La crise financière pourrait coûter aux banques entre 2800 à 3600 milliards de dollars, selon des estimations contradictoires des pertes et dépréciations d’actifs dues aux «crédits toxiques», dont les fameux subprimes. Les banques américaines, soutenues par celles du reste du monde, ont largement dépassé les limites du relâchement des normes prudentielles de crédit jusqu’à se retrouver aux portes de la faillite. Elles ont entraîné dans leur chute les maisons d’assurance, chargées de couvrir l’insolvabilité des emprunteurs, et les secteurs de l’immobilier, l’automobile et biens d’équipement, principaux bénéficiaires des politiques de crédits à la consommation.
Khalifa Bank n’avait pas fait pire, en consacrant ses liquidités pour financer le lancement des filiales du Groupe et des prises de participation en Algérie et à l’étranger. Malheureusement, Khalifa Bank et ses filiales n’ont pas eu la chance d’avoir affaire à des gouvernants nationalistes, légitimes et intelligents dont le premier souci aurait été de sauvegarder la première banque privée, préserver des emplois et pérenniser ce dynamisme économique.
Le groupe Khalifa a été liquidé en quelques mois par Bouteflika, chef d’Etat rancunier, et un tueur à gages nommé Ouyahia qui a jeté, sans aucun scrupule, près de 20.000 employés au chômage et au désespoir, ruiné des milliers d’épargnants, et surtout fait perdre à la jeunesse algérienne un extraordinaire repère d’espoir et de réussite.
Du fond de sa prison londonienne, Rafik Abdelmoumene Khalifa, condamné par contumace à la perpétuité, attend le verdict de la justice britannique sur la demande d’extradition algérienne, en replaçant la très modeste affaire Khalifa Bank dans ce nouveau contexte de crise mondiale.
La gestion nationaliste de la crise financière
La crise mondiale a pour origine la crise du surendettement de l’économie américaine, accentuée par la concurrence de l’euro depuis 1999. (1) Le système bancaire américain a encouragé le surendettement des ménages par le mécanisme des subprimes qui ne constituent que la partie immergée de l’iceberg. En vérité, l’usage médiatique abusif de ce terme sert à culpabiliser les petits emprunteurs, et cacher les montants faramineux de l’endettement public et des entreprises privées. Selon un rapport du FMI, «La crise a dépassé les confins du marché américain du subprime, pour toucher concrètement les principaux marchés immobiliers d’entreprise et d’habitation, le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises».
La dette publique fédérale américaine représentait, fin 2007, 9000 milliards de dollars (65,5% du PIB) dont environ 5000 en bons du trésor. L’administration Obama a déjà annoncé que le déficit budgétaire en 2009 est estimé à 1752 milliards de $, soit 12% du PIB et trois fois le déficit de 2008. Cette explosion est en partie due au rachat des «crédits toxiques» des banques d’un montant de 1000 milliards de $.
Après avoir liquidé le groupe Khalifa, ses 20.000 employés directs et des milliers d’emplois indirects, le gouvernement algérien a lui aussi contribué à sauver des emplois américains en plaçant 49 milliards de dollars en bons du trésor US, soit la moitié de ses réserves de change.
Après les premières alertes en été 2007 des grandes banques américaines et européennes, la FED, la BCE et la Banque Centrale du Japon avaient commencé à injecter plus de 300 milliards de dollars dans le circuit financier. L’intervention des autorités monétaires s’avérant insuffisante face à l’ampleur d’une crise systémique, les premières décisions de nationalisation sont annoncées en 2008 pour éviter les faillites et l’explosion du taux de chômage.
Des plans de sauvetage financier et de relance économique sont étudiés dans l’urgence pour enrayer le pessimisme des marchés et éviter les conflits sociaux. Les banques subventionnées doivent en contrepartie continuer à consentir des prêts aux PME et aux ménages afin d’amortir les effets de la crise financière sur l’économie réelle. Aucun dirigeant de banque n’a été congédié ni poursuivi en justice. Les gouvernants leur ont juste demandé gentiment de réduire leurs rémunérations astronomiques, en comparaison desquelles les «dépenses» de Moumene Khalifa apparaissent comme de l’argent de poche.
La formidable baraka de Khalifa
Rafic Khalifa est né sous une bonne étoile en 1966 à Bejaia, fils de Laroussi Khalifa, adjoint de Abdelhafidh Boussouf fondateur du MALG, ancêtre de la Sécurité Militaire devenue DRS. Après avoir joué un rôle important dans les accords d’Evian en 1962, Laroussi fut ministre de l’Industrie et de l’Energie de Ben Bella où il négocia les concessions pétrolières. Puis il fut écarté du gouvernement par Boumediene qui le nomma directeur d’Air Algérie. Sa carrière politique se termina sur deux ans de prison après la tentative de coup d’Etat manqué en 1967 du colonel Tahar Zbiri. A sa sortie, Laroussi géra uniquement sa pharmacie de Cheraga. A sa mort en 1990, on ne lui connaît pas de fortune, mais il lègue à son fils trois héritages.
