La mère de Mohamed Bouazizi, ce vendeur ambulant dont l’immolation par le feu avait conduit à la chute du régime de l’ancien président tunisien Ben Ali, a été placée, hier, samedi sous mandat de dépôt à la suite d’une altercation avec un juge, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon le porte-parole du ministère de la Justice Mondhar Bedhiafi, Manoubia Bouazizi est accusée d’avoir agressé verbalement un juge du tribunal de première instance de Sidi Bouzid (centre-ouest), ville d’où est parti le soulèvement populaire qui a déclenché l’étincelle du « Printemps arabe« .
Elle a été incarcérée à la prison de cette ville en attendant d’être interrogée par le juge d’instruction en charge de l’affaire, a précisé M. Bedhiafi à l’Associated Press.
Mme Bouazizi, 60 ans, était en détention préventive depuis vendredi pour « atteinte aux bonnes moeurs et agression verbale violente contre un juge et un adjoint du procureur de la République du tribunal de Sidi Bouzid« , selon l’agence officielle TAP.
Joint par téléphone, son fils Salem a réfuté ces accusations, déplorant que l’incident ait été « amplifié« . « Ma mère ne savait même pas que la personne avec laquelle elle a eu une altercation verbale était un juge« . Ce dernier « était pressé et l’a poussée. Il y a eu un échange d’invectives qui peut arriver à n’importe qui, d’autant que ma mère qui est sous traitement médical rentrait de voyage et était fatiguée et sur ses nerfs« , a-t-il argué.
AP





La perte d´une vie est certes dramatique mais je pense que l´on a plus de victimes ici chez nous 50 ans durant qu´ici qu´en Palestine ou ailleurs.
En outre, pourquoi pleurer sur le sort de ces Tunisiens et assimilés ? Ce sont ont eux qui ont choisi leur sort: au début ils nous ont menti en disant qu´ils voulaient la liberté et la démocratie, une fois les régimes en place déchus, ils ont opté pour le contraire: l´islam. Que leur Allah soit avec eux. Amen.