Kamel Daoud, l’affaire de Cologne et le sexe indiscipliné des Nord-Africains

Pour Kamel Daoud, si on croit ce qu’il dit dans sa chronique parue dans le quotidien français, Le Monde du 5 février 2016 (Ce que Cologne dit du sexisme dans le monde arabo-musulman), les Africains, les Arabes et les colonisés seraient des malades sexuels, qui n’aimeraient pas les femmes et qui devraient subir des cures de désintoxication sexuelle et de purification ou, pour reprendre Frantz Fanon, des opérations de « blanchiment » (« Peau noire, masques blancs ») avant d’être admis comme réfugiés par les Européens qui seraient naïfs parce qu’ils ne comprendraient pas les tendances perverses de ces réfugiés. Un colonisé est un malade, un barbare, que n’a pas pu entièrement civiliser le colonialisme.

Par Ahmed Cheniki (*)

C’est ce que n’auraient pas compris, selon Daoud, les Allemands dans l’affaire de Cologne et des réfugiés. Je ne sais pas si Kamel Daoud qui se considère comme un islamiste repenti s’il a, lui-même, demandé à subir des séances de blanchiment et de dés-ensauvagement ou a de lui-même usé de poudre blanche lui permettant de changer si facilement et si rapidement de couleur de peau. Je ne sais pas si lui aussi avait vécu l’expérience avant de prendre conscience de la gravité de la chose. Je ne sais pas si les nombreux viols subis par les colonisées en Algérie et dans les autres pays qui étaient l’œuvre des colonisateurs ne comptaient pas parce que dans la tête de Kamel Daoud et des colons, ils ne seraient peut-être que de simples animaux.

D’ailleurs, dans la littérature coloniale, on fait énormément usage du vocabulaire zoologique. De nombreux cas d’enfants et de femmes violés en Irak, en Centrafrique et dans d’autres pays africains par des soldats européens et américains, ça ne compte pas pour Daoud qui semble « laver plus blanc », des enquêtes de l’ONU ont pourtant confirmé cette réalité. Mais eux, ce ne sont que des Arabes et des Africains, ils ne valent absolument rien, ce sont des barbares et des sauvages, simples objets exotiques. Kamel Daoud, à l’instar de Boualem Sansal, s’inscrivant dans cette nouvelle tendance indigéniste, reprend un discours essentialiste déjà usité dans la littérature coloniale (notamment chez Randau et Bertrand), présentant le colonisé, aujourd’hui le réfugié, le couteau à la bouche, le sexe à l’air libre et la femme-Fatma soumise et maltraitée (un fantasme qui a la peau et la chair dures). Déjà, Albert Camus donnait à voir un Arabe (avec un grand A, indéfini) sans identité que Meursault finit par tuer. C’est l’image qu’ils veulent renvoyer à leurs éditeurs en fonction d’horizons d’attente particuliers.

Le discours ethnocentriste et essentialiste est souvent intériorisé par les élites et les universitaires arabes et africains qui le reproduisent dans leurs travaux, leurs attitudes politiques en évitant de l’interroger tout en reprenant ses grilles et ses jugements, reproduisant, souvent de manière inconsciente, le racisme ambiant et latent fait de clichés et de stéréotypes. Quand des textes attaquant Zohra Drif et Yacef Saadi prennent comme référence des éléments puisés dans les archives d’officiers des renseignements coloniaux, quand un écrivain reprend le discours colonial, nous ne pouvons qu’être d’accord avec Fanon qui a évoqué le fameux « complexe du colonisé ».

Kamel Daoud reprend à son compte, selon moi, cette lecture essentialiste de Montesquieu sur ce qu’il appelle le « despotisme oriental » et ce sermon teinté d’inhumanité de Jules Ferry.

Montesquieu : « J’avais peut-être un peu cédé au désir de faire de l’effet sur ces gens tour à tour insolents ou serviles, toujours à la merci d’impressions vives et passagères, et qu’il faut connaître pour comprendre à quel point le despotisme est le gouvernement normal de l’Orient. »

Jules Ferry : « Si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser(…) Il faut non plus les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert. » (A la Chambre, en 1884)

Le discours de Kamel Daoud pose sérieusement problème reprenant cette image construite d’un Arabe et d’un Africain, obsédé sexuel, sauvage, bon à être civilisé et assimilé pour s’adapter à une Europe qui serait parfaite. Ce discours binaire et manichéen est la négation d’une vision historique considérant l’identité comme un mouvement, une structure en construction, vision soutenue par Edward Said que ferait bien de lire Kamel Daoud : « J’ai l’impression parfois d’être un flot de courants multiples. Je préfère cela à l’idée d’un moi solide, identité à laquelle tant d’entre nous accordent tant d’importance. Ces courants, comme les thèmes de nos vies, coulent tout au long des heures d’éveil et si tout se passe bien, n’ont pas besoin de s’accorder ni de s’harmoniser. »

