petits villages.
    Dans les villes les quartiers étaient séparés mais les populations étaient souvent mélangées. Médioni avait une population disparate et toutes les communautés vivaient ensemble sans problème.
    Cependant j’admets que dans certaines villes ou quartiers il existait des tensions, toujours faites par des minoritaires idiots.
    J’ai connu et vu les conséquences de la guerre. à 12 ans j’ai pu voir sur les bords d’une voie ferrée les têtes des gardes-barrières fichées sur des pieux. J’avais 12 ans.
    Toutes les photos de l’époque montrent incontestablement que les communautés étaient mélangées.
    Dans le ferme où mon oncle était commis (chef d’équipe) le colon avait fait construire des maisons pour TOUS ces ouvriers avec chacune d’elle un jardin.
    Le soir nous buvions le thé ensemble. Jusqu’en 1962 il n’y a JAMAIS eu de problème.
    Mais ça personne n’en parle.

  8. Monsieur souvenez vous de ces Fatma’s et des Mohamed’s abattus par des gamins et des adultes de cette fameuse OAS alors qu’ils se rendaient pour faire le ménage dans le centre ville, souvenez du pilonnage des quartiers arabes par les mortiers des ultras qui voulaient faire d’Oran une ville sans arabes " qui sème le vent récolte la tempete " nous disait un instituteur

  9. Merçi pour rappeler cette page d’histoire de la guerre d’Algérie, cette guerre que l’Etat Français nommait les événements d’Algérie.A mon avis c’est quand on prendra conscience que la colonisation est un crime contre l’humanité qu’on pourra écrire l’Histoire de cette guerre.C’est parceque le fascisme a été reconnu, crime contre l’Humanité qu’on peut aujourd’hui parler des bombardements des villes Allemandes à la fin de la guerre, des incendies de la ville de Tokyo avant le largage les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki par les américains ;ces exemples pour illustrer les dépassements qu’entraine une guerre.Nous devons pour pouvoir parler sereinement de ces milliers d’événement dramatiques étalés sur des siècles et sur plusieurs continents et particulièrement le continent Africain qui ne cesse de souffrir des sequelles de ce crime contre l’humanité de le condamner en tant que tel pour pouvoir avancer dans l’écriture d’une page d’ histoire commune à toute l’Humanité.

  10. Les pieds noir ont choisit un pays (la France) qu’ils ne connaissaient pas pour la plupart d’entre eux et qu’ils n’ont jamais vus. Après 1962 ils se sont retrouvés rejetais par les français de la métropole et c’est là qu’ils ont compris que la France n’est pas leur pays. Les européens n’ont jamais voulus faire quoique ce soit pour que les algériens (autochtones), soient des citoyens à part entière ; c’est tout simplement de l’apartheid. Vous les pieds noirs vous avez été trompés par les vôtres et la france. Votre problème c’est votre racisme primaire envers les algériens. Vous dites aimer l’Algérie alors pourquoi avoir permis que l’algérien (indigène) soit traité comme un animal pendant 132 ans. Vous avez profité des richesses de l’Algérie, vous êtes venus pied nu et vous êtes repartis tout nu car vous n’avez pas su remercier cette terre qui a fait de vous des gens riches et vous avez maltraités les propres enfants de cette même terre. Vous continuerez a regretté l’Algérie mais n’oublié pas que vous en êtes les premiers et les seuls responsables. Il est nécessaire pour vous d’assumer vos choix tout comme les harkis. Vous avez choisis la France, la France est a vous et tant mieux pour vous.

  11. Des souvenirs d’enfance de la sale guerre, nous en avons tous. Je n’avais guère plus de 10 ans, non plus, en 1962. Mais que d’images cumulées ! J’ai vu des Français tuer des Arabes, j’ai vu des Arabes tuer des Français (pour retranscrire la terminologie de l’époque). Avoir construit les grandes villes d’Algérie aux normes européennes doit-il pour autant justifier l’acte colon ? Chercher à se libérer du colonialisme doit-il justifier le recours à la violence barbare ? Des questions dont les réponses, de quelque bord puisse-t-elles découler, ne peuvent refléter que l’empreinte d’un regard personnel, avec un niveau de subjectivité évident. Que de drames et de massacres ont jalonné, et jalonnent toujours, l’histoire des hommes aux quatre coins de la planète depuis que le monde est monde! Ce sont des idiots, des assassins, des bêtes immondes qui confectionnent l’histoire: Quelle est la différence entre le terme envahisseur et celui de colon ? Malgré le départ du colon Français, l’Algérie a -t-elle vraiment recouvré son indépendance ? Chacun peut avoir son avis là-dessus, mais au vu de la dictature qui sévit depuis 48 ans, il est indéniable que la réponse est non. Gandhi disait qu’il valait mieux, pour les hommes, avoir les pires gouvernants issus du peuple que des gouvernants d’occupants. En ce qui me concerne, je pense que si Gandhi avait vécu ces 48 années de Hogra avec nous, en Algérie, il se serait bien avisé d’avancer une telle affirmation. Ceci dit, des témoignages de cette sale guerre sont utiles. Mais à mon avis, il ne servirait à rien de chercher à tout prix à délimiter les responsabilités en les faisant endosser totalement à l’autre. D’un côté comme de l’autre, débordements il y a eu, et ceux sont les innocents qui ont en payé le prix fort. L’écrasante majorité de tous les peuples de cette petite planète magique aspire à une vie pacifique. La plupart des être humains sur terre sont habités par des sentiments d’amitié, de fraternité et d’amour qui enjambent toutes sortes de différences. Mais voilà, l’écrasante majorité des peuples n’a jamais son mot à dire quand il s’agit de gros intérêts que les gros bonnets se disputent sur nos têtes, en manipulant toutes sortes d’idiots et d’assassins sans foi ni loi, pour tuer des innocents et faire peur à l’autre, en lui faisant bien souvent endosser la responsabilité de crimes odieux qu’il n’a pas commis. De telles manipulations de mercenaires, prêts à tout, existent dans tous les conflits. Le qui-tue-qui en Algérie est là pour nous le rappeler, car après tout ne sont-ce pas des Algériens qui ont massacré d’autres Algériens ? Deux meutes de chiens affamées de pouvoir qui se sont disputé le gros magot sur le dos de dizaines de milliers d’innocents. Il est donc évident qu’à ce niveau, les choses sont claires pour nous. Par contre, je ne comprendrais jamais comment un peuple qui a enfanté Voltaire, Rousseau, Descartes, Maupassant, et bien d’autres, vote pour une bande de racistes écervelés, à leur tête Nicolas Sarkozy. Le peuple Algérien, quant à lui, est totalement étranger à la désignation de ceux qui le gouvernent depuis 1962. Et si demain, son avis et les urnes confisquées lui revenaient, je reste convaincu qu’il saurait faire le bon choix, si tant est que tous ces Charlatans de Hizb-Ellah sont écartés par des lois fortes dont, la nécessaire de toutes, est, de toute évidence, celle de la laïcité. Quant aux témoignages, il nous appartient de les relater au plus vite.

  12. rien à dire en réaction à l’article en question, qui n’est qu’une partie de l’histoire des evénements du 5 juillet 62 à Oran. Cependant, il est trés utile maintenant d’avoir les témoignages des personnes qui ont vécues les evénements, et je parle des gens, qui malgré eux étaient justes des témoins à la tragédie du 5 juillet, et non pas acteurs. Une bonne partie sont encore vivants, ils étaient jeunes et ils ont assisté aux assassinats des européens. un travail de mémoire immence reste à faire, avant qu’il ne soit trop tard.

  13. Entretien entre le Président Sarkozy et le Chef d‘Etat Abdelaziz Bouteflika. Bouteflika: « Tu m‘as laissé tombé au moment où j‘avais le plus besoin de toi pour me tirer de l‘encerclement de mes frères ennemis que tu connais d‘ailleurs très bien; et tu sais aussi de quoi ils sont capables ces mecs là. » Ce à quoi répondit d’une façon tout ce qu’il y a de plus pragmatique Sarkozy:  « Les affaires sont les affaires et camaraderie après. Tu me déçoit quand même! Tu as tendance à oublier que moi, contrairement à toi, mon avenir et celui de mon pays sont devant moi. Franchement, rien qu’entre toi et moi, qu’est-ce que j’ai à gagner aussi bien pour moi que pour mes 63 millions de bouches à nourrir et surtout à bien nourrir en prenant le risque de plus en plus certain, demain plus qu’aujourd’hui, de t’accorder mon appui politique devant des témoins forts de toute l’Afrique? Tu m’excuseras mais ce n’est pas bon pour les affaires. De plus, que vont penser les plus forts? Que la France est réduite à soutenir les plus faibles? Non mon ami! Sur le plan personnel, tu sais bien toute l’estime que je te porte! Mes hôpitaux vous seront toujours ouverts. Mais, le pragmatisme économique mondial m’interdit toute interférence de sentiments dans les affaires qui engagent pour des décennies l’avenir de la France. J’ai cru au départ que tu représentais vraiment quelque chose de crédible pour faire de bonnes affaires dans un climat serein. Mais, aujourd’hui, force est de constater que j’ai très mal fait d’écouter les conseils et recommandations de ce con de Chirac. Tout compte fait, vous les vieux, vous êtes tous pareils. Plus vous vieillissez, plus vous devenez c…Enfin tu connais bien la suite de la chanson. Sans vouloir rajouter plus de pessimisme à ton malheur, Je pense sérieusement que ton Premier ministre est plus pragmatique économiquement parlant qui toi qui as toujours conditionné flatteries aux affaires». Et quand Sarkozy dit :« est-ce qu`il suffit que Bouteflika participe au sommet de Nice pour que tout a coup s`éclaire la relation entre la France et l`Algérie? », le Président français a raison de rappeler la persistance de ce nœud gordien en sous entendant ceci: « Le règlement du contentieux qui ne cesse d’envenimer à dessein et toujours de votre côté plus que du nôtre, nos relations économiques et politiques, ne doit pas se faire seulement à sens unique et que si dialogue concluant il y aura, cela doit passer nécessairement par la repentance des deux côtés. La France est toujours prête à reconnaître ses crimes coloniaux. Mais, qu’en est-il de votre côté sur les massacres des Harki entre 62 et 64? Et le non respect de toutes les clauses des Accords d’Evian par votre Clan dont tu étais même ministre? Pourtant, des accords qui prévoyaient explicitement un cessé le feu général qui devait impérativement respecter notre engagement commun à ne pas inquiéter aucun des Algériens et Français qui s’engagèrent au côté des forces françaises. Nous avons nettement conclu qu’après l’indépendance, tous les Français d’Algérie, aussi bien les Pieds Noirs que les Juifs resteraient et continueraient à vivre dans ce pas sans inquiétude. Je vous rappelle, chère ami, que même la plupart des juifs d’Algérie qui n’avaient pas souhaité être naturalisés pendant toute la période coloniale ont fini par rejoindre la Métropole sous l’effet d’incessantes menaces. Je ne vous parle pas des chasses à l’homme et des massacres des pieds noirs contraints à laisser bien et mémoire précipitamment sous peine de lynchage inévitable! Vous me rétorquez que le génocide est des deux côtés! Certes, mais le vôtre, mon ami, est plus traître car il a été perpétré après votre parole et notre accord conclu en 62! Regarde mon ami et dis-moi dans quels états se trouvent aujourd’hui les cimetières et les tombes des Français d’Algérie, aussi bien celles des chrétiens que des juifs! Vous, les Algériens officiels, vous êtes les premiers à vouloir effacer la mémoire! Nous, les politiciens français, de notre côté, nous ne pouvons décidé par nous même à trancher une telle question historique sans l’accord de ses acteurs. Le moindre faux pas de mon côté me coûterait, et démocratiquement, ma place et compromettrait sérieusement mon avenir de futur candidat en 2012. Ces mecs là, des associations des pieds noirs et des harkis sont une véritable franc-maçonnerie qui ne badinent pas avec la question de leur mémoire! L’on m’a toujours conseiller de ne jamais sous estimer leur poids politique au sein de la France officielle. Ce n’est pas comme vos 500 milles « anciens moudjahid »! Vous ne trouvez pas que vous abusez un peu trop des chiffres mon ami? Quand même! Mais tout bien réfléchi, je comprends mieux maintenant pourquoi votre demande de repentance a toujours été un discours creux! »

