C’est une surenchère politique !

Atika yenamare : M. Rachedi, un peu de rigueur scientifique svp, vous êtes universitaire et vous ne pouvez ignorer qu’un écrit sans sources reconnues est à considérer comme étant des affirmations n’engageant que leur auteur et que certains n’hésiteront pas de qualifier de pure spéculation. Quand vous dites « M. Temmar a sans doute raison.. » vous faites une hypothèse et tout ce qui suit en est fonction. J’aurai aimé savoir sur quoi vous basez vous pour faire une telle hypothèse. Sur les dires d’un ministre algérien ? On a entendu des vertes et pas mûres depuis qu’ils ont confisqué notre indépendance!! Vous affirmez que la flambée des prix du pétrole a été « compensée » par la dévalorisation du dollar et que l’on se retrouve au mm niveau que celui des années 80 ??? Quelles sont vos sources ? A mon avis, vos calculs sont inexacts et n’importe quel étudiant de 3ème année vous démontrera que la baisse du dollar est minime par rapport à ce que les ventes d’hydrocarbures ont rapporté aux pays producteurs. D’ailleurs j’ai lu dernièrement dans les quotidiens nationaux que nos réserves de change s’élevait à 140 milliards de dollars dont 80 étaient dans des banques américaines et c’est le ministre des finances qui le disait. Alors, lequel des ministres doit on croire ? De plus, vous dites que le régime a dépensé toute la manne pétrolière dans des projets d’infrastructures et des importations d’aliments. Mais où sont ces projets et ces importations qui auraient autant coûtés? M. le Ministre Ali-Rachedi, je vous apporte la contradiction pour d’une part enrichir le débat et d’autre part , pour que la critique de ce régime pourri soit d’une rigueur à toute épreuve. Par ailleurs, vous demandez seulement qu’ils démissionnent avant la faillite. Tout algérien, convaincu comme vous semblez l’être que la manne pétrolière a disparu, demanderait des explications et des comptes si ce n’est plus !! Pour ma part, je ne pense pas que tout cet argent engrangé par l’Algérie ait été dépensé ou même engagé dans des dépenses quelconques. Je crois plutôt qu’il s’agit là d’une surenchère du clan présidentiel dont le but reste et demeure le 3ème mandat.

8 commentaires

  1. Un commentaire de blog n’est pas une publication scientifique ! Toutefois, les données que j’ai fournies sont parfaitement vérifiables. Elles proviennent de revues spécialisées telles La Tribune, l’Expansion, … Je pourrais vous fournir les sources concernant le comparatif des prix du baril en dollars courants et en dollars constants, si c’est votre souhait, mais vous pourrez trouver tout ça vous-même, sur Internet. Les faits sont bien établis.
    Mais ce qu’il est impossible de prévoir, c’est l’évolution des prix du pétrole dans l’avenir. On estime généralement que le prix actuel est trop élevé (d’au moins un tiers) par rapport à l’état de l’offre et de la demande. Une partie du prix est due à des causes géopolitiques (guerre en Irak, tensions avec l’Iran, situation au Nigeria) et une autre aux fonds spéculatifs qui interviennent sur le marché par des achats massifs et augmentent artificiellement le prix. La demande de pétrole est traditionnellement soutenue par le marché américain et depuis quelques années par les marchés asiatiques (Chine, Inde…) dont la croissance est très forte. Or tous les experts prédisent que l’économie américaine, déjà frappée par la crise des subprimes, va connaître une stagnation en 2008, voire carrément une récession. Forcément donc, la demande de pétrole du premier consommateur mondial va baisser et les prix vont s’infléchir. Evidemment, aucun expert ne peut dire avec précision l’ampleur de la baisse, ni même si cette baisse se produira avec certitude. Mais tout indique que c’est le scénario le plus probable.
    En Algérie, tout le monde sait que c’est la fiscalité pétrolière qui constitue l’essentiel des recettes du trésor. Si la loi des finances est votée avec un prix de référence de 19 dollars le baril, ce n’est qu’au prix d’un déficit très lourd. En réalité, le budget n’est équilibré qu’avec un prix du baril, beaucoup plus élevé. M. Temmar sait calculer et s’il dit que si le prix du baril tombe à 60 dollars ou moins les projets ne sont pas financés, il n’y a pas de raison de ne pas le croire, surtout qu’il nous précise que les disponibilités du fonds de régulation des recettes sont déjà totalement engagées.
    Il n’y a aucune surenchère politique de ma part. Mon argumentaire se fonde sur des faits bien établis.