Le réfugié et le colonisé devraient, selon Kamel Daoud, subir des cures de purification, ils auraient des sexes trop volages, trop ambulants et trop rebelles, ne pouvant résister à l’appel de la chair, les femmes seraient toutes soumises et vivant un diktat sans merci d’hommes barbares et violents. Il évite d’entreprendre une analyse des causes pour se satisfaire de clichés et de stéréotypes reproduisant le discours colonial et les attitudes de certains orientalistes. La question du sexisme est cruciale, pas uniquement chez nous, même en Europe, elle reste un combat. On se souvient du traitement fait à la femme « agressée » sexuellement par Dominique Strauss-Kahn (DSK), traitée de tous les noms par la presse française et des hommes et des femmes politiques parce qu’elle était tout simplement femme, noire et simple travailleuse. Seule la grande féministe et femme-courage, amie de l’Algérie, Gisèle Halimi a pris parti contre le lynchage de cette femme. Elle était noire et femme, ce qui serait un double délit. Ce qui est qualifié comme une erreur en « Occident » deviendrait chez Daoud un phénomène naturel chez les « arabo-musulmans », appellation qui ne veut absolument rien dire. Dans tous les cas, il y a crime et comme tous les cas, il devrait être puni, ici en Algérie, en France ou en Allemagne.

Mais il se trouve que l’histoire de Cologne n’était qu’une mise en scène pour fragiliser la chancelière allemande. D’après un article du quotidien, Le Monde, daté du vendredi 19 février, la police allemande n’a pas encore réussi à identifier les véritables auteurs des agressions sexuelles à Cologne lors de la fête du nouvel an. Sur les 73 mis en examen, 12 seulement sont soupçonnés, uniquement soupçonnés, pour « agression sexuelle », les autres pour vols essentiellement. Un seul est détenu pour « agression sexuelle ». Voilà ce que dit le procureur général allemand » « Il est beaucoup plus compliqué d’identifier les auteurs d’agression sexuelle. Les femmes ont témoigné avoir été agressées par des groupes d’hommes. Etant donné le faible éclairage des lieux du drame ce soir-là, les victimes ont du mal à reconnaître leurs agresseurs. » Des silhouettes ! Et Meursault tua l’Arabe. D’autres ont parlé avec certitude de zombies arabo-musulmans. Attendons au moins les résultats d’une enquête qui, pour le moment, infirme les certitudes initiales. La presse américaine, plus professionnelle, a été la première à avoir des doutes sur cette affaire Kamel Daoud qui a été peut-être roulé dans la farine. Kamel Daoud use d’un discours truffé de clichés, de stéréotypes (« Monde d’Allah, « différent ») et de généralisations (monde arabo musulman vs Occident) mettant en opposition deux catégories, un occidental « naïf », « humaniste », parfait et un arabo-musulman agressif réduit à un rapport maladif à « Dieu et à la femme ». Daoud écrit ceci à propos de l’ »arabo-musulman » : « L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. L’accueillir n’est pas le guérir. » ou « La femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée. »

Kamel Daoud oppose deux logiques, deux totalités bâties sur l’exclusion d’origine essentialiste : celle d’un monde occidental parfait, heureux, moderne et celle d’une entité arabo-musulmane, masse informe, archaïque, vivant un rapport maladif à la femme et à la sexualité. L’arabo-musulman, une catégorie informe, unique, sans possibilité d’autonomie est un « zombie », un obsédé sexuel qui devrait-être soigné, subir une radicale désintoxication purificatrice avant d’être admis dans le monde de la pureté occidentale. Ce manichéisme est dangereux parce qu’il évacue toute dimension humaniste et toute identité métisse, hybride, faite de traces culturelles multiples. Qu’est-ce qu’un «  »arabo-musulman » ? Qu’est-ce qu’un « occidental » ? Ce ne sont que de simples constructions idéologiques mises en œuvre pour légitimer un illusoire choc des civilisations. La civilisation humaine n’a que faire de ces oppositions qui profitent aux puissances militaro-industrielles. Fanon qui, à l’instar de Césaire, a dénoncé ces entreprises de blanchiment parlait ainsi, mais à propos de la torture : « Le peuple européen qui torture est un peuple déchu, traître à son histoire. Le peuple sous développé qui torture assure sa nature, fait son travail de peuple sous-développé. » Quand un Européen viole des colonisées ou pratique la pédophilie (Outreau), c’est tout simplement une bavure, mais quand il s’agit de ce que Daoud appelle les « arabo-musulmans », c’est leur nature de violeurs et de zombies qui se réveille.

