Des vraies murailles

Je viens de lire ces lignes de Ahmed Benbitour, ex-chef du gouvernement : "En conclusion, chaque Algérienne et chaque Algérien qui ont à cœur de sauvegarder l’Algérie, où qu’ils se trouvent, doivent se convaincre et intérioriser fortement l’imminence des dangers sur le futur proche de la nation algérienne. Ils doivent tous se mobiliser avec les modes et les instruments les plus adaptés à leur condition et moyens pour construire l’Algérie que notre jeunesse mérite." (L’Algérie : que sera demain ?, 16.07.17, http://www.elwatan.com//actualite/l-algerie-que-sera-demain-16-07-2017-349148_109.php)

Ces lignes m’ont porté à la recherche et à la lecture attentive d’informations fiables sur les divers changements politico-sociaux survenus ces dernières années dans plusieurs pays, suite à des révoltes, clandestinement créées et téléguidées par les agents de puissances étrangères, pour créer un régime au service de leurs intérêts économiques et militairement stratégiques (voir l’intéressant : La littérature sur les coups d’État).

Ensuite, je me suis posé la question : en Algérie, comment éviter cette menace ? A ce sujet, une anecdote m’est revenue à l’esprit.

Un jour, un visiteur étranger, visitant Sparte, demanda avec inquiétude au roi :

– Mais votre ville n’a pas de murailles ?

– Pourquoi faire ?

– Pour la défendre en cas d’attaque ennemie !

Le souverain indiqua des paysans qui travaillaient la terre, et des ouvriers occupés à leur besogne, puis déclara :

– Voici nos murailles.

Ce monarque n’était ni « démocrate », ni « progressiste », ni « révolutionnaire », ni « expert » d’une universitaire internationale prestigieuse. Par contre, il démontrait son intelligence. La longue histoire de sa fameuse ville l’a prouvé.

*

J’en viens à l’époque contemporaine. Examinons un premier type de conflit : une armée étrangère agresse ouvertement un peuple, considéré facile à soumettre.

La France coloniale disposait d’une armée imposante : matériel nombreux et sophistiqué, personnel dirigeant sorti de la plus prestigieuse école militaire. Pourtant, des paysans pauvres, constituant une armée populaire, dirigée par un ex-instituteur, Nguyen Giap, les battit à plate-couture à Dien Bien Phu, en 1954. De même, un peuple de paysans, eux, aussi, dirigés par de simples citoyens, a chassé l’armée coloniale française de son pays, l’Algérie. Encore plus.

L’armée la plus puissante du monde, conduite par les chefs de l’école militaire la plus prestigieuse de la planète, à leur tour chapeautés par les hommes politiques réputés « les plus intelligents et les plus brillants », l’armada des États-Unis, a été battue par le même peuple vietnamien, ayant à sa tête militaire le même Nguyen Giap.

En Chine, aussi, un peuple de paysans, dirigé par un Mao Tsé Toung, homme, lui, aussi, d’origine paysanne et non universitaire, a vaincu une armée autochtone réactionnaire nettement mieux armée, conduite par Tchang Kai Chek, un militaire issue d’une académie de guerre, et soutenue par l’armée des États-Unis.

Comment expliquer ces victoires, totalement inattendues par les « experts » européens et états-uniens ?… Laissons la parole aux protagonistes.

Mao Tsé-Toung : « La guerre révolutionnaire, qu’elle soit une guerre révolutionnaire de classe ou une guerre révolutionnaire nationale, outre les conditions et le caractère propres à la guerre en général, a ses conditions et son caractère particuliers, et c’est pourquoi elle est soumise non seulement aux lois de la guerre en général. mais également à des lois spécifiques. » (Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire, in Écrits militaires, Éditions en langues étrangères, Pékin, 1968, p. 84). Vo Nguyen Giap, à propos de la lutte contre les forces U.S. technologiquement supérieures : « Quand les forces américaines étaient engagées, c’était un mythe que nous ne pouvions pas combattre et vaincre parce qu’ils étaient tellement puissants. … [Nous avons survécu] à cause de notre courage et détermination, ensemble à sagesse, tactiques et intelligence. (…)

