Yasmina Khadra : "L’Arabe ne comptait pas à ses yeux"

« J’avais 14 ans quand j’ai lu « L’Etranger ». C’est ce roman qui m’a donné envie d’écrire en français. « L’Etranger » est une réussite. Chaque fois que je le relis, j’ai le sentiment de découvrir une autre œuvre, toujours plus grandiose. C’est le plus grand roman du XXeme siècle. Je l’ai toujours dit. Ce n’est pas ce que dit Camus qui m’intéresse, mais la façon dont il le dit. J’aime ce côté révolutionnaire qu’il a pour aborder les sujets. J’aime sa façon de domestiquer avec des mots simples l’absurdité des êtres et des choses. Camus écrivait l’Algérie avec un regard d’enfant triste. Il avait un objet de prédilection qu’il ne voulait partager avec personne. Et cet objet c’était l’Algérie. Il le serrait contre lui comme un bien précieux et je crois que cela empêcha son regard d’aller plus loin. C’est quelqu’un qui n’a jamais su dire l’Algérie dans sa pluralité. Il est resté dans un fantasme très personnel et très singulier.

 Je me suis approprié les espaces qu’il n’a pas voulu investir, tout cet espace vierge qu’il a abandonné. L’autre Algérie, le Kabyle, l’Arabe. J’ai essayé de donné un sens et une vie à tous ces territoires qui lui paraissaient dérisoires, insignifiants. Camus m’a laissé tout ce qu’il n’a pas voulu voir. Il a été comme un maraudeur qui s’aventure dans un verger. Il a pris les fruits qui lui paraissent les plus beaux. Et il m’a laissé tout le reste.

Tout le reste, c’est cette communauté musulmane qu’il ne voyait pas, qu’il ignorait totalement ! Pour lui, c’était l’excroissance d’une faune locale. Des figurants, fantomatiques, qu’il préférait garder au loin. Des petites références géographiques. Je crois que les Algériens d’hier et d’aujourd’hui lui reprochent d’avoir résumé les Algériens en un seul vocable : l’Arabe. Et il y avait dans cet Arabe quelque chose de péjoratif, d’insupportable que les Algériens ont perçu comme une sorte de négation. L’Arabe était générique. C’était le sac dans lequel il mettait tous les autres qui n’étaient pas européens. Dans son fantasme, il assainissait, il élaguait pour ne garder que ce qui comptait à ses yeux. Et l’Arabe ne comptait pas à ses yeux. Il était dans son rêve algérien.

Cela ne l’a pas empêché, dans son rôle de journaliste, de décrire le quotidien des Algériens avec justesse. Mais pas dans ses romans. J’ai toujours voulu lui répondre. « Ce que le jour doit à la nuit » (Ed. Julliard, 2008) est ma réponse algérienne, fraternelle. J’ai tout simplement voulu lui dire que l’Algérie, ce n’est pas ce type qu’on abat sur une plage parce qu’il fait chaud. J’ai voulu montrer que l’Algérien est une histoire, une épopée, une bravoure, une vaillance, une intelligence, une générosité. Toutes ces belles choses que Camus n’a pas réussies à déceler. J’ai toujours voulu lui dire que malgré la magnificence de ton talent, malgré ton immense génie, tu as été injuste avec l’Algérien !

En revanche on a eu tort de lui reprocher la fameuse phrase dans laquelle il déclare préférer défendre sa mère avant la justice. Camus était un homme loyal, mais il a préféré le cœur à la raison à mon grand regret. Pour les intellectuels algériens de l’époque, cela a été un coup de poignard dans le cœur. A aucun moment, les Algériens n’ont réussi à situer Camus. Quand il écrivait dans la presse, il était hésitant. Il s’engageait, puis se rétractait, puis revenait… C’était quelqu’un qui n’arrivait pas à choisir. Il s’accrochait à cette Algérie comme un naufragé à son épave. Il n’avait qu’un seul rivage : que ce pays reste ce qu’il a toujours été pour lui. Il aimait atrocement ce pays. Et il était prêt à tous les sacrifices. Et jusqu’à sacrifier son âme pour son Algérie à lui. J’ai toujours dit qu’on ne devait jamais impliquer un écrivain ailleurs que dans son texte. Camus quand il écrit c’est une divinité. Ce qu’il écrit peut blesser, comme moi par exemple, mais je ne peux pas contester son immense génie et son immense talent. On continue de l’aimer. C’est un immense écrivain du patrimoine algérien. C’est notre seul prix Nobel.

