Miloud Brahimi* : « Le 5 octobre est exclusivement la révolte d’une jeunesse »

– Vous êtes un témoin des événements du 5 Octobre, comment les avez-vous vécus ?

Je les ai d’abord vécus physiquement par un concours de circonstances qui n’a rien d’exceptionnel. Comme je travaille à la cour d’Alger, je me suis retrouvé de fait dans la mêlée, cela s’est passé de cette manière quasiment pendant tous les événements d’Octobre. Ainsi, j’ai constaté combien elle était forte la protestation de la jeunesse de ce pays, toutes sensibilités confondues. Ensuite, j’ai vécu cet événement en tant que président de la Ligue des droits des l’homme. J’ai eu à intervenir très rapidement d’abord pour prendre en charge les procès intentés aux jeunes arrêtés qui ont d’ailleurs été libérés dans les jours qui ont suivi leur interpellation et incarcération. J’ai aussi participé à l’opération concernant l’indemnisation des parents des victimes décédées et des victimes blessées et ce, avec le concours du ministère des Affaires sociales qui avait mis en place une commission chargée de se pencher sur la question. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de savoir que le chiffre exact des personnes décédées pendant les événements d’Octobre n’est pas celui qui a été donné et que l’on continue à faire valoir, c’est-à-dire 500 morts. En réalité, le chiffre approximatif des personnes décédées tourne autour des 180 à 190. Malheureusement, l’histoire retiendra uniquement les 500 morts.

– Certaines parties remettent complètement en cause ce que l’on avait qualifié à l’époque de sursaut démocratique, quel est votre avis sur cette question ?

Ma lecture est simple, je me suis toujours méfié des réflexions faites à propos de l’histoire de cet événement. Certains ont évoqué avec insistance une histoire de complot. Vous savez, il est très facile d’expliquer l’histoire des événements historiques et sociaux par de pseudo-manipulation ou machination. Nul n’ignore que ce procédé est un sport tout à fait national et propre à l’Algérie. Nous avons d’ailleurs revécu par la suite la même situation avec le fameux « qui tue qui ». Les événements d’Octobre pour moi, ce sont avant tout et exclusivement la révolte d’une jeunesse qui n’en pouvait plus, qui refusait la vie qu’elle menait. Cette jeunesse était certes égarée et je ne nie pas que peut-être elle n’avait trouvé pour soutien et aide que des communistes et des islamistes qui partageait leur même vécu, à savoir le mal-être. C’est là, la preuve qu’il n’y avait rigoureusement aucune manipulation. Je ne comprends pas pourquoi on veut enlever à cette jeunesse même sa protestation, sa révolte et son insurrection que l’on veut mettre sur le compte de querelles de clan ou de complot qui aurait dévié ou avorté. Ce que je sais de ces événements, et là je mets au défi quiconque de me prouver le contraire, c’est qu’il s’agit d’une révolte qui a mal tourné, parce qu’elle n’a pas pu être maîtrisée par des autorités et des services de sécurité qui n’étaient pas préparés pour ce type d’opération et par conséquence ils n’ont pas pu canaliser une telle révolte. C’est là, une preuve que le pouvoir n’a pas déclenché ces événements.

– Bouteflika et Ouyahia parlent de manipulation…

M. Ouyahia est dans l’air du temps, moi je ne le suis pas. Le chef du gouvernement est responsable de ses propos et je suis responsable des miens. En tout cas, M. Ouyahia accuse le système auquel il appartient d’avoir manipulé ces événements, alors que moi je suis plus correct avec son système et je dit qu’il n’a pas manipuler ces événements.

– Mais comment expliquer le fait que la situation a échappé au pouvoir, alors qu’il y avait des indicateurs annonçant un soulèvement ?

