Louisa Hanoune accuse Saïd Bouteflika

Louisa Hanoune, patronne du Parti des travailleurs et soutien fidèle du président Bouteflika tire à l’arme lourde sur une partie des tenants du pouvoir. Saïd Bouteflika et la nouvelle nomeklatura qui le soutient. Dans un entretien diffusé mardoi par la chaîne El Bilad TV, l’ancienne trotskyste a sorti son argumentaire pour interpeler le frère et conseiller du président, Saïd Bouteflika. L’homme est aussi invisible qu’influent dans l’Algérie d’aujourd’hui. Rien ne se fait sans son onction, dit-on. La SG du PT attire l’attention sur les patrons proches du pouvoir qui profitent de contrats généreux.

Bien sûr Louisa Hanoune se justifie : « Je n’ai rien contre les entrepreneurs privés créateurs de richesses. Mais je parle ici des entrepreneurs parasites qui se nourrissent de contrats de gré à gré ». Il est manifeste que l’attaque vise en premier Ali Haddad, président du Forum des chefs d’entreprises et proche de Saïd Bouteflika. On sait le différend qui existe entre Louisa Hanoune et Ali Haddad.

D’où l’appel de Louisa Hanoune au très influent conseiller du chef de l’Etat. Parlant de Said Bouteflika, elle estime que « de par sa proximité avec le chef de l’Etat, est responsable moralement et politiquement de ce qui se passe actuellement ». Elle parle d’une « oligarchie à la russe et à l’ukrainienne » qui est en train de prendre le contrôle des leviers économique et politique du pays. « il y a des individus qui considèrent que pour avoir donné quelques sous dans une campagne électorale, ils ont obtenu le droit de disposer de la nation et du peuple algériens. Et moi je dis, à ce propos, bas les pattes ! Il faudrait qu’ils tuent tous les Algériens pour obtenir cela », lance-t-elle crânement.

Dans cet entretien télévisé, Louisa Hanoune s’adresse au conseiller du chef de l’Etat. Mais alors qu’en est-il du président lui-même ? N’était-il pas plus judicieux de l’interpeler lui que son conseiller ? Si l’on suit le sens des attaques de Louisa Hanoune, on est porté à croire que c’est le conseiller qui dirige le pays et le président ne décide de rien. Un raccourci gravissime que ne prendra pas la patronne du PT. Cependant, l’attaque est en soi une manière habile de s’amender de son soutien au quatrième mandat. Et au-delà, une reconnaissance de fait que le président ne détient pas tous les leviers de décision.

Mais qu’est-ce qui motive l’agitation verbale actuelle de Louisa Hanoune ? Pourquoi après avoir soutenu et défendu tous les travers du clan au pouvoir, elle tire sur tout ce qui bouge ? Y a-t-il quelque chose qui a changé ces dernières semaines dans les sphères secrètes du pouvoir ? Manifestement oui. Car on est désormais dans l’après Bouteflika. Et manifestement, il y a trop de candidat sur la ligne de départ pour le remplacer. Attendons-nous alors à une lutte prochaine acharnée pour la prochaine mandature.

Yacine K.

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21 commentaires

  1. Pauvre peuple qui s'illusionne de posséder un état, un drapeau, un chef d'état, des ministres, des chefs de daira, des députés, des sénateurs, des maires… Mme Hanoun fait semblant de s'opposer uax responsables de nos malheurs. Or elle sait au fond d'elle meme que Said Bouteflika et Haddad sont des quantités négligeables devant les vrai responsables. L'honneur a un prix.

  2. A l’école du caméléon

    Le caméléon est un très grand professeur.

    Regardez-le.

    Quand il prend une direction, il ne tourne jamais la tête. Faites comme lui. Ayez un objectif dans la vie et que rien ne vous en détourne.

    Le caméléon ne tourne pas la tête mais c’est son œil qu’il tourne. Il regarde en haut, en bas. Cela veut dire : informez-vous. Ne croyez pas que vous êtes le seul sur la terre.

    Quand il arrive dans un endroit, il prend la couleur du lieu. Ce n’est pas de l’hypocrisie. C’est d’abord de la tolérance et puis du savoir-vivre. Se heurter les uns les autres n’arrange rien. Jamais rien n’a été construit dans la bagarre. Il faut toujours chercher à comprendre l’autre. Si nous existons, il faut admettre que l’autre existe.

