Le premier ministre vient d’installer une inspection générale relevant de son autorité chargée du suivi de la dépense publique ce qui est louable. Mais rappelons qu’existent d’autres structures de contrôle sur lesquels doit s’appuyer cette inspection, si elle veut être efficace car ses effectifs sont limités.
1. Déjà dans un rapport élaboré le 27 février 2013, repris par l’agence officielle algérienne APS, de la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED), toujours d’actualité, fonction presque similaire à l’inspection, il est mentionné qu’uniquement que les grands projets (non compris les petits projets , ni ceux de Sonatrach/Sonelgaz non inclus dans le calcul) inscrits au titre du plan de relance économique 2004/2009 ont connu un surcoût global de 40% pour l’ensemble de ces projets. Le rapport note que le maître d’ouvrage élabore souvent une offre financière et un délai de réalisation prévisionnels en croyant qu’il maîtrise tous les facteurs qui entourent son projet, ne prenant pas en considération des contraintes, ce qui engendre des réévaluations des autorisations de programmes récurrentes et coûteuses pour le budget de l’Etat. Le manque de maturation des études n’est pas le seul obstacle des réévaluations.
Le rapport notait que ces difficultés sont généralement liées à la libération des assiettes foncières et des emprises, aux retards dans le déplacement des réseaux divers, le retard dans le choix et l’installation des bureaux et suivi de contrôle des travaux, la faiblesse des capacités nationales de gestion et de suivi des grands projets, la non-maîtrise» des prix en Algérie en raison de l’existence de «marchés déstructurés».Par ailleurs, a été adoptée entre 2010/2012 la Loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption prévoyant la création d’un office central de répression de la corruption (OCRC), qui visait «la consolidation des règles de transparence, de probité et de concurrence loyale concernant les marchés publics. Récemment, il a été procédé à la nomination de la composante de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption. Signalons qu’existent d’autres textes de loi traitant, également, de la lutte contre la corruption, comme la loi sur la monnaie et le crédit, relative à la répression des infractions de change et des mouvements des capitaux de/et vers l’étranger. Il s’agira impérativement d’éviter le télescopage de tous ces organes et notamment de l’organe chargé de la corruption et la Cour des Comptes deux institutions stratégiques prévues par la Constitution, que uniquement pour le contrôle de Sonatrach il faut au minimum 500 magistrats mobilisés pendant l’année.
2. Or, des années, la presse nationale et internationale met en cause plusieurs entreprises nationales et étrangères qui s’adonnent à la majoration de leurs importations pour faire transférer des devises à l’étranger. Dans plusieurs rapports entre 2012/2016, la banque d’Algérie faisait état de dizaines de milliards de DA d’infractions de change (pénalités) constatées par les services des douanes et les officiers de la police judiciaire. Selon les données avancées par la Direction générale des impôts et rendus public par l’APS, le fichier national des fraudes dénombre un nombre important d’opérateurs surtout dans le commerce qui n’ont pas déposé leurs comptes sociaux. Précisons que la gestion des transferts et du contrôle des changes dépend de la Banque d’Algérie et que le gouverneur de la Banque d’Algérie est directement sous l’autorité du président de la République et non du ministre des Finances.
Donc ces problèmes ne sont pas nouveaux, et ont été déjà soulevés par le passé, puisque les conditions de transfert de capitaux en Algérie pour financer des activités économiques et rapatriement de ces capitaux et de leurs revenus ont été prévues dans le Règlement de la Banque d’Algérie n°90-03 du 8 septembre 1990 (loi sur la monnaie et le crédit) puis par le Règlement n° 95-07 du 23 décembre 1995 modifiant et remplaçant le règlement n° 92-04 du 22 mars 1992 relatif au contrôle des changes et l’article 10 de l’Ordonnance 96-22 du 09 juillet 1996 relative à la répression des infractions à la législation des changes et des mouvements de capitaux vers l’étranger. Rappelons également, le 11 août 2012, le ministère des finances par un tapage médiatique annonçait un décret exécutif numéro 12/279 portant institution d’un fichier national des fraudeurs ou contrevenants à la réglementation de change et mouvement de capitaux a été publié au dernier Journal officiel. Ce décret exécutif fixait pourtant les modalités d’organisation et de fonctionnement du fichier national des contrevenants en matière d’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux et vers l’étranger.
Devait être instituée auprès du ministère des Finances et de la Banque d’Algérie une banque de données dans laquelle serait enregistrée toute personne, physique ou morale, résidente ou non-résidente, ayant fait l’objet d’un procès-verbal de constat d’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux vers l’étranger. Le Comité national et local des transactions, l’Inspection générale des finances, les directions générales des changes de la Banque d’Algérie, des douanes, des impôts, de la comptabilité, l’agence judiciaire du Trésor, la cellule de traitement du renseignement financier et le ministère du Commerce étaient les structures et institutions qui peuvent accéder au fichier. Qu’en est-il de l’application de toutes ces ordonnances et décrets.