Certes, il y avait les prémices, c’était prévisible. D’ailleurs, le 4 octobre vers 21h, des jeunes ont commencé à saccager tout ce qui leur passait sous la main. Non, le pouvoir avait les prémices, mais il ne croyait pas que l’événement allait prendre la tournure qu’il avait prise et peut-être qu’il a pensé pouvoir le récupérer pourquoi pas ? Mais la situation avait pris une ampleur et son contrôle lui a échappé totalement. A l’époque, tout le monde a fait le lien entre le discours de Chadli du 19 septembre, dans lequel il exprimait lui-même le ras-le-bol, tout en appelant à sa façon au changement. Ce n’est pas du tout sérieux. Ce n’est pas Chadli qui a appelé à une manifestation populaire. Vous savez, on ne peut expliquer le passé par le présent, même sur le plan de la méthodologie, cette analyse est complètement nulle. On a voulu tout simplement utiliser octobre pour expliquer le discours de Chadli. Je parle en connaissance de cause, d’autant plus qu’à l’époque j’étais plus au moins proche de cet univers parce qu’en tant que président de la Ligue, j’avais beaucoup de contacts avec le pouvoir. Il faut savoir ne pas être dans l’ère du temps, car la vérité est à ce prix-là.

– Vous être d’accord que le 5 Octobre a secoué la maison Algérie et ouvert certaines portes ?

De mon point de vue, avec ou sans le 5 Octobre, l’ouverture serait intervenue. Le 5 Octobre n’a fait que précipiter l’ouverture démocratique et je suis tenté de dire de manière anarchique. Le 5 Octobre est parti d’un mouvement historique irréversible, c’était à la fois tout et n’importe quoi. Il y avait les jeunes révoltés d’un côté, il y avait de l’autre côté le Pags et au milieu les islamistes. Si vous vous rappelez, le mouvement qui s’est le plus manifesté et qui a le plus occupé la rue était le mouvement islamiste et à sa tête Ali Benhadj. C’est la première fois que Ali Benhadj prenait cette hora populiste et populaire… alors que l’on ne me dise pas que le 5 Octobre était le début de la démocratisation de l’Algérie.

– Mais alors que représente pour vous le 5 Octobre ?

C’est quelque chose de très complexe. C’est une révolte populaire, populiste dans laquelle on peut trouver tout et son contraire. Ce jour-là, le phénomène islamiste et contre tout attente s’est distingué. Oui, le 5 Octobre a ouvert sur le multipartisme, oui et c’est une évidence il a ouvert sur l’anarchie, il a aussi ouvert – à partir de la Constitution de février 1989 – sur l’agrément d’une soixantaine de partis politiques. Je ne crois pas que c’était la meilleure façon de préparer la démocratisation d’un pays qui sortait d’une vingtaine d’années ou plus de parti unique.

– Le 5 Octobre pour certains est une tragédie…

C’est une véritable tragédie, et ce en termes de personne torturées, en termes de personnes blessées et en termes de déchaînement de violence de la part beaucoup plus des institutions que des jeunes. C’est une véritable tragédie qui constitue une page noire pour le pouvoir. Pour l’histoire, notons que le président Chadli était le premier et je crois le dernier à avoir dénoncé publiquement la torture. Le drame de la torture que nous avons vécu lors des événements d’Octobre est une réalité qui est aujourd’hui occultée. C’est dommage.

Parlons justement des victimes, une polémique s’est installée quant à la non-indemnisation de ces derniers…

C’est faux ce qu’avancent certains cercles ! Ca aussi c’est une légende. Les victimes ont été indemnisées et la commission créée dans ce but a fait un travail sérieux avec la collaboration active des associations de défense des droits de l’homme. Nous avons reçu pratiquement les familles de toutes les victimes. Maintenant, effectivement plusieurs n’ont pas accepté l’indemnisation pour des raisons morales. Ceci est respectable. Cependant les autres ont bénéficié de logement et ont été indemnisés en bonne et due forme. Il y a eu même un problème concernant la source de financement. On nous a reproché le fait d’avoir épuisé de la caisse de sécurité sociale pour indemniser les victimes de cette tragédie comme si elles étaient victimes d’un accident de travail. Incontestablement, cette critique est fondée, mais je suis de ceux qui pensent que le mieux est l’ennemi du bien. Il n’y avait pas d’autre ressource qui permettait d’indemniser rapidement les gens, d’où donc le recours à cette solution. Par contre, l’indemnisation morale est un autre problème, c’est un peu comme ce qui se passe maintenant à propos des disparus. L’indemnisation morale doit venir et elle aurait dû venir…

