Le Premier ministre A. Sellal : les réformes de Bouteflika prioritaires!

Dès sa prise de fonction aujourd’hui mardi, le nouveau Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a insisté sur sa volonté de « poursuivre » les réformes d’Abdelaziz Bouteflika. Il n’a pas dit un mot sur l’affaire des otages algériens.

Abdelmalek Sellal, qui a pris officiellement mardi ses nouvelles fonctions de Premier ministre n’a pas dit un mot sur les derniers événements de l’affaire des otages algériens, l’assassinat de Tahar Toutai par les Mujao et le sort réservé aux trois autres, dont le consul, Mourad Guessas.

A la douleur des familles et aux attentes de l’opinion publique nationale et internationale sur cette affaire qui enage la souveraineté et la crédibilité de l’Etat algérien, Abdelmalek Sellal considère qu’il a plus urgent : « la poursuite de la mise en œuvre des réformes et du programme du président de la République seront des priorités pour le nouveau gouvernement ». Dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de pouvoirs, M. Sellal qui a exprimé ses « vifs remerciements » au chef de l’Etat pour la confiance qu’il a placée en lui, a souligné qu’il « ne ménagera aucun effort » avec les membres de l’exécutif pour qu’il soit, a-t-il dit, « à la hauteur de cette confiance ».

Ainsi, le nouveau Premier ministre accorde la priorité aux « réformes » initiées par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, donnant ainsi les couleurs vassales de la composante de son futur gouvernement. Pour le nouveau Premier ministre, sa nomination n’a d’autres objectifs, comme par son passé récent de directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, que la révision de la Constitution tant attendue par le chef de l’Etat qui veut la coudre à ses entournures.

C’est l’une des urgences de son gouvernement qui va entrer en campagne pour ce faire: « Il y a une feuille de route pour poursuivre les taches de développement que doit connaître l’Algérie notamment pour ce qui est des réformes » citant particulièrement « les prochaines élections locales et la révision de la Constitution » (…) « Nous avons effectivement du pain sur la planche mais notre objectif principal est la poursuite de l’application du programme du président de la République sur le terrain », a encore indique le Premier ministre qui a ainsi fait la sourde oreille, dès sa prise de fonction, aujourd’hui, mardi, à une affaire d’Etat qui semble lui aussi le dépasser, celle des otages algériens au Mali.

R.N avec APS

7 commentaires

  1. L'expression "feuille de route" est devenue synonyme de la boitre de pandore.
    Il ferait mieux de parler de feuille de coux ou à la rigueur de feuille de vigne pour cacher la misère.

  2. Nous voila rassurés à jamais !! Les pays qui n'aiment pas l'Algérie n'ont qu'a bien se tenir, ces réformes illusoires seront poursuivies, Khemssa g'Alen n'Sen !! Je parie quand même que la seule occupation de ce fusible en puissance, sera le chantier de la très grande mosquée, je veux dire de la méga mosquée, celle qui se rapprochera d'allah, le dieu arabe !!

  3. La première réforme à faire serait de changer de Président après le 1° Ministre ,il y a urgence!

  4. C'est la question des otages qui est la priorité des priorités , M. Sellal . Ensuite c'est que chacun prépare ses valises parce que vous avez tout le temps cru que les avertissements divins vont rester vains et qu'ils ne pourront impérativement pas se réaliser : le temps des vaches maigres arrive , que Dieu nous préserve et les humbles fils de ce pays meurtri . C'est la Sagesse immense de Dieu qui fait que : " de ces gens qui auront commis l'injustice seront atteints par les mauvaises conséquences de leurs acquis et ils ne pourront s'opposer à la puissance [d'Allah]."

  5. Comme Ghozali, un jour, Sellal nous dira, lui aussi, que c'est un harki du système pris en otage par la lute de clans très menaçants desquels il ne pouvait s'affranchir. Il viendra verser l'encre de ses larmes dans la presse avec cet air d'un vieux épuisé, inutile car rejeté par le système qui l'a utilisé pour le seul intérêt des familles au pouvoir. Il nous dira qu'il avait les mains liées car épié en permanence par Said, le frère du président. Il nous révélera aussi que, contrairement à ce qui a été rapporté par la presse, Ouyahia n'a jamais digéré son rejet du post de premier ministre. Un Ouyahia qui passerait le restant de son temps à le saboter en activant ses puissants réseaux relationnels. Il nous dira que le président est innocent et que c'était comme un père pour les Algériens. Malheureusement, entouré de vautours, il ne pouvait rien faire, tout seul, pour sauver le pays de la prédation politico financière.

  6. Il ne pourra rien faire du tout mis a part de depenser les milliards dans des projets pour la plupart seront inutils directement pour les interets du peuple.il a ete nomme par la DRS et bokassa a signe sa nommination,les interets des clans sont preserves et abdelmalek sellal le Constantinois joue le jeu pour se faire un nom, un jour presidentielle et la farce continue.

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