Se dirige-t-on droit vers le pire des scénarios en 2019 ?

Occupés peut-être à deviner d’abord la direction du vent et la décision du chef de l’Etat vis-à-vis du cinquième mandat, les protagonistes ne veulent ni se montrer, ni encore moins penser à des primaires, comme cela se fait ailleurs. Du coup, personne n’est en mesure à l’heure qu’il est de dire de quoi sera faite cette échéance, où tous les coups seront très certainement permis.

Même si Abdelaziz Bouteflika renonce à se succéder à lui-même, son entourage fera l’impossible pour qu’un membre du « clan » le remplace pour au moins dix ans. Un membre dont la feuille de route se résumerait à l’essentiel : le maintien du statu quo actuel, en attendant une hypothétique remontée des prix du pétrole.

Certes, ce ne sont pas les candidats qui manquent dans les rangs du clan, mais ce dernier n’est pas dupe et fera donc tout pour nous faire sortir quelqu’un qui ne soulèvera surtout pas un tollé général. Et c’est là, précisément, que le clan aura du pain sur la planche, ses membres n’étant pas tous au-dessus de tout soupçon.

Si Saïd Bouteflika est le mieux loti pour succéder à son frère, il est aussi, et surtout, le plus à même de provoquer l’irréparable en soulevant le tollé général tant redouté, rien qu’en se portant candidat à la magistrature suprême. En effet, les Algériens, qui ont gobé tout, ou presque, jusque-là, pourraient se montrer réticents face à une succession dynastique.

Saïd Bouteflika sait tout cela, bien sûr, et comme il a eu le temps de murir son projet en prenant les décisions qu’imposent son cas, il actionnera sûrement le moment venu une machine électorale qui s’ébranlera aussitôt, avec pour mission de le faire « élire » sous un label identique, ou proche de celui du « candidat du consensus ». La vie, dit-on, est un éternel recommencement.

Auquel cas, les Algériens assisteraient-ils médusés à une énième mascarade électorale ? L’avenir nous le dira. Avec Saïd Bouteflika comme chef de l’Etat, l’Algérie gagnerait toutefois au moins deux choses et pas des moindres : Abdelaziz Bouteflika n’aura pas besoin de faire une contraignante passation de pouvoir, et Saïd Bouteflika n’aura pas besoin d’une période de grâce.

Ahcène Bettahar

15 réflexions au sujet de “Se dirige-t-on droit vers le pire des scénarios en 2019 ?”

  1. Un scénario des plus plausible avec la machine à organiser des simulacres d'élections et à les gagner par l'Administration Ouyahia d'où son rappel aux commandes qui ne laisse aucun doute .Tout le focus gouvernemental sera mis sur la prochaine échéance des élections présidentielles en essayant d'asseoir un semblant de stabilité politique et sociale d'ici là. Ouyahia est appelé à la rescousse pour mettre en application , ce qu'il sait faire le mieux : organiser des élections à la Naegelen aux nouveaux indigènes que nous sommes devenus.

  2. en 1999 boutef nomma ses frères et soeur à de hautes responsabilités ainsi que des membres de sa tribu, de son village, de sa ville de son entourage, et aussi ses amis et ses serviteurs et tout le monde regardait le spectacle de la mise en place d'une dynastie pour une reypublique,
    et maintenant les jeux sont fait et rien ni personne ne changera les choses,
    les boutef ont pris leur temps pour prendre un temps d'avance sur les autres ils ont pris le pouvoir d'une façon intelligente et ce n'est pas leur fautes si les autres sont idiots , imbéciles et en plus cupides,
    que saadatouhou fasse signe qu'il présente sa candidature au plus vite ou au bon moment pour que les marionnettes se mettent en place pour le spectrale des dupes,
    ce qui serait amusant c'est la qualité de ses adversaires et ce qu'il raconteront au peuple pour les convaincre indirectement de voter ou d'accepter saadatouhou comme pour fakhamatouhou en 1999,
    il y aura deux doctorants, deux femmes, un jeune et un vieux sénile,
    et ça fera 7 comme en 1999, ils ne casseront pas la tète pour changer de scénario, tellement ils savent tout,
    vivement saadatouhou à la place de fakhamatouhou et bien avant 2019,
    ouayah est déjà là pour assurer la mise en scène,

  3. ".. En effet, les Algériens, qui ont gobé tout, ou presque, jusque-là, pourraient se montrer réticents face à une succession dynastique. .."

