Ce texte est le fruit de mes réflexions sur les commentaires de lecteurs concernant les deux contributions précédentes, sur Djamila Bouhired puis à propos des moudjahidines authentiques encore en vie. Par conséquent, ces considérations visent à approfondir et élargir le débat d’un point de vue général, dans le cadre d’un journal, bien entendu limité mais non pour cela superficiel. Ajoutons que ces observations n’ont pas la fonction de clore mais d’ouvrir un débat très urgent et absolument indispensable. Les propos qui suivront en sont des éléments espérons provocateurs, dans le bon sens de l’adjectif, autrement dit stimulateurs.
Une personne ou un peuple qui a perdu sa mémoire, précisément celle de ses actions en faveur d’une existence digne, libre et solidaire, cette personne et ce peuple sont définitivement vaincus. Et d’abord par eux-mêmes ! En effet, tout vainqueur d’une personne ou d’un peuple a besoin et entreprend, pour consolider sa domination, d’éliminer, chez le vaincu, toute trace de ce qui lui permettait d’avoir été libre, par conqéquent de l’être à nouveau. Ainsi, il oubliera cette période de sa vie, pour croire que son existence n’est que servitude, que cette situation est « normale », « naturelle ».
Partout et toujours, les vainqueurs ont agi ainsi, et continueront à le faire. Il en va de l’existence de leur domination.
Mais, le vaincu, personne ou peuple, doit-il se plier à cette ultime phase et admettre sa définitive défaite, celle de la mémoire de ce qu’il fut ou, sinon, furent ses parents ou encore ses ancêtres, ou, allons le plus loin et le plus largement possible, l’humanité dont il fait partie ? À savoir des personnes ou des peuples libres et solidaires ? En effet, jamais la nature n’a mis au monde une personne dominée-exploitée, mais libre. Jamais un peuple a commencé à exister en étant dominé-exploité, mais libre. Ce sont les hommes qui transforment un individu ou un peuple en sujet à exploiter, et donc à dominer. Trop de personnes oublient cette banalité, parce qu’ils sont, pour employer une métaphore de Platon, dans une caverne obscurcie par le servilisme, qui les empêche de voir le soleil de la liberté solidaire.
L’esclave qui oublie la lutte des esclaves spartakistes contre la domination romaine, la lutte des paysans extrême-orientaux contre leurs oppresseurs impériaux, les luttes qui ont éliminé l’esclavagisme, puis le féodalisme, luttes qui ont tenté de bannir le capitalisme, puis le capitalisme d’État « socialiste », bref toutes ces luttes où les êtres humains, femmes et hommes, ont voulu demeurer ou reconquérir leur liberté et leur solidarité réciproque, toutes ces luttes, si elles ont oubliées, que reste-t-il donc ?… L’apparente « éternité » de la domination et de l’exploitation d’une majorité d’êtres humains par une minorité de sangsues à visage humain. Par conséquent ne demeure que la soumission, la résignation, la justification par le vaincu de sa défaite, l’acception volontaire de sa servitude. Selon la fameuse expression biglique : « Sous le soleil, rien de nouveau ! » Effectivement, pour tout dominateur, ce slogan est adéquat. Tous les empires, sans exception, n’ont-ils pas proclamé être « éternels » et « naturels » ? A l’exception du nazisme qui se contenta bizarrement d’un « Reich de mille ans ». Tous les systèmes sociaux (esclavagisme, féodalisme) ne se sont-ils pas, eux aussi, considérés comme « éternels » et « naturels » ? Même Platon et Aristote ont ainsi pensé du système esclavagiste (mais pas Diogène de Sinope ni Épicure, en Occident, et ni Lao Ze et Chuang Ze, en Orient). Aujourd’hui, le capitalisme ne se proclame-t-il pas, lui aussi, « éternel » et « naturel » ?
Voilà où mène l’oubli, l’occultation de la mémoire émancipatrice : à l’acceptation résignée et apparemment justifiée de la situation actuelle. En perdant de vue la réelle histoire passée, on est incapable d’envisager un présent autre que celui qui nous domine, et donc un futur meilleur, sinon pour nous, du moins pour nos descendants.
L’Algérie n’est qu’un exemple parmi tous ceux qui affligent, de tout temps et partout, l’humanité de ce fléau qu’est l’éradication de la mémoire des luttes pour une vie digne, c’est-à-dire sans dominateur-exploiteur. Il suffit de lire les livres d’histoire : la majorité absolue est écrite par les mandarins des vainqueurs. Les crimes sont présentées comme des exploits civilisateurs, les mensonges comme des vérités, les luttes pour la liberté comme des actes au mieux d’utopistes imbéciles et personnellement frustrés, au pire de bandits assoiffés de sang, barbares et ignares.
Même les mots évoquant la liberté et la solidarité sont usurpés, faussés, manipulés pour servir le vainqueur. Ainsi, des mots « révolution », « liberté », « démocratie », « autogestion », « partisan », « anarchie », « communisme », « socialisme », « moudjahid », etc.
Et, hélas !, trop nombreux sont celles et ceux qui renoncent à ces mots parce que d’autres les ont récupérés, usurpés et faussés pour servir leurs infâmes objectifs. Mais le renoncement à ces mots entraîne celui de leur contenu initial. Et voilà consommée la défaite complète. Ainsi, par exemple, un commentateur d’une de mes contributions (https://informationnelle/24756-appel-aux-ex-moudjahidates-et-moudjahidines-a-leurs-enfants-et-aux-jeunes-historiens-algeriens.html) écrit : « Réveillez-vous Mr Naimi on est en 2017 ! Vous êtes en retard de près de 50 ans. En effet votre appel aurait un sens si il avait été fait dans les années 70’s mais en 2017 c’est quoi un moudjahid ? Tout le monde vous dira un terro de l’Afghanistan! Vous vivez dans un autre monde. »
Et voici comment, selon ce lecteur, il nous est dorénavant interdit d’employer le terme « moudjahid », ce mot qui fut le plus beau mot de notre lutte de libération nationale. Comme chez nous et ailleurs sont devenus « archaïques » et « ridicules » d’autres termes qui furent le levain des luttes populaires pour leur émancipation : démocratie, droits des citoyens, révolution, socialisme, communisme, anarchisme, etc.
Sur la planète, aujourd’hui, il y a même des régimes politiques qui bloquent à leurs citoyens sur internet l’accès à des sites contenant des mots comme « démocratie », « droits humains », etc., ou se réfèrent à des événements sociaux, autrement dit à des luttes libératrices, que les dominateurs, qui les ont écrasés dans le sang, veulent faire oublier à leur peuple.
Partout et toujours dans le monde, le même hideux et abject mécanisme (il s’appelle également censure) est présent : la gestion de la mémoire par les vainqueurs, pour empêcher son autogestion par les vaincus. Car si ces derniers continuent à la gérer librement eux-mêmes, alors ils ne sont pas totalement écrasés, ils penseraient : « S’il fut un temps où nous avons été libres de toute exploitation-domination, si, également, il y eut un temps où nous avons combattu courageusement contre cette infamie, alors, nous pourrons, de nouveau, reprendre cette lutte ». Les Italiens aiment penser : « La speranza è l’ultima a morire ! » (L’espoir est le dernier à mourir).
A propos de l’importance de la mémoire comme enjeu de domination ou de libération, voici des exemples à méditer. On y constate à quel degré d’abjection est parvenu l’occultation des mémoires émancipatrices.
Les premiers Chrétiens, une fois parvenus au pouvoir par l’alliance avec l’empereur Constantin, ont détruit ou brûlé tous les livres considérés païens, autrement dit contraires à leur foi nouvelle dominante. Pour avoir une idée des méfaits commis, quelques exemples : des trois cent (300) volumes environ écrits par Épicure, et plus ou moins le même nombre par Diogène de Sinope, il nous est parvenu uniquement une centaine (100) de pages du premier, et, du second, uniquement des citations dans des ouvrages de ses partisans ou adversaires. C’est comme si, aujourd’hui, on détruisait les ouvrages de Jean-Jacques Rousseau, Diderot, Voltaire, Karl Marx, Michel Bakounine ou Sigmund Freud, de manière à ce que les générations futures n’en sachent rien ou presque. C’est ainsi que les actions des premiers Chrétiens, parvenus au pouvoir, ont commis l’un sinon le plus grand crime contre la culture humaine émancipatrice. De là, la régression intellectuelle qui s’ensuivit en Europe, avec son asservissement des mentalités pour conforter uniquement le Pape Infaillible et sa caste de prêtres, garants des empereurs et rois féodaux.
