Dans une contribution précédente, (http://www.lematindz.net/news/24706-salut-respect-et-merci-soeur-djamila-bouhired.html) j’ai salué la sœur Djamila Bouhired pour avoir dénoncé la "falsification" des "faussaires et usurpateurs" sur l’histoire de notre lutte de libération nationale.
Cette constatation m’a rappelé ma recherche sociologique doctorale intitulée : « De la rupture révolutionnaire au système totalitaire conservateur : étude comparative entre la Russie et l’Algérie ». J’y ai consacré trois années de recherches. Je n’ai pas présenté la thèse, ayant renoncé à une carrière universitaire.
Bien que parvenu à un résultat satisfaisant, aujourd’hui, je comprends qu’en ce qui concerne le cas algérien, les informations documentaires sont encore insuffisantes. Mais, soulignons-le, pas uniquement à cause des secrets d’État, maintenus aussi bien par la France que l’Algérie.
Mais, également, parce qu’il y a d’autres faits importants et significatifs. Ils sont en possession de citoyens-nes, à savoir les ex-moudjahidates et moudjahidines. J’ai en vue celles et ceux honnêtes, qui n’ont pas traficoté de leur combat pour en tirer un business lucratif au détriment du peuple.
Tout au plus nous avons des textes historiques exprimant la version des vainqueurs, « usurpateurs et faussaires », selon l’expression de la sœur Djamila Bouhired. C’est un phénomène social, hélas !, qui arrive, partout et toujours. Puis nous disposons de versions de personnes qui ont eu des relations plus ou moins claires avec les détenteurs du pouvoir, sous forme de « soutien critique ».
Ainsi, pour comparer, existent des versions de type stalinien, justifiant les méfaits des usurpateurs des fruits du combat émancipateur, et des versions du type trotskyste (genre son « Histoire de la révolution russe ») où, après avoir fait partie des usurpateurs du pouvoir populaire, les plus forts (Staline et consorts) ont chassé les plus faibles, qui, alors, leur font un procès où ils occultent leurs propres forfaits.

Mais, contrairement à la Russie, l’Algérie n’a pas eu de militants-intellectuels libertaires, tels que Voline. Militant actif et théoricien-historien, il a révélé, sur la base de faits concrets irréfutables, comment les bolcheviques furent des usurpateurs et faussaires, en premier lieu Lénine et Trotski. Voline démontre, documents à l’appui, comment ils ont conquis le pouvoir au détriment des travailleurs (voir son ouvrage « La révolution inconnue », télé-déchargeable sur internet).
C’est précisément de ce genre de récit qui manque en Algérie, et dont nous avons un urgent besoin. Bien entendu, il est utile de connaître les luttes de sérail entre clans et factions assoiffés de prendre et se disputer le pouvoir pour satisfaire leur besoin de domination-exploitation.
Mais, nous devons autant et surtout savoir quels ont été les combats du peuple, des travailleurs pour agir de manière opposée : non pas « prendre » mais partager ce pouvoir entre toutes et tous, de manière démocratique, dans sa forme la plus avancée et authentique : l’autogestion sociale. Et nous avons besoin de savoir comment cet acte vraiment radical, réellement révolutionnaire, fut réprimé et éliminé dans le sang des travailleurs, massacrés par ceux-là même qui prétendaient représenter leurs intérêts.
La Russie a eu son Kronstadt et son Ukraine autogérés. Ils furent éliminés par les mitrailleuses et les bombardements d’avions de l’Armée « Rouge », commandée par Trotski, dont le chef était Lénine.
L’Algérie a eu les moudjahidines qui se sont opposés à la prise du pouvoir par le duo Boumediène-Ben Bella, et qui furent massacrés par les chars de premier, avec l’accord du second. Et l’Algérie eut les comités d’autogestion ouvrière et paysanne ; ils furent également éliminés de manière bureaucratique par les fameux « décrets de mars », ensuite par les soi-disant « Réforme agraire » et « Gestion socialiste des entreprises ».
Il nous reste donc à entendre ou lire les témoignages des moudjahidates et moudjahidines qui ont combattu durant la guerre de libération nationale, et, après l’indépendance, n’ont pas profité de leur engagement pour en tirer un business aussi illégitime que volé, qui sont restés de simples citoyens, étrangers à toute compromission avec les usurpateurs du pouvoir. C’est donc à vous que je me permets, avec respect, de m’adresser.
