Oui pour le changement mais de quelle manière ?

Sans me laisser forcément tenailler par l’envie pressante de pleurer sur le sort de ma patrie, j’aimerais bien plutôt être optimiste. J’aimerais bien surtout gagner quelques arpents d’espérance dans ce vaste champ fertile mais en jachère qu’est l’Algérie.

J’aimerais bien dire non au fatalisme et à la désolation qui ravagent la chair de notre jeunesse. Toutefois, mes rêves sont vite remisés au placard, rattrapés qu’ils sont par une réalité sans pitié. Et je me rends compte avec une douloureuse sensation d’impuissance que les choses ne sont pas telles que je les imagine, ou du moins les pense. Mais l’Algérie se dirigerait-elle, inévitablement, vers le gouffre? Bien que tous les indicateurs (économiques ; sociaux ; politiques, etc) soient en couleur orange, il n’est pas du tout facile d’affirmer ni d’infirmer une telle supposition. Et puis, n’est-il pas irraisonnable, voire inepte d’appliquer une description peu avenante destinée à l’origine à une nomenclature vieillissante en fin de cycle à l’endroit d’un si jeune pays de 40 millions d’habitants? Et encore si la colère crue qui couve dans l’Algérie profonde n’est-elle pas à prendre dans le sens d’une probable mobilisation citoyenne dans l’avenir ? Qui ose dire le contraire? Personne bien sûr! Ce ne serait pas si mal déjà si c’était le cas. Et, en plus, la psychologie des foules populaires n’est-elle pas souvent mystérieuse ; insaisissable ; intempestive ; indiscernable? En ce sens qu’elle peut à tout moment basculer vers des «choix brutaux» auxquels on s’y est attendu le moins. De toute façon, on voudrait bien qu’il y ait éveil pour le grand bonheur de notre pays. Car, jusque-là, on est atterrés de remarquer qu’il y a quelque chose d’indéniablement « frustrant », voire de maladif, si j’ose le mot, dans cette façon bizarre d’attendre le changement surgir de nulle part sans que nous ne nous dépensions la moindre énergie. En cela, nous sommes peut-être le peuple le plus amoureux dans le monde des paradoxes, sinon le champion!

Pour l’anecdote, j’avais eu l’occasion de croiser l’année dernière dans un marché populaire de la banlieue algéroise, plus précisément à Bab El-Oued un jeune algérois aux alentours de la quarantaine qui me confie ceci sur le vif«moi, ça m’intéresse pas de changer quiconque ni rien! L’Algérie va bien, Bouteflika est un président sympathique, il nous a octroyé des voitures, des camions, des fourgons,…des prêts bancaires, des logements, des projets de l’A.N.S.E.J, etc.! …Il ne faut pas qu’on soit ingrats, nous les Algériens. Avant, on le savait pourtant tous, il n’y avait rien…oui pratiquement rien pour nous les jeunes » et d’enchaîner catégorique, un peu sûr de lui-même, «vous voulez dire quoi par « changement » ? Qu’on devienne comme la Libye ou la Syrie? Qu’on tombe dans la pagaille et le chaos ? Qu’on retourne, la queue entre les jambes, aux années de larmes et de sang? Non merci!…Y en a marre, sincèrement!». En revanche, à quelques encablures de là, un autre jeune la trentaine accomplie celui-là, fraîchement diplômé d’une école de commerce et déjà «trabendiste» à ses heures perdues confirme un rien sceptique tout le contraire du premier «nous sommes devenus la risée du monde entier! Les nôtres doivent arrêter ce cinéma…la jeunesse en a ras-le-bol…ça y est, elle sait tout, elle se tait seulement par fatigue et allergie au désordre politique mais attention pas pour longtemps» avertit-il menaçant «pourquoi, tu crois encore au changement par les émeutes et la révolte?» M’empressai-je de l’interrompre pour l’amener à aller au bout de sa pensée «le silence du peuple est fragile mon ami! C’est pas possible! Un enfant de 2 ans sait bien que Bouteflika vieux, malade et assis sur son fauteuil roulant ne gouverne pas et qu’il y a des gens derrière lui qui tirent les ficelles,…et que, ce sont eux qui continuent de cacher la vérité par un tamis. Regardez un peu autour de moi ici à qui on a offert gratis ce scénario de mensonges : que des jeunes désœuvrés et sans le sou – comme la majorité de ceux du reste du pays sans doute– qui souffrent, dans l’ennui et l’incompréhension de la société, c’est extrêmement pitoyable ce qui arrive! Nos responsables ont maintenant tout le temps devant eux pour imaginer la réaction de la rue, surtout avec cette baisse des prix du pétrole et la politique d’austérité qu’ils ont mise en place… ». « Tu parles du président? », coupe un deuxième jeune vendeur à la sauvette de son état «oui» répondit avec verve mon interlocuteur «mais dis-moi honnêtement pour le remplacer par qui?» «par un jeune de la nouvelle génération!» «mais tu ne vois pas que la gangrène est montée jusqu’au cou et que la gestion de la nation se fait au jour le jour? Pas de relève, pas de compétences, pas de transparence, rien.. Dommage pour l’Algérie… et sa jeunesse!». Pour un simple touriste occidental, une pareille mosaïque d’opinions dans une discussion populaire relève de la diversité sociale dans une rue algérienne trop jeune en matière de démocratie mais pour un connaisseur averti de l’anthropologie du terroir, cela ne peut illustrer que les terribles fissures ayant été provoquées ces dernières années dans le psychisme de l’Algérien. D’une part, le poison de la rente a subverti les comportements, en les contaminant pour, enfin, les clouer au statu quo. De l’autre, un sentiment diffus de peur et d’incertitude des lendemains a descendu sur les esprits comme un gros nuage qui empêche la visibilité. Où va-t-on? Qui gère le pays? Que se passera-t-il si Bouteflika meurt demain, si les réserves de changes finissent, si…, si…?, etc. Or comment fuir pour toujours le reflet de notre image dans le miroir du monde? Comment taire nos failles et les escamoter? Comment peupler le vide de nos incohérences? Et puis, comment espérer le salut, en esquivant d’affronter nos vrais problèmes ? Un facteur encore plus alarmant s’ajoute à la liste combien longue de nos inquiétudes : le pays est en plein milieu de foyers de tensions régionales et il y a lieu d’en prendre vite note au risque de subir des impacts négatifs.