Second exemple. Les adorateurs du « camarade » Staline, appelé par la suite, une fois devenu le Tout-Puissant sur terre, le « Père des peuples », ont été, avec lui en premier lieu, jusqu’à effacer des photos de l’époque révolutionnaire des personnages ; ainsi, par exemple, Trotsky fut éliminé de photos où il se trouvait à côté de Lénine, pour faire oublier au peuple l’action du premier au profit de Staline qui, à l’époque, était un militant de second ou troisième rang.
Troisième exemple. À son tour, le « camarade » Trotsky écrit sa volumineuse « Histoire de la révolution russe ». Eh bien, vous chercherez en vain à savoir qu’il commanda l’Armée « rouge » qui massacra, à la mitrailleuse et avec les bombes d’avions, les vrais partisans des authentiques soviets, les accusant d’etre « au service de la contre-révolution ». En réalité, tout prouve le contraire : les victimes étaient les vrais défenseurs de l’autogestion populaire, et les « bolchéviques », avec Lénine et Trotsky à leur tête, ont rétabli une forme de capitalisme d’État avec la NEP.
Dernier exemple. Chez nous, en Algérie, les vainqueurs se sont également distingués. Ils sont allés jusqu’à cacher des… cadavres de dirigeants de la lutte de libération nationale, tels le corps de Amirouche, de peur que l’existence de sa tombe permette au peuple de conserver mieux le souvenir de son action anti-coloniale.
Revenons à une situation banale et ordinaire. Quand toi, algérienne ou algérien, écoute le récit d’un ex-moudjhahid ou moudjahida de notre lutte de libération nationale, ou edntends le récit d’un travailleur de l’autogestion surgie juste après l’indépendance, que se passe-t-il en toi, dans ton cœur et dans ton esprit ? Ou bien, parce qu’en toi vit encore un brin de dignité, tu ressens de la fierté, et ta voix intérieure te dit : « S’ils ont été capables de ces dignes actions, pourquoi pas moi? »
Ou bien, parce que, désormais et hélas !, tu es un esclave volontaire, ta voix intérieure te murmure : « Allons ! Oublie ça, c’est du passé, une exception à la règle, et suis le troupeau en baissant la tête, en acceptant le bâton ou le foin de ton berger. »
Un exemple de ce genre de soumission, se masquant d’une illusion de fière revendication individuelle (je l’appelle individualiste) se trouve dans le commentaire de Hend Uqaci Ivarwaqène, à ma contribution précédente (https://www.lematindz.net/24756-appel-aux-ex-moudjahidates-et-moudjahidines-a-leurs-enfants-et-aux-jeunes-historiens-algeriens/). Tout son texte est à lire et à méditer. Il illustre la fausse conscience qui se fabrique à partir d’une argumentation qui se voudrait moderne et libre, mais, qui, en définitive, est soumise. Ce lecteur ne veut pas se « faire une conscience de redevable à vie et inhiber définitivement toute tentative d’individuation. » Donc pas de dette, ah non ! Pas même une reconnaissance, l’important est désormais la « tentative d’individuation ». Que signifie ce terme ?… N’est-ce pas « Chacun pour soi ! », expression typique d’une société où règnent le plus rusé, le plus cruel, le plus égoïste et le plus cynique, au détriment de celles et ceux qui n’ont pas ces horribles et méprisables caractéristiques ?
Et voici ce que le même lecteur écrit : « Vous voulez nous faire gober que si d’authentiques za3ma révolutionnaires avaient pris les rênes du pays ils auraient renoncé à l’arabo-islamisation du pays ? Au socialisme ? A leurs rentes ? »
Tout devient clair. Ce langage est la simple reproduction de l’idéologie dominante des vainqueurs. Que dit-elle ? « Allons ! Allons ! Tous, sans exception, sont pourris ! Quelques soient ceux qui auraient pris le pouvoir, ils auraient pensé à leurs rentes ! Dès lors, Boumediène-Ben Bella et leurs successeurs d’une part, ou, d’autre part, Larbi Ben Mhidi, Abane Ramdane, Mohamed Boudiaf et Hocine Aït Ahmed, ils sont tous les mêmes ! »
Dans les pays développés, ce discours se manifeste de cette manière : « Les révolutionnaires ?!… Ha ! Ha ! Ha ! Laisse-moi rire !… Tous les mêmes ! Lénine, Staline Hitler, Gorbatchev, Poutine, Kennedy, Nixon, Trump et compagnie ? Tous pourris. Tous pour la rente ! » Et on oublie l’existence, par exemple, de Che Guevarra, de Gandhi et de Nelson Mandela.
Il est vrai que la possession du pouvoir corrompt. Et cela fut constaté parmi ceux qui furent auparavant d’authentiques révolutionnaires, tels les bolcheviques, puis, à leur suite, toutes les nomemklatura « communistes », sans une seule exception, pas meme au Viet-Nam.
Cependant, confondre Benbella-Boumediène et leurs successeurs avec Larbi Ben Mhidi, Abane Ramdane, Mohamed Boudiat et Hocine Aït Ahmed, c’est faire un procès d’intention à ces derniers. Boudiaf et Aït Ahmed n’ont-ils pas prouvé qu’ils préféraient rester et défendre les intérets du peuple laborieux plutôt que d’occuper des fauteuils au sein du pouvoir ? Et que cela leur coûta très cher, mais qu’ils persistèrent toute leur vie ?
Le genre de confusion en examen, entre les uns (dominateurs-exploiteurs) et les autres (défenseurs des intérets réels des citoyens), fut l’une des méthodes principales de la propagande qui permit la naissance et la victoire du fascisme en Italie, puis du nazisme en Allemagne. Mussolini puis Hitler dénonçaient tous comme identiques : capitalistes, communistes, francs-maçons, juifs, bref tout ce qui s’opposait à leur domination. Les intellectuels italiens conscients inventèrent un terme pour désigner ce phénomène : « qualunquismo ». Le mot a été fabriqué à partir de « qualunque » (quelconque). Et le fascisme de couleur islamiste a employé le même procédé : tous les mêmes, tous pourris à l’exception des islamistes. Marine Le Pen et tous les extrémistes de droite, eux aussi, recourent au même procédé. Trump idem.
Le discours du lecteur auparavant mentionné et celui à peine cité ont le même but : occulter et salir les authentiques actions et tentatives de s’affranchir de l’exploitation-domination. Ces discours justifient, même s’ils ne le croient pas, et légitiment le système actuellement dominant. Un lecteur le déclare clairement dans son commentaire. Il affirme : « Tous les pays développés ne l’ont été que grâce à l’exploitation, la confiscation des terres, les massacres, la spoliation sans lesquelles l’accumulation eût été impossible. »
Cette assertion, tirée d’une observation de Marx, dans « Le Capital », était correcte à son époque. Mais, depuis, des expériences ont pouvé qu’une accumulation est possible en excluant domination et exploitation au profit d’une coopération solidaire. Le cas le plus exemplaire a été l’expérience espagnole des « collectivités » entre 1936-1939.
Voici donc comment un citoyen, certainement de bonne foi, est conditionné à justifier, par ignorance historique, le système dont il est victime. Ce lecteur conclut : « Non, notre problème n’est pas dans l’interprétation ou dans la relation de l’histoire, il ne s’agit pas de remplacer les indus héritiers par les ayants-droits : il est ailleurs. En clair ce n’est pas en lui faisant mordre sa queue à l’histoire qu’on sortira de l’auberge !… »
Et voici comment le refus de connaître la vraie histoire est présenté comme une revendication légitime, comment sont confondus les « indus héritiers » et les « ayants-droit ». Autrement dit, usurpateurs-faussaires et authentiques combattants pour l’établissement d’une société libre et solidaire, c’est kif-kif ! Vouloir enfin écrire l’histoire de vaincus, ce serait adorer un nouveau « Veau d’Or », affirme le lecteur. Lui préfère le veau d’or de son « individuation ». Significatif exemple d’une mentalité d’esclave qui se cache derrière le paravent de l’ »individuation ». Autrement dit, c’est le « chacun pour soi ! » dont j’ai parlé auparavant. Ce qui se manifeste par ce comportement : puisqu’il y a eu, il y a, et donc il aura toujours d’une part les dominés-exploités, et, d’autres part, leurs victimes, eh bien il ne me reste qu’à m’arranger pour me placer là où il faut. Et amen ! Que chacun se débrouille ! Et comme disaient Nixon et Tatcher, comme déclarent aujourd’hui Décameron ou Trump, et, avant tous ces « chefs », les idéologues du passé : Celui qui est dominé-exploité en est responsable ! Il n’a qu’à s’arranger pour devenir un dominateur-exploiteur ! Notre libre et démocratique société le permet, elle offre toutes ses chances à celui qui sait les prendre (entendons : le malin, le rusé, le cynique, l’égoïste, le cruel, bref celui qui pense uniquement à son seul intérêt, sans se soucier de celui des autres).
