Anouar Benmalek déterre Melouza

L’auteur des Amants désunis ou de Ô Maria revient avec un thriller d’amour et de vengeance, Le Rapt. Une fiction où les héros ont à choisir entre le mal et le moindre mal, leur survie et celle de leur conscience.

El Watan : Dans votre dernier livre "Le Rapt", vous vous attaquez à un thème épineux: le massacre de Melouza. Pourtant, même si le thème est omniprésent, ce n'est pas le sujet principal. Vous invitez la guerre d'indépendance à se joindre à la présente. Y a-t-i un lien entre les deux ?

Anouar Benmalek : Levons d’abord une équivoque qui serait une ignominie. Loin de moi l’idée de rapprocher mécaniquement deux événements a priori si antagoniques. La guerre d’indépendance visait à libérer l’Algérie de l’indignité coloniale ; la guerre des terroristes s’inscrit, elle, dans l’idéologie exactement inverse, et son but déclaré est d’asservir le pays, ses institutions, sa culture et ses habitants à une vision du monde obscurantiste, considérant la démocratie comme une invention perverse et ne reculant pas devant l’assassinat de ceux qui osent remettre en cause les principes moyenâgeux de la théocratie islamiste.

Ceci dit, force est de reconnaître que, si le but de la guerre de libération était on ne peut plus noble, les moyens utilisés par le FLN pour s’imposer comme l’unique représentant du peuple en lutte contre la domination coloniale ont parfois été d’une extrême brutalité, ne reculant ni devant la torture ni devant l’assassinat d’Algériens souvent aussi patriotes que les plus engagés des combattants du Front. Dans certains cas, comme de celui de Melouza, cette violence peut être qualifiée sans excès de langage de véritable crime de guerre ! Le dire avec force n’est pas trahir les idéaux de liberté pour lesquels se sont battus les moudjahidines, bien au contraire ! Taire officiellement — et jusqu’à présent… — la vérité sur cet abominable massacre et sur d’autres épisodes aussi sanglants que les tueries d’étudiants montés au maquis lors de la bleuïte, c’est renforcer l’idée qu’en Algérie, la fin justifie absolument tous les moyens, dès lors que la fin est jugée « transcendante ».

C’est, en ce sens-là, qu’il y a pour moi une filiation entre certains comportements de la guerre de libération et la cruauté des groupes terroristes islamistes en Algérie : si, au nom de la libération du pays, le FLN a pu perpétrer un massacre de masse tel que celui de Melouza sans grands dommages pour son image et régner sur l’Algérie pendant aussi longtemps, se sont dit les terroristes algériens, pourquoi Bentalha, Raïs ou Ramka ne nous seraient-ils pas « pardonnés », puisque nous agissons au nom d’un idéal encore plus élevé, en l’occurrence la soumission à Dieu ? De toute façon, observent-ils cyniquement, si nous gagnons la guerre, tout le monde « oubliera » bon gré mal gré nos « débordements » et nous deviendrons des héros : Mohammedi Saïd, le responsable de la boucherie de Melouza, n’est-il pas considéré comme un modèle de bravoure par l’Algérie officielle !

El Watan : Il faudrait donc réécrire l’histoire officielle, laisser les historiens faire leur travail ?

A.B : Nous devons rompre cette terrible filiation : reconnaître les crimes commis par certains des nôtres durant la guerre de libération n’est pas remettre en cause le combat de nos parents, mais l’assainir : nous avons suffisamment de héros de la trempe de Ben Mhidi pour ne pas les mettre sur le même plan que les bouchers de Melouza !

Une autre exigence, aussi essentielle que la précédente, est le devoir de mémoire et de compassion envers les victimes de Melouza. Nous le devons d’ailleurs autant envers les suppliciés d’alors que de leurs descendants actuels.

El Watan : Comment avez-vous écrit ce livre ? Le cadre est étouffant, un appartement exigu dans une cité-dortoir, le manque de communication des protagonistes, le sang comme prix de la délivrance et des animaux pour nous rappeler notre humanité… L'Algérie serait prisonnière de son passé, renfermée sur elle-même, autiste.

A.B : L’Algérie est d’abord prisonnière du mensonge : mensonge de l’histoire, mensonge du présent qui tricotent allégrement, l’un aidant l’autre, les mensonges du futur. Reniant tout ce pour quoi elle s’est battue, une partie de la population de notre pays, de moins en moins minoritaire, se complait dans la haine de soi et dans l’amertume des perdants. Nous devenons petit à petit autistes — je reprends volontiers votre terme — face aux bouleversements du monde. Nous le savons tous, tant nous avons transformé, par notre lâcheté et notre acquiescement veule à tous les petits maîtres d’hier et d’aujourd’hui, un pays qui avait tous les atouts du monde et une certaine idée de l’honneur en une contrée étouffante où les valeurs de liberté se sont transformées en une recherche acharnée du plus grand conformisme social et religieux.. L’ambition de devenir un grand pays phare de la région, démocratique et libre, agissant sur les affaires du monde, s’est réduite en celle de se muer en une annexe docile, au moins sur le plan mental, de pays aussi peu réjouissants que l’Arabie saoudite pour certains, l’Afghanistan pour d’autres. Vous pensez qu’Abane Ramdane ou Ben Mhidi se sont battus pour ça ?

El Watan : L'histoire se déroule en Algérie mais le thème est universel. Quel est le prix de la rédemption, de la réminiscence ? Crime et châtiments ?

A.B : Effectivement, mon roman aurait pu se dérouler ailleurs. L’essentiel, à travers les personnages du Rapt, est de voir comment certains êtres humains qui ont pu « glisser » vers le pire, au point de croire qu’ils y sont à jamais condamnés, peuvent malgré tout aspirer à la rédemption. Je n’aime pas ce terme car il a une forte connotation religieuse, mais je n’en trouve pas d’autre : comment, par exemple, quelqu’un qui a participé à un massacre conserve malgré tout une chance, même infime, de se racheter ; comment un autre qui a été tortionnaire retrouvera, ne serait-ce qu’un moment, grâce aux yeux de l’enfant qu’il a été. Dans le livre, le prix de cette expiation est très élevé, mais certains des personnages acceptent de le payer. À un moment de leur vie, ils sont brusquement habités par un regret très fort : celui de ne pas correspondre au rêve de leur enfance — au fond le seul paradis dont nous ayons vraiment l’expérience. Pour échapper à cet insupportable regret et sous l’impulsion de circonstances extraordinaires, ils sont prêts à tout, même au sacrifice ultime. Pour reprendre votre allusion à Dostoïevski, Le Rapt pourrait avoir effectivement comme sous-titre : Crimes, châtiments et rédemptions.

El Watan : Un quotidien algérien avait appelé au boycott de votre livre Ô Maria. Avec celui-ci, vous risquez à nouveau de déclencher une grande polémique. Appréhendez-vous l'accueil de votre dernier livre ?

A.B : Je dirais d’abord que, dans nos pays, les écrits littéraires qui ne dérangent personne ne valent même pas le papier sur lesquels ils sont imprimés. Il y a peu de différence, en somme, entre écrivain et écrit vain… Je ne cherche pas la polémique pour la polémique, d’autant que, chez nous, elle est bien souvent synonyme de « danger physique », si vous voyez ce que je veux dire… Les thèmes que je traite dans mes livres m’habitent pendant longtemps, jusqu’à ce que je décide, le moment de maturation venu, de me colleter avec eux : mon histoire familiale, celle de l’Algérie, le Moyen Orient, l’Andalousie et l’histoire du monde musulman, et, maintenant, la guerre d’Algérie. Je n’oublie jamais cependant que si le hasard m’a fait Algérien, je suis d’abord et surtout un être humain, à la fois singulier et semblable à des milliards d’autres partageant un même étrange destin : celui de naître pour mourir…

Je me doute que des plumitifs d’obédiences diverses vont m’accuser de tous les maux. Je commence à en avoir l’habitude car l’insulte est facile en Algérie. J’espère seulement que le lecteur ordinaire, en particulier le lecteur algérien, se reconnaîtra dans cette peinture sans concessions que je fais de notre pays, peinture souvent terrible, parfois pleine de tendresse. Qu’il soit sûr cependant d’une chose : je n’ai servi, en écrivant ce roman, qu’une idée : celle, très haute, que je me fais de la littérature et de son corollaire le plus exigeant, la liberté.

El Watan : Vous avez réussi une première dans le monde de l'édition, être édité en même temps à Paris et à Alger…

A.B : Je suis très heureux que ce livre soit publié à la fois en Algérie et en France. J’aurais difficilement supporté que ce livre qui concerne aussi fortement l’Algérie n’y soit pas distribué en même temps qu’à l’étranger. De plus, cette édition en Algérie permet de faire sauter au moins un des verrous de la censure : le prix.