Nous avons lutté avec toutes nos forces et avec chaque genre d’arme. Nous avons lutté avec artillerie anti-aérienne et avec de petits fusils, même si [ce fut] quelquefois seulement avec la force de notre force locale. Une jeune fille de 18 ans m’a dit une fois qu’elle suivait chaque jour les parcours et étudiait les schémas des vols américains, et quand ils auraient attaqué. On lui a dit qu’elle était une philosophe pour avoir compris cela, parce que seulement les philosophes parlent de principes. Par la suite, elle a utilisé une petite arme à feu pour abattre un avion du versant d’une montagne. Ceci est un exemple de la force militaire des personnes ordinaires… Nous avons eu du talent et la détermination de combattre jusqu’à la fin. J’ai apprécié le fait qu’ils ont des systèmes d’armes sophistiquées mais je dois dire que ce fut le peuple qui a fait la différence, non les armes. » (in site CNN, visité le 16 avril 2008).

« Demande : Qu’y avait-il de nouveau dans l’idée de « guerre du peuple » ? Giap : C’était une guerre pour le peuple par le peuple. POUR le peuple, parce que les objectifs de la guerre sont les objectifs du peuple – objectifs comme l’indépendance, un pays unifié, et le bonheur de son peuple… Et DU peuple – qui signifie les personnes ordinaires – non seulement l’armée, mais tout le peuple.

Nous savons que c’est le facteur humain, et non les ressources matérielles, qui décide de l’aboutissement de la guerre. Voilà pourquoi notre guerre du peuple, guidé par Ho Chi Minh, a été à une aussi grande échelle. Elle a engagé la population entière. » (Interview avec Vo Nguyen Giap, du site People Century, visité le 16 avril 2008. Les majuscules sont dans le texte de l’interview).

Quelle conclusion tirer de ces observations ?

Qu’une armée d’agression, la plus puissante du monde, ne parvient pas à vaincre un peuple, quand ce dernier lutte pour ses propres objectifs, sous la direction de personnes sachant l’organiser, pour atteindre ces mêmes buts.

En voici la contre-preuve : les défaites rsécentes en Irak puis en Libye.

Dans ces pays, bien que disposant chacun d’une armée puissante, elle était coupée du peuple ; Leurs intérêts et buts réciproques n’étaient pas complémentaires. Dès lors, il a suffi qu’une armée d’agression étrangère soit matériellement plus forte, dirigée par des chefs avisés, et l’armée attaquée fut vaincue et détruite en moins d’un mois, ses chefs « suprêmes » tués, et le pays envahi.

Dès lors, en Algérie, comme dans n’importe quel pays, quand on parle de se préparer à une éventuelle agression d’une armée étrangère, quelle est la méthode que les expériences historiques indiquent comme valable ? Au vu de ce qui vient d’être écrit, la réponse est dans la question.

*

A présent, considérons le deuxième cas d’agression. C’est la technique, actuellement utilisée dans le monde : agression « soft » par l’intermédiaire de manipulation étrangère d’une partie de la population locale, en employant des « young leaders » (jeunes dirigeants) à la solde, suivant une tactique plus ou moins « non violente », visant à l’établissement de la « démocratie » (voir l’article auparavant cité).

Comment conjurer ce type nouveau d’agression ?

Mon raisonnement est celui d’un simple citoyen, s’efforçant de réfléchir de manière logique et concrète. J’en reviens à l’anecdote du roi de Sparte : la meilleure défense d’un régime est son peuple, ses citoyens.

Mais, dans ce second cas, l’agression devient plus difficile à reconnaître, car elle se présente masquée, sous forme de mouvement « populaire » et « spontané », en faveur de la « démocratie », contre un régime qui, en effet, a le grave défaut de n’être pas réellement démocratique. Toutefois, il a le mérite de ne pas être inféodé au pays étranger qui télécommande et finance les « révoltés ».

