Les harraga brisent la logique du « huis clos »

Ali Bensaâd. Maître de conférences, université de Provence, spécialiste des questions de migration

L’intervention musclée des gardes-côtes contre les harraga a fait un mort à Annaba. Il semblerait, selon le témoignage d’un des rescapés, que la vedette de la marine a fait chavirer volontairement l’embarcation des harraga. Ce drame ne renseigne-t-il pas sur la vraie nature de « la lutte contre l’émigration clandestine » ?

La violence des moyens déployés pour réprimer les harraga s’explique par le fait qu’il ne s’agit pas tant pour les gouvernants d’un problème de gestion des frontières, mais plutôt de gestion d’une contestation sociale, interne aux frontières de l’Algérie. Une contestation qui les décrédibilise fortement aux yeux de la société mais surtout aux yeux de l’extérieur dont la caution est perçue comme plus vitale que celle des citoyens du pays. La violence qui s’exerce contre les harraga procède d’une logique de répression sociale comme celle qui s’exerce quotidiennement contre les émeutes urbaines récurrentes ou les contestations syndicales. Une logique de rapports coercitifs avec la société. Cependant, avec les harraga, nous sommes face à deux particularités : leur contestation est beaucoup plus déstabilisante pour un pouvoir qui semble maître du jeu politique et pas du tout inquiété par les jacqueries urbaines qui sont spontanées, atomisées, sans chance de se transformer en contestation nationale et qui sont même des sortes de « soupapes » de sécurité au trop-plein de malvie et à l’absence d’exutoire politique. Or, les harraga, par le côté à la fois spectaculaire et déterminé de leur geste, en « violant » les frontières nationales pour quitter et dénoncer un « enfermement national », se projettent sur la scène nationale et interpellent tout le pays. Parce qu’ils sont jeunes et n’ont pas peur de la mort, ils s’adressent à cette part d’émotion et de lucidité qui se terre en chacun malgré les abdications du quotidien et rappellent à tout le pays sa désespérance et le culpabilisent sur la passivité imposée. Ils cristallisent le même malaise vécu par toute la population et le fantasme de le transcender. Leur drame, leur mort ont réveillé l’émotion et les consciences dans tout le pays. Quel peuple peut continuer à fermer les yeux devant ses jeunes contraints à la mort et courageux devant la mort ? Mais, surtout, ce qui inquiète les gouvernants, c’est que les harraga brisent la logique du « huis clos » qui a été imposée au pays. Pour avoir réussi à casser les oppositions et à dévitaliser la société civile en alternant répression et débauchages permis par la rente pétrolière, le pouvoir s’est installé dans un face-à-face, sans intermédiaire et sans compromis, avec la société. En brisant des frontières devenues prison, les harraga brisent ce huis clos et portent le mal-vivre algérien sur la scène internationale. Finie la logique du « linge sale lavé en famille » qui sert à protéger seulement les « parrains ». Ils « font honte » à un système qui se vit comme exemplaire et veut le faire croire pour s’assurer les seules légitimités qui lui importent, celles de l’extérieur.

Le recours systématique à la force, la mise en place d’un arsenal juridique dissuasif (peine d’emprisonnement) pour décourager les candidats à l’émigration ne sont-ils pas le signe que les pouvoirs publics sont débordés par le phénomène (géré avec la seule méthode policière) pour lequel ils sont résolument incapables d’apporter des réponses globales ?

La capacité déstabilisatrice de ce phénomène explique le recours à un arsenal répressif de plus en plus agressif. Parce qu’en fin de compte ce que font ces harraga, même mal, c’est le procès du système qui n’a jamais montré de dispositions à se remettre en cause. Par ailleurs, malgré la dureté de la répression, les reflux ponctuels et locaux, les changements continuels d’itinéraires, tout indique que ce mouvement migratoire s’installe dans la durée et dans une croissance continue. C’est ce que ne veulent pas réaliser les gouvernants (peut-être même sincèrement comme peut l’être un schizophrène) qui continuent à penser en venir à bout par la force comme pour le reste. Ils ne peuvent réaliser ni leur échec ni le divorce des jeunes avec leur modèle. Qui aurait pensé que des jeunes Algériens préféreraient se faire prisonniers en Israël plutôt que de vivre dans leur pays ? On ne les retiendra pas par des discours faussement nationalistes, d’un nationalisme réduit à la possibilité pour une caste d’importer des Mercedes moins chères que leurs autres concurrents nantis. Tout a été dit, et cela saute aux yeux, sur le creusement criant des inégalités, le développement effréné de la corruption qui classe l’Algérie parmi les pays les plus atteints et de plus en plus mal classée et surtout, et plus que tout, le recul des libertés et la déliquescence de l’Etat. Que peut espérer un jeune qui sait qu’il ne peut rien changer pacifiquement et qui a largement constaté que même le vote est une farce pour perpétuer héréditairement une « Djoumloukia » : il vote avec ses pieds, il part ! Toutes les statistiques et les reportages le disent, ce n’est pas tant les moins armés qui partent mais surtout ceux dont les bagages intellectuels et la conscience leur rendent insupportable la lucidité de vivre leur propre asphyxie. Les harraga sont pour le système ses fantômes qui viennent lui dire inlassablement et de façon irrépressible son échec qu’il refuse de voir. Et comme tout fantôme, et comme tout refoulé, ils ne peuvent être chassés même par la bazooka, ils hanteront le pays jusqu’à ce qu’il se dise la vérité de son échec.

De nombreux spécialistes de la question de l’émigration, dont vous M. Bensaâd, a dénoncé à maintes reprises l’attitude d’auxiliaire de la répression que campent les Etats du Maghreb pour le compte de l’UE. Des gros moyens humains, logistiques et financiers sont consacrés par ces Etats. Officiellement, l’Algérie n’est signataire d’aucun accord de réadmission avec les pays de l’Union européenne. Concrètement, comment l’Etat algérien organise-t-il sa mission de police ?

Bien sûr, il faut pointer du doigt la responsabilité de l’Europe qui, par sa fuite en avant dans une fermeture toujours plus grande des frontières, a suscité et dopé les migrations irrégulières et assigné les dirigeants du Sud au rôle d’auxiliaires de la répression. Ceci dit, il ne faut pas tout faire porter à l’Europe. Si l’Europe fait la guerre aux migrants, les régimes au Sud, comme l’Algérie, font une guerre sociale à leur population et l’interdit de mobilité est une variante de cette guerre, l’ajout et l’officialisation d’une tâche subsidiaire au cahier des charges de geôliers de leur population. Ce qui se passe avec les harraga est à mettre en parallèle avec le phénomène des boat people vietnamiens et cubains et des transfuges européens de l’Est qui a été également le signe avant-coureur de l’échec d’un système. Ce phénomène, dont la force déstabilisatrice a été primordiale dans la réorientation du devenir politique de ces pays et du monde, avait été fortement encouragé par les pays occidentaux. Si, aujourd’hui, ces pays s’associent plutôt avec des pays comme l’Algérie pour contrer ces mouvements, c’est parce qu’il y a convergence d’intérêts. Sur ce terrain, l’Algérie nous offre l’exemple parfait du grand exercice d’équilibrisme honteux entre le discours nationaliste ombrageux officiel à usage interne et les pratiques répressives qui convergent avec les desiderata européens. Rappelons, pour en donner une idée, la dénonciation par M. Belkhadem de l’idée même de camp de rétention de migrants non seulement en Algérie mais même dans les autres pays du Maghreb et finalement leur récente édification et leur apologie par le ministre de l’Intérieur ; la dénonciation d’un côté de Frontex et de l’autre la participation aux patrouilles navales avec la marine française ou italienne et la discrète collaboration avec le Centre national d’intelligence (CNI), le principal service de renseignement espagnol qui n’a été connu que parce que le ministre de la Défense espagnole a dû le déclarer devant son Parlement, sans compter les jumelages avec la police française, etc. Les exemples sont légion, sans compter le développement de « moyens nationaux » répressifs très performants, sur une posture formelle de défiance à l’égard de l’Europe, vite démentie dans la pratique. Une posture à usage de consommation interne et d’alimentation des querelles régionales avec le Maroc notamment, alors que l’Algérie n’a pas moins fait que ses pays voisins. Peut-être est-il utile de rappeler, en ce mois d’août, avant même de parler de désir d’Europe, le rush vers les pays voisins pendant les vacances pour respirer un air moins plombé par le rigorisme qui fait que même le Maroc et la Tunisie sont vécus comme deux exutoires plus vivables que l’Algérie engoncée dans la promotion officielle du rigorisme castrateur dans une surenchère où rivalisent les responsables anciennement coqueluches des journaux people et même une ministre « caution moderniste » aux yeux de l’Occident.

Par Mohand Aziri (EW)

58 réflexions au sujet de “Les harraga brisent la logique du « huis clos »”

  1. Nul n’ignore que le système a créé le pénitentier Algerie.de là découle la loi sur les harragas.S’évader de prison est uin délit.Le paradoxe est que fuir des conditions c’absence de liberté est un devoir humain et humanitaire.Les pâys du sud ont succombé au désidérata de ceux du nord .Ceux-là défendent les intérêts de leurs patries.Nos dirigeants aussi défendent leurs propres intéêts-csurtout celui de rester indéfiniment à leur poste.

  2. A mon avis, les harragas sont la honte et la mise à nu d’un système politique en panne d’idées et d’ambitions pour sa jeunesse. Une jeunesse qui fait tout pour fuire ce goulag du dépérissement et de la mort qu’on veut leur imposer par la force, un goulag ou même le sourire est devenu suspect et le rapprochement naturel entre un garçon et une fille est vu comme un scandale dans une société hypocrite et égoiste. Une société qui a trouvé son bonheur et sa paix interieure dans la foi et la soumission aux dictats des imposteurs et des apprentis-sorciers. Le Système a apolitisé et découragé les esprits, il a dévoyé nos traditions d’hospitalité, de convivialité et de partage, il a aliéné les gens par l’argent et la religion et il a semé l’individualisme et l’égoisme dans le coeur des Algériens, il a généré une armée de carriéristes aux dents longues, de pensionnaires peinards, d’assistés tire-aux-flanc et d’affairites initiés au gain facile à tel point qu’il n’arrive plus à retenir ses harragas, il n’arrive plus à freiner le cancer de la corruption, Il n’arrive plus relancer son économie, il n’arrive plus à juguler toutes les crises multiples qu’il a lui-même créées. Il se bouffe en permanence la queue. Il est son propre fossoyeur .

  3. ce phenomene explique a lui seul le degout et la seule reponse a ce regime inqualifiable mourir en mer
    la paix dans lame que d supporter
    des monstres pire que les ss

  4. Effectivement, Ali Bensaad est bien connu par ceux qui veulent que les choses changent;parce que ce Grand Monsieur a du batalller contre vent et…condamnation à mort.Nous souhaitons qu’il éclaire, qu’il défait encore plus.Ses analyses sont des jalons, des repères pour ceux qui pataugent;

  5. Il est erroné de laisser croire que le phénomène tragique des "harragas" dans notre pays, va briser la logique de ce que l’auteur a qualifié de "huis clos", autrement dit le sinistre tête-à-tête entre un pouvoir illégitime, corrompu et répressif et un peuple spolié de ses libertés fondamentales. Chacun sait que l’Occident, les Etats-Unis comme l’Union Européenne, n’agite ses étendards-épouvantails de liberté et de démocratie que lorsque ses propres intérêts, qu’ils soient idéologiques ou économiques sont en jeu (comme on vient de le voir en Iran par exemple). Pour le malheur de notre pays, le pouvoir politique en place est aux ordres depuis des décennies, en vertu d’un terrible deal non écrit, aux termes duquel cet Occident – en particulier la France –, consent à fermer les yeux sur les crimes quasi permanents perpétrés par ce pouvoir, contre les libertés et la dignité humaine, en contrepartie d’influences politiques et de positions économiques.
    C’est assez dire combien, le salut de ce Peuple ne peut être qu’en-dedans de lui-même, c’est-à-dire en chacun de ses membres. Ce n’est qu’en adoptant en permanence, une attitude de refus de l’arbitraire et de l’injustice, que le citoyen algérien pourra se réapproprier sa dignité légendaire dont il a été dépossédé par un régime politique dictatorial, plus soucieux de dresser le citoyen dans l’ignorance, l’obéissance et la résignation que de l’éduquer dans le savoir, la dignité et la responsabilisation. Et cette réappropriation de notre dignité de citoyens nés libres doit nécessairement passer par une profonde prise de conscience de chaque citoyen, de ses droits naturels tout comme de ses devoirs civiques envers la communauté des citoyens au milieu de laquelle il vit;: depuis la cellule familiale et le voisinage, jusqu’à l’échelle de la nation, en passant par les différentes entités d’organisations administratives ou sociales comme l’école, la commune, la région, l’entreprise, la société civile, etc….
    Tous les intellectuels algériens – chacun selon ses compétences, sa disponibilité et son aire d’action –, qu’ils vivent à l’intérieur du pays ou à l’étranger, doivent se sentir concernés et mobilisés, en un immense élan de solidarité nationale pour la promotion permanente des valeurs du civisme et du patriotisme, des valeurs du savoir et du savoir-faire, des valeurs de la culture et de la morale. Une véritable révolution nationale pacifique et spontanée de prise de conscience citoyenne doit voir le jour partout où il y a des algériens, dans chaque quartier des villes, dans chaque douar ou village des campagnes, dans toutes les écoles, dans tous les lieux de travail, dans les rues et dans les maisons. Pour dire NON au pouvoir illégitime ! NON au pouvoir malade physiquement ! NON au pouvoir corrompu moralement ! HALTE au processus de désintégration du Peuple et de la Nation ! Gloire à nos martyrs morts pour que vivent ce Peuple et cette Nation !