Entretien réalisé par Sarah Lou

48 réflexions au sujet de “Anouar Benmalek déterre Melouza”

  1. Merci cher annouar BENMALEK, j’ai beucoup appréciée vos reponses faites au journal ELWATAN, que je nous aimons, presque tous!j’ai un immense respect pour votre écritue, meme si je n’ai lu que "LES AMANTS DESUNIS", j’ai su tout de suite à quelle graine vous appartenez, un peu comme la mienne, a l’ombre de mes 65 annees, renuis dans mes souvenirs de ma belle ALGERIE, que je retrouve plus, que je reconnais plus, un grand manteau noir s’est abbattu sur DZAIRel aiziza. vous dites dans votre roman RAPT, ce que nombreux témoins occulaires gardent dans leurs mémoires, comme nous qui refussons d’oublier nos blessures et nos chagrins et la perte cruelle des meilleurs d’entres-nous, les lois scelerates et la loi du plus for, ne nous fait pas peur:non et non nous n’avons pas pardonner, nous oublierons jamais, comme ceux de melouza:j’espere que j’aurai le plaisir de lire MARIA et RAPT/merci d’etre ce que vous étes, un grand écrivain ALGERIEN.

  2. Je lis quoitidiennement le Matin numérique et c’est la première fois que je prends le plaisir d’adresser mes féliciations à notre écrivain qui, et c’est vérifiable facilement, n’écrit pas en vain. Bref, j’ai tout lu de vous Mr Benmalek, je dirai mieux j’ai relu beaucou de vous ( les amants désunis-OMaria/ sublime celui-là, et bien sûr je vais de ce pas chercher ton dernier livre car dire que "reconnaître les crimes commis par certains des nôtres durant la guerre de libération n’est pas remettre en cause le combat de nos parents, mais l’assainir : nous avons suffisamment de héros de la trempe de Ben Mhidi pour ne pas les mettre sur le même plan que les bouchers de Melouza !Franchement bravo, vous avez résumé en un mot "assainir" tout le programme anti-encanaillement et anti violence prédatrice. Merci Mr Benmalek, l’Algérie nous désespère mais il se trouve que grâce à des femmes et des hommes, de temps en temps, nous font espérer en un renouveau.

  3. un grand ecrivain bien de chez nous
    et avec nous les patriotes vos etes
    digne des yacine .dib.mimouni djaout et bien dautres.non seulement vous avez du talent mais aussi le courage de dire .de denoncer et de chercher les verites meme si elles font mal.merci

  4. C’est le droit de M. Benmalek de dénoncer ce qu’il appelle """les moyens utilisés par le FLN pour s’imposer comme l’unique représentant du peuple en lutte contre la domination coloniale ont parfois été d’une extrême brutalité…""". C’est son droit également de parler de crimes de guerre à propos de Melouza ou de la bleuite. Le seul problème, c’est qu’il n’effleure même pas la question ayant trait aux vrais crimes de guerre perpétrés par la France coloniale depuis les enfumades de la conquête, jusqu’aux massacres sauvages des centaines de milliers de civils dont les mechtas et les gourbis ont été purement et simplement rasés. Sans oublier la répression féroce de Mai 1945 qui s’est soldée en trois ou quatre jours, par plus de 60.000 morts algériens, assassinés par une armée française honteusement défaite quelques années plutôt par les troupes allemandes….

  5. Vos écrits, Mr Benmalek, ressemblent étrangement à certains écrits d’auteurs français que je ne nommerais pas ici.Vous prenez le train en marche.Affirmer que ce qui a été fait par les autres est mauvais au moment ou il fallait être présent sur les lieux pour donner de la voix et dire le vrai.Vous avez entamé un travail sur octobre 88 puis silence radio. de 88 à 2003, on a peu entendu ou lu vos écrits.Subitement, vous apparaissez pour évoquer Melouza et la decennie rouge en faisant porter le "chapeau" à ceux qui ont osé relever la tête. Vous ne ditês pas ce qui a déclenché les affres de Melouza.Vous ne dites pas un mot sur les conséquences sur le début de la Révolution si aucune réaction n’est organisée par le FLN, dont les militants étaient abattus à coup dehaches, lorsqu’ils se présentaient dans ce village.
    Tout comme vous rendez responsables les dirigeants du FIS (uniquement)-pourtant vainqueurs des seules elections libres- des trajédies vecues par les algériens.
    Bientôt un livre sur les malheurs des Harkis ?

  6. C’est un droit et surtout un devoir, pour les générations montantes de l’Algérie de dénoncer la grande majorité des équipes dirigeantes qui se sont succédées – et jusqu’à nos jours – au sein du même système politique, illégitime, incompétent et corrompu.– Mais en tant que moudjahid et ancien cadre supérieur ayant quitté l’Administration dès 1975 pour travailler à mon compte, je conteste aux écrivaillons supplétifs au service de l’étranger, de servir de porte-voix à leurs maîtres de France ou de Navarre, pour souiller la Révolution Algérienne, symbole de la plus grande et la plus célèbre des Guerres de Libération de tous les temps, contre le colonialisme.– Aucun mouvement révolutionnaire à travers toute l’Histoire, n’a été exempt d’erreurs et de bavures.

  7. je ne comprend pas ce jeune ecrivain qui n’a meme pas essayer de citer ou critiquer des faits historiques rapportes par Yves Courriere (devenu algerien, ne l’oublions pas)et qui vit encore a alger, s’il n’est pas dcd;et d’autres historiens qu’il aurait dû consulter.Hors du contexte de la lutte ce jeune se permet de juger à partir de ses faibles connaissances des jeunes qui ont péri pour que lui vive.Quelle honte a-t-il de parler de la famille Belounis qui guerroyait dans sa région de Melouza avec le grade français contre la wilaya 3.Je dis à ce matamore écrivaillon que ce sont les femmes d’alger et les Hommes forts et cultives algeriens épris de leur pays qui ont sauve l’algerie au temps de melouza ou en 1991.J’invite les algeriens à ne pas croire des romanciers qui ne cherchent que l’argent et use de leur semblant de notorieté pour accroitre le faux, et le faux il y’en a assez, c’est facile il le fait comme le faisait l’officier du renseignement un certain Léger, je crois.salut les benhadj ont tendances à avoir la peau dure, je parle de Kobus entre autres.

  8. L’amalgame guette le roman construit sur un fait historique .
    Soixante dix aprés le pacte Ribbentrop Molotov, le débat n’est pas clos .
    Chiche Monsieur Ismaïl faites un inventaire sans concession.Nous voulons des faits et rien d’autre .

  9. Non monsieur Benmalek, vous vous trompez lourdement en considérant que le FLN avait des visées démocratiques contrairement au FIS, non c’est une grave erreur ! Les crimes du FLN ne se limitaient pas à Méllouza même si ce dernier a été porté par la voix du colonisateur dans la guerre de communication qui opposait ce dernier au FLN. Le plus grand crime du FLN est le massacre de plus de 100 000 harkis désarmés et d’une manière absolument barbare pendant l’été 62 et ce après le soir du 18 mars ( après les accords d’Evian du « 19 mars » ) 1962 on en parle beaucoup moins du moment que l’état colonial avait, lui aussi, une lourde responsabilité dans cette affaire.
    Le FLN n’a jamais été une organisation démocratique : 10 000 partisans méssalistes ont été assassiné par cette organisation en France, le nombre de victimes civiles assassinées par le FLN dépassent et de loin celui de toutes les autres victimes, On ne doit pas oublier que le FLN-ALN avait imposé à toute nouvelle recrue de tuer d’abord une personne quelconque afin de se mettre dans une situation de « recherché pour crime » et ne plus pouvoir se rendre, ces « valeureux » combattants, choisissaient dans leur écrasante majorité, des petites gens de leur village qui n’ont personne pour les protéger. Quand on sait que les victimes civiles, en général algériennes de souche, représentent plus de 80 % du total des victimes, on peut faire une estimation …. Des centaines de milliers de victimes dont l’écrasante majorité, leur bourreau est le FLN. Le FLN ressemblait au GIA, Ce dernier a adopté exactement les mêmes méthodes à quelques exceptions près : le GIA s’il mutilait ses victimes, n’allait pas jusqu’à accrocher des poids de 5 kilo-grammes au nez pendant des semaines, mieux si le GIA, comme le faisait le FLN s’est organisé pour satisfaire ( en femmes ) le repos du combattant ( pseudo combattante ou infirmière … pour le FLN et zawadj de jouissance pour le GIA ) il ( le GIA ) n’a jamais mutilé des victime à la façon du FLN : On a tout vu avec Zitouni et Zwabri, du déjà vu avec le FLN sauf que ce dernier ( le FLN ) avait une spécialité : couper le sexe de la victime et le lui mettre dans la bouche et exposer ainsi la tête au centre du village. Des dizaines de milliers de harkis, par exemple ont subi ce terrible traitement et ce, après le cessez le feu ce n’est même pas un crime de guerre mais un crime contre l’humanité voire un génocide du moment que cela avait visé à éliminer totalement, un groupe de personnes. Le pire dans toute cette histoire c’est que la majorité de ces harkis assassinés qui avaient choisi de rester en Algérie puisque les accord d’Evian, en principe, les protégeaient, et bien ils collaboraient en sous mains avec le FLN et le pire ……….leur bourreaux dans leurs écrasante majorité étaient des « marsiens » qui venaient de rejoindre, à la dernière minute le maquis … normal ils étaient à la recherche de légitimité mais …. Le FLN et l’Algérie étatique n’a jamais jugé un seul de ces génocidaires criminels pour leur crime pire il en a fait des héros en revanche il a continué à stigmatiser les harkis dont certains n’ont pas le droit, 60 ans après, d’aller se recueillir sur la tombe de leur proche en Algérie. Pour ceux qui viendront me répondre avec les habituelles vociférations genre : harkis traîtres, et patati et patata .. ; ou pire des insultes … je ne lirais même pas leur propos. Le harkis pendant la guerre d’Algérie s’est en général retrouver entre deux feux : celui du colonialisme brutal et injuste ( le choléra ) et celui du FLN tyrannique ( la peste ) comme avec le FIS et le pouvoir Algérien en passant du FLN et bien il ont choisi le moindre mal.

