François Hollande à Alger : les journalistes français briefés ?

La visite du président français en Algérie survient dans un contexte particulier en Algérie. Aussi, tout doit être maîtrisé et éviter d’éventuelle fuite.

La lune de miel entre Alger et Paris se poursuit. Même la presse est invitée à prendre part aux agapes !!! Tout se met en place pour que la visite du président français à Alger. Pour éviter d’éventuelles surprises, les journalistes français ou accrédités en France ont été invités, pour vendredi prochain (12 juin), à un « briefing off relatif au déplacement du président de la République à Alger prévu le 15 juin prochain ». Ils seront en présence de M. Jacques Audibert, conseiller diplomatique, et de M. Emmanuel Bonne, conseiller Afrique du Nord, Moyen-Orient, Nations-Unies, rapporte Le Soir d’Algérie dans son édition de jeudi. Séance cadrage de l’information en perspective donc.

Les journalistes seront sans nul doute invités à fermer les yeux sur l’état de santé du président Bouteflika et les bruits sur la succession qui se prépare dans les arcanes du pouvoir à Alger. Le déroulé de la visite doit être réglé comme du papier à musique. Pas de révélation, ni de mauvaise surprise surtout ! Les enjeux économiques pour les entreprises françaises en Algérie sont trop importants.

Rappelons-nous le cahier de plusieurs pages de publireportage que s’est offert le gouvernement Sellal il y a quelques mois dans le quotidien de droite, Le Figaro. Comme quoi, ça paye toujours quand on sait fermer ses yeux et tenir sa plume. Mais au-delà des conseils avisés pour nos confrères français, cette visite survient dans un climat de succession et de recomposition politique locale qui augure quelques mauvaises surprises. Mais ça, ça ne concerne que les Algériens. 

Ah les relations algéro-françaises !

Hamid Arab

11 commentaires

  1. El Biar, ministère de la Justice, bureau d’ordre général, 16 février 2014 :

    – Bonjour,

    – A votre service…

    – J’ai déposé une plainte le 29 août 2013 (à peine quelques heures avant que le Conseil d’Etat n’annule la réunion du CC du FLN), par lettre recommandée, et à ce jour je n’ai eu aucune suite,

    – Une plainte au civil ou au pénal ?

    – Au pénal.

    Je lui tends mon récépissé postal (n° 000179 du 29/08/2013 – 8h), sur son verso est portée la mention ‘’livré le 01/9/2013 – El Biar’’

    – Veuillez vous asseoir un moment…

    Quelques minutes après :

    – Désolé, je ne trouve pas votre courrier,

    – Écoutez moi bien, j’ai envoyé au ministre de la Justice un courrier
    hautement sensible portant sur une plainte au pénal contre un magistrat toujours en exercice, laquelle plainte est dûment accompagnée de preuves incontestables à charge. Je n’ai pas eu de retour d’accusé alors que la Poste vient de me confirmer que le courrier à bien était livré, et là vous me dites que vous ne le trouver pas. Situation plutôt anormale vous ne trouver pas ?

    Alerté par le vacarme de mes propos –j’ai haussé le ton histoire de prendre à témoins tous ceux qui étaient présents-, un responsable de la garde pénitentiaire vient s’enquérir de la situation, je lui relate les faits, il demande au préposé du bureau d'ordre d’effectuer une autre recherche. Quelques instants après le préposé sort un autre registre sur lequel sont repris les références de ma correspondance :

    – Votre courrier a été transmis au Cabinet le 01 septembre 2013, il n’est plus redescendu depuis.

    Je fais clairement savoir que je ne sortirai pas du ministère sans voir, dans ce cas là, le chef de Cabinet.

    Le responsable de la sécurité demande au chargé du bureau d’ordre de lui transcrire les références sur un bout de papier, et me demande ensuite de le suivre dans son bureau, de là, il prend le combiné de son téléphone fixe et appel le Cabinet :

    – Bonjour, j’ai devant moi un citoyen qui vient s’enquérir… (son visage blêmit soudainement)
    Il balbutie des excuses, raccroche, reste un instant figé et marmonne d’un air dépité :

    – Vous voulez rendre service, vous-vous retrouvez piégé !

    Il ignore que toute la scène devant le bureau d’ordre est suivie fébrilement, en live, par les concernés en haut de la tour, via la télésurveillance. Il ne se doute pas une seconde qu'il est dans une affaire qui dépasse, et de loin, le cadre même du ministère de la Justice.

    – Venez avec moi, on va voir mes supérieurs, me dit-il d'un air désemparé.

