El-Anka n’était pas encore mort, Boudebouze pas encore né, Bouteflika pas encore en exil, la place à la Cinémathèque était à 3 dinars, l’Entente de Sétif et koussim, raflaient les Coupes d’Algérie, Lalmas et le CRB les titres de champions,Boudjemaâ Karèche parlait de cinéma, Alloula de Gogol, Messaâdia de « tâches d’édification nationale », on imitait Zinet, Khalida Messaoudi enseignait les maths, on s’ennuyait le vendredi, le café au comptoir coûtait 70 centimes et dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Boumediene : » Le métro d’Alger sera opérationnel en 1985″.
J’avais 45 ans.
Le MP3 n’était pas encore inventé, de même que le GIA, le RND, Windows explorer, la direction assistée, la réconciliation nationale et les brigades anti- non-jeûneurs, mais Bouteflika était parti pour mieux revenir, El-Anka pour ne plus jamais revenir, Assad avait débordé à gauche, Koussim et Lalmas avaient raccroché, mais Belloumi avait repris dans les filets, on achetait des Zastava à Sonacome, le ticket à la Cinémathèque coûtait toujours 3 dinars, on imitait Omar Gatlato,le vendredi on visitaitle parc zoologique, Khalida Messaoudi mobilisait les femmes, le café montait à 1 dinar au comptoir, on venait de battre l’Allemagne et dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Chadli : : » Le métro d’Alger sera opérationnel en 1989″.
J’avais 50 ans.
J’en avais presque 60 quand le mur de Berlin s’écroula, de même que Messaâdia, les « tâches d’édification nationale », le FLN, les dernières Zastava, la presse unique, l’Union de la gauche, la Perestroïka, le socialisme, les souvenirs de Gijon, l’ère Chadli, Madjer était transféré à Porto et Assad dans un camp du sud, Bouteflika n’était pas encore là mais Boudiaf était revenu puis reparti, la Cinémathèque d’Alger était passée à 5 dinars et celle de Bordj Bou Arréridj à la trappe, Boudebouz venait de naître, Boudjemaâ Karèche ne parlait plus de cinéma, Khalida Messaoudi dénonçait la fraude électorale, le vendredi on allait à la mosquée, le café au comptoir passait à 4 dinars et dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Zéroual : » Le métro d’Alger sera opérationnel en 2001″
A mes 65 ans le noir devint à la mode, le café en profita pour passer à 7 dinars, une nuit crasse tomba subitement, de même que nos amis, nos dernières illusions, le rideau sur Alloula, on avait inventé le MP3, le GIA, le RND, Windows explorer, la direction assistée, pas encore la réconciliation nationale ni les brigades anti- non-jeûneurs, on n’allait plus à la cinémathèque mais assez souvent au cimetière, on imitait Ali Benhadj, nous partions en exil pendant que Bouteflika en revenait, Boudjemaâ Karèche ne parlait plus de cinéma et dans la presse indépendante on lisait la plus belle promesse de Bouteflika : « Le métro d’Alger sera opérationnel en 2004 »
A 70 ans, tout cessa brusquement de me surprendre, le café au comptoir à 12 dinars, les doberman du FLN, Mohamed Gharbi et Benchicou en prison, Khalida Messaoudi ministre, l’invention dela réconciliation nationale, Boudjemaâ abandonné. Rien ne me rappelait plus le temps ancien, le MP3 était déjà démodé tout comme le GIA, le RND, Windows explorer, la direction assistée, même la réconciliation nationale, tout était nouveau pour moi, l’I-phone, internet, le mms, le big mac,Khalida Messaoudi couvrant la fraude électorale non rien ne me rappelait plus le bon vieux temps sauf, un jour d’octobre 2006,la bonne vieille plus belle promesse de Boumediene, Chadli, Zéroual, Bouteflika, Belkhadem, énoncée, cette fois, par un ministre qui portait le doux nom de Mohamed Maghlaoui, un homme charmant qui, outre la grâce de nous révéler le nom de la première station, Haï El Badr, eut celle de nous dévoiler le prix du ticket, 25 dinars à ce que je m’en souviens.