  10. Anouar Benmalek ne s’érige nullement en historien tel que certains le pensent; il jette juste le doute sur certains faits de l’histoire de la Guerre de Libération afin de rechercher la vérité!! Autrement dit : Toute guerre a ses gloires mais aussi ses injustices!

  11. Je dirais mieux, aucune révolution au monde ne s’est retournée contre son peuple que la révolution Algérienne. Je ne suis pas fier de notre révolution car elle a pris les braves et les têtes elle nous a laissé entre les mains des voyous. Le reste vous le savez, l’armée des frontières a infiltré tous les pans de la société, la peur, la lâcheté et les avantages ont fait le reste.

  12. Avant de se lancer dans l’écriture de l’Histoire, je pense qu’on doit effectuer des recherches minutieuses !!! Le massacre perpétré par le FLN en mai 1957 a eu lieu à Beni Yelmane, village pro-Messalistes (MNA) et anti-FLN ; et non au village de Melouza, géographiquement proche, mais qui était pour le FLN-ALN et l’unité face l’ennemie colonialiste.
    Selon les témoignages vidéo (INA), oraux et écrits (Rapport de la commission d’enquête du FLN concernant cette affaire –SHAT, et témoignages) la tuerie est perpétrée, fin Mai 1957, par une section de l’ALN (Armée de Libération Nationale) commandée par le lieutenant Abelkader Sahnouni, dit El Bariki (chef de région) qui a pris la décision seul de tuer tous les hommes de Beni Yelmane en âge de porter les armes.
    Le lieutenant el Bariki a agit sous la pression engendrée par le comportement antirévolutionnaire des villageois et par sa propre hiérarchie.

    En effet, le village de Beni Yelmane, situé dans la zone sud de la Wilaya 3 et frontalière de la Wilaya 6, versait une cotisation (impôt de guerre) au MNA, et non au FLN. De plus, à chaque fois, un membre de l’ALN est tué quand il passe par ce village pour demander de l’aide ou à manger.
    Par ailleurs, le Chef de la Wilaya, le Colonel Mohammedi Saïd, a eu échos de ces agissements par l’intermédiaire de plusieurs sources, parmi elles, le Commandant Abderrahmane Mira qui commandait la wilaya 6 voisine par intérim, depuis l’assassinat d’Ali Melah, premier chef de la wilaya 6, tué par ce même MNA. Le commandant Mira s’est également plaint auprès du Capitaine Arab, chef de la Zone sud de la wilaya 3, du laxisme qui règne au-delà des frontières Nord de sa wilaya 6, où les Messalistes, chassés par ses hommes, trouvent refuge près de Béni Yelmane, avant de se réarmer et de relancer des attaques contre ses troupes déjà malmenées par le climat arides du Sahara.
    Conclusion, le Colonel Mohammedi Saïd (chef de la Wilaya) ordonne au Capitaine Arab (chef de Zone) de s’enquérir de la situation et d’arrêter le désastre et lui aurait dit textuellement : « il faut éliminer la vermine ». Le Capitaine à son tour ordonne au Lieutenant El Bariki (chef de Région) de rétablir l’ordre. La suite, on la connait !! El Bariki se présente au village afin de s’informer lui même de la situation et il a été accueilli par des tirs. Il encercle le village, et décide alors d’en découdre. Il a ordonné de tuer les hommes en âge de porter les armes, et d’épargner les femmes, les enfants et les vieux (Dans le document visuel de l’INA, on ne voit que des hommes abattus).

    Qui est chef de cette décision ? Mohammedi Saïd ? Capitaine Arab ? Abdelkader el Bariki ?
    Qu’elle soit bonne ou mauvaise, cette décision est celle du Front. Militairement, on comprend peut être que El Bariki n’a pas eu d’autres alternatives. Humainement cet événement est certes un massacre dur à voir, mais il ne faut pas oublier que les combattants du MNA et leur Chef militaire, le Général Belounis, ont pactisé par la suite avec le colonialisme. Aussi, il ne faut occulter le contexte historique de l’époque, car ce drame se déroule dans une guerre de libération, une guerre révolutionnaire, menée par le seul FLN, qui regroupe en son sein plusieurs groupes nationalistes politiques et culturels, et en parallèle, il y a la guerre fratricide que le FLN mène contre les aventuriers du MNA pour le leadership de la révolution… et toute révolution engendre des dommages collatéraux : on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

    Enfin, on doit reconnaitre que ce massacre porte un préjudice énorme au combat libérateur et à la cause nationale défendue par la diplomatie du FLN à l’étranger et à l’ONU.
    Pour info : (1) En représailles, l’armée française a bombardé par l’aviation et par l’artillerie, le glorieux village de Melouza, acquis au FLN. (2) La presse coloniale de l’époque accusait à tors le Colonel Amirouche, Commandant lors des faits, d’être l’auteur de cet événement, alors qu’il était en mission en Tunisie. (3) Ne pas se précipiter dans la critique, il y a une différence primordiale entre le FLN historique 1954-1962 et le parti du FLN d’aujourd’hui qui a hérité du premier que le nom. (4) Après la mort de Bellounis, certains Messalistes ont finalement retrouvé la raison et ont rejoint le FLN pour combattre le véritable ennemi qui est le colonialisme. D’autres, des masochistes, ont brillé dans la traitrise et ont rejoint l’armée française pour devenir des supplétifs, des Harkis.

    Amine MIRA : [email protected]

  13. Monsieur Benmalek vous avez tout faux ! Désolé de vous le dire de façon aussi crue car la vérité est tout autre. Melouza est un cas différent. Les notables de ce village, selon Mohammedi Saïd en personne, ont bel et bien été avertis DEUX fois par les combattants frontistes de ne plus faire acte d’allégeance à la France !!! ILS ONT REFUSE… C’était leur choix et ils ont assumé. Alors, parler de  »crime de guerre !? », je ne vois sincèrement pas ou vous voulez en venir ? Que faites-vous des vrais crimes de guerre commis par la France : tel que les enfumades, les bombardements au napalm en Kabylie durant les opérations JUMELLES et PIERRES PRECIEUSES ou la bombe atomique à Reggane etc… deux millions de personnes déplacées, des millions de victimes (blessées, estropiées…), des villages entièrement rasés en Kabylie, dans les Auress et l’Ouarsenis et j’en passe ! Qui a commis de crimes de guerres ? La France et ses soldats ou nos combattants qui combattaient meme les harkis ??? Sincèrement, je n’arrive pas à vous comprendre… Mais de là ou vous etes, je pourrais vous  »comprendre »…

  14. Certains pensent que parce qu’ils sont anciens moudjahed, l’Algérie leur appartient. Quelle misère. Les nobles et le raboudj. J’ai pas besoin de rappeler tout le trafic à grande échelle que tout le monde sait sur les faux moudjahidines présents jusque dans l’APN. Admettons qu’il n’existe aucun faux moudjahed, qu’ils sont tous d’authentiques résistants, de vrais patriotes, qu’ils ont tout donné pour l’indépendance. Et alors, ça veut dire quoi, les autres, ceux qui ne sont pas des anciens moudjahed, même si ils n’ont pas voulus rejoindre le FLN, on les met dans l’ancien deuxième collège. Les anciens moudjahidines ont fait la guerre pour libérer l’Algérie ou bien pour prendre la place de borgeaud. Et ben ouais, ça fait rire quand même de voir des gens qui se disent ancien moudjahed, s’ériger en chef de tribu et exiger qui doit penser et qui ne doit pas penser. Arrêtez votre cinéma, le pays est détruit à jamais et vous osez chanter moudjahed pour continuer de séquestrer la liberté de penser. L’Algérie ne vous appartient pas, les Algériens se battent pour la liberté depuis 2000 ans, alors lâchez nous la grappe.