Toute cette conception provient d’une ignorance de l’histoire, causée par le refus, l’incapacité ou la fainéantise de déployer les efforts pour la connaître. Il n’y a pire ignorant que celui qui ignore son ignorance, disait plus ou moins Socrate.
Voici un exemple des ravages de l’ignorance qui ignore son ignorance. On voit un film hollywoodien sur la révolte des esclaves de Spartacus, ensuite on s’efforce de lire quelques brefs articles de journal sur le sujet, enfin, on lit une brochure superficielle ou l’évocation de cet événement dans un livre plus « savant », peut-être de Marx ou Engels. Et voilà ! On parle de cette révolte d’esclaves avec aplomb, comme si on en connaissait tous les aspects, causes et conséquences immédiates et lointaines. L’Ego, toujours en action, nous berce de l’orgueilleuse illusion de savoir tout ce qui est nécessaire pour affirmer péremptoirement.
Un second commentaire de lecteur, Rabah Benali, est un exemple significatif. Il part d’un fait incontestable : trop de personnes ont utilisé et abusé du titre de moudjahid pour s’emparer illégitimement de biens matériels. Et il arrive à cette conclusion : une « dé-moudjahdinisation » profonde à très long termes. »
N’est-ce pas, ainsi, confondre authentiques et faux moudjahids ?… Par conséquent, rejeter le bébé avec l’eau sale ?… A qui ce raisonnement profite ?… C’est, encore là, une manière de tomber dans le piège des usurpateurs-faussaires : il est dans leur intérêt que soient confondus vrais et faux ex-combattants de la guerre de libération. Ainsi, seront oubliés et éliminés les vrais. Et les faux peuvent exploiter et dominer à leur aise.
Dès lors, ne nous étonnons pas qu’en Algérie, par exemple, la lutte de libération nationale a été et demeure falsifiée pour légitimer la domination des vainqueurs. Quant à la période d’autogestion ouvrière et paysanne, qui donc en parle, même parmi l’ »élite » algérienne la plus « progressiste » et « démocratique » ? Il est vrai que l’autogestion dérange et infirme le schéma marxiste conventionnel, privilégiant le « Parti » et son « Avant-garde », composée de « révolutionnaires professionels » (quel adjectif ! Et quelle implication bureaucratique et autoritaire il contient !)
Moi, aussi, je fus dans ma jeunesse un marxiste convaincu, un maoïste plus exactement. C’est-à-dire un ignorant qui ignorait son ignorance. Mais, ayant conservé avant tout le souci du peuple laborieux, j’ai fini par comprendre mon erreur. Ainsi, j’ai pu apprécier l’autogestion et sa valeur précieuse, et donc être un peu moins ignorant.
Que les ignorants prennent le temps et la peine de lire l’histoire réelle, celle des vaincus, occultée par les vainqueurs. Ils verront comment ces derniers ont falsifié, tronqué et sali les actions de libération et de solidarité authentiques entre les citoyens du monde. Et cela depuis toujours et partout. Et cela même de la part d’un Karl Marx vis-à-vis de Joseph Proudhon et Michel Bakounine, même de la part d’un Lénine et d’un Trotsky vis-à-vis des authentiques militants des soviets (autogestion), tels Pierre Kropotkine, Stepan-Petritchenko, Makhno et Voline. Alors, on ne s’étonnera pas des actions similaires de personnages, de dimension infiniment plus petite, en Algérie.
Cependant, au vaincu dans son corps, exploité, emprisonné ou exilé, il reste son esprit. Depuis que l’espèce humaine a appris à penser, ses représentants les meilleurs ont dit, écrit et agi en sachant que tout peut être exploité et dominé chez l’être humain, mais pas son esprit, lequel active sa mémoire. Rappelons-nous l’anecdote de plus d’un militant de la liberté, emprisonné : « Entre quatre murs, je suis plus en liberté que la majorité des gens qui sont en dehors, parce que mon esprit, à moi, est demeuré libre de penser et de se souvenir, mais celui des autres n’est occupé qu’à subir ce que ses maîtres ont décidé. »
Esprit libre signifie esprit qui prend la peine et le temps de connaître la vraie histoire de l’humanité. Non pas seulement pour écrire des livres ou faire des conférences, mais d’abord afin de posséder les leçons qui s’imposent pour lui-même, de manière à mieux comprendre comment agir dans le présent. Et ne pas être la stupide et dérisoire victime d’un conditionnement inconscient opéré par les vainqueurs du moment. Ce processus parvient à donner au citoyen l’illusion d’être libre et de penser librement, alors qu’en réalité sa pensée et son action ne sont que le résultat programmé part ses maîtres. Lisez donc « De la servitude volontaire » d’Étienne de la Boétie ! (librement télé-déchargeable sur internet). La pire des servitudes est celle qui s’ignore et s’érige en prétention de liberté, jusqu’à revendiquer le mépris de la mémoire des faits passés, en faveur d’une société humaine libre et solidaire. Les citoyens des Etats-Unis et d’Europe ne se considèrent-ils pas libres de pensée et d’action ?… Pourquoi donc connaissent-ils si mal l’histoire de l’humanité, notamment ses luttes émancipatrices ? Pourquoi votent-ils toujours pour leurs dominateurs-exploiteurs ? Pourquoi leur permettent-ils et soutiennent-ils leurs crimes contre l’humanité dans les pays militairement plus faibles ? (A suivre)
Kadour Naïmi
Courriel : [email protected]




Quand on suit le cycle biologique de la vie du Neandertal, on va vite se rendre compte que plus on vit plus la probabilité de mourir est proche de 1, cela n'élimine pas la probabilité de mourir jeune, youpi je viens de réinventer la roue, ou plutôt le fil à couper le beurre, donc si on suit les choses, en 1962 les algériens étaient 8 millions et demi d'homo sapiens, aucun démographe sérieux ne pourra admettre une hypothèse aussi farfelue et grotesque que parmi une population de 8 millions, on puisse avoir un million et demi de morts durant une guerre de sept et demi, la vérité s'approche beaucoup plus de ce que la France à déclarée à savoir environ 400 000 morts, nous allons supposé que les maquisards restant vivant à la même période étaient aux alentours de 200 000, un chiffre pris proche de la limite supérieure, on ajoutera une autre supposition qui dans les faits ne va pas résister à l'analyse objective, celle qui consistera à dire que les 200 000 restant sont tous âgés de moins de 30 ans allez y on va être gentil, l'âge minimum sera aux alentours de 16 ans, une fois nos hypothèses posées et notre model plutôt stable, nous allons tenter regarder de plus près la situation algérienne d'aujourd'hui.
En l'an 2017, 54 ans après l'indépendance confisquée selon les propos de Ferhat Abbas, ceux qui avaient entre 16 et 30 ans à l'époque auront aujourd'hui au bas mot 70 pièges, le digramme des âges est simplifié et devient un intervalle fermé par une borne inférieure de 70 ans selon notre model, première question, combien parmi les 200 000 personnes auront vécus jusqu'a 84 ans, sachant que l'Algérie est un pays pauvre socialement et en retard techniquement, cela veut dire que la mal nutrition, les maladies, les problèmes de tout ordres et genres, les obstacles mis en place par un mafia au pouvoir auront eu raison sur une bonne partie des 200 000 personnes, sans compter le processus naturel de dégénérescence des organes à l'approche de la fin de vie que l'ADN à programmé dans le corps humain.
Une hypothèse très ambitieuse nous dira que maximum 10 % seront encore en vie pour la plus part atteint d'Alzheimer et d'autres maladies dues à l'âge des humains, pour se convaincre il suffit juste de d'ausculter à travers le petit écran la santé de nos lascars Ould Abbas et Bouteflika qui sont au passage parmi les plus lotis, un nouveau paramètre qui perturbe notre model en ajoutant de l'incertitude et un potentiel risque pour notre système d'équations.
