L'écrivain Boualem Sansal évincé du Prix Goncourt pour ses Pensées

Pressenti grand favori de la critique et du public, en Septembre, Boualem Sansal se retrouve subitement éliminé de la course finale pour ne plus faire partie du quatuor de tête au prix Goncourt 2015.

Après la désillusion Kamel Daoud, en 2014, les francophones algériens se retrouvent encore une fois hors-piste. Si dans le fond le jury est souverain dans ses décisions, la forme prise par l’éviction de notre Boualem national soulève un tollé de désapprobation parmi ses nombreux admirateurs. Désapprobation qui se justifie amplement quand on sait que la seule raison invoquée par le Jury, telle que rapportée par la presse, pour expliquer cette éviction précoce est que « certains académiciens jugeaient sa fable politico-religieuse féroce et islamophobe ». Qui oserait dire que politique, religion, et institutions académiques ne font pas bon ménage ? Il ne reste plus qu’à « re » faire diriger le monde par le Vatican ou la Mecque !

C’est à se demander à travers quel prisme, la lecture de « 2084, la fin du monde » peut bien se transformer en une telle distorsion d’appréciation ! L’œuvre est tissée sur des effluves d’une fable qui décrit un monde soumis à une lourde chape d’intolérance qui ne laisse aux individus pas la moindre parcelle de liberté. Un monde dans lequel chaque fait et geste est soumis à une surveillance stricte dérivant d’une codification divine qui ne tolère aucun écart, surtout pas quand il est susurré par une pensée indépendante et un entendement individuels. C’est cela l’Abistan de 2084, un pays dans lequel oser ne pas se fondre dans la masse obéissante est synonyme de suicide. Bien évidemment, on peut s’amuser à dresser des parallèles entre ces textes tombés du ciel et certaines formules énoncées par Abi, comme la profession de foi. « Il n’y de dieu que Yölah et Abi est son Délégué » ou certains passages où il est question de versets, du style : « Gardez-vous de fermer l’œil et de vous assoupir, c’est cela qu’attend l’Ennemi. Faites-lui une guerre totale, n’épargnez ni vos forces ni celles de vos enfants, qu’il ne connaisse jamais le repos ni la joie, ni l’espoir de rentrer vivant chez lui », qui ne sont pas sans rappeler les injonctions que l’on peut trouver dans toutes les écritures sacrées, que ce soit dans la Bible, la Torah ou le Coran, mais de là à taxer son auteur d’islamophobe est un raccourci bien léger, surtout venant de la part d’académiciens prestigieux.

Construire une fable qui se veut d’éveil et de mise en garde contre ces préceptes irrationnels attribués au créateur de l’univers (à supposer qu’il existe) et qui traversent les temps et les époques sans montrer le moindre signe d’essoufflement, et au nom desquels des hommes assassinent, détruisent et s’entretuent, cela est-il suffisant pour attribuer à son auteur des qualificatifs inopportuns que lui-même réfute ? Dans la plupart de ses interviews, Boualem Sansal se définit, comme nous tous, « islamistophobe » et jamais islamophobe, et tel terme utilisé à son égard relève d’une diversion bien fâcheuse, à tel rang de culture. Si au niveau même de l’académie Goncourt, on verse dans l’amalgame et la confusion au regard du combat contre l’intégrisme en le confondant artificiellement avec l’islamophobie stérile telle que prônée par le Front National, alors il ne faut pas s’étonner de la montée en puissance de la famille Le Pen en France et du Daesh en Syrie, en Iraq et bientôt aux portes de l’Europe, en Turquie.

Il eut été bien plus sage que les honorables membres de l’académie Goncourt procèdent à leurs sélections sans laisser filtrer des jugements qui sortent d’un cadre académique strict pour dépasser celui d’une politique partisane et rentrer dans le monde obscurantiste de la religion ! Et si pour Bernard Pivot, le président du jury, le fait que la sélection finale ait lieu à Tunis, cette ville frappée par le terrorisme aveugle, celui-là même dont l’idéologie est dénoncée dans « 2084, la fin du monde », est « un acte symbolique et démocratique », il est permis de surenchérir suivant la même ligne argumentaire en martelant le fait que l’éviction précoce de Boualem Sansal, pour les raisons évoquées par la presse, représente un acte à contre-courant de cette prétendue symbolique, en plus de porter un coup de couteau dans le dos de tous ceux, à travers le monde, qui dénoncent, à visage découvert, le terrorisme islamiste aveugle. Cabu et ses confrères de la tragédie Charlie-Hebdo doivent se retourner dans leurs tombes !