Que faire alors ?

Faut-il, par haine et opposition au régime non démocratique, se résigner à la victoire de la « révolte populaire », en sachant qu’elle ne fait que servir des intérêts d’une puissance qui vise à mettre les nouveaux dirigeants locaux au service de ses intérêts économico-financiers dans une « globalisation » capitaliste ? Dans ce cas, pour le peuple, la situation deviendra pire que la précédente : voir l’exemple des pays où cette « révolution » eut lieu.

Écartons un malentendu.

Mes propos ne visent pas à dire que chaque fois qu’une autorité gouvernementale accuse un mouvement citoyen d’être téléguidé par une main « étrangère », il faut la croire ; ni que chaque fois que des citoyens ou leurs leaders affirment qu’un mouvement est réellement spontané et autonome, il faut les croire.

Dans chaque cas, il faut s’informer correctement afin d’avoir une vision réelle de la situation. Pour ma part, voici ma méthode :

1) veiller à chercher et à trouver des informations réelles, pour les distinguer de la désinformation. Elle est l’un des moyens, précisément, des « révolutions de couleur » ;

2) savoir ne pas confondre l’opposition, pacifique et légitime, de citoyens à leur régime non démocratique, avec leur éventuelle manipulation par les « démocrates », en réalité agents de la puissance étrangère qui les financent et les encadrent ;

3) m’assurer que l’action de contestation du régime soit réellement une initiative populaire autonome, libre de tout conditionnement direct ou indirect, de la part d’agents au service d’une puissance étrangère, mais camouflés en « amis » et « dirigeants » du peuple.

Bien entendu, ces précautions ne sont pas faciles à satisfaire. Cependant, certaines actions sont à la portée de chacun de nous, quelque soit sa formation, pourvu qu’il consente d’y consacrer le temps nécessaire.

Il sert à chercher les informations authentiques. Elles sont difficiles à trouver dans l’océan de désinformation produite par les puissants et tentaculaires moyens de propagande, dite information, véhiculées par journaux, télévisions, téléphones portables, sites internet d’ « information », et réseaux sociaux.

C’est alors qu’il faut recourir à toute l’intelligence dont on dispose, à toute la patience indispensable et à toute l’obstination nécessaire pour parvenir à trouver les informations utiles. Elles se trouvent en accès libre sur internet, tel le site de l’article mentionné au début de cette contribution.

A ce propos, il n’est nullement question d’avoir une formation universitaire ; il suffit de savoir lire et raisonner selon la simple logique disant que 1 + 1 = 2. L’expérience le prouve : c’est en cherchant qu’on apprend à bien chercher puis à trouver, à travers l’immense détritus de fausses vérités, – en réalité mensonges trompeurs et manipulateurs -, le fait réellement vrai.

Enfin, voici l’ultime précaution que, personnellement, je prends : devant le fait dont je reste convaincu de sa véracité, je me pose la question : à qui, réllement, il profite ? Au peuple laborieux ou aux membres d’une caste dominante, qu’elle soit interne ou étrangère ?

Seulement ainsi, il me semble pouvoir penser et agir en toute connaissance de cause et d’effet. Tout en demeurant à tout moment disponible à changer d’avis si des recherches ultérieures me démontrent que j’ai été manipulé à mon insu.

Kaddour Naïmi

Courriel : [email protected]

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7 commentaires

  1. Monsieur Naimi vous êtes incorrigible, Comme disait Jacques-Bénigne Bossuet "Dieu rit de ceux qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes", vous êtes le parfait exemple, car Monsieur voyez vous, sur le plan idéologique vous êtes asymptotiquement proche du pouvoir, vous reproduisez à la perfection son discours, ses schémas, ses réflexes, ses contradictions , au lieu de disserter sur l'histoire passée et récente votre propre carburant scientifique, il faut peut être cherché les causes de l'échec de l'Algérie sur tout les plans.