Aujourd’hui, j’ai 76 ans et je vous raconte tout ça d’un café du quartier. Je viens de parcourir rapidement le journal du jour, mercredi 24 novembre 2010, et les nouvelles étaient sans intérêt: Raffarin à Alger, Ouyahia en Iran…J’allais jeter la gazette
quand un titre accrocha mon attention : » Le métro d’Alger sera opérationnel en 2011″ Elle était là, toujours aussi belle, la plus belle promesse de Boumediene, Chadli, Zéroual, Bouteflika, Belkhadem, qui devenait, à la trentaine, celle d’Ouyahia. Une pléïade de génies pilotant une machine qui n’a jamais démarré ! Ah, ma chère promesse! Voilà trente ans qu’on espère te voir sortir du tunnel noir…
C’était mercredi 24 novembre de l’année 2010… J’ai pris mon café et je me suis incliné devant elle, elle qui aura survécu, avec panache, à tous ses anciens maîtres et qui, manifestement, va me survivre, moi qui chancelle déjà sous le poids de l’âge et qui ne saura pas de quelle prochaine bouche elle va surgir un jour, telle une amazone, pour nous donner un petit goût du futur.
Didou





Ah ya Didou tout a étè dit, le film que vous nous projeté dans la pénombre, , d’un cinéma vétuste"Algerie".Les douze salopards on tenu leur rôle à merveille, mais le plus grand perdant c’est le spectateur impuissant, car la suite du film sera macabre.Le tunel sera long et son issu pour les prochains spectateurs.Aprés un torrent la riviére laisse que des pierres dans son lit.Ah ya Didou tu as osé…!
48 ans après l’indépendance, on n’ est pas encore sorti du tunnel dans lequel nos gouvernants successifs nous ont engouffré, on en est encore à la charrette et aux casseroles que Mohamed Zinet a représenté dans son film Tahia Didou pour caricaturer le système. On jubile de fierté et d’autosatisfaction avec ce que les autres cultivent et fabriquent pour nous comme des imbéciles heureux. On croit toujours se développer en faisant miroiter sur marché national les produits finis et les services que les autres conçoivent et produisent pour nous. Voilà ou nous ont mené la médiocrité et le cynisme de nos dirigeants successifs, ils ont réussi ce que nul autre au monde n’a fait pour son pays qui est de ôter dans le cœur et dans l’esprit de leurs concitoyens toute forme de patriotisme et de conscience politique des intérêts du pays. La cupidité, l’individualisme, la lâcheté et la vassalité des mentalités ont été la rançon du cynisme et de l’égoisme de nos dirigeants successifs qui n’osent même pas parler ou démissionner pour donner l’exemple ou pour ne pas cautionner les dérives politiques et les complots qui se trament autour d’eux.
Le courage et l’honnêteté intellectuelle sont devenues des denrées rares par les temps qui courrent. Les jeunes et les moins jeunes n’ont qu’une seule chose en tête, c’est de partir, partir vers d’autres contrées moins oppressantes, moins obscures que celle dans laquelle ils meurrent à petits feux "en attendant Godot" qui vient pas.
C tout simplement… magnifique!
Admirablement bien pensé et écrit. Je suis, quant à moi à la recherche éperdue de cet homme qui dirait : " oui, je ne sais rien faire, je ne comprends rien, je n’ai pas su faire, je suis le seul responsable de l’echec de mes oeuvres, j’assume !". Le seul homme qui mériterait notre confiance, notre respect !
Tahya Ya Didou!
Le pauvre peuple algerien est frappé par un grand "DAAWUSSU".
ya DIDOU, tahya ya didou, je revois avec TOI ce que tu dis et des non-dits comme notre époque ou ALGER meme si elle n’était pas tout à fait blanche, elle était plus généreuse, belle et propre et surtout elle nous paraissait plus GRANDE, majestueuse car…
merci pour cet article nostalgique, ça m’a fait penser au film "forest gump" et vous etes dans le role de tom hanks…
salut un article qui se marie bien avec la chanson "elbarah fi amri aachrine " de guerouabi c’etait beau tout ça et pourtant … a la télé la RTA c’était beyn athanawiyat c’était le tour de polyvalent le lycée elhamadia de bejaia contre je me souvient pas l’animateur avait interdit a la troupe théâtrale de chanter en kabyle 1977 et la suite tout le monde la connait 1978 JSK CONTRE le nahd
La politique c’est l’art de mentir, dit on. A t-on le droit de tromper indéfiniment son peuple en lui faisant des promesses qui n e seront pas tenues. Si on moins notre pays était pauvre, on se dira cela ne fait rien, c’est un peu l’histoire de cette mère qui fait patienter ses enfants pleurant de faim, en attendant que le sommeil les prenne dans ses bras. Notre pays est riche et même très riche, mais où va cette richesse, où va notre pétrole, notre or, notre gaz, toutes ces richesses du sous-sol, de la terre et même de la mer (corail, crevettes, thon etc) Bon Dieu d’où vient cette engeance qui a pris le pays dans ses griffes ? Et quand seront nous enfin libérés de ces prédateurs ?