Pourtant, Boualem Sansal n’espérait ce prix que pour que sa voix puisse porter davantage en s’amplifiant de quelques décibels, avec l’idée de pouvoir contrecarrer davantage la poussée islamiste. Espérer étouffer une telle voix lucide en la taxant d’islamophobe, c’est comme essayer de discréditer Voltaire dont le combat contre les obscurantismes semés par moult fainéants sacrés a donné à La France cette lumière et ce génie qui continuent d’éclairer le monde, des siècles plus tard !

Il se murmurait, l’an dernier que Tahar Bendjelloun avait fait pencher la balance du Jury Goncourt contre Kamel Daoud, dans le seul but de rester dans l’Histoire comme l’unique Maghrébin « Goncourtisé ». Il est pour le moins inconvenant que l’éviction du seul Maghrébin en course soit annoncée de Tunis, cette ville martyrisée par la pensée extrémiste, celle-là même que décrit remarquablement Boualem Sansal dans 2084, sous forme de fable et de message de mise en garde superbement démonstratif que les honorables académiciens déforment en attribuant à son auteur une position diamétralement opposée à celle qu’il a toujours défendu !

Nous savions le sport pollué par la finance et la politique, mais que les belles-lettres le soient par la religion, au point de transformer des académiciens prestigieux en gardiens de la pensée, est un signe de détérioration inéluctable de la santé intellectuelle de la lignée humaine !

Kacem Madani

12 commentaires

  1. Je dirais même plus : bien au contraire !

    On savait déjà comment le Goncourt était corrompu par l’argent et tous ses bidouillages et accommodements dans l’attribution de ses prix et dans ses choix des lauréats.

    Mai si comme il se susurre le choix du lauréat est commandé par le politiquement correct c’est plutôt une bonne chose que Sansal en soit évincé car de toutes façons il n’avait pas besoin de ça pour booster les ventes de ses livres.

    Qu’il soit jugé islamophobe par nos illustres académiciens ne lui fera pas d’antipublicité . Par contre qu’il s’en défende, je ne sais pas.

    Et d’ailleurs que Sansal mange son chapeau car il se serait sur le tard découvert une filiation islamophile, pas islamistophile, puisque désormais il faut faire le distingo, personnellement çamitigale. Je sais que ce n’est pas demain la veille qu’on osera dire comme Miaou , heu… Mao : qu’importe si un chat est noir ou gris.

    Mais que Notre Madani se laisse attendrir par ces onanades islamotophobophiles ça m’inquiète.

    Nighak a Madani hader imanik les chemins d’allah sont pavés de bonnes intentions !

    Laisse donc tomber ton encensoir, il ne t’a pas réussi avec Boudjedra , méfie-toi donc de tes affinités et viens boire un coup !

  2. Non, c’était juste pour te taquiner. C’est kamim twa qui parlait du « message de la grotte non » ?

    Jusque là tu ne faisais pas ce distinguo là. Il ne t’avait pas échappé que la critique faite aux intégristes par les islamistes d’abord puis par les musulmans qui se réservent parfois et qui s’offusquent à l’occasion, n’était en vérité que rodomontade de tenants à l’égard de leurs enfants terribles et désobéissants. Ce n’est que parce que les salafo-intégristes mergouha bezef que leur matrice idéologique s’est rebiffée.

    Je ne suis même pas sûr que la lecture de Sansal autorise ce distinguo quand il décrit la société algérienne dans ses romans où la gangrène qui n’est pas qu’islamiste n’épargne aucune catégorie sociale.

    Le problème c’est que les romanciers ne sont pas comme les hommes qu’ils sont.

    C’est çà le drame de l’écriture. La liberté qu’elle permet par le romancement, par la fiction, qui prémunit l’auteur de l’inquisition oblige l’homme qui se cache courageusement derrière le romancier à des compromissions et des ajustages quand il ne s’agit pas de reniements.

    Sansal dit : j’ai lu ça quelque part : il faut libérer l’islam. Mais quoi non de Dieu ! De quoi de qui il faut libérer l’islam ? C’est l’islam qu’il faut libérer ou l’homme ?

    Ce n’est pas ça la conclusion que j’ai tirée de la lecture de ses romans mais plutôt: Il faut nous libérer de l’islam. J’eusse préféré qu'il se réservât à la fiction , plutôt que de le voir se fourvoyer dans des exégèses et tiédir le feu de ses romans.