    Je le suis jusqu’à un bureau situé à un niveau supérieur. Il entre seul un moment puis ressort, complètement ébahi devant tout ce qui lui arrive.

    – Allez voir le juge ! Finit-il par me lancer,

    – Il est où ce juge…

    Il m’accompagne jusqu’à la porte d’un bureau portant mention bureau des affaires pénales.

    – C'est là, attendez votre tour…

    Il s’apprêtait à sortir vers l’extérieur pour prendre de l’air quand son portable sonne. Il décroche, me fusille du regard et rentre à grand pas vers le bureau d’où il venait de sortir.
    J’attends un bon moment -deux heures environ- tout en faisant les cent pas dans le couloir, une greffière finie par m’inviter à entrer voir le sous-directeur des affaires pénales.

    – Bonjour,

    – Bonjour, à votre service (visiblement anxieux),

    – J’ai déposé une plainte au pénal contre un magistrat toujours en exercice, cela depuis fin août 2013 (je lui remets mon récépissé), je viens pour m’informer des suites et on me donne ceci, (je lui tends le bout de papier jaune sur lequel le bureau d’ordre a inscrit ceci : 7963 du 01/09/2013 voir C/C, (et en arabe) ediwan)

    Très mal à l’aise, il appel sa greffière, lui donne le bout de papier et lui demande de prendre attache avec le Cabinet pour en connaître le dossier et de l’informer ensuite. Après ça, il tente presque timidement une question tout en précisant que je ne suis pas obligé de lui répondre :

    – c’est quoi comme affaire ?

    Je lui dis que tout est dans mon envoi et que je souhaite d’abords qu’on puisse mettre la main dessus.

    Il me demande d’attendre à l’extérieur de son bureau, visiblement soulagé de ne pas s'être impliqué dans ce qui lui semble le dépassé.

    Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire dit l'adage.

    Quelques minutes après, la greffière vient me dire, presque dans mon oreille… que mon dossier est introuvable.

    « Nul n’est en droit d’attenter aux fondements de l’édifice républicain ni aux acquis. Nul n’est en droit de régler ses comptes personnels avec les autres au détriment des intérêts suprêmes de la nation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays » énoncera le communiqué de la Présidence 48 heures après le récit ci-dessus. ck

  2. @Mass karim Aït Aïssa:

    Vous n'avez qu'a rendre publique votre plainte, comme ça toute la planète sera informée des pratiques pas trop catholiques de "certains" magistrats ou juges, parce que il y a aussi de gens de BONNEs FAMILLEs comme on dit! N'ayez pas peur, de toute façon tant qu'on a peur, tant que vous allez échoué même après votre mort, donc, écris et meurt! Disait Djaout!

    RMIII

  3. Ce qu'il y'a d'étonnant dans cette histoire de FAFA… c'est qu'on découvre qu'à la fin de chaque point de presse de son porte parôle … une scéance de dégustation de "produits locaux" est offerte aux journalistes présents !!! BIZARD NON !!! une dégustation pour des journalistes !!! Bonjour la neutralité !!!

  4. Un pays de cocagne…d’abord pour les prédateurs bien de chez nous…ensuite pour les vautours de chez Fafa ! Oui Flamby…fais bombance et bouche cousue !

  5. De belles surprises surviendront, une visite d'impostures et d'indignités francaises plus mercantiles que jamais.
    Inutilité et supercherie est aussi le jeu marionnetistes de la france et de nos indignes ex-croissances francophiles des membres du clan de Bouteflika, car les monstrueuses fortunes détournées renforcent le trésor francais.
    Alors que si la france aurait pu persister dans son ex colonisation, elle n'aura pas autant gagné qu'avec Abdelaziz Bouteflika et son clan de "Ni Algériens Ni Marocains" encore moins des "Batards" reconnus par la république francaise.
    Derniére visite des adieux des deux pouvoirs éxecutifs en chute libre aussi bien pour Hollande que Bouteflika, bientot les cases divers de l'histoire serviront de rangements à deux hommes sans aucune moralité idéologique ou politique, juste l'Euro à amasser et ses adultéres algéro-francais.
    La france ne peut et ne pourra rien pour sauver leur "Nain des Invalides" dixit Abdelaziz Bouteflika, sa chute brutale et violente semble la solution à court terme, alors oublions Gaid Salah et remettons les pendules à l'heure, de sombres moments attendent l'Algérie.
    N'en déplaise à cette diaspora spontanée franco-algérienne issue principalement des fils d'anciens harkis et autres collaborateurs de la DGSE francaise dixit Said Bouteflika, Bouchouareb, et bien d'autres galonnés de notre armée.