    Étudiez une société c'est bien, comprendre pour quoi elle a réussie ou échouée c'est encore mieux, toutefois, tout parallèle avec une autre société est une pure spéculation idéologique sans aucun lendemain, on ne compare pas deux peuples comme on compare deux ensembles de données statistiques, on ne compare pas deux peuples comme on compare deux suites de données quelconques, les humains ne peuvent être assimilés a des chiffres et des positions, si comme tenté de faire un parallèle entre une tomate et un concombre.

    Chaque peuple ayant ses caractéristiques, sa culture, ses us et coutumes, ses mécanismes sociaux de débats et de communication, sa mentalité, toutefois Monsieur, un principe est partagé par tout les peuples de la planète, cela est démontré par la force de l'observation, les peuples qui réussissent mettent en place une école de qualité, une université en phase avec son époque, ces deux institutions à elles seules est le ferment fondamental d'une vraie société, elles forment le CITOYEN que personne ne pourra manipuler, que personne ne pourra retourner contre les intérêts de son pays, un destin national commun, un roman national commun, un projet dont lequel est inscrit de façon définitive les principes communs.

    Ce qui fait l'unicité de ce peuple, ce qui fait sa distinction des autres, ce qui fait sa force, cela permet aux membre de cette société de construire un vivre ensemble, d'avoir un horizon vers lequel tout le monde peut aspirer, instaurer une justice sociale, séparer les pouvoirs, instaurer les mécanismes de pouvoir et contre pouvoir au sein de la société, cela permet d'avoir des institutions puissantes capables de parer à tout danger internes et externes, instaurer comme fondement la liberté de pensée, la liberté de conscience, la liberté d'expression, la liberté d'entreprendre, voyez vous j'utilise sciemment l'impératif et le non le conditionnel, cela permet l'épanouissement d'un peuple, permet l'émergence des talents et leur expression à travers des actes, à travers les débats contradictoire, permet aux meilleurs de prendre en charge le destin de la nation, permet l'expression et la fougue créative d'un peuple, on ne peut espérer voyager dans une voiture n'ayant pas les roues même dotée du dernier moteur en terme de puissance et d'économie de carburant, c'est absurde d'attendre la lumière de celui qui l'a délibérément supprimée.

    Voyez vous Monsieur, la comparaison est faussée d'entrée de jeu, toute votre construction se trouve biaisée par la suite car les données de base de votre model sont erronées ou plutôt mal constituées, pour vous convaincre, je reprend vos repères, vous évoquez le grand Giap, savez vous Monsieur que Ce grand Homme après avoir humilié l'oncle SAM, une fois le Vietnam à repris sa liberté, il s'est retiré du pouvoir, il a dit à présent c'est le tour des jeunes de construire le pays, mon tour est passé, ma mission est accomplie, je passe le flambeau aux autres, savez Monsieur que le grand Mandela qui avez la possibilité de briguer cinquante mandat de suite si la longévité lui a permet cela, s'est retirer au bout d'un seul mandat, il a passer le flambeau aux autres, cela vous évoquera sans doute un "certain inénarrable président".

    Vous êtes étonnement étonné de la réussite des autres sans vous poser la question du pour quoi, quels sont les mécanismes de la réussite, quelles sont les méthodes, quelles sont les institutions, voyez vous Monsieur votre démonstration peut être comparée a celui qui arrive au milieu d'un récit et tente à la fin de construire l'épilogue, vous avez oublier l'essentiel dans votre cas vous l'avez sciemment omis, Les irakiens n'ont pas bougé le petit doigt parce que primo ils ne voulaient pas défendre et protéger le tyran et sa tyrannie, secundo même s'ils voulaient le faire, les années de privation et de tyrannie sur tout les plans à fait de ses gens des personnes sans aucune défense idéologique, intellectuelle encore moins physique, à l'arrivée de l'armada de l'oncle SAM le fruit était déjà très mûr et pouvait être cueilli, idem pour la Lybie, on ne sape pas ses forces, on ne détruit pas les forces vives de son pays pour son propre pouvoir, puis par une malhonnêteté intellectuelle accuser les autres d'être forts, non Monsieur c'est nous qui ont détruit nos chances, qui ont détruit nos forces, qui ont sapé nos atouts, les autres ne font que profiter de notre stupidité.