Que c’est majestueusement rêvé et penché sur le papier !
Admiration !!!
Pour vous rendre hommage, je referme le micro et je quitte la maison pour aller siffler quelques bieres à votre santé dans un petit bar du village d à coté, en hommage à ce grand garçon qui m a soudain interpellé.
Je suis ravi de vous lire et que j’aimerais bien vous connaitre!
un de ces jours quand meme.Twiger.
Une epitaphe sur ta tombe "le metro d alger eut été operationnel" Chapeau Didou et grand merci
SUBLIME .
Tahia lik ya Didou. Le ridicule n’a jamais tué en Algérie, et chacun va avec sa ghaita… Et la voiture algérienne depuis combien de temps qu’on l’attend cette mervielle… Ah si l’on s’y met pour écrire un recueil de sottises, il nous faudrait une grue pour le soulever.
@ Didou
Allah idouame Gostok, ya chikh !
Superbement bien écrit! Bravo!
"…Et une pléiade de génies pilotant une machine qui n’a jamais démarré"! Tout en portant au "pinacle" leur promesse "chérie" à la vue d’un peuple, qui s’est immobilisé depuis, attendant, de l’autre côté du tunnel, dans la nuit sombre, cette "Rame" aux couleurs rouges, blanches et vertes dans laquelle ils pourraient s’y engouffrer et voir, enfin, le spectacle merveilleux de l’Aube naissante, illuminée par de doux rayons couleur OR! 2011? Désolée pour cet "homme" qui l’attend depuis, mais la date a été, encore fois, reportée! Sensible, réel et triste texte!
Chapeau bas l’artiste!!!Tu auras ton mausolée au panthéon des poetes, avec comme sépulture non une stèle mais ;;; le métro d’Alger enfin sortie de terre.
Encore merci.
Bien vu l’Artiste
Excellent, Excellent, vous avez resumé en quelques lignes l’histoire de l’Algerie ces 4O dernieres années
c’est du pur genie
qui sait, peut etre que le gouvernement reconnaitra votre talent et vous aurez une station de metro qui portera votre Nom
Et dire que Fellag disait que l’Algerien veut tout et tout de suite!!!……mais eux ce ne sont pas des ALGERIENS….
Je m’attendais à ce qu’il finisse avec: "finalement, si les français étaient encore restés 10 ans de plus, on l’aurait eu notre métro. Au moins c’est du colonialisme franc!"
Un coup de maître. Merci !
Si un jour je pouvais prendre le métro d’Alger, je viendrais vous rendre visite.
Un grand merci ya didou. je te demande juste de fermer les yeux stp et écrit nous le trajet de boudiaf, depuis son départ du maroc jusqu’à sa fin commanditée par le pouvoir(pas tous, quelque uns existent encore)
wallah qu a la fin de la lecture ;j ai ressentis une boulle au ventre.j ai vu mes plus belles annees gachees defiler devant mes yeux..quel gachis ..nis nous ni eux ne laisserons une trace dans ce monde ;triste
nous partions en exil pendant que Bouteflika en revenait…c est la bonne bravo
Bravo Didou…quelques lignes de genie pour resumer toute l’imposture.
Sublime.
Que Dieu protege les hommes de bonne volonte.
YM
didou ya didou laisse moi tout d’abord saluer en toi un athentique fils du peuple algerien, tu sais en bon algerien surtout nos dirigeants savent avec aisance derriere qui se cacher, si le metro n’est pas encore operationel on peut dire "koul 3outla fiha khir", si le metro n’est pas encore pret (allah ghalab)mais la satisfaction que nous eprouvons c’est que ce metro nous fait figurer au guiness book comme etant le chantier le plus vieux du monde, c’est notre seule et unique satisfaction ya didou et que les hommes de ta trempe vivent et surtout ecrivent ce que tout le monde pense tout bas avec mes salutations respectueuses à un homme qui n’a pas sa langue dans sa poche, bravo.
