Cette contribution se veut une réponse technique pour tous ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge sur le plan économique.
a) Avertissement
Dans le processus du développement de la démarche politique visant à la concrétisation de l’autonomie de la Kabylie, il ne faut pas faire du volet économique un abcès de fixation. Il faut, pertinemment, en finir avec ce complexe de vouloir, tout le temps, justifier les richesses de notre région. Il ne faut jamais dissocier la gestion économique du système politique lui-même. C’est les sociologies et les politiques qui font l’économie et non l’inverse.
Justement, cette contribution ne rentre pas dans ce cadre justificatif mais elle se veut une réponse technique pour tous ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge sur le plan économique.
Elle est, aussi, la preuve de notre conviction que le débat autour de l’autonomie de la Kabylie n’est plus au niveau de la revendication mais il se porte, désormais, sur les moyens et les politiques qui permettraient aux futures instances exécutives et consultatives de la Kabylie autonome de prendre en charge les doléances des citoyens pour déterminer les choix stratégiques à suivre pour réussir le défi de rendre à notre peuple sa dignité bafouée par les politiques ségrégationnistes du pouvoir d’Alger.
b) Introduction
Depuis l’indépendance confisquée, le pouvoir algérien fait dans la diversion en essayant de faire admettre aux Algériens en général qu’ils ne doivent leur survie qu’à la manne pétrolière alors que tout le monde sait à qui profite cette richesse et qui a la main mise sur la rente et sur l’économie de bazar.
La Kabylie n’a pas été découverte dans un gisement de gaz, ni une création contemporaine résultant d’une quelconque prospérité réalisée grâce à la manne pétrolière. Elle est multimillénaire. Le pétrole n’est pas éternel. La Kabylie est rebelle et immortelle. Par son organisation sociopolitique qui a inspiré bien de grands penseurs, par ses valeurs séculaires, par son attachement viscéral à la liberté, la Kabylie n’a rien perdu de son authenticité ni de sa culture de résistance encore moins de sa détermination à se hisser au rang de grande nation.
Ni la famine, ni la guerre, ni la répression, ni la politique d’arabisation n’ont pu triompher des citoyens de cette région. De ce fait, aucun défi ne peut lui faire peur. Le développement est à sa portée pour vu qu’il recouvre sa souveraineté par son accès à un statut de large autonomie. En effet, la Kabylie avec son fort potentiel économique, doit, non seulement assurer son propre développement, mais aussi contribuer d’une façon effective au développement de toute l’Algérie.
Toutes les forces vives seront mobilisées afin de créer un pôle d’excellence en matière de développement économique. Pour ce faire, il suffit de mettre en synergie l’intelligence dont dispose la région en l’occurrence les compétences formées par ses universités, les ressources naturelles et ses ambitions. Elle va réaliser son développement par l’encouragement de l’innovation (via la recherche), l’investissement, l’éducation, l’accroissement de la sécurité juridique, la conciliation de son progrès économique et social avec la préservation de l’environnement.
La Kabylie autonome va œuvrer à garantir à sa population la liberté d’entreprendre et de produire localement les richesses, synonymes d’autonomie économique et sociale, base de toutes les libertés culturelles et politiques.
c) Etat des lieux de la gestion publique en Kabylie sous le règne de l’état central
La Kabylie est autonome dans sa misère sans avoir le pouvoir de décision pour y faire face. Elle lutte seule contre une situation socio-économique des plus dramatiques qui réconforte les décideurs algériens, prêts à faire l’impossible pour amplifier son malheur. Un Etat central qui fait dans le sabotage et le chantage économiques, les collectivités territoriales dépourvues de pouvoirs, ne disposant même pas d’une fiscalité locale propre, des entreprises endettées et fiscalement étouffées, le développement est une chimère pour une Kabylie qui glisse de jour en jour dans une logique de désinvestissement
Il suffit d’aborder le débat sur l’autonomie de la Kabylie pour que votre interlocuteur vous lance la fameuse interrogation ; on va manger quoi ? Mais avant de répondre à cette question, nous devons d’abord poser une autre problématique à notre tour. Que ce qu’on est entrain de manger, actuellement, sous le règne d’un Etat exclusivement centralisé ?
Dans l’état actuel du système de répartition des enveloppes financières, les départements de la Kabylie sont budgétisés au même titre que tous les autres départements d’Algérie, a travers une loi de finance établit chaque année, d’une manière très centralisée, dont les critères d’affectation de budget pour le développement local ne sont soumis à aucune étude préliminaire en fonction des particularités sociales, économiques, géographiques ou culturelles d’une région donnée. Cette opération de partage de gâteau est dictée par l’influence des équilibres politiques, claniques voir tribaux ainsi que les humeurs régionalistes négatives qui gangrène le fonctionnement des structures de l’état.
Pour vérifier la pertinence de ce constat amer qui reflète le caractère régionaliste voir raciste du fonctionnement des instances de l’état central, il suffit de quantifier le nombre des infrastructures de base et des équipements publics réalisés dans la wilaya de Tlemcen pendant cette dernière décennie et de les comparer à ceux réalisés dans toute la Kabylie.
Contrairement à cette croissance extraordinaire de la région de l’ouest algérien, la Kabylie n’a reçu rien d’autres qu’un très important lot de blocages et d’entraves pour mettre à genou son économie et affamer sa population. Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel de s’installer en Kabylie. Délocalisation consécutive aux désordres, abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendant toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables.
Rien n’aura été épargné pour paralyser le développement local en Kabylie. La politique de la terre brûlée pratiquée par le pouvoir d’Alger à l’égard de la Kabylie a atteint son summum, Bouteflika bloque même les projets antérieurement agréés. C’est dans cette optique que la politique de délocalisation des grands projets destinés à la Kabylie est devenue systématique. Entre autres, on peut citer les plus importants ; à l’image de la raffinerie pétrolière qui devait être réalisé à Bejaia et qui est transférée sur Tiaret malgré toutes les expertises qui donnaient Bejaia comme site adéquat pour ce type de projets.
Dans la même logique criminelle du pouvoir en place, la centrale thermoélectrique devant servir toute la région d’Azeffun a été bloquée. A noter que, sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue sur le nouveau port d’Azeffun. L’autoroute est-ouest, principal grand projet de l’ère Bouteflika n’est finalement qu’un plan réservé pour l’anéantissement et l’isolement du port de Bejaia qui demeure le principal pole économique de la Kabylie.
Selon les dire du directeur de ce port, cette institution souffre d’une perte sèche de 200 000 millions de Dinars / jours depuis l’ouverture de cette autoroute à laquelle on a ôté volontairement trois pénétrantes qui devaient donner sur Tizi ouzou à partir de Aomar gare, sur Akbou à partir d’el M’hir et sur Souk el Thenin à partir de Sétif. Ces pénétrantes existaient bel et bien dans l’étude préliminaire du projet en question.