    Si le caméléon avance, il lève un pied. Il balance ? Cela s’appelle de la prudence dans la marche.
    Pour se déplacer, il accroche sa queue ainsi si ses pieds s’enfoncent, il reste suspendu. Cela s’appelle assurer ses arrières. Ne soyez donc pas imprudent.

    Lorsque le caméléon voit une proie, il ne se précipite pas dessus mais il envoie sa lan-gue. Si sa langue peut lui ramener, elle lui ramène. Sinon, il a toujours la possibilité de re-prendre sa langue et d’éviter le mal. Allez doucement dans tout ce que vous faites.

    Si vous voulez faire une œuvre durable, soyez patient, soyez bon, soyez humain.

    Voilà. Si vous vous trouvez dans la brousse, demandez aux initiés qu’ils vous racontent la leçon du caméléon.

    Amadou Hampaté Bâ (Mali)

  3. Quoi qu'il en soit nous aurons un pouvoir que nous méritons ; à la hauteur de notre lâcheté!

  4. A chaque fois qu'une crise secoue un système pourri, il fait soirtir ses clowns de service pour animer la scéne et faire du bruit … dans l'espoir de détourner l'attention des vrais sujets, simulacre de gouvernance de façade !!! sous une atmosphère nauséabonde de corruption étendue à tous les noiveaux et secteurs !!! et une dépendance de plus en plus accrue à l'étranger !!!

  5. Bouteqliqa a commis une erreur impardonnable en ramenant son frere a El-Mouradia. Une erreur qui coute tres chere a l'Algerie entiere!

  6. Louisa Hanoune doit s'angoisser sérieusement des prochaines échéances dislocatrices de l'Algérie, d'autres vont suivre le chemin de Hanoune rapidement, gare aux retardaires, ils seront les victimes expiatoires de la tragédie bouteflikiste.
    Un point d'ordre, s'attaquer à Saïd Bouteflika on est d'accord, mais tout cela est l'œuvre de Abdelaziz Bouteflika, tout a été conçu et ordonné par le président de la république, il a mis sa famille dans un partage régalien des pouvoirs, imposture unique depuis l'indépendance de l'Algérie.
    Bouteflika Président, son frère imposteur Saïd et ses autres frères doivent payer le lourd prix des graves et hautes trahisons, et ils seront payés quelque soit les scénarios ou les refuges qu'ils croient les protéger. Pour le moment Saïd Bouteflika réside en Suisse et son activité destructrice de l'Algérie se poursuit grâce à ses larbins personnels:
    1) Saidani voyou Gafsi au FLN
    2) Haddad un vas nu pied et traitre Kabyle
    3) Bouchouareb fils de harki connu notoirement et ministre de l'industrie en plein bradage du peu industriel qu'il reste.(revanche du fils pour le père hein)
    4) Le général Hamel, fils de sabra (Tlemcen) Milicien en chef du makhzen de Bouteflika et espère toujours être désigné à la tête de l'armée, du DRS ou ministre de l'intérieur selon les lubies de Saïd.
    5) Le général Bendaoud Ali mis en infiltration anti kabyle et anti Chaouia au DRS/DSI, originaire de la région des djebalas (nedroma);
    6) Le général Boustella de Maghnia l'autre milicien en chef adjoint du Makhzen de Bouteflika.
    7) Tayeb Louh "Premier chiyatte msirdi de l'histoire" à la justice et programmé pour le FLN des marocains d'Algérie, très hypocrite, lui ca sera tout un chapitre ce mi marocain (par sa mère d'Oujda) mi algérien.
    8) Bensalah le marocain d'origine et de souche de Wazzan, n'en déplaise à maamar Farah du journal le soir qui ignore tout la dessus dans ses billets, demeurera une éventualité de succession à Bouteflika, et oui, dans la nouvelle mouture constitutionnelle Bouteflika veut « enlever l'article constitutionnel basal, être algérien d'origine pour pouvoir briguer la magistrature suprême… »Ah cette bâtardise de nos algériens d'origine marocaine, ils payeront terriblement.
    9) Medelci mi homme mi efféminé gardien de la constitution du makhzen et d'origine plus que marocaine.
    10) deux généraux chefs des régions militaires (1ére et Quatrième, mascara pour le premier chaoui de service pour le deuxième) en réserve répressive et d'éventuels remplacement de Gaid Salah.
    Dix salopards déjà,
    11) le onzième est la France et sa DGSE qui a mis Banco sur Saïd Bouteflika pour préserver son ex colonie, grave et délirant non?
    12) Le douzième salopard est ce golfe arabe simplement, dont Abdelaziz Bouteflika n’est que le Pion sur l’échiquier Maghrébin.
    L'électrochoc sera pour tout ce beau monde, quand à l'opposition du Palais c'est sa fin y compris le PT de Louisa Hanoune, ah quelle rage et quelle haine sont en train de monter au sein du clan d'abord et aussi dans le sérail militaro policier.