38 commentaires

  1. Mr Yasmina Khadra :
    -l’Algérien est il un sous homme pour écrire ça :
    (Tu as été injuste avec l’Algérien !)
    Mr YK l’Algérie est il un fruit pourri :
    (Il a pris les fruits qui lui paraissent les plus beaux. Et il m’a laissé tout le reste.
    Tout le reste, c’est cette communauté musulmane qu’il ne voyait pas, qu’il ignorait totalement.)

    -Il n’y a qu’une seule Algérie celle du berbère et de l’arabe puisque l’originaire d’Europe a choisit la France et tant mieux pour camus.
    (L’autre Algérie, le Kabyle, l’Arabe.)

    -C’est pas vrai, l’Algérien en général s’identifié plus a l’arabe qu’a l’européen. Et être arabe c’est pas une insulte sauf peut être pour des complexés.
    (Et il y avait dans cet Arabe quelque chose de péjoratif, d’insupportable que les Algériens ont perçu comme une sorte de négation.)
    (Cela ne l’a pas empêché, dans son rôle de journaliste, de décrire le quotidien des Algériens avec justesse.) Mr YK alors parlons de ses écrits journalistiques et pas de ses romans. Mais peut être que c’est gênant.

    -La majorité des pieds noirs, ont fais le choix d’un pays qu’ils ne connaissaient pas, pour la majorité d’entre eux ils n’ont jamais mis les pieds en France, vous êtes en France vous pourriez leurs posés la question. La France ils la verront pour la première fois après 1962 tout comme les harkis. Ils auraient dû faire comme les européens américains mais ça c’est une autre histoire, eux ils étaient aveuglés comme aujourd’hui, par leur racisme primaire.
    (C’était quelqu’un qui n’arrivait pas à choisir. Il s’accrochait à cette Algérie comme un naufragé à son épave. Il n’avait qu’un seul rivage : que ce pays reste ce qu’il a toujours été pour lui. Il aimait atrocement ce pays.)

    -d’Autres algériens, ont fais leurs sacrifices pour l’Algérie (une Algérie de liberté et de justice pour tous, le Berbère, l’arabe, l’européen mais le système mis en place a décidé autre chose).
    Et il était prêt à tous les sacrifices. Et jusqu’à sacrifier son âme pour son Algérie à lui.

    -il y a un prix Nobel algérien celui de YACINE KATEB pour NEDJMA, mais il faudra des hommes pour ça.
    C’est notre seul prix Nobel.

    – pour l’algérien stupide ou idiot que je suis, Votre meilleur Roman c’est l’écrivain, pourquoi il n’est pas adapté au cinéma alors qu’y on est allé a grande vitesse pour d’autres, comme l’attentat ou LOBB?

    -A mon avis, KATEB YACINE est plus important que camus, et la vie de l’ECRIVAIN plus que celle d’un israélien arabe.

  2. Oui, c’est le seul Prix Nobel algerien, pour l’instant.
    Le second et le troisieme ne vont pas tarder a venir, Incha Allah. Ce sera le tien, Mohammed et celui de notre soeur lAcademicienne, qui l’a, a plusieurs reprises rate de pres.
    Bonne chance, en attendant continuez a nous faire rever, SVP.

  3. "j’ai essayé de donné…"
    M. Khadra: un peu de tenue pour qlq’un qui aspire à devenir "notre"
    2ieme Nobel

    Si Mourad

  4. Yasmina khadra! j’avais bcp d’estime pour cette personne, mais ses dernières déclarations en faveur du régime à l’occasion des dites élections de 2009 en faveur du régime, qui lui a permit de se trouver à la tête du cenctre culturel algréien de paris, m’ont refroidi à bloc!
    nous soit disson intelctuel sont loin d’^tre des penseurs, se sent les lèche botte de boutef et son rouyaume chérifien

  5. @MZOUAOUI, je pensais exactement comme toi auparavent mais quand j’ai lu quelques oeuvres de Camus (surtout l’Etranger) et celui de Yasmina Khadra "Ce que le jour doit à la nuit", j’ai relativisé surtout quand on reste dans le domaine littéraire et humain stricto sensus. Toute l’ambiguité sur Camus disparaît si on se refaire à ces dimenssions seulement, à mon avis. Mais bon, la dimension de l’histoire n’est pas à négliger aussi.

