Laârach ou le combat pour la citoyenneté

Il ne faut pas laisser les gens dénigrer ce qui est bien. Amar Imache

Il y a douze ans, en 2001, un crime d’Etat fut perpétré à l’encontre du peuple Algérien en Kabylie et reste à ce jour impuni. Des jeunes et moins jeunes ont été assassinés par balles réelles. Des autopsies médicales rapportées par la presse ont révélé que les victimes ont été touchées dans le dos. Cela signifie qu’il y a eu volonté de tuer. Ceci appelle des interrogations. Comment était ce possible ? 

Le pouvoir était-il revanchard en voulant réactiver l’été 1962 ; clan d’Oujda contre Tizi Ouzou, ou lutte de clans au sommet du pouvoir par peuple interposé comme aurait été …octobre 1988 ?

La Gendarmerie censée protéger la population a changé de vocation pour retourner ses armes contre celle-ci. Le pouvoir semait la terreur et avait plongé la Kabylie dans le malheur et la psychose. Les uns criaient au génocide, les autres à la provocation. L’Algérie et la Kabylie portent encore le deuil des martyrs du printemps noir. Les cris de douleurs des montagnes résonnent encore dans notre être. Nous remémorons encore les enterrements, les pleurs, les cris de révolte des mères, des pères, des proches, de toute une population accablée par le drame et unie dans la douleur. La situation était intenable.

L’agression était systématique et étalée dans le temps. Le professeur Issad avait posé la bonne question : « S’il n’y avait pas ordre de tirer, pourquoi n’y avait-il pas contre ordre d’arrêter de tirer » ? 

La population ne pouvait en rester là. Une résistance pacifique avait commencé à se mettre en place, s’élargir et se consolider pour atteindre deux mois après son point culminant avec la marche du 14 juin. Plus d’un million de citoyens, des jeunes et moins jeunes, des femmes et des hommes déferlèrent sur la capitale pour interpeller le chef de l’Etat en lui remettant la plate forme d’El Kseur.

Comment des millions de personnes avaient répondu à l’appel de Laârach ? Comment une mobilisation historique inégalée, sans grande préparation, était-elle possible ? C’est là le mobile de notre contribution.

Le concept de Laârach était adapté au contexte et adopté par la population de Kabylie. Il nous renvoie à notre imaginaire et mémoire collectifs. Nous avons puisé dans nos ressources ancestrales pour asseoir une organisation à même de canaliser cette colère, cette révolte et les traduire politiquement.Dans notre mémoire, Laârach c’est la résistance, c’est la solidarité extrême face à un ennemi extérieur et c’est ainsi qu’est perçu le pouvoir qui tire sur une population à balles réelles. Il ne peut être des nôtres. Laârach c’est la coopération résolue en temps d’agression. Les villages se liguent dans un but de défense commune. Ceci dit, en plus du pouvoir, le mouvement du printemps noir avait ses adversaires dans la société.

La lâcheté des gens à ne pas s’impliquer directement ou indirectement dans l’insurrection civique et être au côté du peuple, les a poussés à mener une campagne de dénigrement à l’encontre des aârchs. On l’attaquait sur sa nature, son fonctionnement sans ménager les figures les plus en vue. De pseudo-progressistes s’attardaient sur des considérations sémantiques alors que le feu brûlait en la demeure. Ils renvoyaient laârach à leur tribalisme et archaïsme. D’aucuns avaient tenté le rapprochement avec le FIS en le présentant comme un mouvement fasciste. D’autres avaient dénoncé l’absence de démocratie en son sein. Les partisans du complot et de la manipulation avaient vu dans l’émergence des aârchs un moyen pour détruire les partis politiques et un moyen pour déstructurer la Kabylie (sic). En plus des eternels régionalistes qui ne supportent rien de tout ce qui émane politiquement de la Kabylie. Là, il faut remonter au mouvement national.

Tout cela est infect .C’est une insulte au peuple qui a fait preuve de dignité, de bravoure de courage, de sacrifices et de détermination. Le terrain de lutte démentait jour après jour les élucubrations des uns et des autres. Il y a d’abord la charte qui précise que le mouvement était pacifique, résolument démocratique et transpartisan.

