Nous publions ci-après l’un de ses derniers poèmes dont la parution est prévue au printemps 2009.
Si nous le voulons
Nous serons un peuple, si nous le voulons, lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas l’apanage des autres.
Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas une prière d’actions de grâce à la patrie sacrée chaque fois que
le pauvre aura trouvé de quoi dîner.
Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan, sans être jugés.
Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire une description érotique du ventre de la danseuse.
Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que nous dit la tribu…, que l’individu s’attachera aux petits
détails.
Nous serons un peuple lorsque l’écrivain regardera les étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée… et plus belle !
Nous serons un peuple lorsque la police des moeurs
protégera la prostituée et la femme adultère contre
les bastonnades dans les rues.
Nous serons un peuple lorsque le Palestinien ne se souviendra de son drapeau que sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations de la Nakba. Seulement.
Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé
à psalmodier un verset de la sourate du rahmân dans un
mariage mixte.
Nous serons un peuple lorsque nous respecterons
la justesse et que nous respecterons l’erreur.
Je ne crois pas un mot de ce qui est débité dans ce poème (C’est un poème post mortem). Mahmoud Darwich a commencé à écrire et défendre la cause palestinienne à l’âge de 19 ans. Et il est décédé à l’âge de 67 ans, et pendant 46 ans, il n’a pas dévié sur son chemin. Il a défendu la cause sans froisser les sentiments des gens qui étaient à ses côtés.
Vous n’allez pas me faire croire ou gober qu’à ses derniers jours, il s’est aventuré dans ce terrain miné !!
mahaut, depuis quand une séoudienne croit-elle ou gobe t-elle une chose sensée et logique, et ce à l’image de tous tes frères et soeurs.
sans commentaires.
moi aussi j’en crois pas un mot ! je ne reconnais pas l’ecriture de mahmoud (que la paix soit avec lui), c’est un texte d’intox ! oui intox, et propagande…..à quelle fin !
Merçi pour ce poème.Vous est-il possible de nous le donner en arabe ?
Rien n’est vrai, tout est mensonge
c’est incroyable ce poème n’est que mensonge.
loin de la vérité les mots mentent tout seuls n’est ce pas!!!!!
franchement c’est honteux celui qui a posté ce poème
pourquoi chercher à trouver la vérité, un poème n’est pas la pour revéler des verités ou des mensonges, mais seulement des pensés et des mots. le jugements des vivants ne changeras rien
Bonjour
A propos de poèmes de Mahmoud Darwish, je suis troublée de la coïncidence (?) suivante. Au moment où Mohamed Benchicou écrivait ceci :
« Inscris !
Je suis Arabe
(…)
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère »,
je venais de lire ce magnifique poème (voir ci-dessous)de Mahmoud Darwish envoyé par un ami qui contient exactement les mêmes vers.
De qui sont exactement ces vers ?
« Objet : Hommage à Mahmoud Darwich
>
>
> http://www.youtube.com/watch?v=1BDtXdvI80s&eurl=http://lb-bis.2forum.biz/culture-f15/deces-de-mahmoud-darwich-t4019.htm
>
> Inscris !
> Je suis Arabe
> Le numéro de ma carte : cinquante mille
> Nombre d’enfants : huit
> Et le neuvième… arrivera après l’été !
> Et te voilà furieux !
>
>
> Inscris !
> Je suis Arabe
> Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
> Et j’ai huit bambins
> Leur galette de pain
> Les vêtements, leur cahier d’écolier
> Je les tire des rochers…
> Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porte
> Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
> Et te voilà furieux !
>
>
> Inscris !
> Je suis Arabe
> Sans nom de famille – je suis mon prénom
> « Patient infiniment » dans un pays où tous
> Vivent sur les braises de la Colère
> Mes racines…
> Avant la naissance du temps elles prirent pied
> Avant l’effusion de la durée
> Avant le cyprès et l’olivier
> …avant l’éclosion de l’herbe
> Mon père… est d’une famille de laboureurs
> N’a rien avec messieurs les notables
> Mon grand-père était paysan – être
> Sans valeur – ni ascendance.
> Ma maison, une hutte de gardien
> En troncs et en roseaux
> Voilà qui je suis – cela te plaît-il ?
> Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.
>
>
> Inscris !
> Je suis Arabe
> Mes cheveux… couleur du charbon
> Mes yeux… couleur de café
> Signes particuliers :
> Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
> Et ma paume est dure comme une pierre
> …elle écorche celui qui la serre
> La nourriture que je préfère c’est
> L’huile d’olive et le thym
>
>
> Mon adresse :
> Je suis d’un village isolé…
> Où les rues n’ont plus de noms
> Et tous les hommes… à la carrière comme au champ
> Aiment bien le communisme
> Inscris !
> Je suis Arabe
> Et te voilà furieux !