Ces délocalisations, ces blocages et ces retards volontaires dans la réalisation des équipements publics qui affectent sérieusement la stabilité économique et surtout l’efficacité de la budgétisation des wilayas kabyles ne peuvent être dépassés que dans le cadre d’une Kabylie autonome. Il n ya qu’un gouvernement régional qui pourrait mettre notre économie à l’abri de ces agissements racistes du pouvoir central. A l’état actuel de la gestion de la dépense publique, aucune autorité locale (élus et admistrateurs confondus) n’a son mot à dire sur la gestion budgétaire.
Les enveloppes financières destinées à la réalisation des équipements publics et de l’habitat sont, uniquement, du domaine du ministère des finances c’est-à-dire de l’état central. Au niveau local, La dépense publique est du ressort de deux fonctionnaires qui sont des détachés du ministère des finances. Le contrôleur Financier, en amont, pourrait viser le marché qu’il veut et laisser en instance celui qu’il voudrait bloquer. Le trésorier, en Aval, pourrait payer l’investisseur ou l’entrepreneur qu’il veut garder et bloquer le payement de celui qu’il veut faire fuir.
Pour tromper l’opinion publique et à chaque début d’exercice financier, le gouvernement central annonce des budgets colossaux destinés à la Kabylie. Dans la théorie, ces chiffres annoncés sont, réellement, affectés à la Kabylie mais ils n’ont, jamais, été consommé dans la pratique.
Depuis 2001, la wilaya de Tizi Ouzou n’a jamais consommée plus de 35% de son budget annuel ce qui est du essentiellement aux blocages en amont et en aval qu’on a signalé ci-dessus. En plus de cette volonté délibérée de mettre à genou l’économie de la région Kabyle, saviez vous que, dans l’état actuel des choses, c’est la Kabylie qui donne de l’argent à l’état central et non l’inverse ? A travers sa fiscalité importante et le taux de recouvrement de ses recettes fiscales, la Kabylie verse au trésor public plus qu’elle en reçoit en terme de budget annuel dans le cadre de la loi de finance Algérienne. La Kabylie est tout simplement victime d’un racket fiscal
Croire que c’est le Trésor public de l’état central qui nourrit la Kabylie est une hérésie. La contribution de la Kabylie à la fiscalité nationale est la plus importante de toutes les régions. Le taux de recouvrement en Kabylie avoisine les 100 % alors qu’ailleurs c’est déjà un record d’atteindre les 25 %. Une petite équation mathématique dont les composants sont les budgets actuels des wilayas Kabyles, la fiscalité kabyle et les recettes pétrolières annuelles et leur répartition au prorata du nombre d’habitants après la consécration du système d’autonomies régionales, nous permettra de déduire qu’en plus de notre liberté et de notre dignité nous allons gagner dix fois plus sur le budget actuel. Quelles seront, concrètement et sur le terrain, les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ?
Nous utilisons le terme « pistes d’amélioration » pour mettre le développement économique en Kabylie au diapason des nouvelles méthodes de management politique qui se base sur la démocratie sociale et sur des techniques managériales qui mettent en avant-garde de toute amélioration économique le potentiel de compétences en ressources humaines.
d) Perspectives économiques de la Kabylie autonome
Avec un gouvernement régional, nous aurons tous les mécanismes financiers et autres qui vont nous permettre de dépasser ce stade de stagnation de notre développement local. Nous disions, quelles seront, concrètement les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ? On peut citer entre autres :
– L’augmentation de la consistance du budget annuel de la Kabylie, en gardant la totalité de sa fiscalité (avec ce 1er critère déjà, la vie de nos concitoyens kabyles serait meilleure qu’aujourd’hui)
– Le dépassement des obstacles et des blocages dont on a parlé ci-dessus du fait que les instances financières vont dépendre du gouvernement local.
– Le dépassement de ces obstacles permettra le retour des investisseurs qui ont déserté la Kabylie.
Ceci va, certainement, générer des nouvelles recettes fiscales qui vont servir de valeur ajouté pour l’économie kabyle.
– Le dépassement du problème de la non concordance de la majorité locale avec la majorité nationale permettra de réduire les conflits du à une certaine appréciation idéologique entre les deux majorités éternellement contradictoires.
– En dernier, l’hôtel des finances de la Kabylie autonome pourrait éventuellement profiter de sa quotte part des richesses pétrolières qui vont, logiquement, se répartir au prorata de nombre d’habitants (ce cas dépend essentiellement des négociations avec l’état central pour la mise en pratique de l’autonomie kabyle).
Pour concrétiser ces pistes améliorations, le gouvernement régional de la Kabylie autonome doit adopter une approche va se reposer sur le potentiel en ressources humaines dont dispose la Kabylie, dans le processus de la mise en application des procédures relatives au développement économique. Cette stratégie de mettre en valeur le capital humain est la plus efficace méthode qui permettrait à ce gouvernement de satisfaire les exigences citoyennes en termes de prospérité économique et de confort social.
La mise en valeur d’une culture de proximité pour recenser les besoins de la société à travers des compétences en matière de communication, de techniques des statistiques et des relations gouvernants – gouvernés, doit être la priorité des instances qui s’occuperont de la gestion publique Kabyle. La valorisation des ressources humaines demeure la principale spécification des nouvelles normes du management sur lesquelles se repose la modernisation des systèmes de gestion des PME qui représentent le moteur de l’épanouissement économique, en cette ère de globalisation et de mondialisation. Cette énergie inépuisable, contrairement aux hydrocarbures, va, certainement, constituer le fer de lance de l’économie de la Kabylie de demain.
La rentabilisation de l’exploitation des ressources humaines est une condition sine qua non pour les organismes décideurs de la Kabylie autonome afin qu’ils adoptent les meilleures méthodes de la bonne gouvernance, dés le début de leur prise en charge du destin des citoyens de la Kabylie. Les compétences clairvoyantes qui maitrisent le sens de la planification permettront au gouvernement régional kabyle d’inscrire sa démarche dans la durée et d’anticiper les mutations du marché international au lieu de les subir.
Contrairement aux instances Algériennes actuelles qui n’adoptent les nouvelles stratégies que dans l’urgence des derniers quarts d’heures ; une attitude qui provoque un retard consistant dans le processus de mise à niveau des institutions publiques et des entreprises ce qui fait perdre à l’état sa fiabilité et aux operateurs économiques nationaux leur crédibilité sur le marché international. . L’exemple le plus édifiant est le rééchelonnement de la dette extérieure proposé par des spécialistes kabyles à la fin des années quatre vingt mais adopté par le gouvernement Algérien quelques années plus tard, dans des conditions dictées par les instances financières internationales.