    Monsieur je vous propose modestement de méditer sur les questions suivantes, ou est le peuple algérien ? Comment est il caractérisé et constitué sur le plan cultuel, culturel, social et sociétal ? Ou sont les valeurs communes ? Ou est le projet de société ? Quel est le rôle de l'école et son contenu pédagogique ? Quels sont les liens entre un algérien de l'est et celui de l'ouest ? Qu'est ce qui peut réunir un annabis avec un oranais ? L'image de votre article et surtout le message de la banderole sont la magnificence ultime de l'échec et de l'inexistence de ce pays, voila deux communautés vivant "ensemble" depuis des décennies dans le même coin qui s'entre tuent haineusement à présent.

    Dites moi Monsieur, ou est le roman national dans tout cela ? Ou est le destin national dans tout cela ? Comment pardi des "citoyens" d'un même pays se livrent la guerre parce que les uns sont arabes Chambas sunnites quand les autres sont amazighs ibadite ? Quel était le rôle de l'école pendant tout ce temps ? Pour quoi le programme national d'éducation issu du destin national, issu du projet national n'a pas former le citoyen algérien dans cette vallée ? Pour quoi la république une et indivisible n'a pas dissolu les communautés ? Pour quoi elle n'a la capacité de s'adresser au citoyen algérien qu'elle est sensée former et protéger ? Pour quoi elle n'a pas pu mettre de côté la religion devenue par calculs de petits politiciens son fond de commerce ? Pour quoi les "algériens" qui sont de "vrais musulmans" dont l'islam est tolérant a mener au massacre de pas moins de 400 000 personnes ? Pour quoi pardi les autorités du pays s'expriment avec des termes racistes des plus abjectes et virulents ? Cela par pur hasard n'ouvre pas la boite du pandore ! Ou sont les autorités ? Ou sont les institutions ? Ou sont les structures sociales et sociétales ? Vous citez ce sinistre premier ministre qui se targue à présent de donner des leçons aux autres, lui qui vient des arabes Chambas de la région, pour quoi n'a t'il jamais rien dit pendant cette période ? Pour quoi son silence ? Ancien premier ministre donc personnalité nationale, Pour quoi n'a t'il jamais tenter d'organiser des marches pacifiques ? Pour quoi n'a t'il jamais tenter de parler aux siens et de leur expliquer la grosse bêtise de leurs actes ? Pour quoi Monsieur a t'il accepter d'être le premier ministre d'un usurpateur ? Pour quoi pardi ses hommes sont comme des peluches obéissantes quand ils sont au pouvoir et devient de faux lions une fois éjectés du palais des délices ? C'est là la différence de fond entre un Homme d'Etat et un politicard, un homme sans aucune envergure, un homme sans aucune conviction, un homme sans aucun charisme.

    Un Homme d'Etat Monsieur est celui qui dit non et je me retire, je ne suis pas d'accord, mes convictions se trouves bafouées alors je ne cautionne pas au revoir.

    Un grand patriote et non nationaliste, car voyez vous Monsieur, le nationalisme est la haine de l'autre, c'est la haine des peuples, un Homme révolutionnaire et penseur de la révolution algérienne jeté en prison a l'indépendance puis forcé à l'exile du pays qu'il a libéré en donnant les meilleures années de sa jeunesse, actuellement excellentissime professeur d'histoire et de sociologie Monsieur Mohamed Harbi pour ne pas le nommé à dit un jour ceci :

    L'histoire est la fois l'enfer et le paradis des algériens :

    Quand ils font la vraie histoire, ils se rendent compte et constatent

    1) L'Algérie n'est pas arabe comme ils le prétendent

    2) L'Algérie n'existe pas

    3) C'est la France qui a tout fait

    Ils nient tout ça en bloc car c'est leur enfer, cette même Algérie devient paradis grâce à une histoire fabriquée de toute pièces, grâce à un destin national usurpé qui est totalement coupés des réalités algériennes.