>
>
> Inscris
> Que je suis Arabe
> Que tu as rafflé les vignes de mes pères
> Et la terre que je cultivais
> Moi et mes enfants ensemble
> Tu nous as tout pris hormis
> Pour la survie de mes petits-fils
> Les rochers que voici
> Mais votre gouvernement va les saisir aussi
> …à ce que l’on dit !
>
> DONC
>
> Inscris !
> En tête du premier feuillet
> Que je n’ai pas de haine pour les hommes
> Que je n’assaille personne mais que
> Si j’ai faim
> Je mange la chair de mon Usurpateur
> Gare ! Gare ! Gare
> À ma fureur ! »
REPONSE :
CES VERS DE DAROUICHE.
BENCHICOU N’A FAIT QUE LES « PASTICHER »
EN QUELQUE SORTE.
DECLARATION SUITE AU DECES DE MAHMOUD DARWICH
En ce jour bien sombre de l’histoire de la Palestine, je tiens à exprimer notre profonde douleur et notre immense tristesse pour la perte de la légende de tout un peuple, pilier de la littérature palestinienne, et bien au-delà phare de la littérature mondiale contemporaine : Mahmoud Darwich, lauréat du prix Prince Claus pour «son œuvre impressionnante», chevalier des Arts et des Lettres (en France), nous a quitté ce samedi 9 août 2008 à la suite d’une troisième intervention chirurgicale.
Né le 13 mars 1941 à Al-Birweh, en Galilée, Mahmoud Darwich, porte-parole de la tragédie palestinienne, restera la voix de la misère des enfants aux pieds nus de nos camps de refugiés, l’odeur de notre terre perdue, de ses oliviers, ses fleures d’amandiers, de son café et de son pain. Il fut le chant des oiseaux migrateurs qui attendent éternellement le retour. Il fut la mémoire des batailles, des bateaux qui emmenaient notre cause de port en port. Il fut le passeport de notre identité palestinienne, et l’expression de la douleur de l’homme opprimé, là où il se trouve… Mais il incarna aussi le souffle d’espoir qui fleurissait nos printemps et bénissait nos nouveau-nés
Mahmoud, qui chantera ta disparition aujourd’hui, toi, qui était le seul poète sachant exprimer une telle douleur ? Tu restes à tout jamais dans nos cœurs, ton œuvre et ton nom sont gravés pour l’éternité au panthéon des grands poètes de ce monde.
Pour le peuple palestinien, ton départ est insurmontable. En ces temps d’incertitudes, nous avions tellement besoin de ta voix pour nous soutenir et nous rassurer, parfois pour nous révéler à nous même. Nous avons encore tellement besoin de ton message de paix pour réveiller la conscience de ce monde comme qui trop souvent ferme les yeux et fait la sourde oreille aux cris de nos victimes meurtries.
Mahmoud, tes vers sont immortels comme l’était ton combat. De ton paradis, tu continueras à chanter, car il n’y a plus de frontières pour ton âme là où tu vas. On se retrouvera peut être un jour en paix sur les sommets du Carmel qui ont vu ton enfance.
Héritiers de ta mémoire, il nous appartient maintenant de déclamer tes rimes, et de te promettre de continuer de porter haut ton combat pour la justice et pour l’Homme… Adieu le dernier de nos frères, de nos amis, de nos amours… Adieu la voix de la Palestine !
Hind Khoury,
Déléguée Générale de la Palestine en France
Un deuil national de trois jours a été décrété par le président Mahmoud Abbas. La Délégation Générale de Palestine en France vous ouvre donc ses portes de 10 heures à 11 heures et de 15 heures à 16 heures à partir de ce mardi. Un registre de condoléances est mis à votre disposition.
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سنصيرُ شعباً، إن أردنا، حين نعلم أننا لسنا ملائكة ً، وأنَّ
الشرَّ ليس من اختصاص الآخرينْ
***
سنصير شعباَ حين لا نتلو صلاة الشكر للوطن المقدَّس،
كلما وجد الفقيرُ عشاءَهُ…
***
سنصير شعباً حين نشتم حاجبَ السلطان والسلطان،
دون محاكمةْ
***
سنصير شعباً حين يكتب شاعرٌ وصفاً إباحياً لبطن
الراقصةْ
***
سنصير شعباً حين ننسى ما تقولُ لنا القبيلة… حين
يُعْلي الفرد من شأن التفاصيل الصغيرةْ
***
سنصير شعباً حين تحمي شرطةُ الآداب غانيةً وزانيةً من
الضرب المبرِّح في الشوارعْ!