  2. Quelle idée biscornue que de faire oppposer des références scientifiques à des balivernes. Ces gens là "Cercle Restreint de Coquins" (CRC) n’ont aucune emprise sur la réalité du haut de leur bulle, ils n’ont qu’une mission continuer à profiter et faire profiter le CRC du pouvoir. 140 milliard, 189 milliard, 2000 milliars, tout le monde est réduit à compter. La vérité est ailleurs messieurs et mesdames. On veut restreindre le débat autour de la manne. Faire un débat comptable ce n’est pas ça dont a besoin l’algérie. Ce dont on besoin c’est d’analyser la capacité de resistance, de réincarnation, de mutation, d’adaptation, de pérénisation, d’autogénération du système maffieux qui nous gouverne. Ce système est il arabo-islamique comme le clamme certains ? non à mon avis (plus on s’approche du pouvoir réel, le ratio de consomateurs de Whisky et bonne chair augmente) Est-ce un système nationaliste ? la réponse est évidente. Est-ce un système a subsrat militaro-policier ? quelle est sa génèse ? l’OS ?, le PPA ? les Deys d’Alger? (14 sont morts sont assassinées)? les franc-maçons ou les maçons tout court

    Alors, les dollars (volatiles) ne sont qu’un levier (loin d’être le plus important) du développement. C’est l’homio-Algerianus qui est le problème.

  3. LES MENSONGES DE TEMMAR
    Une communication de l’excellent Smail Goumeziane (ancien ministre du commerce) parue dans El Watan du 17 novembre 2007 et intitulée Aisance financière de l’Algérie : Mythes et réalités est beaucoup plus instructive que les rodomontades de Mr Temmar. Dans cette contribution, il est clairement démontré que les réserves de change de l’Algérie sont de plus de 90 milliards de dollars US, représentant plus qu’une année de PIB ou l’’équivalent de 4 années d’importations. (source http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=80713). Nous savons depuis qu’elles ont dépassé les 100 milliards de dollars dont 42 milliards (un peu plus maintenant) sont déposés dans un fonds de régulation des recettes. On parle bien de réserves, c’est à dire de l’argent dormant et non d’engagements financiers pour supporter le plan de relance de sa majesté Bouteflika.
    Ce bas de laine est majoritairement placé dans les obligations monétaires américaines donc en monnaie fiduciaire et ne court à priori aucun risque si ce n’est la moralité du placement en tant que tel qui consiste à financer en partie l’effort de guerre américain. Si l’on se fie aux dires de Mme Mentouri (http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/26/7443813), ces placements sont assez diversifiés. Ils se font également en Euro, en Livres sterling et en Yen japonais.
    Côté dépréciation des réserves en raison de la baisse de l’Euro, le ministre Temmar induit le peuple en erreur quand il transforme la totalité des dépôts en Euro assumant qu’ils sont tous en dollars américains contrairement à ce que dit Mme Mentouri. De plus, les obligations sont à termes et rien ne dit que le dollar restera à ce niveau pour les prochaines années. Il peut reprendre de la vigueur car les cycles économiques sont souvent régionaux. Autre incongruité de Temmar, advenant que les dépôts arrivent à termes alors que le dollar est toujours bas, rien n’oblige l’Algérie à les convertir en Euro. La seule partie qui sera exposée à une fluctuation défavorable du dollar, c’est au plus l’équivalent d’une année d’importations et encore faut-il que les prix du pétrole chutent plus bas que les 19 dollars qui servent de seuil à partir duquel le budget de l’État est bâti. Avouons qu’il faut plusieurs facteurs négatifs convergents pour qu’on aille puiser dans ces réserves. Admettons maintenant que ces catastrophes nous tombent sur la tête en même temps. Une année d’importations représente environ 26 milliards $US de selon les informations disponibles sur le site du ministère du Commerce extérieur (19, 8 milliards de dollars pour les 9 premiers mois de l’année 2007) (source http://www.promex.dz/content.php?artID=1061&op=57). La part des importations relevant de la zone euro représente 8, 1 milliards$. Le reste des importations provient de la zone dollar qui est par définition insensible aux fluctuations du dollar, à la hausse comme à la baisse. Ces 8.1 milliards de dollars d’importations à partir de la zone euro valent en réalité 5.4 milliards d’Euros. L’impact de la dévaluation du dollar (1 Euro =1.49 $US alors qu’il devrait se situer aux alentours de 1 euro pour 1.25$US son cours normal) engendre donc une surprime de 1, 30 milliards de dollars que paye l’Algérie de trop pour un dollar dévalué. Cette surprime vient affecter nos réserves dans une proportion d’environ 1.5% alors que les prix du pétrole ont presque doublé en 2 ans. Ce que dit le ministre des participations est de la pure foutaise. De deux choses l’une, ou il ne connait rien du tout à l’économie même s’il a fait une grande université (il y a des gens qui sont bardés de diplômes mais insignifiants au niveau du contenu) ou il se fout royalement du peuple. Et s’il se fout royalement du peuple c’est qu’il considère que nous sommes tous des nuls. Peut-être que la réponse est un peu plus compliquée et qu’il est à la fois incompétent et qu’il se moque de nous, ce qui serait le comble! Peut être qu’en plus de tout cela, il voudrait-lancer un message subliminal à la centrale syndicale pour lui dire de modérer ses attentes au niveau des négociations salariales sur la fonction publique qui semblent marquer le pas.
    Toujours est-il que ce ministre, à l’instar de ses autres collègues du gouvernement, ne semble pas conscient de la gravité de ses propos car il peut mettre le feu aux poudres et embraser un pays qui est déjà à fleur de peau et qui n’attend que l’étincelle pour entrer dans une dissidence plutôt iconoclaste. Il y a des blagues que l’on fait quand on est simple internaute (j’en fais également) mais quand on est ministre de la république, on doit être un peu plus sérieux surtout quand on s’adresse à la communauté universitaire.
    PS: Madame Atika Yenamar a raison