    Voila en gros le dilemme de cette Algérie d'aujourd'hui.

  2. Vous avez oublié de citer une autre possibilité, lorsque la révolution est suscité non pas par une main étrangère mais par un clan ou une partie du pouvoir en place, en utilisant le peuple comme en octobre 1988. Pour ma part je fais mien les filtres de N Chomsky, qui demande d'identifier à qui appartiennent les médias et qui les finance, qui actionne la machine de mise à l"écart du journaliste lorsqu'il veut s'affranchir? Le jeu qui consiste à favoriser l'émotion à la réflexion et enfin le niveau et la qualité de l'éducation qui consiste à creuser le fossé de l'ignorance entre les classes inférieures (peuple) à qui on dispense une éducation pauvre et les classes supérieures qui font les grandes écoles, de façon à rendre incompréhensible ce fossé par ceux d'en bas. Et cela on le voit bien en Algérie où même les islamistes en costumes cravates se battent pour inscrire leur enfants au Lycée Français Descartes à Alger tandis qu'il prônent l'arabisation et la religion à outrance pour le reste de la population. pPour information le même lycée en Tunisie est gratuit, alors qu'à Alger il faut payer des millions.

  3. À Haroun Hamel,

    merci d’ajouter cette troisième possibilité. En effet, un gouvernement peut, si son intérêt l’exige, provoquer une émeute afin de : 1) faire peur à la population et obtenir son consentement au sujet de sa politique, 2) espérer dissuader un véritable mouvement populaire de protestation contre sa politique, à travers le précédent d’une répression féroce.
    Les moyens que vous signalez, présentés par Chomsky, sont, en effet, tout-à-fait pertinents.
    Pour exemple d’action provoquée par un gouvernement, lequel en accuse d’autres, les deux cas historiques les plus significatifs ont été :
    – l’incendie du Reichstag (parlement allemand) : il permit à Hitler, une fois au pouvoir, d’éliminer la constitution démocratique et d’emprisonner tous ses adversaires, notamment les plus dangereux, les communistes ;
    – l’attaque aux deux tours jumelles de New York : il permit au gouvernement U.S., sous prétexte de « guerre au terrorisme », d’envahir aussi bien l’Afghanistan que, ensuite, l’Irak, puis modeler le Moyen-Orient pour servir ses intérêts. Concernant ce dernier cas, avec le temps, la thèse officielle impliquant uniquement Al qaïda, est remise sérieusement en doute, aux États-Unis même.
    Enfin, vous avez raison d’insister sur l’importance de la raison, pour ne pas succomber à l’émotion, instrument fondamentale de la manipulation.
    K. N.

  4. À Uchan Lakhla,

    juste une précision historique, à propos de Nguyen Giap.
    Il est vrai qu’il s’est retiré du pouvoir pour laisser les plus jeunes construire le pays.
    Mais assez rapidement il s’aperçut que ces jeunes avaient renoncé à l’idéal populaire libérateur, ils se sont mis à construire un capitalisme d’État où le peuple laborieux (ouvriers et paysans) est tombé sous la domination d’une caste de jeunes.
    Giap a durement critiqué ce modèle pratiqué par ces jeunes. Hélas ! La nouvelle caste de jeunes s’est révélée si puissante qu’il est mort dans la plus grande amertume.
    Après sa mort, les « jeunes » dont vous parlez ont ouvert le pays au capital états-unien, le dollar est devenu roi (j’ai visité le pays en 2016), et la dernière mesure prise par ces « jeunes » est un accord avec la Corée pour lui vendre des … travailleur émigrés !
    Venons à un autre exemple. Macron est devenu le plus jeune président de la France. Est-ce bien ? Non ! Il est le jouet du patronat oligarchique financier-industriel.
    Conclusion : « jeunes » contre « vieux » est un problème totalement faux. La jeunesse ne garantit pas, par elle-meme, automatiquement, une gestion d’un pays en faveur du peuple laborieux. Le vrai problème est de savoir si un jeune ou un vieux sert réellement les intérets du peuple laborieux qu’il prétend représenter ou non. Qui croirait que par ces propos je défendrais l’actuel président de l’Algérie n’a rien compris à ce que je dis. Hélas !
    J'y reviendrai dans ma prochaine contribution.
    K. N.