Il serait bon que chacun de nous accepte le débat pluriel sans agressivité. Évitons le discours fascisant qui veut que chaque fois que quelqu’un n’est pas d’accord avec Sansal ou Daoud ou quelqu’un d’autre, il est insulté par certains qui croient à l’idée unique et à la pensée unique. Un groupe d’anthropologues, de sociologues reconnus partout dans les milieux scientifiques et un journaliste du New York Times et The Nation (où officie parfois le grand Noam Chomsky), Adam Shatz ont dénoncé à juste titre le discours essentialiste de Daoud qui s’était attaqué à ce groupe dont j’ai eu le plaisir et l’honneur de connaître certains d’entre eux à l’occasion de colloques et de rencontres scientifiques. Kamel Daoud devrait comprendre qu’il est un homme public et, à ce titre, il doit s’attendre à des attaques, à des éloges et à des lectures froides, loin de ces postures victimaires et schizophréniques et des sermons nationalistes qui caractérisent le discours dominant. Paradoxalement, Kamel Daoud devient ici, sans le vouloir peut-être, un porte-voix de l’extrême droite et des intégrismes religieux qui tentent de mettre en opposition deux univers informes et monolithiques (« monde musulman » vs « Occident ») qui ne sont, en fin de compte, que des constructions idéologiques suggérant un « choc possible des civilisations ».

A. C.

(*) Ancien journaliste, Professeur à l’université d’Annaba et professeur invité dans des universités européennes, auteur de nombreux ouvrages

18 commentaires

  1. Absolument !
    Pinèze ! Comme c’est bien dit ya Sidi. Tellement bien dit que j’ai eu un orgasme !
    Les autres, Monsieur, il ont fait débaner mon enthousiasme. Tellement que je n’ai même pas osé leur dire que l’approche de KD est d’une naïveté intellectuelle… non pas khramayante : un mot comme désarçonnant , mais sans cheval.
    Mwa jisavi pas comment leur spliki que c’est çalwila qui dégomme des idoles qui veut vendé des veaux d’or. Et que ce ne sont pas les iconoclastes qui sont les moins bigots et que….
    Tellement la tribu ze3fet et qu’elle allait me lapider, j’ai brandi ma lâcheté pour me protéger, ya boureb.
    Lah yarhem hadik la plume ya Khouya. Mwa jilor idi que ceux qui ont krikité KD ne sont pas que des Zimigris intégristes ou des fanas des autodaffés. Et que personne parmi eux n’a appelé à lapider KD.
    Et que c’est plus facile de publier un texte collectif que vingt textes individuels. Et qu’il n’y a rien d’exceptionnel en cela. Et que… ou_kda….Hasoun.

    Il ne faut pas leur dire que Kamel Daoud a recyclé des rengaines ni qu’il se pose comme donneur de leçons. Et c’est là qu’il y a des trous dans son chwari cul-turel et que c’est ainsi qu’il prête le flanc aux critiques faciles.
    Nekini, de ma fosse jiswi obligi de passer par les travers de la tmenyikologie et faire mes ablutions à la javil pour montrer patte blanche pour passer sous les fourches caudines ta3 3labalkoum chkoun.
    Jtijor que j’ai mangé la moitié de ma chéchia préalablement pourta roqyè par l’Imam Ghafour Rahim pour leur spliki qu’il ne s’agit pas d’une cabale et que l’article de KD pouvait être signé par Zemmour Et Fik-End-Crotte, ils m’ont noliké.

    Ayaw thoura, lapidez AC, ya cha3b enome !

  2. Ahmed Cheniki essaie de comparer des navets et des oranges, dans ce cas les crimes de societes en guerre avec les deboires de societes en paix. Nulle doute que quand des peuples sont en guerre, gare a la defaite et parmi les exactions imposees aux defaits les attaques sexuelles et viols sont legendes : quand l'Allemagne fut defaite apres la deuxieme guerre mondaile, les GIs americains ont commis des centaines de milliers de viols ; Les troupes Allemands et Japonaises se sont aussi donnes a coeur joie a cette meme pratique. D'apres les historiens arabe, quand les troupes arabo-musulmanes prirent le dessus sur les armees Amazigh de la Kahina, plus de cinquante milles femmes Amazigh furent arrachees de la region et envoyes comme esclaves sexuelles a Damas. Mais la, a ma connaissance nous ne sommes pas en guerre avec l'Allemagne et il n y a aucune raison pour que quelques desaxes sexuels se comportent comme des betes degenerees des qu'il voient de la chair feminine et par consequent salissent le nom de tout un pays. Au fait votre premier paragraphe sur Kamel Daoud est base sur votre interpretation et non la realite de son article. Kamel n'as jamais dit ce que vous clamez.
    De nos jours en Algerie, une fille ou femme ne peuvent marcher plus de 20 metres sans se faire insulter ou harasser sexuellemnt: il ya une video flagrante sur yourtube d'une jeune femme algerienne dans les rues d'Alger suivie par une camera cachee; vous devrez la regarder. C'est terrible ce que les femmes doivent entendre chaque jour des qu'elle sortent dans la rue. La femme n'est pas respectee en Algerie sauf a un degree moindre quand elle est dans son logis familiale; je dis bien a un moindre degree. La libido des jeunes algeriens devraient faire l'objet d'une etude psychanalitique et pusique vous etes un universitaire peut etre que vous ou un de vos collegue peuvent nous eduquer dans ce domaine.