Il importe de remarquer en effet que sans transformation de soi, aucun changement n’est possible. Cela commence, tout naturellement, par ce que l’on appelle «changement microscopique», c’est-à-dire, des réformes au niveau individuel (éducation, culture, savoir-vivre, etc) avant de culminer par le « changement macroscopique » (conscience citoyenne, participation et engagement politique) , lequel imprégnera toute la société. «Soyez le changement que vous voulez dans le monde» dirait un jour à ses compatriotes, le dirigeant indien Ghandi (1869-1948).

Or rien de tel n’a eu lieu chez nous, hélas! Et pire, de manière surprenante, la plupart de nos citoyens se déchargent à bon compte de la responsabilité du désastre national sur le dos de leur classe dirigeante. Celle-ci étant accusée d’avoir accouché du bilan amer de leurs désillusions. Est-ce à dire par là qu’aucune chance ne nous reste ? Est-ce à dire aussi qu’on est à jamais grillés et que ce cancer, le nôtre, est en entré dans sa phase terminale ? Le désespoir vertigineux que l’intelligentsia aux commandes relaie insidieusement aujourd’hui mériterait, à coup sûr, autre chose que « ce bourbier du fatalisme » qui nous pousse sans relâche à l’auto-dénigrement, l’auto-flagellation, l’auto-culpabilisation et « la haine obsessionnelle de soi ». Bref, on ne sait pas réfléchir par nous-mêmes en Algérie mais seulement à partir d’une conception aussi erronée que stéréotypée de la réalité. Somme toute, une conception qu’on importe ou que l’on nous prête parfois même d’ailleurs, c’est-à-dire, chez ceux-là à qui on impute, jusqu’à nos jours, nos errements, violence, régression, sous-développement…., décadence (l’ex-puissance coloniale). On dirait que notre force d’explication du monde qui nous entoure est stagnante. Autant dire, elle ne sort guère d’elle-même pour nous inviter à l’exploration de notre soi intérieur, hors du temps qui défile, à partir de n’importe quel angle situé à l’extérieur. Peut-être est-ce, qui sait, une ramification malsaine des effets du colonialisme, de notre problème d’identité et surtout de notre refus à nous accepter tels que nous sommes, nous les Algériens au passé à la fois riche, confus et complexe? Or « l’homme ne peut vivre, dirait le poète algérien Jean El-Mouhouv Amrouche (1906-1962), s’il ne s’accepte pas tel qu’il est, s’il ne se sent pas accepté par la société, s’il ne peut avouer son nom (…) on peut affamer les corps, on peut battre les volontés, mater la fierté la plus dure sur l’enclume du mépris. On ne peut assécher les sources profondes où l’âme orpheline par mille radicelles invisibles suce le lait de la liberté… ». Il est clair que « le fonds de commerce du pessimisme » pour emprunter l’excellente expression du penseur Alain Minc, a cassé toute volonté ou curiosité du savoir, sapant ce rare enthousiasme à l’état brut qui, une fois réactivé, peut relancer la quête volontaire du changement. Pire, il a détruit le cordon ombilical des solidarités durables tissées dans les tripes de famille traditionnelle. Or si l’Algérien veut peser, fût-ce marginalement, sur son destin, ce ne peut être qu’en se projetant sur son être profond, son identité plurielle ; tolérante ; diverses et l’héritage authentique de ses ancêtres.

