De l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder à l’actuel Premier ministre grec Alexis Tsipras, en passant par les extrêmes droites européennes et les foules du monde arabe, Poutine aura conquis les cœurs et s’est façonné une image de leader charismatique. En ce sens que le parti pro-russe grossit de plus en plus en Europe et dans le reste du monde en même temps que l’Amérique d’Obama se complait dans une politique d’attentisme et de prudence.
D’aucuns d’ailleurs s’interrogent si l’isolationnisme des U.S.A de ces dernières années est une option stratégique ou une obligation de réserve des démocrates de la Maison Blanche sur le domaine intérieur, axe principal de leur politique. Absents en Libye, au Sahel, en Syrie et en Egypte où, au départ, ils ont soutenu dans le sillage de la révolution du Jasmin, les frères musulmans de Morsi, les américains continuent de battre en retraite, en assumant un leadership de second plan «leadership-leading from behind» (frappes militaires franco-britanniques de l’Harmattan contre El-Gueddafi en 2011, opérations Serval et Sangaris menées en 2013 par la France contre AQMI au Mali et pour rétablir la paix après la fuite de François Bozizé en Centrafrique, etc.,) quand les russes, eux, prennent les devants, en amputant en 2008 la Géorgie de deux régions (L’Ossétie du sud et L’Abkhazie). Ils ont aussi annexé la Crimée en mars 2014 et ont actuellement même des visées sur l’est de l’Ukraine. De plus, ils sont très actifs en Syrie, en Egypte et comptent avec les chinois parmi les soutiens indéfectibles du régime des Ayatollahs de l’Iran. Que mijote Poutine dans sa tête et que se passe-t-il aux «yankees» retranchés dans l’intra-muros? Serait-il question d’un retournement de perspectives et de rôles des grandes puissances dans les relations internationales ? Se dirigerait-on vers le post-américanisme sur fond d’une guerre froide d’un autre genre ? Poutine court-il derrière le syndrome populiste du castrisme et du chavisme latino-américain, fédérateur des peuples contre l’impérialisme américain ou n’agit-il qu’en fonction d’une certaine nostalgie des grandeurs de l’ex-URSS qui remonte à l’époque de la guerre froide (1945-1990)? En tout cas, dans ce bras de fer avec l’Occident, certains y voient une propension de la direction russe au Poutinisme, une tentative pour la consécration du vieux rêve communiste en un projet euroasiatique, c’est-à-dire, un continent de l’Euroasie qui s’étend de part et d’autre de l’Oural et surtout une volonté de rallier sous le couvert de l’orthodoxie les rangs des pays slaves englobant les bulgares, les serbes, et même les grecs (la solidarité slave contre l’occident et l’hégémonie de l’européocentrisme).
La tactique est simple, Poutine pèse de tout son poids et se pose en père tuteur dès lors que les intérêts de ces pays-là sont en jeu et s’en sert comme une monnaie d’échange dans sa confrontation avec les européens. Le spectre occidental est à chaque fois agité comme un repoussoir de cet ancien «empire du mal» que représentent les U.S.A et ses alliés. A vrai dire, dès son retour aux affaires en 2012, Poutine s’est engagé dans une politique très agressive contre l’Europe, déjà au gouffre de l’impasse économique. Dans la crise syrienne par exemple, il a prêté allégeance au clan d’Al-Assad contre lequel les milices de l’opposition de l’A.S.L (Armée Syrienne Libre), soutenues par la communauté internationale et les chancelleries occidentales luttent. Ce qui a permis par ricochet le fort ancrage du mouvement islamiste Daesh en Syrie et en Irak, né, au demeurant, à cause de la faiblesse de l’armée irakienne, mal encadrée et mal entraînée par les américains qui s’en étaient retirés en décembre 2011. En conséquence de quoi, l’équilibre de forces dans la région est en effet tributaire des concessions russes. Or Poutine ne lâche pas le morceau et les occidentaux, craignant une intervention au sol contre Daesh à cause d’abord des dommages collatéraux, le risque de contagion vers la Turquie et l’Iran, le coût onéreux des opérations et la réserve perceptible des américains, hésitent et atermoient l’échéance de toute frappe militaire aussi bien contre Al-Assad, allié stratégique de la Russie que contre les islamistes de Daesh, plus forts que jamais grâce au marché informel du pétrole. Ces derniers en profitent d’ailleurs pour semer la terreur, se livrant à des décapitations d’otages occidentaux ou autres télévisées en direct, le sac des œuvres d’art au nom de la Charia, et s’attirant la sympathie de l’internationale djihadiste (Boko Haram, Jund al-khalifa, Al-Qaïda, etc.). De toute évidence, la destruction de la Syrie et le massacre de 200 000 innocents durant 4 ans de guerre civile des plus meurtrières que le monde ait connues ne suffisent pas, paraît-il, aux européens pour mettre la machine de la guerre en branle contre le dictateur damascène quand ils s’empressent en revanche aux portes de Kiev pour négocier la paix !