D’une part, parce que certains vous accusent de mener une vie « très confortable » et d’avoir entretenu des « rapports ambigus » avec les détenteurs du pouvoir. C’est ce que, par exemple, M. Mangouchi déclare à propos de la sœur Djamila Bouhired (voir son commentaire dans ma contribution précédente). Ainsi, en visant vos personnes, le but est de salir l’idéal de votre lutte pour l’indépendance nationale. Il faut donc nous aider à démasquer ce que la sœur Djamila Bouhired a nommé « faussaires et usurpateurs ». Et qui saurait mieux le faire que vous ?
D’autre part, avec toute la reconnaissance que je vous dois de n’être plus un colonisé mais un libre citoyen, permettez-moi de faire appel à vous.
Depuis la tragédie d’Auschwitz, et depuis les tortures que vous avez subies dans les geôles colonialistes, je sais que les survivants n’aiment pas parler de leurs souffrances. Les douleurs les plus profondes sont muettes, les paroles étant incapables de les exprimer. Par conséquent, ce n’est pas vos souffrances que je vous demande d’évoquer. Ce n’est pas, non plus, votre passé en tant que tel. Un certain passé n’est plus et pour toujours. Le passé qui m’intéresse est uniquement celui qui sert à éclairer le présent.
Voici donc ce qui, je pense, serait précieux à savoir pour beaucoup d’autres Algériennes et Algériens, et, au-delà, de citoyennes et citoyens du monde.
Comment vous, personnes généralement modestes, travailleurs-ses manuel-les, employés-es, chômeurs-ses, lycéens-nes ou étudiants-tes, avaient compris :
1) La nécessité de lutter pour l’indépendance, alors qu’à l’époque la majorité écrasante de l’ »élite » intellectuelle autochtone, religieuse (y compris Abdelhamid Ben Badis) ou laïque (y compris le parti « communiste »), croyait encore à une action réformatrice bénéfique au sein du système colonial ;
2) avaient su faire de l’Islam une arme clairvoyante d’émancipation, en écartant les charlatans de tout genre, tels ceux des zaouïas, complices serviles du colonialisme.
Je voudrais également savoir qui et comment a su vous aider à vous affranchir de ce que les « élites », aussi bien autochtone que française, appelaient votre « léthargie », votre « fatalisme », et ce que Marx et Lénine étiquetaient avec mépris le premier comme « lumpen-prolétariat », et le second comme « tendance uniquement économiste ».
Les récits faits par des historiens sont bienvenus, mais les vôtres sont les plus importants, les plus convaincants, les plus précieux. Les réponses à ces questions à propos d’action militante passée permettront d’éclairer les problèmes de l’action émancipatrice actuelle.
En effet, aujourd’hui :
– d’une part, le peuple (travailleurs-ses manuels-les, chômeurs-ses, etc.) sont décrits par la même « élite » intellectuelle de la même manière : « ghachi » (populace), ce qui suppose léthargie, fatalisme, soumission, servilisme, etc. ;
– et, d’autre part, les intellectuels ne savent pas (se sont-ils au moins posé la question ?) comment aider le peuple à s’affranchir de son état de « ghachi », afin qu’il prenne son destin en main.
Voilà donc l’utilité actuelle des témoignages des moudjahidates et moudjahidines qui sont demeuré-es fidèles à leur idéal de fraternité sociale. Nous en avons besoin, pour éclairer notre chemin, notre méthode d’action libératrice sur le plan social. Respectés moudjahidates et moudjahidines, offrez-nous donc ce dernier don : le récit éclairant de la victoire des usurpateurs et faussaires, afin que les générations présentes n’en soient plus les victimes involontaires.
Oui, j’en suis conscient ! Je vous demande de raconter en partie votre défaite ! Celle ne n’avoir pas su compléter l’indépendance nationale par la justice sociale. Mais votre pénible témoignage est utile aux jeunes générations pour apprendre de vos erreurs et faiblesses à ne pas les répéter. L’ouvrage que j’ai évoqué auparavant, celui de Voline, lui aussi, parle de la défaite des authentiques révolutionnaires russes. Et il écrit avec amertume, mais avec la conscience de continuer son combat libérateur. Et, en définitif, c’est cela qui compte. Reconnaître la défaite, en comprendre les causes, éviter de les répéter et poursuivre l’action libératrice.
