Vérité sur l’assassinat de Boudiaf : un luxe difficile à obtenir ?

Après vingt ans, croire que l’assassin de l’historique a agi seul est une aberration d’esprit, pure et simple.

Après deux décennies, maintenir la thèse de l’acte isolé ayant emporté le novembriste, est un mensonge grossier  que nul algérien ne peut gober. N’est-il pas temps messieurs les décideurs d’élucider ce mystère à la veille de ce cinquantenaire de l’indépendance dont feu Mohamed Boudiaf, était un artisan incontestable ? Si Tayeb El watani était bel et bien victime d’un complot qui l’emporta aux environs de 11 heures 30 minutes un certain 29 juin 1992 à Annaba. Il fut assassiné en direct, dans les propres maisons algériennes, pace que la scène y pénétra honteusement à travers à la télévision qui reçut les ordres de transmettre les images de la consternation.

Le peuple doit savoir aujourd’hui et la justice doit être présentement rendue à la mémoire de ce grand homme, à sa famille, aux Algériens et à la démocratie. Car, tant que la vérité n’éclate pas, l’acte ignoble demeure une plaie béante qui ne pourra jamais disparaitre des pages noires de l’histoire nationale. L’humble homme était victime de son Algérie avant tout, de son devoir patriotique et de son désir de changement.

Effectivement le changement était possible avec ce patriote hors pair. N’a-t-il pas redonné espoir en 168 jours seulement de règne ? N’a-t-il pas réconcilié les Algériens avec eux-mêmes et avec leur histoire ?  Ne s’adressait-il pas, dans ses discours, dans un langage simple et compris par tous et toutes ? N’avait-il pas  commencé  à s’attaquer  à la corruption qui gangrène le régime ? N’avait –il pas été  intraitable avec les intégristes ?

L’homme d’Etat commençait alors à déranger parce qu’il voulait réhabiliter le peuple dans ses droits en l’invitant à rejoindre son rassemblement patriotique. Il était sincère, lui qui déclarait que les algériens se sont laisser faire et un peuple qui abandonne ses droit ne mérite qu’une dictature. Il était partant pour  mettre fin à la main mise des militaires sur le pouvoir, lui qui croyait dur comme fer, dans la primauté du politique sur le militaire. Il engageait ainsi un bras de fer avec les décideurs du MDN, lui qui ne voulait pas être la caution politique et civile de l’état major en refusant, en 1961, l’offre de Boumediene transmise par l’émissaire Bouteflika, actuel président de la république.

Mais les visées démocratiques du père de la révolution n’étaient pas du goût des forces ténébreuses. Fort de son caractère têtu, Tayeb Elwatani persistait et résistait : l’état de droit devrait naitre dans le pays. Il envisageait entre autre, le réexamen du dossier du général Belloucif, jugé pour corruption au temps de Chadli, le limogeage du chef du gouvernement Ghozali et son remplacement par le démocrate Sadi. Boudiaf savait que la rue algérienne demandait des comptes et réclamait encore justice pour les victimes d’octobre 88. La vérité et la justice sont souveraines et elles seules peuvent renforcer la confiance entre le Président du HCE et le peuple, pour venir au bout d’une caste militaire.

Mais hélas cette vérité et cette justice restent vingt ans après, un luxe que tout un peuple désire, en demeurant difficile à obtenir. Ceux qui détiennent la vérité ne veulent pas mourir justes en restaurant les faits exacts de l’histoire qui appartient à tout le peuple. Les généraux Larbi Belkheir, Mohamed Lamari et Smain Lamari ont rejoint l’au-delà en emportant des secrets les impliquant dans une crise de vérité persistante. Khaled Nezzar et Mohamed Touati, des généraux en retraite demeurent toujours interpellés mais s’entêtent à masquer la vérité en se prévalant d’un droit de réserve contestable. Quant au général Toufik, son statut de patron incontestable avec un pouvoir absolu, prémunit de toute déclaration renversante. Pourtant, ils ont fait tous partie de la nébuleuse galonnée aux commandes aux moments des faits et que le tribunal de l’histoire convoque pour l’énième fois. Ils doivent rendre justice à un Homme dont la grandeur est immortelle, le parcours est inoubliable et le sacrifice est précieux. N’est-il pas noble de mourir à 73 ans, en plein fonction et au service de l’Algérie. Cette Algérie avant tout qui réclame toujours la vérité : où elle va ? La question demeure posée tant que le mensonge s’éternise !

