El-Mokrani, Boudiaf, Bouakouir, MALG…Il ne faut pas écrire n’importe quoi ! (3)

L’opinion de Alif commence à susciter des réactions. En voici la plus marquante (en 3 parties)

Dans une autre Diatribe contre les caïds en apparence, il s’attaque directement à El Mokrani en s’accrochant à la statue de l’émir Abdelkader, il y a aussi à dire et à redire en bien et en mal comme tous les personnages historiques, et même s’il vaut mieux que les cloportes qui l’utilisent comme feuille de vigne pour leurs lâchages contemporains, il n’est pas le Superman qu’ils ont fabriqué de toutes pièces et parfois contre les idées même du personnage qui aurait désavoué leur rhétorique fumeuse.

El Hadj Mohammed El Mokrani, n’est pas un cloporte promu par la France, mais le descendant de Abdelaziz Amokrane roi des Kabyles des Bibans et que les turcs n’ont jamais vaincus, ni lui ni ses descendants depuis 1520 date de leur implantation en Algérie. Le Roi lui-même qui signait des traités de non belligérance avec les turcs, dont des copies sont à la portée du public, est descendant direct des Hammadides de Bejaia et des Zirides de Médéa, Bologne le fondateur d’Alger est son ancêtre. Quand l’émir Abdelkader a signé le traité de la Tafna, pour s’occuper de structurer son état et de réduire les tribus réfractaires de l’Oranie, Bugeaud et Clauzel ont en profité pour attaquer Constantine et les béni Abbes qui vaincus militairement ont gardé les égards dus à une famille de sans royal, et l’occupant fin stratège n’humilie jamais les gens respectés chez eux afin d’éviter de futurs soulèvements, elle n’installe des va nu pieds que là où elle ne craint pas la réaction des gens. Ce n’est pas comme dans les films de série B syriens.

En 1847 à la reddition de l’Émir, El Mokrani avait à peine 17 ans, et quand il déclencha l’insurrection de 1871, il avait 40 ans et avait hypothéqué les terres de ses ancêtres pour distribuer des vivres aux populations sous sa souveraineté soit la région de la Medjana, il n’avait pas attaqué la moindre tribu pour la piller ou lui faire payer l’impôt comme d’autres l’on fait.

Il a pris Bordj Bou Arreridj en une seule attaque, ce que personne n’avait jamais fait avant, et le cheikh El Haddad de la Rahmania fondée par sidi M’hammed Boucherie avait levé toutes les régions relevant de sa confrérie soit de Khemis el Khechna à Touggourt dans une insurrection qui n’a été vaincue que 18 mois plus tard par alignement de plus de 120.000 hommes arrivés de métropole soit l’équivalent de 10 pour cent de toute la population de l’est Algérien de l’époque femmes, enfants et vieillards inclus.

Il est mort au combat à côté d’Ain Bessem au mois de mars 1872, dans la bataille d’Oued Soufflat. Il ne s’est pas rendu ni négocié quoi que ce soit ce Bachagha comme le dit ce monsieur le neveu de l’Ami de Ali la Pointe. Toute sa famille a été soit exécutée ou déportée en nouvelle Calédonie, et les rescapés sont partis en Syrie et en Palestine ou ils vivent toujours et parlent toujours Kabyle et un des leurs était ministre de la défense syrien et inventeur des dénominations de grades en Arabe.

Ceci pour El Mokrani.

Pour tous les autres je dis que c’est regrettable que le niveau de débat descende à de telles extrémités ou la méconnaissance de l’histoire et le pari pris haineux sont exprimés avec une telle désinvolture à l’encontre de ce que ce pays compte de mieux et qu’il ne reproduira peut être plus vu l’état ou il est arrivé, grâce aux alchimies des uns et aux bêtises des autres. Je ne défends pas les caïds et autres Bachaghas qui ont choisi leur camp, mais les hommes qui ont libéré ou essayé de libéré ce pays à un moment tragique de son histoire quelque soient leurs ancêtres ou les titres qu’ils avaient, contre des critiques subjectives qui viennent d’une partie qui n’a aucun sens ni des réalités ni du bon gout.