Voici, par exemple, un fait significatif qui a été signalé mais peut-être pas suffisamment. Rabah Benali en a fait mention dans son commentaire à ma contribution sur Djamila Bouhired (voir lien fourni auparavant). Il s’agit des milliers ou millions de martiens (ceux qui ont rejoint l’A.L.N. juste après mars 1962, date du cessez-le-feu). Il leur suffisait d’un simple témoignage d’une personne pour bénéficier de la fameuse « attestation communale » d’ancien moudjahid ou moudjahida.
A mon avis, ce fut là un des mécanismes qui a permis la légitimation et la consolidation du pouvoir usurpé par le duo Ben Bella-Boumediène. Selon le principe : « Je te permets d’avoir des miettes, et tu me laisses le gros morceau ».
Revenons à l’appel que je présente. Comment le concrétiser ?
Eh bien, respectés ex-moudjahidines et mouidjahidates, veuillez accepter de nous fournir vos récits de manière à nous aider à poursuivre votre lutte émancipatrice. Cela passe par votre dévoilement de toutes les tentatives pour « instrumentaliser la Guerre de libération nationale à des fins de légitimation de pouvoir » (Djamila Bouhired)
Il n’est pas indispensable de disposer d’un journaliste ou d’un écrivain pour recueillir et transcrire vos paroles. Selon moi, le meilleur moyen serait de les faire enregistrer sur magnétophone, afin de conserver votre voix et votre langue maternelle. Sa richesse est méprisée uniquement par les mentalités néo-colonisées, malheureusement nombreuses.
Qui accomplirait ces enregistrements ?… D’abord vos enfants, sinon des proches, ou encore des chercheurs ou journalistes ou écrivains ou jeunes historiens.
Et il serait tellement précieux de créer une association, autogérée par les citoyens, qui sera le dépositaire de toute cette documentation. A ce sujet, je me rappelle une très belle et très émouvante surprise.
Lors d’un séjour à Oran en 2014, j’ai découvert l’existence d’un « musée du moudjahid », au centre de la ville. En le visitant, j’ai vu avec une immense émotion combien les combattantes et combattants auxquels-les je dois ma citoyenneté furent, dans leur très grande majorité, des enfants du peuple, de ce que certains crétins nomment le « bas » peuple.
J’ai passé dans ce lieu sacré de la (de ma) liberté plusieurs heures, à méditer, à m’encourager. Et j’ai discuté avec les animateurs de cet espace : bien entendu, des anciens moudjahidines, et, encore bien entendu, ce sont eux, et non les autorités officielles, qui ont eu l’intelligente initiative de créer ce lieu de mémoire, si utile, et de l’auto-financer.
Je conseille à quiconque vit ou va à Oran de visiter ce « musée ». Entre autres pour s’inspirer de l’exemple afin de créer une association autonome de citoyens pour le recueil sonore de tout ce que les moudjahidates et moudjahidines, honnêtes et encore en vie, ont à dévoiler. Ainsi, par ce dernier don, ils-elles aideront à poursuivre leur, notre combat pour l’authentique liberté du peuple algérien.
Kaddour Naïmi
Courriel : [email protected]




Awah ! A chaque fois que j’ai cru avoir fini de désespérer voila que ayid sendafène, ya Boureb. Il y en a toujours un qui vient remuer le couteau dans la raie et réveiller l’affreux démon qui y sommeille.
Thoura ya3ni je veux bien compatir à la situation qui est faite à cette grande Dame qui mérite mieux qu’une vie convenable, ya Sidi. Je suis suffisamment idolâtre pour ne pas m’incliner devant un des mythes fondateurs de notre révolution.
Moi aussi si je voulais accréditer une thèse, je commencerais par faire une hagiographie à mes témoins et je balancerais tout ce que la sociologie et l’histoire comporte de similitudes .
Mais sur le plan historiographique nagh sociologique , il faut m’expliquer comment cette Dame qui est kamim une héroïne exceptionnelle et qui se dépatouille encore dans une subjectivité et des ressentiment justifiés pourrait à elle seule accréditer la thèse, je dirais même l’antithèse, paranoïde récidivante qui vous a obnubilé mais qu’heureusement vous aviez courageusement abandonnée en sacrifiant votre autosatisfaction avant de la soutenir devant un méchant jury sceptique et récalcitrant acquis à l’historiographie officielle et aux pouvoirs des deux côtés de la méditerranée.
Je veux bien qu’il manquât un Voline au paysage élitaire algérien pour nous peindre l’usurpation du pouvoir par une bande d’opportunistes parvenus ou planqués , et je voudrais bien que vous soyez celui-là, ya Si Qeddour.
