Les clients du pouvoir poursuivent leur ballet de réceptions. Dans le lot des obligés, certains ont bien sûr la langue acerbe et un passé révolutionnaire. Ainsi, la commission de consultation a reçu dimanche la vice-présidente du Sénat, Zohra Drif-Bitat et néanmoins une des figures des réseaux de fidayins à Alger. A l’issue de cette rencontre, l’invitée a avancé un certain nombre de propositions de sortie de crise.
Le constat de cette sénatrice désignée sur le quota du président de la République est accablant : « C’est la crise de tout le système mis en place, depuis l’indépendance. On ne peut plus gouverner l’Algérie et les Algériens comme on le faisait, il y a 10 ans, 20 ans et 50 ans. Messieurs, le monde a changé et continue de changer. L’Algérie a changé et continue de changer. Le système politique doit donc changer ». A ce titre, Zohra Bitat appelle à la dissolution du parlement, à une élection d’une Assemblée constituante avant le 1er novembre 2011, la mise en place d’un gouvernement de transition et l’organisation d’élections anticipées d’un Parlement sur la base de la nouvelle Constitution devrait intervenir avant fin janvier 2012. Pour cette ancienne moudjahida, des réformes « totales et radicales du système politique sont nécessaires ».
Selon la sénatrice ce système est incapable « ni d’absorber les problèmes, ni de les régler, ni d’offrir un espace de dialogue, de concertation et de règlement de ces problèmes et encore moins, de les prévenir et les anticiper ». Cependant, rien de bien nouveau sous le ciel algérien. Toutes les propositions ont été déjà avancées par les principaux partis de l’opposition qui refusent par ailleurs de cautionner la démarche de cette commission mise en place par le président. Quelque part, la position de cette sénatrice est difficile à tenir. Sinon comment accepter d’être désignée par ce même président qui avait violé la Constitution en 2008, mené le pays à l’impasse qu’on vit aujourd’hui et, en même temps, pilonner le système ? On ne peut être et avoir été.
Enfin, l’Instance de consultations sur les réformes politiques a également reçu dans l’après-midi une délégation de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), conduite par son secrétaire général, M. Tayeb Houari, représentant la société civile. Aujourd’hui c’es Hocine Zehouane, qui est invité à rencontre le trio de l’instance de consultations.
Y. K.





Le système expirent les problèmes, il est à l'origine des problemes des Algériens. La raison d'être de ce systeme est de créer des problèmes pour empêcher que l'Algérie ne devienne un pays normal avec des citoyens normaux. Ce système a été mis en place par la France et est protégé par la France. Les dirigeants algériens sont des inféodés et des soumis à leurs mère-patrie la France qui leur a fait don de l'Algérie pour en disposer à leurs guise.
Boudiaf a été exécuté parce qu'il voulait la vraie Algérie. Zeroual a été evincé parce qu'il voulait la vraie Algérie. Boutef, Kafi, Chadli, Boumédiene, Ben Bella ont agi dans le sens voulu par la France et ils n'ont jamais étés -et ne seront- jamais inquiétés. Boumédiene c'est son désir de rester président qui l'a perdu. Il aurait dû laisser la place à qui de droit en 1976. Sinon les agissements de toutes ses personnes étaient destructeurs pour l'Algérie et le sont toujours.
A mon sens, le problème n'est pas tant dans le statut de sénatrice désignée de Madame Bitat. Pour cette catégorie de sénat(eurs-trices), les Algériens connaissent au moins le mode de désignation. Ce n'est pas le cas des autres, euh… humm… élus. A Mme Bitat, Nous devons reconnaitre cela "ces réformes ne doivent être dictées que par les seuls intérêts de l’Algérie et son peuple souverain et non par une quelconque force étrangère» paru dans l'édition d'aujourd'hui d'un autre jounal-en-ligne. Contrairement à l'auteur de cet article, je relève la moitié pleine du verre : les propositions émanant des partis de l'opposition sont maintenant reprises par des cercles de décision. Un bémol néanmoins, Mme Bitat ne s'est pas aventurée sur le thème chaud de : qui va conduire la période de transition ?
Bof, qu'elle retourne à son tiers présidentiel, qu'elle jouisse des privilèges accordés, mais de grâce, faites-vous oublier.
Profiter du système et le fustiger en même temps, cela n'a aucun sens.
Madame Z.Drif avec tout le respect qu'on vous doit eu égard a votre passé de résistante, vous réagissez bien tardivement, l'Algérie pour laquelle vous vous êtes battue est tombée très bas. Lors de votre désignation au tiers présidentiel, il fallait refuser pour marquer votre différence avec le régime.
Un pouvoir illégitime, installé au Maroc et en Tunisie pendant que les vrais révolutionnaires se faisaient triés par l'armée française et qui a destitué le GPRA, composé d''authentiques nationalistes de la première heure; et après un demi-siècle de règne despotique, de destruction tous azimut, d'assassinats des meilleurs fils de l’Algérie ; d'intellectuels, ayant appliqué la politique de la terre brûlée, fait exiler la crème du pays, installé une guerre civile pendant une dizaine d'années; ayant généralisé la corruption qui est devenu un mode de gouvernance, ayant transformé l'école en centre de formation de charlatans, dilapider les richesses du pays et qui ont hypothéqué l'avenir des futurs générations veulent encore nous jouer un tour de passe passe pour se maintenir au pouvoir!
Réveillez-vous! Faisons notre révolution.
Le pouvoir discute avec lui-même.