D’abord un nom qui fait peur à tous les courtisans du «Makhzen» algérien sous influence des réseaux des anciens du MALG qui lui ouvriront les portes et l’accompagneront dans son ascension fulgurante.
Ensuite la pharmacie qui servira de base à la création de sa première société KRG Pharma en 1990, et la fabrication des médicaments génériques en 1992.
Mais surtout une rancune tenace, datant de la guerre de libération, des services secrets français, et d’un certain Abdelaziz Bouteflika. Né à Oujda, Bouteflika avait tout fait pour intégrer en juillet 1957 la première promotion Larbi Ben M’Hidi des recrues du MALG, mais Laroussi directeur du stage le refusa. C’est la rage au cœur que Bouteflika vit les lycéens marocains de son âge intégrer la formation d’élite à Oujda, dont ont fait partie les futurs dirigeants du pays (Khalef, Zerhouni, Tounsi, Temmar, Bessaïeh, ect…). (2)
Rafic paie aujourd’hui très cher cette vengeance et n’hésite pas à affirmer »Le président Bouteflika veut ma peau » dans une interview au journal le Figaro du 6 février 2007 quelques jours avant la délivrance d’un mandat d’arrêt européen par le tribunal de Nanterre le 5 mars et son arrestation à Londres le 27 mars.
Il précise: «Nos relations n’étaient pas bonnes lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1999, mais elles se sont arrangées. Des personnalités sont intervenues pour sceller la paix.» Mais, ajoute-t-il «Bouteflika… ne supportait pas ma puissance économique. Il était convaincu que je voulais sa place. Il s’était mis dans la tête que l’armée me présentait comme un recours et un gage de stabilité… ». Pour Khalifa, Bouteflika a fait de l’Algérie «une république bananière où le président concentre tous les pouvoirs.»
Rafic a eu la chance de se lancer dans la création d’entreprises en pleine possession des ambitions et de la vigueur d’un homme de 30 ans, là ou de nombreux entrepreneurs se sont usés les muscles et les neurones à déminer les pièges et les obstacles d’une administration sous-développée et corrompue.
En mars 1998, Khalifa Bank obtient son agrément en hypothéquant la maison familiale de Hydra et sans libérer la totalité des 500 millions de DA requis pour le capital minimum. Dès 2002, Khalifa Bank revendique 700.000 clients, 7000 employés et 74 agences, un record quand la BNA n’en compte qu’une centaine. Elle distribuait des cartes de crédit American Express et MasterCard et opérait des transferts avec Western Union.
En 1999, Moumene crée la compagnie aérienne Khalifa Airways qui va connaître un essor fulgurant, employer 3000 personnes, et désenclaver plusieurs wilayas de ce vaste pays. Un accord d’entrée dans le capital d’Air Algérie a même été signé.
En 2001, il crée Khalifa Construction à partir de l’acquisition du géant allemand du BTP en faillite Philip Holzmann, qu’il réussit à rafler à une quinzaine d’acquéreurs. Il annonce qu’il va se lancer dans la construction des nouvelles villes de Boughzoul sur les Hauts Plateaux, et Sidi Abdallah, dans la banlieue d’Alger.
En 2002, il lance la chaîne Khalifa TV à Paris et Londres, après avoir tenté en 2001 de racheter la chaîne d’infos arabe ANN appartenant au syrien Riffat El Assad.
Il a multiplié les actions de sponsoring, notamment dans le football, et de prestige comme la fameuse Khalifa Jet Team, une patrouille aérienne acrobatique. Il finança pour l’Etat algérien, sur ordre de Bouteflika, des actions de lobbying aux USA, des achats de voitures blindées, des cachets d’artistes, etc…
On a appris après la liquidation du groupe en 2003 que Khalifa Bank détenait aussi 29% du capital de la Société Générale Algérie que Rafic avait racheté à la FIBA, holding luxembourgeois présidé par un ex-ministre algérien Ali Benouari.
Selon d’autres révélations, Khalifa choqué par les attaques médiatico-politiques, comme celle de Noël Mamère, prévoyait de quitter la France pour s’installer en Espagne. Il avait pris des contacts avec les dirigeants du Real Madrid où jouait Zinedine Zidane pour sponsoriser le club ou rentrer dans son capital. Le Service Action de la DGSE ne lui en laissa pas le temps.