Étant de la même commune que Monsieur Bouakouir, et en raisonnant comme ce monsieur j’aurais dû mordre tout ce qui le touche par solidarité de Houma ou de clan, et mon grand-père dont j’ai hérité du prénom a liquidé un Mokhazni du caïd des Ait Yahia à bout portant en 1934, ce qui lui a couté un long séjour en Prison pour avoir défendu ses terres contre un caïd vorace, et les martyrs dans la famille sont au nombre de Huit, sans compter les survivants handicapés et malades dont mon père et ma mère, et la maison totalement rasée car infirmerie et refuge de L’ALN en 1957.

Je ne considère pas pour autant avoir le droit ni le culot de les mettre en avant pour attaquer ceux sans l’initiative et la capacité politique desquels ils n’auraient jamais eu l’honneur de se sacrifier pour que leur enfants puissent écrire aujourd’hui.

C’est pour cela qu’il ne faut pas écrire n’importe quoi, à moins que le fruit ne soit pas tombé très loin de l’arbre.

Ferhat Aït Ali

FIN

29 commentaires

  1. Tout es dit!!!
    Claire net et précis.
    Le président Boudiaf est et restera le seul président digne et le père fondateur de 1954. Krim, Abane, Larbi sont et resteront nos héros, El Mookrani leur illustre ainé.
    Quant à Abdelkader, c’est un guerrier qui a succombé à la facilité de trahir son peuple en devenant l’ami de l’ennemi.

  2. si l´emir abd elkader est un traitre, pq donc il a éte en prison lui et ses compagnons pendant 7 ans jusqu´en 1857, et 25 de ses proches mort en prison?.je veux une reponse claire, pas d´insulte stp

  3. Merci Ferhat pour cet exercice mathématique et hagiographique..ceci dit cher azzkiw, si on commence par attaquer ou souiller la memoire de l’Emir Abdelkader, cela veut dire que tu n’as encore rien compris.

  4. "Toute sa famille a été soit exécutée ou déportée en nouvelle Calédonie, et les rescapés sont partis en Syrie et en Palestine ou ils vivent toujours et parlent toujours Kabyle et un des leurs était ministre de la défense syrien et inventeur des dénominations de grades en Arabe. "

    Il y a aussi des rescapés qui se sont disperser en Algérie et ne parle plus kabyle.

    Il y avait même un descendent d’El Mokrani qui avait le grade de Général dans l’ANP.

  5. Votre contribution est foudroyante Monsieur Ferhat! Vous avez bien fait de lui rappeler qu’Ali La Pointe, avant d’être récupérer par le FLN en prison et mourir en Héros, était même un proxénète. Donc, si l’on suit la logique de la conception tribale de la révolution du sieur Alif, l’on déduira que les membres de sa famille étaient aussi les voyous de la Houma. C’est triste comme certains ne se rendent même pas compte de leurs propos qui les trahissent pitoyablement dans leurs ascendances et lignée de traîtres. Encore merci M. Ferhat.

  6. "La politique, dans un pays pourtant riche de ses hommes, de son passé et de ses ressources, allait vivre d’emprunts faits à des idéologies aberrantes, à de pâles mimétismes doctrinaux, à d’affligeants simulacres culturels, à de piètres audaces qui n’étaient pas des changements et n’atteignaient aucun but digne d’un peuple tourné vers l’avenir. On prenait alors le sens inverse, et on commence à se poser, frauduleusement et à contretemps de la vie active, le problème de l’historicité. L’historicité statique des survivants prévalait contre l’historicité dynamique des combattants qui furent, sur le terrain, les pionniers de la Révolution et les artisans de la victoire. Le rappel résume l’imposture inouïe, incroyable pour tout esprit sensé, qui depuis des années caractérise la période actuelle… Stade suprême du pourrissement et de l’anti-nation… pour agir contre l’histoire de la Révolution tout en se réclamant… Après l’été 1962 le mouvement de non-retour de la volonté collective de changement et de remise en question du gâchis colonial avait fait place à son contraire, comme l’arabisme idéologique du Baâth allait pervertir la simple et fonctionnelle arabité scolaire, la religiosité tactique avoir raison de la foi religieuse des ancêtres, pour aboutir à une véritable substitution totalitaire de l’identité berbéro-arabe de l’Algérie et de sa vocation ancienne de progrès, de tolèrance et de liberté. L’historicité abusive contre l’histoire : Boudiaf en fut une victime exemplaire. C’était l’histoire elle-même qui se proposait d’une manière didactique et si proche comme une leçon incarnée par un homme et s’adressant simplement à la jeune génération contestataire et frustrée de 1988 et à ceux qui avaient trahi ou négligé la fidélité à la révolution anti-colonialiste. L’assassinat de Boudiaf fut le coup mortel porté ( délibérément) à ce rappel tonifiant et vivifiant de l’histoire de l’Algérie algérienne, une présence inattendue et gênante pour beaucoup de politiciens ambitieux et fossoyeurs du pays qui voyaient en lui le survivant d’une grande époque, récente et lointaine tout ensemble, resté loin des magouilles, des complots et de l’aventurisme politique immature et confus de certains de ses pairs…" Résumé tiré du livre de Feu M.Lacheraf " … Des noms et des lieux", juste pour apporter une toute petite contribution à la superbe gifle que vous venez d’asséner au sieur Alif (même pas capable d’écrire à découvert comme les lâches qu’il sert!) et sa piètre et pleutre "historicité", Monsieur ferhat Aït Ali.