  6. le roman l’etranger, c’est le summum du mepris envers les "indigenes" d’algerie.d’ailleurs ce mec a dit qu’"entre la justice et sa mere, il choisit sa mere" sa mere c’est la france et la justice c’est celle qui aurait due etre rendue aux indigenes d’algerie. pour lui donc tant pis pour les indigenes et la france a toujours raison.maintenat qu’il soit un bon ecrivain, prix nobel ou tutti quanti, on s’en fout, ce type nous a meprisé et nous avons le devoir de lui rendre la pareille, à titre posthum bien sur.

  7. bonjour,

    aujourd`hui, avec le recul, que dirions nous? Camus n`avait il pas raison avant tous les autres et c`est pour cela qu`on lui cherche encore des poux. On connait la suite, Si Camus n`avait pas compris l`arabe, mais de quel arabe parle-t-on? celui qui a renie ses origines pour se mettre au service de l`arabe, le vrai, mais qui nous est etranger, oui ETRANGER, Mr Khadra; vous ecrivez a merveille, mais en francais, tout un sens au dela du discours creux sur l`arabe. Camus avait raison; il etait dans la lignee de Mandela, de la tolerance, forcement reciproque, n`est ce pas? Vous lui demandez d`aimer l`arabe, mais demandez vous a cet arabe de l`aimer, d`aimer Sa mere. Enfin, souhaitons nous de sortir de notre aveuglement chauvin, arabe mais loin alors loin de cette algerie que nous aimons, que CAMUS aimait, mais ou est elle?

    cordiales salutations nostalgiques

    Mmouloud

  8. Yasmina Khadra se comporte comme Camus dans son histoire avec l´Algérie, il s´accroche à sa mère et sacrifie l´autre l´indigène, comme le Y.K. avec le régime en place, c´est vrai qu´il est le fonctionnaire du régime et à cet égard il se doit une certaine servitude de l´employé avec son chef. L´auteur libéré qui ne vit que par et pour sa plume, ne doit pas s´aligner sur des régiments quelqu´ils soient, il y va de sa dignité de l´homme des lettres de l´homme tout court!

  9. « Ce n’est pas ce que dit Camus, qui m’intéresse mais comment il le dit » ou si Khadra m’était conté. Personnellement quand une personne n’a rien d’intéressant à dire, quelque soit sa manière de me le dire, je ne lui prête qu’une oreille distraite. Je suis mal placé pour juger de l’excellence du Français utilisé par Camus mais je doute que l’on décerne des Nobel sur notre seule capacité à faire de jolies phrases. Ce que disent les auteurs m’intéressent au plus haut point. Les choses joliment dites ont vite fait de vous lasser. Si j’avais à classer Khadra, ce serait dans la deuxième catégorie. L’homme n’a rien de spécial à dire mais il le dit joliment. Camus est un être profond qui a en plus l’art de manier le verbe. Khadra ne s’est rien approprié du tout quoi qu’il prétende. Il parle d’un reste à prendre, là ou il devait se réapproprier un tout .Il est le bédouin chimérique là ou on attendait l’oranais ou le chleuh, il se veut conscience d’un territoire chimérique, là ou on attendait plus prosaïquement une conscience algérienne. Il est dit –il romancier arabe d’expression française là ou nous attendions un romancier algérien ….Khadra reproche à Camus, qui à au moins l’excuse de la méprise, ce qu’il fait, sur les plateaux de télévisions français. N’est ce pas extraordinaire que le mot « arabe » résonne à nos oreilles comme une insulte lorsqu’il est prononcé par Camus et qu’il se mue en quelque chose de fabuleux dès lors qu’on se le dit à nous-mêmes ? Oui, pour le français d’Algérie il y avait les arabes ou les musulmans et dans leur imaginaires les deux ne faisaient qu’un .Cinquante années plus tard dans l’imaginaire algériens les deux ne font toujours qu’un !Est il utile de rappeler que l’Algérie n’est pas faite d’Arabes et de Kabyles !Mais de berbères qui se déclinent sous diverses appellations, plus ou moins arabisés, plus ou moins islamisés …Peut on reprocher à Camus d’avoir laissé glisser son regard, là ou nous laissons glisser le notre ? On feint d’oublier qu’au moment où Camus énonçait son attachement à sa mère, les jeux n’étaient pas encore faits .A ce moment des milliers d’algériens n’étaient pas pour le FLN ! Et parmi eux d’illustres personnages. Camus dit : « Quand les opprimés prennent les armes au nom de la justice, il font un pas dans l’injustice ».Il se trouve qu’entre cette phrase et notre present, il y a des milliers de morts. Et qu’il n’est pas question de douter de l’engagement des Martyrs. Il se trouve aussi qu’effectivement le FLN s’est rendu coupable d’injustices graves envers les algériens. En refusant de restituer le sigle aux algériens, il a surfé sur la mémoire des Chouhada pour imposer son dictat….Le FLN s’est approprié la révolution allant même jusqu’à créer son deuxième collège à lui en s’inventant une famille révolutionnaire qu’il faut distinguer du commun des algériens. Il suffit en fait que Camus ait parlé d’opprimés ! Tout est là ! Khadra ne l’a pas fait. Khadra fait appel au représentant du FLN, lui demandant de « donner » des logements et du travail à la jeunesse en perdition comme Marie Antoinette recommandait que l’on distribuât des brioches ! Je ne sais pas si Camus aimait atrocement l’Algérie, la seule chose que je sache c’est que lui se foutait comme d’une guigne du ce « parisianisme » qui fait aujourd’hui gémir Khadra « l’algérien »! Ce qui d’ailleurs me fait dire que Khadra a investit autre chose que des espaces délaissés .Ce qui me fait ajouter que non, Camus ne peut pas être algérien. Car nous nous refusons toujours d’investir les lieux chacun arguant de sa pureté ethnique et religieuse, chacun prenant prétextant de l’inhumanité de l’autre pour justifier sa propre inhumanité. Peut être qu’un jour, où l’on aura appris à devenir algérien sans se sentir le besoin d’accoler d’épithètes à notre appartenance, où l’on aura investi le moindre recoin de notre mémoire, ou l’on aura replacé les choses dans leur contexte, ou le se dira : tout ça, c’est nous, peut être que tous les fantômes reviendront, illustres et roturiers .On ouvrira alors l’album photos et l’on se dira :Tiens celui là c’est Khadra, brillant par le style, un brin velléitaire, un peu perdu dans ses rêveries arabistes .Un algérien en somme….