La France tombeau du groupe Khalifa
Quelles sont les pertes réelles de Khalifa Bank? Personne n’est capable de le dire. Plusieurs chiffres ont été avancés entre 600 millions et 1,2 milliard d’euros, qui ne représentent pas des pertes, mais des infractions au contrôle des changes. Des transferts d’argent qu’effectuait Khalifa sous diverses formes pour financer l’investissement et l’exploitation de ses filiales et opérations à l’étranger. Selon le journal Le Monde (9 février 2005), le transfert de capitaux opéré de l’Algérie vers l’étranger par la banque entre 1999 et 2003 serait — selon les documents remis par le liquidateur de Khalifa Bank à la justice française — de l’ordre de 689 millions d’euros.
Khalifa détournait la réglementation rigide de transfert de devises de la Banque d’Algérie pour gagner du temps. Même l’Etat algérien en a profité. Une grande partie de ces transferts a été couverte par l’ex-ministre des Finances (de juin 2002 à mai 2003) Mohamed Terbeche, ex-Pdg de la BEA et Pdg de la Banque Intercontinentale Arabe (BIA), une banque algéro-libyenne implantée à Paris qui servait de correspondant à Khalifa Bank et gérait ses transferts.
Qui a vraiment provoqué la chute de l’empire Khalifa? C’est le ras-le-bol de l’establishment franco-français désagréablement submergé par la personnalité omniprésente et la boulimie affairiste d’un Algérien sorti du néant de son bled pour occuper la une des journaux et faire frissonner le tout-Paris des médias, des artistes, du sport, de la finance et du patronat, à la manière du flamboyant Bernard Tapie.
Le premier coup de semonce est venu en septembre 2002 de Noël Mamère, député-maire de Bègles qui refusa d’assister à un match de rugby en raison de la présence dans les gradins du nouveau sponsor Rafic Khalifa, «l’ami des généraux algériens, avec lesquels il a fait sa fortune». Choqué par cette agression, Khalifa n’a pas versé un centime des 300.000€ prévus.
En octobre, la DGSE fournit une note bidon et très approximative à la presse française pour répandre l’idée que Khalifa n’est qu’un homme de paille des puissants généraux et que son groupe bénéficie de «financements occultes (?)». Pour arriver à cette conclusion totalement fausse et fantaisiste, les agents de la DGSE ont embarqué dans les avions de Khalifa Airways et ont effectué une enquête de pieds-nickelés en s’amusant à compter le nombre de passagers.
Le contenu de cette note est d’ailleurs repris dans l’exposé des motifs du député Noël Mamère qui a demandé la constitution d’une commission d’enquête parlementaire N°334 du 29 octobre 2002 sur «l’origine des fonds du groupe algérien Khalifa et leur utilisation en France ». Puis une deuxième demande N° 646 du 4 mars 2003 « relative aux conditions d’attribution d’une fréquence à la chaîne Khalifa TV». L’Assemblée Nationale les a rejeté. (3)
Face à ce tapage médiatique, un vent de panique a soufflé sur la place d’Alger qui a abouti en novembre 2002 au gel des mouvements financiers de Khalifa Bank. Alors que des tractations se déroulaient en haut lieu sur la meilleure façon de gérer le «problème Khalifa», le Service Action de la DGSE a cherché la faille qui ferait tomber le golden-boy par des filatures et des écoutes téléphoniques. L’erreur fatale qui va provoquer sa chute est survenue le 24 février 2003 lorsque les services français ont informé leurs «correspondants» d’Alger que trois collaborateurs de Khalifa s’apprêtaient à convoyer 2 millions d’euros en espèces. Ils furent arrêtés à l’aéroport et la banque a été placée sous administration provisoire par la Banque d’Algérie le 3 mars.
L’option d’un arrangement qui éviterait d’éclabousser le régime a été envisagée par le directeur de cabinet de la Présidence, Larbi Belkheir, devenu protecteur de Rafic. Mais le conflit de succession entre Bouteflika et le Chef du gouvernement Ali Benflis a totalement brouillé les cartes et desservi la cause du groupe. Le remplacement brutal de Benflis par Ahmed Ouyahia en Mai 2003 a sonné le glas de Khalifa Bank dont la liquidation a été annoncée le 2 juin.
Ouyahia «nettoyeur» de la DGSE
La DGSE qui veille sur les intérêts français au Maghreb et en Afrique veut confiner l’Algérie dans son statut de mono exportateur d’hydrocarbures. Elle ne pouvait admettre que Rafic Khalifa serve de modèle d’entrepreneur non seulement à la jeunesse désoeuvrée d’Algérie, mais aussi aux jeunes beurs des banlieues bridés par une administration tatillonne et sélective qui les cantonne aux petits commerces et aux start-up sans lendemain.