  7. eh ben!
    tout ça pour ça! Je ne connais pas bien mon histoire, mon héritage. Mais, les héros qui ont fait que l’Algérie soit libre et debout… ne sont plus de ce monde krim khider…boudiaf ils ont été liquidé tout bonnement! mais pourquoi ? pour que les enfants de l’Algérie se chamaillent dans accusations et rectifications… En tout cas aujourd’hui on a besoin, plus que jamais, d’hommes comme vous Mr Aît Ali pour rétablir la vérité. Merci.

  8. Bonjour Halima. A mon avis le problème est très simple et peut être résumé en quelques mots seulement. Dahou Ould Kablia est toujours à la tête du MALG. Boudiaf arrive au pouvoir et prends la décision de supprimer le nom de Salah Bouakouir d’un Boulevard à Alger. Il le fait pour des raisons qui ne peuvent être que valables. Il le remplace par celui de Krim Belkacem pour des raisons qui ne peuvent être aussi que très valables. Presque deux décennies après, le ministre de l’intérieur et membre actif du MALG réhabilite le nom de Bouakouir et supprime le nom de Krim! Que faut-il comprendre de toute cette histoire? Et bien c’est simple et même très simple: le MALG est non seulement derrière l’assassinat de Krim Belkacem mais aussi de celui du Président Boudiaf! Ould Kablia vient de nous faire un aveux on ne peut plus claire qu’il est au fait l’un des assassins des braves. Un assassin qui nous dit même "je fais ce que je veux et deze mâahoum". C’est celle-là l’Algérie du MALG et de Bouteflika. Alors, ya madame encore à boire.

  9. Et pis encore, Cher Preuve!! "L’organisation" de son assassinat, en direct, et dans un réduit fermé, les a mis à nu le jour même… Mais, la douleur et la stupéfaction de la majorité du peuple algérien, surtout cette jeunesse à laquelle il tendait la main, était tellement intense qu’ils ont en "profité" pour élaborer leur stratégie à moyen et long terme! La veille du 5 Juillet approchait à pas de géant et Feu Boudiaf, fidèle à ses principes de liberté et de démocratie, allait chambouler tous leurs plans! Ils avaient commencer, (il le savait et c’est pour cela qu’il fallait agir vite) par éliminer tous les Hommes des Services, victimes de leur devoir et qui resteront à jamais (peut-être) anonymes, qui ont cru en sa bonne foi et à sa légendaire honnêteté vis à vis de l’Algérie et du combat de ses frères d’armes et d’honneur…! Complot qui, petit à petit, Fida – Gia – Mia et autres groupuscules aidant, les assassinats de Toutes et Tous ceux qui lui ont serré la main allaient "s’enchainant" et défilant… Les rescapés (ées), exilés ou mis à l’écart, ou s’inclinant simplement devant le fait accompli ( combat trop inégal ) survivants non gênant car surveillés de près, regardent depuis plus de dix huit années ( si l’on ne prend que cette période…) la descente aux enfers tous azimuts!! Nos manifestations, lesquelles ont fait trembler Alger, surtout un certain Mars 1993, allaient s’éffilochant comme peau de chagrin pour ne laisser place qu’à certaines "émeutes" rageuses certes mais qui ne les dérangent nullement : Vite étouffées en achetant celui là, en emprisonnant injustement cet autre là et surtout en prenant les "notables" à témoin : Ramasser le plus possible de la plèbe chaque vendredi et voici les discours que vous devez tenir (Sic!)… Alger? Nous nous en occupons! Les "Rebelles" Kabyles? Nous nous sommes débarrassés de leurs "Chefs Historiques", alors EUX… Ceci grosso modo, Preuve! Les assassinats d’hier et d’aujourd’hui nous font savoir qu’ils ont mainmise sur tout, même sur notre "mental"! Bouteflika a toujours été une marionnette entre leurs mains depuis 62 à ce jour! Je me rappelle de cette phrase, rapportée par l’un des avocats de Boumâarafi, très connu sur la place d’Alger : Boumâarafi avait refusé, en pleine "Séance" du tribunal, le collectif d’avocats qui fût désigné. Se sentant humiliés, peut-être ces derniers s’en offusquèrent. L’un deux ( celui qui la rapporte dont je tairais le nom vu que je n’ai pas sa permission) alla voir le Boumâarafi; il eut cette réponse pour lui : "Vous ne les connaissez pas, Maître, ils vous transforment la nuit en jour et le jour en la nuit" ( en arabe algérien)! Il s’en trouve qui demande/souhaite qu’il y ait un "HEROS" qui viennent les délivrer de ce cauchemar qui n’en finit pas! Mais en chacun de nous se cache un héros, faut juste gratter un peu et laisser cet héros s’unir à d’autres et ainsi… Alors, ya Madame, une tournée de ma part, SVP!