  7. Pauvre Algérie laissée à la merci des mercenaires dont la plupart ne sont même pas algériens, jouent avec l'avenir de nos futures enfants…

  8. De toute façon les Algeriens c'est un troupeau de moutons, ils ont le dictateur mort vivant qu'il méritent, la compagnie aeriene qu'ils méritent, les consulats qu'ils méritent, ils sont heureux ainsi, pourquoi voulez vous les changer? ALLEZ chantons ONE TWO THREE VIVA L'ANEGERIE;

    Was yahkoun i Masnsen, i Yugurten et Dihya anda id nugra d waniwa id nugra d inugra ahya din qessam.

  9. Elle veut avoir une part du gâteau. Elle veut servir saadatouhou comme elle le fait pour fakhamatouhou. Elle a peur que saadatouhou ne la rejette. Elle a commis une gaffe en s'attaquant à ali sans savoir qu'il est protégé par saadatouhou remplaçant probable de fakhamatouhou. Elle s'est faite coincée toute seule. Elle a la trouille qu'elle ne fasse pas partie des medahates de saadatouhou. Non saadatouhou saura recomposer la louisa. C’est grâce a Louisa que le petit frère est devenu saadatouhou, en aidant le grand frère a entré à elmouradia. saadatouhou ne sera pas ingrat. Le clan de malheur reconnait ses serviteurs et les récompenses, il n’y a qu'à voir les "ex opposants a zeroul" devenus ministres et chefs de partis. Louisa aura un poste d'ambassadrice de saadatouhou auprès de la chine ou le Venezuela. Pas de panique, saada touhou n’oublie pas ceux qui donnent de l’argent comme il n’oublie pas ceux qui usent leur langue, salive et temps pour servir leurs maitres.

  10. Louisa Hanoune est en train de jouer le rôle qui lui a été assigné par le clan.Souvenons-nous du rôle néfaste qu'elle a joué pendant la décenie noire avec son outrancier soutien aux égorgeurs du FIS et les"qui-tue-qui". Maintenant elle joue les opposants aprés avoir soutenu contre vents et marrées Bouteflika et sa clique depuis 15 ans.Cette "femme" est la pire de ces opportunistes dont regorge le système mafieux,rentier corrompu et corrupteur.

  11. oui absolument raison votre reflexion au sujet de said quand on saait qu'il est né à oujda donc culture et mentalité marocaine au diapason de la culture algeroise et surtout l'endroit ou il est né ………………………………………?

  12. La France n’a pas colonisé l’Algérie. ELLE L’A FONDÉE. »(Ferhat Abbas)

    En cette période anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, un rappel historique de ce que fPierre Andrieu 120ut l’Algérie du 19 et 20° siècle est nécessaire. Je suis en accord sur la partie historique de l’arrivée des français sur le sol du Maghreb, l’Algérie en tant qu’état n’existait pas à cette époque, comme le disait Ferhat Abbas la France a créée l’Algérie, état moderne.

  13. Moi, ca me fait mal a la tete ! Ce que vous dites sur la place de la pedale on le sait. Sur Hanoune aussi. Puis vous insinuez une manoeuvre entre celle-ci et ce que vous appelez "les spheres secretes du pouvoir," pour avancez une autre insinuation que le moment de changer de roue a la charette est arrive'- c.a.d. que l'avion presidentiel est pres a decoller. Ca on le sait, cela fait au moins 2 ans qu'il est sur la piste a renronner. voulez-vous dire, que dit le telfon rose?

    qu'on est "Ca y est!" ??? Qu'est-ce que c'est exactement? QU'on fasse la fete bon sang! pensez que le sidi rabi s'en amuse comme un chat avec sa souris pour rien? Demandez a cheikh Dring, il y a une surat pour ca…quand une souris est enfin entre les pattes d'un chat.