L’élimination sur le sol français du groupe Khalifa et la destruction de l’idole sont devenus une priorité des services secrets dès qu’ils ont appris la création de sa chaîne de télé KTV au cœur de Paris et son entrée surprise dans le capital de la Société Générale à hauteur de 29%.
La DGSE a trouvé en Ahmed Ouyahia le tueur à gages idéal, que le jargon des services secrets surnomme le «nettoyeur». Dès son entrée en fonction, Ouyahia a résumé en deux mots le contenu du rapport de la DGSE auprès des députés et des sénateurs en parlant de «mythe Khalifa» et de «marchand de rêves». Il a aussitôt engagé le rouleau compresseur de l’administration pour étrangler le groupe, l’effacer du paysage économique en excluant toute autre alternative. Les rares voix qui se sont élevées pour défendre les emplois de Khalifa, comme celle de la Confédération des Cadres de la Finance (CCFC) ont vite été étouffées. L’UGTA et le patronat n’ont pas bougé le petit doigt, tétanisés par les menaces de représailles. La terrible répression qui s’est abattue sur le groupe Khalifa a aussi servi à tenir en respect les opposants du sérail jusqu’à la réélection de Bouteflika en avril 2004.
Le nettoyeur a instruit la justice d’engager des poursuites judiciaires contre les gestionnaires des entreprises et organismes publics qui ont déposé des fonds dans la banque privée qui offrait des taux de rémunération supérieurs à ceux des banques publiques. Un nouveau climat de terreur s’est de nouveau emparé des gestionnaires après celui de 1996-1997 où le même Ouyahia avait orchestré l’emprisonnement de milliers de dirigeants, dont la plupart seront par la suite acquittés.
Le procès de Khalifa Bank à Blida en début d’année 2007 a finalement prouvé qu’il n’y avait ni financement occulte, ni trésor du FLN, ni «blanchiment d’argent des généraux», mais une simple attirance des dépôts de gros épargnants institutionnels. Le procès a même tourné à la caricature en évoquant un prêt logement pour un steward, un prêt véhicule pour un policier, des billets d’avions et des séjours de thalassothérapie. (4)
Le tribunal de Blida a tout de même prononcé 45 condamnations à la prison ferme et 49 acquittements sur les 94 accusés. Des gestionnaires d’entreprises publiques croupissent aujourd’hui en prison pour avoir simplement déposé des fonds dans une banque privée agréée, donc garantie par l’Etat. Le reste des contentieux de l’affaire Khalifa, impliquant des personnalités du pouvoir, sont toujours au stade d’une instruction opaque.
Sur sa lancée destructrice, Ouyahia s’est servi de l’affaire Khalifa pour provoquer une crise systémique en contraignant toutes les banques privées algériennes et quelques banques arabes à la liquidation et leurs patrons à la prison comme Omar Dechmi (CA Bank) ou à la fuite comme Brahim Hadjas (Union Bank) ou Mohamed Kharoubi (BCIA Bank). (5)
A chaque fois qu’Ouyahia a pris les commandes du gouvernement, les intérêts français ont été considérablement renforcés, des entreprises algériennes détruites et leurs patrons réprimés. (6)
Après son troisième retour à la tête du gouvernement, Ouyahia a décrété de nouvelles mesures contraignantes, prouvant encore qu’il gère l’économie comme un éléphant enragé dans un magasin de porcelaine, avec un maximum de dégâts. Sa nouvelle mission est de chasser ce qui reste d’opérateurs arabes et asiatiques pour ouvrir de nouvelles parts de marchés à ses alliés français. Il a effacé les projets immobiliers des uns et d’usine de voiture des autres.
Ouyahia vient aussi de révéler le fond de sa pensée destructrice en traitant la «stratégie industrielle» de Temmar de «fantasme de communication». Un nettoyeur n’admet aucune stratégie économique autre que celle de la destruction.
Moumene Khalifa n’est malheureusement pas la seule victime du nettoyeur. Le groupe agro-alimentaire Blanky est en perdition depuis qu’un des frères Cherfaoui, Idir croupit en prison. Tonic Emballage et ses 4000 employés, géré par un séquestre judiciaire, est constamment menacé de fermeture et son patron, Abdelghani Djerrar en sursis après avoir passé quelques jours en prison en 2007. Le groupe céréalier SIM est déstabilisé et en stagnation depuis que son Pdg Abdelkader-Taïeb Ezzraimi est placé sous contrôle judiciaire.
La dernière victime du harcèlement anti-patronat algérien est Abdelouahab Rahim dont la banque ArcoBank avait été dissoute par les mesures d’Ouyahia. Le lancement de son emprunt obligataire de 8 milliards de dinars a été un fiasco en raison du boycott des épargnants institutionnels instruits (?) pour ne pas y souscrire. Et aussi à cause de la vacherie de son partenaire français Carrefour qui a annoncé en pleine campagne de souscription le 19 février 2009 qu’il mettait fin à l’accord conclu le 26 mars 2006 avec le groupe Arcofina pour l’ouverture de 18 hypermarchés.
