Saïd Sadi et ce génocide intellectuel que personne n’ose dénoncer !

Lors d’une conférence-débat animée à Tizi-Ouzou, et rapportée vendredi 7 avril par TSA, notre docteur national se fend en envolées syntaxiques pas toujours cohérentes, lui qui nous a habitués à savourer chacune de ses interventions.

Ainsi donc, selon lui « la langue arabe ne donne pas accès aux sources de la rationalité mais sert plutôt à l’aliénation ». Ce n’est pas sérieux docteur ! La langue arabe bien enseignée et utilisée à bon escient n’est pas moins stimulante intellectuellement que d’autres langues, y compris les langues dites vivantes. Et que faites-vous donc du génie de Naguib Mahfouz, de celui de Taha Hussein, de Mahmoud Darwich, de Nizzar Kebbani et tant d’autres ? L’un d’eux s’est même permis d’affirmer : « Je peux écrire un livre plus beau que le coran ! » avant de se rétracter suite aux menaces classiques que l’on connaît.

Non docteur, la langue arabe n’est pas une langue aliénante ! Ce qui est aliénant dans l’affaire c’est cet attracteur unique autour duquel on la fait graviter de force depuis l’an 622 ! Car il faut bien oser l’avouer, l’école et la société algériennes n’ont pas été arabisées mais plutôt islamisées à tous les niveaux, par l’épée bien évidemment. Une épée qui s’est transmise de génération de despotes en génération de tyrans jusqu’à la famille FLiN-tox ! Et ça vous n’osez pas le dire !

À cet égard, si l’on se conforme à la nouvelle définition de « crime contre l’humanité », énoncée par Emmanuel Macron, pas plus tard qu’avant-hier soir sur France 2, pour justifier ses positions lors de l’entretien d’Alger, cette notion s’applique « chaque fois qu’un peuple est assujetti par la force », comme ce fût le cas de le France vis-à-vis des peuples berbères d’Algérie. Or, quelle est donc la différence entre assujettir un peuple par la force ou l’asservir par l’esprit ? En ce qui me concerne, je n’en vois aucune ! Sauf que, après tout, il y a toujours possibilité d’une rébellion physique, comme l’ont fait nos aînés en novembre 1954, après 132 ans de « séjour » gaulois, alors qu’aucune possibilité de révolte ne peut s’offrir à un peuple précipité dans les ténèbres religieuses ! S’affranchir d’une religion quand elle est pratiquée cinq fois par jour, 7 jours sur 7 est mission impossible, d’autant qu’elle se transmet d’une lignée à l’autre sans s’essouffler et qu’au contraire elle s’amplifie, à travers des canaux de transmissions de plus en plus nombreux et de plus en plus agressifs, au grand bonheur de ces guides insensés qui gèrent les affaires de la cité !

Je ne comprendrai jamais cette frilosité que nos politiques les plus éclairés affichent vis-à-vis de ce génocide mystique qui se perpétue sous nos yeux depuis plus de 50 ans ! Mais à quoi s’attendre d’autre quand d’aucuns affirment non sans une pincée de fierté : « Je ne permettrai à personne de se dire plus musulman que moi », et que d’autres en appellent à la criminalisation du blasphème (*) ? Ne soyons guère étonnés d’apprendre que notre docteur national envisage un petit tour à la Mecque pour se décharger de quelques pêchés et ainsi mériter une place à la droite d’Allah en compagnie de Ali Belhadj et Abdelaziz Bouteflika ! Allah yeqbal docteur !….. Athawaghith !

Tous les pays musulmans étranglent leurs peuples, à suffocation, d’overdoses de religion. On pourrait en rajouter tant, mais contentons-nous de reproduire ce qu’en pensait Ernest Renan : « Les musulmans sont les premières victimes de l’Islam. Combien de fois n’ai-je pas observé au cours de mes voyages en Orient, que le fanatisme est le fait d’une minorité d’hommes dangereux qui, par la terreur, maintiennent les autres dans la pratique d’une religion. Affranchir le musulman de sa religion est le plus grand service qu’on puisse lui rendre » (texte choisi par Ibn-Warraq, en préambule à son livre « Pourquoi je ne suis pas musulman », téléchargeable gratuitement sur le net). Kateb Yacine ne demandait pas plus d’un quart-d’heure à la télé pour décontaminer les esprits ! Au discernement d’un Keblouti du terroir, on a préféré importer l’imam el-Gahazali ! Résultat, le salafisme s’est tout naturellement propagé jusqu’aux cimes de Kabylie !