Des militants sans affiliation partisane, du mouvement associatif non inféodé au pouvoir, de simples citoyens, les femmes du printemps noir et leur marche historique et exceptionnelle, les avocats, des militants du RCD, du FFS, du MDS , du CCDR, des militants du MCB, des « gauchistes » ; bref des militantes et militants qui incarnaient le courant démocratique en Algérie se retrouvaient dans laârach.

Le mouvement travaillait à son élargissement à l’échelle nationale mais des raisons objectives et des forces travaillaient à le confiner en Kabylie. Mais c’est là un autre débat. Le mouvement qui défendait contre vents et marrées son autonomie portait toutefois en lui ses propres limites. Il devait gérer ses contradictions sous la contrainte de l’urgence et sous les coups de butoir de ses ennemies qui voulaient le casser et le manœuvrer. 

Bien sur qu’il y avait des luttes inter-partisanes (c’était de bonne guerre), des erreurs voire des fautes, des ambitions démesurés de certains délégués (pas forcement les plus en vu), bien sur qu’il y a à dire sur le processus décisionnel, bien sur qu’il y avait discussion sur la représentativité des délégués. Ceci étant, était- ce une fatalité ? Non ! La lutte n’étant pas un fleuve tranquille.

Un homme politique algérien affirmait que dans le combat politique, il faut garder le cap pendant la tempête. Justement le mouvement n’a pas gardé le cap. Il ne s’est pas donné les moyens stratégiques pour la satisfaction de la plate forme d’El Kseur. Le dialogue avec le pouvoir ne faisait pas consensus, la partie dialoguiste avait fait un passage en force. Elle doit s’expliquer devant la population. Mais aussi la partie qui s’opposait au dialogue doit aussi s’expliquer pour son abandon et se départir de sa position victimaire et se donnerait raison maintenant que le pouvoir a trahi ses engagements. 

Faut-il rappeler que le dialogue était engagé dans un contexte d’essoufflement du mouvement ? Y a-t-il eu arnaque malgré les avertissements ? Faut-il rappeler qu’une pression terrible s’exerçait sur le mouvement pour aller dialoguer le rendant responsable de tous les fléaux en Kabylie ? 

Mais c’est surtout faire preuve de lâcheté que de dénigrer des gens qui avaient fait preuve de courage, de dignité, de sacrifices et de combativité au quotidien faisant face à la répression sanglante, aux interpellations musclées et à l’emprisonnement au moment ou beaucoup s’égaraient dans leurs analyses ou s’affairaient à leurs préoccupation quotidiennes. La machine du pouvoir à déstabiliser les mouvements de protestation par l’infiltration, le noyautage, la campagne de dénigrement des têtes de file est infernale. Pour y faire face, cela requiert de l’expérience, du discernement et une grande formation politique. Ceux qu’on appelait les délégués du mouvement étaient de simples citoyens, dignes, militants sincères, foncièrement patriotes. Mais le mouvement a manqué de stratégie. C’est là que les élites ont failli. Elles ont raté une opportunité historique pour accompagner le mouvement, le conseiller, l’orienter, le renforcer voir l’encadrer. C’est ce qui s’est produit 10 ans après en Tunisie, en Egypte et en Libye. Les élites tunisiennes, égyptiennes libyennes et même syriennes sont à la pointe du combat politique, social et sociétal.

L’histoire de l’Algérie contemporaine baigne dans la violence. A la violence colonialiste et celle de la guerre de libération nationale, s’est substituée celle du régime politique pot-indépendance. L’été 1962, le maquis du FFS, les liquidations physiques et tortures des opposants, les différents putschs, le printemps berbère, octobre 88, printemps 2001 sans occulter bien sur la tentation théocratique et son bras armé le terrorisme islamiste. C’est donc une exigence historique et un impératif de modernité pour le peuple Algérien d’arrêter de subir la violence politique et la terreur d’un autre âge qui anesthésient les énergies nécessaire au développement.