  14. @ Martinez gerard. vpis nous faites marrer quand vous parler de reconnaissance des massacre, et quand est il du GENOCIDE et des massacre commis par la France et cela pendant 132 ans. Vous demandez ce qu’est devenue l’Algerie en 50 ans, elle se porte mieux que sous les 132 ans de la France qui ne lui a apportée que souffrance et inégalité, un comble pour le pays de la "liberté-egalité-fraternité". Chez nous assi nous avons des photos et des témoinage et encore mieux puisque des films d’archives ont été diffusés et cela par les médias Francais. Dites vous qu’avec les enfumades la France est à l’origine des fours crématoires. Vous avez traités des humains moins biens que vos betes. Vous parlez de femmes envoyeés dans des bordels, et nos femmes violées? Alors gardez votre fausse morale à 2 balles, et si en 50 ans on a encore beaucoup à apprendre et à faire dites vous qu’il vous a fallu 2 siécles et encore vous etes à la traine devant bons nombre de pays.Basta.

  15. si je pouvais ecrire sur les inombrables algeriens tues enfumes deportes depossedes, votre article serait une ligne une simple ligne dans notre livre sur la colonisation francaise.puisse le sort fait a tous mes parents depuis 1830 soit transcrit afin le monde sache……….

  16. Monsieur Martinez,

    Toute souffrance est digne de respect et de compassion, notamment la votre et celle des vôtres, mais de grâce épargnez nous le couplet de fraternité pieds noirs/ indigènes et de l’Algérie qui je vous cite : "en 130 ans ce pays s’est retrouvé à la hauteur de vieux pays tels la France, l’Allemagne et autres".

    Y avit-il comme pour les indigènes d’Algérie 90% d’analphabètes en France et en Allemagne ?

    La mortalité infantile était elle comme pour les indigènes de 220 pour 1000, en France et en Allemagne ?

    L’espérance de vie était-elle comme pour les indigènes d’Algérie de 48 ans, en France et en Allemagne ?

    …….

    Il serait étonnant que vous sachiez, vous qui êtes si fier de "l’œuvre civilisatrice" de vos ancêtres en Algérie, que la population indigène est passée de 3 millions en 1830 à 2 millions en 1870.

    Dernière rectification, à propos des éléments de l’OAS qui n’existaient plus en 1962? Les attentats contre les intérêts algériens à l’étranger, notamment le consulat de Marseille, dans les années 70, et même en plein cœur d’Alger le 03 janvier 1976, c’était peut être l’œuvre des brigades rouges ?

  17. L’article se contente d’une analyse factuelles qui ne permet guère de saisir ce chaos historique. La majorité des réactions sont d’ailleurs là pour rappeler l’immense fossé qui sépare les mémoires. Voici la mienne.
    On pourra commenter de manière éternelle ce genre de conflit franco-algérien. On n’avancera jamais sans honnêteté et courage. Le projet français trouve son origine dans l’homme, ses méthodes sont la démocratie au service de la liberté de penser, de s’exprimer, d’agir. Le tout dans une égalité juridique. Le projet de la population algérienne est autre. Il consiste à observer les lois d’un Dieu créateur et législateur. Dans les espaces de cette législation, l’homme algérien se meut. Il n’y a ici ni liberté fondamentale (pas assez en tous cas pour fonder des sciences humaines) ni égalité entre tous (le musulman est supérieur aux autres). Ce sont 2 projets différents, irréconciliables. Alors quand ces peuples se rencontrent, les incompréhension, les rancœurs, les blessures débouchent souvent sur des violences. Que chacun s’assume et cesse de se mentir. Les Français n’avait rien à faire en Algérie. Les Algériens n’ont rien à faire en France. Que chacun travaille à inscrire ses valeurs dans le marbre mouvant de la vie. Il est trop tard ensuite pour pleurer.

  18. Effectivement, Le Toccard! la guerre d’Oran a commencé le 5 Juillet 1962… Elle serait animée par le clan d’Oudjda venu liberer l’Algerie toute entiere!

  19. Quand ma grand mere me parle du palais du Dey à Constantine, elle me rappelle que l’architecte en etait un esclave chretien ce qui veut dire qu’il y a eu toujours suivant les epoques des dominants et des dominés.
    Apres le 19 mars, l’OAS a sa part de responsabilité ni plus ni moins que le FLN qui s’est assis sur ces accords dès le 20 mars…
    On rappellera que parmi le 1 million de pieds noirs, il y avait 130000 juifs sefarades..
    Derniere chose;honte à ceux qui nous ont saccagé nos cimetieres et honte au FLN qui a mis en coupe reglée le pays, en confisquant le pouvoir.
    Quant au mot apartheid, ceux qui ont travaillé, juifs, musulmans et chretiens à la Secu de Constantine, ce mot les fait doucement rire.Ce n’est que de la propagande…
    Un algerien de terre, francais de nationalité en exil depuis 1962…
    Dont certains ancetres ont subi les barbaresques sur les cotes corses ou sardes…
    ps:le temoignage reflete la realité d’Oran.
    Assez de propagande officielle.
    Moi aussi je suis algerien:dans la famille il y a des maltais, des espagols, des corses, des italiens, des juifs et une petite partie qui s’est convertie à l’Islam dans les années 30.Et mon grand pere maternel a commencé à travailler comme ouvrier agricole chez un gros proprietaire musulman…Mon grand pere, né dans le bled, etant surement un exploiteur…
    J’ai meme un ancetre esclave au xviiième à Alger.
    Quant au mot aparteid, un descendant de dimmi, cela le fait aussi rire.
    Au fait, je ne vote ni Sarkozy, ni Le Pen …

  20. Il est toujours aisé de s’en prendre aux civiles désarmés, aussi colons soient-ils, un proverbe de chez nous dit : »une fois le bœuf à terre, on commence à exhiber les couteaux » Que de lâchetés et de bassesses de la part de ceux qui ont terni l’image de la l’Algérie combattante et souillé la mémoire des dignes et véritables maquisards qui se sont battus loyalement, avec honneur et dans le strict respect des valeurs humaines.
    La guerre a eu lieu sept ans durant, dans les maquis contre l’armée Française, considérée à l’époque parmi les plus puissantes au monde. C’était à ce moment là qu’il fallait se battre.

    Ces massacres abominables et abjects étaient tout simplement inutiles. L’Algérie, qui venait d’accéder à son indépendance, n’avait pas besoin d’une telle ignominie. Honte aux criminels de tout bords.

    Prière publier.

  21. Il est toujours aisé de s’en prendre aux civiles désarmés, aussi colons soient-ils, un proverbe de chez nous dit : »une fois le bœuf à terre, on commence à exhiber les couteaux » Que de lâchetés et de bassesses de la part de ceux qui ont terni l’image de la l’Algérie combattante et souillé la mémoire des dignes et véritables maquisards qui se sont battus loyalement, avec honneur et dans le strict respect des valeurs humaines.
    La guerre a eu lieu sept ans durant, dans les maquis contre l’armée Française, considérée à l’époque parmi les plus puissantes au monde. C’était à ce moment là qu’il fallait se battre.

    Ces massacres abominables et abjects étaient tout simplement inutiles. L’Algérie, qui venait d’accéder à son indépendance, n’avait pas besoin d’une telle ignominie. Honte aux criminels de tout bords.

  22. @Leray, quand en Algérie le dimmi des barbaresques, du colonialisme et du fln post 62 réunis vous dis que ses grands parents ont été expropriés, repoussés vers des coins relevant du territoire des fauves, dispersés, exilés, méprisés, livrés aux rapaceries des bachaghas, lorsque ce gars utilise le mot apartheid, ce n’est pas du tout exagéré; sinon quoi dire ?. Il est vrai que nous n’avons pas toujours la mémoire des sépharades (tant pis pour nous), dont beaucoup sont par ailleurs des nôtres; autrement cet espace ne suffirait pas à contenir l’évocations de nos dhimmitudes.

  23. @Patrice, détrompez-vous, les éléments qui ont porté le mouvement national à partir des années 1920 et ont déclenché la lutte armée en 1954 se réclament de principes occidentaux (droit des peuples et des individus, (enfin, si vous concédez que les algériens sont des individus et des peuples commes les autres)). N’oublions pas que les associations religieuses islamiques n’ont à aucun moment appelé à l’indépendance de l’Algérie. Les faits historiques sont têtus : l’association des Uléma qui est la plus en vue n’a "rejoint" la lutte armée qu’à la fin de l’année 1956 !!! Apprenez cher monsieur que la guerre de libération algérienne tient ses origines dans les principes universelles. Ce n’est, par ailleurs, pas contradictoire avec les différentes résistances africaines, de Jugurtha à Amoqrane et Fahma n Soumer. Je vais vous dire pourquoi la révolution – le mot n’est pas tombé du ciel figurez vous – algérienne a tourné au vinaigre moyennâgeux : la surdité des élites coloniales aux doléances des algériens "indigènes" n’a pas cessé de donner du poids aux arrivistes islamistes, aux éléments pro-ligue arabe et autres affidés à Nasser (revoyez l’évolution des revendications algériennes). A propos, dites moi combien de représentants des 8 millions d’indigènes siègeaient à cotés des représentants du 1 millions d’européens à l’Assemblée Algérienne, à la veille de la toussaint de 1954 ? Cette question, vous pouvez l’étendre à tous les domaines de la vie : économie, fonction publique, santé, édication, etc… Mais, surtout, de grâce, cessez de rabacher l’épopée du peuple modernisateur. Certes 1 millions d’européen a connu la prospérité et le progrès, mais c’est au pris de la clochardisation de 8 autres millions de sous-algériens. La responsabilité des élites européennes en Algérie est donc double : un apartheid de 130 ans et une cessité totale aux doléances des éléments progrssistes. Quand aux passages d’un pays majoritairement berbère (lisez les chroniques des années 1830, 1840) à un un pays majoritairement "à l’orientale", se réclamant de l’arabe et de l’islam, je vous laisse deviner la part du colonialisme, de la politique du royaume arabe, de l’état civile des années 1890 par exemple, dans ce désastre. Sachez simplement que 14 siècles n’ont pas fait réussis à donner autant d’importance au loi d’Allah que ce qu’a fait un siècle de grace civilisatrice. De ce coté-ci, du moins, c’est sans conteste la fleur de l’oeuvre positive la colonisation.