Pour réussir cette stratégie visionnaire et prévisionnelle, les institutions de la gestion publique de la Kabylie autonome doivent se reposer sur des mécanismes qui vont assurer une veille stratégique efficace afin d’être à jour avec les mutations accélérées de l’économie mondiale.
Dans l’objectif de rassurer les investisseurs et d’installer un climat de confiance qui permettrait aux capitaux internationaux de trouver en Kabylie une terre fertile, les compétences juridiques et financières du gouvernement régional de la Kabylie autonome doivent opter pour des politiques stabilisatrices de la juridiction qui va régir les investissements, comme elles doivent éviter les changements brusques et subits du dispositif juridique et du système bancaire dont la stabilité demeure une des plus importantes garanties de la pérennité des investissements étrangers et nationaux.
Nos institutions économiques doivent asseoir des politiques publiques structurées et structurantes et non conjoncturelles à l’image de celles bricolées par les organismes de l’Algérie actuelle. Elles doivent inscrire leur vision dans le sens de produire une valeur ajoutée dans les PME Kabyles créatrices de l’emploi et non pas génératrices de capitaux informels comme celles de « l’import-import » encouragées par l’économie de bazar de la mafia politico-financière Algérienne.
En conclusion, il est très important de rappeler que les économies les plus réussies au monde sont celles qui rentabilisent le plus les ressources humaines et les compétences qui maitrisent les techniques managériales les plus actualisées. Cette matière grise est, largement, disponible en Kabylie. Son exploitation efficace demeure la clé de la réussite de la noble mission d’assurer aux citoyens kabyles une vie sociale digne et prospère.
Moussa Nait Amara
Conseiller auprès du président du MAK




"Le droit à l' Autodétermination du peuple Kabyle" c'est un peu comme "Le Droit à l'autodétermination du peuple sahraoui"
La kabylie pourra survivre a ce cataclysme arabo-sioniste jsute un peu de courage, déja les premiéres failles commencent à se sentir, le peupel Algérien Amazigh commence à sentir les bienfaits de l'Autonoime, chacun réclame son dû, à commencer par les gens du Sud, prochainement ça sera l'Algérois et c'est à partir de là qui ça va commencer à se gater,
Pour ce qui de l'autonomie de la Kabylie, sans doute un jour ou l'autre on va se l'arracher cette option, et pourquoi fabriquer des Kabyles Humaoïdes sur nos chaines de montage de l'ENIEM.
RMII
Certes il y a cette crainte des Kabyles de pas s'en sortir économiquement (crainte injustifiée puisque la Kabylie autonome aura sa part entière de la manne pétrolière & gazière et autres matérieux du sol algérien), mais il y a aussi la peur de ne pas s'en sortir politiquement; je m'explique: quel système politique la Kabylie adoptera-t-elle alors ? L'anti-islamité avéré du moins des militants du MAK fait peur aux Kabyles musulmans qui représentent d'ailleurs plus de 70% des habitants de la Kabylie, doù leur refus de s'engager dans la lutte pour cette cause / ce projet aux côtés des makistes. Le projet est donc reste irréalisable, bloqué, tant que le MAK ne change pas sa stratégie. Il faut travailler dans le sens de la réunification de toutes les sensibilité politiques et religieuses kabyles si on veut débloquer cette situation et aller droit vers notre autonomie.
vous allez juste un peu vite en évacuant l'important préalable politique qui se pose ainsi:
Si la Catalogne est l'exemple à suivre en matière d'autonomie on oublie de dire que l'Espagne est d'abord un pays démocratique( donc comparaison n'est pas raison)
si l'état Algérien ne concède pas l'autonomie ce ne sera pas par amour pour la KAbylie mais par peur de contagion surtout le sud
s'il concède il le fera en mettant en oeuvre ses conditions qui rendront l'autonomie insupportable et surtout qui feront retourner la population contre les principaux acteurs etc.. etc…<même s'il est amené de force à octroyer l'autonomie il se le fera payer( s'il pratique une politique ségrégationniste envers une partie de son propre territoire décentralisée ne croyez-pas qu'il fera pire à fortiori contre une région autonome?
Très grand merci pour cette analyse très pertinente qui répond effectivement à tous les esprits de ces sympathisants indécis aux esprits mesquins et surtout aux irréductibles ennemis à toute émergence d’une santé mentale dans l’Algérie et au-delà dans ce monde phagocyté qu’est ce virtuel monde dit arabe où toutes les intelligences sont poussées à s’émanciper dans une rétrograde idéologie qu’est l’islamisme et l’arabisme.
Et dans cet esprit, le monde appelé occidental veille à ce qu’aucune culture patriotique dans le sens traditionnel du mot ne prédomine dans ces sociétés.
Et partant que dans notre Kabylie, nos femmes et nos hommes, armés matériellement ou intellectuellement, ont démontré, par les preuves le plus honorables, leurs capacités à prendre en charge toutes les situations qu’ils ont eu à affronter, il est à craindre- Et preuve en est dans l’Azawad actuellement dans une mondialisation qui ne se définit toujours pas- que ce monde occidental malmené par une économie moribonde, ne voit en l’Autonomie de la Kabylie un danger qui menacerait ses propres intérêts. Peut-être que c’est trop pragmatique ou trop pessimiste de ma part, mais je suis convaincu que le patriotique ne brade pas ses valeurs et ses richesses. Et les puissances de ce monde ont-elles besoins de peuples dirigés par un responsable patriote ou de fantoche ? La réponse est connue comme elles sont vitales toutes les veilles stratégiques.