Zoubir Zerarga

7 commentaires

  1. Tayeb El Watani est mort. Assassiné ? Ça reste à prouver !!! Vous inventez des sornettes pour monter le Peuple. D'ailleurs si le Peuple, comme a dit DOK, a conclu à une fraude lors des législatives, il serait sorti dans la rue ! Pour Boudiaf c'est kifkif : s'il avait un seul doute sur le fait que ce n'est pas un cas isolé mais bien un assassinat, il remuerait ciel et terre pour capturer l'instigateur. Parce que même si nous admettions que c'est un acte isolé, la décision (suicidaire car c'était lui ou "nous") était comme un feu d'artifice : il y a d'abord le pétard (initiative personnelle) suivi de la gerbe d'étincelles (consentement collectif). Donc au départ il y avait ce pétard mouillé mais dans des affaires compromettantes et qui était le principal actionnaire avec une multitude de petits pétards mouillés aussi mais qui n'avaient pas autant d'ascendant que le "Chef". Les petits pétards pourraient au plus être condamnés, s'ils sont identifiés, pour non dénonciation de préparatifs d'assassinat. Le gros poisson lui, est un habitué, un expert en psychologie qui maitrise tous les paramètres d'une compromission, il suffit de consommer la tentation pour devenir fluorescent à toute enquête, d'où le rejet de ré-ouvrir l'enquête sur cet assassinat pour assister à l'effet boule de neige. Et ce ne seront pas des flocons qui seront emportés mais des "éléphants" ou dinosaures du système. Chaque chose en son temps, jamais la charrue avant les boeufs, et jamais une enquête sérieuse avant le changement.

  2. Tout à fait Guel dring tu as raison, alors on a plus qu'à changer notre comportement vis à vis des satanics qui nous nike par le fric le cric et la tric, si non on est tous pareille,il faut abolir à jamais cet adage malsaint qui dit "takhti rassi outfoute (elle m'évite et qu'elle passe),ça ne produit que des lâches à ciel ouvert, personne ne sera en securité nul part, Thomas Jefferson disait "Quand un peuple cède à sa liberté pour vivre en securité, il n'aura ni l'un ni l'autre" bande de khorotos à bon entendeur.