C’est pour cela que , pour équilibrer le chwari que vous allez leur charger, je vous propose , de recueillir l’autre version de la révolution algérienne en allant voir ma belle-mère à Guezgata , qui, je vous rappelle, est une vraie fausse moudjahida ex-planquée à Ghardim3ou.
Parce que , amounavi, si vous voulez qu’on comprenne, comment ces usurpateurs ont usurpaté le pouvoir ou l’Algérie, à ceux qui l’ont arrachée à Fafa, c’est eux qu’il faut interroger.
Dayor , ma belle-mère est en train d’écrire , un livre qui s’intitulerait : comment t’est-ce-que j’ai fait pour deviendre une grande fausse moudjahida en évinçant les ayant -droit légitimes. Selon elle, si les vrais héros s’étaient emparé du pouvoir ils auraient été plus exigeants et plus gourmands. C’est pour ça que je me demande si ,là, sur ce point précis de la gourmandise, elle n’a pas raison.
Reveillez vous Mr Naimi on est en 2017! Vous etes en retard de pres de 50 ans. En effet votre appel aurait un sense si il avait ete fait dans les annees 70's mais en 2017 c'est quoi un moudjahid ? Tout le monde vous diras un terro de l'Afghanistan! Vous vivez dans un aute monde.
Pour équilibrer le chwari comme dirait hend ukaci je vais moi aussi y ajouter mon grain de sel dan la facenda. Mr Naimi ne s'est pas trompé d'époque et n' est pas en retard de 50 ans .Son idée est noble ,le combat dont il parle est à faire qu 'on le veuille ou pas ,si on veut chasser ces faussaires.Mais penser de le faire en utilisant une ideologie aussi belle et brillante soit elle est un leure :le ghachi de chez nous ou même celui de russie ou d'ailleurs n'est pas mobilisable sur la base de motivations historiques .
Laissons l 'histoire aux historiens.
D'ailleurs ce n est pas du tout à mon avis ce genre de combat que la soeur Bouhired voudrait entreprendre : Djamila parle de la voie du coeur et de la raison tout simplement ,pour elle, tous les algériens sont égaux en droit et en devoirs . C e n'est pas une lutte des heros contre les harkis c est un combat pour la democratie et la construction d un Etat sain et solide qui abolir la corruption et la hogra qu 'elle a dans son coeur , un comatqu elle a commencé il y plus de 50 ans et qu elle voudrait quie les generations montnates poursuivent pour emettre les pendules a lheure dans le navire algerien qui chavire avec ces voleurs d'oujda aux commandes. faisons de la "real politics et laissons les hsitoriens faire les recherches pour en extraire les ferments de ce combat. Ne remplacant pas Moussa lhadj par l hadj moussa dumoment que l homme n est pas parfait construisons des regles et des institutions saines et laissons du coté le discours de l' homme qu il faut a la place qu 'il faut cartout le monde est nöcessaire nul n' est indispensable pas même ou encore moins le mort vivant Abdelaziz fakhamatahou. qui fait tout ,tout seul et se proclame irremplacable. Ce n'est pas un copié collé du système russe de lutte des classes qu il faut reinventé ou recyclé.Nous devons seulement retroussé les manche et chasser les parasites par notre travail et notre solidarité pour abattre les obstacles politico-religieux qui nous été dressés pour nopus empêcher nous ghachi de voire notre soleil.
Cet appel ne sera pas entendu il sacralise et idealise des methodes de combat libérateur dépassées.
Les algeriens n' ont pas besoin d ideologies et de zaim religieux et politiques ce n'est pas ce qui a manqué durant les demi siecle de temps perdu en dicours historiques creux.
Il faut de l'action ici et maintenant.
Cher Massine Ait Ameur,
merci ppour votre commentaire et permettez-moi de vous répondre.
Ce n’est pas parce que d’autres ont usurpé le nom “moudjahidines” pour massacrer des innocents en Afghanistan et ailleurs que nous devons nous résigner à cette usurpation du mot.
Cela me rappelle ce mot d’ordre mis devant la porte d’une fameuse banque à Rome “E’ una rivoluzione !” (C’est une révolution !)
Nous sommes encore devant des faussaires et des usurpateurs, même des noms et des adjectifs qui ne sont pas les leurs et ne correspondent pas à leurs infâmes buts, contraires à ce que contiennent les mots comme “moudjahid” et “révolution”.