  4. bonjour, moi je dirai pour les dires de mr temmar.que meme notre humoriste fellag ne pourra pas faire mieux. si ses propos sont vrais ca ne peut refleter qu ‘une inconscience politique de mr hamid.
    a bientot.

  5. mais non, ne vous affollez pas! temmar s’est tout simplement mal exprimé!!!!! ce qu’il voulait dire c’est tout le fric ( budget de l’état et reserve de change)est déjkà affecté aux grands travaux d’infrastructure etc… donc il ne reste pour le moment AUCUN SOU à affecter ailleurs.
    exemple pour ceux qui ne comprennent pas, un père de famille encaisse sa pâie, 10.000, 00 dinars. il rentre à la maison tout en faisant son calcul. sonelgez 2000DA telephone 1000DA loyer 3000 DA semoule 2000 DA huile et cie 1000 DA transport, cigarette etc … 1000 DA total 10.000 DA. arrivé à la maison sa femme lui demande de lui acheter une robe, ; il lui répond JE N’AI PLUS D’ARGENT ( malgré que dans sa poche il y a 10.000 DA) voilà l’histoire.

  6. Souvenez vous du coup fiat par Zahia benarous il y a qlq années sur la fin du pétrole à hassi messaoud; c’était une douche froide pour les algériens, et bien le coup de Temmar est vrai !quand on depense sans compter il faut bien que ça finisse, non !?
    et on ose demander un 3° mandat ! toz et re toz !

  7. M TEMMAR est t’il le gouverneur de la banque D’ALGERIE; il propose ces projets et demande au ministre des finances, des dollars ou des dinars je ne sais pas. Mais je pense qu’il a avancer un leurre par rapport aux réserves de change algérien, préparer le peuple a plus de rigueur "ZEYAR CEINTURA" un peu plus.