Mais vous n’avez rien compris, ils ne parlaient pas du calendrier Grégorien, mais Hégirien … rendez-vous dans 5 siecles.
Bravo Didou, c’est très bien écrit, ça résume une bonne partie de notre jeunesse et même celle de mes parents.
Bravo aussi à Halima, dont le style est fluide et beau.
Chapeau bas
Très bien écrit
Ce n’est pas tant l’histoire du métro d’Alger mais au travers de ce récit c’est l’histoire de l’Algérie indépendante qui est contée avec plein de souvenirs nostalgiques pour les gens de cette génération.
Vous savez Monsieur, les jeunes de maintenant ne vous comprendraient pas en lisant ce récit. Ils sont capables de vous dire ce qui s’est passé en Algérie il y a 500 ans, 1000 ans ou même plus mais pour eux l’indépendance c’est très loin. Il y a un paradoxe de mémoire qui explique la "dérive" d’une génération à l’autre. Chapeau bas Monsieur vous nous faites une belle leçon d’histoire contemporaine de l’Algérie. On ne peut tirer des leçons de l’histoire sans la connaitre.
Bien à vous
Bravooo superbe article, on verra ce que ça donnera dans 5 ans…
Merci, Moh ! La première rame surgira de la dernière bouche une fois que le dernier d’entre les témoins s’y sera à jamais engouffré.
Mais est-ce important ?
Peut-on crier que nous avons vécu la fin du monde, sans que ce la paraisse définitivement et lamentablement égoïste ?
…
N’oublie pas : bien choisir le dernier livre, celui qu’on ne finit pas, qu’on emporte avec soit. La lugubre plaisanterie de mon pervers libraire : «C’est pour emporter ? Mayonnaise ? H’rissa ? Vaseline ?»
Bonjour,
Pathétique exercice de rhétorique rétrospective appréciée et saluée par de nombreux lecteurs de Matindz! Qui attendent depuis longtemps Le Métro-Messie promis par Leurs Grands Guides successifs.
Ce Métro abouti, totem de la populaire et démocratique République, ses maîtres d’ouvrage le veulent du dernier cri, unique en son genre et équipé des technologies les plus sophistiquées en termes de transport, confort, sécurité, communication …
Les avancées technologiques ne cessant de se bousculer, alors, nos commanditaires revoient périodiquement les spécifications du beau joujou.
Que n’aurait-on glosé si Alger était parcouru par des rames aussi sinistres que les flamboyantes années Boum?
Allez, incommodité n’est pas privation. Vous aurez assez de pétrole et de gaz pour vos 4×4. Vos enfants, un peu moins.
Quant à vos petits-enfants? Ils devront tout espérer de leur monarque.
Je cesse de vous opportuner… Continuez de rêver encore et encore.
Merci Didou, mon aîné de 4 ans, et amitiés à tous.
wAllah chapeau Maitre Didou. S’il y’a parmis les lecteurs un initie qui peut nous communiquer le cout de ce projet en dollar actualise (depuis le lancement de ce projet).Je suis sur que ce montant couvrira amplement une ligne de Metro Alger-Pekin made in China.
Maitre Didou vous semblez affectionner les antiquites je vous propose les sujets suivants: Boutef, Benbouzid, la Fiat Algerienne, l’auto-suffisance, l’eau a Oran, le ble du desert, et une autre sortie du tunnel propose par Hamrouche apres 5 ans d’austerites on etait en 1991….