  6. LES JEUNES ALGÉRIENS DÉGOÛTÉS PAR LA VIE TOUT SIMPLEMENT EN ALGÉRIE N’ONT RIEN À PERDRE EN S’AVENTURANT À L’HARGA! IMAGINEZ UN MOMENT CE SLOGAN FORT DE CES JEUNES DONT L’ÉTAT A VIOLÉ LEUR DROIT À LA VIE TOUT SIMPLEMENT : Yakoulni el hout ou mayakoulnich eddoud! (ils préfèrent mourir en mer que de rester en Algérie…) C’EST VRAIMENT TOUCHANT! CELA DOIT INSPIRER BEAUCOUP PLUS DE CHERCHEURS ET DE PENSEURS POUR COMPRENDRE CETTE LOGIQUE DE LA JEUNESSE ALGÉRIENNE PLUSIEURS FOIS VIOLÉE PAR SON PROPRE PROTECTEUR…J’APPELERAI ÇA L’INCESTE DE L’ÉTAT ALGÉRIEN ENVERS SES FILS ET SES FILLES…UN ÉTAT ASSASSIN, UN ÉTAT VIOLENT, UN ÉTAT DÉLINQUANT. VOUS N’AVEZ QUE VOIR LA VIOLENCE DANS LES STADES POUR COMPRENDRE LA FRUSTATION DES JEUNES, CEUX QUI N’ONT MÊME PAS L’OCCASION DE S’AVENTURER EN MER…ILS S’AVENTURENT DANS LES STADES…PAUVRE ALGÉRIE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN!

  7. La phrase qui m’a vraiment secoué venant d’un maitre de conférences, est la suivante ainsi que d’autres d’ailleurs :
    « Quel peuple peut continuer à fermer les yeux devant ses jeunes contraints à la mort et courageux devant la mort ? »

    Certes personne ne reste indifférent devant la mort et surtout celle de nos jeunes mais au delà a qualifié de courageux ces jeunes qui entretiennent une telle initiative !!! Eh, ben monsieur le chercheur vous devez revoir vos équations de la vie.
    Cet acte suicidaire n’est pour moi que lâcheté. Lâcheté de confronter la réalité de la vie telle qu’elle se présente.
    En Anthropologie, à partir de l’âge de 13 ans, un jeune est jugé conscient de discerner entre ce qui est mal et qui est bien dans la vie. Or ce jeune qui prend le large avec un pourcentage de 95% de suicide et 5% juste pour sauver sa peau de la noyade (parce qu’une autre galère commence après) je le qualifie d’insouciant et de suicidaire.
    Je me demande, est-ce que ce jeune qui entreprend cette initiative, a pensé réellement à sa famille ? Est-ce qu’il a pensé à la femme qui l’a porté pendant 9 mois et s’est fatiguée à le rendre homme ? Non.
    Pire produit d’égoïsme !!! le rêve d’un éphémère Eldorado qui n’est qu’une grande illusion à laquelle il s’acharne dont le prix à payer est énorme!!
    La perte de la vie !!la perte de la dignité s’il arrive à une terre qui ne veut nullement de lui comme un être humain. Si vous voyez l’état des immigrés rangés par la gale dans soit disant un pays dont l’humanisme bat de l’aile !!! Vous aurez tous autant que vous êtes revoir vos équations sur la valeur réelle de la vie.
    Face à la situation politique en Algérie qui laisse à désirer, le manque de démocratie et la crise économique qui fait surgir d’ailleurs ce phénomène de harraga !! nous trouvons peu d’arguments pour défendre l’indéfendable (qui est l’état). Mais néanmoins, nous rejetons en bloc, cet acte de désespoir. Je suis là dans la qualité de meubler ce qui reste à meubler socialement, pour une prise de conscience sociale, pas plus. Soyons franches avec nous même. Nous prônons toujours un nationalisme à deux balles, mais il est ou ce nationalisme quand un jeune prend le large dans une barque sachant qu’il claque la porte derrière la terre qu’il lui offre la dignité qu’il ne trouve nulle part ailleurs ??? Il est ou ce nationalisme, quand un gamin de 10 ans commence à compter les années pour faire la queue après à côté des consulats françaises ???
    La société doit s’éduquer un peu. Doit voir un peu de positivisme en Algérie!!! L’Algérie n’est pas le cauchemar à ce point là!!!
    Je vous donne un exemple tout simple qui demande une grande réflexion sur nous : L’algérien parfois trouve des difficultés à assurer son pain quotidien mais quand son fils lui demande des chaussures de marque « Nike », il se débrouille pour les acheter. Pire inconscience de sa situation ??? Pire inconscience de la situation de sa société ???et surtout pire inconscience de l’impact d’un tel geste sur l’éducation de son fils.
    L’inégalité des couches sociales existent avec n’importe quel système économique dans le monde. Il faut juste que l’algérien prenne conscience de cette réalité, et l’assimile. Il faut qu’on trouve une solution réelle à cette phrase qui tue en Algérie « Pourquoi lui et pas moi ??? Pourquoi lui a ceci et cela et pas moi ??? »

  8. ce phenomene explique a lui seul le degout et la seule reponse a ce regime inqualifiable mourir en mer
    la paix dans lame que d supporter
    des monstres pire que les ss

  9. Le devoir du présonnier est de s’évader. j’ai passé trente ans de ma vie là bas à essyer de m’évader je l’es fais je ne le regrette pas maintenant je suis libre dieux merci mais il reste tout ceux que je connaisent et que j’ai laissé en prison, je suis de tout coeur avec eux. Les chinois disent si on ne peux pas traverser la montagne il faut la contourner. Je n’es pas pris la barque au péril de ma vie, je l’es fais autrement intelligemment et tout les moyens sont bons, croyez moi. De quel droit on oblige un étre humain à vivre cloitré dans un endroit hostile, dangereux, de quel droit on oblige un étre humain à servir de caution pour une politique répressives d’un autre temps, qui le restera à jamais. De quel droit oblige t-on un étre humain à vivre dans un pays qui le laisse en marge de l’histoire ?regarder sans pouvoir agir le viol de sa vie et celui des siens. De quel droit dépense t on des milliards pour créer les filtres qui laissent passer les matiéres premiéres et bloquent les ayant droits dans un térritoir totalement controlé, sans pérspéctives d’avenir, sans éspoir, une prison ou il est contenné tout ceux qui ne rentrent pas dans le moule de la soit disant nations civilisées; Croyez vous vraiment qu’il ya autre chose à éspérer en réstant dans cette vaste prison ? pour aider les haraga .le système n’est pas pour les aider mais pour les empècher de s’évader à défaut les arréter à la frotiére comme le dicte les maitres européens quitte à les noyer en paleinne mer.

  10. Je suis decu par la reaction de Mahaut qui est loin connaitre la realite Algerienne. Mr Mahaut vous etes suremment irresponsable comme l est le pouvoir Algerien. vive le Matin

  11. @Mahaut, votre nationalisme à 3/4 de sou est lamentablement insultant à l’egard des jeunes avides de libertè, de democratie, de travail, de respect et de dignitè. Si vous, M Mahaut vous soupez, ces jeunes veulent souper dans la dignité et par leur labeur. Ils ont le droit de chercher la liberté, le respect et de vivre et servir un pays qui les respectera oü il fera bon de respirer. Ces jeunes sont braves et courageux, car ils pouvaient bien prendre les armes comme les autres et tuer des Mahauts sans raison apparente puis se faire du fric par les rapts et les vols et redescendre quelques annèes apres profiter de la RECONCILIATION et se faire indemniser à l’image de Madani Mezreg et ses voyous. IL faut penser à ouvrir une boutique de ZLABIA si vous etes vraiment nationaliste.

  12. il aurait ete preferable de mourir en se revoltant contre le systeme plutot de partir mourir en mer!!

  13. L’Algérie est un pays ou il fera bon vivre lorsqu’elle aura retrouvé ses repères confisqués et détournés depuis des siècles déjà. Au lendemain de l’indépendance, l’Algérie aurait pu connaître une autre destinée avec Krim Belkacem, Khemisti, Chaabani et tant d’autres mais malheureusement pour nous, la France a préféré assassiner et faire assassiner nos meilleurs enfants pour nous sortir de son chapeau des Ben Bella, Boumediene et maintenant Bouteflika. Les algériens doivent comprendre qu’après le colonialisme français ils se retrouvent sous le colonialisme arabo islamo fasciste comme l’a déjà dit Monsieur Kateb Yacine. Un colonialisme encore plus sordide que tous les autres et qui ne se maintient qu’au prix d’islamisme, de terrorisme et de génocides barbares. Les véritables décideurs de l’Algérie n’aiment pas l’Algérie et se foutent royalement des médecins grévistes, des enseignants grévistes, et encore moins des harragas. Il nous faut un sursaut salutaire, une organisation depuis la base pour que les algériens comprennent la véritable nature du pouvoir qui les gère et duquel il n’y a rien à attendre. Alors encore une fois, retroussons nos manches et après avoir chassé les colons français osons mettre dehors ces nouveaux colons.

  14. A Mahaut: Vous parlez de dignité dans un pays qu’on a envie de fuir! C’est justement parce que ces jeunes ont perdu cette dignité qu’ils préfèrent aller ailleurs…La dignité, ils ne la connaissent pas, ne l’ont pas connue dans leur pays, alors ailleurs, peu leur importe. Etes-vous anthropologue? Révisez vos cours.

  15. Les commentaires de "Mahaut" ne sont pas faux, mais il est l’illustration même de ce que dénonce votre article à savoir :"C’est ce que ne veulent pas réaliser les gouvernants (peut-être même sincèrement comme peut l’être un schizophrène) qui continuent à penser en venir à bout par la force comme pour le reste".
    Rappelons que cette article dénonce le systéme Algérien "autiste" qui entraine des femmes et des hommes a fuirent le pays par tous moyens possibles (qd on est un parent, je comprends que l’on puisse assimiler cela à 1 suicide).

  16. pour faire face à la mort il faut avoir connu ce que c’est que la vie. tu risques ta vie pour passer en europe et tu n’as pas les couilles de faire face à boutef; changes ton pays et laisses les autres changer le leur. tu vas en europe la salire parceque doud ou lhout c’est du pareil

  17. @Mahaut,
    Lorsque l’illusion de s’en sortir au large (que vous evaluez à 5%) a plus de chance d’aboutir que celle de la terre ferme, vous faites quoi?.Un pays comme la france qui se pose la question sur la taux de suicides dans ses prisons n’incrimine pas les prisonniers mais le système penitencier…Veuillez extrapoler et tirer la juste conclusion, on leur doit au moins ça en post-mortem à ces pauvres jeunes !