***
سنصير شعباً حين لا يتذكَّرُ الفردُ الفلسطينيُّ رايته سوى
في ملعب الكرة الفسيح، وفي مسابقة الجمال، ويوم نكبته
فقطْ
***
سنصير شعباً، إن أردنا، حين يؤذن للمغنيِّ أن يرتِّل آية
من سورة الرحمن في حفل الزواج المُخْتلطْ
***
سنصير شعباً حين نحترم الصواب، وحين نحترم الغَلطْ!
سنصير شعباً ، إن أردنا ، حين نعلم أننا لسنا ملائكةً ، وأن
الشر ليس من اختصاص الآخرين
سنصير شعباً حين لا نتلو صلاة الشكر للوطن المقدس ،
كلما وجد الفقير عشاءهُ …
سنصير شعباً حين نشتم حاجب السلطان والسلطان ،
دون محاكمة
سنصير شعباً حين يكتب شاعرٌ وصفاً إباحياً لبطن
الراقصة
سنصير شعباً حين ننسى ما تقول لنا القبيلة … ، حين
يعلي الفرد من شأن التفاصيل الصغيرة
سنصير شعباً حين ينظر كاتبٌ نحو النجوم ، ولا يقول :
بلادنا أعلى .. وأجمل !
سنصير شعباً حين تحمي شرطة الآداب غانية وزانية من
الضرب المبرح في الشوارع !
…..
سنصير شعباً ، إن أردنا ، حين يؤذن للمغني أن يرتل آية
من (سورة الرحمن ) في حفل الزواج المختلط
سنصير شعباُ حين نحترم الصواب ، وحين نحترم الغلط !
بقلم : محمود درويش
وداعا درويش
توفي الشاعر المناضل الفلسطيني محمود درويش الذي اقترن اسمه بالقضية والإنسان. التحم في نصه الشعري بالوطن والحرية. تمثل في نفسه فلسطين القضية .توفي الشاعر وبقيت القضية .لقد دافع عن وحدة النضال الوطني الفلسطيني والتزم بالعروبة والإنسان في كل مكان. كان امميا وعالميا في نصرة قضايا الحق والعدل والحرية. وكان مفعما بالعزة القومية .فيقول في قصيدة:
بطاقة هوية
سجل أنا عربي
سجِّل.. برأسِ الصفحةِ الأولى
أنا لا أكرهُ الناسَ
ولا أسطو على أحدٍ
ولكنّي.. إذا ما جعتُ
آكلُ لحمَ مغتصبي
حذارِ.. حذارِ.. من جوعي
ومن غضبي!!
تغنى بالأرض في قصيدة الأرض تمسكا بالمبادئ التي عاش من اجلها وتعلقا بأرض فلسطين الحبيبة إلى قلبه وقلب كل عربي
أنا الأرض
والأرض أنت
خديجةُ! لا تغلقي الباب
لا تدخلي في الغياب
سنطردهم من إناء الزهور وحبل الغسيل
سنطردهم عن حجارة هذا الطريق الطويل
سنطردهم من هواء الجليل. وطنا يصلح للنسيان أو للذاكرة
كما أن الشاعر المرحوم محمود درويش أمن بالثورة على الأعداء من اجل تحرير فلسطين كل فلسطين فيقول في القصيدة التالية بعنوان: الكلمات العابرة
أيها المارون بين الكلمات العابرة
آن أن تنصرفوا
وتقيموا أينما شئتم ولكن لا تقيموا بيننا
آن أن تنصرفوا
ولتموتوا أينما شئتم ولكن لا تموتوا بيننا
فنا في أرضنا ما نعمل
ولنا الماضي هنا
ولنا صوت الحياة الأول
ولنا الحاضر ، والحاضر ، والمستقبل
ولنا الدنيا هنا .. والآخرة ْ
فاخرجوا من أرضنا
من برنا .. من بحرنا
من قمحنا .. من ملحنا .. من جرحنا
من كل شيء ، واخرجوا من ذكريات الذاكرة ْ
أيها المارون بين الكلمات العابرة ْ!
هكذا ايها الشاعر المناضل الفذ الذي فرضت عنوان القضية عالميا ودويت بصوتك في كل أنحاء الدنيا
فكان صوت المقاتل برصاص البندقية .
كان كلامك هو الرصاص
كان شعرك من اجل الخلاص
قاومت العسس والحراس
ودعوت القصاص القصاص
من مغتصبي الأرض والعرض والأنفاس
a samira du maroc
س 2008
Merçi Mr Morro
Mahmoud Darwich? On ne connaît nos grands hommes que quand ils quittent la vie… C’est pour ça qu’on attaque Adonis ces jours-ci. C’est pourquoi on n’a jamais écouté Darwich lui-même.
Visitez le site suivant pour voir une critique à propos de ce sujet.
http://utopia-666.over-blog.com
من قال ان للشعر عيب وهو الخيال فالواقع هو ان الانسان ممزوج من لا شىء