La sacralité de la vie est une valeur centrale de notre époque. L’Algérien ne doit plus recevoir une balle dans la tête, torturé menacé pour être sorti dans la rue revendiquer, protester ou manifester. L’Algérien comme ses contemporains dans le monde doit vivre pleinement sa liberté et sa citoyenneté. Nous ne pouvons oublier le geste invraisemblable de Kamel Irchen qui a écrit de ses mains ensanglantées le mot “liberté” sur un mur avant de succomber à ses blessures.

Quel rempart pour que ces tueries ne se reproduise plus.

On ne peut s’empêcher d’interpeller les élites quant à leur responsabilité patriotique. Si ce n’est pas le cas, il y a alors fuite de responsabilités historiques et donc de la lâcheté et trahison pour non assistance à peuple en mal de repères. En ce 50eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, les forces vives et démocratiques du pays sont appelées à converger pour une synthèse de toutes les luttes politiques, syndicales sociales et sociétales menées depuis l’indépendance dans le prolongement du combat libérateur et inscrites dans la déclaration du 1er novembre et de la plate forme de la Soummam.

Aujourd’hui, le mouvement de protestation au sud même si dans le fond n’a rien à voir avec Laârach de 2001, lui ressemble dans certaines de ses manifestations. Alors, il subit la même rengaine : « les islamistes sont tapis dans le mouvement », « c’est un mouvement sécessionniste », « outil entre les mains de l’étranger pour déstabiliser le pays », « moyens de lutte de clans au pouvoir pour un rééquilibrage au sommet », etc., feignant d’ignorer la légitimité de sa revendication et être surtout à l’écoute de la douleur de la population et des jeunes. Le chômage en plus de ses effets dévastateurs sur le niveau de vie des citoyens porte atteinte à l’estime de soi et à la dignité humaine et à la longue, à la santé mentale des gens.

Paradoxalement, comme en 2001, le peuple est sommé de prouver son patriotisme alors que l’histoire de l’Algérie indépendante retiendra que c’est le pouvoir qui est à la solde de l’étranger. La grande phobie des Algériens quant à une amputation territoriale, le régime l’endossera seule. Le cas du Soudan est à méditer.

A. Hamel

17 commentaires

  1. Quelle surprise !

    Entre ben tartour et d'autre, il faut bien le dire… le matin, commence a baisser son hayak pour montrer son visage. Quand a notre Mr Hamal, la messe est dite monsieur, rentrez chez vous !

    "… Il y a douze ans, en 2001, un crime d’Etat fut perpétré à l’encontre du peuple Algérien en Kabylie et reste à ce jour impuni…"

    Il n'y a pas de peuple algerien en Kabylie, ya si cheick ! Le regime ne tire que sur les enfants Kabyles, meme quand il le fait en dehors de la Kabylie. Est peuple algerien, l'ensemble des cervelles d'oiseaux qui reconnaissent cette algerie, pondu par la france est maintenue par le regime de gamal nasser.

    Non le regime agerien n'a pas commis de crime en Kabylie, il fait une manoeuvre de guerre, laquelle guerre il nous a livre' depuis 50 ans. Mais gagner une bataille n'est pas gagner la guerre. Ses rangs sont entrain de s'ecrouler un par un, et les notres de se souder plus que jamais.

    Detrompe-toi, car tu ne trompe personne d'autre que toi-meme !

    Walikum

  2. "…Quel rempart pour que ces tueries ne se reproduise plus.