  18. @mes amis du journal_MatinDZ,
    Vous savez, je suis très confiant en l’avenir de l’Algérie. La preuve !!! Il y a des interventions certes avec divers opinions, mais l’essentiel de la présence et surtout pas de l’indifférence envers les problèmes qui nous gangrènent l’âme.
    Quand, je condamne la fuite, quand je condamne la vie d’humiliation, j’essaie de secouer le peu de nationalisme qui nous reste parce que je sais qu’une grande partie est érodé par les derniers événements (violation de la constitution, des fraudes électorales et j’en passe). Malgré qu’en grande partie, le phénomène harraga fût l’œuvre d’un système défaillant, je ne peux aller en l’encontre des moyens déployés pour sauver les vies de nos jeunes.
    Qu’est ce que vous préférez ? Une garde côte corrompue qui partage un peu de gain rassemblé de ses malheureux suicidaires ? Comme, c’est le cas de nos voisins !!!
    Une garde côte qui ouvre la porte aux suicides de nos enfants ? Prenons l’exemple des pays voisins, leurs enfants nous ont précédés dans cette galère!! Qu’est ce qu’ils ont engendré ???? Des enfants esclaves en Espagne et des filles avec une pire réputation en Europe, au point que leur couche intellectuelle commence à se révolter à ce niveau.
    C’est çà ce que vous voulez ? Le devise !!! Mais à quel prix ??? L’honneur de vos filles ? Qu’est ce que vous croyez que des filles sans papiers vont faire dans les pays occidentaux!!!
    Ou nos jeunes, que nous en avons bavé pour les avoir et les faire grandir ??
    Moi, personnellement, je préfère voir un jeune qui a tenté une telle initiative prendre quelques mois de réflexion dans une prison que de le perdre complètement.
    Nous ne sommes pas des immortels, mais je vous avoue que j’ai du mal à assimiler le concept de la mort à nos enfants. Je ne peux supporter le départ d’un jeune qui n’a rien vu dans la vie de cette manière brutale.
    Je salue l’intervention de @ Abdelkader DEHBI, elle est très intéressante et je me sens concerner par son appel de mobilisation. Je pense que notre devoir et le devoir de tout intellectuel responsable de s’investir et de s’engager à offrir un monde meilleur aux nouvelles générations. J’ai constaté qu’il y a une grande faille entre la couche intellectuelle algérienne assoiffée du changement et la couche ordinaire.
    Et donc, je me propose à offrir de mon temps et mon savoir faire dans mon domaine afin d’aider à l’amélioration de la société algérienne dans le cadre des projets éducatifs, publicités et communications, etc. Tout ce qui peut élever la société et de la laisser s’accrocher et croire à un monde meilleur en Algérie. Je me positionne dans l’opposition constructive qui cherche à proposer que de passer tout son temps à critiquer.
    Nous pouvons faire confiance à Monsieur Benchicou de regrouper des projets, essayer de coordonner nos efforts. Il a réussit jusqu’à maintenant à nous réunir autour de son journal. Je tiens à le remercier pour ces efforts.
    @Mr Benchicou, je me suis permis de vous impliquer dans cette tâche, mais je ne vois pas comment pourrons-nous, nous unir et créer ce qu’on appelle des micro-sociétés comme modèle à appliquer sur la réelle sans votre aide.
    Cordialement

  19. LES VIETNAMIENS ONT EU LEUR "BOAT PEOPLE" LES ALGERIENS ONT LEUR "BARQUE PEOPLE", SAUF QUE LES PREMIERS ONT ETE BIEN ACCUEILLI EN EUROPE ET LES SECOND TRAQUES PAR LEUR ETAT ET CHASSES PAR L’EUROPE

  20. Ce pouvoir qui n’est autre que cette machine à tuer les espérances, à boucher les horizons, et au constat dévastateur s’ajoute une évidence.Les mots ne suffisent plus pour commenter ce désastre, mis au point et mis en oeuvre par un pouvoir illégitime qui n’a rien d’un pouvoir qu’on rencontre dans d’autre contrées .Condamner relève désormais d’une attitude quasi pathétique, puisque rien, mais alors rien ne pourra consoler ce pauvre peuple et surtout cette jeunesse désespérer et comme toujours ce pouvoir criminel et odieux à souhait ne semble pas du tout préoccupé par tant de détresse avec au bout du tunnel une déchéance certaine.
    Encore une fois ce pouvoir formé de corrompus et d’analphabètes ne s’en cache pas et s’exhibe ouvertement devant les caméras, devant des journalistes majoritairement complice .Amère qu’elle est cette triste réalité.
    Sur le chemin de la honte, il n’y a que le fleuve de la trahison a traverser !……………….

  21. Je crois que Mahaut n’habite pas le même pays que nous, la majorité de ceux qui ont posté un commentaire. Nous, nous faisons partie des algériens et lui je crois que c’est un algérois.
    En outre, je souligne que je ne suis pas ici pour défendre "El harga", qui représente pour moi une tentative de suicide qui peut aboutir ou pas(vu les probabilités d’échec et de réussite ). Seulement, on doit reconnaitre tout de même qu’il y a une grande défaillance quelque part. Ceux qui ont gouverné depuis 1962, n’ont pas pu procurer à cette jeunesse un minimum de dignité et de stabilité, à savoir: un travail, un logement… Même le rêve leur a été enlevé, ce n’est plus un droit.
    Donc, si on veut résoudre ce problème, ce n’est pas la répression et les méthodes musclées qui feront l’affaire. Il faut redonner confiance à cette jeunesse en partageant équitablement les richesses du pays et en instaurant une justice sociale basée sur les vraies valeurs, la démocratie, la compétence, l’égalité des chances…
    A ce moment là, qui de nous refusera la vie pour aller mourir?

  22. Mahaut. L’une des branches de la philosophie moderne qualifie le suicide de "ultime prise de conscience de l’absurdité de la vie" en Algérie. Et l’âge n’y est pour rien, sauf peut être à nous interpeller très sérieusement dans notre suffisance musulmane d’adulte aveugle ne concevant la harga d’un enfant de 14 ans que sous un angle religieux. "Les fautes du fils sont les défaillances du père" et l’anthropologie à laquelle vous faites appel ne justifie et ne vous aide en rien dans votre conception irrationnelle d’un acte psychosociologique ayant une explication objective pour peu que vous cessiez de vous réfléchir sous le prisme théologique. S’il est vrai que l’anthropologie contienne entre autres disciplines scientifique également la psychologie, celle-ci ne s’intéresse, toutefois, dans ce cadre, à l’homme que pris dans l’évolution de sa spécificité ethnique le différenciant des autres et ce dans un cadre civilisationnel global. Elle ne vous aide en rien à expliquer le suicide car ce phénomène n’est pas spécifiquement ethnologique comme vous tentez en aberré à nous le faire croire, mais profondément humain et universel. Si nous partons d’une conception rationnel et objective du suicide, nous avons peut être une chance de contribuer à conjurer dans l’esprit de nos jeunes va-nu-pieds l’idée de la mort volontaire. Pourquoi se précipiter à condamner? Au delà de leur robustesse apparente, de leur force physique phénoménale, nos jeunes et moins jeunes sont d’une fragilité mentale qui devrait en principe nous interpeller constamment, n’est-ce pas Mahaut?, dans notre responsabilité d’adultes responsables, disposés à écouter pour mieux comprendre les arcanes de cet acte pour mieux agir. Mahaut, ça ne m’étonne pas que votre rudesse morale, très visible sur le net, vous amène dans le réel de votre vie de tous les jours à étouffer, dans la condamnation par un nationalisme théologique archaïque et archaïsant, le cri de détresse d’une jeunesse complètement innocente! vous êtes aussi coupable de morts de petits hommes!

  23. un grand chanteur et ami du president A PREFERÉ SE RENDRE À LA JUSTICE FRANÇAISE POUR PASSER DE TRES BELLES 5 ANNÉES DE PRSON QUE DE SE VOIR VEILLIR ICI. LAISSEZ LES HARRAGUAS VIVRE ET SE FAIRE DEVORER PAR QUI ILS VEULENT

  24. L’envie de fuir n’est pas toujours lié au fait économique, meme s’il est important. Beaucoup fuient pour éviter l’arabisation. Pas seulement des kabyles. Il faut appeler un chat Amchiche. Quand un pays entier demande sollonelement des visas à Chirac alors le non dit est claire: on est europeens culturelement. Cela fait 22ans que je ne rentre pas et je suis prés à rentrer travailler gratuitement pour batir le pays: à condition de gommer toute la superstructure et recommencer de plus belle et de vraix.
    Une Algerie algerienne où Amazighes et arabes se réspectent sans devoir d’assimilation des uns et des autres.

  25. les pouvoirs sucessifs ont transformes l’algerie a une grande prison a ciel ouvert ou 99 pc de la jeunesse pensent uniquement comment s’evader. Comment peuvent-ils celebrer la fete d’independance avec tant de fanfare lorsque 50 ans apres que la France a quitte l’algerie, les jeune Algeriens risquent leur vie pour aller vivre dans le pays de l’ancien colonialisateur. HEUREUX LES MARTYRS QUI N’ONT RIEN VU.

  26. par iris fakou de New York

    En lisant l’article du professeur Ali Bensaâd il illustre bien la réalité du quotidien des jeunes algériens face eu chomage et au désespoir .
    car moi aussi jai été un anciens harraga j’ai pris des risques pour quitter mon pays qui ma été confisqué par la mafia militaire et politique Dieu merci jai surmonté ma galére et aprés un long combat j ai eu mes papiers et je me suis fait une place dans un pays qui n’est pas le mien mais dans lequel on es jugé a notre juste valeur.Mais par ailleurs je n’encourage pas les jeunes a tenté l’aventure trop périlleuse et croyez moi je sais de quoi je parle.

    car les pouvoirs sucessifs ont transformes l’algerie a une grande prison a ciel ouvert ou 99 pc de la jeunesse pensent uniquement comment s’evader. Comment peuvent-ils celebrer la fete d’independance avec tant de L’Algérie est un pays ou il fera bon vivre lorsqu’elle aura retrouvé ses repères confisqués et détournés depuis des siècles déjà. Au lendemain de l’indépendance, l’Algérie aurait pu connaître une autre destinée avec Krim Belkacem, Khemisti, Chaabani et tant d’autres mais malheureusement pour nous, la France a préféré assassiner et faire assassiner nos meilleurs enfants pour nous sortir de son chapeau des Ben Bella, Boumediene et maintenant Bouteflikade l’injustice, que le citoyen algérien pourra se réapproprier sa dignité légendaire dont il a été dépossédé par un régime politique dictatorial, plus soucieux de dresser le citoyen dans l’ignorance, l’obéissance et la résignation que de l’éduquer dans le savoir, la dignité et la. Les algériens doivent comprendre qu’après le colonialisme français ils se retrouvent sous le colonialisme arabo islamo fasciste comme l’a déjà dit Monsieur Kateb Yacine. Un colonialisme encore plus sordide que tous les autres et qui ne se maintient qu’au prix d’islamisme, de terrorisme et de génocides barbares. Les véritables décideurs de l’Algérie n’aiment pas l’Algérie et se foutent royalement des médecins grévistes, des enseignants grévistes, et encore moins des harragas. Il nous faut un sursaut salutaire, une organisation depuis la base pour que les algériens comprennent la véritable nature du pouvoir qui les gère et duquel il n’y a rien à attendre. Alors encore une fois, retroussons nos manches et après avoir chassé les colons français osons mettre dehors ces nouveaux colons.

  27. Oulaaaa Mahaut stop !.Pas ça je vous en supplie !!!.Regardez le donc ce Mahaut qui nous explique avec sa logique que la seule issu de s’en sortir de "nos filles" et de faire le tapin, ensuite, il vous titille un peu avec une belle reflexion "l’honneur de nos filles" ! allez y les gars faites pousser vos moustaches chaud devant ! l’honneur est en "jeu" !.Mr Mahaut, votre explication me donne envie de vomir, elle me fait rappeler la periode du Fis ou une femme n’est rien d’autre qu’un receptacle dont l’honneur depend, vous êtes triste à mourir et la femme est bien plus considerée là ou elle peut travailler et payer son loyer, s’occuper dignement de ses enfants;partager la vie d’un homme par amour et non pas par soumission, là ou elle est libre ! que dans un pays ou un type comme vous la considère comme son "honneur", allez vous faire voir Mahaut avec vos idées du moyen age !Allez vivre dans un autre pays que l’Algerie, même ici on ne pense plus comme vous depuis belle lurette…Quelle tristesse.. Et vous prenez à temoins Mr Benchicou qui vient d’ecrire "jeanson et la ballerine", lisez Mr Mahaut Lisez !!Car si la ballerine n’a jamais pu réaliser son rêve c’est bien à cause de Vous !.