Au lieu de se regrouper en meute soudée et solidaire pour défendre leurs intérêts, les patrons algériens persistent dans leur isolement et leur division, au point de se faire tirer comme des lapins dès qu’ils s’engraissent un peu.
Il est temps que les patrons algériens se réveillent, se mobilisent, s’unissent et se modernisent pour lancer une nouvelle «guerre de libération nationale», afin de récupérer le pouvoir économique et protéger les créateurs d’entreprises, d’emplois et de richesses.
Saâd Lounès
(1) La flambée du baril anticipe la dévaluation du dollar
https://saadlounes.unblog.fr/…lanticipeladvaluationdudollar.pdf
(2) Comment sont nés les services secrets algériens
https://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/23/article.php?sid=69939&cid=2
https://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/24/article.php?sid=69987&cid=2
(3) Demandes de Commission d’enquête du député Noël Mamère
https://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0334.asp
https://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0646.asp
(4) L’affaire Khalifa dévoile la corruption insurrectionnelle
(5) Comment gérer 100 milliards de $ par an
https://saadlounes.unblog.fr/files/2007/09/20040830commentgrer100milliardsparan.pdf
(6) Le retour du Bachagha Ouyahia
https://www.lematindz.net/1666-opinion-le-retour-du-bachagha-ouyahia/



Mr Saâd Lounès confond titrisation de créances et pyramide de Ponzi.
Cher Lounes,
"Après avoir joué un rôle important dans les accords d’Evian en 1962". Laroussi a été un expert pour les affaires petrolieres avec d’autres, c’est tout.
Cordialement.
plus rien a dire tres bien resumé, ici le folklore continue.
Une pseudo analyse pédante pour disculper Khaliffa des fraudes avérées et vérifiables. Justement, Khaliffa c’est un très mauvais exemple pour les jeunes que veulent se lancer dans les affaires. On ne bâti pas les affaires sérieuses par la corruption des responsables. Heureusement que la DGSE était là pour aviser les responsables algériens de la saignée organisée par Khaliffa en corrompant tous les responsables à tous les niveaux qui ont fermé les yeux au détriment de l’intérêt national. Le plus malheureux ce que tous ces responsables sont encore à leur poste et que d’autres « chawaffates » veulent mettre toute l’affaire sur une simple affaire de rancune personnelle entre Bouflika et Khaliffa. S’il y a une chose méritoire de Bouteflika c’est bien l’affaire de Khaliffa et ceci grâce aux services de renseignements français et pas algériens qui sont des corrompus.
Franchement, le parallèle fait entre la liquidation de la banque Khalifa et la crise du subprime qui a mis les banques occidentales à genoux est d’une absurduté totale.
Si je vous ai bien compris, Vous êtes un tenant du libéralisme économique qui en bave d’admiration devant l’ex Donald Trump Algérien. Ah ! Khalifa. Oh ! Khalifa. Un peu plus et vous serez capable d’ajouter : " Certes, Allah est grand, mais moins que Khalifa à l’époque "…
Bravo, un regard inteligent, nationnaliste et courageux en ces temps de suivisme, sur ce qui a ete vendu à l’opinion publique comme une operation d’assainissement economique et qui n’a ete en definitive qu’ un reglement de compte .A quand une gestion au service des algeriens…loin des gueguerres d’ego et des luttes pour le pouvoir d’une ou deux personnes
Mr Saad Lounes, vous avez beaucoup de talents sans doute, dans plusieurs domaines mais pas en économie. Comparer la plus grosse arnaque de Khalifa (qui a escroqué des milliers d’Algériens avec la bénédiction des pompiers pyromanes à l’image de Bouteflika et Ouyahia), et la crise mondiale née de la crise des subprimes (des crédits avec un taux d’intérêt très bas et un taux variable plus important afin que la majorité des américains puisse acquérir leurs logements). L’affaire Khalifa s’est déroulée 5 ans plutôt et on ne peut la comparer à la crise actuelle qui est apparue en 2007.
Ne connaissant, ni les arcanes du pouvoir ni ceux qui régissent les bas-fonds de la pègre et encore moins ceux des milieux financiers (quoique me dit-on, il s’agit généralement des "mêmes"), je voudrais juste apporter mon superficiel témoignage sur ce qu’on appelait l’empire Khalifa".