  10. Mr Ferhat, vous avez bien résumé, la situation, les jeunes Algériens, ont été, enrôlés de force, pour servir la France occupée, les paysans Algériens, humiliés et déposséder de leurs terres offerte a des bagnards et des charognards venus de Métropole, les résistants
    Algériens déportés en Nouvelle Calédonie, et les suppôts de la France, veulent falsifier notre Histoire, écrite avec le sang de
    nos martyrs. Heureusement, il y a
    encore, des hommes et des femmes
    qui n’ont pas oublié.

    s, déportés en Nouvelle Calédonie

  11. Azul a Mas Preuve !, entre nous il est question de confiance, alors question à mille barils, on fait confiance à Mr Boudiaf(victime de la traîtrise !) ou à Mr Ould Kablia ?!!!.Je crois qu’aucune personne sensée ne peut hésiter une seconde, en se remémorant la tragédie d’Annaba !.

  12. @houari,
    internet est une source d’informations et tu trouveras qu’Abdelkader a combattu la France avant de faire allégeance et devenir l’ami et le défenseur de celle ci.
    Si tu n’appelles pas ça de la trahison, moi si.

  13. je rejoint le commentaire de @azzikiw.et vous remerciepour votre clarification tout ce qui est Kabyle il faut le diaboliser.telle est leur devise et Politique.car ils n’ont pas de racines nobles alors ils ré-inventent l’histoire.Le problème c’est qu’il l’enseignent à nos enfants.Les enfants des lâches et traitres deviennent ou deviendront nos dirigeants