  28. Si l’université de la "harga" existait, elle deborderait de diplomés.Le travail est un droit que nos dirigeants ne prennent pas en consideration, ils endossent donc toute la responsabilité de ce qui se passe chez nous, on ne forme pas de futurs travailleurs en Algerie, on ne forme que de futurs chomeurs, toutes nos universités forment des chomeurs et certains d’entre eux se specialisent dans la harga.Qu’est ce que c’est qu’un harrag? un jeune en bonne santé mentale qui se retrouve privé de tout avec comme seul butin de l’espoir, un espoir de ne pas finir fou ou mendiant.Certains disent, qu’il aille travailler ! mais ou? comment? est ce qu’on vit tous dans le même pays? ceux qui se permettent des reflexions toutes faites vivent ils ici? avec nous?.Sortez et regardez ce qui se passe non d’un chien !.Vous êtes fraichement diplomé, ingenieur, architecte, diplomé en langues ou en informatique, que vous propose t on? mais rien, rien de rien.Vous prenez un taxi et le chauffeur vous dit "je suis Médecin", vous allez à la caisse d’un supermarché et la caissière vous dit "je suis diplomée en sociologie", une secretaire vous dit "je suis avocate", trouvez vous ça normal’.Alors non ! je n’approuve pas la harga, je ne suis pas pour que nos enfants meurent en mer mais qu’est ce qui est le plus important pour notre president? faire des routes et des metros, des ronds point et des autoroutes alors que notre jeunesse deprime?, qu’est ce qu’une societé? est ce uniquement des infrastructures ou est ce sa population et sa jeunesse, ses futurs citoyens?.Demain, ceux qui n’ont pas pu mourir en mer ou arriver à bon port vont remplir les routes de clochards, de mendiants et de fous.Je propose que vous alliez faire un tour à BEO, moi j y etais ce matin, sortez ! et regardez, quartier populaire en plein centre d’Alger, que voyez vous? des fous (une dizaine par trotoire) des mendiants (certains affichés et d’autres masqués qui vendent n’importe quoi par terre), des toximanes qui font des efforts pour oublier, des pauvres menagères qui n’arrivent pas même en travaillant à nourrir leur famille.C’est la réalité Algerienne et ceci en plein Alger, je ne parle donc pas de ceux de "dehors" qui ne sont même pas accessibles pour qu’on puisse parler de leur misère.Lorsqu’un jeune en bonne santé qui a galeré pendant des années à envoyer des CV, à baisser les yeux en demandant 20 DA à son père pour prendre un café en arrive à se jeter en mer pour ne plus subir l’indignaton, la honte, la hchouma, lorsqu’il prend le risque de mourir en homme plutôt que de pourrir en sous homme certains s’indignent et disent qu’il aurait pu faire autrement mais à qui se plaindre? ce jeune doit il s’en vouloir à lui même d’avoir été "mal formé", de ne pas trouver un poste qui lui permet de vivre dignement, de ne pas avoir pu obtenir l’aide d’une banque pour demarrer un projet, d’avoir attendu des jours meilleurs qui ne sont jamais venus.J’accuse l’etat Algerien de non assistance à jeunesse en danger ! si notre jeunesse meurt en mer c’est parcequ’on l’a poussée, poussée par un gouvernement qui n’a rien fait en 10 ans pour la mettre sur les rails.Alors à ceux qui sont choqués de voir nos jeunent hommes femmes et adolescents se jeter en mer, je propose des stages vacances d’une "vie d’un jeune en Agerie", je vous balance sans le sous avec un diplome de Babez en plein belcourt, bechdjarah ou BEO pour un mois et je vous attends à sidi salem pour vous remettre votre diplome, votre diplome de Harrag !

  29. La conclusion du post de Madih est des plus éloquentes .Mr Bensad s’est contenté dans son analyse de traiter de nos représentations, du régime, il était bon d’aborder tout ce qui a fait que « cela » est possible. Cependant je ne vois pas d’aspect suicidaire dans le fait de se lancer à l’assaut de ces contrées sublimées par les « harragas ».Contrairement à ce que l’on veut bien croire, la « harga » demande un minimum d’organisation. Et en plus d’y jouer sa vie, on y joue toutes ses économies. On peaufine le projet et on y place tous ses espoirs. On joue son va-tout. Il faudrait donc conclure que ces jeunes sont animés d’un formidable appétit de vivre et que cet appétit est conditionné par un environnement précis : L’Occident. Un Occident idéalisé ? Peut être…Le problème n’est pas tant l’idée que l’on se fait de l’Autre que celle que l’on ne peut plus se faire de nous-mêmes. Quand on se veut grinçant au sujet de la qualité de Patrie des droits de l’Homme en ce qui concerne la France, on oublie trop vite que l’Algérie n’est même pas la patrie des droits des algériens. Et ce reproche acide (au sujet de la patrie des droits de l’homme )dissimule mal une tentation de …Harraga ! Les harragas se déclinent sous toutes les formes : les passifs, rêveurs, fortunés, pauvres, diplômés, célèbres (Y.K entre autres), aux affaires…. On se prépare à fuir là ou on tourne le regard ! Même quand on occupe les plus hautes fonctions : « Je retourne chez moi » n’est pas la boutade d’un jeune désœuvré ! Ces jeunes des traitres ? Alors que dire de ces ainés qui les ont façonné ? Lire la conclusion de Madih…

  30. Tout à fait d’accord avec le fait que la violence des moyens de lutte contre les embarcations clandestines ne traduit que le malaise du pouvoir dans sa quête d’une reconnaissance internationale et l’opinion publique nationale ne compte pas beaucoup. Mais cette violence reçoit tout l’encouragement de l’Europe (France, Espagne…) n’est ce pas l’objectif du projet euro-méditerranée? que le sale boulot sera fait par nous? en échange les capitale européennes ferme les yeux sur le reste

  31. On ne peux meme plus respecter le choix des personnes qui adoptent des conduites para-suicidaires.Une insulte post mortem à leur intelligence.Mr Mahaut, c’est bien en raison des personnes comme vous que des jeunes font le choix de la traversée, au risque d’y perdre la vie.Un discours schizophrenisant, soufflant une idée et juste derriere son contraire.Vous deniez à ces jeunes leur droit au choix. Il y a des moemts ou je l’ai envie, mais je n’ai pas le courage de faire comme eux…pour au moins ne plus entendre vos rethoriques moralisatrices. Combien sont ils genereux (comme vous!)ces gouvernants qui nous aiment, qui pensent à nous et pour nous. Nous voulons juste avoir le droit au choix, ne serait-ce que celui de notre mort.Basta!

  32. @Madih,
    Il y a une fois, un chercheur qui a trouvé en moi, le paradoxe scientifique en personne. Un paradoxe, qui malgré ses avancés scientifiques dans le domaine de recherche, continue à rejeter en bloc la théorie de Darwin. Vu de son angle, je pourrai le comprendre mais vu du mien je le vis très bien. Nous ne pouvons adhérer à tout et au rien. Nous acceptons ce qui nous arrange et nous convient dans cette vie ici-bas.
    Je pourrai lire tous les livres de philosophie mais, est ce que j’adhère ??? C’est là, la question Mr Madih ???
    Quand, j’ai invoqué l’anthropologie, croyez-le ou pas, il n’était nullement dans mes intensions de l’orienter vers ce que vous appelez « le prisme théologique ».
    J’ai invoqué tout d’abord l’âge de 13 ans et non 14 ans (l’âge de conscience des dogmes de notre religion).
    J’ai invoqué l’âge de 13 ans en se référant à l’esprit scientifique en moi avant tout. Rassurez-vous, je fais la part des choses dans nos discussions.
    Alors, selon les études d’anthropologie, l’âge de 13 ans nous permet de faire la part des choses entre le mal et le bien, c’était plus pris dans un contexte de criminalité qu’autre chose. Je l’ai pris en conscience que l’acte suicidaire est un acte criminel envers la vie. Mais, pour vous et votre philosophie ; cet acte n’est qu’ « une prise de conscience d’une situation absurde ».
    C’est là ce que j’appelle moi, le choc culturel !!!!et sincèrement indépendamment de tout raisonnement théologique. Juste le fait que j’étais éduqué avec une nette conscience que la nature humaine pourrait être sauvé par l’esprit d’altruisme (avec force ou douceur mais sauvé !!). L’esprit de l’altruisme n’a aucune place dans le monde occidental et je pourrai même me prononcer sur son incapacité d’exister un jour dans ce milieu.
    J’ai une nette conscience qu’on peut protéger une personne contre sa nature de détresse en étant derrière lui, en chassant ses démons qui le persécutent de temps en temps, et en ne cédant en aucun cas la place à ses démons au nom de « la liberté individuelle ».
    Si vous n’avez pas de l’amour vers l’autrui, vers votre société, vers votre nation, vous n’arriverez jamais à comprendre ma perception de la vie. C’est rudimentaire de votre part, c’est rudimentaire en vers votre philosophie de réduire mes interventions à un esprit religieux.
    Ma religion fait partie intégrante en moi, un élément qui complète ma personnalité et ne me rend nullement archaïque comme vous fatiguez à faire comprendre aux autres (pas en tout cas à moi).
    Jusqu’à maintenant, nous sommes dans un terrain neutre, et je n’ai invoqué ni notre livre sacré ni mes idées soit disant archaïque pour tenter de résoudre ou expliquer le phénomène Haraga. Moi, j’ai pris l’analyse à partir de l’acte commis par le jeune harag. C’est-à-dire, au moment qu’il a mis son pied dans la barque, comment peut-on réagir ???? Et j’ai approuvé sa condamnation par son emprisonnement pour au moins lui sauver la vie, lui permettre au moins de raisonner à ce qu’il est entrain de faire. En même temps, freiner ce Fléau dans ma société. Je l’ai écrit dans mes précédentes interventions, je n’ai pas une baguette magique avec des solutions en échange dans l’immédiat. Mais pour l’instant, mon rôle est de condamner l’acte de haraga, pour au moins lui préserver la vie.
    Je ne me le pardonnerai jamais, je ne pourrai me pardonner mon silence et mon indifférence envers ce fléau.
    Cordialement

  33. les Algériens ne doivent pas se cacher la tête dans le sable et ignorer que la responsabilité première de tout HARRAG incombe à l’Etat algérien défini par le Chef de l’Etat et son gouvernement.Un HARRAG d’un pays pauvre d’Afrique noir peut être moralement accepté dans la mesure où toute sa société vit dans la misère et que son pays soit très pauvre.En Algérie, ce n’est pas le cas; et la responsabilité de notre gouvernement est pleine et entière dans ce drame social.Pour son incorporation militaire dans le cadre du service nationale, le jeune Algérien est réputé apte à servir sa nation et est considéré par l’Etat comme un Homme accompli.En dehors de ce devoir, la majorité des jeunes algériens sont abandonnés dans le chômage et la misère alors que le pays a tous les moyens pour endiguer la mal-vie des jeunes.Emprisonner le HATTAG n’est pas la solution; c’est une simple fuite des responsabilités: c’est un crime sur un crime.

  34. Mahaut en vous lisant je sens que je deviens intelligent! Vos commentaires sont tellement loin de la realite que je me demande si vous existez reellement. Depuis quand "l’honneur des filles" a t il de l importance pour vous. Des filles que vous revez de vous "faire", de garcons qui ont la dignite de vouloir vivre, quitte a en mourir. Vous parlez "d’age de raison" comme d’un tresor de guerre sans meme vous rendre compte que vous deraisonnez en voulant raisonner. Le gros probleme, pour vous, c ‘est que vous ne reflechissez pas. Pour vous TOUT est etabli. TOUT est cousu de fil blanc. TOUT est decide a priori. Et vous vous enfoncez seul dans les sables mouvants que des jeunes desesperes tentent de fuir avec une energie que vous n’avez pas. Vous en voulez une preuve? Ce que vous appelez"choc culturel" Mahaut est en realite le resultat d’une gestion desastreuse d’un pays ruine par 1/2 siecle d’incurie, de gabegie, de corruption, de vol, de rapines. Vous parlez de nationalisme mais vous condamnez( de quel droit d’ailleurs) ceux qui veulent une Nation qui leur rende leur dignite. Je suis une femme, Mahaut. Une fille de joie. Une prostituee de luxe que des barons se paient pour jouir d ‘une liberte refusee a tout un peuple.et si vous craignez de ne pas vous pardonner votre silence, dites vous que votre silence serait particulierement apprecie.