A présent, je m'adresse a vous fan des moudjahidines, comment un chercheur de votre niveau (selon vos déclarations ultérieures) dans un pays qui compte plus de 75 % des personnes ayant moins de 40 ans peut il encore soliloquer sur une population en voie de disparition ? Comment un chercheur de votre niveau ayant à sa disposition le monde à travers la toile, vous avez toutes les bibliothèques du monde, tous les ouvrages de pointe, toutes les thèses publiées, tous les articles, vous ne pourriez pas proposez un model de sortie de crise, un model économique et social, un model de développement, un model pour l'école sinistrée, un model pour l'université devenue voie de garage ?
Vous allez me dire que l'histoire est importante, mea culpa, cependant, chez nous tout est faussé, tout est un tissu de mensonges, ne rendez vous pas compte que par la force des choses vous n'êtes pas loin du vieux chnoque le nommé Ould Abbes qui nous exhibe matin midi et soir des papiers de son faux passé de révolutionnaire pour expliqué la légitimité de son maintien au pouvoir ? Vous ne vous rendez pas compte que vous êtes comme le grand Moujahid Bouteflika, qui nous casse les bombons par son faux passé révolutionnaire ? Les vrais révolutionnaires méritent certes le respect, toutefois, entre le respect et l'adoration il y a tout de même de la marge.
J'ai envie de dire, je me moque de tout ce passé et passif fait de tricheries et de manipulations, de mensonges et de forfaitaires, un pays régi par un faux passé révolutionnaire et une religiosité qui frise la paranoïa, l'horloge du temps s'est arrêtée pour nos il y a 14 siècles pour la religion et 54 ans pour l'histoire, le reste est devenu secondaire sans aucune valeur, au lieu d'avoir les yeux rivées sur le rétroviseur d'un faux passé, d'une fausse histoire, pour quoi ne pas se mettre autour d'une table et pensé l'avenir du pays, son école, son université, pour former un citoyen un vrai, pour produire les ingénieurs qui vont construire nos ponts et nos route de demain, notre voiture électrique, notre habitat de demain, les médecins qui vont guérir nos malheurs et apaiser nos souffrances, nos techniciens qui produiront nos tomates et oignions, les Hommes de lettres et d'art qui apaiseront et accompagner nos nuits à travers le théâtre et le roman, produire nos historiens qui repenseront l'histoire objectivement en dehors des sentiers battus des idéologues de tout bord, en finir enfin avec le populisme, érigé enfin une nation prospère, multi culturelles, multi raciales, multi ethniques, multi religieuses, en finir avec le racisme, la xénophobie, s'ouvrir sur le monde, sur les autres cultures, sur les autres peuples, arrêter le nombrilisme algérien, appelez de vieux séniles en fin de vie pour sauver la vie de jeunes gens en plein possession des capacités physiques et intellectuelles, n'est ce pas un paradoxe, un chercheur de votre niveau au lieu de réfléchir par soi et produire un nouveau model de sortie de crise, trouver une voie pour qu'enfin nous deviendrons un peuple un vrai, il fait appel à de vieux personnages qui pour la plus part ont oublié leur prénom, les sillons de la vie ont creusé les falaises qui ont détruits leur activité cérébrale, pour quoi ne pas laisser ses gens là tranquille pour se reposer enfin, dormir enfin d'un sommeil du juste, n'est ce pas se cacher derrière le passé révolutionnaire des autres pour cacher notre incapacité à penser l'avenir pour enfin panser nos plaies et douleurs, pour enfin passer a autre chose, savoir que Bouteflika à menti sur son faux passé, cela m'amènera des médicaments dont j'ai besoin, cela m'amènera les transports dont nous avons besoin, l'école, la justice, le progrès, le civisme, le bien être, hélas mille fois hélas, la réponse est NON.
Ayavava ! Même sourate el Badara n’a pas été aussi sentencieuse, ya Boureb.
Je ne sais pas si je dois me sentir honoré d’être grimpé au pinacle pour me faire dézingué ou m’offusquer d’être aghyoulisé quoi que par une immensité intellectuelle comme Si Qeddour. Si on m’avait dit que mes propos onanesques auraient nécessité une exegèse savante et érudite de la profondeur d’esprit égale à celle de Si Qeddour je ne l’aurais jamais cru. On dirait une é-pitre . Pince-mwa a Qelqun !
Je vous jure, loukane j’avais un millième de son humilité, ouqsimou billeh que je ne daignerais même pas répondre à Si Qeddour. 3lakhatar mwa, protégé par un faux pseudo anonyme, je ne risque rien contre les épéistes amphibies qui ftient du minbar du Matin Dz.
Je croyais que Si Qeddour qui est un grand esprit dont la modestie lui interdit d’être trop humble pour condescendre jusqu’à mwa, ne me lirait même pas ya Boureb. Ou est-ce ses chevilles qui l’ont empêché de condescendre jusqu’à moi , en bas dans la fosse, pour que sa correction nécessitât un peaufinement et une adresse du minbar ?
Est-ce parce que si Qeddour n’a pas usé toute la savonnette sur Marx, Mao, et Lénine, qu'il a pu me la passer aussi, moi qui ne sais en faire que mauvais usage. Hachakoum !
J’ignorais que l’orgueil de Si Qedour était si haut placé, c’est d’ailleurs pour cela que, n’ayant pas sa science, c’est plus bas que j’ai visé : hachakoum, encore !
Quant à l’ignorance de l’histoire : quelle histoire ? j’ai la prétention de déclarer que je ne suis plus ignorant, car rien qu’avec les miettes de savoir qui tombent des articles que Si Qeddour débite ici où là je me sens suffisamment éclairé.
Je passe sur le refus de gober ses salades qu’il confond avec le refus « de connaitre la vraie histoire » sur la prétention de si Qedour de détenir à lui seul la vérité et sur l’interprétation qu’il fait de mes propos en leur faisant dire le contraire de ce qu’ils disent.
Je passe aussi sur l’extrapolation que le modéro m’a interdit de qualifier d’intellectuellement malhonnête, à partir d’individuation vers individualisme.
Et je réaffirme que ce n’est pas la narration de l’histoire que je rejette même si elle me barbe y compris ou surtout quand elle nous est assénée par des prétendus sachants comme si Qeddour : c’est son usage et la mission que vous lui assignez, ya Si Qeddour.
Je termine, ya Si Qeddour en vous disant que quoi que vous écriviez, d’où que vous l’écriviez, votre ramage ne vaut pas plus que le mien : il reste une simple opinion et rien d’autre.
Donc , excepté Sidna le Modéro el3adhim la charika lah, rien ne vous protégera de mes ruades.
Sur le fond je ne rajouterai rien, il y a déjà profusion d’articles à ce sujet, et le coup de pied de l’âne dans la marmelade n’y fera rien, sinon que Si Qeddour s’est ruiné en habillage rien qu’avec des grandes marques :Voline Platon, Diogène Épicure, Lao Ze Chuang Ze, Marx, Lenine, Mao, pour nous en mettre plein les yeux ,jusqu’à l’évanouissement.
Toutes les révolutions finissent par sacrifier les meilleurs de ses enfants – ceux qui l'ont portée- au profit d'opportunistes, et la révolution algérienne n'a pas échappée à cette règle.
Ce peuple s'est auto flagellé lorsqu'il avait crié en 1962 " 7 Sinnen BARAKET ", il a laissé naïvement la porte ouverte à tous les abrutis assoiffés de pouvoir et prêt à vendre l'Algérie pour la simple raison que ni eux ni leur proches n'ont souffert comme a souffert le peuple de l'intérieur. Tous les opportunistes étaient soit à Tunis, au Caire ou à Oujda guettant le moment opportun pour s'approprier les mérites auxquels ils n'auraient jamais du avoir si le Peuple avec un grand P avait soutenu le GPRA, Ait Ahmed, Boudiaf et d'autres honnêtes leaders. Il est vrai que l'on peut reprocher à ces leaders leur antagonisme régional, leur dogmatisme etc….
Soixante après, l'Algérie n'a eu qu'un seul mérite celui d'avoir produit plus d'enfants qu'aucun autre pays. Nous sommes passé de 9 millions à 44 ou 50 millions, pour certains DIEU en est responsable car "ILLY KHAKOU MA THYAYOU", Peuple devenu inculte, reniant son histoire, sa culture et sa diversité pour être plus arabe que les arabes, plus bédouin que les bédouins .