Devons-nous donc laisser usurper, aussi, des noms et des adjectifs qui expriment un idéal de justice sociale ?… C’est alors être vaincus aussi par et dans les mots. C’est tomber dans le piège tendu.
Celles et ceux pour qui un moudjahid n’est qu’un “terro de l’Afghanistan” sont des personnes qui n’ont plus de mémoire, qui se sont laissés vaincre aussi sur le terrain des mots. Et je le regrette vivement, et je souhaiterai qu’ils en prennent conscience.
Enfin, à propos d’un “retard de près de 50 ans”. Je vous dirais même plus : je suis en retard de plus de deux mille ans, car ma mémoire se souvient et se nourrit de la révolte des esclaves de Spartacus contre l’immonde domination romaine. Alors, comment 50 ans pourraient-ils me faire oublier qu’en Algérie vivent encore des authentiques, oui!, ex-moudjadines et moudjahidates. Le passé (je parle du temps de la liberté et de la justice sociales) ne passe jamais. La preuve : nous sommes encore en présence de manque de liberté et de justice sociales partout dans le monde, y compris l’Algérie, et la lutte pour les conquérir n’a pas cessé. Tout au moins pour celles et ceux qui conservent une mémoire, qui gardent du passé le nécessaire pour affronter le présent, qui savent l’importance et la signification des mots et ne permettent pas aux ennemis de la liberté et de la justice de s’en emparer pour les salir.
Qu’en pensez-vous ?
Fraternellement (comme on disait au temps de la lutte de libération nationale)
Vous constatez que je vis encore en pensant à cette digne époque. C’est précisément elle qui nourrit mon désir de vous répondre. Un dernier mot : un peuple ou une personne qui a perdu la mémoire de ses justes combats est un peuple ou une personne vaincus. Acceptez-vous de l’être ?
K. N.
Cher Hend Uqaci Ivarwaqène
Je pense que mon texte n’évoque et ne suggère en aucune manière des “mythes”, des “icônes” (comme on aime dire en Algérie). Je suis totalement contre les mythes (qui sont des mites vivant au détriment de leurs adorateurs) et des icônes (qui brillent de la même manière). Je parle simplement de personnes qui ont consenti à risquer leur vie pour un idéal de justice sociale, pour elles et, par conséquence, pour les autres. Ne confondons pas le respect avec la stupide et servile adoration.
Aux personnes qui ont combattu durant la guerre pour l’indépendance, si nous ne sommes pas des ingrats piteux, nous devons tout au moins du respect. Parce que ce dont nous disposons comme liberté, même si c’est peu, nous la devons à ces personnes. C’est une question de dette ! Et la dignité exige de ne pas l’oublier, mais de s’arranger pour la rendre d’une manière ou d’une autre.
A propos de “gourmandise”, c’est précisément l’un sinon l’élément qui explique la régression des ruptures authentiquement révolutionnaires en systèmes conservateurs totalitaires, partout dans le monde (Russie, Algérie, Chine, Viet Nam, etc.) Cependant, ne confondons pas les obsédés de “gourmandise” (possession de pouvoir pour en tirer des privilèges au détriment de la majorité des citoyens) et les personnes qui ont lutté puis, une fois la victoire obtenue, se sont gardées d’en profiter à leur seul égoïste intérêt.
Quant à Voline, je n’en suis pas. Mais je souhaite qu’il en naisse en Algérie et dans le monde. Ils nous aideront à nous affranchir de la confusion et du conditionnement dans lesquels nous jettent les “gourmands” vainqueurs. Nous devons apprendre à distinguer entre les “gourmands” de pouvoir au détriment du peuple, et les “gourmands” de justice sociale. N’est-ce pas ?
Fraternellement,
K. N.
Si je suis (de suivre) ton raisonnema, @ya verwaq, "ig'dhelmen dh'win y'etsouwthen, mashi dh'win youwthen"
Aaah ! Isk jidi que je ne comprenais pas la démarche de D. Bouhired s’agissant de raisons purement existentielles ?
Tout est parti de la lettre de D. Bouhired et de l’insuffisance de sa pension pour subvenir à ses besoins pour arriver aux authentiques moudjahidine et moudjahidate qui seraient des témoins recevables et à l’exclusion des faux moudjahidine et fausses moudjahidate qui ne le seraient pas.
Au lieu de nous sortir de l’histoire et de passer à autre chose, Si Qedour veut nous faire comme dans « Mon nom est personne » , le film, il veut nous replonger dans l’histoire et nous faire affronter la horde sauvage. Je dis basta, Passons à autre chose tout simplement. Car l’enfer est justement là .
