Chronique : le conflit Zerhouni ? FFS ou l’éternel émerveillement d’Ait-Ahmed

Les gazettes des extravagances algériennes retiendront que c’est au lendemain d’une cynique déclaration de Hamraoui Habib Chawki, directeur de la chaîne unique, affirmant que l’opposition ne s’exprimera jamais à la télévision pour raison de « paix sociale », que le FFS a invité le ministre de l’Intérieur à un débat télévisé.

A sa façon obstinée de tendre l’autre joue, l’ingénuité du parti de Hocine Ait-Ahmed a incontestablement quelque chose de monastique. Pourquoi pas, après tout ? Dans un pays où tout doit être tenté, on peut tout aussi bien essayer la formule du Christ. Et puis, quelle émotion que d’assister à un procès du régime « à l’ancienne », à cette manière ancestrale de faire de la politique, par l’homélie courroucée, le sermon indigné et même une forme sympathique de catéchisme qui prêche le bien et dénonce le mal. Car qui peut encore espérer nous émouvoir par la réprimande outrée des « dépassements graves de l’administration de Zerhouni » ? Ce n’est pas le moindre des mérites du FFS que de tenter le pari, de rêver à nous réconcilier avec les vertus de la prédication politique et de tester sur le corps placide du régime algérien l’électrochoc de l’admonestation franciscaine.

Puis, à bien y regarder, on découvre dans cette innocence bienvenue comme une pureté perdue de vue, une sympathique survivance des émerveillements de l’enfance et qui s’énonce si tendrement dans la bouche de Karim Tabbou dénonçant le fait que «les listes de candidatures se voient passer par le filtre des services de police de Zerhouni ! »

Que de péchés portés à notre connaissance ! Et dire que nous n’en aurions rien su si Ait-Ahmed avait guéri de son enfance et succombé à la lucidité de boycotter les élections…

Mohamed Benchicou

9 réflexions au sujet de “Chronique : le conflit Zerhouni ? FFS ou l’éternel émerveillement d’Ait-Ahmed”

  1. Jamais Zerhouni n’aura le courage d’affronter Ait Ahmed dans un débat public!Ce n’est pas le même niveau et je ne donne pas cher de sa peau.Que peut apporter Zerhouni comme explication pour justifier le non accès de l’opposition aux médias lourds? Il a la trouille et c’est tout. Si j’ai tort, chiche, qu’il accepte la confrontation. Soyez beau joueur Mr Zerhouni, il y va de votre crédibilité.

  2. Si c?est Ait Ahmed qui se rendra à ce débat télévisé, il ne fera que cautionner et soutenir les contrefaçons du ministère de l’intérieur.
    J?espère que Zerhouni le sanguinaire n?aura ce mérite.

  3. Bonjour tout le monde,
    certe il n y aura pas de confrontation télévisuelle, mais au moins le FFS encore lui a le mérite de mettre à nu ce pouvoir gangréné par les luttes intestines, obsolète système qu’est le notre. vivement à vous de juger.
    ciao

  4. Le FFS officiel est pris à son propre piège. Miné par une contestation interne à grande échelle et ayant été dans l’incapacité de tenir un vrai congrès politique, il a cru trouver la parade dans une énième fuite en avant. Il exclut les vrais cadres et militants par centaines, dissout les structures de base légitimes, en les remplaçant par des comités ad hoc désignés, donc dociles, et il recrute massivement des opportunistes avec l’appât des élections locales à la clé. C’est avec ces nouvelles recrues et non des militants authentiques, qu’il a pu tenir son congrès, avec la bienveillance de M. Zerhouni, intéressé lui à donner plus de crédit à ses élections en s’assurant de la participation du FFS. C’est avec ces nouvelles recrues (au moins 50% ne sont pas militants du parti, de l’aveu de Tabbou, lui-même) que le FFS officiel s’apprête à aller aux élections. Outre que le taux de participation risque d’être encore plus insignifiant que celui du 17 mai 2007, le risque d’échec est très important pour le FFS. La protesta demeure très active et fera campagne contre les listes de "l’appareil". Il est donc fort probable que les élections municipales tournent au cauchemar pour le FFS officiel qui risque d’être humilié, y compris dans son propre fief. Peut-être que la direction, prenant prétexte des agissements de l’administration (comme si c’était une nouveauté !), songe-t-elle à se retirer de la course pour éviter un fiasco historique, mais je doute qu’elle y parvienne, otage qu’elle est des nouvelles recrues participationnistes qui n’ont adhéré au parti que dans l’espoir d’être élues.
    Il n’est pas exclu non plus que le pseudo marchandage en rapport avec les agissements de l’administration ne sert en réalité que d’appel du pied pour un éventuel rapprochement avec le tandem Belkhadem-Bouteflika.
    Il faudra se faire à l’idée que le FFS d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’hier !

  5. tout ce que je peut dire c’est que le FFS est finie, inexistant tout comme le RCD !
    qu’ils continue leurs mascarades !
    celà donneras un peut plus de travail aux journalistes !

  6. M. Zerhouni essaie plutôt bien que mal de défendre l’Algérie, pendant que que M. Aït Ahmed et consorts essaient de fourguer la pays au moins disant ( au médisant !

  7. Quelle cocasserie ! Notre ami Mohamed benchicou qui traite Ait Ahmed d?enfant
    Vous pouvez toujours courir ?

  8. Aït Ahmed est la crème des Algériens. Alors n’essayez pas de le souiller, monsieur BC. S’il y avait 5 de son genre, l’Algérie serait libérée de cette mafia politico-financière.
    Longue vie à notre lion du Djurdjura !

  9. MBC essayez d’ecrire avec un style un peu plus leger car l’ère des poètes d’eljahilia est révolu abaissez vous un peu vers la plèbe.
    Quant à critiquer Hocine Ait Ahmed je le considère comme une insulte vu son âge et son parcours SVP ne souillez pas la source.

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