Je deteste devoir sembler contradictoire, mais il est necessaire. Le probleme Algerien est ce que vous venez de prescrire a la Kabylie. Je suis Kabyle et autonomiste, et je peux vous guarantir que mon sens de l'autonomie, ne signifie point faire ce que le regime algerien fait d'une facon autonome, mais faire autrement – c.a.d. enterrer l'economie planifier ! Ce que vous decrivez. La Kabylie autonome et son etat disposent de ressources Humaines, etc. L'Algerie aussi en dispose, mais ces competences/gens que vous declarez etre a votre disposition tout comme le fait alger, voient les choses autrement. Ils veulent disposer de mules qui avancent, arretent tourne a gauche, a droite, quand on lui demande de ce faire. Par autonomie, il faut comprendre, de la personne, et par gouvernement, il faut comprendre executeur de la volonte' du proprietaire. Ce n'est ni la quantite' ni la qualite' des ordres ou directives qui importent mais leur direction. Le gouvernement n'est pas sense' reflechir du tout, des qu'il essaie, il faut l'abattre ! Vous parlez comme si les Kabyles (competents) ne connaissent pas leurs interets et n'ont besoin que de vous pour leur dire quoi et comment… la contradiction. Le peuple a son propre agenda, qui change comme bon lui semble et constemment – Les directives sont donne'es aux cycles electoraux – un point c'est tout ! Cela inclus, vous virer, des que vous commencer comme serviteur a emettre des opinions… voila pourquoi le capitalisme marche… les operateurs, c.a.d. les genis, dispose d'un lobby a tout serviteur publique qui commence a fantasmer… User de la confiance populaire pour les etouffer ne marche pas. Le regime algerien use et abuse de la propriete' des Touaregs, et vous proposer de faire pareil avec la souverenete' des Kabyles. Ca ressemble un peu a ce qui se passe ici – Bush abuse des biens des Indiens en sur-exploitant tout et Obama, prefere abuser du vote faire le disctat aux entrepreneurs, qui sont tous alle's ailleurs…Ils prennent leur entreprise et adios amigos ! Vous voulez reproduire le regime a une plus petite echelle ! Votre perspective de la Kabylie et son peuple est la meme que celle du regime sur tout cet enorme territoire que la france lui a cede' – elle-meme ne l'ayant acquis que grace a la superiorite' de son arme !
Je me retrouve donc avec la seule alternative qui est que dans l'etat des choses, c.a.d. dependance economique et a un certain degre' psychologique, une proposition de responsabilite' individuelle serait rejete'e par ces peuples, que ce soit le Peuple Kabyle ou la population Algerienne… et la est le drame.
Non, je ne m'oppose pas a toute autorite' gouvernementale centrale ou regionale par principe, mais parce que ca ne marche pas ! Il n'y a pas de baguette magique… Cependant, je vous rejoins dans la these autonomiste, c.a.d. decentralisation, dans la mesure, qu'il est plus facile de defaire un petit gouvernement regional qu'une grosse baleine comme celle d'alger. En fin de compte, la question est de choisir les mauvais, qui est moins nocif – car, il est temps d'admettre que ce qui handicape les Algeriens et parmis les Kabyles, c'est ce tutelage auquel vous vous abandonnez de la meme facon que le regime d'alger. D'ailleurs, il n'y a qu'a lire ce que le nain envoye' comme message aux algeriens, bien portants – je vaous ai commande' des patates pour le ramdhan, de sorte qu'ils continuent a croire que s'ils continuent de faire la creve-faim a longueur de journe'e au mois de juillet ils aurait des frittes le soir. Pitoyable !
L'economie a une seule mere – La creativite' qui elle-meme a la sienne mere: la necessite'. La necessite', ce sont les gens dans leur quotidien qui la decouvrent et font fasse et non pas un communard quelconque.
Mr Nat Amara, je vous conseille d'essayer de vous mettre dans les chaussures d'un entrepreneur qui conseille un Ingenieur dans la creation d'une "entreprise de service", car le gouvernement ne possed rien! sinon qu'un savoir faire qui se resume a la regulation et encore le renforcement de regles decide'es par des elus… La question majeure d'un advisor est alors: que doit l'ingenieur proposer a ses investisseurs? dans notre cas, les voteurs c.a.d. les actionnaires.
Ces actionnaires, comme je l'ai dit au debut, vous voient a leur disposition et non l'inverse ! Dans la comparaison a une entreprise, ce que j'attends de vous, moi Kabyle autonomiste et donc actionnaire, est "la preuve du concept" – Ce que vous m'etalez-la n'est autre qu'une promesse, que je sais est voue'e a l'echeque !
Dans votre avant propos, vous entrez tres rapidemment dans le sujet de la culture… et vous en sortez vite, de peur de vexer les sensibilit'es… le probleme des communards socialistes en general – vous vous adressez a ceux qui ont grandi au biberon d'un gouvernement nourrisseur… mais sans dire que ce biberon viendra prix de la maman… plus graphiquement: Je vais sucer votre maman et vous donnerais son lait – Hoes entre la maman et l'enfant, il y a plus que l'estomach, il y a le coeur. La "value proposition" a avancer est celle de leurs proteger leur mere… qui les elevera a devenir des hommes independants et capables !
Le seul sujet valide en algerie aujourd'hui est celui de l'ecole et de la culture. Il suffit d'expliquer comment l'ecole algerienne engendre la dependance, et quelle ecole les en liberera.
L'ennemi du developement c'est allah, mohamed et tous leurs usurpateurs… Cet argument est aussi applicable aux Kabyles qu'a tous les Algeriens ! Le socialisme interdit les les mbw et audi, tout comme il interdit les blondes et les blonds ! Les filles aiment les dociles blonds comme les garcons adorent les blondes maternelles et autoritaires. Eventuellement, ils grandiront et comprendront ques les filles jaunes n'ont rien de special, que le probleme est dans leur carance de masculinite'… prise par mohamed, son ecole, et ses khalifs – d'ou le besoin de toujours prouver qu'on est plus dur que sa mere…
La Kabylie est plus favorable au development seulement parce que la liberation de la femme a plus de chances labas qu'ailleurs…La misere en est une assurance, justement. En d'autres termes, il est temps que les Kabyles realisent qu'ils ne vivent que du lait de leurs femmes, des legumes qu'elles plantent et des oliviers qu'elles entretiennent. Quand aux autres: la mer ou plutot: L'arabie ! il y a beaucoup de petrole et les infidels(leurs femmes et toutes jaunes) prennent tout !
Bonjour
Totalement de votre avis Mr Nait Amara.
L'autonomie de notre patrie "Tamzgha du nord" est devenue urgente. Elle est confortablement vivable grace à l'intelligence, au génie et au travail de ses enfants. Elle sera autonome grace aussi à ses resources naturelles à valoriser. (agriculture, industrie agro alimentaire, tourisme et peut être même hydrocarbures en offshore).
Aussi, cette autonomie est löargement vivable garce aux parts des resources naturelles de l'actuelle Algérie qui lui reviennent de droit. Algérie pour laquelle les populations de cette région ont fait le principal du boulot pour chasser les forces coloniales et payé la grande partie de la facture.
Ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la région "Nord Est" de l'Algérie que vous appellez "Kabylie" et que je denommerai plutôt "Tamzgha du Nord", à se prendre totalement en charge dans le cadre d'une autonomie, font dangereusement fausse route et ignorent totalement leur Histoire.
Espérer une quelconque cohabitation pacifique dans l'honneur et la diginté avec la descendance des hordes s'identifiants Hillaliennes est une utopie suicidaire.
L'Histoire contemporaine du pays des Jughurta, Massinissa, La kahina, Abane, Krim, Amirouche, Ben'Mhidi et Benboulaid, l'a clairement démontré.