Bonjour Mr Naimi. Loin de moi de vouloir vous être désagréable Mr Naimi, mais quelques précisions s'imposent. Madame Bouhired et ses semblables ne sont pas, contrairement à ce que vous semblez vouloir nous expliquer, notre Jeanne d'Arc et notre Amirouche réunis, héros d'exception des nations. Il est peut être très nécessaire de commencer à appeler les choses par leurs noms. A l'époque des faits d'armes de Madame, (époque de la bagarre à la bombinette contre l'armée coloniale dans les rues d'Alger), il y avait dans les "gourbis" et chaumières algériens, des centaines de milliers de "Bouhired". Elles ont toutes vécu le martyre. Elles méritent toutes le respect absolu. A l'époque, comme les milliers de jeunes algériens/algériennes de son âge, la demoiselle Bouhired , était, elle aussi, happée par l'engrenage infernal de la lutte assymétrique livrée à l'occupant au nom de la liberté. (liberté qui cinquante années plus tard, n'est d'ailleurs hélas, toujours pas au rendez vous). A l'époque, la demoiselle Bouhired a opté d'accomplir son devoir. Comme tant d'autres, elle l'a fait avec courage et bravoure. Bravo! Le "ghachi DZ" lui en est reconnaissant et ce à l'éternel. A prèsent, comme annoncé, l'heure de la "dé-moudjahidinisation" nationale a désormais sonné. "Dé-moudjahdiniser" ne signifie point, comme vous semblez l'interpréter, effacer du disque dur de nos âmes et de nos tripes. la Mémoire de notre Histoire. Tourner une page ne veut point dire l'arracher et détruire le cahier qui va avec. "Dé-moudjahdiniser" c'est commencer d'abord par faire comme tous ces peuples et nations qui ont eu, d'une manière ou d'une autre, le malheur de vivre des périodes violentes semblables à la notre.
A titre d'exemple, fafa des années 45, avait elle aussi à l'époque, ses moudjahidin/moudjahidate authentiques et frelatés. (resistants et collabos convertis de la dernière heure). Ce n'est pas pour cela qu'il y a eu dans ce bled, durant plus d'un demi siècle, un ministère des anciens "moudjahidin" engloutissant annuellement un budget équivalent à ceux de la culture, des affaires sociales, de l'agriculture et de l'éducation réunis. Même scénario pour les vietnamiens. Brave peuple qui a subi la violence des plus intense et des plus terrible et qui aujourd'hui, se suffit à lui même. Il vient même participer à siphoner des entrailles de notre sahara ces hydrocarbures du diable qui assurent quotidiennement encore notre pitance. "Dé-moudjahdiniser" c'est de commencer par ne plus quémander sa pitence d'ancien "quelque chose" mais de demander des comptes à ceux qui sont supposer être les gardiens du temple. Gangsters que le parlé populaire de notre "ghachi" désigne encore et encore par "Houma" (eux). "Dé-moudjahdiniser" c'est ne plus accepter d'être dénaturé et déclassé arabo- musulman plus intense que Momoh lui-même et ses khoulafa réunis."Dé-moudjahdiniser" c'est ne plus accepter d'avoir un aéroport de sa capitale, une des vitrines de la nation, porter un nom falso jamais inscri à l'état civil d'un douar quelconque d'Algérie ou de navarre. De-moudjahdiniser c'est ne plus accepter des ministres incultes, partiellement analphabètes détendeurs de comptes dans des banques étrangères. "Dé-moudjahdiniser" c'est ne plus accepter de construire des mosqués à la place d'hôpitaux. Dé-moudjahdiniser" c'est chassé de la cabine de pilotage des députés b'niouioui. Dé-moudjahdiniser" c'est ne plus accepter d'être piloté à distance et à vue par un président fantôme et fantomatique. La liste est hélas longue et même très longue. Il est temps Mr Naimi, de cesser de bassiner ceux qui veulent bien vous entendre sans vous écouter, avec des conceptions philosophiques à géométrie variable d'une époque révolue. Ce n'est hélas pas en citant Rousseau, Diderot, Voltaire, Marx, Bakounine et Freud, à une "élite" qui a remplacé le livre par de la vaisselle dans sa bibliothèque que la "dé-moudjahdinisation" sera lancée. Il faut d'abord changer l'élite. Et cela, c'est une toute autre "H'kayat". Mes salutations cordiales. Rabah Benali.
Chère Madame : vous subissez la loi impitoyable et naturelle de l' arroseur arrosé ,
je en sais qu une chose c est que je ne sais rien. Laissons le temps au temps les generations montantes construirons leurs pays le notre has been !!
Bonjour frère Rabah.
Merci de votre éclaircissement à propos de votre expression "Dé-moudjahdiniser". Et de poursuivre notre dialogue. Il m’aide à mieux comprendre ce que j’écris et à mieux me faire comprendre.
A propos de la sœur Bouhired, j’estime que la manière dont vous présentez son engagement le diminue, le banalise et en élimine l’aspect le meilleur. En effet, elle ne fut pas “happée par l'engrenage infernal”, “ comme les milliers de jeunes”, “accomplir son devoir”. Elle fit un choix, que des millions d’autres femmes n’ont pas fait, celui d’être en première ligne du combat, les armes à la main, et risquant la torture (qu’elle a subie) et la guillotine (dont elle échappa uniquement par miracle). Reconnaître ces faits n’est en aucune manière une adoration ni transformation en icône, mais uniquement estimer comme il convient le rôle de cette sœur.
Je vous prie de noter la différence entre votre et mon vocabulaire. Je parle toujours de “sœur” (ou de “frère” s’il s’agit d’un homme) pour le motif suivant. Dans ma jeunesse (je suis né en 1945), j’ai découvert et aimé ces expressions pour désigner mes compatriotes qui luttaient contre toute forme de domination. Et je conserve ces termes, ne faisant pas cas, à ce propos, de la mode consistant à dire “Madame”, “Monsieur”, et “demoiselle”. Je considère cette manière de parler une régression verbale, semblable à celle des islamistes qui ont remplacé “abga 3ala khir !” (Porte-toi bien !) par “alla yahafdak !” (Que Dieu te protège !), ou, encore, des gens du pouvoir pour lesquels le « frère Président » est devenu « fakhamat a raiss ». La régression linguistique générale du pays ne m’a pas atteint ; elle est constatable aussi bien chez les religieux que chez les laïcs.
Ne pensez-vous pas que l’ “"élite" qui a remplacé le livre par de la vaisselle dans sa bibliothèque” a besoin qu’on lui cite Rousseau, Diderot, Voltaire, Marx, Bakounine et Freud, justement pour remplacer la “vaisselle” dont vous parlez ? Avec l’espoir que cette “élite” prenne le temps et l’effort pour lire ces auteurs ? N’ont-ils pas été l’un des facteurs du peu de liberté dont nous jouissons ? Ne servent-ils pas encore à la réalisation de ce but ?
Pour le reste de votre commentaire, je vous invite à lire la seconde partie de ma contribution.
Fraternelles salutations,
Kadour
Cher Mouloud,
j’estime que vous avez évoqué un fait fondamental parmi les causes de la transformation de l’élan émancipateur algérien en système régressif. En effet, “si le Peuple avec un grand P avait soutenu le GPRA, Ait Ahmed, Boudiaf et d'autres honnêtes leaders”, l’avenir du pays aurait été meilleur. Mais le peuple était trop fatigué par le versement du sang, encore plus horrifié par celui versé entre “frères”. Et les usurpateurs en ont profité. Oui, le peuple que certains ont admiré pour cette “sagesse”, en a manqué, en réalité. Plutôt que de se mettre entre les belligérants en les confondant, il aurait fallu qu’il sache où étaient d’une part les usurpateurs et d’autres part les libérateurs, et se ranger résolument avec ces derniers. Cela aurait nécessité non pas de crier “Sept ans ça suffit !”, mais “Encore la lutte !” pour transformer l’indépendance nationale en libération démocratique et sociale.
Hélas ! Le peuple n’y était pas préparé. En passant, je fus l’un de ceux qui, alors âgé de 17 ans, avait crié dans la rue ce “barakat !” qui s’est révélé si funeste. Dans votre commentaire, vous avez décrit les dramatiques conséquences que cela a entraîné.
Alors, il reste à continuer à lutter pour la liberté solidaire, n’est-ce pas ?