Quant à l’inadéquation de l’alphabet arabe pour prendre en charge l’éventail beaucoup plus large de la phonologie berbère, vous avez 7 ans de retard docteur, car sur lematindz, nos débats sur la question remontent à l’année 2010 (**) ! Faut peut-être apprendre à être à l’écoute du petit peuple, spectateur impuissant de son propre destin, mais qui, parfois en avance, quelquefois en retard, n’en pense pas moins !

Kacem Madani

(*) Criminaliser le blasphème, est-ce bien raisonnable et moderne Me Aït Larbi ?

(**) Notre langue qui dérange tant…

18 commentaires

  1. said samedi a reçu l'autorisation de sortir de sa résidence des club des lapins pour venir a tizi polluer la commémoration du 20 avril
    si said les générations ont changer et elle ne sont pas dupent,le peuple kabyle veut son indépendance ni toi ni tes employeurs ne peuvent nous faire reculer.

  2. La langue arabe est une belle langue pour les ..Arabes. La langue Tamazight est une belle langue pour les Imazighen. Le Kabyle est une belle langue pour les Kabyles. Le francais est une belle langue pour les Francais….. Apprendre une langue etrangere se fait pour des raisons d'immigration, d'amour pour une culture ou par interet. Faire apprendre sa langue a un autre peuple par force est une crime contre l'humanite et c'est ce qui se passe en Algerie.

  3. Igzaktma ,c’est comme si ma belle-mère criait au viol ! Sauf que cette vraie fausse moudjahida qui se croit encore plus nationalise et musulmane que Sadi ne s’est pas reniée, elle.
    Asstarghfirou allahou.

    Bismi allah errahmani errahim,

    Wama ba3d.

    Alla khati, il ne s’en est pas pris qu’à la langue arabe, Il s’en est pris aussi à la salafisation de la société kabyle. Non ! pas à l’islamisation, ow. L’islam c’est comme le cholestérol ; il y a le bon et le mauvais.

    Je crois que tu n’as pas suivi, ya Madani, le pèlerinage, de Sadi à Canossa. Comme disait un ami cocufié : bien lavé ça ressert. Notre Sadi qui a mangé sa chéchia jusqu’au dernier fil, nous est revenu lavé, de ses péchés de jeunesse pour resservir. Sauf que cette hymenoplastie ne dupe personne. C’est pour ça qu’il en rajoute.

    Figure-toi qu’il tapine du côté du RPK. Cette sortie contre la langue arabe n’est rien avec celle contre le salafisme. Il fait seulement semblant de ne pas savoir que la langue de Voltaire est aussi celle de Maurras et de Le Pen, et que la langue d’Hitler est aussi celle de Goethe.

    J’allais dire quel culot quelle audace ! Mais je vais dire : quel aplomb ! Sadi, l’homme qui jadis déclarait contre Belhadj : je ne permets à personne de dire qu’il est plus musulman que moi nous fait cette sortie, c’est le comble pour un revenant de guerre, lasse. Le parangon dont le crédo était le retour à l’islam de nos parents. Et l’islam de nos parents c’est y pas l’islam des anciens ? Et les anciens c’est y pas les soulafa ? A-t-il oublié sa trini-toz : arabité-islamité-amazighité ?

    De nos jours la Kabylie a réussi sa conversion total à l’islam, il devrait s’en réjouir. Or, au lieu de cela il s’offusque.

    Au lieu de dire hemdoullah, il crache dans la soupe, c’est le comble ! Et s’il n’y avait que ça ya boureb ! Sadi, le nec le plus ultra, avait déclaré aussi qu’il « ne permettrait à personne de dire qu’il est plus nationaliste que lui » : et de trois.