A l’époque, j’avais un réel bonheur à me rendre dans une de leurs agences bancaires et à voyager sur un de leurs avions.C’était incomparable par rapport aux services offerts par les autres banques ou par Air-Algérie.J’étais heureux de voir tous ces jeunes gens et jeunes filles trouver enfin du travail.Ils y croyaient et donnaient le meilleur d’eux mêmes."Khalifa" était plus qu’un job. C’était l’espoir.J’ai été un peu déçu le jour ou mon jeune frère n’a pas été accepté pour une formation de pilote, alors que son copain, fils d’une petite Chkhssia l’a été très facilement.C’est quand même l’Algérie!
Par la suite j’ai aussi été déçu par la perte des économies que j’avais placé chez eux (120.000DA).
Maintenant, je me dis que si escroquerie il y avait: Elle était bien ficelée et peut-être même un peu trop bien pour un esprit d’apparence candide, comme celui de Rafik Khalifa.J’ai remarqué par ailleurs que tout est allé très vite après la mise en onde de la chaine de télé.Ou est le rapport?
-vraisemblablement:le Koursi.
Tant que le Koursi n’est pas menacé, tout est permis y compris les escroqueries telles que celles de BRC et consorts à côté desquelles Khalifa et Cie ne seraient que des pickpockets.
La plus grande des escroqueries restant celle du Koursi justement!
moi, ce que je n’arrive pas à gober, c’est ce gachis provoqué à tort ou à raison par le gouvernement, de sacrifier les 20.000 emplois d’algériens et la perpective d’autant d’emplois à court terme par le groupe khalifa.Par ailleurs, je ne comprend toujours pas pourquoi le gouvernement n’a pas carrèment nationaliser khalifa pour utiliser toute la structure organisationelle de khalifa banque et khalifa airwais; Ce qui se passe aujourd’hui avec des pays européens avec la crise financière nous démontre bien ce choix de nationaliser au lieu de liquider quand la préservation de l’emploi reste une priorité des gouvernements .Enfin, en ce qui concerne directement Abdelmoumem Khalifa, a- t -il réellement volé ou escroqué quelqu’un .??
Je rejoins entierement l’avis de Mr LOUNAS Saad.Les Puvoirs publics auraient pu effectivement prendre en charge financièrement le Groupe Khalifa en particulier la Banque.L’opinion publique ne connait pas le montant total réel des pertes engendrées par cette faillite, mais les estimations données par la presse, puisées des déclarations des officiels, tournent autour de 2 milliards de dollars américains.
C’est quoi 2 milliards de dollars pour le Trésor Algérien ? quant on sait que les differents assainissements des entreprises publics ( découverts bancaires non remboursés aux banques)ont couté au Trésor Public plus de 42 milliards de dollars en dix ans d’assainissement des sociétés nationales.
En ajoutant à cette "cagnotte" de 42 milliards les 2 milliards de Khalifa Bank on aurait sauvé la crédibilité de la place financière
d’Alger et par voie de conséquence du pays.
Cette faillite qui a entrainé la disparition des autres banques privées à capitaux nationaux a ouvert largement la route à l’implantation des Banques privées étrangéres !!!!
C’est l’absence de controle efficace des autorités Monétaires sur les Banques qui est à l’origine de leurs faillite…
Autre échec des banques privées algeriennes, c’est le caractére familial du capital social dominé par le parent fondateur.
Dans ce type de capital il n’y a vraiment pas de véritable Conseil d’administration à meme de décider, d’orienter, de controler, de demander des comptes aux gestionnaires…etc
C’est vraiment dommage pour l’algérie notre beau pays, d’accumuler depuis plusieurs années des erreurs domageables qui font que nous avançons trop lentement dans le progrés universel.
Oui, les nains de jardins ont bien balayé. Société générale, BNP-Paris bas, Cetelem, Air France, Aigle azur, etc… doivent se sentir à l’aise chez nous et ils rapatrient bien leurs bénéfices chez eux et la prospérité pour l’Algérie c’est pas pour demain!
Monsieur Saâd Lounès vient de pointer du doigt un grand mal qui gangrène notre société. Car si le pouvoir tient toujours c’est parce que les citoyens n’ont pas su s’organiser. En effet, nos industriels et nos travailleurs devraient créer leur propre force protectrice au lieu de continuer dans leur sale habitude de lèches-bottes qui consiste à "nourrir un général" pour pouvoir exercer leur activités tranquillement. En effet, en l’absence d’une vraie organisation capable d’assurer leur liberté et leurs droits, la majorité d’entre-eux ont tous cette tendance à choisir la fatale facilité qui consiste à se réfugier dans les bras du système corrompu, participant ainsi au blocage de la société et la consolidation de la tyrannie. Le patronat algérien doit s’organiser de façon à être indépendant du système dictatorial afin de débloquer la société et donner la chance au pays de se démocratiser et de se développer sans l’omniprésence d’un général corrompu et corrupteur. En attendant cette prise de conscience, moi je boycotte avec toutes mes forces les élections dictatoriales du 9 avril prochain. ULAC L’VUT ULAC, ULAC SMAH IQETALEN ULAC!