Fraternelles salutations,
Kadour
Cher Uqaci Ivarwaqène,
merci de poursuivre le dialogue. Et félicitations pour une partie de votre commentaire où un style humoristique m’a fait sourire avec plaisir. Cela est bienfaisant surtout en parlant de choses sérieuses et passionnantes.
Malheureusement, vous n’avez pas répondu à mes augments à votre sujet. Vous vous êtes limité à des considérations générale à propos de « immensité intellectuelle », « modestie », d’ « orgueil », « haut placé », de « salades », de « miettes » et j’en passe. C’est dommage !
Enfin, quant au « prétendus sachants », je me limite à un devoir citoyen : celui de communiquer le résultat de mes lectures, études et réflexions à mes concitoyen-nes pour discuter ensemble sur les manières de sortir notre peuple de l’obscurantisme (non seulement religieux mais tout autant laïc) où il se trouve. En cela, je ne fais qu’honorer une dette envers les auteurs qui, auparavant, m’ont fourni le résultat de leurs investigations pour m’aider à trouver mon chemin pour m’affranchir de toute forme d’aliénation idéologique et de servilité sociale. Toute ma « prétention » est là.
Et si vous avez bien lu mes contributions, je veux dire avec la sérénité nécessaire, vous aurez remarqué que dans tous mes textes je dénonce toute forme d’adoration, d’iconisation, de donneur de leçons, de fournisseur de modèle prêt à porter. Mon seul but est de faire profiter mes concitouens-nes de mes efforts de comprendre la situation que nous subissons toutes et tous, et de chercher comment s’en affranchir.
Venons-en à « Voline Platon, Diogène Épicure, Lao Ze Chuang Ze, Marx, Lenine, Mao, pour nous en mettre plein les yeux, jusqu’à l’évanouissement. » Là aussi je ne fais que suggérer des lectures, en fournissant des références, pour être précis dans mes contributions. Le but est de stimuler la curiosité, de fournir des pistes d’études, afin de trouver par soi-même le « modèle ». Car je ne suis pas et je suis totalement adversaire des « maîtres à penser », parce que j’en ai été l’une de leurs victimes dans ma jeunesse.
Permettez-moi une question et je vous prie de ne pas la prendre pour une « pique » hostile : avez-vous lu les auteurs que j’ai évoqués ?… Je pense malheureusement que non pour certains, car vous n’auriez pas le style de langage de ce commentaire.
Il est vrai qu’il ressemble beaucoup à celui de Marx, Lénine et Mao ; comme vous, ils privilégient le persiflage (inutile de le décrire davantage par des adjectifs) au détriment du raisonnement concret sur des faits concrets.
Mais si vous aviez lu Voline, Diogène, Épicure, Lao Ze et Chuang Ze, vous écririez de manière mesurée et modeste, signe d’intelligence et de respect des autres. Ce que je m’efforce d’imiter.
Cela dit, je suis content de notre échange d’opinions. En définitif, c’est le but premier de mes contributions. Et qui croirait que mes textes ne sont là que pour « en mettre plein les yeux » devrait réfléchir si, au contraire, je souhaite contribuer à en « mettre plein l’esprit », par l’encouragement à lire, afin de stimuler la recherche par soi-même sur la manière de se libérer de la situation de dominé désorienté.
Fraternellement,
Kadour
Ce que vous écrivez, Monsieur Naimi c'est beau c 'est équilibré et attractif, mais là oû le bât blesse c'est le passage à la pratique.
Quand on etudie la chose sur ce plan la ,on s'appercoit que ce que vous dites c 'est du pipoc'est platonique.
Moi je serais plutot d'accord avec uchan lekhla qui dit ceci:
"J'ai envie de dire, je me moque de tout ce passé et passif fait de tricheries et de manipulations, de mensonges et de forfaitaires, un pays régi par un faux passé révolutionnaire et une religiosité qui frise la paranoïa, l'horloge du temps s'est arrêtée pour nous il y a 14 siècles pour la religion et 54 ans pour l'histoire, le reste est devenu secondaire sans aucune valeur, au lieu d'avoir les yeux rivées sur le rétroviseur d'un faux passé, d'une fausse histoire, pourquoi ne pas se mettre autour d'une table et penser l'avenir du pays, son école, son université, etc… etc…
Moi aussi j ai envie de dire tout celà.
Cher uchan lakhla,
vos considérations sur le nombre de combattants authentiques pour l’indépendance est judicieux.
Mais à propos des « 10 % » qui reste et de « soliloquer sur une population en voie de disparition », permettez-moi d’être choqué par cette dernière expression. Je vous prie de vous imaginer vous-même dans cette situation : vous avez offert votre jeunesse et votre vie à la torture et à la guillotine pour votre liberté et celle de votre peuple. Vous voici à présent « en voie de disparition » avec toutes sortes de maladie. Aimerez-vous que quelqu’un tienne le discours sur vous tel que celui de uchan lkhala ?
Vous écrivez : « Les vrais révolutionnaires méritent certes le respect, toutefois, entre le respect et l'adoration il y a tout de même de la marge. » Totalement d’accord avec vous. Mais, dans mon texte, où avez-vous trouvé de «l’adoration » ? Sinon le respect et l’estime et la reconnaissance d’une dette.
Vous déclarez également : « je me moque de tout ce passé et passif fait de tricheries et de manipulations, de mensonges et de forfaitaires ». Mais ne faut-il pas le dévoiler afin que le peuple n’en soit pas trompé et mystifié et conditionné ?… Ou bien êtes-vous intéressé uniquement par vous-mêmes et par votre seule opinion sur ce passé ?
En outre, ma contribution ne se contente pas du genre de passé que vous évoquez. Au contraire, elle appelle à la révélation du passé occulté et positif (je vous invite à lire la publication de la seconde partie de ma contribution). La connaissance de ce dernier par nous, les citoyen-nes, n’est-il pas indispensable pour en tirer des leçons pratiques pour le présent ?
A propos de « modèle », si vous lisez convenablement mes contributions, vous constaterez qu’elles sont toutes, sans exception aucune, sous-tendues par un fil unique : AUTOGESTION. Mais je n’en présente pas un « modèle », un « schéma » pré-conçu et préfabriqué, comme les marxistes ont aimé le faire. L’autogestion a des principes, certes, mais au peuple laborieux (et à ses intellectuels) de trouver comment les appliquer selon les situations concrètes qu’ils vivent ou vivront. Des exemples d’inspiration existent. Ils se trouvent gratuitement sur la toile d’internet. A chacun de les trouver.
Cependant, je ne fournis pas de « recettes » car je ne suis pas un « maître à penser ». Méfions-nous comme de la peste des « recettes », « modèles » et « maîtres-penseurs » !… tout cela n’est que manipulation de dominateurs. J’en fus victime dans ma jeunesse.
Mon but est uniquement de proposer des pistes de réflexion, en fournissant des textes de militants-théoriciens à lire, et en rappelant des expériences occultées, telles celles où l’autogestion fut pratiquée avec succès, avant d’être éliminée dans le sang.
Précisons que je suis pas un chercheur dans le sens classique du mot. Je suis un simple citoyen qui, depuis sa jeunesse colonisée puis dominée par une domination interne, essaie de comprendre la situation qu’il subit et les solutions pour s’en affranchir.
Et, par mes contributions aux lecteurs-ices, je fournis le résultat de mes recherches et réflexions. En cela, je ne fais qu’honorer une dette : celle envers celles et ceux qui, auparavant, ont offert des contributions pour m’aider à trouver mon chemin, encore une fois sans « maître à penser », sans « Sauveur Suprême », et sans modèle prêt à porter.
Mon seul but est que mes contributions puissent susciter et stimuler des lectures, des réflexions et des solutions que chacun-e doit trouver par lui-elle même. Par la suite, la confrontation collective permettra de mieux éclairer le chemin à parcourir.
Vous aussi, cher uchan lakhla, vous avez à « disposition le monde à travers la toile, vous avez toutes les bibliothèques du monde, tous les ouvrages de pointe, toutes les thèses publiées, tous les articles ». Dès lors, pourquoi ne feriez-vous pas comme moi ?… alors, comme moi, j’espère que vous découvrirez que la meilleure solution, sinon la moins mauvaise, pour l’Algérie comme pour le reste de la planète, réside dans l’autogestion sociale généralisée. Mais cet idéal a eu, a et aura tellement d’adversaires que la lutte sera longue, difficile et incertaine. Cependant, elle vaut la peine d’être encouragée et parcourue.