  3. Et le syndrome du colonisé de Frantz Fanon semble absolument se réincarné sur le fameux prix "Goncourt" indigène , dommage qu'on se renie jusqu'à sa propre origine arabe ou pour faire titiller les francophilisés récents "bougnoules" et peu importe qu'on soit écrivain, milliardaire ou grand professeur des universités.
    Cela devient traditionnel et comme dans une illusoire et pathétique transmutation du "bicot" tout court au bon indigène serviteur et pourquoi servile.Comme le disait Montaigne je"suis divers et ondoyant", l'arrivisme intellectuel sera t il ethnocentré chez nous, ou, alors dérapage sophistiqué de Daoud et fort possible malgré ses regrets non déclarés encore.
    Alors au secours un comité de soutien…. Ahurissant du jamais vu chez ses ainés Mouloud Mammeri, Kateb Yacine ou Mohammed Dib .
    Allez go un comité de soutien pour soutenir Daoud?
    J'aimerai être dans c e "soutien" mais de qui et sur quoi…?
    Absolument navrant, espérant qu'on accepte cette contribution car la précédente censurée ne semblait pas du gout des soutiens.
    Au fait pourquoi pas un comité de soutien à Ferhat Mehenni, au moins il a une cause qu'il vénère comme juste.
    Au tableau Ahmed, ou Ali ou Omar, écris ce que dicte la Maitresse bye.

  4. "Kamel Daoud devrait comprendre qu’il est un homme public et, à ce titre, il doit s’attendre à des attaques, à des éloges et à des lectures froides, loin de ces postures victimaires et schizophréniques et des sermons nationalistes qui caractérisent le discours dominant."
    Quelle élégance et finesse cette phrase, Daoud pourra t il voir les subtilités salutaires, Car tous on est sujet aux erreurs d'appréciations et de réparties publiques, c'est la condition humaine imparfaite qui l'impose.
    Prions que le médaillé national au "Goncourt" ne paye pas le prix en retour de l'ascenseur "Goncourt", l'affaire semble prendre une autre tournure grave, finalement ses propos sont racistes et terriblement généralisatrices à un continent ou il a vu le jour et de filiations pas aussi sauvages sexuellement puisque faisant le bonheur de la procréation.
    Ah fait tous ces jeunes sauvages arabes ou africains fixés maladivement à leur "haricot" compte combien en pourcentage européen et Allemand des viols commis quotidiennement…. ,?
    Ingérables et difficilement intégrables en occident, ces afro-arabes sont la rançon de plus de deux siècles de colonisation, de pillages éhontés et bien sur d'amnésies circonstancielles du "bon bicot lettré", enfin la morale reçoit un coup inutile sur nos rivages nord africains.
    Vite cosmétiquez ce beau monde en "blond – blanc" et cachons le brun ou le noir de nos dechras, et oui l'instruction n'est pas civilisation finalement dans nos sociétés paysannes.

  5. bonjour. ce n'est pas une raison pour cesser d'écrire!!!Mais ce groupe ne comprend rien à la situation que tu as si justement décrite et analysé et n' a aucune légitimité pour te juger! Quelle malhonneté intellectuelle et morale… Ils préfèrent les discours des "spécialistes" – es préfabriqués et médiatisés pour brouiller toute compréhension des racines du mal!
    Je suis infiniment triste , ne baisse pas les bras et CONTINUE s'il te plait