Le problème est en nous, décidément, pas chez les autres. C’est pourquoi on devrait discuter sans œillères de notre mal-être général ; nos impasses économiques ; la souffrance de notre jeunesse à qui on a séché toutes les ressources de l’espoir. Comme on devrait réfléchir aussi sereinement sur nous-mêmes avant de nous jeter en accusateurs zélés sur les autres. Il est tentant toutefois pour certains d’arguer qu’il y a des dizaines de priorités avant, je dirais non d’autant que si on arrive à résoudre ces dilemmes qui paraissent pourtant a priori superflus (culture du dialogue, communication sociale, respect de l’altérité, etc), tout sera facile après. Cette assertion n’est pas à prendre, bien entendu, au premier degré mais elle est le noyau substantiel de ce que subit le gros lot de nos masses …. Si, par exemple, tous les citoyens frétillent à la perspective de la mise en place d’une justice plus équitable, ils n’en manifestent presque aucun engouement. Et cela même si leur vie quotidienne est « une grande crise d’angoisse » : aller dans une administration publique quelconque pour se renseigner sur une dossier ou une formalité est devenu une corvée, demander à voir un maire en est une autre, solliciter une autorisation de construction dans une daira (sous-préfecture) ou un logement compte parmi leurs pires cauchemars, etc. « La main invisible de la maârifa » est pendue aux basques de l’imaginaire collectif des masses. Une force malveillante qui, semble-t-il, ne s’épuise jamais. Plus constante que d’ordinaire, elle enfonce les réflexes des uns et des autres dans « l’abîme de l’incivisme ». Ce qui met en exergue l’opportunisme moralement répréhensible sévissant dans les entrailles de notre société. Pas de fraternité construite dans les ferments de la citoyenneté mais seulement des bribes du cynisme cachés dans des comportements anormaux, se déguisant sous le moule du «conformisme religieux et social ». On connaît tous l’antienne : mon proche construit ou achète une villa de haut standing, je dois faire pareil même si je n’en avais pas les moyens. Mon voisin va à la Omra (pèlerinage à la Mecque), en trichant et volant l’argent du fisc, j’en ferai autant. Une de mes connaissances détourne le matériel de l’hôpital où il travaille comme médecin pour sa clinique privée, je l’imiterai… Tout est licite pourvu qu’il mène au but : s’en remplir les poches. Les heureux bénéficiaires ne sont pas nécessairement les plus méritants mais les plus sournois, les plus hypocrites, des gens sans scrupules, aux méthodes peu orthodoxes. Et là le retard n’est qu’un cercle vicieux que chaque génération d’Algériens a tendance à reproduire dans des circonstances quasiment identiques aux précédentes pour l’offrir, elle aussi, en héritage aux autres. Ainsi l’échec des aspirations de la nation force-t-il le saut dans l’inconnu. Mais pour quand une « insurrection des consciences » en bonne et due forme alors que tout un chacun sait que la culture est le grand absent de notre quotidien ?

