Algérie : 50 ans après ! Conférence-débat à Lyon

Cette conférence est organisée par le Forum de Solidarité Euro-Méditerranéenne (FORSEM) avec le concours de l’UNEF.

Pour une histoire franco-algérienne. En finir avec les pressions officielles et les lobbies de mémoire est un livre paru, sous la direction de Frédéric Abécassis et Gilbert Meynier, aux Éditions la Découverte en mai 2008 et Inas (Alger) en novembre 2011.

L’histoire de l’Algérie coloniale suscite toujours des débats passionnés. La sanglante guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) explique cette passion que l’on ne retrouve pas pour les autres ex-colonies françaises : les mémoires blessées de ses acteurs – militaires français, pieds-noirs, harkis, combattants du FLN …- se bousculent encore dans un affrontement d’histoires souvent mythifiées, voire mystifiées, de part et d’autre de la Méditerranée. Comment en finir avec ce passé franco-algérien qui divise, comment construire en fin une histoire partagée pour affronter sereinement un présent où ses traces sont si prégnantes ?

Intervenants :

– Gilbert Meynier : Professeur émérite de l’Université Nancy II, spécialiste de l’histoire de l’Algérie.

– Daniel Rivet, Professeur émérite, université Paris 1, spécialiste du Maghreb colonial.

– Lahouari Addi, Professeur de sociologie politique à l’IEP de Lyon.

– Tahar Khalfoune, universitaire, juriste à Forum réfugiés.

– Frédéric Abecassis, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’ENS Lyon.

Mardi 3 avril à 19h00

Entrée libre

Mairie du 3e 215, rue Duguesclin (Lyon 3e) (Métro B Place Guichard, Tram T1 Palais de justice)

Contact : [email protected]

5 commentaires

  1. La colonisation française c'est 132 années. parmi les 132 années on focalise sur les 7 années de la guerre de libération, c'est un non sens. Et puis y a plus rien à construire entre l'Algérie et la France. Messieurs soyez honnêtes; cinquante années après, la France fait toujours la guerre à l'Algérie et aux algériens par tous les moyen et a toutes les occasions. Les pieds noirs (qui sont pas tous d'origine française) et les harkis (ne sont pas du tout d'origine française) ont choisi la France des droits de l'homme et de la démocratie comme leur patrie et bien tant mieux pour eux.l'Algérie n'est pas française. comment construire quoique soit avec des gens qui cherche la petite bête aux Algériens à chaque occasion. Dernier acte en date : Un jeune Français, né en France, Inscrit à l'état civil avec son prénom Mohamed en France, élevé en France, éduqué en France, scolarisé dans des écoles françaises en France, a bu et mangé du halal ou pas en France, faisait ses prières musulmanes en France, français comme tous les Français ayant des documents et un passeport français, a fréquenté les Mosquées en France; est devenu subitement Algérien, parce qu'il est accusé d'avoir tué 7 personnes dont trois enfants. comment peut on construire avec des gens aussi mal intentionnés. Messieurs les intellos faites des conférences sur autre chose.Par exemple Comment réchauffer les élections? du SI mais de Sarko.est ce que les Français invoque l'origine de Sarko pour justifier toutes les conneries qu'il fait subir aux français depuis qu'il est à l’Élysée?. Sarko ce comporte depuis Paris comme un tiers-mondiste.

  2. «Comment construire enfin une histoire partagée pour affronter sereinement un présent où ses traces sont si prégnantes?» Un tel dessein doit reposer sur trois conditions essentielles :
    1-Arrêter le mensonge, d’un côté comme de l’autre. Tous ces mensonges d’Etat qui ont transformé le drame Algéro-Français en fond de commerce et en tremplin pour la course au pouvoir.
    2-Avoir le même regard humain sur toutes les victimes du drame de la décolonisation. Il n’y pas de victime coupable d’un côté et de victime innocente de l’autre. Toutes les victimes civiles sont innocentes ! Que ça soit du côté algérien, du côté des pieds-noirs ou du côté des familles de harkis.
    3-Laisser l’histoire aux historiens ! Et cela ne peut se faire sans que les acteurs de ces horribles drames n’acceptent de s’écarter et de cesser de brandir régulièrement cette histoire de repentance dans le but unique de mieux s’agripper à un pouvoir illégitime.

    Les nouvelles générations ne sont pas concernées par la guerre. De ce fait, l’apaisement est possible si tant est que le système, côté Algérien, cesse de se comporter en état voyou, en versant dans des déclarations insensées telles que : « Le peuple algérien ne s’est pas battu pour son indépendance, on lui a offert son indépendance » formulée par Abdelaziz Bouteflika himself !
    Comment oser exiger la repentance de méfaits commis envers un peuple pour lequel on ne reconnaît aucune bravoure, alors qu’on annonce 1.5 million de pertes humaines entre 1954 et 1962 ? Faudra bien qu’un jour Monsieur Bouteflika nous explique ce dilemme ? Ou alors le peuple ne s’est pas battu, auquel cas il n’y aucune repentance à exiger de la part de la France, ou bien, ce qui est évidemment le cas, les algériens ont subi des massacres de masse, auquel cas la France devra, un jour ou l’autre faire preuve de sagesse et formuler des excuses directes au peuple algérien. Si elle venait à le faire pendant que Monsieur Boutéflika et son gang sont au pouvoir, cela serait un coup de couteau porté au dos de l’Algérie et une forfaiture de plus envers la mémoire des héros de la révolution!