    On ne peut s’empêcher d’interpeller les élites quant à leur responsabilité patriotique. Si ce n’est pas le cas, il y a alors fuite de responsabilités historiques et donc de la lâcheté et trahison pour non assistance à peuple en mal de repères. En ce 50eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, les forces vives et démocratiques du pays sont appelées à converger pour une synthèse de toutes les luttes politiques, syndicales sociales et societales menées depuis l’indépendance dans le prolongement du combat libérateur et inscrites dans la déclaration du 1er novembre et de la plate forme de la Soummam…"

    Les tueries? Bon appetit – En Kabylie, c'est fini, a dansez messieurs, nous vous applaudiront ! Notre preoccupation maintenant est la mise en place d'une constitution, refechie et debattue, etc. Les combats, c'etait avant, pendant que vous etiez occupe's a ruminer… Un conseil cependant – Jouez la roulette a tour de role, c.a.d un barbu puis un moustachu… et svp, faites-le loin de chez nous… Quand aux intellectuels, democrates, etc., mais c'est de la foutaise monsieur – Au diable la democratie, il en ont une meme en iran ! Vive la liberte' !

    Mais de grace, les femmes n'en sont pour rien dans ce que j'ecris, les enfermer ne changera rien a vos delires… Si vous voulez punir quelqu'un, son nom est gamal abdenasser !

    Alors, maintenant vous avez soif, et vous voulez les kabyles pour affronter votre allie', le regime?

    Le chomage ne vient pas du regime, il est la consequence directe de votre arabo-islamisation, c.a.d. ABRUTISATION, a laquelle vous tenz si cherement.

    Par consequent, je vous conseille, de nous aider a concretiser les objectifs du MAK et du GPK, afin que vous puissiez avoir un espace libre d'ou vous pourrez mener votre revendication du ventre.

  3. «On ne peut s’empêcher d’interpeller les élites quant à leur responsabilité patriotique».
    Ce qu’il y a d’extraordinaire chez nous c’est que tout le monde excelle dans l’art d’accuser les autres de la déroute du pays.
    Voyons voir :
    -Pour le peuple, c’est la faute à ce pouvoir stérile, à la solde de l’étranger,
    -Pour le pouvoir, c’est la faute à ce peuple, incapable de discerner les vrais dangers,
    -Pour les islamistes, c’est la faute aux démocrates, ces fils de Satan qui gravitent autour du pouvoir,
    -Pour les démocrates, c’est la faute à ces islamo-baathistes bornés, farouches et sans savoir,
    -Pour les arabes, c’est la faute à ces Kabyles sécessionnistes,
    -Pour les Kabyles, c’est la faute à ces arabes assimilationnistes,
    -Pour «l’élite» arabophone c’est la faute aux francophones,
    -Pour les francophones c’est la faute aux arabophones,
    -Pour les jeunes c’est la faute aux vieux,
    -Pour les vieux c’est la faute aux cieux,
    -Pour les femmes c’est la faute à ces hommes misogynes,
    -Pour les hommes c’est la faute aux femmes qui désertent la cuisine,
    Etc. etc.etc.
    Puisque tout ce décide là-haut, autant continuer à faire dodo et accabler le ciel de nos fardeaux!
    Madame, « remitti siouplait » !

  4. Azul fellawen,
    "L’Algérie et la Kabylie portent encore le deuil des martyrs du printemps noir"
    Cette phrase à elle seule porte les stigmates du mensonge et de la mauvaise foi.
    Monsieur,
    Trouvez moi en dehors des Kabyles, les autres Algériens qui portent ce deuil?
    J'aimerais les connaitre.

  5. De quel pays tu parles, ya si monsieur ou est-ce cheick monsioo ?

    Il y a plusieurs peuples, plusieurs nations, plusieurs territoires adjacents, groupe's sous la dictature d'une mafia, organise'e et arme'e.
    Mener en bateau les gens est ce que vous avez reussi a faire avec les barbouses, mais de la a penser que vous allez nous embarquer avec… tu te foures les jambes dans les yeux… ya si mouh

  6. Mais alors où est le problème ! Le chaos et l’ordre ne sont pas indissociables ! Ça on le sait !

    Les locataires de l’actuelle Algérie que se soit le Peuple ou les Autoproclamés « Rboubs Dzair » baignent dans un système dynamique rigoureusement déterministe qui présente un phénomène Fondamental d’Instabilité en plus modulant une propriété supplémentaire de récurrence, le rend non prédictible en pratique à long terme.

    D’où Yamah ! C’est loin l’Amérique ? « Pagaie ! Mon enfant ! pagaie !