  3. c'est toujours les meilleurs qui partent et les merdeux qui restent

  4. Boumaârafi a été utilisé, décisionnellement par le quarteron militaro-politique (dont les éléments sont connus de tous) élargi des parrains du régime et opérationnellement par les services du DRS, sans qu'il le sache ou du moins le sache ouvertement.
    Ayant remarqué sans qu'il soit lui-même un véritable salafiste, son penchant et sa sympathie ( beaucoup plus comme celui du soulard ou de la prostituée voulant exhibant sa tawba, repentance religieuse) pour la cause des salafistes daia, il a été laissé boire leur venin surtout après la déportation de beaucoup d'entre ces daia suite au sulfureux décret d'internement des barbus salafistes dans des camps créés à l'occasion au sud, préparé par le quarteron militaro-politique et signé par boudiaf.
    Ce quarteron recevant acquiescement d'autres ténors du DRS et de l'Armée après avoir senti que le chef d'etat intronisé récemment ne peut-être malléable à merci, surtout après avoir commencé à sortir ses cartes sur 3 sujets qui fachent beaucoup les rentiers et les adepters des affaires interlopes :
    1. Lutte contre la grande corruption des pontes du régime et de leurs affidés
    2. Sa position sur le conflit du sahara occidental, et en corollaire le possible tarissement des voies et moyens d'enrichissement sans cause sur l'approvisionnement national et international des camps et du trafic de transit des stupéfiants via l'algérie vers l'Europe.On est en 1992 où seul 10à 15% de cette quantité de narcotiques était consommé localement, ce qui est l'inverse d'aujourd'hui où la quantité réexpédiée vers l'europe et autres déstinations n'avoisine plus que 40% à 42% ( statistiques très officielles et peu officieuses)
    3.La constitution d'un gouvernement abhorant l'islamisme politique mais promouvant un islam de culture, de foi individuelle et de pensée rationnelle.Un gouvernement devant être constitué de têtes nouvelles et rebelles au régime établi, avec comme plateforme de légitimié populaire la mise en branle d'un grand parti rassembleur, appelé RPR.
    Le parti du FLN devait s'anéantir pour que le FLN historique 1954-1962 puisse se reposer définitivement en paix au musée national.
    Ce boumaârafi a été alors approché pour conditionnement d'esprit par des gens se disant et jouant le rôle parfait de salafistes daia ultras ( en fait c'étaient soit des agents DRS attitrés, soit des salafistes retournés).
    Dans son esprit, ces gens pieux bienveillants, non seulement le régime et à sa tête boudiaf , ne les laisse pas tranquilles dans leur quête parmi la population de la DAAWA, mais il est allé trop loin dans la pratique de la hogra en les internant au sud comme hitler en a fait aux juifs durant la 2ème guerre mondiale, sans procès ni défense d'aucune sorte et sans qu'il y ait de délit pénal justifié et prouvé à leur encontre.
    Il ne restait aux services qu'à planter sans qu'il le sache, la scène la plus commode et son décor le plus attirant au passage à l'acte, pouvant lui faciliter le déclenchement de la mécanique messianique du sauveur des petites gens innocentes et de plus pieuses et à bienveillance morale et matérielle pour les bas-fonds de la société.
    Et la suite est connue de tous.
    Ce scenario d'utilisation par les "services spéciaux" d'une comparse qu'était boumaârafi dans la liquidation de boudiaf me paraît, vu les indices collectés par la suite du déroulement de l'opération d'assassinat et de la fuite du suspect vers un appartement familial pour se rendre à la policît le plus hautement vraisemblable.
    Il suffit de bien réfléchir à reconstituer le puzzle à partir de matériaux de l'enquête officielle complétés de témoignages officieux publiés.

  5. De qu'elle vérité vous parlez, bon sang de bon soir! il n'y a qu'une seule vérité,absolument une et unique !oui only one ,just one truth,et tout le monde la connait c'est la bande de généraux ronds,ce sont eux qui décident de la vie ou de la mort de l’algérien Lambda!mais c'est connu!ce n'est pas la peine de spéculer sur ce fait .Maintenant,ce qui reste à faire ,c'est comment faire payer cette bande de criminels!

  6. Le Président BOUDIAF à était assassiné par la mafia , la grande mafia : militaires:drs et les autres généraux dont certains sont morts , mais aussi la mafia nationale du fln de mes deux tous et toutes sont des criminels, et aussi les gros ventreches qui gravitent autour de la magne pétro-gazière . Pourquoi la charette et sa fraterie y compris la soeur et toute leurs clans sont toujours là ?. Le Président KENNEDY, à était assassiné par la mafia la vraie mafia polico-économique . Mais Notre Si Mohamed BOUDIAF, est assassiné par des voleurs qui ont uent peur de la Justice que voullez instaurer un vrai démocrate . Le sous lieutenant qu'il la assassiné , était protégé par des généraux et politicards fln ,et les futures milliardaires des années noires que le peuple à vécuent ?. Ya Ghatel Errouh Wine Trouh . Ils paieront tous un jour ou un autre , mais surtout Devant Le Jugement Dernier Devant notre Seigneur Créateur et Commandeur des Cieux ,des mers et des planétes ?. Le Président BOUDIAF RABI YARHOUM .

  7. pour votre information , le seul nom qui persiste dans ce domaine de meurtre et manipulation : NEZZAR …oui celui la !

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