  15. Etrange, il a été possible de mettre un mon sur Melouza, Mohammedi Saïd et pas seul sur Bentalha, Raïs ou Ramka.

  16. Monsieur Azizoulou vous n’avez rien compris à l’interwiew de Monsieur Benmalek
    Relisez le et secouez un peu votre cervelle pour évacuer les relents de la propagande FLN qui a confisqué et falsifié l’histoire de la guerre de libération Les méthodes utilisées par le FLN pour mobiliser le peuple à leur juste cause sont indignes et passibles de crime de guerre Je ne défends pas l’armée coloniale qui est aussi exécrable et qui a bafouillé l’honneur de l’armée Française L’honneur et le courage revient aux forces politiques françaises de tout bord de la gauche à la droite et même des militaires de haut rang qui ont dénoncé publiquement les massacres des populations algériennes désarmées Quant à nos nos moudjaheds c’est la chape de plomb sur leurs exactions Le peu d’algériens qui ont eu le courage de dénoncer les dérives du FLN se sont retrouvés dans les geôles d’Alger Beaucoup d’algériens ont pris les armes contre le FLN qui les a terrorisés méprisés déshonorés en les réveillant en pleine nuit pour faire des sabotages Ces moudjaheds profitaient de cet instant pour occuper la literie bien chaude Je ne vais pas évoquer tous les réglements de compte La guerre d’algérie était pour certaine famille un pretexte pour laver leur honneur Il faut que notre histoire soit réécrite par les historiens algériens et français et reconnaître qu’il n’ ya pas de guerre propre

  17. bonjourm

    Juste pour dire bravo a Benmalek qui donne un coup dans la fourmillere du FLN et les bandes de voyous qui ont fait main basse sur l’organisation et se sont renforces depuis. Il est etrange que certains defenseurs du FLN comme mira… ne reagisse qu’apres coup comme l’animal qui est blesse. Quand au retablissement de l’histoire qu’il tente, cele participe de la volonte de noyer le poission et occulter le caratere barbare du FLN deja d’avant 62. Seule la continuite peut expliquer ce qui se passe aujourd’hui. Repetons encore: Qui a tue ABBANE!!!Le FLN serait aussi un FRONT multiculturel, je pense Mr mira veut nous faire rire. Allons rions un grand coup er saluer le caractere democratique du FLN. !!!!
    Mouloud

  18. Bonjour! Anouar Benmalek est-il un romancier ou un historien? S’il veut jouer à l’historien, il doit rapporter les faits et les causes qui les ont engendrés. Or, monsieur Benmalek s’est contenté uniquement de la version coloniale sans se poser des questions. Je condamne le massacre de Melouza, mais aussi vous devrez condamné le traquenard dans lequel est tombé l’armée de l’ALN (wilaya 3) quelques jours avant dans le même village. Amirouche, Mira et leurs compagnons ont mené une guerre saine et totale contre l’ennemi colonial. Ils ont tout perdu durant cette guerre atroce pour que les autres puissent cueillir le fruit. Au lieu de les critiquer, sois reconnaissant et rends-leur l’hommage qu’ils doivent mériter. Décidemment, la culture de l’oubli enclenchée par le groupe d’Oujda a de beaux jours devant elle.

  19. En lisant bien entre les lignes, j’ai remarqué une certaine haine de Benmalek contre les glorieux martyrs de la wilaya 3. Selon lui, ces Moudjahidines n’ont rien à voir avec Benmehidi. Quelle aberration! Je tiens à signaler à monsieur Benmalek que le combat du FLN/ALN est national et tout régionalisme a été combattu. Eux, ils avaient beaucoup d’avance par rapport à la majorité actuelle qui cultive le régionalisme. Sinon, comment expliquer que Ladjel Ladjoul, avec tout le mal qu’il a fait, a vécu impuni dans l’ALgérie indépendante.

  20. j ai fait que relater l’Histoire, Monsieur Mouloud… le FLN a libéré le pays (FLN 1954 1962), il a fait du bien et malheureusement qq fois du mal (La Terreur est une étape à laquelle on peut pas échapper pendant une révolution), mais le but principal était de libérer le pays du joug colonial …ce qui a suivit après, c’est une autre Histoire.

    Et quand je dis que le FLN a rassemblé en son sein plusieurs tendances politiques et culturelles, je ne fais là aussi que relater l’Histoire (revisitez votre Histoire Monsieur Mouloud). Le FLN est un front qui a rassemblé autour de lui l’UDMA, les Olémas, UGTA, UGEMA….c’est de ce dernier par exemple que je parlais quand je disais union culutrelle !

    Continuez à rire, vous avez raison…continuez à faire l’amalgame entre le FLN historique et le FLN d’aujourd’hui, Faite honneur au harkis, telle est votre façon de remercier nos martyrs !
    Mais bon, vous faites peut etre partie de ceux qui auraient préféré vivre humiliés et soumis aux colonialistes ….
    On ne peut pas nier que le FLN a arraché l’indépendance du pays, avec l’aide du partie du peuple ! Après ce qui a suivie, c’est une autre histoire …
    Oui je justifie la Terreur et l’épuration des harkis après la guerre, car ce sont deux étapes naturelles qu’on ne peut pas contrôler !

    Concernant Abane Ramdane, personne ne peut nier que c’était un grand martyr, mort pour son pays et ses idées !! mais lui aussi étaient du FLN et ceux qui l’ont tué sont aussi du FLN. La jalousie est humaine, mais ce crime est imputé à ses assassins et non au FLN !

  21. Monsieur Iflisse, pareillement pour vous. Vous n’avez absolument rien compris à ce que véhicule comme idée dangereuse cet interview de Monsieur Benmalek digne d’un révisionniste de bas étage, sur les évènements de l’Histoire de notre propre pays. Ne vous en faites, si j’ai décidé de quitter le pays c’est justement pour éviter que ma cervelle ne soit formatée comme la votre par qui vous savez. Je préferre être là où je suis pour  »secouer » ma cervelle que plutot être là où vous êtes et où votre cervelle et votre personnalités sont complètement destructurées, dieu merci ! Ceci étant dit, et pour ne point rentrer dans une discussion stérile, je vous dirais tout simplement que certains  »écri…vains » étant de l’autre côté de la mer dite terrannée se sentent redevables pour on ne sait quelle raison vis à vis de leurs éditeurs en se mettant à insulter leur propre Histoire comme pour se faire accepter par leur  »publishers ». Non monsieur ! On ne peut pas et on ne doit pas, pour faire plaisir à ses anciens maitres, agir de la sorte. Je n’ai absolument jamais dit que j’étais absolument d’accord avec TOUT ce qu’a fait le FLN historique comme je le suis moins avec le FLN d’aujourd’hui ou du moins ce qu’il en reste… j’entends par là, les barbefelènes. Que nenni ! Il faut que vous sachez qu’une guerre n’est JAMAIS  »propre » et vous le savez pertinemment que l’on ne fait pas une guerre sans casser des oeufs ! Au demeurant, vous l’admettez vous même en terminant votre écrit par  »…et reconnaitre qu’il n’y a pas de guerre propre ». Dés lors, il faut savoir ce que vous voulez exactement car à vous lire on relève beaucoup de contradictions. Vouloir salir sa propre Histoire pour faire  »bien » aux yeux de mes éditeurs et d’une certaine frange d’une  »intelligentia » française prête à en découdre à la moindre occasion avec l’Algérie et sa glorieuse Révolution en lui portant atteinte par des plumitifs de service est une insulte et un crime à l’encontre de la mémoire de nos glorieux chouhadas, ne vous en déplaise !!! Oui, tout le monde en Algérie sait pertinnement que l’actuel fln n’est qu’un ramassis d’un tas d’ordures qui puent sur le corps du pauvre et brave peuple ALGERIEN ! Certains, essayent ou s’essayent à vouloir complexer le peuple Algérien sur sa propre Histoire et sur l’une des plus grande Révolution contemporaine à nule autre pareille pour l’amnésier définitivement comme cela a été fait pour son Histoire plusieurs fois centenaire, celle des AGUELIDS BERBERS… En fait, pour que l’on n’ait plus de repères historiques afin de mieux nous acculturer et nous dépersonnaliser de façon radicale !!! C’est ce qui est en train de se faire ici et là et partout ailleurs… Afin que l’on ait plus d’Histoire NOTRE HISTOIRE !!! Alors à votre cher monsieur IFLISSE, réveillez-vous…