  6. Bonjour,
    @ Massine Ait ameur.
    Totalement de votre avis.
    Aujourd'hui, la majorité des femmes allemandes tous âges, forme de c. et couleur de cheveux confondus, hésitent terriblement à mettre le nez dehors sans une bombinette lacrymo dans le sac. (généralement pulvérisateur de poivre noir). Ce n'est point Kamel Daoud qui l'écrit mais c'est plutôt la police allemande qui d'ailleurs, déconseille fortement cette forme de moyen de défense car inéfficace devant la libido débordante de quelques frustrés venus d'orient. Elle propose à la place des cours de combat de self défense. Ainsi la boucle est bouclée. L'Algérienne s'est mise depuis des décénnies au nigabe et à la tente ambulante étanche pour éviter l'enfer et le purgatoire dans la rue, l'allemande elle, est pour l'instant, au stade, de la bombinette lacrimo et/ou à l'entrainement au combat self défense.
    Entre temps, des professeurs à la sauce "lacoole fondamentale DZ", nous "xeplikent" que c'est plutôt
    un problème idéologique couplé à un complexe traumatisant d'ex colonisé. Selon eux, la faute doit être cherchée dans la culotte de la maman "Merkel" et sous le casque de moto de "Francois".
    Au fait, tant qu'on y est, est – ce que notre éminent professeur serie "lacoole fondamentale DZ "de Annaba , peut, aussi peut être, nous éclairer pourquoi ces pauvres diables choisissent la lointaine "terre kouffar" alors que la terre sainte et promise, selon l'Homme de la grotte, est juste à portée de main.?? Leurs frères de sang y sont riches et même très riches. Chez eux, violer une femme ou un jeune "mioche" est mœurs et même coutumes. Celà peut même être un peu "hallal en temps de détresse. Rabah Benali.

  7. Intervenir dans un débat sans connaître les tenants et les aboutissants, c'est prendre un risque d'écrire des bêtises où prendre parti pour quelques dont nous ignorons avec exactitudes de quoi il s'agissait.

    En revanche, ce qui est écrit dans cet article publié, me semble juste et exact, sur les faits historiques qu'il a relaté, je partage entièrement son analyse sur les parties du colonialismes, ses horreurs et ses abjectes comportements à l'égards des humains qu'il que soit le continent ou la couleur de la peau.

  8. Voyant le réel, le palpable, le quotidien sans philosophie tous les pays arabo-musulmans sont dans la traîne sur tous les points de vue. Le colonialisme est maintenant loin derrière minimum 56 ans c'est l'Algérie sinon les autres plus.

  9. Ce Monsieur Kamel Daoud, je le trouve de plus en plus intéressant. Et pourtant J'avais perdu espoir avoir de savoir que cette élite Algérienne existe vraiment.
    ce qu'il dit n'est pas faut, en Algérie on ne viole pas juste les humains, on viole aussi les animaux la liste est longue: Âne, chèvre, mouton, brebis, vache, …
    les harcèlement dans les rues, les plages les attouchements dans les bus c'est quotidien. moi en personne je suis un homme et j’étais victimes des attouchements dans un bus qui faisait le trajet hopital bab-el oued vers Sahat Chouhada. mais des que un intellectuel ouvre une page : oh merde on crie de partout vous avez oublie la Palestine Irak la Syrie… vous pouvez parler autant que vous voulez sur les femmes Irakienne violées par des soldats Américains, et il ne faut pas oublier celles violées par des Irakiens aussi. c'est légitimes de défendre les droits des femmes du moyens Orient. mais ce que dit Kamel Daoud est Vrai , nous avons des problèmes sérieux en Algérie. il faut qu'on parle.