Au septième siècle de notre ère, les populations authentiques berbères de la région ont été roulées dans la farine par les chameliers venus d'orient.
A l'époque déjà, ces valeureuses tribus ont aussi fatalement douté de leur culture ancestrale et de sa puissance à repousser toute tutelle de quelque nature que se soit.
Elles ont accepté le compromis. Au nom de l'idéologie fallacieuse et trompeuse du message de la grotte, adopté l'imposture et oeuvré même à son extention au continent sud Européen.
Au quinzième siècle, elles ont été tout simplement vendues aux Tartarins venus d'asie centrale se prenommants Ottomans pour finir revendues de nouveau aux forces coloniales venues de France en 1830.
Ce sera ces peuples berbères qui feront le plus gros du boulot et payé la majorité de la facture pour chasser ces forces coloniales.
Forces, qui dès 1958, s'efforceront à introniser des "Serviteurs" d'origines douteuses nés souvent de pères inconnus dans des hammams insalubres et crasseux s'identifiants de nouveau aux hilleliens risiduels.
Toujours au nom de cette même imposture vehiculée par une langue fourchue, diraient les vaillants indiens d'Ameriques, cette région de "Tamzgha du nord" est de nouveau au centre des débats.
Les mafieux d'Alger espèrent toujours, pouvoir éviter de séparer le bon grain de l'ivraie. Ainsi la boucle sera bouclée.
Il est grand temps, pour nous Algériens berbères, de briser le cercle et de comprendre enfin que l'unique et seule solution vivable est l'autonomie. Autonomie à définir et à négocier dans le détail.
Pour revenir à la forme de l'article ci-dessus, je me permets d'apporter les quelques précisons suivantes qui semblent avoir échappé à l'auteur.
Le génocide perpétué contre le berbère en général, symbolisé principalement par le dénominatif "Kabyle", plonge ses racines bien plus prondémment que nous l'indique Mr Nait Amara.
La haine du Kabyle était, et le demeure, toujours bien plus profonde que certains le pense.
A cet effet, je citerai deux exemples caractéristiques.
La raffinerie de pétrole de "Bejaia n'a pas été transférée sur Tiaret" comme l'écris Mr Nait Amara.
Il n'y a pas eu transfère puisque la raffinerie de Tiaret n'existe pas.
Elle n'existera certainement jamais car Belkhir crevé, la mascarade a crevé avec.
A présent, soit quarante (40) années plus tard, on parle de raffineries deTlemcen et de Ghazaouate. (Raffineries qui n'existent toujours pas mais qui alimentent la duperie et la ruse permettant à Sonatrach de justifier l'import de 30 % du diesel et 30 % d'essence sans plomb consommés dans le pays de Abdeka. – Tendance à la hausse – 250 000 nouveaux véhicules par an obligent.
Pour rafraichir les mémoires, ou éclairer certaines lanternes éteintes ou jamais allumées, la raffinerie de Bejaia était planifiée avant la Tlemcenisation profonde de Sonatrach. Soit début des années 70.
La totalité de ses équipements, très spécifiques, a été achetée, payée et transportée d'Europe jusqu'en Algérie. Ces équipements ont été jetés (Au vrai sens du mot – J'y ai assisté) à la rouille sur les plages de Bethioua / Arzew.
Les terrassements du site à Bejaia étaient à l'époque achevés. Bethioua/Arzew ont été préférés à Bejaia car la hantise du "Kabyle" se posant de sérieuses questions embarassantes en voyant débarquer ces casseroles et ces bouteilles géantes en acier était angoisante pour les "Chouakers" Malghacho- Tlemceniens. Bethioua / Arzew étaient bien plus discrets.
Par ailleurs, il est peut être nécessaire de rafraichir la mémoire aux partisans du non à l'autonomie de Tamzgha que le choix, dès 63, du minuscule port de pèche d'Arzew au détriment du port de Bejaia, pétrolier déjà à l'époque, pour acqueillir l'industrie de transformation pétrolière, était un acte contre nature.
Un simple coup d'œil sur le tracé H. Messaoud et Rmel – Arzew et H. Messaoud et Rmel – Bejaia suffit pour avoir l'image de l'absurde.
Donc le non raccordement de Tizi ou de Bejaia à l'axe auto-routier Est – Ouest n'est que la continuité du génocide et de l'exclusion de toute une région et de tout ce qu'elle contient.
Donc, il serait peut être temps aux quelques "illuminés" aveugles qui demeurent toujours partisans du non à l'autonomie, de repositionner leurs yeux en face des trous pour voir éventuellement plus claire et cesser demarcher à côté de leurs souliers.
L'autonomie de Tamzgha du nord est belle et bien vivable. Elle pourrait même constituer le noyau dur de la renaissance de la Berbèrie qui s'étendra des ruines de cartage à l'atlantique.
Rabah Benali
c.a.d. que les Kabyles ou les algeriens sont incapbles d'eux-memes… c.a.d. la rente ! Et si on commencait a reflechir autrement, c.a.d. qu'il y a une infinite' de problemes a resoudre dans la vie quotidienne des gens, et beaucoup ont des idees quand a comment repondre a ses besoins, c.a.d. creer des entreprises – chacun son talent. voila, ou la republique et l'autonomie commencent. le role du gouvernement est de travailler a voir ces activite's se derouler comme permis par la loi. la question principale est la: comment faire apparaitre des lois qui sont taille'es par ces createurs d'emplois, ceux qui valoriseront le temps de la population… c.a.d. les notables locaux, commencant a la commune… Il y en a actuellement biensur des "notables" locaux partout, mais helas il s'agit de faux, des notables du regime et non du peuple, et par peuple, je veux dire le peuple de la commune.
Il n'y a d'autres facons de les evicter que par l'organisation, qui necessaite la comprehension de cela – Voila pourquoi la culture compte – mais quelle culture? Il est faux de dire que la Kabylie dispose ou disposait d'une telle culture… comment serait-elle sous le controle de mules si ce fut le cas? voyons, les temps du nif sont revolus. Il y a tout une culture a creer. Voila le pourquoi de ma critique de Mr Nat Amara et votre commentaire… Les papiers doivent focusser sur cela mon humble avis. Ceci dit, je ne doute point des bonnes intentions des MAKistes, a commencer par ses fondateurs…je ppense seulement que le sujet economique tel decrit va trop vite !