  22. Bonjour,

    je ne souhaite pas polemiquer mais juste clarifier mon point: Tout amalgame doit etre banni: Les martyrs mort avant 62 ont accompli leur devoir et gloire a eux. mais le FLN et la direction de cemouvement qui oublie souvent que l’independance a ete le fruit du sacrifice et des contributions de plusieurs categories: UDMA, PCA, UGEMA, FRANCais comme Jeanson et d’autres Sartre… Toutes ces categories ont ete balayes en 62 et le Front est devenu, a toujours ete, parti unique entre les mains de VOYOUS qui dirigent toujours ou beneficient de provileges que vous connaissez. L’independance etait une FIN qui justifiat TOUS les moyens. Pour vous les massacres perpetres par le FLN etaient des bavures ou des effets collateraux: cela donne froid au dos: Effectivement la FIN a justifie TOUS les moyens. La guerre d’independance en algerie n’etait pas un modele alors revenez sur terre et mettez vous en question au lieu de sacraliser un FLN qui a ete une malediction plus qu’une benediction pour ce pays, si Ferhat abbas comme Bourguba ou Md 5, on serait pas aujourd, hui humilie par la bande de voyous que vous defendez et qui a definitivement fait main basse sur ce pays. Dormez serein et justifier les crimes en sacralisant les bourreaux comme les islamisants ont sacralise la barbarie contre le peuple. Machiavel peut dormir tranquille: le FLN a innover sa theorie… au 21 e siecle. Affligeant spectacle donne par les esprits serviles et vils de plus en plus nombreux

    mouloud

  23. Révisioniste, hizb frança et j’en passe … c’est la même litanie que nous entendons depuis 1962 Je crois qu’elle a réussi à vous endormir n’est ce pas Monsieur Azizoulou Monsieur Benmalek ne fait que revisiter notre histoire en apportant sa modeste contribution à l’assainissement de notre patrimoine historique Personne ne peut nier le courage et la lutte de nos ancêtres berbéres d’hier ou d’aujourd’hui Faites vous partie Monsieur Azizoulou des gens qui glorifient la victoire de l’envahisseur sidi okba sur notre peuple ? Je vous laisse méditer sur cette page noire de notre histoire Voyez vous je ne suis pas formaté par l’école algérienne

  24. Une fois de plus. un réel plaisir à lire cet auteur de talent.

    Le sujet mérite qu’on y regarde de plus près sans jeter l’anathème.

    Ce n’est pas parce que le colon a perpetré les crimes les plus abominables qu’il faut se taire sur ceux perpetérés par le FLN sur ses frères d’armes. Ca serait se trahir et se voiler la face. L’Algérie s’honnore lorsqu’elle jete un regard lucide sur elle même.

    Et puis il faut se détendre un peu. Il s’agit d’un roman qui appelle à la reflexion sur nous même. Il ne détient pas la vérité.

  25. J’invite les internautes à aller sur youtube et rechercher des vidéos en tapant juste un mot « melouza ». Vous aurez l’occasion de découvrir des interviews inédites de Krim Belkacem, Khider, Kaid Ahmed, le colonnel Ouhadj, le colonnel Chaabani…. et de tant d’autres assassinés pour la plupart par le système en place après 62 c’est-à-dire le régime actuel. Déjà bien avant l’indépendance, nos valeureux combattants nous mettaient en garde contre une mainmise sur l’Algerie des spoliateurs de la révolution algérienne avec bien sur la complicité des français. Le système hérite et complice de la France a fait de la falsification de notre histoire son cheval de bataille en nous imposant une identité dès le départ en usant pour cela d’une arme redoutable et sanguinaire : l’islamo baathisme. Bouteflika qui a bizzarement survécu à tous les putschs et assassinats politiques a fait appel cette fois à Anouar Benmalek pour nous pondre un article historique sur melouza, ce qui n’est pas de son ressort lui qui est écrivain. L’histoire de l’Algerie, de la guerre d’Algerie, de toutes les guerres d’Algerie ne sont pas connus car tout a été fait pour que les algeriens croient que l’Algerie est un pays arabe « d’origine ». Rappelez vous le martellement de Ben Bella au lendemain de l’independance 3 fois ; nous sommes des arabes. Malgré les assassinats des figures emblématiques de la révolution algérienne, l’hisoire de l’Algerie et du FLN ( Front de Liberation National) et du nouvel FLN (Frac Lakhar Naklouh) existe et finira par être réécrite avec toutes ses vérités. Alors de grâce, monsieur Benmalek, trouvez autre chose si vous voulez faire du pied à Bouteflika, vous qui êtes écrivain contentez vous d’écrire de beaux romans si vous voulez mais laissez l’écriture de l’hisoire à des spécialistes tels que Benjamin Stora et Mohamed Harbi et ne jouez pas ce jeu dangereux qu’est la falsification de l’histoire.

  26. Concernant Abane Ramdane, personne ne peut nier que c’était un grand martyr, mort pour son pays et ses idées !! mais lui aussi était du FLN et ceux qui l’ont tué sont aussi du FLN. La jalousie est humaine, mais ce crime est imputé à ses assassins et non au FLN ! Mr Amine Mira, il y’a dans cette phrase qui est de vous, une logique que vous ne pouvez quand même pas renier. Vous reconnaissez que les assassins d’Abane ont appartenu au FLN mais le crime n’est pas imputable au FLN. En d’autres termes, les assassins d’Abane sont FLN mais ils ne sont pas le FLN. Nuance de taille au quelle j’adhère d’ailleurs. En d’autres termes encore, le FLN renfermait d’autres militants qui n’auraient jamais été capables de commettre ce crime abominable, et qui l’ont pourquoi pas pour beaucoup d’autres, carrément condamné. Comme vous pouvez le voir, je parle au conditionnel passé. C’est à dire qu’il s’est peut être aussi passé des choses liées à ce crime que personne ne saura jamais. Donc, pour continuer à raisonner selon votre logique, on peut déduire de votre assertion que le FLN n’était pas homogène. Je ne parle pas des tendances politico-culturelles que vous avez citées. Mais des tendances idéologiques rivales que le congrés de la Soummam a fait précipiter sur l’arène et dont Abane a été non pas la première victime, mais la victime impossible de camoufler. Tout le monde sait que la raison d’être du FLN, c’était de libérer le pays et non pas de s’entretuer. C’est dans ce sens que vous avez déclaré que les assassins d’Abane ne sont pas le FLN. Mais, personne ne peut nier que le FLN (malgré sa noble mission) a renfermé des assassins. Et personne donc, a moins d’être de mauvaise foi, ne peut nier que c’est le FLN dont la mission était l’indépendance du pays qui a éliminé Abane. Si on devait faire une comparaison entre l’indépendance nationale, mission première du FLN et l’assassinat d’Abane, commandité par des hommes de ce même FLN, on peut dire que le but de l’indépendance a été atteint au prix de tous les sacrifices que l’on sait ainsi que de nombreuses erreurs de parcours. Mais pourquoi donc, officiellement, l’état algérien n’a jamais reconnu qu’Abane a été assassiné par le FLN. Oui, pourquoi le pouvoir ne peut pas ou ne veut pas reconnaître qu’Abane est un martyr tué par des membres du FLN. C’est dans l’impuissance et dans l’incapacité de l’Algérie officielle de reconnaître dans les manuels scolaires des ‘’erreurs’’ comme l’assassinat d’Abane, que réside notre blocage, 50 ans après les faits, de reconnaître qu’il s’est passé à Melouza, un crime contre l’humanité.

  27. ce n’est pas à Melouza, encore une fois, arretez de dire Massacre de Melouza, Melouza était un village aquis au FLN, les faits auxquels vous faites référence, se sont passés à Beni Yelmane …..lisez mon premier commentaire. Merci

  28. Monsieur Mira, pour ce qui me concerne, j’ai très bien compris et retenu que ce n’est pas à Melouza mais à Beni Yelman qu’a eu lieu le massacre. Vous voyez, en écrivant le mot massacre, j’ai été pendant quelques secondes gagné par l’hésitation. Massacre, crime ou bien tuerie. Quelqu’un d’autre aurait dit la traîtrise, la trahison ou bien l’honneur bafoué, pourquoi pas le pêché. C’est selon. J’ai tenté d’écrire Beni Yelman comme vous l’aviez bien souligné mais je n’ai pas réussi. Je pense que tant qu’il n’y aura pas d’initiatives officielles, au plus haut niveau pour rétablir la vérité sur cette confusion, les gens vont continuer de parler de Melouza. C’est pareil pour Abane, tant que l’assassinat n’est pas dénoncé au plus haut niveau officiel, des Ali Kafi et des Ben bella vont continuer de l’accuser publiquement et sans aucune gêne de traître. Mais quel lien, dites moi entre les victimes de ‘’Beni Yelman’’ que tout le monde sait avoir été des Messalistes traîtres et le grand, peut être le plus grand patriote Abane Ramdane. Quel lien y’a-t-il entre les traîtres de Beni Yelmane et les 2 jeunes (une jeune fille et son cousin) qui ont passé un jour à la prison d’el harrach (libérés grâce à des connaissances haut placées) parce que des policiers en civil les ont surpris en train de ‘’manger’’ le ramadan dans un parc à Ben aknoun. (Information rapportée par le journal el watan dans l’édition d’aujourd’hui). Répondez moi Mr Mira, quel lien y’a-t-il entre le ramadan et les traîtres de la guerre de libération.