  14. On n’avance, ni on ne règle les problèmes des jeunes et du pays, si on ignore son histoire. Peut-on être mobilisés dans une tâche d’édification du pays lorsqu’un collègue de travail vous balance que l’Emir Abdelkader est un traître ou que la région ouest ne s’est pas sacrifiée pour le pays, des énormités insupportables à entendre de la part d’un compatriote et qui ne peuvent que vous scier les jambes et vous saper le moral, par une contre-vérité aussi stupide. Tout récemment, dans un autre forum, j’ai lu ce genre d’ânerie et je n’ai pas manqué de lui répliquer, non pas pour avoir raison ou par régionalisme, mais pour rétablir les faits tels qu’ils sont et éviter que de pareilles conneries ne se répètent à l’avenir. Pour que les algériens soient mobilisés pour la bonne cause et solidaires, il faut qu’ils parlent la même langue quand il s’agit de l’histoire de leur pays. Si malgré les explications et les faits, les avis restent divergents, on ne peut pas aller loin. Voilà ce que j’ai répondu au détracteur de l’Emir Abdelkader : "@ Azzikiw : arrêtez de dire des conneries. Dix-sept années de combat au devant des combattants et non derrière les frontières ne te suffisent pas pour déblatérer sur l’Emir Abdelkader. Si la région ouest n’avait pas tenu la dragée haute à la France malgré les massacres et les enfumades, la France aurait trouvé l’argument imparable pour rester éternellement en Algérie en disant qu’elle n’a trouvé personne pour défendre ce territoire qui serait donc considéré comme un bien vacant à posséder en toute légitimité. N’oubliez pas une chose : pendant les dix-sept premières années de l’occupation, la région ouest n’avait été accompagnée dans la résistance que par le Centre Ouest, toutes les autres régions jouaient le rôle de spectateurs et facilitaient le travail à la France. L’article de Mr Alif l’a confirmé indirectement avec les ancêtres de Boudiaf qui, lui, il faut le préciser, n’est pas responsable de ce qu’ont fait ses ancêtres." Malgré cette dernière précaution au sujet de Boudiaf, Mr Ferhat Ali, dans son article, témoigne que le caïd Boudiaf n’a aucun lien de parenté avec le Boudiaf du 1er Novembre. Enfin, les deux forums qui traitent du cas Salah Bouakouir, n’ont pas résolu l’énigme de la baptisation d’un grand boulevard de la capitale à son nom. Nous connaissons tous les responsables du 1er Novembre de toutes les régions et tous les colonels de l’ALN : Bouakouir ne figure pas parmi eux. A-t-il été au moins structuré dans le FLN ? Quel a été le niveau de son engagement pour qu’un grand boulevard soit baptisé à son nom ? C’est la question que l’on se pose légitimement. @ Azzikiw : rebelote. Tu insistes sur l’amitié de l’Emir Abdelkader avec la France en répondant à Houari : premièrement, dis-nous en quoi a consisté cette amitié ? l’Emir Abdelkader est-il retourné en Algérie pour collaborer avec la France contre son peuple ? Ne s’est-il pas condamné à l’exil pour ne pas supporter l’occupation de son pays ? Et comment la France ne pourrait pas être l’Amie de l’Emir Abdelkader, lui le preux soldat qui a sauvé des milliers de chrétiens de Damas dans un pays qui n’était pas le sien et où il s’est imposé par sa bravoure et son humanité. Mr Ferhat Aït Ali devrait vous inspirer, lui qui préfère la vérité plutôt de défendre l’un des siens.

  15. azul fellawen,
    @afif, alif, ait ali.ayant fait un petit commentaire. n’est pas encore affiché…
    je porte a vos connaissances si vous me permettez certaines rectifications modestes…la france pour grignoter le territoire de timsilt (msilla atuelle)qui appartenait a el-mokrani.a cree la caidat dont le chef d’ouled-madi qui est bouguerguete boudiaf qui est le grand parent de notre boudiaf le president. rien ne diminue de sa valeur. nos parents et grands parents ont tous failli un moment ou reveillé un moment….
    el-mokrani a eté egratigné a setif…et une partie de constanine. a chaque fois la france grignote ces terrioires en plançant des nouveaux caid allies au sercice de la france occupante tout autour…voyait ces terres se reduisent comme des peaux de chagrin.il n’ya aucune solution que de faire la guerre. exactement comme l’emir hadj abdelkader.pire abdelkader souffraient des certains tribus de l’ouest et d’une ville de l’ouest qui lui refusaient l’acces. il etait obliger de l’attaquer… ce que nos gens ne disent pas. agueldon el-mokrani et augeldon abdelkader sont trahis de leur territoire par certaines tribus locales qui ont choisies la france coloniale a l’ouest, a l’est comme au centre .inutile de rappeler les noms de ces tribus…en resumé abdelkader le zenati des hachem et mokrani le hamadite n’ait-abbess ont tout fait pour defendre leurs territoires respectifs.le desacord entre les tribus. la superiorite militaire a fait le reste. et pour rappel entre hadj el-mokrani et hadj abelkader il ya eu echanges et aides avec soldats, cavaliers, appovisionnements en basse kabyle (setif, b.b.a, bejaia, jijel, constantine, edough, riha).)et haute kabyle(jerjer, mezghena, chrea, chenoua ). trouve ls traces des hachems soldats et cavaliers. idem pour mascara, tiaret, saida, ighil izane, mostaganem, tlemcen, chelif, beni-abess dans le sud ont trouve les traces n’ait-imzine ou boutamzine les soldats kabyles qui ont pretés main-forte a agueldon abelkader.au liban une lettre archivee que j’ai lue, ecrite par ses mains en 1860. dans laquelle il reclamait que les kabyles pour le defendre a damas et non les autres.( cette lettre est a la bibliotheque nationale libanaise a beyrout). certes nous avons perdus des batailles. mais pas la guerre. les batailles n’ont pas cesseés depuis et meme dans les coeurs jusqu’a l’independance. depuis l’independance jusqu’a aujourd’hui c’est la continuation de la revolte contre les injustices d’ou qu’elles viennent…j’espere on est la dans ce blog pour ça. revenant a notre bouakouir certains disent il n’est pas affiché. ce n’est un secret pour personne que beaucoups de nos martyrs morts oublies. et pourtant dieu sait combien on donné a ce pays… je vous invite a lire mon commentaire fait au responsable de la fondation 08 mai 1945 (matin.dz)
    et beaucoup d’autres. des milliers oublies(es)…. notre frere bouakouir est peut etre de ceux la.si il est oublie c’est a nous de le defendre…a nous de defendre le grand feu youcef benkheda…a nous de defendre le heros krim…comme 24 fevrier denier j’ai defenu tout seul le grand feu aissat idir de l’oubli malgré ls consequences qui ne sont pas reluisantes….j’ai defendu le feu boudiaf… dans les comités des fetes j’ai defendu amirouche, benboulaid, si-el-houes, malika gaid de l’oubli.j’ai defendu les yougouslaves de tamezuida contre un grand moujahid qui me disait c’etaient des chretiens….a nos de defendre ceux qui sont vivants et qui sont morts contre l’oubli de la debpatisation…et le mepris….et qui ont fait quelques choses pour nous…ma pensee sincere non hypochrite pour leurs memoires a ceux qui ont defendu ce territoire depuis la nuit des temps jusqu’a nos jours.amine(akayi ara theli).
    a suivre…tanemirth ar timlillith.
    modeste syndicaliste setif