@Massi: Franchement je n'ai rien compris à votre message, j'ai dit "l'Autonomie de L'Algérie", je ne parle pas seulement de la Kabylie, même que je suis Kabyle, d'autres régions aussi vont se mettre à table pour discuter le comment et le pourquoi de l'Autonomie de l'Algérie, ce que Rabah Mis n Ali appel le Nord Est de l'Afrique, certes le MAK à qui j'ai beaucoup d'estime pour son leader Ferhat ainsi que tous les gens sincères de Kabylie, pas comme certains qui ont sellé une alliance avec le diable pour contre carrer un projet de société qu'est "l'Autonomie de l'Algérie" .
il faut que l'Algérie revienne à ses enfants, le Maraboutisme contre l'Autonomie, il faut que ça cesse cette fumisterie d'Ait Ahmed et ses valets Marabouts de Kabylie, il n y a pas pire ennemi que mon frère, il faut que le ffs et le rcd d'ailleurs cessent leur Omerta politique régionaliste et passé à autre chose de plus convaincant. Sur le plan sociale et économique, moi je ne peux pas vivre comme un bédouin, et un bédouin ne peut vivre comme, avec tout le respect que j'ai pour les gens et leur façon de vivre, l'Algérie doit être dans la diversité et l'Autonomie.
ET Tanemirt
RM II Alias Ysl Mld Aselway n Tferka Ugafa Timanit!
Depuis 1962, le Kabyle plutôt que de regarder les choses en face, préfère se dérober à la réalité, il a du mal à reconnaître sa vraie situation en tant que colonisé. Nos « élites » ont tout réduit au problème culturel, qu’ils n’hésitaient pas d’ailleurs à marchander au profit de leur croyance idéologiques, à le sacrifier pour des intérêts occultes, ils (pas tous, loin de moi cet amalgame) l’ont transformé en un jeu entre les mains des clans du même système qui nous oppriment. Tous les courants (marxistes, socialistes, laïquards..) l’ont utilisé uniquement pour leurs propres intérêts. Certes, les Kabyles subissent un des plus grands apartheids culturels, mais il n’y a pas que ça. La réalité est que nous subissons un apartheid tout court qui englobe toutes les discriminations. Depuis 1962, les Arabes nous traitent comme leur colonisés, comme des sous humains, des individus n’ayant aucun droit et sans aucune dignité.
Il faut absolument casser les tabous et ne pas avoir peur des mots. Le peuple kabyle est un peuple colonisé. Oui, réellement colonisé. Les Kabyles subissent un racisme racial en Algérie et un apartheid des plus pires. Nous avons mis presque 40 ans pour prononcer le mot « autonomie » de peur de paraître singuliers et à part ; alors que les Arabes n’arrêtent pas de nous singulariser et de nous mettre à part. De peur que les Arabes nous voient en tant que Kabyles, alors qu’ils n’arrêtent pas de nous voir comme tels et uniquement comme tels.
Depuis 1965, un bureau des affaires kabyles (le BAK) fut crée à Alger, le but est de faire disparaître l’âme kabyle et berbère de la surface de la terre. Les Français ont créé dans le passé le bureau des affaires indigènes, les Arabes à leur tour créent le bureau des affaires kabyles, les indigènes de l’Algérie indépendante. Depuis cette date, le pouvoir arabe en Algérie n’arrête pas de nuire à tout ce qui est kabyle et à organiser son génocide. Ils ont commencé par l’élimination physique de l’élite kabyle qui n’a pas accepté leurs plans macabres(mameri,andré meceli,djaout,said mekbel,matoub,muhenf uharun….), ils ont exilé et marginalisés nos poètes, nos hommes de lettres, ils ont asphyxié économiquement la Kabylie pour pousser les Kabyles soit à immigrer vers d’autres régions, donc à s’arabiser d’eux-mêmes, soit vers l’extérieur pour diminuer le nombre de ces indigènes. Ils sont allés jusqu’à interdire le mot « Kabyle » dans les bouches. Quitte à être ridicules, le club de football JSK (jeunesse sportive de Kabylie), a été rebaptisé « jeunesse sportive kawkabi », c’est ridicule mais c’est juste pour effacer le mot « Kabyle ».
Leur racisme anti kabyle va crescendo, une colonisation de peuplement de la Kabylie est programmée, des villages « socialistes » ont été implantés au cœur de la Kabylie avec des populations uniquement arabes. La distribution de logements dans les grandes villes kabyles (Vgayeth, Tubiret, Tizi) est gérée directement par le BAK. 90% des logements dans ces villes ont été attribués à des Arabes venus de tous les coins et recoins d’Algérie : Djelfa, Msila, Sétif (coté arabe), Souk Ahras, Guelma… Le BAK voulait faire disparaître toute trace kabyle dans les villes, pour eux le Kabyle ne doit être parlé, en attendant une arabisation totale, que dans les villages aux fins fonds de nos montagnes. Pour eux la partie citadine de la Kabylie doit disparaître. Ce bureau diabolique avait et a toujours un budget colossale, des familles entières éparpillées sur tout le territoire de la Kabylie mais surtout dans les grandes villes ont été financées à coups de dinars et d’avantages divers afin de propager la langue arabe, de ne parler qu’en arabe afin de donner l’exemple et ainsi créer un grand complexe chez ceux qui continuent à ne parler qu’en kabyle. Ils voulaient rendre le Kabyle minoritaire même chez lui.
Le résultat de leurs plans macabres est malheureusement visible. A Tizi par exemple les populations des quartiers entiers notamment la haute ville ne parlent qu’arabe et ne s’habillent que comme arabes, des femmes vêtues en robes kabyles qui s’aventurent à traverser ces quartiers sont sifflées et traitées de kabyles montagnardes, ils profitent de notre tolérance et de notre passivité pour nous humilier chez nous. Ils n’ont jamais eu peur de nous et de notre réaction. C’est le même constat à Bougie et à Tubiret. Durant plusieurs années, les registres de commerces, les locaux commerciaux dans ces villes sont interdits aux Kabyles restés dignes, mais ils sont donnés uniquement à ces Kabyles propagateurs de la langue arabe et des combines du pouvoir arabe d’Alger. Leur acharnement à nous faire disparaître est tout azimut. Le but est toujours de rendre le Kabyle minoritaire où qu’il soit.
Des morceaux de notre chère Kabylie se retrouvent éparpillés dans divers départements à majorité arabe. Nos frères de Tubiret (Tubiret ville, Ahnif, Aghbalou, Saharidj, M’chedallah, Ath Mansour, El Asnam…) se retrouvent du jour au lendemain cernés de toutes parts par les Arabes qui exercent un racisme et une discrimination des plus féroces sur eux. Le même sort est réservé aussi à nos frères kabyles (Boumerdes ville, les villages surplombant Naciria, Chabet El Ameur…) minorisés et noyés dans le département de Boumerdes à majorité arabe. La ville de Boumerdes qui jadis était à majorité kabyle est subitement devenue arabe. Ces frères subissent aussi un mépris inimaginable de la part des Arabes qui détiennent l’autorité sur eux. Sans oublier aussi nos frères éparpillés dans le département de Bordj bou Arreridj, marginalisés sur leurs propres terres. Un autre charcutage de la Kabylie est en préparation, nos ennemis ne cesseront leurs visées génocidaires du peuple kabyle que lorsque leur but suprême sera atteint : notre anéantissement.