  29. Le "Rapt" rentre dans le genre appelé "roman historique". C’est un autre style d’écriture littéraire qui, en rapportant un ou des faits historiques réels, tente de combler, en puisant cette fois-ci dans l’imaginaire, d’autres faits secondaires ou des détails que l’histoire ne mentionnent pas et ce, dans le but de donner à cet événement historique réel une ou des explications vraisemblables des raisons qui l’ont motivées. "Rapt" traite donc d’un fait réel que l’auteur tente d’extirper à l’incohérence, à l’isolement historique, à l’oubli et, en somme, à son occultation, car très important à ses yeux, et sa disparition mais que le narrateur reconstruit, réhabilite par la récolte de certaines vérités qu’il puise dans son imaginaire personnel. "Rapt" est une fiction littéraire au service de l’Histoire. C’est donc une oeuvre à grande partie subjective, incomparable au traitement Objectif de l’événement. "Rapt" est, à mes yeux, d’une grande importance dans la mesure où il nous rappelle des risques politiques et idéologiques des interprétations personnelles de faits historiques dans lesquelles se noie encore davantage la Vérité! A quand donc l’écriture objective de notre Histoire commune menée pleinement et consciencieusement par les seuls spécialistes de la question? Pour le moment, je m’évaderai dans les péripéties fictives, néanmoins vraisemblables de cette œuvre magistrale malgré sa prétention « substitutive » à la véritable Histoire de Melouza!

  30. Ce n’est point une litanie, Monsieur Iflisse, mais la pure vérité quand on constatant de visu le drame á ciel ouvert qui se déroule, aujourd’hui, en Algérie. C’est un fait incontestable que nul ne peut ignorer. Concernant Melouza ou Beni Yelmane, ce dernier village était un village traitre ! Et la REVOLUTION avait ses propres exigences… A titre d’exemple, sur ce sujet, et si vous vous donnez la peine de relir vos classiques d’histoire, vous verrez que durant la révolution francaise, et donc en europe, il y eut ce que les historiens appellent  »LA PERIODE DE LA TERREUR ! » Oú la machine de sieur GUILLOTIN fonctionnait sans discontinuer nuit et jour en coupant les tetes des révolutionnaires mais également celles des dignitaires et meme la tete du roi Louis XVI n’y a pas échappé ainsi que celle de la belle Marie Antoinette… Alors, c’est vous dire ! De meme, si nous considérons les périodes post-révolutionnaires, c’est á dire celles, entre autres, les assassinats des leaders politiques. Rappelez-vous, si vous avez bonne souvenance. Staline avait envoyé un tueur jusqu’á Mexico-City (Mexique) pour assassiner Trotsky, l’idéologue de la révolution bolchévique ! DE GAULE lui-meme… le grand Charles en personne avait assassiné l’amiral d’Arlan á Alger !!! Attention, il ne faut pas croire que je suis en train de justifier ou de  »glorifier » les assassinats politiques comme le pouvoir l’a fait contre CHAABANI, KHIDER, KRIM BELKACEM, KHEMISTI et beaucoup d’autres fréres de combat, de vrais nationalistes… CEUX DE LA PREMIERE HEURE !!! LES VRAIS DE VRAIS !! Comme KRIM BELKACEM, par exemple, qui était déjá au maquis dés 1944, pour combattre la france et ses suppots : aghas, bachagas et autres supplétifs qui avaient rallié toutes leurs populations contre la REVOLUTION ALGERIENNE dirigée par le FLN HISTORIQUE !!! Mais la REVOLUTION, cher Monsieur IFLISSE a ses propres exigences et ses propres contraintes. La REVOLUTION, vous savez, est comme un Hydre : ELLE DEVORE SES ENFANTS, BONS OU MAUVAIS !!! Et á l’époque, elle devait sévir contre ces villages traitres ! QUI N’EST PAS AVEC NOUS EST CONTRE NOUS… Et par conséquent : CE N’EST PAS UN CRIME DE GUERRE !!! Le Cardinal RICHELIEU avait dit, un jour, durant le siége de la Rochelle par les Anglais á propos des ferrets de la Reine qu’il devait récupérer/ramener d’Angleterre  »MESSIEURS, SACHEZ UNE CHOSE. QUAND LA RAISON DE L’ETAT COMMENCE, TOUS LES MOYENS SONT BONS !!! ». Alors Monsieur IFLISSE, á bon entendeur… Quand la france a dynamité la maison oú se trouvaient petit OMAR, notre glorieuse HASSIBA et Ali la Pointe, elle ne s’est nullement embarrassée ou encombrée de fausse morale ni fausse pudeur… A moins que vous ne considérez ces glorieux MARTYRS de grands sanguinaires terroristes et les soldats francais de  »pacificateurs » auquel cas, je vous laisse á vos cogitations !!! Tant il est vrai que COGITO ERGO SUM…

  31. la revolution a ses exigences quelle recette magique utilisé depuis la nuit des temps par les forces des tenebres.eh oui l’assasinat de krim belkacem de chaabani de mecili et de tous ces ames algeriennes qui ont donner leurs sueurs et leurs sang pour la revolution c’etait une exigence de la revolution comme le fis qui lui aussi avait des exigences pour tuer des gens et ses exigence etaitent selon le fis divine.dans cette logique n’importe quelle mouvement populaire poura avoir ses exigence pour tuer torturer ou bruler des ames freres et comme ca les pricipes humanitaires n’auront aucunes importances.aujordhui le pouvoir ferme le champs des libertés, harcele les journalistes, emprisone beaucoups d’entre eux toujour car les conditions du pay l’exige, malheureusement on est un peuple touché par le syndrome de stokholm et c’est tres grave car les droits de lhomme ne doivent etre violés sans aucun pretexte si non les pretextes n’ont jamais manqués au dictateurs.

  32. Cogito ergo sum "Je pense donc donc je suis " Normalement cette méditation doit vous conduire à la recherche de vérités mais j’ai bien peur que c’est une parole en l’air Monsieur Azizoulou, être sujet c’est rendre raison des choses et de soi; même si elles sont dures à avaler Notre histoire est encore confisquée et falsifiée par cette mafia politico militaire islamiste et arabe que le FLN a infanté le jour où il a assassiné Abane Ramdane La différence entre Richelieu et Boumedienne c’est que ce dernier a utilisé des ferrets pour étrangler Krim Belkacem : Pour l’histoire officielle "motus et bouche cousue " Boumedienne est glorifié à sa mort Quant à Richelieu les parisiens ont allumé des feux de joie à l’annonce de son décès

  33. Sincèrement, je suis dérangé quelque part par nos écrivains algériens, lesquels dès qu’ils sont à l’étranger, ne pensent plus algérien! Ils sont tout le temps à la recherche de sujets "best seller". L’histoire de l’Algérie à la "version française" est un des meilleurs best seller! Les euros obligent…. Alors algériens d’Algérie, vous qui peinez pour gagner des dinars algériens, écrivez l’histoire de notre chère patrie telle que l’ont vécue nos parents qui n’ont rien oublié. Avec mes respects Mr Benmalek, l’écrivain romancier non historien……….

  34. C’était un ancien nazi qui a perpetré le plus grand massacre au monde de civils à Melouza après celui d’oradour sur glane…les barbares du gia et de caîda se sont inspirés de lui pour leur jihade assassin des populations civiles …avec l’assentiment du pouvoir maffieux pour se maintenir au pouvoir..qu’ils soient tous maudits, je crains avec angoisse que l’irakisation de l’Algérie n’est pas trés loin .la seule consolation serait de voir pendre tous ces généraux assassins et voleurs…

  35. Mohammedi Saïd n’a jamais été nazi, il était volontaire dans l’armée allemande. Je dis çà, pour l’avoir connu très jeune, et je dis çà pour avoir dernièrement rencontré son officier allemand, le colonel Franz.W.L
    L’engagement allemand de Mohammedi n’était vraiment pas idéologique, mais juste patriotique, car à choisir entre le colonisateur français de l’époque et le national socialiste allemand qui fait mal à celui qui te fait mal ….je te laisse faire le choix, en se remmettant dans le contexte de l’époque.
    Sans oublier aussi qu’il est reconnu en Histoire que des officiers supérieurs de l’armée allemande de l’époque de la seconde guerre mondiale, tel que le feld-maréchal Rommel, ont appris l’existence de la solution finale (extermination ethnique) qu’en 1943, d’où le declanchement de l’opération Walkirie en juillet 1944..Alors ce n’est pas un volontaire algérien intégré aux forces armée du Reïch qui va connaitre ce genre d’informations à l’époque toujours. L’engagment de Mohammedi said est un engagement de ras le bol de l’oppression. oppression que vous, vous n’avez pas connue, puisque vous êtes les enfants de l’algérien indépendante. Ne confondez pas d’adversaire. Le FLN d’hier et d’aujourd’hui n’ont rien de commun, si ce n’est le nom usurpé. Vive l’Algérie africaine et algérienne.
    De grâce, cherchez ailleurs !