– Selon vous, qui sont les véritables acteurs sociaux de cet événement ?

C’est une jeunesse à qui on n’a voulu voler son insurrection et c’est un pouvoir qui n’a pas su réagir et puis il y a les tiers qui ont essayé de tirer bénéfice de ces événements et à leur tête les islamistes qui, il faut l’avouer, ont réussi passablement. Sans omettre que dans la guerre des clans qui existait au sommet, les différents clans se jetaient la responsabilité de cet événement. C’est dans ces conditions que se sont déroulés ces événements.

Durant cet été, le spectre d’un autre 5 Octobre a plané sur la capitale. Un autre 5 Octobre est-il possible ?

C’est simple, ma réponse est liée à ce que je vous ai dit tout à l’heure. Si un jour il devrait y avoir un autre 5 Octobre par définition, il serait imprévu et imprévisible, mais pour vous répondre sincèrement, ceci est possible, car il suffit d’une étincelle pour déclencher une explosion sociale. Les mouvements de masse que ce soit dans les pays du tiers-monde ou dans des pays développés sont spontanés et je ne crois pas qu’il y ait une possibilité de prévoir une expression publique dans la rue.

– Vingt ans après, l’Algérie a quand même connu des changements. Des changements engendrés par le 5 Octobre… Oui, il y a eu des changements positifs et négatifs. Il est vrai qu’octobre a contribué à l’ouverture du champ d’expression et la liberté d’expression existe toujours chez nous. Je dis et je répète que nous sommes probablement un des tout premiers pays au monde ou règne cette liberté. C’est un acquis du 5 Octobre sur lequel le pouvoir n’a pas pu ou n’a pas voulu revenir. Cela est un acquis définitif. Maintenant, pour le multipartisme on ne peux pas dire qu’il n’en existe pas puisqu’ il n’y a plus de parti unique. Toutefois, ce qui est venu et continue à contrarier la démocratisation en profondeur du pays et de ses institutions est le phénomène intégriste, on ne le dira jamais assez : c’est très difficile de rêver à la démocratisation réelle et profonde avec un terrorisme dont les résidus sont toujours là et qui frappent avec une cruauté inimaginable. Il y a un problème qui touche l’ensemble du monde arabo-musulman, ce dernier est devenu fou d’avoir échoué dans sa tentative d’entrer dans la modernité et ce qui se passe en termes de violence, d’intégrisme et de terrorisme n’est que l’expression de cette folie qui s’est emparée d’un univers qui a manqué totalement son entrée dans la modernité. J’ignore cependant comment les choses vont évoluer, mais je pense que la société et le pouvoir y réfléchissent.

– Vingt ans après, qu’en est-il ?

Vingt ans, c’est beaucoup et c’est peu en même temps. Je vais dire quelque chose qui va sûrement déplaire à certains : j’aurai préféré, toute réflexion faite, qu’Octobre n’ait jamais existé. Je pense que ce pays aurait mieux évolué, certes plus lentement, mais sûrement vers la démocratisation. Octobre a été la boîte de Pandore, nous l’avons ouverte et cela a donné vingt ans d’instabilité, vingt ans de guerre civile et une décennie noire et sanglante. Il est évident que Dieu seul sait ce que l’avenir nous réserve.