Alors, bonnes lectures ! Et au plaisir d’en parler ensemble ! Peut-être de lire vos contributions à ce sujet sur ce journal. Sans démagogie je vous avoue : nous avons tou-te-s besoin d’apprendre l’un de l’autre.
Fraternellement,
Kadour
je vais appeler un chat un chat
j ai beaucoup de respect pour les moujahdines authentiques morts ou vivants mais quand Rabah Benali dit qu'il est temps de demoujahidiser notre pays il a entièrement raison,parceque l 'agerie a souffert pendant 54 ans le syndrome de la moujahidsation qui helas a derapé terriblement elle est devenue un fonds de commerce et vous monsieur Naimi vous activez dans ce fonds de commerce a mon avisou tout au moins vous ne le condaner pas totalement. A voire votre veneration je dis bien veneration vous devez avoir un interet particlulier peut tre des parents moujahides on vous comprend mais vous n 'etes pas non plus le seul representant
des moujahidines authentiques notre avis compte aussi bien que le votre ne nous placer pas vec les faux moujahidines uniquement parceque nous formulons des reserves sur votre facon de glorifier nos heros : nous les aimons autant que vous mais nous aimons aussi nous mêmes et nous laissons la voie libre aux GENERATIONS FUTURES DE CHOISIR LEURS HEROS.
LE PASSé EST PASSE
lifat mat
si vous regardez ce que font les fils de chouhadas vous changeriez surement un peu votre facon rendre hommage aux valeurs patriotiques.Vous en faites une religion monsieur Naimi .L'homme n'est pas parfait .
Par exemple combien de personnes t sont mortes de la main des moujahidines de l'interieur et de l exterieur , combien de reglements de comptes combien de speculation sur qui a fait quoi en premier .
Comment pouvons nous sèparer le grain de l 'ivraie 55 ans aprés, d'autant plus que l'histoire officielle a été falsifiée?
Il faut en finir ,balayer ce culte de la personnalité qui nous fraine et qui a fait le bonheur des Ben bBelistes Bouteflikistes et Dieu sait s' ils sont nombreux maintenant . Donc pour moi il faut demoujahidiser vraiment et totalement.
Le FLN au musée et ses militants, s 'il en reste,tous a la retraite ,eux aussi y compris les pseudo frans moujahides Ould abes Bouteflika , Gaid salah et Ben salah
Cher moh arwal,
merci pour votre commentaire. Il me permet de préciser davantage mes pensées.
Je ne défends aucun parent moudjahid, et ceux qui l’ont été sont morts dans la simplicité qui les a toujours distingués. Ils avaient considéré n’avoir fait que leur devoir, et que leur seul « salaire » a été la liberté pour eux et pour le peuple dont ils faisaient partie.
Permettez-moi d’ajouter ceci. Durant la guerre, j’étais au lycée, et, avec quelques camarades, nous avions proposé de monter au maquis. Un responsable est venu nous dire : « Non, merci ! Nous sommes désormais proches de l’indépendance. Votre devoir est dorénavant de bien vous instruire afin de servir le pays indépendant ».
Quand vint le jour béni de l’indépendance, j’avais dix-sept ans. Je fus d’une part tellement heureux d’être devenu enfin un homme libéré du colonialisme, et croyant à l’instauration d’une société fraternelle, autrement dit libre et solidaire. Mais, d’autre part, je fus tellement malheureux de constater combien cela a coûté de sacrifices. Et les personnes qui les ont consentis, jamais je ne les oublierai, si je ne veux pas être un ingrat. Je n’ai évidemment pas en vue uniquement les parents lointains qui furent les miens, mais les gens du quartier et de tout le pays.
Voilà tout le motif de ma défense de celles et de ceux auxquels je dois de ne plus être colonisé. Tout simplement.
Je m’oppose uniquement à trois faits : 1) le mélange entre authentiques combattant-es de notre libération, et les usurpateurs, afin de légitimer ces derniers ; 2) l’oubli ingrat et injuste, quand pas l’indigne dénigrement, dans lequel sont abandonnés-es les survivants qui n’ont pas été et ne sont pas complices des usurpateurs ; 3) reconnaître tant que je vis la dette que je dois à ces combattants-es. Mais pas uniquement aux Algérien-nes, mais à toutes celles et de tous ceux qui, depuis que l’humanité existe, partout sur cette planète, ont combattu pour la dignité humaine. Rien de plus.
C’est cette dette que j’honore en écrivant mes contributions. Très modestement, je ne fais que m’efforcer de transmettre à d’autres un flambeau qui m’a été transmis : celui de l’amour de la liberté couplé à la solidarité. Rien d’autre. Et je ne vois rien de « platonique » là dedans, mais un comportement de ma part bien pratique.
Les agissements de fils de chouhadas, s’ils sont condamnables, je les regrette, mais je ne les confonds pas avec les comportement honorables de leurs parents.
Je regrette de lire de votre part ceci : « je en sais qu une chose c est que je ne sais rien. Laissons le temps au temps les générations montantes construirons leurs pays le notre has been !! »
Comme vous le lirez dans la seconde partie de ma contribution, l’ignorance est l’arme des dominateurs. Si vous ne savez rien, vous devez chercher à savoir comment vous libérer de votre situation de dominé, non ?… Et pourquoi parler uniquement de « générations montantes » ?… Et votre personne n’est-elle pas importante ? Ne vaut-elle pas la peine que vous vous en occupiez, et, ainsi, donniez un exemple à ces « générations montantes » ? Permettez-vous de les laisser dire à votre propos : « Il n’a rien fait pour nous ? »… Et, pour retourner aux combattant-es de la libération nationale, s’ils avaient pensé comme vous, à laisser aux « générations montantes » le soin de combattre le colonialisme, seriez-vous aujourd’hui non colonisé ?
Comme vous le lirez dans la deuxième partie de ma contribution, je ne considère pas que « LE PASSé EST PASSE », mais uniquement un passé qui ne sert plus au présent. Mais il y a une autre part du passé qui est absolument précieuse pour mieux vivre le présent. Ce passé précieux est celui des luttes pour la liberté solidaire que moi, nous, vous, les jeunes générations doivent affronter. Et ils le feront mieux en connaissant et en s’inspirant de la partie utile du passé. En tout cas, cette partie du passé est la sève qui nourrit mon désir de vivre et de chercher à l’être de manière libre et solidaire. Je serai heureux de lire votre commentaire à propos de la seconde partie de cette contribution sur la mémoire.
Fraternellement,
Kadour
Vous parlez d'ideologie. L'histoire c' est autre chose , Apparement vous ne faites p'as la difference entre ces deux Vous allez encore ajouter un chapitre de plus a l 'histoire officielle qui est loin del la vraie .
L 'histoire s'écrit avec des récits de faits réels receullis par des t'moinages auprés des acteurs concernés.. Ce que nous disons tous ici ,y compris vous mêmes ,est subjectif Chacun voit midi a sa porte. vous occultez unaspect import du probleme de cette periode a savoir la ruée des arabisants au pouvoir et la mise a lecart de tout ce qui etait berbbere on a cassé les ressorts de la willaya 3 et 4 avec Yacef sadi de la zone autonome quia ouvert les portes d'alger aux chars de Boukarouba .si vous voulez discutez qui est moujahid et qui ne lest pas il faut vous levez de bonheur la vous avez dormi trop sur vos lauriers. Vous donnez votre opinion c est bien mais vous etes loin de la realité historique algerienne. Autre chose d important aussi les moujahidines il y en avait deja en 1857 en kabylie que sont ils devenus ????' Fadhna Nsoumer ca vous dit rien el Mokrani ?? la crise berberiste de 1949c est quoi c'est du poulet pour Boutef et ses porte voie??
Si vous voulez nous tracer une ideologie nouvelle et vraie inspirez vous putot du serment du 1er novembre et du congrés de la Soumame ,
Vous ne savez pas exactement ce qui s est passé durant l ètè 1962 a alger . Il y a vait beaucoup de manipulation la faute n'est pas du peuple mais de ceux qui l ont manipulé cad ceux qui avait prisl de force le controle des medias et de la rue, aprés etre rentrés d'oujda On a fait dire au peuple ce qui convenait aux trio de harkis du groupe de Tlemcen ( Ben Bella ,Boumedienne ,Bouteflika sous ordre de Nasser et Charlot.
je crois que je vous ai surestimé mr NaIMI. qUAnd je dis je en sais qu une chose c est que je ne sais rien cela veut dire que je cherche et vous avez compris le contraire je suis chercheur autant que vous mais nous cherchons pas les mems choses . Vous occultez l'âme des peuiples et des genrations vous vous baset seulement sur les fait materieles et vous faites trop de sentimentalisme patritiotique ors c equi compte c est les faits la resolution des problemes voila pourquoi je dis que vous etes platonique et je le maintiens
j ia ècrit platonique et je maintiens,parce que vous tes en retard de 54 ans vous voulez nous faire tororner en bourique. Notre souci maintenant c 'est de venger ces moujahidines pas de les pleurer monsieur NAIMI NOUS AVONS PLEURE ASSEZ NOUS LES KABYLES OK ????
l' Algérie indépendante c'est l'horreur à la puissance infini au sens mathématique du terme …
le Temps finira plutôt tôt que tard à avoir raison de cette obscurité sans limite !!