3. L’Algérie a été destinataire de plusieurs rapports internationaux concernant la fuite des capitaux qui constitue une atteinte à la sécurité nationale. Ces sommes sont issues de diverses opérations liées à la corruption, l’évasion fiscale et aux opérations délictuelles réalisées en Algérie. Mais ces transferts illicites ne tiennent pas compte des différentes commissions versées à l’étranger par des groupes internationaux en échange de contrats publics ou de surfacturation de produits et services pour les opérateurs privés/publics , ni des sommes transférées légalement par les multinationales implantées en Algérie pour contourner les lois économiques et souvent placées dans des paradis fiscaux ou par l’achat ‘immobiliers à travers le monde sous des prêtes noms.
Bien que la présomption d’innocence soit reconnue par la Loi, pourtant image désolante de l’Algérie avec tous ces noms d’Algériens, souvent mis en index dans la presse internationale pour malversation ou de biens détenus à l’étranger. Comme conséquence une véritable crise de confiance entre l’Etat et le citoyen .a qui on demande des sacrifices avec l’actuelle rigueur budgétaire. La lutte contre ce fléau qui menace la sécurité nationale passe forcément par plus de moralité, le renouveau du système d’information au temps réel, un véritable management stratégique lié à un véritable Etat de droit. Sans vision stratégique, le risque c’est le retour à une économie administrée où l’Etat voudrait tout contrôler bureaucratiquement sans la mise en place de mécanismes économiques transparent, la délivrance des licences prévues dans les accords internationaux devant être transitoires et surtout transparents, faute de quoi cela accentuera les la méfiance, les transferts et la corruption.
Le problème qui se pose pour l’Algérie est donc beaucoup plus profond et interpelle toute la politique socio-économique de l’Algérie et son adaptation au nouveau monde, étant, par ailleurs, liée à bon nombre d’accords internationaux, afin de se prémunir de litiges inutiles et coûteux, tout en préservant ses intérêts propres. Il y a urgence de mécanismes de contrôle démocratiques ( parlement notamment) , de réactiver la Cour des comptes dépendante de la présidence, devant éviter des affirmations sans preuve et des procès annoncés en fanfare, qui se terminent en queue de poisson, discréditant la justice algérienne et surtout la création de plusieurs institutions de contrôle dépendants de l’exécutif (étant juge et partie) qui se neutralisent en fonction des rapports de forces.
Comme j’ai eu à le souligner dans maintes contributions depuis des années, l’importance de la dépense publique entre 2000/2016, ou les départements ministériels ont été dépourvus d’organes de suivi et de contrôle des projets, la désorganisation du commerce intérieur avec la dominance de la sphère informelle à dominance marchande, tissant des relations dialectiques avec la logique rentière avec des structures oligopolistiques, quelques centaines de personnes contrôlant une grande partie de cette masse monétaire où tout se traite en cash ont accentué la mauvaise gestion et les surfacturations. Cela se répercute normalement sur les prix intérieurs (les taxes des douanes se calculant sur la valeur du dinar au port surfacturé) donc supportés par les consommateurs algériens.
Professeur Abderrahmane MEBTOUL Expert international ancien haut magistrat
et directeur général des études économiques à la Cour des Comptes
dans le budget de l'état et des collectivités locales il y a certainement un chapitre dépense concernant les ordures ménagères et qui est destiné à payé des opérateurs privés ou publics pour l’enlèvement des ordures ménagères et bien c'est idiot mais l'état pour faire de ce chapitre un chapitre recette et économiser ainsi de l'argent public, comment?
c'est idiot mais il suffit que chaque commune puisse vendre ses ordures en lançant des appels d'offres pour l'acquisition de concessions pour exploiter les ordures qui sont recyclables donc rapportant beaucoup d'argent parce que les ordures c'est mine multi-matiéres à ciel ouvert,
Donc le collectivités ne doivent plus payer pour se débarrasser de leurs ordures et déchets mais doivent les vendre ou en faire une source de revenu,
pour cette IGSDP ça dépendra de son autonomie comme toutes les institutions de l'état, mais comme elle dépend déjà de son créateur rien n'est certain, pour son efficacité il lui fait un statut particulier
– qui protège sa composante humaine ,
– défini clairement son champ d'action
– et qui garantie son indépendance,
mais très essentiel ses membres doivent avoir la protection et le respect des institutions de l'état,
Je vous l'ai dit M. Mebtoul et je vous le répète encore une fois : Vous vous fatiguez vos neurones pour rien.
– Vous croyez vraiment qu'il ne savent pas ce qu'ils font? ça fait plus de 25 ans je me posais la foutu question : comment ça se fait que les PTT avez déjà le CCP depuis plusieurs années et avant encore? un réseau national informatisé sécuritaire et efficace. moi même j'ai retiré et déposer de l'argent dans plusieurs endroit différents en Algérie. mais pas les service des finances et des impôts, pas la justice, non pas les banques? et sans parler des autres services peut être très couteux pour l’état.
Un vieux de mon village me disait: l’Algérie une une Robe taillée sur mesure.
– Vous croyez qu'ils ignorent les règles du commerces qui se pratiquent partout dans le monde?