  7. …Et tout ça entretient le climat de confusion generale ….et dans cette confusion generale les puissants continuent de s'enrichir aux depens des faibles qu'on hesite pas à massacrer s'il le faut …et la-dessus la presse reste muette et on ne sait pas d'ailleurs de quels prix le systeme a payé son silence.
    Un seul parti politique digne de ce nom essaye de crier les souffrances de ce peuple mais quelques boisseaux de journalistes – hommes politiques autoproclamés-s'attelent à etouffer son cri.
    à l'approche de chaque election , les attaques se multiplient contre ce parti democratique et socialiste, j'ai nommé le FFS.

  8. Mais oui, continuez encore à nous raconter des salades!!!!
    Il va bien falloir choisir votre camps ya si Hamal
    Vous avez vu où que le peuple algérien porte le deuil des victimes du printemps noir de Kabylie ?????
    Quelle hypocrisie! y en a marre de vos mensonges éhontés.
    Qui les pleure ces victimes KABYLES et non pas algériennes du racisme d’état algérien ?
    Il y a eu un crime d'Etat, qui relève du racisme primitif d'un régime illégal, contre le peuple kabyle et non pas contre le algérien qui a fermé sa gueule sur les massacres en Kabylie pendant qu'il manifestaient pour leur frères palestiniens!
    Alors de grâce, allez donc raconter vos salades à votre peuple algérien qui n'a jamais existé, mais prenez garde qu'il ne vous réserve l’accueil qu'il a fait aux manifestants kabyles du 14 juin 200.
    apparamment a si Hemmal yewwi-k uhemmal.
    ma d nekni, on vous dit : win yedan, yedda, ma d nekni n3eda…

  9. Le chaos déterministe peut se contrôler avec un bon paramètre externe et des conditions initiales adéquates. L’art de nos « muslims » consiste justement à figer ces conditions à l’an 622, nous prohibant tout contrôle. De ce fait «tharwi, theberwi, ourtha3kil vaviss !». Autant nous en remettre à Bacchus, notre «Deus Vinus » ici bas. Profites-en mon ami, surtout que le vin qui est servi au ciel n’enivre pas. Toutes ces rivières promises ne sont, en fait, que du pur jus de raisin. Yakhhh !.…..LOL
    Cheers !

  10. Outs-nirvi-yara felli aghma! Thissoura ellahna machi dhil-dji-viw ay-lent !
    Sew chitouh n’ch’rav 3afyimanikh atsfarhadh chitouh dhi-dounith thaverkhent!
    Thisssoura n’t’kra3thine s’3ighthent !

  11. Ils faut un appel de nos intellectuels de diverses région à la désobeissance générale,avant que cela ne vienne des islamistes opportunistes…et c'est cela que le pouvoir attends et qu'il encourage.

  12. Bonjour à toutes et à tous
    Tout d'abord j'aimerai vous remercier Mr Hamel pour votre contribution.
    Ce qui m'a intéréssé dans votre article c'est le fait que l'humanité a hérité et en meme temps par ses evolutions arrivé à arracher des droits et acquerir des valeurs dont tout le monde se rejouit et applaudit.
    Je souhaite partager avec vous votre appel à ce que les gens puissent s'exprimer , reclamer des droits , divergés sur des opinions sans que cela ne puissse nuire à leur intégrité physique .
    Que cela vienne de l'etat ou de personnes ne partageant pas leurs idées .
    C'est le principe meme de l'acceptation de l'autre avec ses differences.
    Porter une opinion c'est apporter une critique , elle peut etre accepter , refuser , ce n'est pas l'essentiel , ce qui importe c'est de crreer ce debat tant inéxistant dans notre société, laissant la place à la parole unique , voir à la violence.
    Ce n'est que par le debat , les arguments , que l'on arrivera à régler nos problemes et vivre ensemble selon les valeurs du 21 siecles.
    Laissons de coté l'extremisme intellectuelle ,religieux , apprenant à etre humble et à l'ecoute des autres avis sans esprit moyen ageux que tout est complot , ou inhiliste comme quoi quoi que l'on fasse cela ne changera rien.
    Un proverbe dit là ou la vie ne vaut rien , rien ne vaut la mort , choisissions que la vie soit et luttons pour une société moderne et plurielle .