    PS. Et arrêtez de fantasmer sur les généraux algériens et les officiers de l’armée. Il peut y avoir là aussi un ou des mauvais chefs, comme partout, mais par respect à la majorité silencieuse. Un algérien engagé dans l’armée pour gravir les échelons et servir son pays…si par malheur il atteint donc le grade de général, il devient un mauvais. En fait, votre logique vous qu’il y ait une armée faite que de caporaux et de sergents ….

    On voit de tout ici, un romancier qui se prend pour un Historien, des anonymes cachés derrières des pseudos (machin, fils de Harki, …..) et disent n’importe quoi ! JE pense que vous n’arrangez rien si rien n’est fait déjé dans votre propre tête.
    Melouza encore une fois est un village de glorieux martyr du FLN ALN et le village concerné par les évènements qui font débats, se sont produits à un village voisin, du nom de Beni Yelmane, un village de messalistes. Traitre ou pas ? çà c’est une autre histoire aussi !

  36. Pour avoir lu cette interview d’un bout à l’autre, je me permets de m’étonner devant tant d’acharnement à l’égard de cet auteur. Je ne trouve rien dans ses propos qui justifie ici de le traiter de renégat, de dire qu’il donne dans la complaisance ou flatte un certain lecteur français et/ou occidental. Franchement, nous devrions plutôt le féliciter de critiquer avec tant d’intransigeance l’histoire de l’Algérie. Pourquoi ne le ferait-il pas ? Pourquoi ne le ferions-nous pas tous ? Il y va de notre humanisation de désacraliser l’histoire de l’Algérie. Comme d’ailleurs de la débarrasser des démons qui, jusqu’au jour d’aujourd’hui, président à sa destinée. Ceci dit, je lirais volontiers ce livre, ne serait-ce que pour savoir si je dois le ranger avec Le Village de l’Allemand (Sansal), L’Attentat et Ce que le jour doit à la nuit (Yasmina khadra). Si tel s’avère le cas alors peut-être faut-il conclure que les écrivains algériens perdent résolument leur âme. Je ne me presse pas de condamner, personnellement. Cordialement.

  37.  »Désacraliser » notre HISTOIRE, rien que ca, pardi ! Pourquoi pas nous degommer carrement de l’HISTOIRE UNIVERSELLE pendant que vous y etes ? Comme si nous n’avions JAMAIS existe ! Non, mais vraiment, c’est pas croyable… Je vois que le petit Stora BEN YAMINE a fait, ici et la, de parfaits emules. So, let it be ! Quand a OURADOUR SUR GLANE… village martyr francais, le massacre hideux a ete accompli par une ARMEE D’OCCUPATION ! PAS PAR UNE ARMEE DE LIBERATION NATIONALE ! Nuance… Et puisque l’on parle d’OURADOUR SUR GLANE, alors parlons de tous les OURADOUR SUR GLANE depuis la seconde guerre mondiale a nos jours, pour suivre un peu VOTRE  »logique »… Le siege de VARSOVIE, n’etait-il pas le precurseur d’OURADOUR SUR GLANE ? Ou deux cents JUIFS, seulement, ont resiste VAILLEMENT contre deux mille Waffen S.S. de l’ARMEE D’OCCUPATION allemande ! Vous n’en parlez pas, pourquoi ? Et pourtant ces RESISTANTS JUIFS ont defendu non seulement LEUR PROPRE VIE mais la VIE DE TOUTE L’HUMANITE entiere contre les hordes barbares nazis !!! D’autres exemples encore d’OURADOUR SUR GLANE tel DIR YASSINE ou SABRA ET CHATILA ! Le village Vietnamien de MI LAI bombarde et rase au napalm par une ARMEE D’OCCUPATION ! Qui s’en souvient…!!!??? Personne ! Pas vous, surtout pas vous, n’est-ce pas ? Et pourtant… A Melouza ou Beni Yelmane, ce n’est pas une armee d’occupation qui a puni le village mais une ARMEE DE LIBERATION NATIONALE, ne vous en deplaise ! Et c’est pourquoi, CE N’EST PAS UN CRIME… Et que l’on n’essaye pas de complexer le peuple ALGERIEN vis a vis de son HISTOIRE et encore de lui ravir la victoire de son INDEPENDANCE si cherement acquise au prix de un million et demi de MARTYRS !!! Qu’on n’essaye pas de nous coller le  »complexe » du VELD’HIV comme cela a ete fait au peuple francais ! Qui, depuis, a honte meme de sa propre histoire (la seconde guerre mondiale). Doit-il etre fier de Charles DE GAULE et de Jean MOULIN ou bien du contraire ? Non messieurs ! Vous n’arriverez JAMAIS a nous faire rentrer dans la cabessa une telle idee infame et saugrenue…!!! Personne au monde ne pourra me convaincre que nos valeureux combattants de l’ARMEE DE LIBERATION NATIONALE voire du FLN etaient de vulgaires  »assassins ». Car ce serait faire injure a Hassiba BEN BOUALI et a TOUS nos glorieux CHOUHADAS !!! Alors, messieurs dames point d’amalgames…

  38. @AZIZOULOU-LONDRES. Trop de vent rend sourd… J’ai eu la patience d’aller jusqu’au bout de votre raisonnement on ne peut tempétueux et sans cohérence – sur le fond comme sur la forme. D’abord laissez-moi vous dire que personne ici n’essaie de renier l’histoire de l’Algérie. Encore moins en appeler au souvenir d’une France coloniale pseudo humaine et civilisatrice. Ce n’est pas là du tout le lieu d’un rapprochement entre ALN et armée française de l’époque. Pas plus qu’il n’est question de procéder à un gommage de nos valeureux martyrs. Que l’auteur du livre soit dans le vrai ou dans le faux est une question qui se pose dès lors que son œuvre donne lieu à un débat. Mais il faut lui reconnaître le privilège de poser le problème. Et lui parler sur le ton d’un dialogue constructif, en toute pondération – ce que vous ne savez pas faire. L’Histoire n’est pas un cimetière où les morts se taisent et affichent : Ne pas déranger. Il s’agit là, je vous le rappelle, de notre linge sale et c’est à nous seuls qu’il revient de le laver pour vivre en bonne communauté et pour transmettre des valeurs sûres à nos descendants. Ensuite, cher compatriote, cette histoire est la mienne autant qu’elle est la vôtre. J’ai le droit d’en parler en conscience sans référer à qui que ce soit pour me former une opinion, pour dire quels sont ceux de ses faits que je dois respecter et ceux dont – peut-être – il faut se méfier. Si tout se ressemble et s’équivaut dans l’histoire de la révolution algérienne alors c’est que celle-ci n’est pas humaine mais divine et mythologique. Si je prenais pour argent comptant cette logique qui est d’ailleurs la vôtre, j’aurais non seulement péché par excès de vanité et ouvert la voie à un futur imbu de lui-même mais j’aurais encore volontiers consacré le règne de toutes les intolérances – religieuses ou autres. Ce qui s’est passé précisément depuis que l’histoire de notre pays est consignée comme « domaine réservé ». Votre patriotisme est franchement douteux, qui ne sait être que véhément et sans partage.

  39. Possible ! Mais tout dépend de quel vent… Si c’est le Simoun ou le Siroco, je ne le pense pas. Par contre, si c’est la Tramontagne, je vous comprends parce qu’il me semble qu’il vous a non seulement rendu sourd mais aveugle… au point de vous voir remettre en cause sinon renier avec beaucoup de maladresses votre propre Histoire… Mais bon, glissons ! Le seul reproche de fond que je puisse faire à l’endroit de notre brillant et non moins talentueux écrivain Monsieur BENMALEK que j’admire du reste, c’est d’avoir  »oublié » l’actualité tragique que vit notre peuple pour nous transposer et nous transporter vers une autre époque, d’il y a 56 ans ! On aurait pu débattre de ce problème librement si notre pays était tout d’abord et avant tout STABLE sur tous les plans, économique, politique surtout, social, culturel… Mais pour cela, il aurait fallu avant tout que notre pays ne soit pas dirigé par des dictateurs et où la LIBERTE D’EXPRESSION serait la règle fondamentale comme dans toute SOCIETE LIBRE ! Ce n’est point le cas, avouez-le malheureusement… Dés lors que signifie cette sortie inappropriée des faux nantis et des faux riches qui voudraient ajouter à nos malheurs quotidiens encore plus d’eau à la gadoue dans laquelle on se trouve ? Vous faites le jeu de qui ? Je vous défie de faire un sondage prospectif auprés des Algériens en leur demandant en toute franchise de s’exprimer pour choisir entre  »Que pensent-ils de Melouza ? » ou de  »Leurs préoccupations quotidiennes, tels le terrorisme, le coût de la vie chère, les haragas, le chômage, la drogue, la prostitution, l’echec scolaire, la mal-vie etc… etc… ? » Que pensez-vous, cher Monsieur, que le peuple Algérien choisissse ? La réponse s’impose d’elle-même !!! C’est VIVRE d’abord et avant tout EN TOUTE LIBERTE DANS SON PAYS ! LA PAIX BON DIEU, LA PAIX BON SANG DE BON SANG ! Vous rajoutez un énième problème à mille autres problèmes qui nous écrasent quotidiennement, cher Monsieur… Le faites-vous exprès ou de façon inconsciente ? Seule votre  »dhamir » et le bon dieu le savent ! Quand à  »…mon patriotisme franchement douteux… » que vous dites, je vous laisse cher Monsieur à vos supputations tant il est vrai que la vérité choque toujours des gens comme vous !