  35. 21/08/2009
    PAR FAKOU de New York
    le problème central qu’ont les citoyens et lambda de leur situation future. ce qui veut dire que les citoyen lambda (que nous sommes) ont une perception, mais que cette perception est totalement sombre quant à leur futur. et elle l’est pour une raison majeure: le pouvoir a tout fait pour éliminer les élites

    car moi aussi jai été un anciens harraga j’ai pris des risques pour quitter mon pays qui ma été confisqué par la plutôt la
    potentielles (il n’y a qu’à voir l’état de délabrement avancé de nos universités) et ce même pouvoir ne donne aucun espoir de changement positif aux citoyens lambda. d’ailleurs comment peut on imaginer que les fossiles vivants qui nous gouvernent depuis des lustres puissent donner un quelconque espoir de changement à la populace à laquelle nous appartenons? pour résumer, il suffit de reconnaitre que les harragas font ce qu’ils font (c’est à dire s’enfuir de leur pays) non pas simplement à cause de problèmes strictement économiques (la recherche de l’el dorado) mais plutôt à cause d’une mal vie qui touche plusieurs domaines dont deux me semblent fondamentaux: 1- la non participation du citoyen à la prise décision. le pouvoir en place pense pour lui et requiert son obéissance totale (il n’y a qu’à imaginer fakhamatouhou, emir el mouminine et expert dans tous les domaines, en train de faire des remontrances à ses ministres pendant les soirées du ramadhan). 2- la religiosité apparente qui prend de l’ampleur mais qui est en opposition flagrante avec une saine compréhension de la religion (on arbore une barbichette et on vole ses clients. on voile la femme pour "éviter la fitna" mais on la dévoile à la moindre occasion pour lui "faire sa fête". on construit une grande mosquée – la mosquée de fakhamatouhou- alors que le déficit en logement est criant et est en train de déséquilibrer la société dans son ensemble). en somme nous vivons dans une société schizophrène qui fait exactement le contraire de ce que suggèrent ses apparences. dans ce cas précis et davoir une pensée admiratif face aux harragas, i

  36. la depression, le boheur, la tristesse, la harga, sont des etats emotionels et sont souvent contagieux. si vous frequenter des gents heureux vous allez essayer de faire comme eux .il est de meme pour les haragas, il a ete contaminee par lidee d une vie meilleurs outre les frontieres.

  37. Plutôt que d’être un acte de desespoir, l’acte des harragas de vouloir atteindre les côtes de l’Europe et bien au contraire un acte de courage, de bravoure et tout simplement du désir de fuir la misère et le chômage(Malheureusement dans certains cas, cela se termine par une tragédie).La source est là:le chômage et son corrollaire la misère.la solution au niveau interne:le pouvoir s’avère incapable de la mettre en place.L’échec est total.La solution externe à savoir l’émigration:Les frontières sont fermées.Les pays européens se sont fermés aux Algériens.L’intégration à l’Europe des pays de l’est permet aux pays riches de combler le manque de main d’oeuvre d’autant plus que la population ne pose pas de problèmes au niveau de l’intégration culturelle.Que faire alors? Je viens de revenir d’un voyage à Nigara-Falls, hamilton et Toronto(Canada)).Je fus incroyablement surpris et impressionné par la richesse de cette région.Cette région est intégrée aux Etats-unis, et sa richesse dépend en grande partie des exportations vers les États-unis.On voit en outre tout le long de l’autoroute des noms de compagnies américaines, produisant et exportant en partie vers les États-unis.Les canadiens bénéficient de la présence de ces usines en y’étant employés .Un environnement institutionnel et social constitue un formidable atout pour l’attrait des compagnies étrangères.La tunisie se débrouille bien à ce niveau:Il y’a 1200 compagnies françaises en Tunisie qui ont ouvert le marché européen aux produits tunisiens et crée des emplois pour les Tunisiens.Et l’Algérie que fait-elle pour s’ouvrir et s’intégrer aux pays riches ?Certains rejettent cette hypothèse disant ou prétextant la différence de culture.C’est plutôt une lacheté des gouvernants qui, au lieu d’aller courageusement vers l’intégration aux pays européens par l’élimination d’une culture trouvant sa source au 10ème siècle et faire accéder la majorité des Algériens à la réalité du monde d’aujourd’hui se complaisent d’un côté dans l’intolérance (emprisonnement de ceux qui ne font pas le ramadhan, ou pratiquent une religion autre que l’Islam…)de l’autre montrant une incapacité totale à ouvrir l’Algérie au monde et à attirer les sociétés étrangères pouvant aider les Algériens à résoudre le problème de chômage et de fait à mettre fin au problème des harragas.
    Lounès

  38. M. Mahaut c’est cette phrase que vous avez écrite "Cet acte suicidaire n’est pour moi que lâcheté" qui me pousse à réagir. Vous n’auriez jamais dû écrire cela, ne serait-ce par respect à ceux qui sont morts pendant l’aventure, même si pour vous el harga est un suicide. M. Mahaut, avez-vous connu le sentiment ultime de celui qui s’apprête à se donner la mort ? Certainement pas (vous n’avez pas l’air d’avoir tenté un jour de vous suicider.) Alors ne jugez pas l’acte de quelqu’un en dehors de ses propres circonstances. Que vous déploriez ce geste, que vous déconseilliez el harga, que vous critiquiez la situation des immigrés dans les pays occidentaux, que vous miroitiez un radieux avenir pour l’Algérie et auquel on aimerait croire…, je peux personnellement tout laisser passer ; mais que vous insultiez des jeunes algériens qui cherchent, où ça se trouve, un sens à leur vie misérable ou qui, pour certains, ont préféré el harga plutôt que le maquis ou pour d’autres encore, el harga plutôt que le suicide "rapide", personnellement je ne vous le permet pas et vous devrez vous en excuser. Vous êtes optimiste en ce qui concerne l’avenir de l’Algérie, tant mieux, restez-y. Vous voulez faire un travail constructif envers ces jeunes, très bien. Maintenant imaginez-vous en haut d’une tribune dire à ces jeunes "écoutez-moi maintenant bande de lâches…", vous seriez, tout simplement lynché. Parce que ces jeunes là c’est aussi de l’énergie, (hélas, mal canalisée). ET POUR VOTRE PROPRE GOUVERNE, sachez que parmi ces jeunes qui fuient sans GOUVERNAIL, il y a des cadres universitaires diplômés mais sans aucun avenir en Algérie, ceux-là, ont peut-être une chance ailleurs et pas uniquement dans les milieux de la prostitution et de l’esclavage. Pour preuve, il y a biens des Algériens qui ont réussis à l’étranger. Dernière chose. Un jeune en prison ne réfléchira pas à ce qu’il avait fait et qui l’avait conduit en prison, il ne pensera qu’à passer quelques mois (comme vous dites), sortir et retenter l’aventure, si bien sûr en quelques mois, il ne s’est suicidé, transformé en animal ou en légume par l’administration pénitentiaire (la prison en Algérie, vous savez ce que c’est ? M. Benchicou vous dira que c’est une fenêtre sur une Algérie que vous ne connaissez pas). Ce n’est pas pour vous accablez encore, monsieur, que je vous dis cela, (beaucoup de lecteurs vous sont tombés dessus, c’est peut-être pas pour rien) ni pour encourager encore ces harraga, envers qui j’ai un certain respect, je voulais juste vous demander de vous excusez, suite à quoi, je peux personnellement vous pardonner. Eux, par contre… je ne sais pas.

  39. 21/09/2009
    par iris fakou de New York

    Devrions plaindre ces gens, tout âge confondu, qui tentent une aventure hasardeuse bien souvent suicidaire ? On n’est pas ici devant un phénomène confus qui échappe à la perception humaine, mais bien en face d’une situation facilement explicable, autrement dit, pas la peine d’une étude approfondie pour connaître les vraies raisons qui motivent ces jeunes et moins de braver la mort pour s’établir sous d’autres cieux plus cléments. Un enfant de 15 ans est capable aujourd’hui de fournir au moins une explication si vous tenteriez de lui poser. Sa réponse serait, inévitablement « La Malvie ». Et ce qui est vrai. L’algérien en général, avec ou sans argent, nanti ou pauvre, vie mal a cause de son environnement pollué par tant de maux qui empestent sa vie et l’empêchent de respirer normalement. Pas la peine aussi de remuer ciel et terre pour cerner ces maux ; ils sont le menu au quotidien ; ce sont ces trois diablesses bien enracinées : El Hogra, l’Injustice et la corruption ; trois dames de piques qui piquent les algériens 24/24. Les pouvoirs publics, eux, le savent aussi, mais sont-ils capables redonner, ne serait-ce qu’un brin d’espoir à notre jeunesse ? Je m’en doute….
    leur pouvoir grâce aux revenus pétroliers. moralité de l’histoire: au regard des conditions actuelles, les dirigeants en place continueront à se prendre pour des messies et n’accepteront aucun challenge que quelques parties que ce soit. la preuve, fakhamatouhou est en train de se transformer en emir el mouminine (mandat à vie) après n’avoir été qu’un simple président

  40. Sincèrement, Mr bebbouche, je crois que c’est vous qui vous cachez la tête dans le sable en évitant de vouloir regarder "nos" responsabilités en face. Les peuples ont les gouvernants qu’ils méritent. Nous avons celui que nous méritons. Nous avons fermé les yeux ou réagit avec mollesse, alors que nous savions que notre école formait des "lobotomisés".je ne parle pas d’arabisation. Même dans cela nous avons battu tous les records dans l’idiotie. Et nous avons laissé faire. Regardez le classement de l’école algérienne, vous comprendrez tout. Notre environnement immédiat est livré à l’approximation, à l’incantation, au bricolage sans que cela ne nous émeuve plus que ça. Pour éviter de nous regarder en face nous nous trouvons des boucs émissaires:Les Usa, Israël, la France, le Maroc…Il y a toujours un coupable à nos incuries. Et ce coupable c’est l’Autre. Ce discours est rageant. Parce qu’il part du principe que le "meilleur des hommes" le musulman, ne peut être responsable. Nous sommes sales, indisciplinés, intolérants, hermétiques aux autres…Cela ne nous empêche pas de célébrer nos vertus en dépit de ce que nous traduisons dans les faits. C’est notre environnement que le harraga fuit en quête d’un autre, peut être idéalisé mais à ses yeux plus clément…La morgue de nos dirigeants n’a rien à envier à celle d’un Papc ou d’un gratte papier face à un illettré…Qui les a fait Rois ? Ils nous gouvernent depuis un demi siècle, on a beau dire, ça ne nous grandit pas, mais alors pas du tout. Même si le Timonier a 4 centimètres de plus qu’un illustre cadavre. Beaucoup de révision déchirantes attendent le monde musulman

  41. la plupart des Algeriens ne vivent pas le present, ils pensent au jugement dernier a travers une religiosite affiche que l’ecole, la TV encouragent, ils s’en foutent d’ameliorer leur vecu, c’est prq ils sont deconnectes de la realite, un pouvoir mafieux qui ne donne aucun espoir a une jeunesse deshorientee qui se jette a la mer au priant ALLAH de l’aider a rejoindre les pays des Chretiens.