    Notre société a besoin d’une critique radicale et non d’une onction !

    Je suis prêt à te parier une cuite que si Sansal était attaqué par les islamistes ou par d’autres qui ne rateront pas l’occasion eux aussi de faire le buzz que Sansal mangera son chapeau , comme Boudjedra. Mais je suis prêt aussi à parier le contraire.

  3. C'es pas d'aujourd'hui que les auteurs français s'agenouillent face aux arabo-islamiste, nous les connaissons depuis trop longtemps pour comprendre que nous n'avons rien à attende de ces prétendus intellectuels au service de sa majesté, dévoués surtout aux contrats commerciaux, qu'ils amassent dans notre pays, et dans les pays du golf persique.

    J'ai pas encore trouver son livre, une certitude il fera parti de ma bibliothèque.

  4. Je n'ai plus de mal-de-tete depuis que je ne lis rien en frebchy. Le dernier truc que j'ai lu est le fils du pauvre et une etude sur l'auteur de l'Universite' du Nebraska, USA. En Anglais biensur. Je ne suis toujours pas paye' pour tous les mots francais que je tape pour communiquer avec le peu de frenchyFones qui restent. Le probleme de Sensal, je crois, est qu'il explique que 2084 n'est que 2004 ajuste', c.a.d. que les maitres d'ouvrage du 1er projet sont les meme que ceux du 2nd. c.a.d. que d'apparence, la pillule allahiste est au service des petites dictatures, sous les ordres des grandes.

  5. Bonjour Kacem,
    Tout d'abord, je te salue cordialement du pays de la brume et de l'herbe verte. Cela faisait un bail, depuis ma prise de bec avec les "faiseurs et teneurs" du site…mais passons.
    Aujourd'hui, "yétchayid chwitt wouliw", et c'est pourquoi je tente un retour sur la pointe des pieds en espérant ne pas avoir à re-repartir encore tel cette "thamgouarévdht" (épouse en froid avec son mari et partant pour quelques jours chez ses parents dans l'espoir d'apaiser les tensions conjugales).
    Bref! Pour en revenir à ta contribution, tu écris entre autres " …certains académiciens jugeaient sa fable politico-religieuse féroce et islamophobe…". Or, ces mêmes académiciens viennent justement d'honorer Hédi Kaddour et Boualem Sansal en leur décernant le Grand Prix du roman de l’Académie française.
    Quoi qu'il en soit, il me semblait (jusque-là) que la littérature, l'esthétique, la langue, la narration, la description, les personnages…en somme; LE produit LIVRE devait primer sur toute cause (noble ou ignoble).
    Je t'accorde cependant qu'en ces temps de disette politique en Algérie, où un ignare trilingues, j'ai nommé Mezrag, s'érige en donneur de leçons, la symbolique a toute sa place dans ce genre de concours avec les réserves que je viens d'évoquer.
    En de telles circonstances, quoi de mieux que quelques airs de mandole soumis au verdict du jury le plus intransigeant; j'ai nommé Youtube!
    A bientôt.

  6. Salut Charles ! Hadi ghiba ! Welcome back ! Je crois être l'un des plus fervents admirateurs de ta petite troupe sur youtube avec les belles reprises de Maatoub !!!! So long !!

  7. Ennighak a Hend, awal thedjitid: awal agui yak dh'etmenyek, anfagh atmenyek amour-anagh ! Quant à l'homme de la grotte, trop le poursuivre m’égare dans des tunnels trop sombres pour une petite nature adepte de Bacchus …lol!!…Allaaaah Santé !