  13. Pensez-vous concrètement que M. Sadi et M. Ait Ahmed le marabout allaient céder leurs places de médiateurs avec le pouvoir central ? La réponse était non! La preuve et que cette volonté citoyenne ‘El aarch’ était renvoyée aux calendes grecques par ceux mêmes sensés êtres des stratèges! Ni les marabouts du FFS ni les non marabouts du RCD n’ont pu récupérer cette résistance !!! Lors d’une réunion ’Inter Wilaya’ des Aarch qui avait eue lieu à Ifri, j’intervenais sur les primautés invoquées au congrès de la Soummam car nous débâtâmes dans l’endroit avéré où Abane fut architecte politique d’une révolution qui allait être récupérée par les proxénètes d’Oujda : Bouteflika, Zerhouni, le requin Khellil…Quant aux ‘sardinettes’ elles observent toujours en attendant d’êtres dévorées en masse! Un certain Belaid.A s’était rapproché de moi avant que nous passâmes à la rédaction d’une déclaration à lire au meeting d’Ighzer Amokrane! Tu vas déclarer la guerre avec des propos pareils? Non, certainement pas répondais-je. Il me rappela une illustre personnalité Kabyle qui nous déclara le 20 Avril 1990 à 1h00 du matin, chez lui, que l’ouverture des festivités allait être un bain de sang!!! Nous étions quatre : un militant du PAGS, un militant du PST, un militant du RCD et moi-même…Dans le souci de dire la vérité et par une certaine inadvertance politique, je fus l’unique à reprendre textuellement les propos de cette personnalité vénérée par tous et toute. Or, la question quoique violente était posée au sens du resserrement des rangs! Si M.Ferhat M’henni tente d’y parvenir; ce n’est certainement pas M. Ait Ahmed qui l’assistera…Chrétiennement votre.

  14. La voie du salut est toute tracée par le MAK avec a sa tete Ferhat Mheni. Il n'y pas de solution dans un cadre algérianiste. Personellement, j'ai cru a cela jusqu'a 2001. La Kabylie se portera beaucoup mieux étant autonome, voir meme indépendante.

  15. Sinon, je viens d'apprendre ce matin-même que la ville de Sidi Belabbes allait, à son tour, avoir son tramway, après ceux de nombreuses autres villes algériennes. V'gayeth, Thizi, Thouvirets …n'en ont toujours pas, non?

    Et, pendant ce temps, Monsieur Touabi, l'illustre néo-chrétien, omniscient de son état, continue à vouloir lier "mébla Rabbi" la défaillance politique kabyle au maraboutisme et autres sottises du genre.
    Cela fait vraiment froid dans le dos d'apprendre que vous faisiez partie de "l'élité" aux commandes du printemps noir; cela renseigne également sur son échec.

    Autrement, essayez de revoir, dans un premier temps, les bases de la concordance des temps (conjugaison) avant de vous évertuer à distribuer les bons et les mauvais points en politique. Les quelques "pépites" suivantes devront suffire à définitivement établir votre besoin en remise à niveau.
    Appréciez donc : " … un certain Belaid.A s’était rapproché de moi avant que nous PASSÂMES à la rédaction …"

    Vous n'avez qu'à demander à Kacem Madani; il est assez pédagogue dans ses interventions; il pourra vous faire rattraper votre retard à vou lahnak.