En rétrospective, on se rend compte qu’ils ont déjà essayé l’année passée de forcer la main à Poutine dans «le dossier ukrainien» par des mesures de rétorsion «sanctions financières» à l’encontre des hauts officiels du Kremlin, visant l’assouplissement de la politique interventionniste de Moscou. Et puis est venue la spirale de la chute des prix du pétrole et la dévaluation du rouble, la monnaie officielle du pays. Une atmosphère internationale, somme toute, contraignante pour le staff de Poutine. Ce qui n’a pourtant rien changé à la donne. Au contraire, ce dernier gagne de plus en plus l’estime de ses compatriotes, campe sur ses positions et remodèle à sa façon l’échiquier géostratégique planétaire. En revanche, Obama, le récipiendaire du prix Nobel de la paix, semble, à moins d’une année des échéances présidentielles, vouloir effacer les méfaits de la politique interventionniste et guerrière de Bush Junior et esquisser une ouverture vers le monde arabe après son fameux discours du Caire de 2009.
Or mettre fin aux séquelles de deux guerres (l’Irak et l’Afghanistan) n’est pas une sinécure d’autant qu’elles étaient menées en dehors de la légalité internationale (surtout pour l’Irak) et avec les mensonges, les erreurs et les dégâts que l’on connaît. Et puis sur un autre plan, Obama mise sur la zone de l’Asie-Pacifique, en lui prêtant main-forte contre les convoitises chinoises après avoir tout fait pour que l’Ukraine rejoigne l’Otan, perspective à laquelle le tandem franco-allemand s’est opposé. Tout au plus, il a normalisé avec le Cuba et s’est montré prêt au dialogue concernant le nucléaire iranien. Ce qui a suscité l’indignation de Netanyahou. Par ailleurs, il a demandé au Congrès de lui accorder 5 milliards dollars pour aider les pays qui font barrage au terrorisme, une façon de se dédouaner intelligemment peut-être de l’interventionnisme de ses prédécesseurs. Au fait, à part l’aide financière aux nouvelles autorités ukrainiennes, Obama a presque tourné le dos à l’Europe, brillé par son absence à la grande marche de Paris du 11 janvier dernier et laissé sa place vacante à Minsk où le duo hollande-Merkel a conclu in extremis le 14 février dernier un accord de trêve avec Poutine et le président ukrainien Petro Porochenko. Bref, une véritable politique de « chaise vide » qui s’articule sur le pilotage indirect de l’Europe! Mais au profit de qui et pourquoi ? On n’en sait rien. Mais sans l’ombre d’un doute, le grand vainqueur de ce réordonnancement de la politique américaine n’est autre que Poutine qui, accroît de jour en jour sa popularité et étend l’hégémonie de son pays.
Kamal Guerroua
Vladimir Poutine fait de ceux qui ont encor un cerveau sain, des réflexes à la minute, bien formé et trop modeste, pour tomber dans les fanfaronnades stériles d'Obama, intelligent, perspicace en alerte H/24, merci au KGB ou l'actuel FSB d'avoir donné à la russie cet homme.