    Est-ce une grippe, une constipation, mal de tete? cancer du colon (cwila serait le plus approprie' pour un assassin), la momie ne mache plus? le dernier poil est tombe'? Elle vomit tout ce qu'elle avale? Elle ne peut plus meme voyager? a-t-on fait venir le toubib de l'havre de grace? Est-elle passe'e aux aveux(confessions) aupres du cheikh Tamani du Qatar?

    Vous laissez MB et combien de tans d'autres sur leur faim !

  14. Pour décompresser , je m'imagine dans la station spatiale observant la jolie moitié de la planète bleue qui m'entraine dans son sillage . Mais je ne vois rien de tout ce dont on parle , ni Hanoune , ni Louisa , ni Said , ni Abdelaziz , ni Bouteflika d'ailleurs . Alors je m'en remets à Celui qui est plus Haut , l'Omniscient , l'Omnipotent et je constate que ça semble marcher tout seul tellement tout est parfait . Et le parfait , logiquement , on n'a pas à le commenter sinon louer son Maitre d'Oeuvre .

  15. En 132 ans la France avait créé toutes les villes algériennes dans des normes les plus strictes d'urbanisation. De Tlemcen à El Kala en passant par Oran, Arzew, Sidi Belabès, Mostaganem, Alger, Blida, Béjaia' Sétif, constantine, Skikda, Annaba…… Et c'était avec les moyens de bord de l'époque, c'est à dire rudimentaires. Depuis 1962 à ce jour, soit quelque 53 années hors taxes, nous n'avons édifié aucune ville! Chapeau bas Boumediène, Chadli et Bouteflika. Ya àdjava. Et c'est peut-être pour cela qu'un député français avait évoqué le rôle positif de la colonisation. Entre nous khou: Si en 53 ans nous n'avons construit aucune ville c'est quon en construira jamais. En tout cas si nos villes et villages n'étaient pas construits par la France, nous ne les aurons jamais au grand jamais construits. Le vérité blesse dit-on, alors tant pis si des personnes sont blessées.

  16. ce n'est pas le frerot qui a tout saboté, l'Algerie avant lui kanate kane ya makane fi kadime e zamane, il n'y a plus de gateau à partager que des emmerdes alors ils font expres de se disputer

  17. Farhat Abbas ne devait certainement pas algérien ou ignorant de l'histoire millénaires de l'Algérie sous une autre appellation existait bien avant l'existence de la petite Gaule, l'Algérie ancienne Numidie est millénaires a été unifiée et devenue une nation unifiée à l'époque de la Numidie, ça c'est la période antique.

    Mais après l'Algérie El Djazaïre et porte toujours cette appellation

    Quand l'Algérie s'appelait El Djazaïr
    Etait-elle une nation ? était-elle un Etat ?
    Sadek Berkane El Djazaïri Publié dans El Watan le 21 – 07 – 2009

    Quel drôle de titre pour introduire une épopée historique s'étalant sur trois siècles concernant un même acteur : El Djazaïr d'avant 1830 ou l'Algérie d'après 1831(année de création de ce nom par les colons).