– Vous pensez vraiment qu'ils ne savent pas ce qui se fait ailleurs dans le monde, pour luter contre la corruption, le blanchiment d'argent, la surfacturation, le népotisme, le nihilisme,…
– Vous croyez qu'ils ne savent pas comment former une nouvelle génération pour prendre la relève et aller vers la bonne gouvernance et comment placer les intérêts du pays en premier lieu.
– Vous pensez vraiment qu'ils ne savent pas que la pilule contraceptive existe, et que l’Algérie ne peut pas croitre indéfiniment, passer de 11 millions @ 41 millions en 55 ans et que le territoire ce n'est pas de 2 800 000km, mais c'est plutôt 240 000 km2?
M. Mebtoul vous êtes un professeur, je m'incline devant vous , chapeau bas. vous savez mieux que moi, que toute cette misère Algérienne est taillée sur mesure comme l'a dit le vieux sage, seulement il faut le dire.
Ce qu'il faut pour l’Algérie, est un grand balais et commencer à nettoyer à partir de la présidence en haut, jusqu'au petit peuple en bas. Je ne peux pas vous dire combien ils vont y rester mais nous serons obligés d'appeler les compétences Algériennes à l’étranger. parce que presque 60 ans de destructions +130 ans de colonialisme on s'approche de 200 ans de sabotage et de génocide et de crime et de désastre écologique, et on est d'accord que les dernières 60 années sont les plus pires.
Vous avez certainnement raison, brofessor, commme d'habitude… sauf que vous etes, encore une fois, hors-sujet. La corruption est un CANCER n'a d'autre cure que l'amputation – la question et la seule relevante est: Qui pour la commanditer et qui pour l'executer ?
Je neparle pas d'organes, c.a.d. d'individus, mais du systeme tout court.
A titre d'example, voici quelque chose qui aurait bien entamme' cette operation:
Boucharetta aurait due, plutot qu'une missive de "je t'aime, moi non-plus" a Macron, s'addresser aux Presidents des asemble'es de Wilayas, pour le demander (et non ordonner) de:
Organiser 1 commission d'examen et interview de Candidat(s) au poste de Wali et de proceder au vote d'acceptation ou rejet, du candidat.
Cela aurait donne' son sens ou du moins une partie, a la notion de gouvernance par consentement.
De meme, aurait-il ete' utile et productif, de proceder a la nomination de Chefs de Daira, acceptable a des Commissions Independantes provenant des Presidents des APCs.
Puis de proceder au renoncement de " son autorite' absolue " sur les dits Walis, qui de meme renoncent a leur Autorite' sur les chefs de Daira.
Ce qui implique, la mise en place de procedures d'empechement des individus, par les Assemble'es qui les ont admises a leurs postes. Cela requiert biensur, des Cours Speciales, dont les Magistrats sont sous l'autorite' des Assemble'es-meme.
La delegation de telles autorite's necessite biensur, un corps securitaire capable d'execution des Ordres emis par ces Courts Speciales. En d'autres termes, les chefs des brigades de gendarmerie, sont place's sous la tutelle de ces Walis.
C'est une parmis d'autres, facon de construire et preparer l'EXIT du Jacobinisme et de construire une APN Potante, dont les membres sont soumis a des Comptes Locaux.
Commencer a proceder de la maniere, en lui-meme, signifiera la fin de recreations, a tous les meneurs de reseaux de corruption, c.a.d. PLUS DE BENEDICTION D'ENHAUT SE TRADUIRA EN "PLUS DE PROTECTION."
Non, ce n'est pas idiot du tout. Le lien entre les populations et la nomenclatura qui commande, car elle est reconnue par Les Legitimemment elus etrangers, c.a.d. "les etrangers", c'est la Commune – car apres tout, un pays c'est avant tout une association negocie'e et voulue de communaute', en Nation, plutot que celle d'un reseau d'abrutis psychopathes arme's. Mais, l'argument de sinon ca sera le chaos pese plus – aux yeux de ces etrangers meme – evidemment.
En kabylie, ou la tradition de gestion de villages/communaute's par des Assemble'es Ouvertes/Transparantes, continue de se(tradition) d'exister, les villages ou ces structures dominent, sont les plus propres, organise's et autonomes (economiquement). Cen'est pas un hasard, qu'ils constituent le FIEF des Independantistes. Ce n'est pas par haine envers les autres Algeriens ou meme le regime et ses appareils, mais SIMPLE CONSTATION.
vous voulez parlez economie dans un souk el fellah ?
Toutes les inspections générales sont virtuelles en Algérie, cette nouvelle inspection sera le "capo" pour tout camoufler et ne rien déranger.
Autrement l'I G des finances sera supplanté par celle de Tebboune, voilà le charivari final ou le télescopage des inspections générales, seul Tartag n'a pas encore de ministère ni d'inspection des services et il a raison , qui inspection veut dire prospection des affaires ?bonsoir Tebboune, vous inspecteur des inspecteurs? HUMMM Khalifa salim doit ronger son frein, allez va pour un moment encore.
Au fait si A Mebtoul c'est pour quand la retraite?