Pour BFM Business, il a bien voulu revenir sur son parcours d’entrepreneur, qui l’a mené de la sidérurgie à l’agroalimentaire, sur ses acquisitions en France (il a notamment racheté le spécialiste de l’électroménager Brandt), et sur ses investissements plus récents. Il a aussi accepté de nous en dire plus sur son ambitieux projet de créer un réseau ferroviaire desservant toute l’Afrique.
Le terrorisme a failli le ruiner
Si Issad Rebrab est aujourd’hui la première fortune d’Algérie et la neuvième d’Afrique avec 3,4 milliards de dollars de patrimoine, il a presque tout perdu au début des années 90. En effet, alors que l’Algérie est en pleine guerre civile après l’annulation des élections législatives de 1991 par le gouvernement de l’époque, soutenu par l’armée, le magnat algérien et son complexe métallurgique, qui réalise 300 millions de dollars de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 33 millions de dollars, sont visés en 1995 par un attentat terroriste.
« 14 bombes ont été posées au niveau du complexe sidérurgique et on a été obligés de fermer trois de nos principales activités, ce qui a éliminé 90% de nos actifs », explique-t-il. Se sentant alors en danger, il décide de rejoindre la France avec toute sa famille.
La France pour rebondir
Désormais dans l’Hexagone, « sans argent, avec seulement de quoi vivre », l’entrepreneur kabyle cherche à se relancer et investit dans ce qui est à l’époque une petite charcuterie halal, mais qui va devenir par la suite un des leaders du marché en France: Isla Mondial.
L’Algérie devrait emprunter une page d’histoire aux USA. Mark Twain l’a bien résumé : « They didn’t know it was impossible, so they did it » (ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.) Il parlait de tous les miracles de l’industrie américaine de son temps. La construction du chemin de fer d’est en ouest par exemple. Ça s’est fait en sept années, sans machinerie sophistiquée, grâce à une main d’œuvre armée de pioches et de pelles, de chevaux et de mulets, et de la dynamite. Une main d’œuvre composée à 80% d’immigrés chinois de constitution frêle. 2700 kms en sept ans ! 2700 kms de hautes montagnes, de rivières et de déserts. C’est la force du capitalisme, de la liberté d’entreprise. Ceux qui ont conçu ce projet ont mis leur propre argent en partie, mais ont surtout utilisé celui de nombreux investisseurs dont des individus, des banques et le gouvernement US lui-même. Au centre de tout ça, la foi que ça pouvait se faire et l’espoir de s’enrichir.
Quand Bella a développé le téléphone, les gens ont ri de lui. On lui disait : « Ah bon ? Alors donc comme ça, on peut appeler quelqu’un de loin ? Et qui donc va-t-on appeler, puisque personne d’autre n’a le téléphone ??!! »
Tout ce dont on a besoin en Algérie, c’est de LIBERTÉ d’entreprise, de liberté de tout ! Le capitalisme ne garantit jamais le succès. Beaucoup d’entrepreneurs et d’investisseurs perdent leurs chemises, mais au final de grandes choses s’accomplissent grâce à ceux qui réussissent.
Je parle en tant que marxiste convaincu. Marx a reconnu la force du capitalisme. Sa faute a été de croire que le capitalisme avait livré tout son jus au 19ème siècle et qu’il n’était plus utile. Erreur de timing, c’est tout.
Bravo et merci pour votre brillant commentaire.C'est la lumière qui éclaire. Vous avez tout dit, il n'y a rien à rajouter.
Voilà un homme qui n'est plus à présenter !!
On devrait avoir la chance de voir l'Algérie gouvernée par un homme pareil, il lui ferait réaliser des bonds extraordinaires sur le plan économique, industriel surtout ! Mais quand on le voit se bagarrer juste pour faire débarquer au port de Béjaia ses équipements, on comprend qu'il a de redoutables ennemis, qui sont également les ennemis de l'Algérie ! C'est bien dommage.
Bismi alla h errahmane errahim. Essallatou wa essalamou 3alayka, ya Abou Kichi l3aziz.
Wamma ba3d,
Té, une parabole religieuse pour mettre un peu de piété , dans ce monde de brutes impies.
Un imam , un curé et un rabin discutent des deniers du LUcte.
Moi, dit le curé quand je collecte les dons, je trace un trait horizontal puis je jette l’argent en l’air , ce quyi tombe à droite c’est pour Dieu , ce qui tombe à gauche, c’est pour moi.
Mwa ,dit l’imam , je trace un trait d’avant en en arrière, je jette l’argent en l’air tout ce qui tombe devant c’est pour Boureb, tout ce qui tombe derrière c’est pour mwa.
Le rabin dit, moi aussi je jette l’argent en l’air, sauf que je ne trace pas de trait, je me contente de jeter l’argent et je laisse se servir, après tout ce qui retombe par terre c’est pour moi.
I wi faut se rendre à l’évidence ! Ur d’idji Abou Marx achou ara d’nini . Il faut que le matérialisme historique fasse son œuvre sans l’entraver. Pour convaincre les bons musulmans comme nous il faut leur traduire ça par: il faut laisser Dieu décider.
Sinon, il y a aussi le ta ! Les effets collatéraux du capitalisme qui vont finir par nous y contraindre , à la traine li inna illayhi radji3oun bla rebbi . Mi dans ce cas houma msabiqoun wa nahnou min ellahiqoun .
boukrou révolutionnaire,
rebra chef supréme,
et quoi encore,
on fait deux ratages avec boudiaf puis zeroual et ensuite on essaye de s'accrocher n'importe comment à n'importe quoi ou qui,
Salut, Verwaq !… Le capitalisme sauvage tel qu’il existe aux USA, au Japon et dans certains autres pays asiatiques (Hong Kong, Taïwan…) est un capitalisme impitoyable. La concurrence y est si féroce que ça pousse des gens à la dépression et à la clochardisation. Au Japon, il y a ce qu’ils appellent « Karochi » littéralement “mort par le travail” et c’est exactement ce que c’est, des gens qui travaillent si dur que ça cause leur mort.