    Pour rejoindre les autonomistes ou pour prouver sa totale rédemption pour être accepté, il a commencé à se défaire de ses casseroles. L’arabité en s’attaquant à la langue arabe, l’islamité en s’attaquant aux salafistes et aussi de la « nation »-alité .

    Ina lillahi wa illayhi radjihoun !

  4. L’Islam au travers le Feu Coranique a arabisé l’Afrique l’orient, l’Europe et l’Asie !
    Du Coran, que la langue arabe doit son expansion et sa Civilisation phénoménale, du jamais vu ni avant ni après ces 7 siècles de domination exceptionnelle … dans le Temps et dans l’ Espace,

    Les grandes lumières de l’islam

    De 740 à 1200, de Bagdad à Cordoue, d’Abou Nawas à Ibn Rochd, un vent de liberté a soufflé sur le monde musulman. Les pouvoirs n’étaient pas plus libéraux qu’aujourd’hui, mais le foisonnement culturel et l’amour de la vie forçaient le destin.

    Un million d’habitants, 70.000 juifs, des salons littéraires où l’on se déclare ouvertement impie, une vie nocturne mouvementée, des houris et éphèbes dans des maisons offertes à la luxure, des tavernes où le vin coule à flot… Où sommes-nous ? A Bagdad, à fin du VIIIème siècle (IIème de l’hégire).

    Treize siècles plus tard, on en est vraiment loin. A l’époque, Bagdad, à peine récupérée par la dynastie des Abbassides, est en ébullition. Dans le métissage qu'offre la ville médiévale, de plus en plus de poètes et de philosophes, quoique musulmans dans l’âme, prônent le droit de "disposer librement de leur corps et de leur esprit". Une longue tradition de libertins est née. Une histoire tortueuse s’ensuit. La parenthèse ne sera refermée définitivement qu’au XIIIème siècle, à l’autre bout du monde musulman, à Cordoue précisément, sous l’impulsion de fuqaha orthodoxes, relayés par la bigoterie des Almohades à Marrakech. En tentant, sept siècles plus tard, de revisiter cette parenthèse de scepticisme et de liberté, le philosophe égyptien Abderrahmane Badaoui s’est voulu optimiste : "Les mouvements sunnites et salafistes prennent la religion au mot. Ils constituent des moments de crise dans la vie spirituelle des musulmans. Dès que la communauté s’en sera débarrassée, elle pourra reprendre son évolution normale". Ce n’est pas encore le cas. Mais rien ne nous empêche, comme lui, de revisiter cette période où des individus libres ont bravé les interdits, profité parfois d’îlots de tolérance ou subi les pires persécutions.