  5. @Kaddour Naimi
    vous êtes dans la même ligne de conduite politique que le pouvoir assassin.Vous défendez ses idées et son ideologie basée sur la falsifiacation de l 'histoire du pays amazigh, foutez la paix aux imazighenes avec vos theories intellectuelles arabistes et arabistantes Vous pouvez etre mon fils du pont de vue experience politique,vos écrits sont vicieux mais sachez que les berberes ont plein de tournevis pour vous la boucler.Vous êtes incorigible mais nous sommes inlassables ont vous aura au soufllfe car comme dit un proverbe de chez vous .

    Hbal kadeb kassir !!

    L'experience s' acquiert sur le terrain et se paye avec la souffrance et parfois le sang .Vous etes sur ce site pour cherchez des soutiens a une fausse thèse de notre histoire pour le compte de vos maitres qui financent vos études et vos voyages a travers le monde pour alaler chercher des pseudo preuves intellectuelles. allez oust degages !!

    P.S:
    Ainsi vous êtes allé récemment au Viet Nam ? ah bon ! pour faire des recherches et faire du copié/collé chez nous ? Pour qui nous prenez vous ? Pour des nullards incapables d' assurer leur devellopement sans singer les autres ? et qui finance vos recherches et vos voyages Monsieur Naimi !! vouis étiez en mission pour le compte de Said ou bien pour abdelaziz ?

  6. Nous notons que vous n'êtes pas allé en kabylie et dans l' algerie profonde pour faire votre recherches d histoire.
    Vous avez peur de decouvrir que Abane Ramdane avait dejà ecrit avec son sang l 'histoire et larchitecture civilisationnelle et politique de
    l' Algerie ? et que le congrés de la Soumame a depuis longtemps tracé les tenants et les aboutissants d' une algerie moderne democratique et heureuse et que vos maitres ont tout enterré et continuer de falsifier cette histoire via les écrits des hommes de mains comme vous ?

  7. Cher uchan lakhla ,
    ceque tu dis dans ce le passage de ton écrit que je reproduis
    çi-dessous mérite qu'on en fasse trésor :

    "Les irakiens n'ont pas bougé le petit doigt parce que primo ils ne voulaient pas défendre et protéger le tyran et sa tyrannie, secundo même s'ils voulaient le faire, les années de privation et de tyrannie sur tout les plans à fait de ses gens des personnes sans aucune défense idéologique, intellectuelle encore moins physique, à l'arrivée de l'armada de l'oncle SAM le fruit était déjà très mûr et pouvait être cueilli, idem pour la Lybie, on ne sape pas ses forces, on ne détruit pas les forces vives de son pays pour son propre pouvoir, puis par une malhonnêteté intellectuelle accuser les autres d'être forts, non Monsieur c'est nous qui ont détruit nos chances, qui ont détruit nos forces, qui ont sapé nos atouts, les autres ne font que profiter de notre stupidité.

    . Si les yankees sont montés sur les épaules de l'iraK c'est :

    PARCEQUE LES IRAKIENS SE SONT ABAISSES POUR LEUR PERMETTRE DE GRIMPER SUR LEURS DOS
    SA PROPRE EXISTENCE.

    Evidemment , Sadam hussein les avaient habitués à ramper au lieu de marcher tete haute

    On se moque éperdument de la litterrature de Naimi ,un mot de verité vaut toute une bibliotheque de cet intellectuel de mes savates.

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