Pour transférer rapidement près de 700 millions d’euros, Khalifa contournait la réglementation rigide de la Banque d’Algérie pour gagner du temps. C’est tout. Quelle magnanimité, Mr Saad Lounès. Si chaque algérien, qui a un petit besoin de devises contournait la réglementation des changes et se faisait transférer par sa banque quelques euros, à quoi servirait la loi. Elle est trop rigide.
Avec de tels propos, qui pourrait croire en l’innocence d’un fils de moudjahid à qui on ne connaît pas de fortune, parti de rien et qui a réussi là ou de nombreux entrepreneurs honnêtes se sont usés les muscles et les neurones à déminer les pièges et les obstacles d’une administration sous-développée et corrompue par des types comme Khalifa. En consacrant les liquidités des clients de sa Banque pour financer le lancement des filiales de son Groupe, ce qu’interdit la loi.
Khalifa n’a pas fait pire que ceux qui aux USA ont mené le monde à la ruine en se sucrant sur le dos des ménages amaricains tout en sachant le risque qu’ils faisaient courir au monde entier: est – ce une excuse pour admettre la conduite frauduleuse de Khalifa?
Utilisant la même technique que Maddoff, vieille comme la finance, octroyant aux anciens clients des taux d’intérêts mirobolants prélevés sur les nouveaux dépôts, Khalifa s’est enrichi en appauvrissant ceux qui ont cru en la solidité d’une banque que l’organe de surveillance défaillant a laissé faire.
Alors, de grâce, Mr Lounès, apprenait quelques rudiments de la finance avant de vouloir blanchir celui qui a tant blanchi d’argent volé aux citoyens algériens.
Excuse moi de vous dire M saad que votre analyse est vraiement incomplete et parfois meme mensongere, moi je suis ne apres l`independance je prefere parler des faits et rien d autres .concernant les personnes et societes qui ont deposes l argent a al khalifa bank il y a des grandes compagnie public qui ont deposes de l argent et ils n ont pas ete touches ( ex Sonelgaz et les compagnie public d assurance ..).pourquoi ces compagnies n ont pas ete touches .es ce que vous pouvez par exemple nous renseigner qpourquoi aucun responsable de ces entreprises n a pas ete touche.qui sont ces PDG qui les a nommes et pour qui ils roulent et comment on les choisis sur quels bases.
Vous n’avez pas cité la RAYAN BANK dirigée par un certain Madjid Nassou qui etait la plaque tournante du blanchiment d’argent des terroristes algériens et qui a été dissoute également. Je pense que la réaction du gouvernement algérien est la meilleure preuve de sauvegarde des intérêts de l’économie algérienne. Je ne connais pas d’autres actions patriotiques du gouvernement algérien. Le vaste "nettoyage" effectué par le gouvernement sur les banques algeriennes a été un acte de sauvetage et une anticipation de ce qu’est la crise financière qui si ce nettoyage n’a pas été fait, l’Algérie serait effecée de la carte du monde. Alors bravo "Ouyahia".
Je ne sais que vous n’allez pas publier cette intervention mais je le fais quand même.
Khalifa, tout comme ouyahia est indéfendable. Le présenter comme un modèle pour les jeunes algériens relève de l’immoralité.
Où va notre pays, L’ALGERIE?
Et celà, depuis l’arrivée de l’imposteur nommé Boutef!
personne en 1992, ni apres n’a lancé de production de generique du médicament ni son importation, pour des interets evidents…..ma gstion de khalifa fut desastreuse et meme amorale pour les jeunes….en faire aujourd’hui un mythe!!!je ne pense pas que cela soit e bon exemple.je conçois qu’il existe de nombreux non-dits….quand au patron de arcofina, c’est lui meme qui a declaré que carrefour n’a pas versé un centime….c’est je pense valable pour bc de concessionnaires etrangers qui ont utolosé les fonds nationaux pour transferer des devises avec la complicité des algeriens….mr slounes, vous etes loin de la verité lamentable qui sevit en matiere d’investissement en algeie!!!!les patrons createurs de richesses, je les cherche à la loupe et les hommes politiques qui aiment leur pays….j’en cherche encore…
monsieur saad je voudrais savoir combien est remunere cet article c normal c’est votre metier et vous le faite bien car je suis sur k’il ya un grand ecart entre votre pensée et votre ecrit sinon comment citer le groupe blanky comme un exemle de reussite alors que tout le monde a alger connait son histoire detournement de fonds avec la complicité de son ami et associe de tjrs le patron des flics ali tounsi
Mr Lounès, inutile de déblatérer avec vous sur une communication qui est un " non sens » .