  16. Mr Aît Ali, votre raisonnement est bien léger pour sous-entendre que feu S. Bouakouir n’était qu’un traitre, alors que bien des témoignages prouvent que c’était un authentique Algériens qui rendait bien des services au maquis algériens. Son niveau de responsabilité ne permettait pas de montrer au grand jour son militantisme. L’oas ne l’a pas tué pour rien.

  17. azul fellawen,
    Apparement il ya trop de derives.
    on peut defendre notre genie Bouakouir. sans ecorcher ni feu Boudiaf, ni Larbi Benmehidi, ni Krim Belkacen, ni Abdelkader des Hachem…et effectivement tous ces illustres cites. Chacun a travaillé avec sa propre methode, sa façon de voir les choses, son style, son jugement, son temperament…en definitive c’est grace a ces efforts conjugués…grace a toutes les couches de notre societé de la plebe aux bachaghas.. et meme grace a nos animaux que nous avons obtenu une certaine dignité et reconnaissance dans le concert des nations…une certaine renaissance apres des sciecles de souffrance.malheureusement cet acquis merveilleux s’effrite de plus en plus…. il ya trop de haine…trop de racisme…trop d’exlusion, trop d’arbitraire de la part de nos gouvernants et de part de nos elites….la sagesse devrait prevaloir sur l’autoritarisme. il est de notre devoir, il est de notre role de faire notres, tous ces gens qui se sont sacrifies pour nous…malheureusement sur le terrain il ya trop de fissures difficile a colmater…bientot une annee pendant la fete des nationalisations des hydrocarbures…en tant que modeste syndicaliste universitaire.ayant voulu defendre la memoire pure de feu Aissat Idir de la lethargie… de l’oubli il y a eu une reaction violente de la part de nos chefs locaux et nationeaux de l’u.g.t.a. et par des gens qui etaient hier anti-u.g.t.a., anti-algerien…tant pis ma consience est tranquille je l’ai defendu bec et ongles…. je ne regrette rien de ces consequences….comme j’ai defendu feu boudiaf…je defendrai l’etalon Bouakouir…. parceque enfin de compte tous nos ainés(es) nous ont apporté quelque chose. comme ils ont faili par moment ce ne sont que des hommes et des femmes et non des anges .Mais dans leurs tetes et dans leurs coeurs, de Abdelkader des Hachem a El-Mokrani le Hamadite, de Boudiaf de Timsilt en passant par Krim juqu’a Bouakouir de Jerjer voulaient tous notre bonheur et le bonheur de nos enfants, chacun à sa manière…!!!Ils meritent tous et toutes un grand respect et une grande reconnaissance de notre part.je termine par cette phrase d’Ait-Ahmed pofesseur emérite des droits de l’homme nous disait un jour:( pendant la revolution on s’entre-dechiraient…heureusement que le peuple ne savait pas. sinon le decouragement total.).mais aujourd’hui tout est etalé aux grands jours…quel choc aupres de nos enfants… !!! la confiance ebrechee…!!! tanemirh ar timlillth.