  24. mr martinez moi à dix ans ma vision ne peut pas etre objctive et vous a DOUZE ans elle l’est? qu’est-ce que le colonialisme et l’asservissement n’est_ce pas ? meditez mr martinez ! sans rancune et évitons toute polémique stérile.

  25. L’Algerie aux Algeriens, Oran aux Oranais. Zabana n’a pas sacrifié sa vie pour les pieds noir. Pieds noir, ou autres etrangers on en veut plus. OUT, OUT, et OUT.
    Vive Zabana, vive l’Algerie libre et independante. Gloire a nos martyres.

  26. merci a kouider pour ctte verité qui coule comme l’eau de la roche, effectivement les arabes d’oran en sorties tous leurs haches ainsi que leurs couteaux pour massacrées des pauvres inossents sans deffence, eux qui n’ont jamais fait la guerre pendants plus de 7 ans est qu’ils disait wache bihoum zwawa m3a legouers en 58 a oran, ils l’ont fait contre les civiles désarmés le 5 juillet 62 et aplaudire l’armee des frantieres d’oujda, un peuple l’aches n’engendreras que des lâches comme gouvernement, et sa continu en 2010 voir l’an 3000

  27. Que les choses soient claires, il n’est pas ici, pour ma part, question de raviver les rancunes, nous avons heureusement des deux cotés de la Méditerranée des gens qui ont pu transcender ces pages douloureuses de ce pays, on le voit par leur pèlerinage dans leurs quartiers respectifs d’enfance. Laissons aux historiens le devoir de vérité. Mais je consulte des documents ayant trait à l’histoire de l’Algérie. Certaines déclarations d’officiers militaires au début de la pénétration française me met mal à l’aise. En voici quelques unes :
    Bugeaud, qui avait mené à partir de 1841 une "guerre de ravageur" fondée sur la razia et la dévastation systématique des régions insoumise avait déclaré à Orléanville, le 11 juin 1845 " Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac, enfumez les à outrance comme des renards.
    La répression fut terrible. 18 juin 1845 "Enfumades" de la grotte de Ghar el Ferchich, c’est ainsi que le colonel Pelissier n’hésite pas à asphyxier plus de 1000 personnes hommes femmes et enfants qui s’étaient réfugiées dans cette grotte dans le Dahra.
    Pélissier répond à quelques bonnes consciences : "La peau d’un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables".
    L’histoire des nations a toujours rapporté aux générations qui se succèdent, les atrocités de ces fous qui mènent des guerres au nom de la civilisation. J’espère que la sagesse des hommes triomphera pour un monde paisible et meilleur. Faire la guerre aux maladies, à la misère à l’injustice, c’est ce qui imcombe le mieux aux puissants, aujourd’hui. Pour leur postérité.

  28. Est-ce si difficile de traiter un etre humain par son nom ?
    Pourquoi "…negres…", "…arabes…", …musulman…".
    Etaient-ils des troupeaux … ?
    C’est normal que mes grands-parents et parents ont voulu recouvrer leur liberté, le statut d’etre humain.
    Etait-il si diffiicle de rallier la majorité et travailler pour toute la société ?
    Fallait-il rester sur ses positions et vouloir préserver ses privileges de maitre vis-a-vis des "negres" …?
    Le probleme des pied-noirs depuis juillet 1962 ne concerne pas du tout les algériens et l’Etat algérien, mais c’est une question francaise interne.
    Néanmoins, l’Algérie accueillera avec plaisir les gens qui l’aime sans la voir comme une propriété, un domaine … et les "negres" qui z vivent.
    Le racisme est un fléau qui honte le monde jusqu’a nos jours …
    Un assassin francais est un criminel.
    Un assassin algérien, c’est tous les arabes et les musulmans avec qui son criminels …

  29. Monsieur Martinez, ah combien vous seriez déçu de voir ce qu’est devenue votre belle ville d’Oran ! Avant 1962, il y’avait des quartiers arabes, aujourd’hui c’est toute la ville qui est arabe, je ne vous dis pas la désolation, la dégradation et la saleté repoussante qui y règne …Gardez dans votre tête et votre coeur les images de votre ville qui était jadis française et donc belle et propre…c’est mieux pour votre moral.Les massacres du 5 juillet, quant à eux sont l’ouvre de gens in*dignes qui ont roupillé pendant 130 ans et qui se sont réveillés comme par hasard le 1er jour de l’"indépendance", lorsque les Kabyles avaient déjà terminé le travail.Aujourd’hui, Monsieur Martinez, les "hibernés" parlent sans honte de révolution et de martyrs, on aura décidément tout vu avec les "roupilleurs" de l’ouest…

  30. Dieux merci qu’il n’existe plus des pieds noirs en Algérie, il ne faut pas sous-entender que c’était comme alhidjra quand les musulmans on laissé tous ce qu’ils ont au Koraich, ici on parle des PNs, aprés deux sciécle y avait pas quelque chose appelé "européen en Algérie" ou "pied noirs" .. ces gens n’avaient rien du tout quand ils sont venus, ce sont pour la plus part des clochards et des pauvres européens, il ne travaillait, n’avaient des propriétés, ils ont laissé l’europe pour vient habiter dans un pays non stable, qui fait ça a part un clochad? il avaient été promis d’avoir des terres, des maisons, des travailleurs, des priviléges inrefusable, ils deviendrait les rois des faibles, les riches contres les pauvres, ils ont pris ce qu’ils appélent jusqu’a maintenant leur propiétés en Algérie…!

  31. @Zakarya Zaki, les européens venus au 19 e siècle s’établier en pays barbaresque et en Kabylie (pas beaucoup) n’étaient pas plus démunis que les trois millions de sujets indigènes des beyleks ottomans. Si tu connaissais ce que c’était un sujet barbaresque, tu serais beaucoup moins méprisant envers les autres et tu rentrera pour de bon cette poitrine chétive que tu bombe comme un clown. Maintenant, c’est vrai que la colonisation a profité exclusivement aux premiers. Mais, l’indépendence non plus n’a pas profité à tous le monde; c’est le moins que l’on puisse dire. Et puis, surtout, SURTOUT, que signifie le mot mérite en Algérie ? Quand tu trouvera la réponse… Et puis, si tu t’es fier de ton "algérianité", que vient faire la merdasse hidjra et Koraich ici ? Vous n’avez donc rien à puiser dans l’histoire de ce pays pour aller chercher des exemples dans les diserts lointains ? Vous vanter un pays que vous ne connaissez même pas ! Voila la triste vérité.

  32. referez vous aux deux grandes guerres c’est toujours les peuples qui y sont victimes. arretez toutes rancoeurs aimez vous les uns les autres dans le stict respect mutuel qui doit predominer dans toute relation humaine, laissons le soin aux historiens des deux rives faire leur travail de recherche de la verité.
    tout etre humain qui aurait oté la vie a son prochain paiera sur terre et dans les cieux.
    veuillez vous referez a la sagesse et contruisons l’avenir des generations futures car aussi bien pour nous que pour vous l’avenir est tres incertain. alors au lieu de se caler sur la passé voyons l’avenir a la lumiere des erreures passées, partant du fait que la vie est trop courte.

  33. Oran a suffisament de problemes. Ne nous ajoutez pas les pieds noir on en ne veut pas.
    Oran doit s’occuper de ces enfants, de cette magnifique ville qui a dommé Zabana et d’autres.
    Non ne remuez pas le couteau dans la plaie avec cette histoire de pied noir.
    On ne les aime pas.
    Algerie aux Algeriens, Oran aux Oranais et Wahran aux Wharna.
    Oranais et Wharna sont tous les Algeriens qui vivent a Oran.
    Gloire a nos martyres.

  34. Pour commencer, je dois rappeler que les intervenants français, en 1954, n’avaient que 10 ou 12 ans au plus! c’est à dire des enfants qui ont vécu le traumatisme de la guerre avec la même intensité que l’enfant indigène. Autrement dit, un âge où la construction de la personnalité n’est pas encore achevée; des enfants ou adolescents non responsables des malheurs dont-ils sont accusés! c’est cette même innocence et naïveté qui poussent ces autres Algériens à saisir l’opportunité de ce site pour nous rappeler qu’eux aussi sont des êtres humains victimes de la folie des adultes que furent leurs parents et les nôtres. Partant de cela, la réplique de certains compatriotes que je qualifierai d’excessivement émotionnelle, irréfléchie, irraisonnée n’a aucunement sa raison d’être en 2010; Le lexique utilisé est révélateur du degrés de mépris que ressentent leurs énonciateurs, supposés être en position de force, envers des personnes qui, rongées par le remord de la faute et en position de faiblesse, viennent lui quémander pardon. Etes-vous en position de force, Messieurs?
    Cela me rappelle le tollé médiatique islamo populaire qu’a suscité l’annonce distillée par la présidence quant à la rumeur d’une invitation pour une tournée très prochaine d’Enrico Macias en Algérie! Une conception fondamentalement manichéiste et surannée où le noir n’a aucune chance de devenir sincèrement blanc! Séquestrée dans une "prison de l’esprit", l’on ignore totalement que l’ennemi d’hier ne reste jamais éternellement ennemi; ceci est également valable pour l’ami d’hier. Selon vous, Messieurs les farouches nationalistes de Perlimpinpin, quelles leçons doit-on tirer des convulsions de notre histoire? des stéréotypes qui nous rongent de rancunes ressassées infiniment ou une rupture pragmatique mais sans oubli, préalable à tout espoir d’une sortie salutaire? Exemple: J.F. Kennedy a soutenu la cause algérienne; qui dilapide en tirant un maximum de profits sans partage de nos richesses aujourd’hui, la France ou les U.S.A, respectivement ennemi et ami d’hier? Dois-je rappeler que tout ennemi se crée de circonstances échappant à tout notre contrôle; l’ennemi lui-même ne sait pas qu’un jour il sera le nôtre; même chose pour l’ami; cela relève du concours de circonstances dialectiques auxquelles l’humain n’y peut rien! Alors, toute tentative de créer délibérément l’ennemi, comme vous semblez le faire, relève d’une conception masochiste de la vie, d’un sentiment de jouissance ressenti dans le mal où "l’amour, la paix, la justice, la réconcilmiation, …" n’y ont pas leur place!
    Mais quelle suffisance! Déverser tout son venin de rancuniers anachroniques sur de pauvres innocents traînant toujours l’interrogation d’avoir été contraint de quitter leurs écoles, amis, quartiers, maisons, cimetières où sont enterrés leurs grands et peut être même arrièrres grand-parents, témoignant de leur profonde algérianité.
    Il est temps de sortir de ce carcan mortel de "guerriers revanchards qui crée, en les combattant, des ennemis imaginaires, des fantômes sortis d’un passé que l’on veut, aujourd’hui, dépasser. Apprenons à relativiser pendant qu’il est encore temps.

