Après plus de 50 ans d’indépendance, les staffs gouvernementaux successivement, choisis dans l’ombre, ont lamentablement échoué. L’Etat libre et démocratique promis, même dans les principes d’une religion, ne s’aperçoit nul par ailleurs. Il n’arrive toujours pas à voir le jour. En matière des libertés démocratiques, l’Algérie avance en arrière comme le disent si bien les Algériens dans leur langage courant. D’une manière générale, il suffit d’observer la manière avec laquelle est choisi le gouvernement, pour dire qu’il n’a pas eu de république qui s’appuie sur des lois pérennes.
Aussi, le personnel politique, toutes catégories confondues, s’égare toujours dans les coulisses de la manœuvre politicienne et les égards du culte de la personnalité. Il y a ceux qui se sont emparés du Pouvoir par la force et le sang, en imposant leur vision hégémonique, pour dérailler le train démocratique à l’aube du premier départ soi-disant autonome. Il y a d’autres, ceux poussés à l’opposition, qui n’ont pas pu dépasser leurs querelles de leadership pour renverser la situation à la faveur du redressement du train déraillant. Les deux antagonistes, avec leurs multiples composantes, sont alors dans la même balance des méfaits, car malgré les supplices, ils maintiennent le cap du déraillement qui est à présent inéluctable. Encore, avec des règlements de comptes où se mélangent abjections, bassesses et coups bas, il n’y a point de vie politique. Même avec un nouveau gouvernement, elle restera malsaine.
Autant dire que le faux engendre le faux. « L’Algérie arabe » est un faux qui a produit un égarement identitaire qui disloque le désire du vivre ensemble, sans lequel une nation ne se bâtit pas. L’Islam religieux d’Etat, constitue une supercherie qui a conduit aux dérives intolérantes et aux exactions meurtrières. Une voie injuste unilatéralement choisie et imposée par une bande de faussaires et d’imposteurs. Médiocres dans leurs pensées, serviles dans leurs démarches, on récolte présentement les méfaits de leurs carences intellectuelles et de leurs imperfections de gestionnaires. Même avec un nouveau gouvernement, on dépend toujours, comme des sujets risibles, de l’étranger, plutôt de l’ancien colonisateur.
Dans une économie rentière et non productive, l’argent facile produit la gabegie et la corruption à grande échelle. L’homme, première richesse durable, ne vaut honteusement rien devant un pétrole épuisable. L’import import mettra constamment chaos, l’économie. Les sirènes de la crise n’ont jamais quitté les portes pauvres et les petites épaules. L’école s’erre dans un flou dosage idéologique et l’université se cherche dans un sombre fond spéculatif. Que pourra faire une équipe gouvernementale devant l’effondrement des prix le l’or noir ? En sachant même que les énergies renouvelables sont confiées au ministère de l’environnement et non pas à celui de l’Energie.
La société aussi se trouve disloquée et sans repères. Pis, les gens sont sauvagement incivils. Habités d’égoïsme, des individus abandonnent respect et bonnes manières pour laisser défiler des comportements de passe-droit, de piston, de mépris, d’arrogance, de népotisme et d’injustice, les normalisant pour inverser les valeurs. L’harmonie sociale, n’est même pas dans la cellule familiale. Par contre, la guéguerre, la ségrégation, la rupture, le mensonge… viennent de partout, dans tous les coins et toutes les rues, urbaines et villageoises. Et d’ailleurs, la ville ne se distingue plus du village. La première se transforme en grand douar et le second devient une anarchique agglomération. La culture et le cinéma quittent la ville au même moment que le labour et la paysannerie désertent la campagne. Que peut un gouvernement qui n’arrive même pas à gérer ses propres clivages ?
Quant à la femme, même toujours intégrée dans le gouvernement, sa situation fait honte. Car elle se trouve à moitié libre et à partie ligotée. La pauvre, elle subit et donne plus qu’elle n’en reçoit et n’en prend. Du code de l’infamie aux harcèlements perpétuels, elle reste ballottée entre une mineure à vie et un objet charnel pour une gente masculine obsédée.
Enfin, partons de ces méthodes opaques dans le choix des responsables gouvernementaux, l’échec demeure entier. La république ne se bâtit pas par la force d’un putsch, le culte de la personnalité, le mensonge d’une promesse, l’usage de faux, l’exclusion de la parole libre, l’inculture incivile, la pauvreté culturelle, la bidonvilisation des espaces. Moins avec une société disloquée, une femme non émancipée, une école sinistrée et surtout un homme non valorisé. Encore moins avec une équipe gouvernementale, choisie selon l’unique critère : le degré d’allégeance au maître du moment. Vivement alors une réelle république, qui en sera la vraie première !
Zoubir Zerarga
Excellent papier… Que craignent les vampires? la lumière Il faut faire sortir de l'ombre le cheminement de la stratégie malveillante, notamment celle concernant la rente pétrolière depuis les années 2000. Projetons nous en 2025…De quoi vivrons-nous, l'Algérie existera-t-elle en tant que Nation? Tout se déciderait aujourd'hui si nous avions une maison de verre. Est-ce sérieux de confier à une journaliste la stratégie de développement du photo voltaique , salutaire technologie de pointe en innovation permanente qui a été rejetée (sans raison valable) depuis des années par Sonelgaz, l'Université et les PME? Quel est le message qui nous est adressé à travers cette décision? Devra-t-on s'éclairer à la bougie en 2025? On va demander à Sonatrach d'enrichir à coup de milliards de dollars des félons qui vont construire des projets industriels condamnés à être obsolètes de technologies ENR au moment où l'Etat n'autorise toujours pas le branchement au réseau Sonelgaz pour ceux qui investissent dans les panneaux photovoltaiques. Toutes les conditions sont réunies pour réaliser cette planification de court terme de pillage. Le long terme, cela n’intéresse pas les décideurs dont la moyenne d'âge dépasse 77 ans. Le chômage des jeunes…c'est le dernier de leur souci.
Nous ne sommes pas loin du syndrome Syprien où d'un côté il y a la famille régnante qui jouit des privilèges de caste et de l'autre le peuple réduit à la condition de sujet du Roi .
@Zoubir Zerarga,
vous avez tout résumé avec cett petite phrase dont on devrait faire tresor.
"Autant dire que le faux engendre le faux. "L’Algérie arabe" est un faux qui a produit un égarement identitaire qui disloque le désire du vivre ensemble, sans lequel une nation ne se bâtit pas"
Thanemirth pour cette clarification qui est avis aux bougnoules du pouvoir
Tebboune = une équipe gouvernementale, choisie selon l’unique critère : le degré d’allégeance au maître du moment.
Autrement dit : Un Président corrompu et corrupteur a désigné un premier ministre corrompu pour en faire un autre corrupteur, and so on ,
ainsi va l'Algérie !!!