  10. Un portrait de Camus marqué par trop de contradictions qui montrent nettement la position très ambigue de Yasmina Khadra à l’égard de cet écrivain!

  11. Vous avez certainement un beau style d’écriture.Vous savez jouez du pipeau en géométrie variable.Votre opportunisme en politique va vous rapporter des sous.Toujours avec le plus fort .Vous êtes certainement aussi bon en littérature que mauvais en HISTOIRE encore pire en ethnologie .Vous vous sentez Arabe et pour vous aucun autre peuple n’a de légitimité pour se devendiquer d’Algérie.Vous êtes plein de certitude sur 3LE DIALECTE AMAZIGH".Vous êtes la pire espèce des arabo-musulman qui dénient le droit d’exister aux Kabyle.Voyez vous Monsieur l’arabo-machin je ne suis pas Kabyle et loin d’être musulman mes parents ont cru à l’avenir de ce pays ils ont co, tribué à le libérer du joug colonial au lieu de penser comme vous et de continuer à être Français comme avant.Vous dites du bien de camus car vous vivez en France.Vous étiez parmi ceux qui reprochait à CAMUS de préférer sa mère à la Justice.Phrase sorti de son contexte et qui pouvait aller dans le sens de vos maîtres en politique.Vous semez la haine la discorde et la mauvaise parole quand vous parlez.Alors de grâce apprenez que vous écrivez bien le Français littéraire mais que vous le polluer quand vous le parlez.Et si vous aimez l’Arabe apprenez le chez vous à vos enfants et inscrivez les aussi à la mosquée pour être de bons musulmans.Vous avez certainement raison d’écrire sous le pseudo de votre épouse.Car vous vous n’êtes qu’un chantre!