  35. Monsieur OMAR
    Avec tous mes respects, les pieds noirs sont aussi Algériens, sont aussi Oranais s’ils sont nés labas, et cela que ca vous plaise ou non.
    Vous n’aimez pas les pieds noirs?, personne ne vous oblige, mais vous n’êtes en aucun cas plus ORANAIS que les pieds noirs d’ORAN, qui je vous rappelle ont été les plus braves d’Algérie et, c’est la raison pour laquelle à ORAN il n’y a pas eu de guerre d’indépendance à part l’attentat de la poste, pour des besoins financiers du FLN.
    Avant de parler, lisez votre histoire.
    LLah yahdik

  36. Certes la France a commis beaucoup de crimes durant la nuit coloniale en Algérie, c’est un fait indéniable, mais cela ne devrait pas nous faire oublier la décennie noire, celle des 90’s, où des milliers d’algériens ont péri tués par d’autres….algériens. Un vrai génocide. Un génocide banalisé, pour ne pas dire occulté, par le pouvoir en place au non de la réconciliation nationale et de la concorde civile. J’aimerai revenir rapidement sur l’apport des européens (ou pieds noirs) en Algérie. Je sais que mes propos risquent de choquer plus qu’un mais ce n’est pas les flibustiers de la régence d’Alger qui ont construit les hôpitaux, les chemins de fer ou les ponts. Il a fallu attendre l’arrivée de «l’homme blanc» pour mettre ce pays sur rail. Leur départ a eu un impact très significatif d’abord sur le plan économique ensuite sur l’aspect multi-confessionnel (et ethnique) de la population. Résultats à long-terme? Des terres agricoles transformées en Kolkhozes, un socialisme débridé qui n’a fait qu’encourager des comportement agressifs et irrationnels, une population majoritairement musulmane qui a plongé tête première dans l’intégrisme religieux avec tous les résultats qu’on connaît, une démographie galopante, le recul de l’enseignement universel dans l’école publique au profit de l’enseignement idéologique….. Inutile de cherche plus loin pour réaliser que la perte de cette frange de la société était fatale à plusieurs égards. Il aurait été préférable de tirer profit de leur expertise (par exemple dans le domaine agricole et de l’entrepreneuriat), de préserver leur patrimoine au lieu de le laisser en décrépitude. Mandela n’a jamais cherché à expulser les blancs de l’Afrique-du-sud après la fin de l’Apartheid. Au contraire il a encouragé le dialogue et l’entente inter-ethnique, condition préalable pour bâtir un avenir meilleur. Il avait compris que pour arriver à cette fin il fallait faire des compromis et surmonter les différences de part et d’autre. De notre côté le FLN n’a fait que promouvoir un nationalisme de perlimpinpin et la fierté déplacée.

  37. Il est rassurant de voir avec quel facilité de nombreux Algériens considèrent encore les Pied-Noirs, dont la majorité n’était pourtant pas des exploiteurs et dont certains ont eu une famille ayant plus d’un siècle de présence sur cette terre, comme ne pouvant en aucun cas être des Algériens.
    Je me dis alors que lorsque les Français réaliseront qu’il est impossible d’intégrer des musulmans, que la situation ne peut plus durer et qu’il vaut mieux pousser une partie de ces immigrés à retourner dans le pays de leurs ancêtres, ces mêmes Algériens comprendront tout à fait que ces binationaux ne pouvaient en aucun cas être français…
    Ils comprendront alors très bien que tout comme vous qui ne faisiez pas la différence entre colons exploiteurs et "petits blancs", les Français ne s’embarasse pas de différences entre les nuisibles, les délinquants et les autres.

  38. @Cyril Belcassim. Salut l’ami. C’est vrai, vous avez raison, c’est comme le dromadaire qui rit en se moquant de la bosse du chameau alors qu’il est, lui-même, gratifié d’une double bosse!

  39. Azul, @oran voulez vous nous donne’ 1 nom d 1 autre martyre a part ZABANA? et voulez vous nous dire ou as ete’ arrete’ ZABANA et dans quelle willaya il menait son combat pour l independance?

  40. Je suis retourné pour la première fois en octobre 2009.
    Je pensais avoir la nostalgie d’ Oran : je n’ en n’ai pas eue! j’ avais l’ impression d’ être dans une ville inconnue.
    J’ ai très bien été reçu chez mes amis d’ enfance, musulmans, avec qui j’ ai joué étant adolescent.
    Mais les musulmans de mon époque, femmes ou enfants mendiant dans les rue, les endroits couverts d ‘immondices, les immeubles écroulés m’ont fait beaucoup de peine, non pas pour moi mais pour ceux qui y vivent actuellement.
    Dommage que le pays n’ ait pas su s’ occuper des siens; il existe toujours une classe de riches et une classe de pauvres…où est le changement?

  41. Je suis heureux de constater qu’un dialogue fondé sur l’écoute et le respect mutuels s’établisse dans ce forum. L’Algérie et la France sont deux grands et beaux pays.

  42. ce message s adresse a ORAN
    C est avec des esprits haineux comme le votre qu on en arrive là ou on en est arrivé. J avais 13 ans au moment de l indépendance et si j avais ete majeure je serai restee a ORAN ma ville natale ne vous en déplaise .
    si l on pensé comme vous on renverrai tous les ALGERIENS chez eux .(hormis les HARKIS pour qui j ai un profond respect )
    LE rève de tte ma vie etait de retourner a ORAN mais quand j ai lu ce qui c était passé le 5 juillet 1965 pour moi c est terminé
    Soyez rassuré je ne vous emcombrerai pas de ma présence a ORAN surtout quand on vois ce que vous en avez fait
    je ne vous salut pas .

  43. Je trouve l’article intéressant du fait de son aspect historique.Je condamne les exactions commises de part et d’autre.Dans toutes les guerres du monde, beaucoup de fautes ont été commises, et des innocents ont payé la facture.A Oran, l’Oas a été derrière les massacres des européens pieds noirs.La plis part de ces derniers ont eux aussi une part de responsabilité dans le malheur des autochtones à savoir, la misère, l’analphabétisme, le racisme et tueries aussi.Leurs parents sont venus en conquérants, leurs enfants ont continué à se comporter en conquérants dans un pays qui appartient aux Algériens et uniquement aux Algériens, et non aux Alsaciens, Maltais, Espagnols, Italiens dont la France en a fait avec du remplissage européens.Maintenant, les évenements font parti de l’histoire, et l’Algérie est indépendante.Toutefois, je m’incline devant la mémoire des innocents des évenements d’Oran.

  44. Je viens de lire les messages et je trouve que c’est dommage que certaines personnes aient des lacunes sur l’histoire de l’Algérie. Cette terre d’Afrique du Nord n’était que marécages quand la France a débarqué en 1830. Elle fut appelé Algérie bien après 1830.

