La jeune romancière Dihya Lwiz s'est éteinte

Terrible nouvelle ! Auteure d’une grande sensibilité, Dihya Lwiz s’est éteinte aujourd’hui à l’âge de 32 ans des suites d’une maladie.

De son vrai nom Louiza Aouzelleg, cette jeune femme a su tracer son chemin dans l’écriture avec une empreinte très singulière. Femme de conviction et de talent, elle faisait partie de ces rares écrivains à passer sans souci du tamazight à l’arabe ou au français. Passeuse en majesté, elle était très impliquée aussi dans les luttes pour les libertés. Cette digne fille de la vallée de la Soummam aura marqué par sa sensibilité, son écriture tout en finesse, de nombreux lecteurs. « Elle avait un talent fou en kabyle, en arabe et en français », témoigne Youssef Zirem, auteur.

Son dernier poème publié le 27 juin dernier sur facebook est une ode au réveil et au sursaut.

Ziɣ mazal ur nebdi

Abrid ɣer tmusni

Abrid ɣer tlelli

Deg wiyaḍ mi ara nettwali

Amek akken yeshel kulci

Ɣur-neɣ amzun d awezɣi

Ur neẓri acimi

Nugi ad neffeɣ seg iḍelli

Tɛejba-ɣ tnumi

Tɛejba-ɣ truẓi

N wayen lɛali

Iɛejba-ɣ leɛwej dg-i nettili

Nugad an beddel

Akken ahat fella-ɣ ad tbeddel !!

La rédaction

2 commentaires

  1. C’est à croire que même les cieux se concertent pour ravir, à la fleur de l’âge, les meilleurs d’entre nous !
    Une fleur qui se fane, ce n’est jamais beau ! mais une fleur qui commence à peine à germer pour rafraîchir les siens de mille et une odeurs d’espoir, et qui disparait ainsi, il y a de quoi maudire tous les Saints qui naviguent entre le Ciel et la Terre !
    Sincères condoléances à sa famille !

  2. Pourquoi DIEU s'acharne t-il comme ça, il ya que les Bons Hommes
    et les Bonnes Femmes qui meurent . pourtant L'algerie est pleine de Virus et
    de Microbes ,toujours debout avec leurs lots de miseres et de peines qu'ils
    consentent au peuple.

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