  18. @Affif,
    lisez les écrits rapportés par Paul Azan,
    vous comprendras en quoi consistes l’amitié de Abdelkader avec fafa.
    C’est un combattant retourné par l’ennemi .
    Ca arrive quelquefois en période de guerre.
    Lit le passage de la visite de Abdelkader à l’église sainte Ambroise avant son départ pour Damas.
    Si ce n’est pas de la trahison pour vous, pour moi si.

  19. @ azzikiw : Abdelkader était tout simplement un musulman sincère qui pratiquait sa religion à la lettre, religion qui lui prescrivait de respecter les adeptes des autres religions, ce n’était pas un cinglé comme on en connait aujourd’hui. Tu ne sais peut-être pas un autre commandement de notre religion qui est très sévère : c’est le respect de la parole donnée, même vis-à-vis d’un ennemi. Un musulman qui connaît bien sa religion ne revient jamais sur sa parole quel qu’en soit le prix à payer. Abdelkader a signé un pacte avec la France : lui, il l’a toujours respecté, ce n’est pas le cas de la France chrétienne qui l’a foulé aux pieds et qui a mis Abdelkader en prison après sa venue en France au lieu de le diriger en Syrie, là ou la France lui a promis de s’y installer, immédiatement après son départ d’Algérie.

  20. Aux Invalides, il dit au chirurgien : " Mon seul chagrin est que quelques-uns des braves qui se trouvent ici aient été blessés par les armes des miens.
    " Abd el Kader faisait à Amboise ses derniers préparatifs de départ. Il écrivit au maire d’Amboise pour lui demander la permission de voter : "Nous devons, lui disait-il, nous considérer aujourd’hui comme Français, en raison de l’amitié et de l’affection qu’on nous témoigne. et des bons procédés qu’on a pour nous. " A la suite de cette lettre, il fut autorisé à déposer, ainsi que ses compagnons, des bulletins dans une urne spéciale.

    @Affif, nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut voir et nul n’est plus sourd que celui qui ne veut entendre.
    Pour ma part, c’est un traitre et j’aurai souhaité que des historiens sérieux se penchent sur le prix payé par la France pour cette traitrise.

  21. juste une remarque: la photo au dessus n’est pas de Mohamed elmokrani comme tous les gens pensent, mais celle de BOUMEZRAG.
    j’ai personnelement confirmé cette information.

  22. @ azzikiw : à supposer ce que vous dites est vrai, ce qui reste à vérifier (car on peut très bien rapporter des mensonges, surtout par ses ennemis, pour neutraliser toute rebellion éventuelle), moi je lui pardonne personnellement, au moins, pour avoir porté secours aux milliers de chrétiens pourchassés à Damas par nos coreligionnaires. Et en tout état de cause, quel qu’ait été le comportement de l’Emir Abdelkader après l’armistice en 1847, tu devrais le remercier pour avoir sauver ton honneur d’algérien pendant 17 longues années de combats et de privations. Cher monsieur, on ne cache pas le soleil avec un tamis. Enfin, en ce qui me concerne, je considère que l’ingratitude est pire que la trahison : un harki vaut mieux qu’un ingrat. Tu me fais penser aux non grévistes qui profitent des augmentations de salaires obtenues par les grévistes, qu’on appelait les jaunes.

  23. @Affif,
    libre à vous de dire et penser ce que vous voulez, je respecte votre avis sans le partager.
    Pour ma part, je préfère le gréviste qui obtient ses droits au non gréviste, le Moudjahid au Harki et à l’ingrat, je préfère El Mokrani qui s’est battu jusqu’au qui est ensuite emprisonné et exilé au bagne qu’Abdelkader le suppot de la France colonial.
    Ma conscience d’homme lui reconnait ses 16ans de combat, la protection qu’il a obtenu et accordé aux chrétiens de Damas et cette même conscience d’homme m’empêche de fermer les yeux sur le fait qu’il a trahi ses hommes, son peuple et l’Algérie.