  45. Le 5 juillet 1962 : l’ultime combat de l’OAS
    Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) a décidé de célébrer la fin du joug colonial, dans tout le territoire algérien, le 5 juillet 1962. Cette date a été choisie effectivement de façon symbolique pour boucler 132 ans de domination française. Et pourtant le vote s’est déroulé le 1er juillet 1962 où la participation a été remarquablement élevée. En effet, pour sortir définitivement du giron colonial, les Algériens ont voté oui à 91, 23% par rapport aux inscrits et 99, 72% par rapport aux votants. Le général De Gaulle a reconnu officiellement l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet. Le 5 juillet, comme prévu, la fête s’est déroulée dans l’allégresse partout en Algérie hormis la ville d’Oran. Ce qui a terni, en effet, cette journée c’étaient les événements survenus à Oran où l’organisation de l’armée secrète (OAS) a décidé de marquer cette journée par une ultime fusillade, sans doute de trop. Par conséquent les Oranais ont assisté à une journée cauchemardesque contrairement à leurs concitoyens qui ont manifesté leur exaltation pour la fin de l’occupation dans l’hilarité, et ce, à travers les quatre coins du pays. Pour apporter quelques éléments pouvant aider à comprendre ce qui s’est passé ce jour-là, un bref retour en arrière est primordial. En effet, plusieurs hypothèses ont été avancées par les historiens des deux rives de la Méditerranée pour illustrer cette affaire. Celle qui semble correspondre au contexte de l’époque est celle de B.Stora, car elle résume l’état d’esprit des pieds-noirs à la veille de l’indépendance algérienne, il écrit à ce propos : « il semble impensable à la majorité de la population européenne de quitter leur pays natal, de concevoir une indépendance sous l’égide du FLN «. L’OAS n’a pas lésiné sur les moyens, aidée en cela par les pieds-noirs, pour parvenir à ses objectifs, notamment le regroupement de la population européenne dans une plate forme territoriale. L’idée en tout cas n’était pas née ex nihilo mais lors de la conférence de presse du général de Gaulle du 11 avril 1961 où la partition a été évoquée. Selon Xavier Yacono : « pour la première fois, de Gaulle élevait, de façon ferme, la menace de regroupement des populations qui resteraient fidèle à la France «. La majorité des pieds-noirs avait par ailleurs la détermination inébranlable de livrer le combat jusqu’à l’ultime moment pour sauver l’Algérie française, notamment dans les grandes métropoles telles que Alger et plus spécifiquement Oran. La violence des ultras avait franchi maintes fois le rubican lors des derniers mois de la présence française a été sans doute déterminante lors de la célébration de l’indépendance. L’historienne Michèle Villanueva n’essaye-t-elle pas d’expliquer l’événement en disant : « le 5 juillet ne serait-il pas le contrecoup des mois terribles que la population algérienne venait de vivre ? ». Cependant, depuis les accords du cessez-le-feu, l’OAS n’a pas cessé de perpétrer des attentats dans le but de rééditer le basculement de l’armée française en sa faveur comme ce fut le cas le 13 mai 1958. A cet effet, la ville d’Oran a été considérée, par les ultras, la plus à même de relever ce défi. La raison invoquée était qu’Oran, par le nombre d’habitants français majoritaires dans la ville, il était plus facile d’atteindre l’objectif consistant à retourner le rapport de forces en leur faveur dans un délai succinct. Le général commandant la région oranaise, Joseph Katz, estime que l’OAS par sa politique de terre brûlée, ses assassinats, aurait pu déclencher une riposte des Algériens, obligeant les troupes françaises à intervenir pour protéger les Européens, et empêchant la mise en application sur le terrain du cessez-le-feu. Bien que le général Katz soit considéré l’ennemi numéro un des pieds-noirs, il n’en demeure pas moins qu’il était le plus dur dans le combat qui l’opposait aux Algériens, au début de la révolution, avant qu’il soit rappelé en France en 1958 pour ne pas avoir soutenu les événements du 13 mai. Il a expliqué dans son livre le plan qu’il avait mis en place, en 1957, pour en finir rapidement avec la rébellion algérienne le plus tôt possible. Il a proposé ensuite au général Salan (chef des armées à ce moment-là) d’étendre ce plan anti-guérilla pour, dit-il, écraser ceux qui voulaient bouter les Français d’Algérie. En revanche, dans ses fonctions du maintien de l’ordre à Oran face aux éléments de l’OAS, il a toujours recommandé à ses officiers de mener leur mission d’une façon diamétralement opposée à celle qu’ils avaient déjà employées jusque-là. Il l’avoue implicitement quand il écrit : « si nous faisions ce qui nous est imputé, l’ordre serait rétabli en 48 heures à Oran. N’ayant pas en face de nous des ennemis, mais des Français trompés et abusés, nous ne pouvons, nous ne voulons régler les problèmes par la force des armes ». Cependant, à partir du cessez-le-feu, et profitant de l’étau desserré, les quartiers européens étaient difficilement contrôlables par l’armée française qui ne voulait pas verser le sang français. De l’autre côté, l’ALN ne trouvait aucun mal à contrôler les siens suivant l’engagement d’arrêt des combats qu’elle a signé. Cette situation a créé un climat de violence inouïe des ultras. Du coup, les Algériens vivaient continûment sous l’épée de Damoclès des exactions de ceux-là. Le responsable de la sécurité de la ville, le général Katz, admet que les bévues des ultras allaient crescendo du cessez-le-feu jusqu’à l’indépendance de l’Algérie. Il affirme que : « d’innocentes victimes continuent à tomber dans la proportion d’un Européen pour cent Arabes ; parmi les victimes nombre de femmes et d’enfants «. Néanmoins, ce chiffre n’est apparemment pas partagé par d’autres historiens à l’instar de B.Stora qui affirme qu’au mois de mai, à Oran, « quotidiennement, de 10 à 50 Algériens sont abattus par l’ OAS. Certains musulmans quittent Oran pour rejoindre leurs familles dans les villages ou villes n’ayant pas une forte population européenne «. Quant à ceux qui étaient contraints de rester, la violence à laquelle ils étaient exposés n’épargnait ni femme, ni enfant. En parlant des Algériennes qui servaient dans les familles françaises comme Fatmas, le général Katz, confirme que celles qui osaient se rendre dans les quartiers européens le payaient de leur vie. Ainsi, ajoute-t-il « nombre d’entre elles n’en reviennent plus. On trouve leurs cadavres allongés au bord des trottoirs «. Le 15 mai, le chiffre de 15 femmes abattues a été enregistré pour la seule ville d’Oran. Dans la dernière ligne droite pour parvenir à l’indépendance, le FLN a essayé tant bien que mal de retenir les Algériens qui voulaient venger les leurs. La difficulté était immense car il s’agissait de convaincre les gens de supporter les violences quotidiennes des ultras. En fait, à des obus de mortier qui tombaient sur les quartiers algériens, où pour la seule journée du 26 mai, l’OAS a causé plus de 30 morts et une centaine de blessés, le FLN a organisé, selon Jean Monneret, des rapts en fonction d’un objectif simple : combattre l’OAS. D’ailleurs, le proverbe français ne dit-il pas que : « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise ». Quant à d’autres bévues commises par d’autres Algériens, à vrai dire ceux que l’on nomme les maquisards de la vingt cinquième heure, le Général Katz l’explique comme suit : « Depuis le cessez-le-feu 126 FSNA(français de souche nord- africaine) ont déserté leurs unités en emportant armes et bagages. Ce qui est plus grave, c’est qu’ils ne rejoignent pas tous l’ALN et beaucoup vont grossir les bandes incontrôlables qui se livrent à des exactions de toutes sortes ». Au fur et à mesure que la date du référendum approchait, et que les chances du basculement de l’armée en faveur de l’OAS s’amenuisaient, les ultras n’avaient qu’une chose en tête : casser l’économie algérienne. Au cours des différentes émissions radio pirates de l’OAS, la consigne de tout détruire était maintes fois donnée : « s’il faut quitter l’Algérie on la laissera dans l’état où les premiers colons l’ont trouvée en 1830 ». Jusqu’ à la fin du mois de juin la destruction de toutes les infrastructures a été poursuivie avec le plus grand acharnement. En fait, tout ce qui est nécessaire et vital pour le pays : bâtiments et édifices publics, installations industrielles et portuaires et réseaux de communication. Le 22 juin, par exemple, c’était au tour du palais de justice que les commandos OAS ont remis le feu après qu’il a résisté aux flammes la première fois. Dans la soirée c’était l’Hôtel de ville qui a été la proie des flammes. Même la bibliothèque n’a pas échappé au feu. La journée du 24 juin a battu tous les records selon le général Katz : « De tous les quartiers jaillissent des panaches de fumée et des flammes, prélude à l’explosion des réservoirs de mazout du port qui, le lendemain, plongera la ville dans une semi-obscurité ». Enfin, malgré le calme relatif observé les deux derniers jours du mois de juin suite à la création d’un comité de réconciliation, personne ne croyait, en son for intérieur, à un apaisement définitif de la situation vécue les mois précédents. C’est ainsi que le capitaine de l’ALN, Djelloul Nemmiche dit Bakhti a interdit, le 2 juillet, toute manifestation dans le centre ville avant le 5 juillet afin que les conditions soient réunies et que la fête se déroule sans anicroche. Dès les premières heures de la matinée du 5 juillet, les Algériens se sont donnés rendez-vous pour manifester dans l’allégresse l’indépendance durement acquise. Aux environs de midi, des coups de feu sont tirés sur des Algériens qui voulaient hisser le drapeau algérien à la place d’armes. Cette fusillade a été sans doute celle de trop car la riposte ne s’est pas fait attendre non plus. Le bilan de la journée est lourd en vie humaine. En effet, pour brève qu’ait été la riposte( environ 30 minutes d’après le général Katz) à laquelle a participé des ATO (auxiliaires temporaires occasionnels) et même des civils algériens, le nombre de morts était tout de même important. Il y avait 25 morts parmi les Français (46 selon Fouad Soufi) et plus de 80 Algériens. Ainsi la colonisation s’est achevée comme elle avait commencé en 1830, c’est-à-dire dans le sang.
    Sources: Joseph Katz: «Honneur d’un général». Xavier Yacono: «De Gaulle et le FLN».Fouad Soufi: «La guerre d’Algérie dans la mémoire et l’imaginaire».Le Nouvel Observateur: février-mars 2002.

  46. Bravo pour cet article qui retrace parfaitement les faits. Quelques fantaisistes vont essayer de vous expliquer l’Histoire version droits de l’homme réactualisés, la vérité c’est que le combat pour l’Algérie française était en avance sur son temps, juste, majoritaire en Algérie, mais liquidé par les sbires du mondialisme pétrolier dont De Gaulle fut l’agent depuis le départ. L’énergie explique toutes les révolutions de la seconde moitié du XXème, le reste (révoltes, démocratie etc.) n’est que pure romantisme et n’a rien en commun avec les faits, certes occultés, mais nets. C’est aussi ce qui se passe en France: les puissances pétrolières ont dit: Islam contre pétrole. Réfléchissons à ça, car le drame de l’Algérie française pourrait devenir le drame de la France algérienne.

  47. RESTER DANS UN DEBAT HISTORIQUE VALABLE NECESITE DE CITER CES SOURCES ET PAS DE ROMANCER 1

    Ce dossier du 5 juillet 62 a Oran n"est pas clos il necessite une "veille historique" permanente des infos arrivent toujours maintenant faute d "Archives puisqu"il n"y a pas eu volontairement d "enquete tant cote Algerien que Francais. Nos militaires presents sont tres peu enclins a temoigner, un courant se dessine aujourd"hui en Algerie meme pour ce faire sur la base de critiques vis a vis du regime issu de ce drame, la provocation des "putchistes" D Oujda et generalement admise mais l"hypothese d"un DEAL de facto avec le pouvoir Gaulliste semble logique mais difficile a prouver Mais tout c"est passe comme si ! En tout cas a suivre d"autres dossiers dans l" Histoire se sont revelles bien apres (voir massacre de Katyn) Jean Francois Paya du cercle Alg du Poitou

    Synthèse des renseignements venant des « correspondants » algériens proches de l’État Major de la Willaya V de janvier 62 à juin 62. A posteriori, on se rend compte que les renseignements d’ordre militaire devenaient de moins en moins importants côté français ( la Willaya V intérieure étant réduite à sa plus simple expression avant le 19 mars).
    C’était surtout à partir des « négociations », la position politique de l’Etat Major d’Oujda qui importait et son avis sur le contrôle français de la base de Mers El Kébir, sachant que le dit EMG-ALN n’était pas directement impliqué dans ces négociations et de plus en plus hostile au G.P.R.A, dont le président Bikhédda passait pour un « marxiste » voir « pro chinois » pour les français.

    Ce qui expliquerait le choix de De Gaulle, son poulain F. Abbas ayant été évincé, pour la tendance « extérieure » en apparence plus islamiste : Boumediene / Ben Bella. Pour l’EM d’Oujda la « hantise » était la crainte de la création d’une enclave « européenne » de facto à Oran et ses environs, justifiée par une présence qui se concentrerait des français d’Oranie sur le site amorcée par le « leurre » Gaulliste de la partition, condamnée primitivement par l’OAS qui a (exécuté Leroy, Villard) et repris en catastrophe les deux derniers mois par l’OAS d’Oran (Général Gardy).
    Sur « la plateforme territoriale oranaise » : un des éléments parmi d’autres (éviction totale du GPRA et de ses partisans en Oranie) de la provocation d’Oran du 5 juillet 62, pour faire peur aux Européens et venir « rétablir l’ordre » tout en mettant au pas les opposants

    (voir liquidation de certains, soit disant « évacué » par Mers El Kébir !)

    Nous ignorons si une tractation sur la base des éléments A et B a pu exister ? En tout cas pas localement.

    Le général Katz prévoyant des interventions en « légitime défense », des ressortissants français dans sa note du 20 juin.

    En tout cas, cette note fut contredite au dernier moment par des ordres de consignes strictes des troupes, alors que le contraire avait été promis, par des tracts et la presse locale (l’Echo d’Oran), les semaines précédentes.

    – « L’armée restera pour vous protéger »

    Le pouvoir central Français est directement impliqué – Katz ne faisant que se parjurer en exécutant les ordres.
    Pour la période transitoire dans l’attente d’un gouvernement Algérien / Facile de dire a postériori que l ALN du Maroc n’avait pas besoin d’un prétexte pour prendre le pouvoir à Oran sans connaitre les réactions de la France ?D’autre part il fallait éviter une trop grande concentration d’Européens à Oran ;leur faire peur ;et s’affirmer comme force d’intervention devant l’armée Française (mais cela nous l’avons dit mille fois!)Quant à la division du FLN à Oran une délégation etait méme rendue à Alger contacter le GPRA (colloque de jussieu par F Soufi et d’autres )

    >

    Pouvait on prévoir les massacres du 5 Juillet à Oran ?
    > > > > > > > Supputations découlant de la situation stratégique d’Oran mais non fondées à priori à moins de bien connaitre les luttes internes du FLN et le fait que l’armée Francaise ne protégerait pas ses ressortissants Or se souvenir
    > Note aux chefs de Corps n°99 /saor/3/ope du 20 juin signée général Katz qui prévoit l’usage de la " légitime défense " y compris pour les ressortissants Français après le 3 juillet (non appliquée sur l’ordre du pouvoir central la veille de l’indépendance, avec l’ordre strict de consigner les troupes)
    > Ordre d’autant plus criminel sur le plan local si on avait su à l’avance mais rien ne l’indique dans les rapports du 2em Bureau méme favorables aux PN ni dans ceux de la partie du FLN locale vite débordée par l’extérieur Pour moi la question reste posée d’un "deal" au plus haut niveau avec ceux qui allaient réellement prendre le pouvoir en Algérie!