Un proverbe kabichou dit : Assa3dik avava ketch wlech wa akyewthène. Tu as de la chance papa toi on ne peut pas te frapper. Mais atansyou : Il ne s’agit pas d’un déni de paternité nagh d’un complexe oedipien refoulé. Sartre, jikrwa , disait : il n’y a pas de mauvais père, c’est le lien de paternité qui pourrit la relation. C’est le rapport dans lequel veut nous mettre Si Qedour qui me fait sortir de ma léthargie. Ceux qui gouvernent aujourd’hui on peut les critiquer aisément parce qu’ils ne sont pas légitimes et avec eux au moins on peut avoir l’espoir de les dégommer.
Ce n’est absolument pas sa fausse dévotion que je reproche à Si Qedour puisqu’il avoue finalement qu’il n’est même pas idolâtre. Et ce n’est même pas grave qu’il dézingue nos vieux mythes fondateurs, car d’autres l’ont fait ma qeblahou. Je n’ai absolument rien contre le fait qu’il déconstruise l’histoire de l’Algérie en déshabillant Khlifa pour habiller Mes3oud. D’ailleurs je comprends qu’il ait cette reconnaissance pour le peu de liberté que nous leur devons rien que pour ne pas paraître indigne.
Je n’ai même pas dit que je n’ai pas besoin de leur devoir tout ça pour soutenir la comparaison ou pour me faire une conscience de redevable à vie et inhiber définitivement toute tentative d'individuation.
Rappelez-vous, fi 3ahd el islam, quand on a voulu assoir une nouvelle théologie, on a dézingué tous les dieux qu’adoraient les tribus de l’époque. C’était là une bonne idée. C’est quand on a décidé de les remplacer par Boureb, Ahadou la charika lah. Ahkim urnes3i ahkim. Ilayhi ou ilayhi radji3oun que ça a foiré.
Si Qedour nous fait un Veau d’or qui a tout d’un veau d’or, bessah pendant qu’il le sculpte il tente de nous faire accroire que c’est un bellaridj.
Atansyou, jipadi que si les authentiques révolutionnaires ne s’étaient pas laissés blouser par plus malins qu’eux en n’aurait kamim pas raté notre indépendance. Sipa la kistyou de la légitimité du ratage dont il s’agit. C’est l’opportunité du découvrage du secret de Polichinelle qui nous replonge dans une sorte de rachat et de réhabilitation de ceux qui auraient été floués dans cette affaire de recèle de confiscation d’héritage indu de cette poufiasse d’Algérie qui me nique ma légendaire sérénité. Si Qedour veut réécrire une nouvelle version de l’histoire, sa version, il commence déjà à filtrer les témoins. Comme si les faux moudjahids n’étaient pas là et n’avaient rien vu. Quant à ceux qui n’étaient ni vrais ni faux moudjahid ils n’ont pas le droit au chapitre. Le parti pris est d’emblée flagrant et la neutralité objective il s’en est affranchi.
C’est comme si on recherchait les vieilles pierres pour reconstruire une Algérie qui correspondrait mieux aux ruines des illusions de ceux qui l’ont libérée du colonialisme. Sans être sûr que ces révolutionnaires ne se soient pas trompés d’illusions.
Et je dirai même que toutes ces tentatives de réécriture de la falsification de notre histoire ne sont que des expédients qui masquent une culpabilisation pour ne pas assumer que vrais ou faux nos héros auraient kamim raté leur coup et que tout ce faux bottage en touche ne vise qu’à fausser le vrai procès en déresponsabilisant ceux qui ont livré ce putain de pays à ses fossoyeurs.
Vous voulez nous faire gober que si d’authentiques za3ma révolutionnaires avaient pris les rênes du pays ils auraient renoncé à l’arabo-islamisation du pays ? Au socialisme ? A leurs rentes ?
Vous voulez nous dire que parmi ceux qui ont niqué le pays il n’y a pas de vrais authentiques révolutionnaires ? Mais c’est au nom de cela que Madame Bouhired revendique des droits, ya din qessam ! Elle ne dit pas qu’elle voudrait une bonne pension comme les escrocs non ?
Et vous voudriez que la populace ne soit pas tentée par l’assistanat ou qu’elle ne considère pas que rien que le fait d’être algérienne lui vaut le mérite d’être logée nourrie et blanchie ?