  8. Awlidi matchi d'kech id a3nigh ! Ketch, plus radical que twa mouthène!

  9. Et vous croyez sans doute que c’est ça qui va lui rattraper le Goncourt perdu pour lui apprendre à islamophober ou à isllamophiler de travers ? Un hommage rendu par des vieux croulants qui cooptent à leur guise tout ce que Fafa compte de maurassiens et de fachos qui ne disent par leurs noms et qui comme Fikeunstein adore les musulmans. Je ne sais plus maintenant si je dois regretter de l’avoir lu ou le contraire.
    Quand j’étais petit je vivais dans un pays dont le seul qualificatif qui me vient à l’esprit à l’instant où j’écris est "sidérant". Je suis tombé malade comme beaucoup d’ados de ma génération d’une lectorite boulimique. A l’époque il n’y avait vraiment rien de bandant, excepté Brigitte Bardot hassoune et Lollobrigida qui portait bien son nom ;
    Après avoir épuisé tous les classiques français anglais et russes disponibles je me suis rabattu sur la science fiction. Un des livres qui m’a le plus marqué ce fut Demain les chiens de : Ne cherchez pas je vais vous le résumer en un seul jet : c’est genre planète des singes en plus intelligent mais avec des chiens.
    C’était l’époque où l’occident suinter son opulence et refoulait sa culpabilité en accumulant péché de gourmandise sur péché de luxure, il attendait un châtiment. Nous autres nous vivions dans des univers carcéraux et des sociétés totalitaires qui ne disaient pas leurs noms.
    C’était à l’époque que j’ai lu 1984 d’Orwell. Qui a commis ce livre en guise de rédemption facile et sans risque car lui il vivait au pays de la liberté d’expression. Mais finalement le temps passa et Orwell rata sa prémonition car Big Brother nous fit le coup du père Godot : il n’a pas viendé. Aux alentours de 1984, la guerre froide se tiédit, le mur de Berlin tomba et vint Internet Google youtube et les tweets pour achever de contredire Orwell.
    On aurait dit que ce ratage divinatoire eut échaudé toutes les ardeurs de ceux qui eussent voulu lui entoiber le bas… heu, lui emboiter le pas. Je fabouille parnodez-moi !
    Que nenni ya boureb ! C’est sans sel, non : c’est Sansal qui releva le défi. De berger à bergère et de fil en aiguille ce maestro du cousu main entreprit de commettre un bestseller à faire rougir de jalousie le scribouilleur what i am me.
    Laissons tomber Kamel Daoud à qui j’ai déjà rendu un vibrant hommage et comme je n’ai pas assez de cirage ce n’est pas aujourd’hui que je lui mettrai une deuxième couche.
    2084. C’est donc a propos d’Orwell, dans la même veine, ou plutôt dans le même bois dans on taille les pipeaux et les pipes que Sansal a choisi de tailler son livre. Et d’ailleurs est-ce parce que Sansal a choisi de cocufier Orwell en enfourchant ses pantoufles que les oracles nous ont annoncé l’avènement de ce livre avant sa parution ? Sinon les critiques dithyrambiques et élogieuses ont fini de me persuader de lire. Bien que je ne puisse pas dire que cet exercice d’exorcisme du présent ne m’empêche pas de cauchemarder ici et maintenant et ne m’ait pas du tout persuadé d’aller voir en 2084 si les tangos y sont.

    C’est ainsi que moi qui ne lis jamais les livres lors de leur parution pour ne pas laisser mon esprit se faire polluer par les critiques éreintantes ou élogieuses, je me suis vu spontanément prendre la décision de le lire immédiatement.
    Et voila comment j’ai décidé de flamber le budget de ma cuite quotidienne pour l’achat de ce livre.
    Hier, en me rendant chez le libraire, comme pour me mettre dans le bain , sur mon chemin j’ai croisé un homme barbu habillé d’un qamis et d’une chéchia. Alors, je me suis dit: tiens Abou Kalybse est déjà là.
    Vers 10 heures complètement à jeun comme dirait Brel, déjà conditionné par les critiques comme le chien de Pavlov par la viande, tout haletant j’ai entamé la lecture, que dis-je la dégustation de ce met succulent. Un vrai collier de petits fours et d’amuse-gueule allant du foie gras au caviar arrosés d’un champagne millésimé. J’ai été enchanté par l’écriture de Sansal. Comme envouté par ce livre, j’e n’ai pas vu midi arriver.
    L’après midi, toujours à jeun, je mes suis frotté les mains et pourléché les babines en me disant ce matin ce n’était que mise en jambe, la suite sera un ravissement.
    Avais-je eu raison de persister et d’abuser de la bonne chair ou non ?