  6. Allez chiche que le "Canard enchainé" ou des organes d'extreme droite francaise, publient les montants des chéques d'arrosage distribués par Said Bouteflika au Figaro et d'autres "tantinets journalistes francais", chiche car grave au regard de la législation francaise cette corruption collusion de journalistes francais avec intelligence étrangère (Algérienne bien sur) pour cela:
    Le parlement Francais et la justice francaise sont ils ceux de la république ou comme en Algérie flirtent avec l'éxecutif francais, au courant d'ailleurs de cet arrosage corruptif de la presse francaise par le pouvoir algérien Bouteflikiste.
    Peut le pen ou d'autres ultra anti algériens mettront ils les pieds dans le plat dans ces phases électoralistes francaises.
    Brieffer ses journalistes , la france a peur de quoi, chose fort inhabituelle pour la presse francaise, alors quoi ce brieffing?Que cache t il ou plutot que cherche t il à conjurer pour la presse francaise dont la neutralité sera sérieusement ébranlée lors de la visite inattendue de Francois Hollande en Algérie, on dira meme indésirable cette visite dans un contexte conflictuel trés grave en Algérie, ou la dislocation nationale n'est plus une vue des esprits.
    Une visite d'état, d'intérets inavoués, ou de soutien au pouvoir destructeur de Abdellaziz Bouteflika?
    Alors, Bon ramadan les indigestes collusions inavouées, ou est l'intéret de la France et celui de l'Algérie, point final.

  7. François Hollande étant en mauvaise posture, en France, entre le F N de Marine Le Pen et les Républicains, version Sarkozy, ne peut a bsolument rien faire, que de soutire quelques marchés pour les Entreprises françaises.Le mieux, c'est qu'il s'occupe de ses affaires et des promesses non tenues de sa campagne électorale.L'Algerie malade de son régime, n'a nullement besoin des conseil de l'ex puissance coloniale, surtout comme l'a fait François Mitterand, avec Chadli, en le manipulant a volonté et déstabiliser l'Algerie,et le soutien apporté au mouvement islamiste de Abassi Madani.

  8. De tous les fléaux des plus anciens et des plus endémiques ayant à son actif les ravages et les destructions d’ampleurs qui continuent de marquer la Terre, pourtant joyau de l’Univers, la corruption de l’homme est incontestablement celle qui laisse l’empreinte la plus indélébile sur le support de la grande histoire humaine.

    Elle est derrière le fourvoiement des gouvernances de ces derniers siècles à travers le monde, la principale cause des conflits actuels et le fondement même de ces nouveaux concepts qui entraînent des milliers de gens vers cette folie du XXIème siècle qu’est le djihadisme sans réelle croyance.

    M. Hollande, en acceptant de venir donner son onction à un régime des plus corrompus de la planète –induit sans doute en erreur par sa représentation diplomatique ici à Alger- ne fait que perpétuer cette image d’un colonialisme hideux dont se nourrit toutes les mouvances extrémistes.

    (Je vous ai assez suivi dans votre trajectoire politique M. Hollande pour savoir que, contrairement à certains de vos prédécesseurs, vous n’êtes pas quelqu’un de foncièrement mauvais, seulement voilà, lorsque vous viendrez prendre ce petit café avec votre ‘monsieur Algérie’ à Zéralda, sachez qu’il se dit que c’est de cette endroit qu’est partie le germe du choléra qui a fini par envoyer définitivement aux Invalides Thomas-Robert Bugeaud le 10 juin 1849.) ck

  9. Il est un principe en droit pénal tout aussi bien en Algérie qu’ailleurs que toute accusation sans preuves peut faire l’objet de poursuites judiciaires :

    J’accuse Abdelaziz Bouteflika de haute trahison envers l’Algérie et son peuple. ck

  10. Cher monsieur karim il n’y a aucune justice moi depuis 2010 un B D’envoie a était
    Récupéré par la gendarmerie ils nient de l’avoir récupéré il est partie sur la lune
    Ont devraient créés un site avec la collaboration d’un juriste pour dénoncé cette mafia
    Personnellement j’ai abandonné a mon âge ?

  11. Vous ne savez pas, qu'en Algérie, en condamne les innocents qui dénoncent les méfaits des agents administratifs de l'état, qu'il que soit le secteur d'activité, en revanche ils font monter en grade justement ces malfaiteurs véreux, comment vous voulez faire condamner un agent de l'état mais par qui, les juges sont de leur côté, ils sont aussi véreux, que les voleurs, seule une révolution pour les chasser du pouvoir et faire voter des nouvelles lois peut aboutir à faire un nettoyage de ces véreux.

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