Le RPK apporte son soutien à Djamel Alilat, interpellé au Maroc

Le Rassemblement pour la Kabylie a rendu public le communiqué suivant suite à l'interpellation dimanche soir, au Maroc de Djamel Alilat, journaliste à El Watan.

Djamel Alilat, journaliste à El Watan, a fait l’objet d’une interpellation par les services de sécurité marocains, alors que celui-ci est à Hoceima pour couvrir la contestation populaire qui secoue le Rif depuis des mois. Le Rassemblement Pour la Kabylie dénonce cette arrestation et demande sa libération immédiate. Parce que c’est leur mission, en premier lieu, les services diplomatiques algériens doivent engager les démarches appropriées pour un dénouement rapide de cette situation. Leur silence sur cet acte exige, en soit, une explication.

Les atteintes récurrentes aux droits politiques et à la liberté d’expression par les régimes autoritaires de l’Afrique du Nord constituent un facteur de blocage pour l’émancipation des peuples. Pour le RPK, à l’instar de la Kabylie, c’est à travers la reconnaissance des droits communautaires que la région du RIF peut réellement avoir des rapports apaisés avec l’Etat.

L’avenir de l’Afrique du Nord est dans ce mouvement de démocratisation qui vient, non pas des initiatives des Etats, mais de cette demande sociale forte au sein des régions. Le rassemblement de toutes ces initiatives est devenu une urgence et un enjeu majeur. Ce n’est qu’en se solidarisant qu’on pourra aussi faire échec à ces tentatives de brimer la liberté de la presse.

Kabylie, le 29/05/2017

P/le Rassemblement Pour la Kabylie

Le Coordinateur

Hamou Boumedine

Rédaction
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4 commentaires

  1. Mr Alilat aurait été mieux inspiré de couvrir les événements et la contestation populaire qui se sont déroulés à Tuvirets en Algérie le 20 mai courant, alors que le régime impose un black out total sur la répression inhumaine qui s'est abattue sur les manifestants pacifiques. El watan n'a pas soufflé un mot la dessus. 15 milles policiers et gendarmes pour mettre cette ville en état de siège.

  2. Un journaliste algérien sans accréditation du ministère de la communication marocain, se trouvant dans une zone sous tensions marocaine et en compagnie de militants rifins…Le métier de journalisme a des règles à respecter n'est-ce pas?

  3. Si c'était un autre journaliste arabe le RPQ n'aurait rien demandé mais s'agissant d'une entrée au Maroc non autoriser par l'état je suis le premier à signer une pétition de non recevoir de cette demande d'intervention et comme di l'adage "El lidarha bi dih issalakha b'sanih" (celui qui la nouer avec ses mains l'ouvre avec ses dents) car ce geste meme apporte un vent d'outre pays alors nous n'en voulons pas.

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