    Pour ce qui de l’analyse scientifique ou plutot analyse financiére, je ne pense pas a part les généraux ceux qui détiennnent le vrai pouvoir pour le autres ce n’est que des analyses superficielles.

    D’abord, à mon avis l’algérie, combien de recettes engrange t’elle de la manne pétroliére et gaz.

    Personne ne peut le dire, à ARZEW, on a même pas de débitmétres pour savoir les quantités mises dans les méthaniers ni les stocks dans les cuves de stockage alors que dire des quantités vendues.

    Autre chose on peut dire que l’algérie a engagé tout l’argent dans des projets et juste des supositions par rapport aux differentes visites des chefs d’etat l’argent engagé dans des projets tel que, 20 M$ dans la pétrochimie, 20 M$ dans le rail ça juste pour les français, soutien pour un troisiéme mandat oblige.

    12 M$ autoraute est ouest et les autres milliards de dollars mosquée entre 3 – 5 M$ etc…

    Effectivement tout l’argent est engagé mais est ce que tout cet argent vraiment est réalisé en projet. je m’en doute puisque avec 100 M$ on arrive pas à crée 1000 CDI (contrat à durée inéterminée) ou des emplois stables pour les algériens.

    On a recours à des emplois à 35 $ par mois pour nos jeunes pour justement leurrer de la réalité du travail en algerie.

    Ces megaprojets ne crée pas forcement de la richesse pour notre pays mais une assurance pour les pays voisin sur le plan énergetique et avons nous besoin d’une autoraute juste pour cicrculer rapidement en parraléle on ne produit presque rien du tout.

    le cas de la pomme de terre est un exemple.

    Effectivement le minsitre a raison et a tord en même temps puisque il sait que ces projets n’apportent pas de valeur ajoutée pour le pays, il est temps de changer l’orientation des projets et la stratégie économique en générale.

    Troisiéme mandat ou quatriéme, la réalité est là, la pauvreté les harragas, les suicides, le terrorisme entretenu et n’oublions pas le lait en SACHET.

    Cordialement

    Dahmane from Brussels

  8. En complément à mon précédent commentaire, je vous livre un extrait d’une interview accordée au Quotidien d’Oran du 5.01.08 par M. Nicholas Sarkis, directeur de la revue Pétrole et Gaz arabes et expert reconnu dans le domaine :
    "Le Quotidien d’Oran: Pour la première fois depuis la création du New York Mercantile Exchange en 1983, le baril du pétrole, le light sweet crude, a dépassé jeudi le seuil symbolique et historique de 100 dollars. Peut-on connaître votre analyse de la situation ?
    Nicolas Sarkis: Le quadruplement des prix du pétrole depuis 2003 s’est fait par paliers. Chaque poussée a été suivie d’un recul plus ou moins important avant une nouvelle avancée vers un palier plus élevé. Le niveau de 100 dollars le baril est un nouveau palier qui retient d’autant plus l’attention qu’il s’agit du chiffre emblématique 100 et d’un record historique pour la valeur nominale des prix du pétrole. Mais, en termes de valeur réelle et de pouvoir d’achat, compte tenu de l’inflation et des variations des parités monétaires, il faudrait passer à près de 110-115 dollars d’aujourd’hui pour retrouver le record historique en valeur réelle atteint au début des années 80.
    Le Q.O.: Des observateurs s’attendent à ce que le prix de l’or noir reste à ces niveaux très élevés en 2008. Partagez-vous cet avis ?
    Nicolas Sarkis: Pour l’avenir plus ou moins prévisible, il est certain que les prix du pétrole continueront à enregistrer une grande volatilité. Il est par ailleurs très probable qu’ils poursuivent leur spirale à la hausse. Mais il ne faut pas pour autant exclure une rechute à 80 dollars ou moins. Cela dépendra surtout de la demande, des taux de croissance économique et des facteurs géopolitiques."
    On peut donc en déduire que l’Algérie n’est pas plus riche aujourd’hui qu’elle ne l’était au début des années 80 (puisque le prix de 110 dollars n’est pas encore atteint). Par ailleurs, M. Nicholas Sarkis n’exclut pas que le baril descende à 80 dollars ou moins.

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