Tahya ya Didou était aussi cet Algérien que la torture coloniale a rendu aveugle. Une cécité qui le rend incapable même de reconnaître son propre bourreau rencontré dans un bus, en compagnie d’une femme, revenus sans doute pour admirer la "belle Alger indépendante". Apercevant son ancienne victime dans le bus qui le regardait par hasard avec des yeux morts, vides du regard, mais droit dans les yeux de l‘autre, le bourreau sentit, de peur, de la sueurs au front; ignorant qu’il était aveugle, il croyait qu’il avait reconnu son ancien tortionnaire. L’Algérien, dans le bus, à seulement quelques mètres de son ex bourreau confortablement assis sur un banc, avait senti, sans être tout à fait sûr, une présence anormale surgir tout droit d’un triste passé! Et il resta debout, avec sa canne, des sourcils et des yeux noirs grands ouverts, sombré dans la douleur des souvenirs que lui offre une mémoire toujours vive. Et son bourreau qui perdit tout d’un coup son rire et son espoir de retrouver un pays dont les séquelles coloniales sont à jamais imprimées, indélébiles, dans l’âme des Algériens. A la station d’après, un ami monta dans le bus et voyant l’aveugle ils crièrent tous les deux et à tour de rôle « Tahya ya didouuuuuuuuu » comme pour extérioriser une vieille douleur, comme pour extirper un mal qui les hante à jamais. Oui, Tahya ya Didou était aussi le cri de rage des damnés qui attendent toujours que le métro surgisse des ventres d’Alger. Comme le Fleuve détourné, le métro, devenue par tant de promesses non tenue, le symbole algérien de l’espoir assassiné, celui d’une aspiration tant rêvée mais que des criminels ont toujours veiller à bloquer, comme par sadisme à faire plus de mal encore que ne l‘a fait l‘ennemi d‘hier. « Mais tu sais, mon vieux, les tortionnaires d’aujourd’hui, sont encore pires que ceux que tu as combattus à l’époque de la guerre. Alors, tu finiras, toi aussi, par parler! » rétorqua le flic à un vieillard habitant Alger. Alors, encore à boire ya Didou!
c’est bizarre je ressens la même chose que vous Didou, sauf que moi j’avais 31 ans en 1985, et que j’en 56 aujourd’hui, à l ‘époque, je faisais à pied le trajet Grande Poste – Ruisseau, parce que les rares bus de l’ex RSTA étaient bombées, aujourd’hui je fume du thé et je reste éveillé en espérant faire le même trajet en métro !! idha kouna mina el hayine!
C’est sublime, clair, bien aeré et vous resumer toute la politique algerienne depuis 1962 en utilisant la satire. rien ne marche dans ce bled sauf le bakchich.
malgre cela je vous dis et a voix haute : TAHIA YA DIIIDOUUUUUUUUUUUU
Les promesses ne contraignent que ceux qui les entendent. Voilà l’ère de Tou qui fait sa moue et s’emporte sur tous ceux qui lui posent des questions sur le métro.A-t-il les connaissances nécessaires pour avoir été de tous les combats perdus d’avance de la santé, télécommunications et autres postes maîtrisés grâce à des invectives, insultes et autres vexations voulues à l’encontre de ses collabos.C’est le règne de la médiocrité depuis 62 à ce jour.L’avenir est malheureusement bouché par cette zombie maintenue en hibernation pour gouverner plus facilement.En Algérie il n’y a jamais eu d’élections mais des selections de candidats capable de maintenir le statu quo.Je revois encore ce petit neveu regardant son oncle président mettre le bulletin dans l’urne disant!"dis tonton je voudrais faire comme toi, glisser une enveloppe vide dans la boite et être sûr de remporter cette élection!
à l’époqueù l’Algérie était administrée par la france, il fut un temps où Alger était gérée par des libéraux ( chevalier, delouvrier etc…) ces gens ont voulu moderniser Alger et ils pensèrent évisemment à doter Alger d’un métro. pour ce faire une étude a été confiée à un bureau d’étude français. conclusion de l’étude : il est presue impossible de fire un métro souterrain à Alger vu sa configuration géographique et physique ( relief abrupte, sous sol plein d’eau etc….) Delouvrier préconnisa un métro aéerien et une étude fort belle fut faite avec maquette etc… (je possède l’étude, les maquettes, les schémas et tout le reste). comme c’était la france qui devait payer, le bureau d’étude a donné de vrais résultats. plus tard quand l’indépendane fut venu et que des responsables sans aucune culture ( c’est à dire qui ignoraient qu’une étude sur la faisabilité d’un métro souterrain a déjà été faite et que ses résultats se trouvaient dans les archives de la grande mairie d’Alger rue Asselah Hocine ) ces responsables demandèrent une autre étude ( alors qu’ils possedaient déjà, et ce, sans le savoir, une tres bonne étude datant des années 50 et qui dormait tranquillement). cette 2°. étude fut payée le prix fort et sa conclusion fut que "un métro souterrain à Alger c’est faisable". bien sur car ce n’était plus la france qui devait payer mais l’Algérie. on attaqua donc les travaux avec les français qui savaient pertinemment que ce n’était pas faisable (vu que les français connaissaient l’existence de l’étude des années 50). résultats des courses………nous sommes en 2010 et toujours pas de metro…………
c est ca l algerie, on doit l accepter, hier, c etait des moments agreable avec cheikh el anka, cheikh mohamed marocain, cheikh annador, cheikha el djania, cheikha cherifa et cheikha el remiti, par contre maintenant en ce temps de desespoir et amer ces cheikhs sont remplacer par cheb yazid, cheb khaled, cheb sahroui, chaba zahouania, chaba kheira(ouache melkhir)et chaba yamina.peut etre demain sera meilleur avec qui je ne sais pas comment en va les nommer………
C’est très joliment écrit.