    La repentance est une condition nécessaire à la construction de la méditerranée, mais cette repentance ne peut se faire tant que les vieux caciques du FLN sont encore au pouvoir, car ils ne se gêneraient nullement pour l’exhiber comme trophée d’une gloire volée et d’une valeur ajoutée à l’indépendance confisquée et ainsi continuer à asseoir une illégitimité qui n’a que trop duré. De plus, le jeune Français est beaucoup mieux formé aux valeurs de tolérance que ne l’est le jeune Algérien. Ce dernier étant formaté à des « khalaknakoum kheira oumatine » qui lui donnent l’illusion d’être au dessus des lois du monde. Ces règles universelles d’interactions qui sont sensées apaiser les relations entre tous les hommes de la planète sont totalement méconnues de l’Algérien ayant traversé le cycle scolaire, dit de Benbouzid.

    A la fin des années 1980, nous avions reçu un jeune thésard français, à Alger. Au début de son séjour, il avait beaucoup de mal à cacher quelques sentiments d’appréhensions, voire de peur, de se retrouver ainsi dans un pays ennemi que la France de ses parents avait combattu. La délicatesse des collègues ont vite fait de dissiper ses craintes, au point où, lors d’un dîner, il n’avait pas hésité à nous confier « je suis surpris d’être aussi bien accueilli par ceux qui ont toutes les raisons du monde de me haïr après tout ce qui s’est passé entre l’Algérie et la France ! » Il comprenait d’autant moins que ses parents en voulaient toujours à L’Allemagne nazie. Un collègue évacua ces ambiguïtés par un jeu de questions-réponses sublime : –Pourquoi, tu as fait la guerre Pascal ? –Ben non, je n’étais même pas né à la fin de la guerre ! –Tu n’es donc pas concerné par la haine Cher ami !

    Peut-on imaginer, au jour d’aujourd’hui, de tels échanges entre de jeunes Algériens et de jeunes Français ? La réponse est non, car du côté algérien, le matraquage de ressentiment s’est amplifié au cours des dernières décennies, essentiellement à cause d’un message religieux qui formate les enfants à une agressivité sans borgnes envers tout ce qui n’est pas musulman, avec un facteur d’amplification exponentiel concernant la France.

    Pour autant, du côté français, les choses ne sont pas roses non plus. A force d’avoir marginalisé, ghettoïsé, ignoré; méprisé, pourchassé pour délit de faciès des générations de populations maghrébines, elle porte l’entière responsabilité des dérives qui se font sur son sol, même celles qui ont lieu en ce moment (affaire Merah, notamment).

    Pour ces raisons, la construction d’une méditerranée fraternelle est tributaire d’un chantier unique, celui de l’éducation. Ce dernier est, nous le savons tous, totalement sinistré en Algérie mais, qu’on ne s’y méprenne pas, bien vacillant en France aussi.
    Pourquoi ne pas former des commissions de spécialistes pour homogénéiser les programmes des deux côtés de la rive tout en respectant évidemment les spécificités raciales, sociales et historiques de chaque peuple ? Le français, ce patrimoine de guerre attire des pays lointains comme l’inde (par centaines de milliers, semble–t-il) a été totalement anéanti par les tenants d’un arabo-islamisme aveugle. N’est-il pas temps, pour l’Algérie, de changer de cap et de remplacer tous ces éléments contre productifs d’aliénation par des normes de savoir universelles ?
    Est-ce vraiment si utopique que cela d’enclencher une dynamique de rapprochement en tournant délicatement ces pages noircies d’horreur par les générations du passé ?

    Mais évidemment, de tels projets supposent un bilan et une self-analyse objective et sereine de tout un chacun, notamment la mise au placard de cette notion insensée de régression féconde que Monsieur Adi el houari nous présente comme le passage obligé que l’Algérie se doit de traverser avant de percevoir la lumière du monde. Non Monsieur Addi, un peuple précipité dans les méandres mystiques est irrécupérable pour l’humanité! Vous le savez bien !
    Dans le cas de l’Algérie, malheureusement, tout semble indiquer qu’il est déjà trop tard, tant le pays semble baigner dans une régression inféconde, irreversible!
    Souhaitons néanmoins qu’à l’issue de ce cycle de conférences le sentiment d’apaisement l’emporte sur celui de l’esprit revanchard. Cela constituerait déjà un petit pas de fait sur le chemin de réconciliation entre l’Algérie et la France, mais quand on voit que l'islamiste Belkhadem fait partie des conférenciers, il y a de quoi se laisser envahir par toutes sortes de doutes et de suspicions !

  3. moi si on me donnait un visa français j'irai fissa en France. Faut pas déconner avec nos Hiza Karama Thaoubat et tout ce baratin. Ces politicards FLN islamistes vont finir leur vie au coté des harkis contents d'avoir dépouiller le bled de toutes ses richesses . Ceux qui peuvent demander des comptes c'est les vrais martyrs qui sont sous terre. Franchement j'en connais autour de moi pas un seul qui refusera la nationalité de De Gaule. Toute cette repentance c'est du bidon c'est pour nous les idiots les va-t-en -guerre pour n'importe quel blabla de khorroto

  4. En fin! des noms d'historiens et de sociologues qui forcent l'admiration et le respect par leur analyse objective, ne pliant à aucune orientation partisane qui a caractérisé outrageusement les activités commémoratives du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie organisées en france et qui semblent rendre un hommage exclusif aux nostalgériques,car j'ai fini par croire que l'histoire franco -algérienne est privatisée et cédées aux fantasmes de Benjamin Stora et quelques pantins algériens en mission commandée par Bouteflika et qui mangent tous à tous les râteliers, selon les saisons.
    Bonne continuation

  5. Très respectable celui de la théorie de la régression féconde.haou ar yu. Après le 10 mai 2012 les algériens vont subir les effets de la régression féconde, pendant que houari fera des conférences sur la fécondité de féodalité, en attendant que les poules mettent bas (des fœtus).

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