    "Si tout cela a été possible à l’avènement des Abbassides, c’est parce qu’il y a eu d’un côté l'émergence d'un art d'écrire, voire de transgresser et, de l'autre, un laisser-faire des politiques qui ne cédaient pas toujours à la pression des fuqaha", estime l’écrivain Abdelfattah Kilito. Nous sommes, alors, à une époque où tout est encore possible. Les Omeyyades viennent d’être chassés du califat. L’alliance des mécontents fait arriver, pour la première fois des Perses aux postes de pouvoir. Il s’ensuit un métissage ethnique et intellectuel sans précédent. Bref, le cadre est adéquat pour la liberté de pensée. Libertin de la première heure, le poète Bachar Ibn Burd est l’exemple même du Perse pro-arabe. Il reçoit des femmes chez lui deux fois par semaine pour leur lire ses poèmes réputés sages et impudiques à la fois, évoquant leur intimité tout en flattant leurs sens. "A l’époque, même à Médine et à la Mecque, bastions de la vie religieuse, les odes à l'amour d’un Omar Ibn Abi Rabia, sont déclamées dans l’enceinte de la mosquée par un grand exégète du Coran", rapporte Driss Belmlih, spécialiste de la littérature abbasside. À Bassora, il y a alors un souk permanent où les plaisirs de la chair et du palais sont exposés au public. Les califes, des despotes éclairés, soufflent tout de même le chaud et le froid. Al Mahdi, par exemple, nomme un certain Abdeljabbar, vigile de l’orthodoxie religieuse contre les hérétiques. Il mène la vie dure aux écrivains qui se déclarent ouvertement immoraux. Son successeur Al Amine, en revanche, reçoit dans sa cour le plus subversif des poètes, Abou Nawas. Celui-ci y loue "la luxure comme mode de vie festif auquel tout le monde a accès". Le vin, l’éloge de l’homosexualité, tout y passe dans un langage plaisant.
    Mais tous les sérails n’ont pas la même tolérance à l’égard des écrivains à la moralité ou à la croyance douteuses. Ainsi en est-il d’Ibn Al Mouqaffaa, mazdéen converti à l’islam malgré lui. Même s’il juge dans ses écrits l’autorité religieuse arbitraire, il met ses opinions en sourdine. Son problème était de sortir indemne de la compagnie du prince.
    Nous sommes au milieu du IXème siècle. Un foisonnement culturel est initié à Bagdad par le calife Al Mamoun. En créant Dar Al Hikma (Maison de la sagesse, composée d'une bibliothèque et d'un centre de traduction), il permet un accès plus facile aux cultures persane et grecque. La porte est grande ouverte pour des débats sans fin sur l’unicité de Dieu, la genèse du monde et bien d’autres problématiques de haute volée. Mais face aux politiques qui ouvraient les portes de la culture, les oulémas veillaient au grain. "Même si les écrivains les plus athées voulaient braver les interdits, ils cherchaient souvent le meilleur moyen de s'en sortir sains et saufs", explique l’orientaliste Léo Strauss. Prenons le cas du philosophe muâtazilite Al Jahidh. Il écrivait toujours ses textes en forme de dialogues pour ne pas être pris au mot. Le philosophe Al Farabi, quoique rationaliste, ne disait-il pas que "la conformité avec les opinions de la communauté religieuse dans laquelle on a été élevé est une qualité indispensable pour la survie du futur philosophe ?" Mais tous les penseurs libres n’étaient pas aussi prudents. Ibn Riwandi, théologien et muâtazilite radical, pour ne citer que lui, n’y va pas par quatre chemins. Vers 860, il rejette ouvertement la révélation divine et refuse qu’un prophète, Mohamed en l’occurrence, veille par ses enseignements sur l’organisation de la société. Résultat, il est attaqué et persécuté par ses contemporains. Ses livres disparaissent subitement de la circulation. Trente ans plus tard, Sarkhassi, un élève du philosophe perse Al Kindi, est emprisonné puis tué en prison par le calife Moâtadid. Quel a été son tort ? Il faisait partie des épicuriens qui croyaient en Dieu et non en ses messagers. Pour lui, "Mohamed est un mythomane". Ces répressions n’ont pas empêché Mouhiedine Arrazi, penseur et médecin, de s’exprimer aussi ouvertement. Classé par Abderrahmane Badaoui parmi les athées de l’époque, il écrit, sans détours, que "la raison est l’unique lumière qui nous éclaire", que "Dieu n’est pas le seul éternel puisque la matière l’est aussi" et que "l’homme ne peut accepter de tutelle extérieure puisque sa réincarnation le renforce". Si Arrazi l'a échappé belle, Al Hallaj, lui, a subi la loi des gardiens de l’orthodoxie. Poète inclassable, il s’est placé hors de l’islam rituel et s'est positionné "new age" avant l'heure (pour lui Dieu est en chacun de nous et non dans les textes). Résultat ? Il a été décapité.