Vous ignorez, totalement, les règles de fixation, par les banques, des taux de rémunération des capitaux placés en banques. Sachez qu’il existe un taux directeur que seule une banque centrale est habilitée à fixer et partant de là les banques intermédiaires peuvent intervenir et fixer leurs taux de rémunérations … en fonction de la valeur du capital, de la durée du placement …
A l’époque, où Khalifa exerçait dans le métier de la banque le taux directeur fixé par la banque d’algérie ne dépassait guère les 11%. La banque, citée, appliqait des taux de 17 % et …
Pour le parcours … de Mr Laroussi père il vous faut consulter tous les historiens qui jusqu’à aujourd’hui ont écrit sur le mouvement national algérien et quelques témoins si vous en aurez la chance …
Quant à Mr Kharroubi ( BCIA ) vous ne le connaissez pas. Que pourrai – je vous dire ? Rien …sinon que tous ceux que vous avez cité ( personnes intervenantes dans cette affaire )sont les fossoyeurs de l’algérie ; le seul chemin de la réussite et du développement reste la science et la liberté et, si le système éducative a été dévoyé depuis la naissance de l’algérie ce ne fût pas un accident de parcours ; la preuve un ministre de l’éducation national que même s’il vient à disparaître en lui trouvera son virtuel.
bravo mr saad je ne vous connais pas mais je comprends que vous savez de quoi vous parlez.d abord vous etes courageux de ne pas suivre le sens du vent fou qui a ammené tout le monde à incendier khalifa et les autres banquiers algériens qui se sont risqués à croire que l état allait les soutenir dans cette construction algéro-algérienne de la finance je vous crois lorsque vous dites que l audace et le gabarit de khalifa ont fait peur.maintenant qu il y ait eu des dépassements c est possible comme tout ce qui se fait chez nous.ce qui est revoltant et innaceptable c est que en algérie on n a pas laissé le temps à khalifa à kheroubi et à d autres de se ressaisir et de rembourser s il le fallait ce n est pas aprés 2 ou 3 ans que l on peut faire un bilan d ehec.le pire dans ces affaires c est que des drames personnels ont détruit de formidables espoirs pour l algérien moyen fier de khalifa, de ses avions de ses jeunes pilotes fier de ses banques algériennes .PAR DESSUS tout ce qui est révoltant c est qu aucun spécialiste n a porté la contradiction comme vous le faites
aujourd hui pour défendre tous ces gens qu ont a jeté en pature.les banques etrangeres ont aujourd hui toute latitude pour régner .dans cette histoire ce qui est révoltant c est que d autres trop pres du pouvoir n ont pas eu à répondre de leurs implication dans ces histoires .je suis certain que l histoire ne pardonnera pas ces injustices et cette chasse aux sorcieres qui ont touché les banques privées algériennes.il fallait arreter l es poir ils l ont fait .vous savez souvent je croise des jeunes algériens portant des tee-shirt à l efigie de khalifa …ils narguent …en fait ils le glorifient et ne croient pas du tout aux histoires que l on a raconté ….ils disent qu il aurait pu etre président.quant à celui qui dit que khalifa n est pas défendable, est-ce que sidi-said est défendable…est-ce que les autres sont défendables….et pourtant ils regnent.merci mr saad de déranger la fourmiliere.
C’est facile pour vous de juger un tel ou un autre !!! ça aurais été avec un esprit de criminels que vous auriez juger notre gouvernement, si justement il n’avais pas réagis en mettant à terme à l’affaire khalifa, car si tel était le cas, l’hemoragie aurait atteint des sommets beaucoup plus graves et irremediables pour le tresor et donc pour notre nation, ne sous-estimez pas au point de conter cette affair comme une affaire d’epicerie qui aurais pu se relever en etant nationalisée; nationaliser un trou, voir un puit de pertes qui n’aurais que continuer à perdre et en reperdre d’avantage en engrengeant des milliards pour avoir une fin un jours ou l’autre qui serait encore plus tragique.
Pour ce qui est des épargnants qui ont perdus leurs argent, je crois que finalement avec 17% qu’ils prenait, ils n’ont rien perdu, ils ont juste pas gagner ce qu’il leur a été promis et comme dit notre excellent proverbe (tama3 fi ka3ou chrit).
Moi je crois qu’avec sa réaction, notre gouvernement merite un grand salut et respect.
Vive Bouteflika et merci pour ce qu’il à su donner et faire à notre pays.
P.S: je suis un jeune de 34 ans, je n’ai pu tracer mon avenir que grace à ce que bouteflika nous a offert comme opportunités. mais bouteflika c’est pas le bon dieu, c’est un être comme nous tous, glandez pas chez vous et vous attendez que boutef vous donne (chemrou, debrou habssou men echkawi)