    > > > > > > > Deal de facto; Non pour le massacre bien sùr ; Mais pour ne pas intervenir

    > > > > > > > Se souvenir de la note (doc 64 M Harbi) du groupe FLN de l’exécutif provisoire au GPRA du 27 Juin 62 qui faute de directives se plaint de ne pouvoir signer le protocole prévu sur le maintien de l’ordre D’où "Porte ouverte aux risques d’interventions de l’Armée Française après le 2 Juillet en cas de débordements" Dicit (ce protocole ne fut jamais signé )

    > > > > > > > A la demande de certains J’explicite "le Deal" possible en marge des "accords d’Evian" non signés par ceux de l’ALN du Maroc qui allaient prendre le pouvoir c’est à dire consérvation des bases militaires et surtout d’éssais Atomiques Françaises contre appuis tacites pour prise de pouvoir, ouverture des fontiéres et non possibilité d"enclave Européenne à Oran Kébir en sachant que "la charte de Tripoli"du FLN du 27 Mai 62 prévoyait dans une clause secrète "qu’il fallait encourager les Français d’Algérieà partir" et qu’il faudrait progréssivement "liquider les accords d ‘Evian"
    > En tout cas c"est ce qui s"est bien passé! L’objectif de De Gaulle était avant tout de terminer les éssais de sa Bombe le sort des PN et des Harkis lui était indifférent ;Si on réfléchis bien jamais un mot de compassion ne fut prononcé par lui !

    JF PAYA

    Tragédie Oran Monn…
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  48. Bonjour à tous,

    je ne veux pas m’immiscer dans le problème algérien. Ce qui est fait est fait. On ne peut y revenir.

    Mais je me révolte quand je lis &quot;Algérie a toujours été arabe&quot;. CE CI EST FAUX.
    Les algériens ne connaissent vraiement pas leur histoire.
    Les français sont venus en 1830 suit à la gifle du bey sur la joue de l’ambassadeur français.
    L’ALgérie dont le nom n’éxistait pas encore n’était en fait qu’une bande du littoral. Le reste du pays était recouvert de marécages. C’est la légion qui a transformé l’algérie. C’est l’Armée française qui a agrandit le territoire sur le désert.
    C’est l’armée française qui a libéré l’algérie du joug turc.
    De plus les arabes algériens étaient les 1° colonisateurs de l’algérie.
    Ils n’ont jamais apprécié un 2° colonisateur sur leur territoire.

    Si vous voulez être vraiement honnêtes avec vous. Vous devriez laissez les premiers habitants choisir leur sort, je veux parler des berberes et des kabyles.

    Le pays dit ALgérie existe uniquement grâce aux travail acharné des militraires et autres &quot;colons&quot;.

    Si vous pensez que l’algérie a toujours été arabe musulmane alors Annibal, Jugurtha, Scipion, Juba et même Salammbô sont arabes musulmans.

    Non, non, non…Les arabes sont les 1° colonisateurs de l’algérie, maroc, tunisie et autres contrées.

    Ayez au moins l’hôneteté de le reconnaitre.

  49. Ceux qui ont des propos insultants a la race humaine, quelques soit le pays ou le continent, non aucune mesures des événements et des génocides, éffectués par leurs parents .La faculté de détournér l’histoire est l’apogé des extrémistes de tous sortes (Nazis, Communistes, islamiques).
    Cotoyant des Hommes et des Femmes de différént pays et religion, ils sont inquients de lires ses commentaires, et l’etriotesse mental de certains laisse à penser à une dégénérence morale.
    J’ai vecu dans le djebel la NINIE,
    les habitants etaient convenables que certains qui exprimes.

  50. réponse a SOFIANE
    J ai lu votre commentaire et je ne peux pas vous laisser dire que tous les européens venus en ALGERIE avez exploites la ^population ALGERIENNE mes grand parents sont venus s installer en ALGERIE pour echapper a la misère qu il y avait a l epoque en ESPAGNE
    de mémoire ils n ont jamais exploites personne. ce n etait que des ouvriers qui travallaient dur .Je peux vous dire que j allais a l ecole primaire LAMORICIERE et que j avais pour compagne de classe une Mauresque comme on disait a l epoque je peux meme vous donner son nom
    YASMINA BEN CHARARA je ne l ai jamais oublié je me souviens egalement que ses parents n ayant pas de gros moyens elle mangeait tous les midi à la cantine et elle n était pas tte seule dans ce cas nous etions copines nous n avions aucun problème ni de rapport dominant dominé si vous voyez ce que je veux dire .
    le meilleur copain de mon pére s appelait ALI il venait régulièrement chez nous lui est d autre .je dis pas que certains colons ont exploites et maltraités allegrement les ALGERIENS ce que je trouve absolument abjecte mais voila c est tjours pareil ce sont les innocents qui ont payés pour ces gens la .
    mais de grace ne mettez pas tous les pieds noirs dans le meme sac .
    Merci de ne plus faire l amalgame .
    ORANIA

  51. Ha! Si tous les pieds noirs étaient comme vous l’Algèrien aurait une tout autre vision de celui qui jadis vivait avec lui ! L’amalgamme est trop souvent de mise et ca c’est ma foi fort regrettable. Il n’empèche que certains conciliants Algèriens auraient souhaités que des personnages tels vous ne soient nullement indèsirables en Algèrie. Votre commentaire m’a fortement touché: Avec toute ma sincère cordialité:doudou

  52. ORAN 5 JUILLET 1962

    > > >Témoignage d un vieil Algérien Militant du FLN en 1962

    >

    > > > Quarante sept ans après, il est temps de parler de cette horrible journée du 5 Juillet 1962 à Oran.

    > > > Je faisais parti d’ un groupe de responsables de l’ organisation FLN de la zone urbaine d’Oran devenue « autonome » après le 19 Mars 1962, car en réalité avant cette date il ne nous restait pas grand-chose en Oranie du point de vue militaire et même pour l’OPA (organisation politico administrative) à Oran ou nous en étions réduits à dépendre de la zone 7 de Sidi Bel abbés où quelques maquis ALN subsistaient péniblement après les ratissages et le vérouillage des frontières par l’Armée Française.

    > > > Avec les frères Kader et Nejdi, nous étions chargés d’ animer une organisation virtuelle de l UGTA syndicat clandestin. Naturellement, après le 19 Mars et la libération des internés, l’ arrêt des poursuites par la police et l’Armée Française, l’ organisation s’ étoffa et à Oran, on a pu créer une zone autonome (ZAO) qui eu pour tâche principale d’ encadrer la population et de mener la lutte contre l OAS qui devenait notre seul adversaire, avec l’ aide des services Gaullistes Français.

    > > > La date du référendum du 1er Juillet 1962, formellement dans le cadre des accords d’Evian « arrivait inexorablement l’ALN extérieure d’Oujda, nous avait délégué le Capitaine Bakhti (Némiche Djeloul ) originaire d’Oran chargé d’ assurer la liaison avec « commission de cessez le feu et l’ armée Française prévue par les accords d’Evian. Bakhti se bombarda chef de la ZAO et une ALN intérieure se constitua avec des cadres libérés et surtout des déserteurs de la force locale équipée et armée par les forces Françaises.

    > > > Les derniers commandos OAS quittèrent Oran avec la bénédiction de tous, surtout par le port, d’Arzew et des chalutiers qu ’ils avaient affrétés vers l’Espagne, à Oran, nous sentions déjà les dis sentions internes de l’ organisation tirailler entre l’ état Major d’Oujda et le GPRA qui arrivait à Alger.Mon groupe avait opté majoritairement pour la légalité avec Alger non par sympathie débordante, mais surtout par méfiance contre cette armée du Maroc, qui ne nous avait pas beaucoup aidé lorsqu ’ils auraient pu par infiltrations durant la lutte de libération et contre l’ OAS, armée plutôt constituée selon nous pour imposer ses points de vue et ses dirigeants que certains d’ entre nous considéraient comme «  fasciste militaires «  opposés au régime démocratique dont nous rêvions pour l’Algérie et prévue par la déclaration du 1er Novembre 1954 du FLN plus nous prenions de coups à l’ intérieur plus cela semblait arranger les gens de l’extérieur tant ils étaient certains de gagner avec la politique gaulliste après 1959.

    > L’ armée Française manipulée n’ avait d’ autre choix que d’éradiquer l’ intérieur et encore Boumedienne n’entra en Alger qu’en Septembre 1962 apres des combats avec des willayas de l’intérieur Le 1er Juillet 1962 avec l’ indépendance, le maintien de l’ ordre jusqu ’à des élections libres, devait être assuré par l’éxécutif provisoire avec l’ aide d’ une force locale et d’ une police auxiliaire (ATO) selon les accords d’Evian L ALN extérieure ou intérieure n’ étant pas prévue, tout cela était très formel, mais la France pouvait l’ exiger et intervenir en cas de carence.

    > > > Le général Katz (FAF) à Oran avait prévu dans un ordre du jour à ses unités «  que l’Armée Française n’ interviendrait plu, sauf en cas de légitime défense d’ elle-même et de ses ressortissants « : Nous le savions et donc avions nous a mis en garde nos compatriotes contre des exactions sur les Européens pour ne pas donner prétexte aux FAF d’ intervenir et aussi par principe d’ une Algérie multi ethnique.
    > >

    > > > Le 3 Juillet date officielle de l’Indépendance, défilé de l’ALN intérieure reconstituée sur les boulevards extérieurs dans un enthousiasme indescriptible, constitution d’ un comité de réconciliation » avec les représentants des Européens, discours lénifiants en attendant un préfet qui devait être nommé par Alger ou le GPRA respectueux des accords avait refusé la démission de l’éxécutif provisoire, mais avait demandé, relayé par radio Alger, de fêter l’Indépendance le 5 Juillet 1962, en mémoire de la reddition d’Alger en 1830. A première vue l’ EM d’Oujda était contre puisque la chose était télécommandée par ses rivaux d’Alger qui l’ avait dissout avec le Colonel Boumedienne démit de ses fonctions par le GPRa
    >

    >
    > > > Décidés à suivre les directives de notre gouvernement légal, nous organisons cette manifestation que nous voulions pacifique pour montrer la maturité de notre peuple à la presse internationale, et l’ adhésion au gouvernement Algérien.
    > > après, des préparations houleuses avec les Ben-Bellistes, et partisans de l’EM du Maroc qui nous promirent les pires avatars.