Selon une étude de Emrhod Consulting (un bureau d’études de marché nord-africain) menée en marge de la foire internationale du livre tenue en Tunisie entre le 25 mars et le 03 avril dernier, la lecture n’est pas la priorité n°1 des Maghrébins, encore moins des Tunisiens. En Tunisie par exemple, un pays culturellement nettement en avance par rapport à l’Algérie, au moins depuis le début des années 1980, 75% des sondés ne possèdent pas de livres chez eux, exception faite des livres scolaires et du Coran, 82% n’ont pas acheté de livres les 12 derniers mois et 77% des Tunisiens n’ont pratiquement lu aucun bouquin au cours de la même période [Voir à ce sujet l’article de Marouen Achouri, « Tunisie. Un peuple qui parle mais ne lit pas », Courrier International du 17 avril 2016]. D’ailleurs, un de mes amis tunisiens que j’avais rencontré en Hexagone n’a jamais pu cacher son étonnement, voire sa consternation, en comparant les marques de voitures flambant neuf qui circulent dans les rues de Tunis à celles plus modestes en France, pourtant plus développée ; »les nôtres ont l’esprit matérialisé à fond la caisse », me dit-il d’un ton résigné, « en descendant la dernière fois à Tunis où j’habite, j’ai remarqué le vide dans les discussions familiales, le culte fou du paraître, l’argent qui achète tout, même l’humain, l’absence de compassion pour les pauvres, etc». « Mais pourquoi tout ça? », l’ai-je interrogé sur le coup. Avant la révolution, on sent que la société est fermée, la liberté cadenassée, les pulsions tues mais après le Printemps du Jasmin, les jeunes se découvrent transformés dans un nouveau décor qu’ils ne connaissent pas avant, ils se lâchent alors » – « Mais, ils ont changé en positif ou en négatif? ». « Dis-moi depuis quand une voiture est-elle un luxe alors qu’elle n’est qu’un simple moyen pour se déplacer ? En quoi l’apparence peut-elle te donner droit à des avantages mieux que les autres ? Tous les vices cachés de la société ont explosé avec la montée de l’islamisme, le spectacle flirte avec le ridicule, la Tunisie en est le théâtre, plus vrai que nature », « presque la même chose qu’en Algérie donc? ». « Peut-être pire », conclue-t-il.

Kamal Guerroua

18 commentaires

  1. L'IMPERATIF: Nous devons EMBRASSER notre passé millenaire depuis l'antiquité a ce jour. A defaut, nous sommes appelés a DISPARAITRE.

    Et, pour ceux qui pretendent que nous n'avons pas d'Histoire, je leur dis qu'i vaut mieux (pour eux) de partir ailleurs ou ils pourront s'itentifier le MIEUX…En arabie, au Moyen Orient ou ailleurs, ET QU'ILS NOUS FICHENT LA PAIX!!!

  2. Monsieur, au nom de qu'il droit vous vous permettez d'ajouter les écritures en arabe sur l'emblème nationale, présenter de manière l'emblème nationale c'est trahir le sang de ceux qui ont donnaient leurs vies pour que cet emblème flotte, cesser d'entrer les amalgames sur les emblèmes qui unissent le peuple s'il vous plait, et rentrer dans votre mosquée, si vous voulez.

  3. Il n'y a pas que les tunisiens qui ne lisent pas , tous les arabes ne lisent pas ou bien quand ils lisent ils se limitent aux livres religieux ? IL s'enferment dans leurs
    propres fanatismes , ils sont bornes ….. Un journaliste
    algerien a questionne des deputes et des senateurs dans l'enceint de L'APN en leurs disant : Quels sont les livres que vous avez lu ? Leur reponses etaient vraiment decevantes et ca fait peur pour l'avenir ?
    Quelques reponses : J'AI LU LE CORAN —- J'AI LU LA LOI DE FINANCE —- JE NE LIS PAS — RIEN ? …… THANMIRTH OMAR

  4. C'est dans la continuité du système colonial où , l'indigène , le colonisé se complaît de sa condition de dominé , d'individu résigné de seconde zone , de soumis à l'autorité de ses maîtres des lieux par contre il est prêt montrer ses dents et sortir le couteau au premier accroc avec son congénère de religion ou son voisin le plus proche. A croire qu'il évite la confrontation , la remise en cause ou la violence contre son oppresseur en la retournant contre celui qui est en en proie à la même adversité , à la même souffrance que lui , dans un phénomène d'autodestruction que Frantz Fanon a bien expliqué dans son livre : Les damnés de la terre .