Tous les pays développés ne l’ont été que grâce à l’exploitation, la confiscation des terres, les massacres, la spoliation sans lesquelles l’accumulation eût été impossible.
Non, notre problème n’est pas dans l’interprétation ou dans la relation de l’histoire, pas plus que ce n’est un problème de succession, il ne s’agit pas de remplacer les indus héritiers par les ayants-droits : il est ailleurs.
En clair ce n’est pas en lui faisant mordre sa queue à l’histoire qu’on sortira de l’auberge !
Bonjour à tous. (anciens/nouveaux "moudjahidin/moudjahidate", authentiques – bio et/ou de synthèse frelatés au pétrole et au gaz, compris). A ceux qui ont aujourd'hui moins de 50 ans et formatés exclusivement à "l'iiikoule fondamentale bouchlagham"; une "attestation communale" est un tel document exhibé dernièrement aux caméras par le grand "moudjahed des hamams", "chikour" en chef actuel de l'organisation de gangstèrs FLiNtox. Document du diable devant attester de son statut de "moudjahed", donc de la "famille révolutionnaire" donc de la mangeoire. Document aujourd'hui héréditaire ad vitam eternam. Il faut savoir que durant les premières années post 62, un tel document permettait de faire relativement fortune. (main basse "légale" sur les biens abandonnés par le colon ancien déclarés biens vacants et disponibles par le colon nouveau). Aujourd'hui , le partage, est pratiquement achevé, rente pétrolière et foncier des terres et territoires compris. Par contre, la "famille révolutionnaire" inscrite à la mangeoire, issue initialement d'env. 20 000 combattants historiques + env. 50 000 boys planqués aux frontières + env 100 milles harkis rescapés des env 250 000 initiaux, a toujours "fain". Surtout, elle s'inquiète de son avenir en ces moments de disette annoncée. Inquiétude au fond comprénsible pour une "famille" dont le métier a été durant des générations exclusivemnt; "ancien moudjahed et/ou ayant droits". Métier qui s'hérite et ne peut s'apprendre. Personnellement, je ne suis pas d'avis que la conservation de la mémoire des années de braises sur un support modèrnequelconque (enregistrement phoniques) par les opérateurs de l'époque authantiques ou supposés), puisse soulager un tant peu soit il, la tragédie. Ce qu'il faut par contre, c'est une "dé-moudjahdinisation" profonde à très long termes. J'avoue hélas, que cela est une toute autre "H'kaya". H'kaya qui, au cours actuel des choses, est formatée hélas, pour passer certainement par la violence. Ce sera sans doute, violence oblige car la "tragédie" a été batie par la violence sur de la violence. Je prie tous les saints de tous les cieux et de toutes les religions, ceux de Jérusalem compris, que je me trompe totalement sur ce dernier point. Rabah. Benali.
" Un seul héro ;le peuple". Sans celui-ci la révolution n'aurait jamais connu cette grande marche vers l'indépendance quand aux Moudjahidines ils ne reste que les "ardalines " comme dit le coran hacha quelques uns qui se comptent sur les bout des doigts et si on va encore continuer sur cette élan l'histoire de la propriété de l'Algérie ne va pas s'arreter à leurs enfants mais à plus derniers de leurs plus petits enfants. Le peuple mis à l'écart doit donner de sa voix pour arreter ces Grands faussoyeurs qui nous dilapident sur le compte de la révolution ils ont plus d'un demi siècle qui le font à notre détriment avec des faux documents que les uns ont témoigné en faveur pour les autres. tout le peuple algérien a participé à cette révolution et sans ce peuple il n'y aurait jamais eu de révolution.
la vrai histoire de l'Algérie combattante de 1954 à 1962 n'aura jamais le jour que quelques passage ici et la car ceux qui avaient fait cette grande révolution sont sous terre déjà et il ne restent que très peu meme très très peu quand au reste c'est de fossoyeurs d Ghar dimao ou ceux du 19 mars.
@Mr KedourNaimi:
Salir les authentiques moujahadines équivaut a blanchir les faux
Eliminer le faux pour les remplacer par d'autres potiennellement faux c est faire pipi dans un violan.