Des compagnies font faillite à droite à gauche tout le temps et sont remplacées par d’autres. Il ya des compagnies auxquelles personne ne s’attendrait à ce qu’elles coulent, jusqu’à ce qu’elles coulent. Par exemple, Sears-Roebuck : elle faisait 1% du PIB des USA jusque dans les années 80-90. Aujourd’hui ils sont au bord de la faillite.
Pas très joli pour les travailleurs et les investisseurs de ces compagnies, mais le résultat est toutes les nouveautés technologiques des 30 dernières années : téléphone mobile, Internet, TV à écran plat, enregistreur DVD, musique en CD, etc.
Pour illustrer : Il y a 35-40 ans, pour appeler ma famille en Algérie de New York ou Chicago, il me fallait marcher dix minutes à une sorte de bureau de poste, donner le numéro de ma famille à un employé au guichet…et attendre. 10, 15 ou 20 minutes plus tard on me signalait d’aller prendre mon appel dans une cabine donnée. Des fois ils ne réussissaient même pas à établir la communication, auquel cas je revenais bredouille. Ça me coûtait 12 ou 15 dollars (de l’époque) pour parler 5 minutes. Aujourd’hui, j’appelle avec vidéo, s’il te plait, et c’est entiérement gratuit, presque de n’importe quel endroit où je me trouve !
Un autre exemple : Il y a 20-25 ans, je conduisais une demie-heure sur l’autoroute pour aller à l’unique bibliothèque dans la région qui avait des copies des journaux LeMonde, el-moudjahid, etc. Ces exemplaires étaient vieux d’un bon mois, mais je n’y pouvais rien. Aujourd’hui, je lis les journaux que je veux (pas el-moudjahid !) la veille, avant qu’ils sortent sur les étals !
Si le communisme (le vrai, pas l’OURS ou la Chine) avait été instauré aux USA, au Japon ou en Europe, nous n’aurions rien de tout ça, car les chercheurs n’auraient pas ressenti l’urgence de produire des résultats. Les travailleurs auraient été plus heureux sous un vrai communisme, bien sûr, mais la technologie se développerait beaucoup moins rapidement. Au train où vont les choses, mon intuition me dit que le capitalisme a encore au moins 50 ou 100 devant lui, peut-être plus, avant qu’il ne soit rattrappé par des contradictions irréconciliables.
Les commentaires accompagnant cet article comme l’article lui-même sont très élogieux de par leur niveau intellectuel, etc. Merci. Mon avis est que :
Tous les problèmes de l’Algérie peuvent se réduire pour être que 2.
1. Le socialisme qui a fait faillite dans le monde entier. Celui-ci avait été choisie unilatéralement comme voie par de jeunes énergumènes, presque analphabètes.
2. Le refus quasi unanime des gouvernants successifs d’entendre les gouvernés afin de mener le pays vers un avenir choisi par toutes et tous, ou du moins leurs représentants dument choisis. Le GPRA, la Constituante, etc. . . . .
Ces gouvernants du premier jusqu’à ce dernier sont de la même école de pensée qui n’est pas difficile à comprendre. Mais tout ce qui s’était et s’écrit toujours n’a pas suffi et ne suffira pas. Le pays s’est génétiquement structuré par ces gouvernants pour toujours et il serait très difficile d’y changer quoi que cela soit. Dépendamment de ce que l’on veut faire du pays et ici on sent à travers tout ce qui s’écrit, que tous les algériens sont d’accord pour développer, enrichir et non appauvrir le pays des algériens.
Malheureusement, et on sent et c’est très évident que ces gouvernants ont d’autres priorités ; ceux-ci formés à l’ENA (école classée parmi les derniers établissements du monde) ne peuvent concevoir autrement les choses.
Le monsieur sujet de cet article est un être exceptionnel comme les champions du marathon.
Si l’Algérie en avait un millier, elle en serait bien différente. Donc, à mon humble avis, si l’Algérie veut changer, la solution n’est ni une révolution pacifique ou violente mais celle dirigée par des messieurs de ce genre en étroite collaboration avec la société civile. Pour permettre cela, un compromis est cependant à rechercher avec les gouvernants ; celui de « laisser faire » et de jouer le rôle d’arbitre seulement. Pour commencer et de veiller au bien de tout le pays. Pas sûr qu’ils en ont les capabilités mais ils n’ont aucun autre choix.
Le vrai rôle de l’Etat Régulateur et enfin de Promoteur viendra avec le temps. Et au vu des choses, ce n’est certainement pas pour demain.
pour un projet fou c'est un projet fou,
on ne fait rien avec des gens qui font les fous,
d'alger à la tanzanie
et de djibouti au togo, rien que ça, et en 48 heures,
l'afrique est foutue, rien ne sauvera les africains,
ils n'ont rien appris de toutes les colonisations et n'ont rien fait de la décolonisation,
alors que les américains ont beaucoup appris de la colonisation -anglaise- et ont compris ce qu'il faut faire avec leur indépendance,
les américains ont combattus pour leur liberté et leur indépendance comme presque comme tous les pays de l'afrique, mais la ensuite n'est pas la même,
si on pouvait déplacer les occidentaux européens et américains vers l'afrique et les africains vers l'europe et l'amérique du nord,
dans moins de dix ans la situation sera inversée pour ces régions
mais restera la même pour les populations,