    La première partie de la seconde moitié du livre m’est apparue d’une lourdeur qui pesait sur mon estomac. Comme avec certaines drogues où, la phase euphorique est suivie de la descente, un véritable calvaire qui vous dissuade de recommencer.
    J’e n’ai pas fini le livre je vais donc me dispenser de le saloper.
    Ou plutôt si. Je n’ai peut-être pas l’imagination de Sansal mais j’ai suffisamment de mauvaise foi pour improviser un dézingage raffiné..
    Donc , à la deuxième partie de la seconde moitié, j’ai commencé à sentir un raidissement à un endroit distal que je ne vais pas vous nommer, mais qui a débandé l’enthousiasme avec lequel j’ai entamé la lecture du roman. Je parle de mes doigts, bande de lubriques, et non de ce à quoi vous avez pensé.
    Cette deuxième partie est d’une langueur inénarrable. Chaque mot ajoutait à la lourdeur en faisant trainer les phrases à la recherche d’un tempo perdu dans des élucubrations redondantes qui nous égarent dans une quête de sens pour ce livre. Sansal a fini par rater sa chute, ou plutôt non, Sansal est plutôt tombé dans les travers d’une certaine écriture chère aux indigènes qui s’amusent à piller le butin de guerre comme s’il était tombé du camion on qu’on l’avait chipé à Fafa.
    Pinèze, pourquoi nos écrivains les plus talentueux, peinent-ils à sortir de l’académisme et des règles d’écriture et finissent-ils par sombrer dans une préciosité comme pour remercier Fafa de nous avoir laissèser le lui voler ? Mais putain ! Que j’ai failli penser sans oser le dire ici ! Ih, putain ! Ce butin de guerre on l’a gagné à la guerre non ? Alors pourquoi tant de fioritures et de salamalec, hein ?
    Et c’est là que, la tête comme un compteur bleu , ou avec une gueule de bois carabinée, que je me suis réveillé sans avoir lu le livre . Car, hier , justement , sur le chemin du libraire j’ai croisé Hmadèche, un vieux pote de beuverie qui m’a dissuadé d’aller chez le libraire. C’est kamim pas à ton âge que tu vas te remettre à lire, non ? Tu as passé l’âge a khali, qu’il ajouta. Si on allait plutôt sbiver un ku !

    Voila comme lkas itava3 gmes itava3 gmes sessar qaagh adernough qaragh adarnough.
    Que Sansal me pardonne de l’avoir ainsi offensé, je n’ai pas lu son livre.

    Kom ti di pourquoi ourneskhouzoud ara oula dnoukni?

  10. "..lui rattraper…" ??? Ayghar akka? Tel cet enfant gâté à qui l'on devrait tout céder. Plaisanterie à part, il me semble que fafa (comme disent la plupart des clandestins de St Michel), cette fafa si décriée par noukni qui savons tout sur tout, cette fafa a montré à toutes celles et à tous ceux parmi nous qui voulons bien voir que "kabytchou" ou âne-j'ai-rien combien même francophile, combien même des sbires des Lepen ou du nain (celui d'ici hein), eh bien, cette fafa thénnayak akhttiwni, akhttiw rassi, moi je ne reconnais que le "bicot"; celui à qui j'ai offert une indépendance à célébrer tous les 5 juillet que Dieu fait, celui à qui j'ai fabriqué une révolution …celui à qui-comme ce fut le cas avec le tunisien de Ben Ali-j'affrèterais un jet en cas de…
    Sansal nagh ouryéssénsél, fafa glorifie et récompense qui elle veut, quand elle le veut….au gré de choses et d'autres. Hier, ce fut Yasmina Khadra, avant-hier, Sifaoui, Zemmour …que d'Algériens à yavava!! Demain-qui sait!!- peut-être moi-même!
    S'il fallait des Goncourt pour être lu et apprécié tharwi à yahviv!

  11. Jissipa sikouni thamachahouts aki : a yewène arnou yèwène.

    Un jour un journaliste du canard enchainé eut la légion d’honneur. Marcel Maréchal, le fondeur du journal rua dans les brancards et convoqua son journaliste. Comment ya din qessam, la légion d’honneur pour un journaliste du canard ? Et il le vira.
    Mais je ne l’ai jamais demandé protesta le journaliste.
    Je m’en fous lui dit Maréchal : il ne fallait pas la mériter.

    Alors tivwa, noukni ya ka voir toutes les circonlocutions et la façon dont est châtié la langue n’Fafa et toutes les sollicitations qui ne disent pas leur noms et même plus que ça : Yasmina enni lui il voudrait carrément leur voler leurs prix.

    C’est twa qui écris « Quoi qu'il en soit, il me semblait (jusque-là) que la littérature, l'esthétique, la langue, la narration, la description, les personnages…en somme; LE produit LIVRE devait primer sur toute cause (noble ou ignoble). »

    J’ai écrit oula dnekini : c’est kiki va être primé, le livre ou son auteur pour son courage ? ».

    Iben, thes3idh lhaq : Fafa elle récompense qui elle veut et non qui le veut !

Les commentaires sont fermés.