    Au Xème siècle, cette fin tragique est une exception dans l’univers des poètes. Ces derniers, quoique traités de zanadiqa (hérétiques) semblent plutôt tolérés. Aboul’âlaa Al Maari a beau s’en prendre aux oulémas, faisant d’eux les responsables de l’ignorance et de la corruption, il s’en sort indemne. Un certain Ibn Ouqaïl a beau le taxer de poète "ouvertement athée et secrètement musulman", le stoïque de Maara continuera son petit bonhomme de chemin. "Si les auteurs passaient entre les mailles du filet, explique Kilito, c’est parce qu’ils avaient un art d’écrire, par allusion, par distorsion de style, en disant la chose et son contraire". Ceci est tout aussi vrai pour Ibn Hazm. Ce poète aristocrate, libre, qui vivait à Cordoue, parmi les femmes, chantant leur amour et la beauté de leurs atours, avait également l’art de ne pas dire ouvertement tout ce qu’il pense. Il a écrit, certes, un poème qui lui a valu une grande polémique. Il y dit : "jusqu’au ciel, me dit-on, crois-tu arriver ? / Oui, une échelle y monte et j’ai su la trouver". Mais notre homme a l’art de cacher sa liberté de pensée. Il distingue, selon André Miquel, trois catégories de sceptiques. "Ceux qui doutent et préservent le fait religieux. Ceux qui doutent de tout sauf du Créateur. Et ceux qui ménagent autant Dieu que le prophète". Omar Khayyam, lui, doute tout court. Il trouve son plaisir dans sa capacité à tordre le cou aux idées convenues : "S’il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le paradis serait désert", écrit-il comme pour inverser les valeurs édictées par les dévots. L’astronome perse a traversé la vie en jouant à l’équilibriste entre croyance et jouissance. Il s’en sortira, à son tour, sans fracas.
    Cette licence faite aux poètes libertins, l’islamologue Dominique Urvoy lui trouve une explication plausible. "Contrairement à la prose, la poésie (vieille tradition arabe) appartient à la zandaqa, non à la pensée. Elle peut servir de support à des attaques nominales ou à l’expression d’exaspérations personnelles mais pas de base idéologique à un mode de réflexion".
    Tel n’est pas le cas des philosophes, le soufi Hamed Al Ghazali et le rationaliste Ibn Rochd, qui ont vécu en Andalousie au moment de son déclin. Le premier, quoique modéré, a vu brûler son livre initiatique, Al Mounqid Min Addalal (voyage dans le doute vers le soufisme), par le sultan almoravide Youssef Ibn Tachfine. Le second a vu des copies de ses manuscrits également brûlées suite à un conflit avec Abou al Abbas Sebti. Nous sommes alors à la fin du XIIème siècle. La fin d’une ère de liberté fluctuante. Le bûcher est allumé partout. Même à Bagdad. Envahi par les Mongols, le berceau des libertins musulmans a vu tout son patrimoine littéraire et livresque consumé et jeté dans l’Euphrate. Il ne s’en est jamais remis.

  5. Franchma, t'es fou @ hend! Ce que tu dis est parfaitement crédibe et jouste mais tout de mim un chouia injuste en(vert) le docteur car, qui de nous kabitchous n'a pas surfé sur la lame de l'existence qui fut la nôte pour rétablir "ts'aavga" bringuebalante, encombrante que nous portons avec ostentation mais de plein gré et toi le premier. je connais un amravedh qui récite, en bloc et une fois à bloc, ina lilahi wailayhi "dimitour". C'est plus fun!!