Mais c’est une énorme escroquerie intellectuelle et historique.
Tout ce qui confond offense.
Différencier est le propre de l’homme de science, de la bonne éducation et du poète.
Mêler sans distinction les époques et les hommes, embrouille rétrospectivement et ne rend pas justice.
Tout en se dédouanant de ses propres insuffisances.
En 1985, Boumédiene était mort depuis 7 ans et en 2010 on continue encore à le tuer alors qu’il est dans sa tombe depuis 38 ans.
Assassiner les morts semble être le sport favori des lâches qui nous accompagnent en cette triste époque.
Mohamed Zinet avait tourné un film "Tahia ya Didou".
J’aurai tellement voulu utiliser ce titre pour l’auteur de ce papier que tu viens de m’envoyer.
en 1985 il avait 45 et aujourd’hui 76.
Le temps passe et les c… demeurent. Intacts.
Ah ya Farouk, à en croire ce que disent certains sur ce que les Français mettaient au point pour la rénovation d’Alger, c’était grandiose. Il paraît que l’extension devait se faire vers l’est. Alger serait devenue l’une des plus belles villes de la méditerranée. La machine économique Française était repartie de plus belle à partir des années 50. Les caisses étaient pleines. Je pense qu’on aurait dû retarder l’insurrection, attendre qu’Alger soit retapée de fond en comble, avec son métro aérien etc et puis au large. On a tout perdu. On continue de marcher à pieds en rêvant de révolution. Au temps de la France, y’avait un train qui partait d’Alger vers Cherchell. Au début des années 40, cette ligne qui passait par le centre ville de Guyotville et sur la route actuelle Alger-Guyotville a été supprimée. En prévision de l’essor qui allait être celui de l’automobile, les gaouar ont anticipé positivement. Aujourd’hui, cette route est un enfer. Comble du désastre, on continue de construire des immeubles le long de cette route. Mais, il faut savoir espoir garder. On aurait aimé avoir notre métro pour se sentir un peu Parisiens et imiter leur célèbre ‘’métro, boulot, dodo’’. Mais que veux tu, on peut toujours, pour garder l’espoir (n’est ce pas preuve), se contenter d’un ‘’boulot, dodo, métro bientôt’’.
@HAB…..Le texte écrit par Didou n’est pas une équation mathématique. C’est une belle narration, mais elle n’en reste pas moins vraie dans le fond. Bien sur que Boumediene était mort en 1978 et je ne me rappelle pas personnellement qu’il ait parlé de métro. Mais je ne comprend pas votre réaction d’indignation sélective. On vous rappellera au passage que Boumediene avait lancé deux grands projets à l’époque (pour ne parler que de ceux là): Le barrage vert et la transaharienne qu’en reste-il’
Ou vous voyez une difference entre lui et les autres?
A celui qui se sent morveux(H. A. B.)je dis que c’est indigne de s’en prendre à ce MONSIEUR sur une petite erreur, car même si BOUMEDIENNE n’a pas énoncé ce projet de métro(et à hab, tu n’est pas une neuronne du crane du défunt président non?)il est c…et idiot de parler de vouloir tjrs cibler boumedienneet d’aller jusqu’à traiter les gens de notre age de lâches et de c…Pour ta gouverne sache que nous avons réalisé des projets entre 1970 et 1986 et c’est des types de ta trempe qui les ont démoli, vendu et ignoré.Qu’as-t-u réalisé toi? dis.