  5. Oui monsieur Guerroua Chapeau bas ,ca c'est la connaissance .
    Oui le problème est en nous et la solution est aussi en nous , crions le haut et fort pour que tous nos jeunes de l'est a l'ouest ,du nord au sud l'entendent.
    Disons leur: changez votre vision de l'Agérie et l'Agerie changera .
    Changez votre paradigme,regardez, scrutez l' horizon avec vos propres yeux ,non pas avec les lunettes de visions acquises ailleurs dans les faux concepts incultés depuis 1962 voire même avant .Cherchez, foullez, bécher dans la terre de vos ancètres un trésor est caché dedans.

  6. On ne voit aucune lutte à l'horizon, si, vous voyez une lutte quelques part, c'est que vous êtes sur une autre planète, pas en Algérie.

  7. Cela n'a rien à voir, puisque le système colonial, nous parents l'ont combattu à plusieurs reprises.

    Depuis que nous sommes soi-disant indépendant, c'est vraiment l'esclavagisme par notre propre faux frères de généraux que la France nous a léguait, pour continuer à gérer sans se salir les mains.

  8. lis bien ce qu il a écrit au lieu de sauter sur tes chevaux de suite pour une photo. Think before you leap.(Khemam kval atnengzad) .Il n 'est pas integriste, tu ne comprends rien a la connaissance qui n 'a rien a voir avec la religion.Essaye d'apprendre de lui au lieu de le critiquer: A ta place je lui demanderais des excuses.

  9. Franchement en lisant votre article, je ote cet espoir d'un changement endogène, pour ne pas dire interne et dépendant d'un réveil miraculeux de consciences chez des êtres consommateurs et non producteurs de quoi que ce soit au niveau matériel ou spirituel.
    A l'exception d'une production procréatrice effrénée (un des plus forts taux démographiques du monde), rien ne semble éclore chez ces populations éparses, omnubilées par le seul savoir faire d'accumuler les richesses matérielles importées à plus de 9O%, et croirent fermement que cela est éternel pour un peuple facilement destructible dans son essence même.
    Il n'y a pas la moindre condition basale au sein de ce peuple pour pouvoir sortir des ornières et fausses croyances actuelles, et encore moins d'évoluer vers un stade supérieur, donc du fameux changement que vous fixez d'emblée comme postulat dans votre article.
    Là et excusez mon interprétation sur le fond de votre article, vous memes vous n'avez rien compris à part de farfouiller partout et nulle part, dans un amas d'idées, de constats et de comparaisons avec nos voisins Tunisiens, amas qui s'agrège sans aucune rationalité ni cohérence pertinente pour poser votre diagnostique.
    Un sociologue sera horrifié par ce fatras très fourni d'idées, surnageant à la surface cachant les eaux sombres et putrides de cet océan sociétal informe, incolore et inodore.
    Si changement s'effectuera pour ce peuple et ce pays, il se fera à son insu par un environnement ne permettant pas aux tarés de survivre.
    Qui va provoquer le changement alors que personne ne pense aussi bien pour ceux de la haute cour des indigènes que ceux de la basse cour vorace.
    Changer d'un état à un autre, ou à la limite évoluer d'un aspect disgracieux vers un aspect plus présentable, cela s'appelle de la "cosmétique politique" superficielle, car sous les tapis restent trop de saletés et de tares comme le subconscient d'un névrosé psychotique.
    Alors les drogues en maisons, voitures , crédits et monnaie de singe calment un peu mais ne guérissent rien, jusqu'au suicide final tout en croyant s'envoler vers l'Eden fantasmé.
    Le changement a sa dialectique de base, d'abord détruire tout ce qui est inutile , ,toxicogène et s'oppose à plus de salubrité et guérison étiologique du mal: Alors là tout le monde dans ce pays s'y oppose, en haut et en bas, préférant le "Cloaque confortable matériellement parlant" aux souffrances des consciences et des perversions énormes de cet ensemble depuis plus de 60 années.
    Le changement dans l'immobilisme des esprits et des mouvements sociaux, c'est remettre Moussa à la place de Hadj et vice versa.
    Ils ne font que cela depuis 1962, changer la vitrine et se convaincre qu'on a tous changés, alors merci ca me fatigue depuis longtemps.