  12. Camus est un grand écrivain de son temps. Le prix Nobel représentait une apothéose de son talent. Évidemment, il a écrit avec le regard et l’esprit de son temps. Traiter l’Algérien, d’arabe sans le nommer dans « l’étranger », alors que les personnages français avaient tous des noms, traduit un certain mépris voire une négation de l’autre, l’Algérien. Et peut être une méconnaissance de la pluralité ethnique de ce pays. Mais n’oublions qu’il a pris position dans Alger Républicain pour les Algériens à plusieurs reprises, l’article « Misères de Kabylie » en ait la preuve et cet article a soulevé un tollé dans l’Algérie des années 30.
    Revenons maintenant à notre cher écrivain Yasmina khadra qui dit : « Camus m’a laissé tout ce qu’il n’a pas voulu voir. Il a été comme un maraudeur qui s’aventure dans un verger. Il a pris les fruits qui lui paraissent les plus beaux. Et il m’a laissé tout le reste » comme si Camus parlait à YK, comme si Camus connaissait YK, comme si Camus se mesurait à YK. Il y a ce coté terrible chez Yasmina Khadra qui est inimitable voire incomparable. YK se prend toujours pour un grand écrivain. C’est exactement la même chose lors de son passage Samedi chez Ruquier « On n’est pas couché ». Toujours le même topo, toujours le même moto, un manque d’humilité à en vomir, une arrogance voire une prétention d’un nouveau genre. Et je vous le dis comme je le pense, YK restera un écrivain de seconde zone tant qu’il perdure dans cette voie.

  13. De 1954 a 1962, la france a tuée, torturée, violée des français puisque les algériens etaient considérés comme tels.ils n’avaient pas les droits des autres, mais ils avaient une piéce d’identité qui indiquée clairement qu’ils étaient français.la france a commis des crimes contre sa propre population(d’aprés la théorie de l’identité par les papiers).

  14. je dirais que tu as copié le meme style de vie comme camus sarranger du cote du régime en ignorant les autochtones meme ds ton roman tu as prété un nom c jonas alors on dis chez nous le couscous ourifour ourisska !!!! car tu es tres loin de kateb!!! lis le cadavre encercler ou lhomme en sandale ou bien je te renvois a franz fanon ou mouloud feraoun (le fils du pauvre) mais je prefere franz fanon car il a tjrs un temoignage testamentaire sur le regime depuis 1962 alors ait le courage de lire les damnés de la terre mr jonas!!!alias YK

  15. Je Comprend pas pourquoi il fait ce dur procès à Camus!. Je crois que s’il est parmis nous aujourd’hui pas dans sa tombe, il risque d’être bombardé.
    Qu’il ne s’inquiète pas, il ne vas retourner donc il a le champs libre, qu’il arrête seulement de vilipender ce monument pourtant algérien…

  16. Camus était un grand écrivain français, il écrivait en français sa langue maternelle, il pensait en français d’Algérie, colonisateur, donc, il n’avait pas à écrire sur les arabes ou les berbères, ça ne l’intéressait pas outre mesure. Mais il n’a jamais plagié personne. Il n’a laissé à Khadra ni la possibilité d’écrire sur l’arabe, ni celle de le plagier car cela aurait fait scandale et YH le sait. Mais copier (plagier) un auteur algérien moins connu que lui, YK n’a pas hésité un seul instant, avec ce toupet qu’on lui connaît, celui de quémander un prix littéraire aux français pour son livre CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT, qu’il a littéralement copié de l’ouvrage de Youcef ris paru 4 années auparavant LES AMANTS DEPADOVANI, et pour lequel la pleureuse Khadra a reçu le prix de la télévision française. J’aurais aimé qu’on le questionne sur ce plagiat lors de son passage chez Ruquier, mais il semblerait qu’il avait émis une condition à sa participation à cette émission: "NE ME PARLEZ PAS DE CETTE HISTOIRE DE PLAGIAT SINON JE NE VIENS PAS". Zemmour et consorts n’en ont pas parlé en effet, et ce n’est pas faute de ne pas connaître le sujet, puisque le forum de france télévision a ouvert ses pages à ce propos, et les témoignages (surtout de désapprobation) en sont légion. Alors Camus peut dormir tranquille das sa tombe, YK ne le tourmentera nullement par ses reproches de n’avoir pas mis en exergue l’Arabe dans ses livres, YK s’en charge, et de quelle façon! Mais Youcef Dris lui, doit s’en méfier, car ses futures livres, s’il n’est pas dégoûté d’écrire, doivent être plus protégés de ce Khadra qui se dit le meilleur écrivain algérien. Dormez en paix Kateb Yacine, Mamerie, Ferraoun, Mimouni, ce YK ne peut vous atteindre.

  17. notre seul prix nobel’ eh ben mince alors! il m’a fallu attendre 54 ans pour apprendre que le pays avait un nobel de littérature! mais en cherchant, comme un bon élève studieux dans les dictionnaires qui dressent les listes des nobel, je n’ai rien trouvé à la case algerie. quelqu’un quelque part dans ce pays est parfaitement schyzophrène. au fait la france qui avait un empire infini sur tout le globe a-t-elle jamais concédé à l’une des ses colonies l’indépendance dans un état au moins de semi-developpement? tant mieux pour la france d’avoir eu camus, voltaire, rousseau et motesquieu et tous les autres, mais de grâce n’ajoutant pas à nos défauts celui de voleurs de titres! ou alors le jour ou YK sera nobel de littérature, il sera permis à la france de le compter comme l’un des siens sur ses tablettes.