Pour une arabisation et un asservissement rapides des Kabyles, le BAK préconisait la saturation du territoire kabyle de mosquées et de Zaouias, qui sont à leurs yeux un moyen efficace pour propager l’islamité et sa sœur jumelle l’arabité. La Kabylie s’est retrouvée, avec la bénédiction du pouvoir arabe d’Alger, être à la tête des départements et des régions ayant le plus grand nombre de mosquées de toute l’Algérie. En même temps, des convois de pseudos-enseignants orientaux (Égyptiens, Syriens, Palestiniens…) pullulaient dans les écoles de Kabylie. Ces « enseignants » sortaient directement des écoles coraniques des plus radicales et des plus rétrogrades, ramenant avec eux leurs us et coutumes archaïques et moyenâgeux et ont commencé avec une grande arrogance leur salle besogne de sape de notre identité. Ils avaient une telle haine des Kabyles qu’ils n’hésitaient pas à faire subir de pires châtiments corporels sur les enfants kabyles. Ils vivaient chez nous tout en nous méprisant et tout en profitant de notre passivité et de notre « pacifisme ». Je me souviens bien d’un pseudo enseignant égyptien, qui enseignait l’arabe ou plus exactement d’un tortionnaire arabe, c’était en 1979. Je jouais au foot dans la cour de recréation avec mes copains internes, il est passé à coté et nous a entendu parler en kabyle, pour lui c’était un blasphème qui mérite amplement un châtiment suprême. Le lendemain, c’était l’enfer, il nous a appelé, regroupé et commencé à se défouler sur nous pendant une heure et demie et n’hésitant pas à cracher sa haine et son racisme anti-kabyle et à user de sa ceinture et de son bâton (les Arabes n’enseignent que le bâton à la main !). Il voulait nous interdire de parler kabyle, la langue de ma mère et de mon père, en Kabylie même, chez nous. Cet énergumène profitait aussi de notre tolérance et de notre « pacifisme », il savait qu’il ne risquait rien. Les Arabes d’Égypte, de Syrie, de Palestine, de Jordanie… vivant en Algérie se sentaient beaucoup plus chez eux que nous, ils se comportaient en territoire conquis, ils se sentaient supérieurs à nous puisque nous ne sommes que des colonisés dominés par leurs frères au pouvoir. Leur arrogance était inépuisable.
Le pouvoir arabe d’Alger utilisait les Kabyles comme de la chair à canon dans des conflits qui ne nous intéressent ni de près ni de loin. Combien de Kabyles sacrifiés en priorité dans les nombreux conflits qui opposent Israël aux Arabes ? Pour le pouvoir arabe d’Alger, c’était bénéfique deux fois : diminuer le nombre de Kabyles en Algérie et combattre en même temps l’ennemi héréditaire de la cause arabe. Sur les 78 prisonniers que les Israéliens ont libéré en 1976, après la ènième raclée qu’Israël n’arrêtait pas de donner aux Arabes, 52 étaient Kabyles, 14 Chaouis (autre chair à canon pour les Arabes). Je vous laisse deviner combien de morts kabyles il y a eu pour une cause qui n’était pas la leur, qui ne l’est toujours pas et ne le sera jamais.
Les kabyles ont été trompés et sacrifiés pour des ambitions « nationales » (il adore ce mot) d’un zaim d’origine Kabyle,un marabout qui préfére les montagnes helvétes au djurdjura,et qui pour se faire enterrer préférerait la terre marocaine . Ce même zaim, qui quelques années plus tard, a même oublié de parler sa langue, il confond « idudan » et « tifadnin » !! Récemment, pour parler aux Kabyles sur une chaîne de TV kabyle (BRTV), il s’est senti obligé d’utiliser la langue d’Abassi Madani et d’Ali Belhadj, il nous a parlé en arabe. Il n’arrivait pas à faire une seule phrase en kabyle. Il a avoué de lui même, qu’il ne parle pas souvent en kabyle, c’est pour ça qu’il a du mal à s’exprimer maintenant avec cette langue. Par contre, il n’avait aucun problème à nous assommer avec quelques phrases en arabe, c’est à croire que chez lui, on ne parle qu’arabe, et qu’il ne communique avec ces enfants qu’en arabe. Si lui, un homme normalement dont l’âge incite à la maîtrise de toutes les subtilités de sa langue maternelle, a oublié sa propre langue, alors imaginez bien ses enfants, ça sera un miracle s’ils connaissent plus d’un mot en kabyle. A force de concessions, de passivité, de danses de charme pour plaire aux Arabes, il a fini par concéder même sa langue, à l’effacer de sa mémoire. Trop de passivité et de servilité rend mou et indigne.
Ce zaim pour qui de nombreux Kabyles avaient déjà offert leurs vies et qu’un grand nombre sont toujours prêts à le suivre, comme les moutons suivent le berger, s’est permis d’oublier sa langue et vient nous l’avouer sur un plateau de télé, du jamais vu dans le monde entier. Qu’avons-nous fait pour mériter de tels individus parmi notre peuple ? Je m’arrête là, j’arrête de parler des vivants-morts.
En 2005, des enseignants et des administratifs kabyles de l’université de Tizi-Ouzou ont décerné le Doctorat Honoris Causa pour son parcours historique mais réellement pour être l’un des premiers Arabes à programmer le génocide du peuple kabyle et berbère, à celui (Ben Bella) qui a ordonné le massacre de ces centaines de leurs frères et qui a offert leurs chairs et leurs cervelles aux chiens. Un homme qui a toujours avoué sa haine de tout ce qui est kabyle, qui nous méprise et qui nous considère comme des sous-humains. Ces enseignants et ces administratifs n’ont pas peur de la réaction du peuple kabyle, ni pour leurs vies ni pour leurs biens, ils peuvent continuer à nous humilier et à nous trahir sans crainte, ils savent que les Kabyles sont pacifistes, tolérants et passifs, ils en profitent pour nous faire du mal. Ils savent qu’ils ne risquent rien. La lâcheté vient juste après un excès de tolérance et de passivité.