  10. Je ne suis ni journaliste ni écrivain mais j’aime ce qu’écrivent ces hommes courageux que sont Boualem Sansal et Kamel Daoud.
    On les accuse de véhiculer des clichés, d’être atteints du syndrome du colonisé, de renier leurs origines pour se faire une place dans le monde intellectuel occidental, bref d’être des vendus. Le problème c’est que c’est, là aussi, une méthode éculée, passée d’âge chez nous et dans les pays musulmans : chaque fois qu’une voix s’élève pour remettre en cause un de ces principes considérés comme fondements de nos société depuis la réception du « Message », c’est l’anathème et l’excommunication. Cela est également vrai de ces intellectuels européens de gauche qui se donnent bonne conscience et s’achètent les bonnes grâces des dirigeants de nos pays sous-développés en jouant les vigiles et en dénonçant comme néo-colonialiste, xénophobe ou islamophobe tout questionnement osé de nos modes de vie, de nos moeurs ou de nos valeurs. L’Algérie est indépendante, en tout cas dans la lettre, depuis 1962, et nous n’avons que faire de l’attitude paternaliste des ces élites qui sortent dans la rue pour soutenir le mariage pour tous en France et nous traitent d’islamophobes parce que nous parlons à haute voix du sort fait aux femmes par l’islam dans notre pays.
    Pour en revenir à la femme et au rapport de l’homme à la femme dans les pays musulmans, objet de toute cette levée de boucliers contre Kamel Daoud, il a été mis de l’avant, entre autres, qu’ au chapitre des agressions et des viols, la femme en Islam n’est pas plus mal lotie qu’en Occident , statistiques à l’appui. Cette affirmation est cependant trompeuse et, pour montrer à quel point elle est fallacieuse, osons quelques questions pour lui donner de l’éclairage.
    1. Dans les pays musulmans, quelle est la proportion de femmes qui sortent seules, sans un chaperon, mari, père ou frère ? Ne nous arrêtons pas aux seules grandes villes, comme Alger ou Oran, pour le pays que nous connaissons le mieux, mais portons notre regard vers l’intérieur du pays, Berrouaghia, Sidi-Slimane ou même, pas si loin, Khemis-El Khechna ou Meftah.
    2. Dans les statistiques relatives aux mariages, quelle est la proportion de mariages forcés ? Combien de femmes sont-elles encore mariées sans avoir jamais vu leur futur époux ? Je ne parle même pas de ces pays ou on marie des filles alors qu’elles sont encore enfants, comme au Yemen, par exemple.
    3. Dans les pays musulmans, existe-t-il une statistique indiquant le nombre de femmes battues ? En Algérie, nous avons vu le point de vue de notre population masculine de sensibilité islamiste (qui, soit dit en passant, est majoritaire quoi qu’en disent les partis FLN ou RND), à l’occasion du passage de la loi relative à cette question : la femme est la propriété de son mari.
    4. Dans un pays musulman, quelles sont les chances de ne pas se faire agresser pour une femme qui circule seule dehors, après le coucher du soleil ? Et, en cas d’agression, quelle est la probabilité pour cette femme d’être écoutée et d’obtenir justice ?
    On peut en rajouter, des questions, mais on le voit déjà, la balance est loin d’être à l’équilibre !
    Il est vrai qu’il y a quelques décennies, la situation de la femme dans les pays occidentaux n’était peut-être pas meilleure que celle que vivaient leurs consoeurs des pays musulmans. Mais l’avènement de l’état laique, la démocratie et, avec eux, la liberté de dire et de critiquer, ont permis des avancées extraordinaires. Alors, à défaut de rejoindre ceux d’entre nous qui osent défier l’hydre intégriste dans son projet de nous ramener au Moyen Age ou, avec les dérapages auxquels nous assistons, au temps des Huns, taisons-nous.
    Ahmed Reggab

  11. Invraisemblable !
    De mon petit coin de retraité je sors un peu de ma réserve pour venir apporter mon petit soutien à ce brave Kamel Daoud pour deux raisons essentielles.
    1) La liberté d’expression si chèrement acquise par des centaines de confrère tombés non pas et seulement durant la décennie noire mais aussi bien avant depuis le déclenchement de la révolution.
    2) Contrairement à ce qui est suggéré par la réflexion de mon confrère et non prestigieux professeur Ahmed Cheniki, moi, et lui, qui sommes nés colonisés, Kamel Daoud est un jeune produit de l’école indépendant Algérienne, façonné loin des idées de Jules Ferry et de l’ethnocentrisme occidentale…
    J’ajouterai, que je suis de ce Voltairien qui a toujours favorisé la voix de celles et de ceux qui disent autre chose que ce que je pense de mes origines, de ma personnalité, de mon identité, de ce que je suis et devenu et je laisse aux autres de penser ce qu’ils veulent de l’image que je projette.
    Le minimum qui est requis d’un intellectuel est qu’il respect le code d’éthique universellement admis qui permet d’éviter les jugements intempestifs, racoleurs et populistes.

  12. Désolé mais des coquilles… ( Je corrige)

    Invraisemblable !

    De mon petit coin de retraité je sors un peu de ma réserve pour venir apporter mon petit soutien à ce brave Kamel Daoud pour deux raisons essentielles.

    1) La liberté d’expression si chèrement acquise par des centaines de confrères tombés au champs d'honneur non pas et seulement durant la décennie noire mais aussi avant le déclenchement de la révolution et pendant la guerre de libération nationale.

    2) Contrairement à ce qui est suggéré par la réflexion de mon confrère et non moins prestigieux professeur Ahmed Cheniki, lui et moi, qui sommes nés colonisés ne sommes pas du même côté de la pendule; Kamel Daoud est un jeune produit de l’école indépendant Algérienne, façonné loin des idées de Jules Ferry et de l’ethnocentrisme occidentale… mais bien proche de l'intégrisme qui presque fait plier l'Algérie de la résistance populaire.

    J’ajouterai, que je suis de ce Voltairien qui a toujours favorisé la voix de celles et de ceux qui disent autre chose que ce que je pense de mes origines, de ma personnalité, de mon identité, de ce que je suis et devenu et je laisse aux autres de penser ce qu’ils veulent de l’image que je projette.

    Le minimum qui est requis d’un intellectuel est qu’il respect le code d’éthique universellement admis qui permet d’éviter les jugements intempestifs, racoleurs et populistes.