  6. L'Histoire et la langue se mêlent extraordinairement. C'est ce qu'illustre à merveille le nouveau livre de Jean Pruvost, notre fameux professeur de lexicologie et d'histoire de la langue française à l'université de Cergy-Pontoise. Le titre constitue un vaste programme: Nos ancêtres les Arabes, ce que notre langue leur doit (Lattès). L'auteur du Dico des dictionnaires présente et retrace l'histoire des emprunts de la langue française à l'arabe dans différents champs lexicaux.
    Mais, tout d'abord, rendons à César… Un travail similaire avait déjà été effectué avec brio il y a dix ans par le journaliste et romancier Salah Guemriche avec son Dictionnaire des mots français d'origine arabe (et turque et persane), publié aux éditions du Seuil. Jean Pruvost lui rend d'ailleurs hommage en mettant l'une de ses phrases en exergue: «Il y a deux fois plus de mots français d'origine arabe que de mots français d'origine gauloise! Peut-être même trois fois plus…» L'auteur cite d'autres «éveilleurs» dont le remarquable ouvrage de son confrère et ami Alain Rey: Voyage des mots de l'Orient arabe et persan vers la langue française (Trédaniel)
    L'arabe, en troisième position parmi les langues à laquelle le français a le plus emprunté
    Le professeur de lexicologie, à travers le chemin souvent surprenant de plus de quatre cents mots, ne dit pas autre chose. Qu'on en juge: «Dès lors, on comprend aisément que la langue arabe vienne en troisième position parmi les langues à laquelle le français a le plus emprunté, tout juste après la langue anglaise et langue italienne», écrit-il dans un premier chapitre érudit qui fait appel à l'histoire des civilisations. Et d'expliquer: cette langue a été véhiculée par les croisades, les conquêtes arabes, les échanges commerciaux en Méditerranée, et plus près de nous par l'exil des pieds noirs ou la musique.
    Il est impossible de citer les quatre cents mots qu'il recense, dissèque et nous explique (l'index est d'une richesse hors normes). Jean Pruvost dit tout simplement: «De la tasse de café à l'orangeade, de la jupe de coton au gilet de satin, de l'algèbre à la chimie ou aux amalgames, à propos de la faune, de la flore, des arts, des parfums, des bijoux, de l'habitat, des transports ou de la guerre, nous employons chaque jour des mots empruntés à l'arabe.» On le voit, il n'y a pas que toubib, baraka, sarouel, taboulé, nabab, kebab, babouche ou moucharabieh. On découvre les mots truchement, abricot, mohair, chiffre, épinard, civette, amiral, algorithme, arsenal…

    En six chapitres (de «Nos ancêtres… mais encore» à «Une langue en mouvement de Saint-Denis et du RAP», en passant par «Dans nos premiers dictionnaires», «Les chemins des mots arabes» et «Voyage thématique en français via les mots d'origine arabe»…) il nous convie à un formidable voyage au cœur de l'Histoire et de la langue. Ce livre est d'utilité publique.

  7. -en quoi zeroual était mauvais?
    être anti zeroual et pro boutef reste un mystère,
    que peut on reprocher à zeroual?
    et quels arguments peut on avoir pour soutenir boutef?
    -la france sera bientôt arabisée (par l'enseignement) et là on saura si l'arabe et un vecteur d'aliénation ou pas, de toute façon l'arabisation de l'algérie est une oeuvre française, puisque le colon français a choisit de dominer les berbères et de faire de l'algérie une terre arabe (les algériens étaient des arabes -ville arabe etc..) puis une terre musulmane, (les algériens sont devenus des musulmans – français musulmans-) donc benb n' a rien inventé il a suivi la mode coloniale, et ceux qui gouvernent toujours ont fait autant avec l'islamité l'arabité pendant des décennies et depuis quelques temps ils ont rajouté l'amazighité (la bérbérité étant un problème de subconscient pour eux)
    peut on bâtir un état nation avec l'islamité, l'arabité et l'amazighité?
    on ne peut rien faire avec cette trinité même pas un douar de 1000 habitants,
    -il est une question qui reste sans réponse,
    pour quoi les iraniens, les turques, les afghans, les indonésiens, les pakistanais, les ouzbeks, les malaisiens, les mongoles, ne sont jamais devenus arabes et n’utilisent l'arabe que rarement et leurs langues maternelles sont dominantes chez eux?

  8. LeMatin défend l'arabe, l'Arabe, l'islam et le musulman qui sont tous la même notion. Je ferme ma gueule, sinon je suis raciste

  9. Nighak a Urfane uyi sekhsar ara thazalith.

    Ra aytou elladina youkedibou bi dinouna !

    Soyons juste : ur stha3riq ara I Sa3di. Il sait que la langue arabe c’est aussi bien la langue d’Abou Nouas d’Omar khayam et celle du Coran.

    Ontarnous ya3ni je ne suis pas d’accord avec Madani concernant l’interprétation du mot « arabisation ». Sadi, malgré ses acoquinements, quand il parle d’arabisation, il ne cible pas forcément la langue arabe. Il a l’habitude d’employer des termes comme : arabisation, chouroukisation, iksitira. C’est lui faire un faux procès en l’attaquant par là. Quand Sadi parle d’arabisation, il ne vise point la langue, mais « l’a3ravisation ». il faut distinguer « arabe langue » , d’Arabe individu , et d’arabe adjectif.