Par Nabila Amir (EW)

* Avocat et défenseur des droits de l’homme

6 commentaires

  1. Je trouve que l’approche de monsieur Brahimi est honnête.
    J’ajoute aussi que chaque chose a un cycle: elle naît, elle croît, elle a sa periode de maturation et puis enfin elle commence à decliner. C’est pareil pour un système qui n’arrive pas à se regenerer, un systeme qui est en panne d’idées.
    Je voulais ajouter aussi que le mois d’octobre c’est le mois de la rentrée sociale pour tout un pays. Des gens qui ont festoyés ou qui ont fait la sieste pendant tout l’été (3mois), se reveillent brutalement pour aborder l’année de "labeur" trop dispendieuse. Pour n’avoir pas eté prevoyants (pour la plupart), les familles aux petits budgets paniquent et se querellent devant des enfants medusés qui prennent conscience de leur pauvreté, leur vulnerabilité et commencent naturellement à pester contre leur destin et contre le pouvoir. À ces jeunes, qui sont nombreux surtout dans les grandes villes, il suffira d’une legere manipulation même involontaire, ou d’une parole d’une personne respectée qui denonce la hogra et l’autisme de l’État, pour qu’ils se ruent dehors et cassent tout sur leur passage en ciblant autant que se peut, les edifices publics. Le charisme des recuperateurs fait le reste. Ces enfants et ces jeunes, pour la plupart on vu leurs peres pleurer d’impuissance et leurs mères crier des imprecations contre la malvie et le pouvoir. C’est difficile d’être à leur place. Leur reaction est comprehensive même si elle n’est pas excusable.
    La cause bien sûr c’est un systeme rentier qui paie une population qui travaille peu ou pas du tout.
    Nous sommes algeriens et nous savons comment les choses se deroulaient. A titre de petit exemple: Les gens preferent travailler comme gardiens, de nuit et durant les week end, plutot que de travailler comme ouvriers. La fonction de chauffeur etait aussi tres prisée. Ainsi ils pourraient s’absenter de leur poste et faire d’autres activités lucratives. Tenir une table dans un marché de fruits et legumes, et transporter des marchandises pour des tiers.
    Ceci est un exemple parmi tant d’autres. Trop d’anachronismes, aucune organisation. Vers quoi voulez-vous que ce type de gestion (du laisser faire à outrance) debouche-t-il’ Depuis toujours, je parle de mon experience personnelle, celui qui se soucie de la chose publique est vu comme un "tnah", un "djayeh". Tout le monde se moque de lui, du petit travailleur qui dort sur les lieux du travail, jusqu’au chef de cabinet du wali. L’esprit "taa el beylik" qui avait disparu avec le depart des turcs en 1830, a repris tous ses droits depuis les trois revolutions de boumediene. Heureusement que, comme pour toute regle il y a l’exception, il y a cette minorité de gens qui s’echinent à la tâche et qui bon an, mal an, tiennent la maison debout. Où va l’algerie? trouve ici une bonne partie de sa signification.
    À mon avis c’est aussi ça Octobre.
    Un peuple qui dans sa majorité ne travaille pas, veut tout avoir gratuitement, un État dans sa majorité non prevoyant et manquant de courage, qui se sucre à satiété, et qui achete la paix sociale à coups d’endettements endemiques et de deficits budgetaires chroniques. C’est cet equilibre, qui assure une paix precaire, aleatoire, entre l’État et le peuple. Lorsque cet equilibre vient à être rompu pour des raisons que tout le monde connait (tout une nation est suspendue au prix du baril de petrole)lorsque ce prix baisse et que l’État se trouve dans l’incapacité de financer la paix sociale, ça fait octobre. C’est aussi simple. Les autres revendications pour la democratie, pour la citoyenneté, pour la culture, pour l’autonomie, plus intellectuelles celles-là, choisissent d’autres mois pour s’exprimer. En general, au printemps pour sa valeur symbolique.
    La manne financiere de ces dix dernieres années devrait être mise à profit pour mener des reformes gagnantes et faire des choix strategiques porteurs. Le developpement durable par exemple, en est un. Amicalement.