  13. Putain! Mais où sont nos snipers d’antan, ya boureb !
    Ça suffit ! Là vous faites le même procès à KD que celui qui ait fait à dans « l’Etranger », et à travers les critiques algériennes : we3lech il a tuER un Arabe ; et même dans « Meursault contre-enquête » de KD. Non, je ne vais pas vous expliquer, vous pouvez mourir tous idiots, je m’en tape !

    Il s’agit d’un article où KD tout fraichement revenu déçu du totalitarisme et de l’intégrisme idéologique projette sa vision qui peine à naitre par césarienne à la cour d’une douloureuse maïeutique pénible à la frontière d’un déconstructivisme inachevé et d’une nouvelle théologie matérialiste avortée.

    J’avais prévenu KD, d’ailleurs très poliment, sous un ton péremptoire chwiya mais c’était juste pour le sortir de sa léthargie pour qu’il ne se laisse pas faire une oraison dans la raie.

    Ya mhaeynek que je lui ai dit, ils vont te niké ton coïtus interruptus, parle ! Dis et meurs ya qessamikh ! C’est un grand rétentionniste qui te parle. Je n’ai pas de leçon de courage à te donner mais en matière de gastronomie des chapeaux je suis étoilé. Toutes mes chéchias que j’ai mangées me sont restées de travers. Dis n’importe quoi, ya din qessam, pour les empêcher de te prêter leurs salamalecs .
    Mais bon, ce n’est plus toi qui es mon sujet.

    Le sujet c’était que KD avait projeté sa vision étriquée, mais pas forcément fausse, de la situation de la femme et de la sexualité dans le monde arabo-musulman mi « voyage au bout de la nuit » mi « allef lill wa leyla » sur un événement dont il avouait lui-même ne pas connaitre la trame véritable.

    Ce ,méthodologiquement , que dans ce lien qu’il eût fallu chercher les poux.

    Résultat même ceux qui le défendaient ont témoigné à charge à l’insu de leur plein gré.

    « Celui-ci(KD) examine de manière littéraire (et non avec la rigueur d’un chercheur ou celle d’un sociologue et c’est bien son droit) les événements de Cologne…. »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160220.OBS5014/l-islam-et-la-gauche-kamel-daoud-ne-renoncez-pas.html
    Mahsev ce n’est pas parceque KD a été un ancien intégriste qu’il faille être rigoriste et lui appliquer un certain littéralisme dans l’interprétation.
    "Les arabes khatihoum l’analyse, les « mille et une nuit » oui, mais la technologie khati , Meskine KD il est inhibé par ses préjugés, nagh c’est un littéraire kifkif."
    Za3ma, nous on est des civilisés pas des sauvages, comme KD ih. Après tout, ce n’est pas avec un teymoum qu’on peut se décaper complètement de son intégrisme récessif.

    Heureusement que cet argument est faux, parce que ce n’eût pas été gentil envers KD qui , lui, pensait pouvoir être dispensé de qualification en sociologie nagh en anthropologie pour parler de la sexualité des musulmans. Car KD s’est comporté kamim comme notre imam Ghafour Rahim de Guezgata : KD dkhel kamim fi la genèse des pulsations morbides et des instincts libidineux de ceux qui sont loin de chez eux. Il n’a pas dit ça comme ça exactement bessah ce qu’il faut comprendre ba3d tefqih.

    Voila pourquoi j’ai été forcé de te flinguer. Comme George quand il flingué son pote Lennie pour lui évité un lynchage.

    Muqel thoura, Ya KD, ce que ta madeleine à toi, a provoqué chez eux : des reflux gastro-œsophagiens.

    Win rak Ya Jules Ferry, Ya Montesquieu, les " Lettres persanes" , hassoun. DSK, Khaltna Gisèle, Oukhtna Nafissatou.

    Wech hadou ga3 kanou à Cologne ?

    Et l’autre qui retire les coquilles mais qui oublie les arrêtes.

    Ya KD, Même si ce que tu as dit est vrai, il ne faut pas leur dire qu’ils sont des violeurs en puissance. Nagh, tu fais comme moi, tu prends un faux pseudo et tu bombarde avec une mikhrayeuse.

    Ih, Kewar wa 3ti le3war ! Non seulement tu n’es pas sociologue ni anthropologue, comme Chebel, ni même islamologue comme Chelghoumi et Dalil Boubebekeur, mais question psychologie dgha : wlech madhi.

    En oncologie, nous autres, on ne dit pas à un patient en phase terminale: " tu vas crever, ya hahed lkelb, dans d’atroces douleurs et ça va durer ya din yemek" ça t’apprendra à t’empiffrer!"

    Toi, ya din errab , tu n’as pas trouvé meilleur moyen pour te fâcher avec tout le monde que de dire :

    Aux occidentaux : Chah fikoum, ça vous apprendra à accueillir des arabo-musulmans, comme si vous ne saviez que ces gens la sont des violeurs en puissance, et tous les chiots qu’ils vous ont gardés, et touts les refoulés. Espèces d’oublieux de votre anthropologie coloniale. Comme si , za3ma, vous aviez réussi à les civiliser avec votre colonialisme.