  18. l’Algérie est fière d’avoir enfanté des intellectuels qui ont brillé par leur génie tant en Algérie qu’à l’étranger.YK en est un et sa manière de penser de Camus ne mérite nullement tant de reproches ( voir commentaire de Abdallah) YK a eu le mérite comme tant d’autres de dire à sa manière " je suis arabe, je suis kabyle, je suis algérien et je suis fier de l’être" Camus, quant à lui n’a aimé l’Algérie que comme colon français de même qu’Enrico Macias et bien d’autres.Ne reprochez pas à un algérien d’être algérien mais reprochez à un algérien de vouloir être autre.YK continue à être un grand écrivain comme Mohamed did, Mouloud ferraoun, M. Maâmeri et aussi comme Camus Il faut savoir rendre justice merci.

  19. Sincérement je ne comprend pas tout ces gens là qui critiquent YK parce qu’il s’est permis d’emettre des critiques sur Camus comme ecrivain et non comme journaliste. J’ai lu Yacine, Camus, Mameri, Feraoun etc.
    Arrêtez de svp de critiquer yasmina Khadra si vous n’avez pas lu ses romans. YK je ne le connais pas. Sur les plateaux de TV il me deçoit. Mais ses romans c’est fort. Il est fort. ‘Ce que le jour doit à la nuit’ est un chef d’oeuvre. À bon entendeur Salut.

  20. A la redaction du MATIN: je ne comprends pas pourquoi vous avez censuré mon commentaire. Il n’y avait rien d’impoli, ni d’injurieux à l’encontre de yasmina. Apparemment vous ne tolérez pas qu’on dise des choses qui déplairaient à votre ecrivain. Si c’est le cas, permettez moi de vous rétorquer que votre attitude est ambigue et risque de vous assimiler à vos censeurs. Il est vrai qu’en Algérie dés que l’on un peu de pouvoir en main, la tentation d’en abuser est grande.

  21. on ne cesse jamais d’être de mauvais élèves du passé, a chaque fois qu’on doit tirer des leçons ou se référencer a un évènement on tombe dans la même erreur et je pende que c’est l’éternel recommencement.
    A la lecture de feraoun, Mameri, Yacine, Khadra chacun son style, on ressent cette algerianite sans citer l’arabe ou amazigh contrairement
    a ceux qui ont écrit dans la langue du DJah ou on ressent beaucoup plus notre appartenance a une nation modelée.Mais Khadra l’algérien qui n’a pas oublie un passe present mémé s’il écrit dans la langue du colonialisme il sait tirer le jus et rejeter le pus.En fait cette langue et celle de l’ouverture et il n y a pas a discuter. il reste le problème de ce que Camus a écrit
    moi aussi je dirai que mon pays est le plus beau pays du monde seulement nous avons de mauvais élèves.

  22. Camus est un immense écrivain. Camus Nobélisé……. les années cinquante sont une noire période pour la littérature française, depuis Gide et Mauriac, Fafa était en mal de reconnaissance. Sartre de par ses positions Algériennes étant voue aux gémonies, que restait-il a « douce France », sinon Camus pour faire la part des choses et éclipser l’auteur de Nedjma qui ne s’appelait pas Dupont……… Kateb sonnait faux dans les salons lambrissés bien franchouillards

  23. azul
    peut être que l’arabe ne comptait pas aux yeux de camus mais oui
    le berbere ne compte au présent et ne comptait pas et n’a jamais compté aux yeux des ecrivains arabe baathiste a la solde de system qui trouveent des places chaudes comme directeur de de je ne sais quoi d’algerien en france