J’étais enfant à l’époque de boumedienne, adolescente sans problèmes existentiels à l’époque de Chadli, le métro d’Alger, je m’en tape comme de l’an 40, J’ai eu le temps de perdre certaines illusions! Mais que ce texte est beau, poignant et …vrai. Merci Didou
merci Didou.
pendant un temps je me retrouver sur une place quelque part à alger…
j’ai oublié que ces années là ont eu raison de moi aussi et qu’elles m’ont envoyé en exil…comme tant d’autres des enfants de cette terre ancestrale! le métro je suis né avec et je pense que je ne le verrai pas…
"A mes frères de l’Algérie entière des montagne du Djurdjura jusqu’au fin fond de désert…"la suite vous la connaissez.
Certains intervenants (ou contre intervenants) expriment des idées qui sont souvent loin d’être claires (on ne sait finalement pas s’ils sont pour ou contre les idées qu’il prétendent discuter). De plus ils le font dans un français très approximatif ce qui
n’est pas fait pour arranger les choses. Enfin leur analyse est souvent basique pour ne pas dire simpliste conduisant souvent à l’insulte.
Pour en revenir au texte de Didou. Il n’attaque pas des personnes particulières (n’en déplaise à ceux qui ont des sympathies avec certains personnages du texte). Il dit simplement ceci:"voila comment on était et ce qu’on disait et voila ce qu’on est devenu". Au vu de cela, il a le droit de s’étonner devant certains changements de la société et de certaines gens. Quand il dit que à force d’être étonné plus rien ne l’étonne, c’est un simple constat qu’il fait à partir de son vécu et du réel. Beaucoup de gens ont apprécié ce texte parce qu’ils ont vécu la même époque et les mêmes événements que l’auteur. Ils ne peuvent qu’être d’accord avec lui.
magnifique!!!! tahya ya didou!!!!!
En 50 ans, avec des moyens rudimentai
res, il a été réalisé des centaines de
kilomètres de rail, 200 stations de
métro parisien, chez nous, aprés 31
ans, il n’y a toujours rien, avec un budget faramineux et des moyens matériels performants. Quant a associer, Boumediéne a ce projet,
c’est archi faux.Pour votre inform
ration, lors de la réalisation du stade du 5 juillet, il éffectuait
souvent des visites, pour évaluer
l’avancement des travaux.
Juste une remarque. Le projet du métro et de ses belles promesses c’est du temps de Chadli et non pas de Boumediene. Du temps de ce dernier on ne se préoccupait pas du tout du problème des transports des citoyens. Et du temps de Chadli on leur vendait des rêves. Je me souviens d’une déclaration du ministre des transports d’alors, Md Goudjil: "le métro d’Alger sera le plus beau du monde parce qu’il prendra le meilleur des autres".
super cet écrit le temps passe, avec les promesses de nos dirigeants, ils sont forts non puisque nous regardons, sans réagir dire qu’ils savent trouver les mots pour que nous accrochions a leurs rêves de faire de l’Algérie un pays développé ….zaama en un mot nous sommes tous mis a la queue leu leu au fait vous connaissez cette chanson…….
beaucoup de khalouta, dans ce texte, et aussi la chronologie histoirique est malmemee, mais ce n’est pas grave et ce desordre reflete bien, notre quotidien, si on y mettait de l’ordre, nos reperes se perdraient, mais c’est comme l’histoire d’un couple qui s’aime mais qui n’arrive pas a se construire, n’est ce pas qu’on pourrait avoir une vision romantique sur ce type de projet, qui ne se realise pas et qui dure, on aimerait que l’epilogue du developpement en algerie se fasse a la maniere de l’Amour au temps du Cholera de garcia marquez, mais bon, dans l’ensemble notre pauvre pays est une suite de non achevements et de repports, les causes c’est evidement d’avoir des projets gouffres, qui permettent a plusieurs strates de se sucrer en euros et d’aller s’installer en occident (pour se faire traiter làbas de victimes de rascisme) et autre point de vue, os eclaireurs et ceux qui sont formes et aptes a faire et bien finir des projets, preferent s’expatrier, et aller là ou tout est dejà fini et pret a consommer et en fait cette situation, d’inachever en algerie, bien qu"’elle soit le fait des dirigeants, devient un justificatif a toutes les demissions et meme a certains abandons, et non assistance a bougre de peuple en danger….mais les droits individuels etant (a juste titre) preponderants a l’interet collectif, notre chantier interminable continuera…..ce qui est plus inquietant c’est la pensee et les personnalites inachevees…..savons nous finir la realisation d’une omellette au chocolat en chantier, depuis les annees 1978….
il y a a peine 02 mois que j’ai decouvert que je suis diabetique ;stressé depuis .
mais en lisant votre ecris je me sens guerri
klamek doua malgres que ça parle de nos souffrances et des gens qui nous ont toujours fait bcp de mal.
un grand merci pour vous.