    > Et voilà, après un défilé ordonné des mouvements de jeunesse, scouts recrutés en masse depuis le 19 mars, syndicalistes, mouvements féminins etc.suivi par une foule considérable venue de toute la région.

    > > > Vers 11 heures, des tirs sur ce défilé après le passage devant la grande Synagogue Bd. Joffre et place Karguenta, deux petits scouts sont gravement atteints et un ATO blessé, des meneurs se déchaînent « c’ est l’ OAS » excitant la foule chauffée à blanc et le massacre de tout ce qui était européen commence de manière anarchique se poursuivant avec l’ attaque de la gare d’Oran vers 13 heures. Où des émissaires d’Alger étaient présumés arriver.

    > > > L’Armée Française en poste à la gare tire au F.M de nombreux morts et blessés qui ramenés en ville nouvelle proche furent mis sur le compte de l OAS par des agitateurs irresponsables. Ensuite, pour préserver certaines Européens et pour contrôle d’ identité, or, nous disposions de listes de suspects OAS fournies par des gardes mobiles Français, des arrestations se pratiquent dans la plus grande confusion par n’ importe qui dans le plus désordre amenés au commissariat central où internés au palais des sports, et au stade municipal aussi dans des lieux privés à Lamur en zone musulmane..

    > > > Les FAF consignées depuis la veille n’ interviennent pratiquement pas et les gendarmes mobiles Français prennent position dans l’ après midi dans la ville européenne déserte et seulement là, aux principaux carrefours sans s’ avancer plus pour délivrer leurs compatriotes (lorsqu’ il y a eu intervention les otages furent libérés sans affrontements )

    > > > Les appartements des immeubles d’ où sont venus les tirs sont visités, des hommes amenés, mais aucune arme trouvée sauf celles des nôtres en civil ou treillis militaires qui courent et se croisent dans les étages sans aucun contrôle ni encadrement ordonné, allez savoir qui a tiré, mais à postériori, nous avons notre idée la dessus.

    > > > Ensuite des otages sont exécutés de façon sommaire par des bandes plus ou moins organisées au petit lac et ailleurs, aussi pendant le nuit, nous ne contrôlons plus rien !Bahti a disparu quelques heures.

    > > > Le lendemain l ALN du Maroc dont le gros n’ arrive que le Dimanche 8 Juillet faute de transports, à un prétexte en or pour prendre le pouvoir et maintenir l’ ordre, en mettant en place son préfet, nomination qu’Alger subjugué dut entériner de facto.

    > > > Certains de nos frères de l’ organisation d’Oran durent se cacher quelques jours craignant des exécutions sommaires et des règlements de compte et nous dûment à contre cœur faire amende honorable aux putschistes d’Oujda ( qui ne sont pas partisans de conserver une forte minorité européenne par idéologie mais aussi pour se partager le butin de guerre «  comme l’ a dit Mohamed Harbi, , naïfs comme les Européens avec De Gaulle,

    > > > nous avons appris ce qui allait être la stratégie provocatrice et criminelle des services spéciaux de Boumedienne (Colonel) qui s’ est poursuivie jusqu ’à nos jours avec la disparition de milliers d’Algériens et d’ autres provocations par la suite, que les coupables se reconnaissent.

    > > > Mais pardon pour cette naïveté tragique à nos frères Oranais européens et juifs qui à vu trahis les idéaux de notre révolution d’ une Algérie multiethnique et fraternelle qui devait effacer les combats légitimes de chacun.

    > > > AMANT ALLAH! CHEIK BENZAOUI

    > > > (: pour l’ amour de dieu, je vous prie )

    > Notes JF P

    > > Question posée au référendum du 1er juillet 1962 «  Voulez vous que l’Algérie devienne un état indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par la déclaration d’Evian du 19 Mars 1962 »

    > > > -Déclaration de Bastien Thirry à son procès> > «  Même si je suis en désaccord avec ces accords, ceux qui les ont fait passer étaient chargés de les faire appliquer »

    > > > – En droit international un accord est valable à condition que les 2 parties l’ appliquent dès le départ et l’ intervention de l’ ALN n’ était pas prévue En carence de la force locale l’Armée francaise pouvait et devait intervenir

  53. TEMOIGNAGE ALGERIEN FLN 1962

    ORAN 5 JUILLET 1962
    Publié sans Démenti
    (Après vérification des sources nous avons décidé de faire connaitre ce témoignage édifiant même si nous sommes en désaccord avec certains termes)
    Quarante sept ans après, il est temps de parler de cette horrible journée du 5 Juillet 1962 à Oran. Je faisais parti d’ un groupe de responsables de l’ organisation FLN de la zone urbaine d’Oran devenue «autonome» après le 19 Mars 1962, car en réalité avant cette date il ne nous restait pas grand-chose en Oranie du point de vue militaire et même pour l’OPA (organisation politico administrative) à Oran ou nous en étions réduits à dépendre de la zone 7 de Sidi Bel abbés où quelques maquis ALN subsistaient péniblement après les ratissages et le verrouillage des frontières par l’Armée Française.
    Avec les frères Kader et Nejdi, nous étions chargés d’animer une organisation virtuelle de l UGTA syndicat clandestin. Naturellement, après le 19 Mars et la libération des internés, l’arrêt des poursuites par la police et l’Armée Française, l’organisation s’étoffa et à Oran, on a pu créer une zone autonome (ZAO) qui eu pour tâche principale d’ encadrer la population et de mener la lutte contre l OAS qui devenait notre seul adversaire, avec l’ aide des services Gaullistes Français.
    La date du référendum du 1er Juillet 1962, formellement dans le cadre des accords d’Evian « arrivait inexorablement l’ALN extérieure d’Oujda, nous avait délégué le Capitaine Bakhti (Némiche Djeloul ) originaire d’Oran chargé d’ assurer la liaison avec « commission de cessez le feu et l’ armée Française prévue par les accords d’Evian. Bakhti se bombarda chef de la ZAO et une ALN intérieure se constitua avec des cadres libérés et surtout des déserteurs de la force locale équipée et armée par les forces Françaises.
    Les derniers commandos OAS quittèrent Oran avec la bénédiction de tous, surtout par le port, d’Arzew et des chalutiers qu’ils avaient affrétés vers l’Espagne, à Oran, nous sentions déjà les dis sentions internes de l’ organisation tirailler entre l’ état Major d’Oujda et le GPRA qui arrivait à Alger. Mon groupe avait opté majoritairement pour la légalité avec Alger non par sympathie débordante, mais surtout par méfiance contre cette armée du Maroc, qui ne nous avait pas beaucoup aidé lorsqu ’ils auraient pu par infiltrations durant la lutte de libération et contre l’ OAS, armée plutôt constituée selon nous pour imposer ses points de vue et ses dirigeants que certains d’ entre nous considéraient comme «  fasciste militaires «  opposés au régime démocratique dont nous rêvions pour l’Algérie et prévue par la déclaration du 1er Novembre 1954 du FLN plus nous prenions de coups à l’ intérieur plus cela semblait arranger les gens de l’extérieur tant ils étaient certains de gagner avec la politique gaulliste après 1959.
    L’armée Française manipulée n’avait d’autre choix que d’éradiquer l’intérieur et encore Boumedienne n’entra en Alger qu’en Septembre 1962 après des combats avec des willayas de l’intérieur. Le 1er Juillet 1962 avec l’indépendance, le maintien de l’ordre jusqu ’à des élections libres, devait être assuré par l’exécutif provisoire avec l’aide d’une force locale et d’une police auxiliaire (ATO) selon les accords d’Evian L ALN extérieure ou intérieure n’étant pas prévue, tout cela était très formel, mais la France pouvait l’exiger et intervenir en cas de carence.
    Le général Katz (FAF) à Oran avait prévu dans un ordre du jour à ses unités «que l’Armée Française n’interviendrait plu, sauf en cas de légitime défense d’elle-même et de ses ressortissants «Nous le savions et donc avions nous a mis en garde nos compatriotes contre des exactions sur les Européens pour ne pas donner prétexte aux FAF d’intervenir et aussi par principe d’une Algérie multi ethnique».