  24. Dans une intention noyée dans un langage mi figue mi raisin, véhiculant des douceurs mais empoisonnées, YK, sans l’affirmer pour se frayer une esquive potentielle, pour éviter de l’assumer, traite Camus de raciste! En lisant attentivement son intervention, en prêtant attention au choix des mots utilisés, l’on s’aperçoit aisément qu’il use de champs et de réseaux lexicaux dichotomiques qu’il met, insidieusement, en opposition pour montrer, narcissiquement, toute sa grandeur humaniste propre dont toute l’importance est mesurée sur le prétendu mépris de Camus de l’Arabe qu’YK met, habilement, en exergue. Mais, est-il acceptable et historiquement justifié de commencer à voir ce Nobel à travers des prismes idéologiques et personnels déformants? Pourtant, de l‘aveux même de l‘écrivain "Camus écrivait l’Algérie avec un regard d’enfant triste." reconnaît YK! et le regard d’un enfant, comme on le sait, est toujours innocent! N’est-ce pas? A moins qu’il n’ait choisi, lui aussi, de parler de son âge ( 14 ans) pour humilier Camus qui resterait enfant toute sa vie, contrairement à lui, qui aurait atteint l’âge de la raison! Pour parler directement, vous n’avez pas besoin d’abattre une sommité de la littérature algérienne que vous rangez dans les vestiges du patrimoine d’une certaine Algérie que vous suggérez aujourd’hui morte, pour croire élever de votre personnalité de meilleur héritier! Comparaison n’est pas raison!

  25. Wallah que ce n’est ni yasmina ni khadhra qui écrit ses livres que je n’ai jamais lus et que je ne lirais pas par principe. y à qu’ à regarder ses passages à la télé on dirait un ado qui vient juste de recevoir le prix de la meilleure cassette ou magneto du coran, qu’est ce que vous goulez????

  26. Qu’ajouter à la tirade fort brillante de mon ami ATAHUALPA ? Rien ! Un bémol, quand même. Parler de "choses joliment dites" s’agissant de Mr Khadra c’est être bien charitable… En effet, et pour autant que je saches, ce n’est point toi, cher ATAHUALPA, qui t’es fendu de cette perle: "des cliquetis tintinnabulent dans la pièce d’à côté"(fermez le ban!) Mais, comme dirait Boris Vian jetons le voile de Tanit sur l’absurdité -tiens!- du monde et revenons à Camus ; Camus objet d’un conflit œdipien qui ne dit pas son nom. et mettons nous, toute autres lectures cessantes et pour notre plus grande édification, à relire "TEMOINS DE L’HOMME" de Pierre Henri-Simon.(Albert Camus et l’homme)
    A propos, peut-on me dire de quelle matière sont faits les "salons lambrissés bien franchouillards"?

  27. « La France, tu l’aimes ou tu la quittes », Yasmina Khadra répond : « J’aime la France, aussi, pour ce qu’elle me donne. Je n’oserais plus me regarder dans une glace si je ne le reconnaissais pas tout de suite après mon pays. 40% de mes tournées mondiales sont l’œuvre des ambassades françaises. Les Instituts et les Centres culturels français ont largement contribué à ma « notoriété ». Pour moi, la France ne se situe pas du côté de cette minorité qui essaye de défigurer mon image ». Et qui est cette « minorité » ? Ce sont ses « détracteurs » à qui il répond sur le blog de Alain Belle, il les traite de « minables », », « cheptel perfide et lâche », « énergumènes », il affiche son arrogance pour ceux qu’il dit atteint de « la khadraphobie », « n’est pas littérateur qui veut », qui est-ce qui « délire » ? celui, bien sûr, dont la « gesticulation » relève d’une « pathologie » pour « éveiller à la complexité » ceux qui « n’arrivent pas à (le)/me cadrer » surtout lorsqu’on lui rappelle que c’est un homme du « Système », pourquoi Benchicou a été emprisonné et le journal du matin supprimé et ses livres sont inexistants au CCA. L’ambassadeur du régime d’Alger installé dans la capitale de la Culture a dit : « Aujourd’hui, on me dit plus connu que l’Algérie. » des généraux. « Et je continuerai de dire tout mon dédain et mon chagrin pour les êtres méprisables. » par le régime d’Alger et pour son « approche unique » dans son écriture qui consiste à trouver la porte qui s’ouvre sans bruit, en tournant une page d’histoire de l’Algérie ensanglantée sans Vérité ni Justice, afin de permettre à Y.C. une nostalgique des « fatma » de revivre l’Algérie de Camus à travers celle des trois peuples de Yasmina Khadra dans la tripartite d’Ouyahia : le futur gouverneur de la coalition avec le jumelage des patrons fce-medef et son compatriote Sidi Said pour cadrer le théâtre de « l’olympe des infortunes ». Et grâce au canal de communication qu’est l’Internet qualifié de « grande décharge publique de l’univers» par YK et que Benchicou a mis à la disposition des voix baillônées par le régime d’Alger, je dis aux « amis » de YK : Donnez-lui le prix Nobel des Services.