    Quereprochez-vous au Said? D'etre un voleur? Mais qui ne l'estbordel pas ?Jepeux vous en citer 80 millions, c.a.d. mee dans le futur. quanda comment les citer? Ca sera tous des mohamed et il n'yaura qu'a afficer des numeros. Les exceptionsserontdes Osamas. C'est moinsprobable avec un Said qu'avec un hmimich. Il faut reguarder les choses en face tout de meme. Aucun du clan dit d'Oujda(qui est enralite' de tizi, ou traine Said d'ailleurs) n'a ose' se montrer en compagnie de l'egorgeur en publique.

  4. Vous nous annoncez rien de neuf, vous ecrivez pour le plaisir d ècrire –
    C 'est de la masturbation intellectulle.

  5. Mr. Bettahar feriez-vous la promotion de la candidature du frère du Président ?
    Je ne comprends la tendance de certains internautes à mettre entre parenthèses un élément essentiel : la réaction du peuple ! Ce dernier finira bien par comprendre qu'il n'est plus possible de continuer à assister sans rien faire face à cette situation honteuse et inédite ! Travaillez le coté juridique de la question.

  6. C'est a se demander si vous n êtes pas en train de faire une campagne elevtorale en faveur de Said en publiant sa photo avec une présentation en sapaveur on voit que votre coeur bat pour Said

  7. C'est du n'importe quoi cette façon d'abdiquer ! Saadatouhou est préférable à fakhamatouhou !??? Et puis quoi encore ! C'est du sadisme ! C'est renversant de lire certains commentaires ! Fallait laisser Fafa dans ces conditions elle au moins savait où diriger le bled et comment le faire ! Désolé mais c'est décevant la posture de certains internautes. Faudrait peut-être renoncer à continuer à poster en ce qui me concerne.

  8. Alors , monsieur bettahar , je n'ai jamais penser que vous aussi vous faite le brosseur des bouteflika ?.
    Rabi Yahdik. J'ai toujours pensé qu'en Algérie : il y à la chienne ennahar et consorts, sans oublier ould abbas,et ouyahya , mais maintenant vous vous mettez à brosser dur dur ?.Les bouteflika c'est le malheur de notre cher pays .

  9. @Atala Atlale:
    Moi je lui ai souvent mis les points sur les " i " ä l'auteur du commentaire cité çi-dessous " :

    "vivement saadatouhou à la place de fakhamatouhou et bien avant 2019,"

    Ce n'est pas a toi de quitter le forum matin DZ, c 'est ä lui de comprendre
    qu' il trahit son pays en se faufillant dans nos rangs pour faire le FAN des bouteflika en catimini avec des commenttaires uassi deshonnorants pour sa personne.. Maintenant il est reperé, il ne tardera pas a degager nous sommes deux a l'avoir démasqué et signalé . Faisons lui la vie dure cher ami

  10. en 1830 les habitants de ce pays ont abdiqués devant les français, ils ont récoltés le colonialisme,
    en 1962 ils ont abdiqués face aux embusquées des frontières, ils ont eu droit à la dictature,
    en 1999 ils ont abdiqués devant boutef et ils ont eu le despotisme,
    en 2019 ils abdiqueront et auront ce qui va avec
    déjà en 1055 ils ont abdiqués devant les banouhilal et ils ont subit la gabegie et la zizanie
    pour ceux qui rêvent et attendent que les habitants de ce pays finissent de comprendre et ben il faut avoir de la patience parce qu'ils n'ont pas encore commencer à comprendre, depuis 950 ans,
    il faut soutenir saadatouhou, l'encourager et ne pas lui résister , les habitants de ce pays ne veulent ni de la démocratie ni de la justice ni de la liberté,
    peut être que saadatouhou leurs donnera ce qu'ils veulent, pour quoi les en priver, pour preuve :
    en 1954 ils n'ont pas voulu de la liberté,,
    en 1991 ils 'ont pas voulu de la démocratie,
    en 1992 ils n'ont pas voulu de la justice,
    en 1998 ils n'ont pas voulu d'un ETAT fort,
    c'est suffisamment clair que les habitants de ce pays ne sont ni des tchèques ni des suédois, alors pourquoi leurs vouloir un vaclav havel ou un olof palme,

  11. Merci @ moh arwal. Je ne sais où j'ai lu que quand on ne peut réagir devant l'injustice par des actes, faisons le au moins par la parole, sinon par le coeur -c'est à dire en se taisant – et pour ce dernier cas on ne pourra le savoir. Sauf Dieu.
    Cordialement.

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