  2. les evenement d’octobre etait grandiose c’etait l’energie necessaire pour un sursaut democratique sans egal dans un pay ou le pouvoir melangait l’orge avec du café pour subvenir au besoin d’une population fatigué et en manque de confiance, le systeme economique bricoler par les gourou du FLN fait que des baguarres eternelles eclatait aux portes de aswak el fellah chaque jour, les denrees alimentaires n’etait pas cher par leurs prix et aussi l’electromenager ils etait cher parcequ’ils etait inexistants une television ou quelques kilos de haricots sont livrer a une population de millier d’habitant et imaginer ce qu’ils arrive tout simplement un bain de sang.si les evenement d’octobre nont pas aboutis c’est parceque la force d’attraction constituer d’islamiste integriste plus un clan corrompus du pouvoir etait plus forte qu’octobre

  3. non monsieur, il ne s’agit pas d’une revolte spontanée de la jeunesse mais bien d’une manipulation dont les signes etaient visibles bien avant et cela je peux vous le confirmer si juste on pouvait accorder de l’attention a de vrais temoignages, de ceux qui ont vécu réellement cette situation….je peux vous affirmer que deja au mois d’aout apparissait des slogans hostiles qui annoncaient ce desordre et dans certaines structures ces slogans sont ecrits dans des murs, largement visibles et annonciateurs d’evenements inquietants et j’ai meme recu des personnes qui m’ annoncaient la veille ce qui apparaissait comme une greve genérale et pour des raisons que je suis pret à vous communiquer j’ai empeche cette greve dans la structure dont j’avais la charge….

  4. C’est etonnant de la part d’un homme qui est bien integré dans les arcanes du système, le 5 octobre n’a nullement profité a la jeunesse mais a servi a une purge dans le cadre de la lutte des clans dans le pouvoir .

  5. Monsieur Miloud Brahimi si je souviens bien vous avez soutenu la candidature de Chadli au Nobel de la Paix ….Donc vous ne pouvez pas comprendre la revolte d’Octobre
    ………. Azul

  6. Octobre 88 finalement n’avait jamais eu lieu. Formule que l’on peut entendre au moins de deux façons distinctes : Octobre 88 ne s’est jamais concrétisé et n’a pas eu d’héritage véritable, ou bien encore, Octobre 88, n’a pas de lieu exclusif dans lequel s’incarner et se fixer une bonne fois pour toutes. Octobre 88, l’esprit d’Octobre, est partout là où une société se met en mouvement pour secouer le joug de ces trop nombreux rapports de force qui, au fil du temps, se sont cristallisés en habitudes collectives de penser et d’agir et se sont ainsi retrouvés «naturalisés», comme appartenant au substrat même du monde dans lequel nous vivons.
    Il est principalement de la responsabilité du pouvoir (ignoré) des citoyens de s’organiser à partir et à travers cette activité de débat(donner et recevoir) et de la participation collective en vue de la mise en œuvre de moyens de lutte concertés et pourquoi pas inédits sur des sujets d’intérêt général (réinventer la protesta)construits par le travail collectif, dans une théorisation populaire d’un vécu authentique. Ceci pour faire pièce à la nécrose de la vie sociale par les pouvoirs établis qui se présente sous l’apparence de la réalité qui s’impose à tous et pour enfin (ré)inventer cette aventure collective de jadis Octobre.
    Nous vivons dans une société bruyamment silencieuse, beaucoup de bruit pour étouffer les voix qui ne s’alignent pas sur le consensus en trompe l’œil que les promoteurs du tout répressif défendent becs et ongles, en totale discordance avec les attentes, les souhaits, les besoins de la majorité de la population.

    « Je vois le monde un peu comme on voit l’incroyable.
    L’incroyable, c’est ça, c’est ce qu’on ne voit pas » (Léo Ferré)

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