    Et, aux arabes, comme si tu ne savais pas qu’ils étaient redoutables et que la lapidation c’est kamim leur spécialité : « L’Allemagne c’est pas comme chez nous, on n’a pas le droit de violer les femmes chez eux. Et que la sexualité c’est pas comme un self service, il faut demander gentiment… ».

    Et c’est encore pire quand c’est dit avec une allégorie d’une désinvolture déroutante : « les rapports à la femme dans les sociétés arabo-musulmanes sont de types archaïques et féodaux et la sexualité s’y limite à un coïte exclusif. ».

    Comment ça, tu croyais qu’ils t’avaient adopté ? Hein, tu ne savais pas que c’était seulement pour ton teint et ton exotisme qu’ils t’ont coopté ?

  14. Nekini, à chaque fois que j’ai voulu retirer les coquilles, le modéro m’a rétorqué : Laisse tomber , twa tu tmenyek et que de toute façon tout ce qui vient dans le filet c’est du poisson. Swa disant que j’ai un droit de licence permanant.

    Hassoun, je me suis chamaillé avec le correcteur de Word , parce que j’avais écrit « arrêtes » au lieu de « arêtes ».
    « Et l’autre qui retire les coquilles mais qui oublie les arrêtes. »

    Alors je lui ai dit aya barka , ne me gonfle pas avec ton correctionnage ! Chacun ses goûts , mwa quand je fais ma tambouille, j’enlève ryen ! Les moules marinières je les fais avec leurs coquilles, c’est quoi une coquille Saint-Jacques , sans sa coquille ? Et un escargal, vous le feriez vous sans sa coquille ?

    Et puis si les coquilles sont au langage ce que les arêtes sont aux poissons, ou les cheveux à la soupe, c’est plutôt en écrivant « arrêtes « pour « arêtes » qu’on voit que c’est pas du poisson.

  15. Excellent, @ hend! ta mikhrayeuse, tu la badigeonnes s'ifelfel, ce qui ne déplait pas aux consomateurs avérés d'ifelfel que nous sommes . KD devrait la lire et se faire traduire les passages en kabyle. Cela vaut tous les soutiens communautaires cités et à venir. KD a du courage et même de la témérité (il met les pieds joints dans le plat) et cela ne peut que faire avancer le shmill arabo-miserman car c'est de cela qu'il s'agit et non du mécanisme réactionnel de la gauche bien pensante et adepte de Jules Ferry, initiateur en chef de la civilisation des races inférieures.

  16. Much ado about nothing.

    Je vis aux USA depuis des decennies maintenant, depuis que j'avais l'age des accuse's de Cologne. La nuit de reveillon, nous sortions pour aller trouver un ou une compagne, pour mieux faire l'anne'e devant. Et par nous, c'etait tout le monde, les couples la flamme s'est en quelque sorte etteinte. La blague va qu'on commence mal l'anne'e en se reveillant avec un monstre a ses cote's – comme pour dire, c'a bu.

    Entre Marocains et Algeriens, on compte facilement 5 millions d'ames en Europe. 50 bidules que l'alcool a fait fait dire et faire ce que d'habitude seule la douche sait, est d'un point sociologique insignifiant. 50/5 000 000, c'est 1/50 000, soit un 500ieme de pourcent, c'est statistiquement insignifiant, pour qu'on invoque et la psychologie et la sociologie encore moin la theologie.

    Ce qui est signifiant, c'est qu'on y re'agisse. Les abus sexuels, les Allemands entre eux-meme en connaissent de meilleurs chiffres. Les reactions aussi bien des Allemands et les opportunistes Europeens qui veulent faire Allemands, ainsi que celles des Algeriens, sont tout compte fait les memes.

    Restant dans les chiffres, les donne'es de "l'evenement", disent que le groupe comprenaient des Allemands aussi et qu'on y parlait Allemands. Quand a la moyenne d'age, elle se situerait vers 25 ans. Il y a bien lieu de dire que ce sont des gens qui ont pratique' l'Allemand a l'age enfantin, c.a.d. appris a l'ecole primaire, c.a.d. dans l'anne'e de naissance se situerait entre 1990 et 1995.

    Bref, c'est le FIS Jr., c.a.d. ceux-la que les Europeens qualifiait de "oppostion democratique" – Leur semblables, tout compte fait. C'est une affaire entre fascistes. Il n'y a pas de quoi faire une sauce philosophique.C'est, peut-etre, ce qu'a realise' KD, que les faits divers ne sauront faire monter sur le pedestal qui l'interesse.

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