  10. Moi aussi j'ai des attaches viscérales avec l'Algérie. j'ai vu venir son drame. Sans cesse, depuis plus d'un demi-siècle, je passe des nuits agitées, sans sommeil, à la recherche d'une solution globale, à la portée des moyens techniques des algériens, de leur pouvoir financier, qui répond à leur besoins.
    En 2016, je me suis rendu en Algérie en deux reprise pour voir son applicabilité sur le terrain. J'y ai rencontré une administration désuète sous la coupe de chefs et de plantons sans culture et dépourvus d'humanité. Les produits les plus achevés d'une Algérie à la dérive, qui trouvent leur jouissance, jusqu'à l'orgasme, dans le mépris de leurs misérables sans défenses administrés.
    Oui ! Une solution rapide et efficace pour sauver l'Algérie existe. Cependant, je me suis laisser convaincre par l'homme de la rue qu'elle en profitera encore, d'abord et avant tout aux mêmes salauds. Or, l'algérien ordinaire est un enfant joueur qui refuse de franchir le seuil de l'âge adulte, de l'âge politique. Il préfère casser le jouet de son voisin qui refuse de le lui prêter. L'Algérie appartient à tous les algériens qui se sont sacrifiés pour qu'elle le soit et qu'elle le demeure à jamais.J

  11. algerie is big territorial country and can not be managed just from central capital alger ,this mean algeria need federal system like were i live in usa wich each state has it's own governor and it's own state law and rules and flag but all state confederate under one president .this system works better than one republic and doesn't mean to devide the country but unify it and give more freedom of choice to people in different region and more diversity in selecting their own governor by vote and all states choose to elect federal president .algeria political system is an old french republican heritage and need change .button line the systen failure in algeria is not just changing president or prime minister but need hole new federal system and central system will never work their

  12. You are absolutely right, but the ccountry is sinking it is just impossible BY NOW to obtain A CHANGE pacificly.
    Before any systeme change,we need to first through out the actual systeme and than instaure a democratic and federal systeme as you say . AND OF COURSE , WITH YOUNG GENERATION ONLY, NOT WITH THE CORRUPTED FLN FOOLS

  13. POUR L'INSTANTLES TRUANDS D' OUJDA EN ONT FAIT LEUR PROPRIETE PRIVEE C'EST L'ALGERIE DE BOUTEF & CO

  14. Buttom line, Algeria should be a federal state. On a compris, l'Algerie doit etre federal. Votre anglais a besoin de beaucoup de rafistolage.

  15. Allah etait du temps des paien arabes, le dieu de la Lune, le plus puissant des dieux en terre arabique; depuis, il a fait beaucoup de chemins. De la, a le faire apparaitre sur le drapeau Algerien, c'est un blaspheme. Mais helas, ce drapeau confectionne par une juive francaise, plus precisemment la femme de Messali Hadj, est une copie des emblemes arabes (le vert et croissant) et turques (l'etoile). Franchement, L'Algerie est a refaire de A jusqu'a Z car tout le systeme qu'il soit politique ou culturel , repose sur des absurdites.

  16. Ca c'est du show off. Deja que les algeriens ne maitrisent plus aucune langue, en Anglais vous serez surement compris. Bravo pour cette technique de communication efficace!

  17. Relisez vous avant de publier, pour saisir que vous êtes trop obsédé par la forme et nul en sur le fond et consistence.Dites nous en paroles simples ce que vous preconisez comme base et conditions pour un changement radical et effectif.

  18. Bravo ceci est bien dit "Depuis que nous sommes soi-disant indépendants, c'est vraiment l'esclavagisme par nos propres faux frères généraux que la France nous a légués pour continuer à gérer sans se salir les mains"

    On doit a De gaulle, ce stratagème qu 'il a inventé pour contourner la condamnation de la france de l 'ONU qui avait voté le droit des peuples à disposer de leurs destins. Ce tour de passe passe a été mis en marche a Aulnoy parDegaulle d 'une part et Benbella ,Bouteflika Boumédienne,d'autre part . Ce complot contre le GPRA a donné naissance au groupe de tlemcen géniteur du clan d Oujda et la a conséquente invasion de l'Algerie àpüeine devenue indépendante par l'armée Boukharouba le cadavre ambulant surnommé Boumediene ou l'homme aux dents jaunes .

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