Et puis quoi, si l'opposant russe assassiné préparait un rapport tendancieux et sournois sur une probable présence russe en ukraine, alors là les des sont pipés.
Poutine n'est pas Bouteflika, qui vend tous aux occidentaux et proxénetise la souveraineté algérienne.
Regarder moi ce fils de harki et ministre de l'industrie bouteflikiste… aidé par l'autre va nu pied et malheureusement Kabyle de service Haddad et la prostitution des danseuses de ventre à la délégation de patrons américains à alger, pire , leur ministre du commerce veut remplacer la france et foutre au sahara un bordel terrible, et oui ce ministre américain qui s'invite en algérie à nous aider à la ruineuse politique de bouteflika, ce ministre américain n'en reverait meme pas pour le faire à Moscou chez Poutine.
Autrement, quand la russie Bouge l'europe tremble, sauf pour l'allemagne qui trouvera toujours le moyen de tirer profit (d'ailleurs Merkel et Poutine sont plus conviviaux que Hollande qui semble comprendre),et, si l'Ukraine continuera avec l'otan , et bien la russie reprendra l'ukraine.
Question de vie et de mort pour la grande Russie, rappellez vous la crise de Cuba du temps du président kennedy, c'est le meme scénario et Kennedy a été un grand président américain et il avait raison de faire le blocus de cuba.
Pourquoi pas Poutine demain si le Kremlin risque de s'écrouler, c'est le bon sens , ce n'est ni la pseudo nouvelle guerre froide (pacte de varsovie n'existe plus et ne reste que l'Otan) ni de la stratégie des salons.
Dommage qu'Alger n'a pas encore enfanté un clone de Poutine, bonne nuit la Russie veille aussi.
Oui, son défi réussi est celui de tranformer une grande puissance en un petit pays "rentier" qui survit que par l'exportation de son gaz !!! c'est le coli piégé d'eltsine à son peuple !!!
Poutine n'est pas Elsine l'ivrogne ou Ghorbatchev qui a été bérné par l' occident et foutu l'U R S S en l'air, il est lucide et sait ou mettre les pieds. Son soutien a la Syrie, aggréssée de toute pars, par les intégriste du Qatar et de l'Arabie Saoudite, lui a vallut d'étre attaqué, par ceux qui veulent affaiblir la Russie, en fomentant un coup d'Etat constitutionnel en Ukraine, en agitant des marionnettes, comme le premier ministe ukrainien, chef des extrémistes nazis.Méme les sanctions économiques, ne le feront pas plier est c'est l'Europe en crise, qui en sera affectée, au bénéfice du grand mentor américain.
Monsieur Poutine défend son pays pas plus, et il a raison, il avait posé une question, "puisque le pacte de Varsovie à disparu pourquoi l'Otan existe toujours?" L'occident en perdition veut simplement mettre la Russie en défaillance.
La Russie est un grand pays, qui dispose d'une grande industrie, d'une agriculture hautement dévellopéé, notament en matiére de blé, elle se suffit a elle méme, dispose d'une réserve de pétrole et de gaz importante, elle investie dans tous les domaines, les sanctions ,ne l'empécheront pas d'avancer et elle ne pliera pas devant les occidentaux a leur téte les U S A, contrairement a notre pays, dont le pétrole, représente 95% de l'économie. Donc, ceux qui vivent de la rente du pétrole et du gaz, c'est bien nous et non la Russie.
Relisez-vous, le zami – des votre 1er paragraphe !
Tous les specialistes du conflit l'ont ecrit – Ne s'offre a l'exhibitionnisme, que le faible bluffeur, pour etouffer son desespoir. Prendre la capacite' de nuire a un petit pays voisin (Ukraine) ou assassiner des opposants, comme une force ou une strategie, est unpardonnable quand on publie sur LMDZ. Vous semblez oublier qu'Obama est alle' le denicher a ses propres frontieres, et il ne fait que reagir miserablement.