Il ne sagir pas de faire les comptes rebours il s'agit de banir a jamais dans notre pays la fraude electorale , les putschs blancs les passages en force les violations de la constitution , et..la corruption et la hogra. J ai soutenu Mme Bouhired oarceuq il n est pas juste de la salir et sa lettre nsa lettre demnader de soulager la misère des anciens moujahidines qui subissent la même injustice mais elle n a pas demnadé a les mettre ua pouvoir.L lagerie apaprtient a tous et en partivulier a la jeunesse. Il faut mettre une pierre sur le FLN ancien ou nouveau, vive le MAK. viv e la kabylie libre et indöpendante qui n avance pas rec ule.
@ Raveh,
Ce que tu espliques, fort justement et crûment, est apéprès la mime chose que ce que averwaq s'évertue à nous faire passer par la conscience : démoudjahidation, déislamisation, déindigenisation, défatalisation et pourqoui pas démocranisation (oups tisation) des esprits… c'est pas mal..
pour rabah benali,Etant tres jeune j'ai participe activement a la guerre de
liberation de notre pays,j'ai connu des peines de prison,des souffrances.
des tortures par pendaison (type elicoptaire) de l'elecricite (sex et orteil) faire
boire de l'eau sale en etant attache le long de l'echelle ,tout ça a l'age a peine
15 ans, emprisonne plusieurs fois dans de differentes casernes et camps
militaires, la france ne juge pas,il ny a pas de tribunaux, on vous torture
et vous liquide, .contrairement a Ould abbes qui exhibe des papiers.
des centaines de milliers d'algeriens assassines , pas de papiers ni de tribnaux ,on ne juge pas. Sachez mr benali que contrairement a ce que vous dites ,les veritables A,Moudjahidine n'ont jamais fait fortune,a l'exception
d'une petite minorite ayant fait allegence au regime putchiste contre le Gpra
en 1962 et se sont appropries du symbole FLN ,patrimoine du peuple et l'on
reconvertie en unorgane de rmmassis de tous les voyous et opportunistes
de tout bord jusqu'aujourdhui. Je vais vous donner un fait que beaucoups
d'algeriens ne connaissent pas: Le Ministere des Anciens moudjahidine /Onm on signe une conventon avec les PTT et la SAA a l'effet d'obtenir une
remise pour les Moudjahidine . jusqu 'a maintenant vous allez me dire,
c'est bon,et bien non : pour beneficier de ces mesures ,il faut etre un militant
du Fln/Onm c'est a dire uniquement ceux qui dansent,qui applaudissent et
qui chantent le pouvoir et il y en a beaucoup, les faussoyeurs.
Voila le pouvoir qui dirige l'algerie depuis 1962,.
Heureux les Martyrs qui n'ont rien vus.
@ Koceila.
Bonjour. Désolé Monsieur que mon post vous ait quelque part contrarié. Apparemment, le message transmis à savoir; nécéssité de "démoudjahidisation" de la société algérienne, suscite débat et polymique. Oui, une grande majorité du "Ghachi DZ" series années 50, tous âges confondus, a à l'épqoue, volontairement ou sous la contrainte, combattu la puissance coloniale. Oui, ce "Ghachi" autrefois brave et plus ou moins uni a apporté sacrifices en tous genres. Sacrifices inhumains parfois extrèmes. Oui, il a été labouré dans son âme et dans sa chair. Oui, la soladatesque coloniale était criminelle et génocidaire. Oui, il y a eu tortures, violes et humiliations. oui, oui, oui et oui, il y a eu crime contre l'humanité. Mais à présent, un demi siécle après le départ du colon ancien, il faut plutôt commencer à penser à mettre dehors le colon nouveau. Donc au lieu d'attendre des miettes d'une application d'une quelconque convention, il faut plutôt œuvrer à la dissolution de ce "machin" appelé "Ministère des anciens moudjahidin". Bidule qu'il est bientôt nécessaire d'appeler "Loge franc-maçonnique des moudjahidin nouveaux. Aujourd'hui, le plus jeune des moudjahedin authentiques ou frelatés a plus de 75 batons au compteur. Donc, il a eu tout le temps de participer d'une manière ou d'une autre, au festin de la "mangeoire". Chez nous on dit, "Ouin yatchan yatcha, ouin ournatcha tharvouth thakass" (pour ceux qui ignorent la langue de leurs ancêtres cela donne environ: (Celui qui a mangé, bravo, celui qui n'a point mangé le plat est retiré). Aujourd'hui, le problème des générations non "attestations communales" n'est pas le principe de qui a droit ou non aux restes de la vache Algérie. Mais c'est plutôt le quand et le comment mettre fin à l'imposture et chasser le colon nouveau. Rabah Benali.