Métro, pour métro, le train ne voulait pas arriver, pour éviter tout ce que Didou aura essayé de résumer. Le métro arrivera, gardez espoir ou dormez en attendant pour ne pas somnoler dedans. Le métro arrivera, c’est là une évidence. Alors pourquoi se presser dans l’embouteillage de nos gouvernants ? Le métro viendra comme cette révolution des jasmins, d’où et quand on l’attendait le moins. Pourquoi se presser à vouloir faire que tout marche à merveille, ne dit-on pas chez les arabes ‘’koul otla fiha khir » ? Allons ! allons ! peut-être que le métro est fâché avec tous les présidents qui l’on promis ! Qui sait ? peut-être qu’il attend le dernier départ ? Ne soyons donc pas si pressés que ça, ce n’est que le métro. Et alors que diriez vous de tous ces autres retardataires ? Prenez le cas de la Libye, vous voyez ce qui lui est arrivé à vouloir rattraper le train trop vite après 32 ans de sommeil profond. Il faut prendre le temps de se réveiller et de s’éveiller pour voir les choses plus clairement et sainement. Le métro algérien n’a pas de retard, il attend au quai le départ de ceux qui ne veulent pas partir. Voyez par exemple ce peuple algérien qui n’a d’algérien que le nom et le drapeau, il n’arrive pas à prendre le bon départ. il est toujours à se demander pourquoi les kabyles s’agitent ? Vous voyez qu’il n’y a pas que le métro qui ne veut pas arriver, l’émancipation citoyenne aussi se refuse à s’orienter vers nous. Nous sommes là à attendre le métro alors que nous ne savons pas encore :Qui nous sommes ? D’où l’on vient ? Qui est qui ? Qui tue qui ? Arrivons d’abord puis constatons le retard du métro et des autres Merci Didou tu m’as donné l’occasion de me défouler
Métro, pour métro, le train ne voulait pas arriver, pour éviter tout ce que Didou aura essayé de résumer. Le métro arrivera, gardez espoir ou dormez en attendant pour ne pas somnoler dedans. Le métro arrivera, c’est là une évidence. Alors pourquoi se presser dans l’embouteillage de nos gouvernants ? Le métro viendra comme cette révolution des jasmins, d’où et quand on l’attendait le moins. Pourquoi se presser à vouloir faire que tout marche à merveille, ne dit-on pas chez les arabes ‘’koul otla fiha khir » ? Allons ! allons ! peut-être que le métro est fâché avec tous les présidents qui l’on promis ! Qui sait ? peut-être qu’il attend le dernier départ ? Ne soyons donc pas si pressés que ça, ce n’est que le métro. Et alors que diriez vous de tous ces autres retardataires ? Prenez le cas de la Libye, vous voyez ce qui lui est arrivé à vouloir rattraper le train trop vite après 32 ans de sommeil profond. Il faut prendre le temps de se réveiller et de s’éveiller pour voir les choses plus clairement et sainement. Le métro algérien n’a pas de retard, il attend au quai le départ de ceux qui ne veulent pas partir. Voyez par exemple ce peuple algérien qui n’a d’algérien que le nom et le drapeau, il n’arrive pas à prendre le bon départ. il est toujours à se demander pourquoi les kabyles s’agitent ? Vous voyez qu’il n’y a pas que le métro qui ne veut pas arriver, l’émancipation citoyenne aussi se refuse à s’orienter vers nous. Nous sommes là à attendre le métro alors que nous ne savons pas encore :Qui nous sommes ? D’où l’on vient ? Qui est qui ? Qui tue qui ? Arrivons d’abord puis constatons le retard du métro et des autres Merci Didou tu m’as donné l’occasion de me défouler