Obama lui a soustrait Cuba, noye' le Venuzuela, confisque' tout le continent Africain et neutralise' les Chinoix. Le jeux de guerre c'est comme les jeux d'echecs. Quelques assassinats de plus, et il prononcera son propre MATE, en Russie-meme.
Vous le dites bien – Le Poutine se fait applaudir "Ailleurs" et resister en Russie. Contrairement, Obama et les USA d'une maniere general, s'occupent de leur economie, leur force d'influence et d'action a distance.
Je cite:
"… Au fait, à part l’aide financière aux nouvelles autorités ukrainiennes, Obama a presque tourné le dos à l’Europe, brillé par son absence à la grande marche de Paris du 11 janvier dernier et laissé sa place vacante à Minsk où le duo hollande-Merkel a conclu in extremis le 14 février dernier un accord de trêve avec Poutine et le président ukrainien Petro Porochenko. Bref, une véritable politique de "chaise vide" qui s’articule sur le pilotage indirect de l’Europe! Mais au profit de qui et pourquoi ? "
La foutaise du prix Nobel de l'insulte. Ainsi, les Europe'pe', se croient en mesure de se foutre de la gueule, d'un prof de LOI CONSTITUTIONNELLE, a Harvard, a a-peine-40 ans. Et comment, il a la peau NOIRE ! Il est des quartiers defavorise's de Chicago croient-on. Non, labas, il organisait ces quartiers, mais lui comme sa femme etaient partenaire – il faut etreun AS, pour y arriver en moins de 20 ans de pratique. A Chicago, il a concquis la villa d'Abraham Lincohln, et au senat, il a dit NON a la guerre d'irak. Ce qu'on oublie, c'est qu'Obama a ete' eleve' comme un petit militaire par une famille de militaire – non, ni a Chicago, ni a Washington, mais Hawai. A Hawai et dans tout le pacifique, c'est les postes avance's de la guerre froide – c'est les DOIGTS SUR LA GACHETTE – C'est ceux qui ne gaspillent pas les cartouches pour amuser la rue… La vieilloterie Europeenne, n'est qu'un pion dans l'echquier… et le reste, tout le reste n'est que litterature, en effet. A la place de la critique, sans d'autre argument que l'exhibitionisme d'un psychopathe reduit a l'assassinat politique (de Russes, ses propres compatriotes, faut-il le rappeler), faudrait peut-etre ecrire quelque chose de plus cense' – du genre rappeler les europeennes d'aller defendre leurs interets en Europe de l'Est, il y en a de la matiere 1ere, du gaz et du petrole – et de limiter leurs interventions en Afrique, aux SELFIES de leurs filles… Elles en ont besoin, les pauvres…c'est naturel !
C'est un petit pays qui vit aujourd'hui du "vestige" et des réalisations de son passé perdu (à l'image de FAFA) … Celui de la glorieuse CCCP … Ses sous-marins nucléaires sont en train de rouiller dans des quaies, ses avions de chasse tombent comme des pièrres (l'exemple des derniers migs importés puis renvoyés est flagrant) et sa flotte est aussi efficace qu'un zodiacque en plein tempète !!!
Elle est complétement absente dans les principales bourses et dans la finance mondiale … Dans le domaine de la technologie et de la nanotechnologie, elle n'apparait nul part !!! dans le domaine scientifique, une grande partie de ses scientifques l'ont déserté (vers les USA, Grande bretagne, allemagne, même l'Iran… ) … que lui reste t'elle … un mégalo qui se prend pour Staline !!! devant les petits patelins frontaliers !!!
Le dégré d'evolution ou de régression d'une nation se mesure par rapport à un référenciel non pas du présent mais du passé !!!
En 1945, ce pays a osé narguer les alliés dans toute leur puissance et sur leur propre sol (l'europe), a osé planter des missiles à quelques dizaines de KM des USA, a osé affronter ces USA dans leurs conquêtes de l'espace, des pôles, des les fonds marins, des airs (avions supersoniques) et des océans (porte-avions, sous marins nucléaires)… qu'en est il aujourd'hui de tout celà …. RIEN !!!! une H'CHICHA TALBA M'AICHA !!!