  42. C’est une analyse tres réductrice des compétences du maghreb, les espagoles eux, rien qu’en 1974, ils étaient encore nombreux à vivre mendiant au Maroc et on les appelait " Asbagnouli alhazak", l’espagnole qui n’a pas de sou, voyez ou ils sont aujourd’hui.
    Je suis trés optimiste, la démocratie chez nous les Algeriens est le seul élan, capable de motiver nos forces à travailler chez nous. nous avons tout à faire encore, et c’est à nous de trouver les moyens pour que l’on puisse structurer nos moyens et attentes.
    Peut etre que la solution se trouve dans l"éducation qu’on peut donner aux jeunes generations, on peut leur inculquer le patriotisme et peut etre les encourager à rester dans leur pays pour participer à son developpement, il faudrait aussi essayer de leur donner une vrai image de l’immigration, leur expliquer que ce n’est pas vraiment facile et qu’il faut faire quelques sacrifices pour réussir à l’étranger… Brefff, essayer de changer la mentalité des jeunes !
    SANS RANCUNE — Hadj – Messar —
    ( [email protected] )

  43. entre un pouvoir policier et des islamistes qui n’ont aucun sens de la liberté, que vous-vous faire ?
    un chômage galopant, des perspectives bouchées, notre jeunesse se trouve entre plusieurs feux, mais fuir au risque de sa vie, c’est méconnaitre la réalité d’ailleurs, combien m^me si ses jeunes arrivent à bon port, il n’est pas dit qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, des exemples n’en manquent pas, il n’y’a pas qu’en algerie qu’on fuit, d’autres pays, en font les frais, tel l’irak, l’afghanistan, la turquie et j’en passe, mais que diable, pourquoi on est n’est pas capable de répondre aux espoirs de notre jeunesse. Quelqu’un a dit, vaut mieux vivre pauvre ailleurs que riche chez soi, cela se rapporte à notre pays, pays ou le plaisir a disparu faisant place à l’ennui et la désespérance.
    un pays riche qui donne un peuple pauvre, une telle équation n’est-elle pas difficile à résoudre ?

  44. Donnes nous la recette de ton experience de harrag, moi aussi je veux rejoindre New York

  45. "El hadj Bob Marley allah yarhmou wi wassaa aalih disait dans Exodus: movement of jah people! Men and people will fight you down…open your eyes and look within…!" (Très belle chanson).
    Les boat-people, n’est pas un phénomène nouveau et propre à l’Algérie? La ou il y a misère et mal vie les gens de tout age, sexe et niveau d’éducation quittent leurs pays d’origine pour aller autre part afin d’améliorer leurs niveau de vie. Cela est la réalité pratique maintenant, selon leurs convictions les gens l’expliquent différemment. Le chercheur si dessus disait que ces des courageux qui dénoncent les lacune du system politique. Le pouvoir disait il y a quelques jours (le conseiller de bouteflika dans un discours, dans une salle de cinéma a Alger) que ce sont des repris de justices qui n’arrivent pas a avoir de passeport et jouir d’un visa comme tout le monde (ha ha ha). Des citoyens privilégiés qui d’une façon ou une autre profitent du system actuel, l’interprète comme un fléaux sociales et endossent la faute aux parents ect..…. Mais la réalité n’est pas sur les blogs a Internet, mais sur les côtes d’El Bouni et Ain Temouchent … La bas on voit bien cette Algérie profonde si chère a bouteflika !

  46. Mahaut me rétorque:" l’acte suicidaire est un acte criminel envers la vie" et d’ajouter:"C’est là ce que j’appelle moi, le choc culturel !!!!et sincèrement indépendamment de tout raisonnement théologique." De quelle vie nous parlez-vous? De celle que nous ont façonnée les idéologues d’un régime obscurantiste? C’est plutôt cette vie-là que je considère, moi, comme criminelle et non pas l’acte du pauvre suicidaire qui en est une victime! Et puis, la motivation essentielle d’un jeune harag, est-elle véritablement suicidaire ou, au contraire, un risque potentiellement salutaire? " Si vous n’avez pas de l’amour vers l’autrui, vers votre société, vers votre nation, vous n’arriverez jamais à comprendre ma perception de la vie." C’est l’absurdité de cette vie, bien de chez nous, telle que concoctée par le wahhabisme de connivence avec le baathisme via Benbouzid et qui n’offre aucune perspective à une jeunesse désoeuvrée, qu’il faudrait accusée et condamnée pour crime contre la jeunesse algérienne! Et je vous ajoute que l’une des motivations essentielles qui contraint le jeune harag à fonder tous ses espoirs dans cette « aventure bleue » est justement cette ultime prise de conscience de l’absurdité d’une telle vie! La haraga c’est l’espoir d’une renaissance possible de la jeunesse, une réponse affligeante aux fossoyeurs de la vie, une tentative quelque fois désespérée d’affranchissement des jougs aliénants, la perspective d’une vie meilleure et surtout un acte sacrificiel qui éblouit le visage de la mère d’un sourire retrouvé, le frère et la sœur de l’utilité à continuer à vivre même en enfer. Il n’y a pas meilleur exemple d’amour pour sa patrie que ces jeunes qui risquent leur vie pour préserver, par leur aide pécuniaire précieuse future, la dignité bafouée de leurs familles laissée à tous les aléas d‘une vie absurde bien algérienne! Et de « choc culturel » traitez-vous mon opinion! Ce vocable cache un préjugé idéologique criminel car hautement préjudiciable pour la cohésion nationale dans toute sa différence; il m’apprend que tout ce qui ne relève pas de votre définition raciale et nihiliste de la culture est traité d’ennemi à combattre! Votre « choc » est synonyme de confrontation entre le monde occidental vs arabe; mais peut-on parler véritablement dans votre univers de culture ? Je crois que l’épithète musulman est le plus approprié; car hormis la religion, de la culture vous n’en avez rien de compétitif; que reste-il à l’arabe sans la religion musulmane? Rien, le vide, le néant! vous vous cachez derrière le concept vide de la culture pour paraître rationnel alors que votre motivation est d’essence islamo-baathiste; c’est là justement où réside votre archaïque « perception de la vie ». Vous tranchez: «  "et en ne cédant en aucun cas la place à ses démons au nom de « la liberté individuelle ». L’utilisation inconsciente et très révélatrice du terme « démons » trahit votre regard sentant la rance d’une idéologie nationaliste moisie en traduisant une conception profondément islamiste et intégriste du monde occidental; en réalité ce « démon » que vous chassez est la démocratie libératrice à laquelle « vous ne cédez en aucun cas la place » et que vous avouez d’ailleurs l’instant d’après dans l‘expression « la liberté individuelle ». Vous n’êtes également pas dans l’honnêteté quand vous affirmez que :« L’esprit de l’altruisme n’a aucune place dans le monde occidental et je pourrai même me prononcer sur son incapacité d’exister un jour dans ce milieu." En plus du fait que cette ineptie révèle fort bien votre méconnaissance totale des réalités du monde occidental, mais, en plus, elle m’apprend que vous n’y avez jamais mis les pieds! Que vous dire, M. Mahaut, sur l’altruisme occidental qui d’ailleurs, au risque de vous « choquer », n’existe plus en terre d’islam, comme l’Algérie? A suivre.

  47. Mahaut me dit:"L’esprit de l’altruisme n’a aucune place dans le monde occidental et je pourrai même me prononcer sur son incapacité d’exister un jour dans ce milieu."
    Prenons un exemple comparatif de deux jeunes algériens de 20 ans et demandeurs d’emploi; l’un vivant en Algérie et l’autre résidant en France. Le jeune, en France, indépendamment de son origine culturelle, religieuse et sociale initiale est entièrement pris en charge par l’État qui le protège par tout un dispositif réglementaire en mettant à sa disposition des avantages et des priorité indispensables à son insertion dans la vie sociale: un RMI ou RSA de 400 euros, une solidarité transport lui permettant un déplacement gratuit, une prise en charge médicale à 100 /° gratuite, une aide personnalisée de l’organisme Pôle Emploi pour l’établissement d’un projet individuel, indispensable à son insertion dans la vie active, des propositions de formation gratuite et rémunérées jusqu’à 100/° du SMIG selon l’âge du postulant, son encouragement par l’octroi de la prime de retour à l’emploi, une proposition d’aide psychologique du conseil général pour tout jeune rencontrant des difficultés d’insertion, …Si ce jeune est marié avec enfants, sa prise en charge est encore plus importante car la France ne badine pas avec l’avenir des enfants! Au contraire, elle y fonde tous ses espoirs par l’octroi d’allocations familiales conséquentes, des APL(aide au logement) à hauteur de 450 euros mensuels, des conseillers communaux mis à sa disposition pour toutes sortes d’aides gratuites à la consommation: le jeune se trouve ainsi orienté vers des organismes qui l’accompagnent en lui proposant des colis vestimentaires et des paniers alimentaires à longueur de l’année, tant que sa situation de demandeur d’emploi le justifie. Et ces organismes sont: Emmaus, Restos du Cœur, Secours Catholique Français, La Croix Rouge…dont le personnel y activant avec une profonde conviction humaniste est entièrement bénévole. Je vous précise, par ailleurs, qu’Emmaus de l’Abbé Pierre, s’est presque entièrement consacrée à la prise en charge des sans papiers, c’est-à-dire des haragas auxquels les consulats d’Algérie détournent royalement la tête! Raison invoquée par Ouyahia à une question posée par un journaliste à ce propos: «  les consulats ne peuvent pas intervenir parce qu’ils( haragas) déchirent leurs papiers»!!! Pour reprendre Douce France, je dirai que votre pathétisme complète harmonieusement la suffisance criminelle de notre premier ministre. Mahaut, qu’en est-il, au fait, du jeune demandeur d’emploi dans le pays de Zerhouni et Ben Bouzid? Je vous parle de l’altruisme aussi bien populaire que gouvernemental, en Algérie bien sur.

  48. Le jeune Algérien pour maniféster son hostilité au régime mafieux le fait de plusieurs façons:maniféster dans la rue, partir à l’aventure sur une barque, rejoindre les intégristes du GSPC, se suicider etc…Les Harragas sont ceux qui génent le plus le régime corrompu et mafieux car ils envoient un message qui est le suivant:"nous préférons mourrir en mer que de vivre sous votre régime"et ça le régime ne le supporte pas d’où la féroce répréssion.Malgré le côté tragique ces harragas sont des héros comme le sont ces hommes sublimes qui ont déclenché le 1°Novembre 1954.

  49. @ atuelpa yupanqui, ne cherchez pas à noyer le harrag, pardon le poisson, dans l’eau.L’expression "Les peuples ont les gouvernants qu’ils méritent" est destinée à faire diluer la responsabilité dans la masse.Non, le temps est révolu de fuir la responsabilité et de la diluer pour ne plus découvrir le vrai responsable de ce désastre social. Les familles des harragas ne sont pas responsables; les harragas eux-mêmes ne sont pas responsables.C’est le chef de l’Etat et son gouvernement qui sont les premiers responsables et ont été incapables à résoudre ce drame social: c’est une honte pour toute la nation algérienne!Quand le Chef de l’Etat décide de construire la plus grande mosquée d’Afrique pour quelques trois (3) milliards de dollars et laisser la moitié des wilayas d’Algérie sans infrastructures Universitaires démontre le gaspillage éhonté du pays: les Algériens préfèrent faire leurs prières sur du gazon ou sur des terres battues et avoir leurs enfants à l’Université plutôt que de faire leurs prières sous d’immenses lustres et avoir leurs enfants qui trainent dans les rues ou fuir vers la Harrga.

  50. Bonne analyse, toute fois je voudrai réagir à certains commentaire qui parlent de patriotisme le véritable nationalisme ne s’apprend pas à l’école et ne s’endoctrine pas à la mosquée, il est iné, dés lors qu’on vit bien dans notre pays, que l’en se sente bien, on devient jalous de ce pays, les enfants détestent « Qasamene » parce qu’elle constitue une punition chaque matin et chaque soir à l’école, alors quand Morcelli, Boulmerka ou l’EN gagnaient des compétitions et retantissait « Qasamene » c’est tout le monde qui avait la chaire de poule et une larme aux yeux…. plus maintenant et pourquoi? parce qu’on récolte le fruit du travail médiocre de nos gouvernants, pour moi un HARAGA a autant de courage et de bravoure qu’un Moudjahed, il devrait recevoir la légion d’honneur, et ne pas faire l’objet de toute une répression et l’élaboration de tout un arsenal juridique, pauvre pays….

  51. Les Despotes, desqu’ils depassent 5O ans, ils commencent a penser comment laissent leurs noms dans l’histoire. Dans les pays Musulmans, il n’y a pas mieux que de construire une Mosquee pour laisser son nom dans l’histoire, c’est prq Boutef a decide de pomper du Tresor Public 3 milliards de dollars sans consulter le peuple.