  16. @Charles Baudelaire;

    1/Tu m’as fait rire! C’était entre deux appels téléphoniques que j’ai lu ton pseudo commentaire. Je travaille en langue de Shakespeare et je vénère presque celle de Jean Sénac! Aussi étrange que cela puisse te paraître j’ai écris à M. Clinton, à la cour suprême des états unis et à Obama en langue de voltaire : Je pense au chevalier de la Barre! Mais par-dessus tout j’aime la langue de ma mère : Le berbère. Que cela plaise ou pas! Clair, précis, comme une eau de roche. Mon précédent commentaire était destiné à un géant de l’écriture qui se reconnaîtra et il ne s’appelle pas Charles Baudelaire ni Kacem Madani…Tu es suffisamment intelligent pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’une question de conjugaison! Si tu n’arrives pas à distinguer conjugaison et engagement…je n’y peux rien! Comment d’une part tu penses aux tramways, au puits de pétrole et au Swift en dehors de la Kabylie et de l’autre tu t’arrêtes à l’imparfait du subjonctif? Jean Daniel, corrigeait les textes de Camus quand il intervenait dans ‘L’expression’ : une virgule, un accent circonflexe…! Camus était un homme déchiré! Moi pas. Si tu veux me répondre ne fais pas comme Bouteflika qui demanda à Cherif Belkacem de le déposer chez lui? La rossinante était en panne déclara le second! Il a été voir un historien pour revenir le lendemain avec la bucéphale pour tester les capacités intellectuelles de celui qui l’ait humilié! Ridicule. Bassesse. Ignorance… (Voir Bouteflika une imposture algérienne). Autrement dit; prends une bière, un verre de vin ou si tu préfères un thé dans ta Zaouïa et insultes moi!!!
    2/ J’avais été sollicité par les délègues des Aarch après mon intervention pour participer à la rédaction d’une déclaration. Belaid Abrika qui n’a pas ton niveau ni celui de Kacem Madani s’était en effet rapproché de moi pour me dire que mes paroles étaient rudes! Mais je ne faisais pas partie de l’élite de ce mouvement qui était à ma connaissance horizontal!!! Si ce n’était pas le cas pourquoi m’avaient-ils fait appel?
    3/ Pour le Christ STP ne t’aventures pas dans un chantier miné! Tu n’as pas les compétences requises ni le courage nécessaire pour affronter les rouleaux compresseurs qui font bouillir les marmites de l’avenir de l’humanité! Tu ne tiendras pas une semaine. Je le sais. Sinon, comme Jean Sénac; je te rappelle : Cette petite flûte de nos montagnes où la liberté s’engouffre s’unit au souffle de l’homme et chante : tu ouvriras ton cœur à la patrie commune ou tu fuiras sur cette terre il n’y a pas de place pour les lâches : Si les arabes algériens sont des lâches ce n’est pas de la faute à Galilée! En revanche, si les marabouts courtisent les arabes ce n’est pas de la faute à Hachem Touabi; « Al mel »…Chrétiennement votre.

  17. Merci pour la correction et la mesure "relatives" de vos propos (pour une fois!).
    Cependant, sauf votre respect mon cher Hachem, vous ne réponsez toujours pas sur le fond à wine yourane!
    S'théqvaylith : – Que vient faire l'histoire des marabouts dans le débat portant sur des questions purement politiques?
    Ne serait-ce pas plutôt dû à d'autres considérations? Une histoire personnelle par exemple? Allez, dîtes-nous tout! Qui est ce méchant marabout vous ayant refusé la main de sa fille? Ca ne peut tenir qu'à cela une telle obsession du marabout ya Si Touabi.
    De plus, "dhachou ikyakhdhém Kacem Madani meskine"? C'est moi qui l'ai cité sans son autorisation.
    Au passage, j'apprécie (sincèrement) le qualificatif de "L'mal" dont vous m'avez gratifié en réponse à mon "Vou Lahnak" à votre endroit. N'étaient-ce quelques différences nottoires, je vous aurais confondu avec mon meilleur ami (un frère) aujourd'hui médecin du côité d'Alger et qui m'appelle justement "à l'mal" en référence à une période de notre scolarité (spécialement en hommage à un prof de maths). De mon côté, je l'appelle "M'hend" en retour en hommage aux vieux de la vieille bien de chez nous.
    En tous cas, rien que pour ce saut dans le passé, akifék Rabbi (le vôtre) i guévgha woulik à vou lahnak ! Dhi lâ3naya nagh (les marabouts) !

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