    Le 3 Juillet date officielle de l’Indépendance, défilé de l’ALN intérieure reconstituée sur les boulevards extérieurs dans un enthousiasme indescriptible, constitution d’ un comité de réconciliation» avec les représentants des Européens, discours lénifiants en attendant un préfet qui devait être nommé par Alger ou le GPRA respectueux des accords avait refusé la démission de l’exécutif provisoire, mais avait demandé, relayé par radio Alger, de fêter l’Indépendance le 5 Juillet 1962, en mémoire de la reddition d’Alger en 1830. A première vue l’ EM d’Oujda était contre puisque la chose était télécommandée par ses rivaux d’Alger qui l’avait dissout avec le Colonel Boumedienne démit de ses fonctions par le GPRA.
    Décidés à suivre les directives de notre gouvernement légal, nous organisons cette manifestation que nous voulions pacifique pour montrer la maturité de notre peuple à la presse internationale, et l’adhésion au gouvernement Algérien. Après, des préparations houleuses avec les Ben-Bellistes, et partisans de l’EM du Maroc qui nous promirent les pires avatars. Et voilà, après un défilé ordonné des mouvements de jeunesse, scouts recrutés en masse depuis le 19 mars, syndicalistes, mouvements féminins etc suivi par une foule considérable venue de toute la région.
    Vers 11 heures, des tirs sur ce défilé après le passage devant la grande Synagogue Bd. Joffre et place Karguenta, deux petits scouts sont gravement atteints et un ATO blessé, des meneurs se déchaînent «c’est l’ OAS» excitant la foule chauffée à blanc et le massacre de tout ce qui était européen commence de manière anarchique se poursuivant avec l’attaque de la gare d’Oran vers 13 heures. Où des émissaires d’Alger étaient présumés arriver.
    L’Armée Française en poste à la gare tire au F.M de nombreux morts et blessés qui ramenés en ville nouvelle proche furent mis sur le compte de l OAS par des agitateurs irresponsables. Ensuite, pour préserver certaines Européens et pour contrôle d’identité, or, nous disposions de listes de suspects OAS fournies par des gardes mobiles Français, des arrestations se pratiquent dans la plus grande confusion par n’ importe qui dans le plus désordre amenés au commissariat central où internés au palais des sports, et au stade municipal aussi dans des lieux privés à Lamur en zone musulmane.
    Les FAF consignées depuis la veille n’interviennent pratiquement pas et les gendarmes mobiles Français prennent position dans l’après midi dans la ville européenne déserte et seulement là, aux principaux carrefours sans s’avancer plus pour délivrer leurs compatriotes (lorsqu’ il y a eu intervention les otages furent libérés sans affrontements)
    Les appartements des immeubles d’ où sont venus les tirs sont visités, des hommes amenés, mais aucune arme trouvée sauf celles des nôtres en civil ou treillis militaires qui courent et se croisent dans les étages sans aucun contrôle ni encadrement ordonné, allez savoir qui a tiré, mais à posteriori, nous avons notre idée la dessus.
    Ensuite des otages sont exécutés de façon sommaire par des bandes plus ou moins organisées au petit lac et ailleurs, aussi pendant le nuit, nous ne contrôlons plus rien ! Bahti a disparu quelques heures. Le lendemain l’ ALN du Maroc dont le gros n’arrive que le Dimanche 8 Juillet faute de transports, à un prétexte en or pour prendre le pouvoir et maintenir l’ordre, en mettant en place son préfet, nomination qu’Alger subjugué dut entériner de facto.
    Certains de nos frères de l’organisation d’Oran durent se cacher quelques jours craignant des exécutions sommaires et des règlements de compte et nous dûment à contre cœur faire amende honorable aux putschistes d’Oujda (qui ne sont pas partisans de conserver une forte minorité européenne par idéologie mais aussi pour se partager le butin de guerre) comme l’ a dit Mohamed Harbi, naïfs comme les Européens avec De Gaulle, nous avons appris ce qui allait être la stratégie provocatrice et criminelle des services spéciaux de Boumedienne (Colonel) qui s’est poursuivie jusqu’à nos jours avec la disparition de milliers d’Algériens et d’autres provocations par la suite, que les coupables se reconnaissent.
    Mais pardon pour cette naïveté tragique à nos frères Oranais européens et juifs qui à vu trahis les idéaux de notre révolution d’une Algérie multiethnique et fraternelle qui devait effacer les combats légitimes de chacun.
    AMANT ALLAH! CHEIK BENZAOUI (pour l’amour de dieu, je vous prie)
    Notes JF Paya
    Question posée au référendum du 1er juillet 1962 «Voulez vous que l’Algérie devienne un état indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par la déclaration d’Evian du 19 Mars 1962»
    -Déclaration de Bastien Thiry à son procès «Même si je suis en désaccord avec ces accords, ceux qui les ont fait passer étaient chargés de les faire appliquer»
    – En droit international un accord est valable à condition que les 2 parties l’appliquent dès le départ et l’intervention de l’ ALN n’était pas prévue En cas de carence de la force locale l’Armée française pouvait et devait intervenir en légitime défense comme prévu dans un communiqué précédent de Katz diffusé à toutes les unités le 20 Juin 62 avec la liste des unité présentes à Oran sous son commandement.
    Nous avons réclamé vainement les véritables archives c’est à dire les cahiers du consulat où étaient déposées &quot;les plaintes&quot;que nous avons vus &quot;une plainte &quot;pouvant recouvrir plusieurs personnes ! Quant aux J.de Marche et d’Opérations JMO de certaines unités ils ne pouvaient que signaler des &quot;enlèvements&quot; ponctuels et beaucoup ne se sont pas adressé à des unités de l’Armée après leur carence et leur non visibilité mais plutôt au consulat et à l’ALN du Maroc qui semblait rétablir l’ordre Pour ma part (naïfs) avec une délégation nous avons contacté le Capitaine Bakhti le Dimanche 8 Juillet au collège Ardaillon où son Etat Major était basé. Aussi contactés les gendarmes (blanche Square Garbé) de la judiciaire qui ne dépendaient pas de Katz et qui en bons policiers avaient commencé une enquête avec photos de cadavres Témoignages etc.. Elle a disparue et depuis la chape de plomb est tombée.
    PAR JEAN FRANCOIS PAYA cercle Algérianiste du Poitou

  54. Les Forces françaises en présence à Oran le 5 juillet 1962, passibles de non-assistance à personnes en danger

    En fonction des Archives militaires et des destinataires des circulaires du Commandement du &quot; Secteur Autonome d’Oran &quot; nous pouvons donner la liste des unités et des effectifs (18 000 hommes) présents à Oran ce jour-là. Lorsque l’on pense que sur presque un millier d’officiers présents on peut compter sur les doigts d’une ou deux mains maximum ceux qui ont eu le courage de transgresser les ordres, on reste sidéré, car certes, il y eut le Général Katz obéissant avec zèle à De Gaulle mais le reste ne fut pas particulièrement glorieux, le plus hardi étant le lieutenant FSNA Kheliff commandant de Compagnie du 30è BCP qui mena une action longue et loin de sa base sans bien connaître la ville d’Oran. Pourtant les risques pour la &quot;carrière&quot; étant moins graves (avec en plus un prétexte d’assistance à personne en danger) que ceux pris par d’autres précédemment en rupture de ban avec l’Armée gaullienne ! (comme le lieutenant Kheliff qui passa bien Capitaine après une mutation en métropole).

    Liste des unités présentes à Oran, et à proximité, le 5 juillet 1962

    Secteur Oran Ville
    —– 3 Régiments d’Infanterie + 1 bataillon : 5è RI – 21è – 67è – 3/43è RI –
    —– 3 Régiments d’Infanterie de marine + 3 Bataillons : 8è RIMA – 22è – 66è -1/2è – 1/75è – RIMA – 1/2è RAMA
    —– 2 Régiments de Zouaves : 2è et 4è Zouaves
    —— 1 Régiment de Cuirassiers : 3è Cuirassier
    —– 3 Bataillons de Chasseurs Portés 10è – 29è – 30è BCP
    —– 2 Bataillons RA : 1/27è et 324è RA
    —– 2 Groupements GAAL : 452è et 457è
    —– Enfin 23 escadrons de Gendarmerie Mobile

    A cela il faut ajouter les éléments de l’Armée de l’Air basés à la Sénia et de la Marine à Mers-el-Kébir, Arzew et Tafaraoui (Aéro-Navale).

    —–Soit une garnison totale de 18 000 hommes dont 12 000 sur le seul secteur d’Oran -Ville cantonnés sur plusieurs sites, casernes, lycées, collèges, stades, écoles imbriqués dans la ville à proximité immédiate des événements tragiques qui ont eu lieu.

    En fait ce 5 juillet à Oran fut ponctuellement la journée la plus sanglante depuis le début de la guerre d’Algérie à nos jours malgré ce qui s’y passe encore en 1998.
    Mais elle a surtout le triste privilège d’être un cas unique dans l’histoire où une armée sur le terrain en place à proximité de ses ressortissants civils désarmés et pacifiques les laisse se faire massacrer par des éléments étrangers sans intervenir (sauf cas rares et isolés).

    Si on doit reparler du 17 octobre 61 à Paris qui a eu lieu en pleine guerre d’Algérie alors que le FLN était encore &quot; l’ennemi officiel &quot; pourquoi, pas de cette journée occultée par l’historiographie gaullienne et FLN, qui a eu lieu après la fin supposée de toutes les hostilités et en voie d’effacement de notre histoire avec son millier de victimes identifiables et appelées hypocritement &quot;disparus&quot;.

    D’autre part cette journée fut un des actes fondateurs de l’Etat Algérien dans sa composante militaro-mafieuse manipulatoire et provocatrice dont les effets sont plus que jamais présents à ce jour.

    Le communiqué de l’Etat Major Général de l’ALN diffusé au matin du 5 Juillet aux cadres ne fait aucune référence à cette journée comme historique. Sur 3 pages, il explique pourquoi le GPRA qui l’a dissous &quot;a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans &quot;aprés une référence appuyée aux accords d’Evian ! Il cite la date du 1er Juillet &quot;où le peuple s’est prononcé&quot; comme historique proclamant que le GPRA &quot;est incapable de maintenir l’ordre&quot; .
    Il se propose de le faire en allant &quot;protéger la minorité Européenne&quot; alors qu’on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran ce qui démontre avec d’autres éléments et témoignages d’origine algérienne obtenus encore au jour d&quot;hui un certain montage et complot comme le pays n’a pas fini d’en connaitre après avec d’autres massacres qui vont suivre depuis l’indépendance !

  55. Deux poids, deux mesures. Les mêmes qui s'indignent que les enfants d'émigrants algériens en France ne seraient, soit-disants, pas bien traités et qui réclament pour eux le droit du sol, c'est à dire le droit d'être des français à part entière, ceux-la refusent à des descendants d'émigrants européens nés sur le sol algérien un droit du sol identique, celui d'être considérés comme des égaux sur le sol qui les a vu naitre puis grandir.
    Cela saute aux yeux.
    Vous avez une vision de l'histoire sélective, votre mémoire est amputée par des années de mensonge historique à sens unique autant diffusé par la dictature FLN que l'historiographie française largement handicapée par des années d'intectualisme marxisme.

  56. Je suis né en Algérie, à Oran après l'indépendance, 6 mois après. Ma famille, père, mère, grand mère et moi même sommes parti 3 ans après car on leur faisait voir qu'ils n'avaient plus leur place dans le pays où ils étaient nés et là depuis 7 générations. Mon père et mon grand père étaient là le 5 juillet 1962. ILs ont été capturés et fait prisonniers au petit Lac et ont vu des massacres, des têtes ecrasées à coup de pavés. Ils sont passé au travers et ont survécu par miracle. Le lendemain mon grand père partait avec ma grand mère. Ma mère attendait derrière la porte de leur appartement avec une hache pour casser la tête du premier qui serait rentré. Mon père de retour la vu ainsi prete à se battre. Mon père, ma mère, ma grand mère maternelle sont restés encore quelques années.

    Ils n'ont aucune haine envers les Algériens. Mon père reçoit toujours des africains du nord chez lui, prend des ouvriers agricoles en stop sur la route quand il va faire les courses. Quand il va en vacances, c'est souvent dans des pays arabes méditerranéens pour se mettre à parler avec des shibannis comme lui.

    Mais chez lui, à ORAN, il n'ira jamais avec un passeport.

    Je rejoint son opinion. La terre où il et né, fils de 6 générations d'ouvriers agricoles andalous (Al-Andalus vous connaissez) venus d'Alméria ou d'ailleurs pour travailler pour des propriétaires puis ouvriers ou fonctionnaires, ils ont travaillé et sué sur cette terre entre Boufarik, Sidi Bel Abbes et Oran sans exploiter personne.

    L'Algérie a perdu une partie de ses fils avec cette guerre. Elle s'est amputé d'une partie de sa richesse, de sa mémoire, de son histoire.

    Paix soit sur vous

  57. Il faut aussi se demander que si l'OAS avait gagné la guerre , que serait-il d'advenu des musulmans.
    Auraient-ils trouvé un terrain d'entente avec les européens pour une vie en communauté , une vie en harmonie ? Moi je pense que non parce que la haine s'était enracinée des 2 côtés . J'entendais dire que si les français (OAS) gagnaient la guerre , il feraient marcher les bougnoules à quatre pattes par
    vengeance si ce n'est de les éradiquer carrément. Peut-être que si De Gaulle avait gagné la guerre , il aurait certainement donné une large autonomie aux algériens, mais resteraient toujours colonisés comme l'est la Guyane.
    Alors il faut que les français comprennent que tant qu'il y a de la haine envers les arabes , rien ne
    pourra se faire dans l'intérêt des 2 peuples français et algériens.

  58. on ne peut plus réécrire l'Histoire mais plus je pense à l'Algérie et plus je pense que c'est le pays des occasions manquées.

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