  52. A M.Mahault:votre phrase, l’esprit de l’altruisme n’a aucune place en Occident montre de votre part un aveuglement et une méconnaissance de l’Occident.Aveuglement car le fait même que les pays occidentaux accueillent chez eux nos compatriotes algériens, leur accordent les mêmes droits, les logent, leur donnent du travail est en soi un acte de grandeur et de haut altruisme.Méconnaissance:Je vis au Canada depuis 25 ans et je vous signale que les impôts perçus par le gouvernement canadien sur la fiche de paye des employés s’élèvent à 30% du salaire et cet argent va en partie à l’aide aux gens sans travail, à l’aide aux petits salariés comme subventions aux logements à prix modiques, aux soins gratuits.Savez-vous, en outre, que le Canada a reçu au cours des 15 dernières années, 50000 algériens et que dès leur arrivée, ils ont été pris en charge par le gouvernement canadien qui leur fournit un logement, une aide financière, scolarise leurs enfants, des soins gratuits…L’altruisme dans les pays occidentaux trouve sa source dans une taxation des salaires, plus ou moins élevée, selon les pays, et s’exprime en allant en grande partie vers le social(aide aux gens sans travail, garderies, congés de maternité…).Sur le plan individuel, Les canadiens sont des gens imprégnés d’un grand altruisme à tel point que certains en profitent:récemment, Radio-Canada a diffusé l’histoire d’une femme, qui mendie dans les rues de Toronto depuis plusieurs années.Le journaliste a fait une enquête sur elle et découvrit qu’elle était propriétaire de deux appartements, achetés avec l’argent quêté par la mendicité.Cela dit, il faut aussi signaler que la politique altruiste des Canadiens se traduit par l’existence de soupes populaires, de gites pour les sans-abris, souvent des gens souffrant mentalement et, chaque année par l’organisation de plusieurs campagnes de collecte d’argent pour les associations d’aide aux nécessiteux.Savez-vous comment se nomme ce système M.Mahault:la démocratie.Alors arrêtez les généralisatins et les affirmations inexactes sur la soi-disant absence de l’altruisme des Occidentaux.Nuancez et précisez votre affirmation:Que les Occidentaux ne soient pas tous altruistes de personne à personne, ça peut se discuter, mais cependant, ils le sont tous de facto par le biais de leurs institutions démocratiques dont l’un des rôles et la redistribution de la richesse.Pour finir, il existe, M.Mahault, une politique de l’aide au développement et je ne vous apprends rien en vous disant que les pays occidentaux sont de gros donateurs.
    Bien à vous
    Ferhane

  53. Avec l’argent du pétrole qui coule à flots, la prise en charge et le clé-en-main assurés par des Compagnies Etrangéres, le système peut se vanter de construire les plus grandes autoroutes et le plus grand viaduc d’Afrique, les plus gandes usines du Sud Mediterrannéen, la plus grande mosquée du Maghreb mais sans aucune gloire ni aucune fierté puisque ses propres enfants ne pensent qu’à fuire le pays comme on fuit une prison. La maison-Algérie est devenue une maison hantée pour ces harragas à la fleur de l’âge, ces gavroches qui n’en peuvent plus de supporter le cynisme politique et les sorcelleries religieuses de ses Gouvenants, ils n’en peuvent plus de supporter ses aberrations et ses contradictions sans fin, les manigances et les silences lourds et méprisants de ceux qui sont sensés leur donner quelques lueurs d’espoir. Toute la légion des turifèraires et des laudateurs du système rentier qui profitent des faveurs du Roi et qui ne s’agitent que pour faire durer la Rechka semblent s’être passé le mot : " Tout va bien, Madame la Marquise !" pendant que de larges franges de la société sont laminées et disloquées par le chômage, la pauvreté et les privations de toutes sortes .

  54. en ce qui concerne la construction de la mosque a ce que je sache que quelqu un comme boutef haut resp.ou autre meme dans une famille avant de financer ce projet il faut que les citoyens n auont pas les ventres creus, il n y aura pas les necessiteux exct. comme un pere de famille ne laisse pas ses enfants mourrir de faim et aille a la mecque pour hadj alors tout ca c est clair dans le coran alors j invite les hypocrites relegieux a expliquer a leurs fakhamatouhoum qu il est entrains de souffler dans le vent et on ne badine pas avec le createur

  55. IMPOSSIBLE MAIS VRAI: Un e-mail d’un harrag au gouvernement algérien ou une pièce montée de tout genre pour "lécher les bottes" au gouvenrement. C’est un article paru dans le Quotidien d’Oran…
    Bon courage pour la lecture…A croire ce harrag!

    "Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux. Au nom de Celui qui a fait de vous les guides de notre nation. Ô mes frères du gouvernement, que la paix soit sur vous.

    Je l’avoue, je dirai la vérité : je me suis embarqué croyant naviguer vers un paradis, mais c’est dans un enfer que j’ai débarqué. Venez vite me chercher, je vous en supplie ; je veux retourner chez nous, je n’en peux plus. Ô mes frères, je n’arrête pas de pleurer, la nostalgie me grille. Ne laissez pas votre enfant dépérir loin de sa terre natale, venez à son secours. Dieu vous récompensera. D’autant plus que je vous adresse mes prières pendant le mois sacré de Ramadan, mois où Le Tout-Puissant accorde plus de bénédiction aux bonnes actions et à la charité. Je me rends compte maintenant de l’énorme bêtise que j’ai commise en fuyant mon pays. Que j’ai été stupide ! Pourtant, Dieu nous a dotés d’une cervelle pour réfléchir et nous méfier des idées empaquetées dans du joli papier parfumé, que Satan nous envoie de temps à autre, Dieu le maudisse. Mais, dites-moi ô mes frères, qui emploie sa cervelle chez nous ? Comme tous mes compatriotes, j’adore les mots quand ils sont bien tressés. Ils font une musique qui me coupe les jambes. Je ne suis plus alors qu’un tas de viande émue, ouverte à toutes les folies. Je sais que vous me comprenez très bien cette image parce que vous utilisez beaucoup la parole pour communiquer à la population les décisions importantes qui concernent son avenir. Vous êtes alors obligé de fabriquer de jolies phrases qui produisent des sons qui vous enchantent et enchantent vos concitoyens, comme ceux d’une flûte entre les mains d’un connaisseur. En effet, nous sommes un peuple qu’un discours bien ficelé peut faire larmoyer pendant sept jours et sept nuits. Ce que contiennent les mots ne nous intéresse pas, c’est la mélodie qu’ils peuvent former que nous aimons.

    Dieu nous a créés avec des oreilles qui adorent être bercées par des phrases musicales. Bref, j’ai été emballé par les histoires idiotes qu’on raconte chez nous sur la belle vie d’ici. Il a fallu que je pose le pied sur cette terre pour découvrir combien mes compatriotes se trompent. C’est pourquoi, j’ai décidé, avec l’aide de Dieu, de leur arracher de la tête ces illusions derrière lesquelles ils courent, haletants et salivants, les imbéciles.

    Ici, c’est plein de racistes. Ils sont aussi froids que de la viande congelée. Indifférents et silencieux, ils passent leur chemin et ne posent jamais le moindre regard sur votre carcasse. Ils donnent l’impression d’avoir un but précis qu’ils se sont promis d’atteindre en essayant d’éviter tout gaspillage de temps. Ce sont des machines, ces gens-là. Ensuite, ils sont très rares dans la rue. Jamais je n’ai rencontré un groupe d’hommes discutant joyeusement sur un trottoir. D’ailleurs, ils parlent très peu. Ils doivent avoir des lieux où ils se voient entre eux. Comme s’ils avaient peur de nous rencontrer. Depuis que je suis là, ô mes frères, j’ai à peine vu des enfants. On dirait qu’ils n’en font pas, des bébés. Sont-ils malades ? C’est sûr ! Sinon, comment expliquer cette absence presque totale de gamins dans leurs rues ? Ou alors, ils sont un peuple qui enferme ses petits. Il est possible que c’est là la raison de ce phénomène bizarre. Mais ils ne donnent pas le sentiment d’être aussi durs. Au contraire, ils semblent plutôt un peu mous. Il est certain qu’ils sont atteints d’une maladie qui les empêche de remplir les rues de garnements comme chez nous.

    Encore cette chose si choquante : ici les femmes sont libres de sortir de chez elles. On les voit aussi avec des hommes, très décontractées, souples et énergiques. Elles sont belles mais habillées sans aucune retenue. Elles sont trop libres. Les hommes ne sont pas du tout gênés par ce fait. Ils semblent accepter la chose avec joie, les mollassons. Encore pire, ces hommes et ces femmes peuvent aller jusqu’à s’adonner à des gestes qui hérissent les cheveux et pourraient provoquer une émeute chez nous, que Dieu nous préserve ! Jamais je n’aurai cru qu’il y avait sur notre planète des créatures aussi mal élevées.

    Ah ! j’allais oublier ceci : le soir, on voit de vieilles personnes se promener seules ou accompagnées d’un chien. Abandonnées par leurs enfants, elles vivent avec des bêtes. C’est malheureux. J’en ai pleuré pendant des heures il y a quelques jours. C’est vrai qu’on ne voit aucun signe de tristesse sur leur visage. Ces vieux et ces vieilles donnent même l’impression de ne pas s’en plaindre. Mais ils ne peuvent pas tromper le regard d’un Algérien, ils souffrent intérieurement, c’est sûr. Mais ce n’est pas fini ! J’aurais aimé vous éviter le choc, cependant, il s’agit d’une chose trop grave pour ne pas être révélée. Ils ne jeûnent pas ! Oui, vous avez bien lu, ô mes frères du gouvernement, ils ne jeûnent pas du tout. Les restaurants, les cafés et les bistros sont ouverts ! Ils mordent dans leur sandwich avec un culot qui fait bouillonner le sang ! Qui aurait cru qu’il existe sur la terre des habitants qui n’observent pas le carême pendant le mois de Ramadan ? Pourtant, je me rappelle maintenant, nos enseignants nous en parlaient beaucoup, de ces gens qui vivent en dehors du droit chemin, mais je n’ai jamais été un élève sérieux et concentré. Je le regrette infiniment. Des terriens qui ne sont pas musulmans ! Ô mes frères, voyager est la pire des choses qui puisse arriver à un être humain. On s’expose à des séismes qui peuvent fissurer dangereusement la jolie et chaleureuse petite maison que nos parents bâtissent dans notre tête. Certes, le pays est beau. Ils ont de très beaux jardins avec des bancs et des fontaines publiques. Les arbres et les fleurs sont taillés admirablement comme par des mains divines. Les rues sont propres. Les maisons sont jolies. Des toilettes publiques sont mises à la disposition de la population à intervalles réguliers. Tout est soigné avec amour. C’est parfait. Mais il n’y a pas mieux que chez soi. Non, je ne veux pas rester ici ! Ô mes frères du gouvernement, venez me délivrer de ces images qui déchirent mon coeur. Votre fils se meurt ici. Accourez, ne perdez pas de temps ! Je ne veux pas être enterré avant de crier chez nous l’enfer que je vis ici. Non, ce n’est pas comme chez nous où les gens suivent et détaillent du regard tous les passants, particulièrement les femmes ; saluant sans arrêt ; prêts à bavarder un coup, chaleureux ; criant un nom quand ils avisent une connaissance ; soufflant innocemment la fumée de leur cigarette sur les gens ; tenant à la main un verre jetable contenant du café, oisifs et peinards ; bourrés de destin ; se rassemblant sur un trottoir durant des heures ; les formidables diables de mon pays. Non, ce n’est pas comme chez nous où les rues grouillent d’enfants qui hurlent à longueur de journée ; s’agitant sans trêve comme s’ils étaient possédés, nerveux et débordant de vie ; couverts de poussière et inventant des jeux qui annoncent un avenir très mouvementé, et sûrement plein de surprises. Ah ! combien ils sont adorables, ces gamins brûlants de fièvre que l’on fabrique chez nous sans lésiner.