  24. @ Azzikiw, cher frère : tu vas trop loin quand tu parles de trahison. Pour ma part, je vénère l’Emir Abdelkader comme un saint et le malheur, c’est que je n’arrive pas à te convaincre : El Mokrani, lui-même, s’il était vivant aurait pu te convaincre, puisque tu crois en lui. Malgré que tu ait un avis arrêté à son sujet, je vais t’ajouter une autre information : pendant la résistance, lorsque l’Emir Abdelkader avait des prisonniers français, il les traitait avec humanité, il leur donnait la même ration que ses soldats, et mieux encore, il autorisait régulièrement la visite d’un aumônier de l’Eglise. Un jour, n’ayant pas assez de rations pour ses soldats, il a libéré les prisonniers qu’il ne pouvait plus nourrir au lieu de les abattre. Et pas n’importe comment : pour leur éviter d’être reconnus par les civils et maltraités, il les a fait accompagner jusqu’à la proximité d’une caserne française. Parmi ces prisonniers libérés, certains lui ont rendu visite lorsqu’il était prisonnier à Amboise et lui ont fait part de leur remerciement et de leur admiration pour sa noblesse d’âme et son humanisme. Comme tu vois, l’Emir Abdelkader, lui l’algérien et le musulman, a été le précurseur de la Convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre un siècle avant sa signature en 1949. Enfin, tu sembles ignorer que, si l’Emir Abdelkader n’avait pas arrêté le combat comme le lui demandaient avec insistance les tribus qui étaient affamées et exténuées par cette longue résistance et sur lesquelles se vengeaient les troupes françaises, à cette heure-ci, il n’y aurait plus de peuple algérien et on ne serait pas là à débattre entre nous. On nous aurait alors appliqué la solution indienne d’Amérique du Nord où un peuple venu d’autre continent est venu supplanter le peuple d’origine.

  25. @Affif,
    Mon cher compatriote,
    Je ne serais pas convaincu, On devient pas l’ami de l’ennemi de son peuple.
    On n’acceptes pas la légion d’honneur de l’occupant, on demande pas le droit de vote.
    Tu ne comprends pas qu’à aucun moment je n’ai remit en cause les 16ans de combat mais la suite de son parcours.
    Je le considère comme étant un soldat retourné par l’ennemi.
    El Mokrani n’a eu droit qu’au bagne!!!

  26. @ Azzikiw : Le père d’El Mokrani que tu vénères a ouvert les portes du Constantinois aux français sans tirer le moindre coup de feu, bien au contraire il les a reçus en amis. C’est un vrai coup de poignard dans le dos de ceux qui résistaient à l’Ouest du pays où la France était empêtrée. Pour ton information, consultes le forum http://www.lematindz.net/news/3568-hadj-douro-et-el-mokrani.html" dont extrait ci-après : "C’est donc à Ahmed Al-Mokrani que revint le titre tant convoité de Khalifa le 30 septembre 1838, suite aux services qu’il rendit aux généraux français.

    Le double de l’arrêté qui conférait le titre de Khalifa à Ahmed Al-Mokrani lui fut remis en grande pompe le 24 octobre 1838, dans le Palais de Constantine, par le Maréchal Valée. La prestation de serment d’Ahmed Al-Mokrani serait intéressante à reproduire, n’eut été l’indécence historique de cet écrit, qui fut signé par 17 personnes, sur les cadavres de centaines de résistants algériens à l’occupation française.»."

  27. Merci Mr Ferhat Ait Ali pour votre contribution plus détaillè sur des faits historiques que Mr Alif à voulu travestir.Récemment j’ai fait la même la réponse succinct
    à se monsieur sans le nommé, cencernant l’article de Nacer Boudiaf répondant à Mr Kablia.Merci d’avoir pris la peine d’une façon plus détaillé et c’est instructif à plus d’un titre pour rétablir certaines vérités.

  28. Affif,
    Tu oses toi qui vénère un traitre comme Abdelkader.
    Qui est l’ami de la France, qui a perçu 150.000f de pension mensuelle, qui a été décoré par la France?
    Les réponses à ces questions te diront qui est le traitre.

  29. Houari, Mandela a pssé 28 ans dans les geôles .des milliers de ses compagnons sont mort.Mille propositions lui ont été faites.IL n’a jamais accepté une.Surtout pas celle de l’exil.

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