  40. on ne peut defendre l’indefendable tuer des civils ‘des enfants’ des femmes est un crime de guerre et une violation sans egale au droit de l’homme meme si ces victimes font partie de notre ennemi .alors finis ces commentaires qui donne la nausée .nous somme tous en tant qu’algerien fier de notre armee de liberation nationale comme institution personne n’est plus algerien que d’autre et ce qui veut defendre sa theorie coute que coute meme si elle est sans nui sans le savoir au fondement des droit de lhomme que nous les plus faibles ont besoins plusque d’autre.

  41. Je ne comprends la hargne, la suffisance, le "nationalisme" outrancier qui pousse à l’insulte et l’invective à l’égard d’un écrivain ou d’un historien, voire d’un journaliste ou d’un citoyen qui ose réfléchir et donner son opinion fût-elle non patagée… Ceci relève d’une grande indigence intellectuelle aggravée par un formatage des esprits opéré pendant une quarantaine d’années par la propagande pouvoir algérien, le même depuis 1962. Dans d’autres pays, l’école forge chez le citoyen, dès le primaire, l’intelligence, la curiosité, l’esprit critique, le sens de l’observation et de l’écoute, la tolérance, le respect de l’autre. Chez nous, c’est globalement l’inverse… Il n’y a qu’à lire la réaction de plusieurs lecteurs à cet intevieuw pour s’en rendre compte. C’est triste…

  42. Je n’ai pas encore cette chance de lire "Le Rapt", qui n’est toujours pas en librairie.
    Le massacre de Beni Yelmane a été attribué au Colonel de l’A.L.N Mohammedi Saïd par des historiens.J’ai personnellement toujours douté de cet accusation jusqu’au jour ou ce même officier de la glorieuse A.L.N se revendique responsable islamiste.
    Oui l’histoire écrite aujourd’hui est plus exacte que celle d’hier et moins parfaite que celle qui se fera demain.Le F.L.N de 54-62 était traversé par deux courants :ceux qui voulaient une Algérie démocratique et ceux qui voulaient une Algérie musulmane .Il faut juste rappeler à ces derniers que la colonisation n’a jamais nié la religion et qu’elle l’a souvent utilisé comme l’ont utilisé les islamistes(les bachagats).On reproche au romancier d’introduire des faits historiques.Certains vont même lui exiger des préalables.La meilleure contribution à l’histoire c’est de conter d’autres histoires que celle de notre écrivain, les autres "Mélouza" les Bentalha des Mohamedi Saïd and Co.Quand on est jeune on ne peut dire avoir connu quelqu’un au sens ou on ne peut déceler ces opinions politiques.

  43. 400 lettrés peut être les seuls lettrés « indigènes » ont été liquidé en une nuit par le « valeureux combattant » Amirouche. Le massacre ne s’est pas arrêté là ou, n’a pas commencé avec ces malheureux étudiants patriotes qui pensaient servir le peuple en rejoignant le FLN-ALN en masse.
    Amirouche et ses semblables ne reculait devant rien quand il sent une menace, par exemple l’arrivée de personnes cultivées dans le maquis. Il leur trouvait systématiquement une raison pour les liquider il suffit d’être intelligent et lettré pour constituer une menace pour Amirouche, il a même assassiné un de ses propre cousin bachelier et leur famille ne se parlent pas encore de nos jours et ça ne sera pas les vociférations sur les harkis, de son fils mouillé dans beaucoup d’affaires comme celle de Lounes Matoub qui va nous enlever ça de la tête. Quand il ( Amirouche ) a été tué et bien les Français ont du dépêcher quelqu’un identifier son cadavre : cette homme n’était autre que son ancien adjoint ….. le comportement criminel de certains éléments ( et il y en avait beaucoup ! ) a été le véritable vivier du recrutement des harkis par l’armée française. C’etait exactement la même histoire qu’en 92 : quand on est face au « choléra »: le colonialisme injuste et la peste le FLN-ALN … le choix est vite fait !

    Comment expliquer que dans le maquis il n y a jamais eu, en même temps plus de 20 000 combattants alors que les harkis étaient en 62 en nombre de 200 000. Comment comprendre que l’armée coloniale avait choisis de négocier, en secret avec le seul FLN qui ne comptait sur le terrain que 8 000 combattants déjà totalement défaits qui ne pouvaient se déplacer «  le jour, seul et la nuit par groupe de 3  » et écarter les messalistes dont le chef charismatique était emprisonné à Fontenay le compte et surtout les 200 000 harkis après les avoir désarmés? Une seule réponse à cette question : le traître, le vrai, il faut peut être le chercher là ou on pense ne pas le trouver dans le FLN -ALN. Sans la France l’état du FLN se serait effondre depuis longtemps : Sans les fouilles des voitures à Marseille par la police des frontières avec un matériel très sophistiqué, les maquis islamistes auraient été inondés par les armes achetées dans les Balkans et le pouvoir du FLN se serait écroulé en 6 mois. La France ne s’est elle pas porté au secours du pouvoir, en ouvrant ses frontières à plus de 200 000 jeunes Kabyles en 2001 pour desserrer l’étau sur le régime totalitaire du FLN ? La France n’avait elle pas poursuivi ses essais nucléaires en Algérie jusqu’au milieu des années 70 pendant que les anciens mec du FLN qui et leur progénitures vivaient sans travailler en faisant de l’état Algérien une véritable vache à lait tout en vociférant le nationalisme Algérien ( qui se manifeste toujours comme anti-français ?

    Certains vont venir me faire la leçon du … FLN front très diffèrent du FLN parti ….. je leur dis allez y dire cela ailleurs mais pas pour moi ! Je sais que le FLN d’hier est absolument identique au FLN d’aujourd’hui ….. à ce que je sache le FLN d’hier s’est imposé par la seule violence et éliminé toutes les autres tendances qui ne voyaient pas le monde comme eux et ce n’est pas le cas du naïf Abbane Ramdane qui va m’enlever ça de la tête.
    Une dernière chose ne pensez pas que je considère tout les combattants du FlNme des sanguinaires, vous savez je ne suis pas comme ces gens à qui on a appris que le mot harki veux dire traître et tout les harkis étaient des traitres non je sais aussi que parmi eux il y avait des hommes de grande valeurs comme on pouvait en trouver facilement chez les combattants harkis qui, pour beaucoup d’entre eux étaient des hommes de grande valeurs aussi.

  44. Bonjour,
    J’ai lu récemment un article d’une revue littéraire américaine de New York sur le dernier roman d’Anouar Benmalek, “Le Rapt”. L’article était extrêmement élogieux, qualifiant ce roman de pur chef-d’œuvre. Revenant sur les autres ouvrages de cet écrivain, en particulier “Ô Maria”, il prophétisait que l’auteur entrerait bientôt dans la liste mythique des NOBELISABLES! Rien de moins…
    Je me suis précipité alors pour acheter et lire presque sans interruption Le Rapt et Ô Maria, et je peux vous assurer que le critique américain n’exagérait pas. Ces livres sont puissants et charrient un torrent d’émotions de toutes sortes qui vous laissent pantelant à la fin de leur lecture.

  45. Bonjour,
    J’ai lu récemment un article d’une revue littéraire américaine de New York sur le dernier roman d’Anouar Benmalek, “Le Rapt”. L’article était extrêmement élogieux, qualifiant ce roman de pur chef-d’œuvre. Revenant sur les autres ouvrages de cet écrivain, en particulier “Ô Maria”, il prophétisait que l’auteur entrerait bientôt dans la liste mythique des NOBELISABLES! Rien de moins…
    Je me suis précipité alors pour acheter et lire presque sans interruption Le Rapt et Ô Maria, et je peux vous assurer que le critique américain n’exagérait pas. Ces livres sont puissants et charrient un torrent d’émotions de toutes sortes qui vous laissent pantelant à la fin de leur lecture.

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