  28. Vous maîtrisez la technique des mots. Vous choisissez vos mots. Vous les habillez, les galonnez, les alignez et vous nous les envoyez comme à la parade. Mais la parade est juste spectaculaire et fait même, parfois, un peu peur. Vos mots, si bien ordonnés, atteignent mon cerveau avec force mais n’atteignent jamais mon cœur. Pour ce faire, vous devez devenir un intellectuel, un vrai. De ces intellectuels plien d’humilité, dont les œuvres, vous déchirent à la fois, le cœur et le cerveau.

  29. lorsqu’il est l’invite je suis un peu decue mais lorsqu’il ecrit j’aime a le lire,

    charlotte

  30. Bonjour!
    Quelle désillusion, moi qui ai lu tous les romans de Khadra, je découvre hélas un piètre orateur sur les plateaux de tele étrangères. Désolé Monsieur yasmina mais je ne lirais plus vos prochains écrits par principe cvar lorsqu’on ose s’attaquer à la mémoire d’un illustre écrivain comme "Camu", forcément on doit developper un complexe à son égard.Et frrancjement à vous entendre parler je doute vraiment du véritable auteur de vos livres. je vs demande aussi de grace d’arreter d’être imbu de votre "aura". Car vous n’egalerz jamais Fouroulou ou Dal Mouloud mamaeri et tous les autres grandes plumes qu’a enfanté ce pays. Sans rancune

  31. Nous ne sommes pas appelés à choisir entre les colons, mais etre libres en mettant en route notre symbolique. Quoique l’on soit doux ou sécs la culture ancestrale de cette terre est l’unique à etre mise au cachot. Se liberer est une affaire de points de reperts et parametre de référence civilisationnels, choisir entre ses colons on reste toujours esclaves.

  32. camus est plus algerien que ce yasmina khadra qui ne peut rien refuser a notre despote et imposteur de boutef et puis mr benchicou il vous a demander de ne plus le publier au matin alors que fait son commentaire sur ce site

  33. Salut a toutes et a tous. Vu sous cet angle, Camus n’est pas le seul prix Nobel Algerien, puisque il y a un autre, celui de physique 1997, Claude Cohen Tanouji, natif de COnstantine. Nous en avouns deux, bientot meme plus, who knows… Je le dis sans aucun sarcasme. Nous en sommes tout a fait capables meme si les conditions actuelles en Algerie engendrent exaxtement le contraire.

  34. Je suis d’avis avec yasmina khadra sur son analysejuste et précise sur Camus. Oui, Camus a tué l Arabe en pleine mer et il faisait chaud doù le personnage Meursault. C’est absurde oui, mais il avait la destinée de ses personnages en plume. Pour celui qui a choisi sa mère à la justice, quand on lit l incipit de lÉtranger, hier ma mère est morte ou aujourd hui, je ne sais pas. Quand on choisit sa mère, la moindre des Justices c est de savoir le jour de sa mort. Avec camus, nous avons assisté à la littérature algérienne d expression française et d impression coloniale. Cela dit, monsieur yasmina khadra votre analyse est franche, honnête et audacieuse. Vous avez dit tout haut ce que beaucoup de critiques pensaient tous seuls.

  35. j’ai lu les deux auteurs mais pas avec la même fièvre. Chacun agit sur moi à un degrés différent. camus ce grand auteur nécessite une relecture pour mieux saisir sa pensée. Quand yasmina Khadra lui reproche la phrase "Entre la justice et ma mère je choisis ma mère" est une phrase à laquelle chacun de nous va avoir recours quand les circonstances l’imposent. Je vous conseille vivement de lire ou de relire la peste", "les justes", "la chute" et d’autres pour comprendre et admirer un grand écrivain universel.

  36. Salut,
    Si j’ai à juger l’ecrevain Yasmina Khadra je dirai que l’ecrevain est grand et admirable !!
    NB: Ne jugé pas l’homme Si vous ne le connaisez pas !!!
    Arretez de rabisser l’Algerien(ne)!
    Merci

  37. asmina Khadra : "L’Arabe ne comptait pas à ses yeux"

    je me demande pourquoi ce retour de khadra au matin dz, puisque ce dernier a jurer de ne plus publier ces articles ni donner aucune nouvelles de l’auteur…et yasmina khadra a retirer son article du journal, , c’est juste hier ce pas loin ..a qui donne confiance…de la betise…

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