Le MAK a le mérite de mettre fin à l’errance de nos revendications, pour la première fois de notre histoire, le projet exprimé par ce mouvement est claire et bien identifié. Pour une fois, les Kabyles sauront pourquoi ils se battront. Le projet est fondamentalement fait dans l’intérêt du peuple kabyle et uniquement pour lui, sans complexe et sans complaisance. Le projet d’autonomie de notre région et de notre peuple est très cohérent, nul peuple n’a besoin de la tutelle d’un autre peuple pour gérer ses affaires. Le peuple kabyle n’a pas le droit de laisser l’avenir de ses enfants entre les mains de ceux qui n’ont que haine et mépris envers nous. Le peuple kabyle n’a pas le droit de laisser ses filles momifiées et transformées en ombres par cette culture rétrograde de ce peuple qui nous opprime. N’oublions pas, l’avenir de l’Algérie sera l’Afghanistan d’aujourd’hui, la régression, le retour à la sauvagerie et au Moyen-âge sont intrinsèquement ancrés dans l’âme arabo-musulmane. Sauvons au moins nos enfants de ce destin tragique des sociétés arabo-musulmanes.
Je pense que tu te trompes a 100%. Le MAK ne s'attaque pas aux Musulmans, qu'ils soient Kabyles ou autre… Il ferme la porte de la politique a la religion, et cela c'est la majorite' des Musulmans qui le desirent, en Kabylie et ailleurs.
De quoi s'agit-il alors? la reponse est simple: Le dirigisme.
Il faut d'ailleurs comprendre la dynamique des Islamistes… Leur seule comodite' est LA DIGNITE', comme toutes les religions du monde – Qui guarantissent ou du moins promettent un minimum de dignite' d'ou les gens tirent un sens d'orgueuil personnel… C'est par manque de justice que les gens s'en remettent a la boite noire/magique… le bon dieu. C'est d'ailleurs, la magie de la democrtie… C'est votre choix !
C'est pour ca a mon avis, qu'il ne faut pas dire aux gens "je vais dire quoi faire", mais de leur demander quoi et comment faire?
Prenez les balles du lotto, par example:
en tirant les balles, durant un certain nombre de tirages il emerge un ensemble de balles qui semblent sortir plutot souvent que d'autres… c.a.d. leur probabilite' DE RESSORTIR est plus grande, malgre que le tirage soit aleatoire. Mais, si vous continuez indefinimment, les precisions disparaissent eventuellement… C'est le phenomene de precision…
Dans la politique, c'est un peu pareil… les differences commencent a s'evaporer… et comment?
Les memes personnes ont tendances a faire les memes choses, donc a corriger les memes problemes et faire les memes erreurs… Avec le changement, au tour suivant, ca sera d'autres problemes qui seront resolus… eventuellement, les degre's de souffrance et de privilege ou plutot les differences dans comment les gens les subissent disparaitront… et la un semblant d'egalite' apparaitra !
Cependant, le merite de ce processus d'amelioration sera attribuer au choix et engagement de chacun… qui genere davantage d'engagement ! et c'est ca, l'appetit vient en mangeant. La realite' est donc plus de gens sont engage's plus la diversite' s'impose et plus fines les differences deviennent, mais aussi… la solution des problemes de la vie ! c.a.d. les coins/corners passent de ronds a circulaires…. tres circulaires…
Le malheur est que l'algerie n'a meme pas compris cette dynamique sociale, encore moins ses instruments… la morale nationale et loin de liberer le jeu…
Dans ce jeu, l'instrument fondamental est: La negotiation a travers la recherche de la verite'.
La verite' necessite la liberte' totale d'expression, c.a.d – presse et media et repression de la violence physique quelque soit-elle !
Des le moment ou ces ingredients penetrent la societe'/culture, le developement est irreversible:
1. elimination de la violence
2. la logique
2. la liberte' d'expression et d'association.
Arretez de vous attaquer aux Arabes, gratuitement, SVP. Les Arabes savent ce qu'ils sont et gerent leur vie en harmonie cela et se battent comme des lions pour !!! Vous comparez des poulettes aux ROIS de la jungle, mon pote ! D'ailleurs tu as du en voir un peu la couleur, non?
Je ne vais pas m'amuser dans des demonstrations futiles, mais une choses est certaine: tu ne trouveras nullepart des Arabes blabla-er dans une langue etrangere sur des etrangers. Ils ne se battent pas pour recuperer ou ameliorer ce qui leur, ils sont engage's dans le butin de leurs ancestres – et ne croyez surtout pas qu'ils sont domine's par quiconque, certainement pas les Americains ou les Europeens. Ils pietinent les lois, ici-meme aux usa, comme des RABs ! Meme la flicaille, des qu'elle appercoit un barbus, elle fait peepee dans son uniforme – D'ailleurs, meme quand leur roi, se ramene ici par ennui des royaute's europeennes, ils se font recevoir comme des dieux. Le roi faycal, se fait tenir la main, parce que son gourdin est intact, sinon croyez-moi qu'on le lui tiendra.
Il faut se regarder en face !
Ce n'est pas en etant anti-arabe ou pro-arabe qu'on devient soi-meme, quand on n'est ni l'un ni l'autre…c.a.d ni arabe, ni soi-meme !
Ceux qui cassent tous les mirroirs sont des nord-africains – des locaux !
Comme dans tout crime, on commence a chercher dans l'environnement immediate de la victime – la note siocide est la premiere…
elvez Elbaz… franchement sahit bravo vous avez tout dit si tous les Kabyles comprenaient la réalité de cette belle et rebelle qui est la Kabylie….
Et votre miroir, il est dans quel état? Et surtout quel est l'état de vos lunettes qui semblent être faîtes dans un matériau bien sélectif pour vos pérégrinations à travers les commentaires de cet article.
Amicalement, je vous suggère de bien lustrer les verres de vos lunettes et secouer vos neurones pour bien lire et comprendre les mots de vos lectures.
Et comme disait un disparu de ce site: Sans rancune!
Désolé de vous contre dire , mais les occidentaux n'ont pas du tout peur de vos" épouvantails" mais parcequ' ils disposent de tout l'argent du pétrole , placé dans les banques juives et qui sert a financer
l'achat d' armement par Israel , afin de liquider les dirigeants palestiniens, quant aux barbus , c'est parce qu'ils ne sont pas fréquentables.
Mr. le moderateur, il serai judicieux de limiter le nombre de catacteres utilisés pour les commentaires. Quand je vois ces longues interventions comme celle de Elvas qui est plus longue que l'article lui-même, on est vite decouragé.
Tanmirt, merci beaucoup, mais vraiment beaucoup à Moussa pour cette analyse précieuse et précise, ça redonne vraiment de l'éspoir, allant devant les Kabyles, nous attendns quoi?
Moi je n'ai rien à rajouter, sauf de rester vraiment admiratif à tout ce qui a été dit dans le bon sens , et pour l'autodétermination de la Kabylie.