    J’ai la nostalgie du tapage qui règne sur mon pays. Vous ne pouvez pas savoir combien je regrette ces coups de klaxon diaboliques que les vendeurs ambulants arrachent à leur voiture déglinguée et chargée d’objets que personne ne peut nommer. J’ai envie de revoir ces motocyclettes qui pétaradent jusqu’au matin, conduites par des écervelés passionnants, contents de jouer avec l’accélérateur. Ces semi-remorques et ces tracteurs qui envahissent les quartiers dans un vacarme vivifiant qui vous donne envie de hurler de joie. Oui, cette merveilleuse animation me manque. Il n’y a pas mieux que mon pays, je le répéterai jusqu’à la fin de ma vie, maintenant que j’ai vu. Nous n’avons pas de jardins publics ? Et alors ? Nous n’avons pas de toilettes publiques ? Et alors ? Nos rues sont défoncées et sales ? Et alors ? Nos maisons sont laides ? Et alors ? La poussière a tout envahi ? Et alors ? La misère pousse de plus en plus d’Algériens vers les bras de la mendicité ? Et alors ? Sont-ce là des raisons pour fuir son pays ? Non ! Je le sais maintenant. Il n’y a pas mieux que chez soi. Je ne veux pas rester dans un monde où les hommes sont incapables d’avoir des enfants. Où les femmes sont libres d’entrer et de sortir. Je ne pourrai jamais demeurer parmi des gens pareils qui, ô honte, vont jusqu’à abandonner leurs parents, les poussant à vivre avec des chiens et des chats. Ces mécréants qui ne jeûnent pas. Même si leur pays est joli comme une image.

    Il n’y a pas mieux que chez soi. Cette phrase devrait couvrir tous les murs de notre pays. C’est la première chose que je vous propose de faire. Cette phrase doit être écrite en plusieurs couleurs, avec à côté d’elle la photographie d’un adolescent au visage éclatant de santé et souriant. Je sais que c’est très difficile de dégoter un type pareil chez nous, mais en cherchant bien vous en trouverez certainement un qui ferait l’affaire. Il n’y a pas mieux que chez soi. Quelle jolie phrase ! J’accepterais aussi d’être l’invité de plusieurs émissions télévisées. Il faudra réunir autour de moi beaucoup de journalistes étrangers. J’aurais besoin certainement d’interprètes. Je répondrais à leurs questions avec joie et courage. Je dirais tout. Je dévoilerais impitoyablement aux téléspectateurs du monde entier la vérité sur la misère qu’on appelle émigration clandestine. Je chanterais mon pays avec des mots que j’arracherais à ma chair.

    Je vous informe aussi que je suis prêt à jouer dans un feuilleton qui aurait pour titre « Ô pays bien-aimé ». J’écrirai moi-même le scénario. Les copains ont toujours trouvé que je savais raconter des histoires. J’aurai le rôle principal. Celui du harrag rongé par les regrets, comme par une meute de rats, parce qu’il a osé fuir sa patrie. Je suis un très bon acteur. Nous pourrions noircir un peu les aventures puisque notre but est noble : faire aimer aux jeunes leur pays. Ô mes frères, n’est-ce pas que l’idée est bonne ? Vous en conviendrez, un film sur les illusions d’un harrag, c’est mieux que ces idioties programmées par la télévision pendant le mois sacré. Des navets payés chèrement par de l’argent puisé dans les caisses de l’Etat. Moi, je ne vous demanderais pas beaucoup d’argent. Je serais également ravi de parcourir notre pays pour donner des conférences dans nos écoles et nos universités sur le sujet. Certes, je n’ai pas eu une longue scolarité, mais je sais user de la parole. Comme beaucoup de responsables chez nous, ô mes frères du gouvernement. Nos élèves et nos étudiants ont besoin de connaître la vérité. Ils sont si naïfs. Pourtant, nous avons des milliers d’écoles et les meilleurs enseignants du monde. Comment se fait-il qu’ils n’arrivent même pas à leurs inculquer l’amour de la patrie ?

    Mais je saurais moi comment leur ôter du cerveau ce ver qui les ronge et les démange, cette idée de partir. Je leur apprendrai qu’ils doivent s’estimer heureux d’appartenir à une terre comme la nôtre. Je trouverais, ô mes frères, les mots qu’il faut pour leurs enraciner dans le crâne qu’il vaut mieux être un misérable chez soi qu’un milliardaire chez les autres. La drogue, l’ennui, le chômage, les insultes, la mal-vie, l’exiguïté du logement, les horizons bouchés, la corruption, le piston, tous ces maux sont supportables et bénins en face de ce qu’ils endureraient là-bas si jamais ils arrivent à traverser la mer. Il me faudra évidemment une voiture et un chauffeur. Des bons d’essence et un peu d’argent pour subvenir à mes besoins. Je ne demanderai pas un salaire aussi élevé que celui d’un député. Je serais beaucoup moins exigeant que ces citoyens qui vident sans retenue le Trésor public. Avouez que vous les gâtez, mes frères ! Votre générosité pourrait les endommager. Evidemment, je plaisante. Subitement, j’ai eu envie de vous taquiner un peu. Vous me pardonnerez ces petits bonds joyeux hors du chemin du respect que l’on vous doit.

    Je disais donc que je suis prêt à vous aider. C’est le devoir qui m’appelle.

    Depuis que j’ai eu cette idée, je brûle d’impatience. Je veux servir notre gouvernement qui cherche comment retenir tous ces jeunes cinglés qui veulent partir. Car je sais que vous n’arrêtez pas de réfléchir à comment les empêcher de fuir ainsi le pays. Vous devez être très tourmentés par cette hémorragie qui vide notre terre bénie de sa force vitale. Je vous comprends, ô mes frères. Travailler d’arrache-pied pour que le peuple soit heureux, et constater au contraire qu’il devient de plus en plus malheureux, est un enfer.

    Je ne voudrais nullement être à votre place. Quand j’entends les gens vous critiquer et dire du mal de vous, j’ai une envie folle de les démolir. Quelle ingratitude ! Mais pardonnez-moi ce mot vulgaire. C’est la colère. Je suis donc à votre disposition. Je vous attends. Venez vite. Ne perdez pas de temps. L’heure est grave. Voici mon adresse.

    Voilà ce que j’avais envie de vous dire. Et ne croyez surtout pas qu’il s’agit d’une blague. Jamais je n’ai été aussi sérieux. Vous pourriez me prendre pour un mauvais plaisantin. Un blanc-bec qui veut attirer l’attention sur sa petite personne effacée. C’est compréhensible. En effet, il est difficile de croire qu’un harrag a décidé de revenir chez lui après avoir bravé la mort et atteint cette rive. Non, je dis la vérité, ô mes frères du gouvernement. Je désire vraiment retourner dans mon pays. Mais il faut maintenant que je vous quitte. Que Dieu vous donne la patience, et que la paix soit sur vous. Amen"

  56. Immigrant. Individu mal informé qui pense qu’un pays est meilleur qu’un autre.Il existe plusieurs formes de silence, mais le silence le plus incompréhensible quand il s’agit des HARRAGAS est celui des Partis de la coalisions du F.L.N, R.N.D et ce cher parti islamiste de H.M.S et les medias lourds, ils se sont peut-être refermé au proverbe Arabe qui dit ? "L’arbre du silence porte les fruits de la paix.". C’est assurément celui de l’incapacité de pouvoir communiquer. Nous sommes si familier avec le bruit des mots qu’il nous est difficile d’imaginer ce que nous deviendrions s’il n’y avait pas de mots, pas de sons, pas de capacité d’audition. En l’absence de l’intervention des chefs des Partis, comment donc pourrions-nous manipuler des signes, comment pourrions-nous former une pensée ? Qu’est-ce que le silence de celui qui n’entend pas ? ([email protected])

  57. par harraga 19/08/2009

    Le collectif français des travailleurs et travailleuses sans-papiers de l’association Droit devant ont saisi le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 25 juin, par lettre pour alerter les autorités d’Alger sur la situation des travailleurs sans-papiers algériens en France. Les militants de ce collectif demandent au chef de l’Etat « que soit mis fin à la politique de délivrance des laissez-passer par les consulats algériens en France ».

    Ce collectif interpelle également M. Bouteflika pour que le gouvernement algérien intervienne auprès de Paris pour lui demander de mettre fin à la « discrimination inacceptable », et ce, en procédant à la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers algériens en France. Concernant les laissez-passer délivrés par les consulats algériens, le collectif, coprésidé par monseigneur Jacques Gaillot et le professeur Albert Jacquard, explique que l’administration française doit disposer d’un document de voyage (passeport ou laissez-passer consulaire) pour pouvoir procéder à une expulsion. Or, lit-on dans la lettre adressée à M. Bouteflika, « la plupart des sans-papiers étant dépourvus de passeport valide, l’administration française se tourne donc quotidiennement vers les consulats algériens pour obtenir lesdits laissez-passer et, bien trop souvent, ces consulats accèdent aux demandes françaises. Chaque expulsion est un drame personnel, une vie brisée ».

    « C’est aussi bien souvent une catastrophe pour la famille restée au pays qui jusque-là bénéficiait de l’argent rapatrié. C’est enfin un véritable racket organisé par l’Etat français, qui encaisse, après les avoir expulsés, les cotisations sociales (maladie, chômage, retraite) versées par les travailleurs sans-papiers durant leur séjour en France », rappelle le collectif. Le président algérien est également sensibilisé par le collectif sur la volonté de l’Etat français de ne pas régulariser les travailleurs sans-papiers algériens. Pour rappel, la loi française du 20 novembre 2007 a introduit la possibilité de régulariser des travailleurs et travailleuses sans-papiers sur la base de leurs fiches de paye ou d’une promesse d’embauche.

    500 travailleurs ont pu bénéficier de cette disposition après une grève et une large mobilisation. Ce ne sera pas le cas pour les employés sans-papiers algériens puisque le gouvernement français invoque le fait que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit la délivrance des titres de séjours aux Algériens résidant en France, ne prévoit pas cette possibilité de régularisation par le travail. « Il s’agit à l’évidence d’une décision politique arbitraire, puisque l’administration française dispose d’un pouvoir discrétionnaire en matière de régularisation. Il y a donc manifestement une discrimination spécifique à l’encontre des travailleurs sans-papiers algériens », estiment les signataires de la lettre. « Nous savons les pressions intenses, politiques et économiques, que le gouvernement français exerce pour imposer à tout prix sa politique ‘‘d’immigration choisie’’, qui s’inscrit dans la continuité du colonialisme.

    Refuser cette politique est une impérieuse nécessité pour ces milliers de citoyennes et citoyens algériens qui, au regard de l’histoire, ont la légitimité de vivre et travailler en France », ont conclu les militants du collectif français.

  58. En Algérie, les journaux ne sont pas indépendants; tous les journaux sont colonisés! Les journalistes qui devaient être les relais entre les gouvernés et le gouvernement n’ont aucune déontologie car ils abandonnent le peuple algérien à son triste sort. L’Algérie possède une côte maritime de 1200 km et les Algériens mangent de la mauvaise sardine ou du poisson congelé d’importation alors que la majorité des grands chalutiers algériens exportent frauduleusement et en haute mer en transbordant leurs cargaisons pêchées de poissons, de thons et de crevettes frais sur des navires étrangers: où sont les journalistes algériens? Qui doit défendre les Algériens ? A Oran, la majorité des grandes artères de la ville sont sales, à chaque coin de rue vous trouvez des caniveaux nauséabonds. Sur l’avenue et à l’entrée de l’ancien grand hôpital des eaux nauséabondes stagnent dans les rigoles sans que la commune ne s’inquiète pour son hygiène publique: Oran a pris la réputation d’une ville sale! Où sont les pouvoirs publics? Qui doit les secouer si ce n’est les journalistes? Les partis politiques qui sont au pouvoir ne sont que des casseroles qui ne font du bruit que lors des élections; une fois celles-ci terminées, les casseroles se taisent.Où sont les journalistes algériens pour dénoncer les abus? Le nouvel hôpital civil d’Oran, flambant neuf et inauguré en 2004 par le président Bouteflika est encore fermé.Où est le Quotidien d’Oran pour dénoncer cette mauvaise gestion ? Non, le quotidien d’Oran se contente de recevoir des écoliers pour dire qu’il fait du journalisme: sa complicité est flagrante dans la mauvaise gestion de la ville d’Oran.

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