    Or , comme disait Slimane : ah loukane atezred lhel anida youbed. Tu ne reconnaitras plus la Kabylie de nos jours, tellement elle est a3ravo-islamisée. Les villages kabyles d’aujourd’hui ressemblent aux villages du Yémen ou du Soudan.

    Sadi n’a pas tort dans ce qu’il dénonce, la question est pourquoi ? Pour qui roule-t-il ?

    atansyou: Youma idin touhadithou akhbaraha!

  10. SAID = est un nom arabe qui veut dire heureux en langue arabe !

    SAADI = mot arabe qui veut dire " mon chéri" dit par la femme arabe d’Afrique du nord. Toutes les femmes nord africaines en font cette usage plutôt romantique et gratifiant réservé exclusivement aux hommes-maris !!!

  11. Sur ce thème, sans trop s'étaler en citant IBN TARASCON , je dirai que je partage l'avis de Monsieur SAADI en ce sens que la langue Arabe lors de son introduction a totalement démembré l'école Algérienne .Par ailleurs cette langue qui n'est pas mienne peut être aussi riche qu'elle le veut ,elle n'est pas mienne..
    D'autre part notons bien que toute langue est un véhicule de pensées .Combien de fois par jour faisons nous référence à la religion ?Tout est rapporté à dieu du matin au soir !
    Il ne se dit plus une phrase sans y faire référence
    Si tout se rapporte à dieu ,alors 2+2 pourraient un jour faire 4.
    Ne riez pas ils seraient capables de le décréter et ils n'en seraient pas à leurs essais.
    En ce sens, oui cette langue véhicule bien l'aliénation et l'illumination.
    Tout cela pour vous dire que la volonté politique ,de faire émerger ce pays,est morte 1962 et ses moindres soubresauts ont été laminés.
    Plus je regarde les autres avancer plus je comprends que je recule …

  12. Réponse du berger au berger : Said est bien un nom arabe mais qui a été vendu aux autres (notamment les brobros) sous le concept bien commercial et oh combien précurseur du "deux en un" "islamité-arabité". C'est donc bien la preuve que l'islam n'islamise pas mais arabaise. La solution, pour tout islamisé désireux de recouvrir son identité est par conséquent toute vue. Pour ma part, c'est déjà le cas depuis belle lurette… Quand au patronyme "SAADI", vous n'êtes pas sans ignorer que c'est vos ancêtres les gaulois qui nous ont affublé de ces qualificatifs en vertu du rêve "de royaume arabe de napoléon en pays berbère".

  13. Said Sadi est d'un cynisme stupéfiant. quand on s'érige en donneur de leçon, il faut d'abord s'assurer d'être soi-même irréprochable. Ce qui est loin d'être le cas, surtout quand on sait qu'il a trahi les victimes du terrorisme islamiste en s’alliant pour des considération bassement politiciennes aux terroriste islamistes

  14. Je suis partagé entre 2 voies infiniment éloignées l'une de l’autre :

    1/ ma mère première s'appelle Lucie, elle est originaire d’Afrique de l’Est, mon père est recherché. Je suis sans nouvelle de lui jusqu’à maintenant, Si quelqu'un sait où il est, prière de me fournir son signalement, sa localisation.

    2/ ma mère est Eve, mon père est Adam.

    Je ne sais pas qui croire,

    Au diable les rétroviseurs, ça cause des accidents mortels. Néanmoins à chacun son rétroviseur, et à chacun ses tourmentes.

    …au final peu importe «MA » racine, je crois en moi, LE « MOI »), et en « MON » temps actuel et projeté, sans me soucier du passé qui fut une gloire pour certains et un échec pour d’autres,
    Éternel recommencement de la roue du Temps,

  15. Vous avez oublier toute une année de boycott dans tous les cycles (primaires, collèges, lycées et universités dans toute la Kabylie sous la présidence de monsieur le président de la république Algérienne Zeroual il a ignoré et taxé toute une région à la solde de mains étrangère.

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