@ A Hend Uqaci Ivarwaqène et à Kaddour Naïmi :
Sauf votre respect, et si vous le voulez bien , votre serviteur ayant un peu mare de suivre (de loin) vos échanges d'amabilités, sent désormais le besoin (quasi vital) de ramener sa fraise non sans avoir sollicité la bienveillance de Sidna le Modérato et sa clémence.
"Ramener ma fraise" oui. Car, l'un et l'autre pourriez me demander de plier bagage et de tout remballer sans que je n'aie le moindre argument à vous opposer.
Si j'ai bien compris, la contribution de Si Kaddour portant, entre autres, sur l'aliénation et le conditionnement AURAIT essuyé quelques "revers" dont ceux d'Avarwaq lui reprochant, justement, de vouloir, à son tour, impressionner, marquer …aliéner quoi !
Pour être franc avec vous, j'ai d'abord attendu (désespérément) la rescousse d'un Kichi de plus en plus rare, puis celle d'un Kacem Madani tout aussi rare …en vain.
Ainsi, je me suis dit, vas-y, lance-toi et advienne que pourra.
Hend Ouqaci n'a pas tout à fait tort lorsqu'il reproche à Si Kaddour d'essayer d'en jeter plein les yeux et d'essayer de nous perdre dans des références à n'en plus finir. Ceci a effectivement le don de m'énerver personnellement, et j'ai écrit, très récemment, que je revendiquais désormais mon droit à l'inculture et ma "lecturophobie" naissante.
En revanche, là où je trouve qu'Avarwaq en fait un peu de trop, c'est lorsque, tout en reconnaissant et en soulignant la descente (inattendue) de Si Kaddour du Minbar pour lui parler vers sa fosse, l'incorrigible Avarwaq revient à la charge pour reprocher (ou envier) ce même Minbar. Youghalagh Ouvarwaq Ts'Akarvousth nagh dh'Larv3â Nath Yirathéne : ansa issénthékidh dhassawéne.
Ma conclusion:
Je lance un appel (du pied, des mains, du ventre …) à Sidna le Modérato Al 3âdhim, et je prends à témoin, pour ce faire, l'ensemble des lecteurs-commentateurs (y compris Moh, c'est vous dire!!!): Nous te prions, cher modérato adoré, de bien vouloir nous indiquer ne serait-ce que quelques astuces ou techniques dont tu aurais le secret et qui pourraient nous aider, nous autres parlant à partir de la fosse, d'aspirer au Minbar. Une consécration tant rêvée qu'elle me ferait, personnellement, presque oublier la publication imminente des résultats du concours interne qui pourrait me faire gagner un grade et une centaine d'euros!
Monsieur Naïmi:
Vous avez, peut-être, oublié que parmi les conséquences de toute entreprise d'aliénation et de conditionnement, il peut exister le juste-opposé de l'effet escompté : dans notre cas en l'occurrence " l'irrévérence quasi épidermique de Hend Uqaci Ivarwaqène ".
Sur ce, ma sowvagh el hamdoulah, ma yella gheldhagh échah yahwayi !
je n'âi rien contre Djamila j'adore cettte soeur de Fadhma N'soumer,mais vous obstinez a prendre seulement elle comme exemple et ne rien dire des autres , des geants comme Abane et Ben M hidi revient a tronquer l histoire. Vous devez mettre chacun a sa place si vous voulez citer des noms et faire des categories de moujahides .Le jeu n'en vaut pas la chandelle pour ma part je considère cela comme une perte de temps .Nous avons beaucoup plus de choses importantes a transmettre aux jeunes .
Ils doivent avant tout savoir pourquoi ils sont obligés de se jeter a la mer et risquer de finir en repas pour les requins pour exister dans le pays d Abane et Ben mhidi.
Je ne mets pas en doute votre patriotisme je veux uniquement vous donner franchement sabsn scrupules ma facon de voire en esperant que vous ecrirez plus encore mais de façon plus objective et realiste sans sentimentalisme depassé.
il faut degommer le clan d 'Oujda point barre par tous les moyens et mous n'y arriveront que par la contre attaque au jour le jour sans perdre le temps en larmes et souvenirs douloureux et nalyses du passé car nous sommes tous daccord sur le fait que l'indéoendnace a été comfisquée par des voyoux autoproclamés moujahidines.
Courage mon cher ami patriote. vie l lageri libre laique et democratqiue debarassée des Ben bellistes Boumedienistes et Bouteflikistes.
Fraternellement votre
Ce n'est pas a 80 ans que je vais construire mon pays , ce ci nest ni de le goisme ni une démission c est de la sagesse monsieur Naimi.car le melleur service que je peux rendre a ce pays et de laisser les jeunes le construire eux memes et pour eux mêmes selon leurs aspirtions et besoins,tandis que vous vous voulez leur imposer un modele selon votre vision historique personnelle.une maquette ideologique. Ils ont besoin de pain e de logements et surtout d oxygène pour se decompresser de la hogra
Awlidi a Quelqun l’irrévérence n’a rien à voir avec mon épiderme nagh la peau de mon cul. Nighakthid iyakène c’est juste parce que nekini d’izzane. Donc même si un glissement descendait larv3a nagh thakharvouzdth plus bas que le niveau de la mer ça ne changerait rien. Nekini ad qimagh d’izzane, c’est biologique.
Après dis-mwa ya3ni si tikouni un seul intellectuel algérien qui ne t’a pas barbé nagh qui t’en a mis plein les yeux ? Cite-mwa un seul intellectuel algérien qui zuce zété cité , lui ,par ceux e lwi il cite à longueur de lignes ?
Je n’ai pas dit qu’il ne faut pas lire les livres , nagh il ne faut pas ikouti Cheb Khaled, nagh il ne faut pas les évoquer.
Nekini quand j’évoque Aragon nagh Chabba zehwaniya, ce n’est pas pour dire que je suis un grand érudit, mais pour spliki que les mots ne sont pas de mwa.
Donc ivomyou que je ne monte pas au minbar.
Comme disait De Gaulle : JHe vous ai compris, c'est dégager le clan de Oudjeda et installer le clan kabyle particulièrement le Mak. Vous devriez vous mettre le doigt dans les deux yeux car les algériens ne sont pas aussi fou pour accepter des plus raciste que le FN de gouverner l'Algérie musulmane. le jour où vous reviendrez de votre mère patrie la France Vos et votre ami Benali dans votre second pays de le reconstruire alors ramenez surtout avec vous vos harkis pour balayer et le clan de Oujda et le peuple Algérien.
@ Moh arwal Bonjour.
Oppalà!! Il est à constater que la galeuse "barbichette" habituelle pollueuse de débats sur le présent forum par épandage de dogmes "momohitains" et d'insultes à tous les non arabes de la terre, vient de sortir des bois. Elle veut participer au débat, Bienvenu!!! Après s'être, comme à son habitude, masturbé vigoureusement le gras qui lui fait fonction de cervelle, elle s'adresse à toi Moh Arwal
pour nous expliquer à nous tous, que, comme "Diigoule" a compris les "brailleurs" pieds noirs, elle aussi a compris la manœuvre. Elle est convaincue que le colon nouveau lui fait, depusi 62, moins mal au "C" qu'une éventuelle futur gouvernance MAKiste. Au fond, elle a quelque part raison. Car si le MAK s'aventure réellement à prétendre gérer toutes les chèvres d'Algérie semblables à ce spécimen, il peut être rassuré qu'il va droit dans le mur. Pour éviter de déborder sur des débats stériles, je demeure sur le constat incontournable de "de-moudjahidisation" imminente et profonde. Pour celà, il faut commencer par crever les pneumatiques de la "charetta" de Zeralda. Salutations. Rabah Benali.