    C'est à dessein, car le nœud du problème est là : El Djazaïr a existé avant l'Algérie. Avant l'Algérie, notre peuple ne parlait ni n'écrivait en langue française ni notre pays ne s'appelait Algérie. Mais, au titre de la tolérance religieuse d'essence musulmane, il y avait des églises et des synagogues à El Djazaïr avant qu'elle ne s'appelle désormais Algérie avec l'arrivée des colons dévastateurs en 1830. Il y a une exception cependant, et quelle exception ! : un de nos glorieux deys parlait le français, c'était le dey Hassan (1790-1798), illustre seigneur et magnifique dey du royaume d'Alger, ancien allié et ami de la nation française (intitulé des correspondances françaises à son bon endroit auquel on a ajouté parfois Sidi Hassan). Etat et peuple algériens avant 1830 ? La colonisation française en Algérie n'a pas rencontré une opposition labile mais des batailles et guerres épisodiques qui ont duré près d'un siècle au total pour voir la France soumettre tout le territoire algérien (au rythme des cavaleries de l'époque). La raison en est qu'il y avait un peuple d'El Djazaïr dont les résistants étaient qualifiés par la France coloniale de coupeurs de chemins, de bandits de grand chemin, de renégats, etc. jusqu'aux fellagas et terroristes de la glorieuse révolution de Novembre. C'était hier. Pour donner la preuve que l'Etat algérien a existé avant 1830, posons simplement la question de savoir pourquoi la France a eu dans cet « endroit de la Terre » de 1534 à 1830 pas moins de 96 commissaires et envoyés spéciaux de la cour de France et du directoire de la République (de De la Forest en 1534 à Duperré en 1830 en passant par Jérôme Bonaparte frère de Napoléon premier, en 1805).
    Et pas moins de 61 consuls et vice-consuls de rang d'ambassadeurs plénipotentiaires et de rang de ministres conseillers (de Bartholle en 1564 à Pierre Deval en 1815-1827). Où les Etats envoient-ils des consuls et des vice-consuls ? Certainement près d'autres Etats souverains. L'Etat des Algériens, ainsi appelé par des historiens de France, fondé par les frères Barberousse, qui n'étaient pas Turcs faut-il le rappeler, venus à El Djazaïr à la demande express des dirigeants de son royaume de l'époque qui avait pour capitale Béjaïa, ne sont pas venus en conquérants (voir œuvres de Moulay Belhamissi sur la marine algérienne). Ce sont eux qui ont sollicité de Souleymane le magnifique, à leur tour devant la difficulté de la tâche, l'envoi de troupes de l'empire ottoman pour libérer El Djazaïr de la domination espagnole dont on parle si peu (les Espagnols sont arrivés jusqu'à la mosquée Ezzitouna à Tunis où ils ont attaché leurs mulets depuis Marsat Ben M'Hidi). L'empire ottoman constituait l'Union des musulmans qui s'exprimait dans le cadre du Califat, le dernier de l'histoire de l'Islam. El Djazaïr a eu à secourir l'empire ottoman et François 1er (et ses descendants) par la suite de nombreuses fois jusqu'à la date fatidique du 27/10/1827. Une autre question s'impose d'elle-même : avec qui les Etats concluaient-ils des traités et accords de paix et de commerce si ce n'était avec d'autres Etats souverains ? Nous l'avons dit, la France, nonobstant les autres nations d'Europe et d'Amérique, a eu avec l'Algérie depuis le traité de Béjaïa, de la fin du douzième siècle à 1830 (remise d'Alger par Hussein) pas moins de 69 traités (70 avec les accords d'Evian en 1962) cités par des nationaux et auteurs étrangers dont : • 58 + 1 de Béjaïa cités par Duvoulx et W. Spencer (historien américain) ; • + 1 traité de Châtellerault de 1534 cité par Dufour ; • + 1 de 1662 cité par Plantet ; • + 9 cités par Carl Reftelius (historien suédois), Léon Galibert, La Pléiade et d'autres. Sur l'ensemble de ces traités et accords, il n'est fait référence qu'à El Djazaïr comme Etat signataire et jamais à la Porte Sublime, l'Anatolie ou autre tiers Etat à quelque titre que ce soit. L'Algérie était souveraine pour tous ses actes de politique extérieure et même de déclaration de guerre. La langue originale des traités était souvent l'arabe. Quand la Porte Sublime pactisait des alliances anti-françaises, El Djazaïr se tenait aux côtés de la France royale ensuite républicaine rien qu'en les refusant officiellement (El Djazaïr a inauguré le crédit fournisseur sans intérêt pour la France pour qu'elle puisse acheter notre propre blé). Maintenant, est-ce qu'il serait intéressant de revoir les définitions historiques, sociologiques, juridiques et politiques des termes Etat, peuple et nation pour évaluer si El Djazaïr fût un Etat et si ses habitants ont constitué un peuple et une nation, compte non tenu des correspondances officielles et des formulations de ces mêmes traités et accords qui parlent d'Etat, de peuple, de nation, de royaume, de ville, de puissance et de république d'Alger avant la révolution française de 1789 ?
    De la nation
    Par nation, il est entendu un groupe humain vivant sur un même territoire, lié par la conscience d'une histoire, d'une culture, de traditions et parfois d'une langue communes et formant une entité politique. Cette définition s'applique aussi bien à notre nation qu'aux autres nations formées tout au long de processus lourds et complexes y compris les nations française et américaine (cette dernière depuis cinq siècles seulement). Il faut toujours se replacer dans le contexte de l'époque historique à étudier pour avancer des jugements ou des analyses. Vous ne pouvez pas avec l'instrumentation moderne dénier le caractère de nation à un peuple pris dans son contexte historique avec son Etat et son territoire de l'époque et juger péremptoirement qu'il ne fut ni peuple ni Etat comme le faisaient les champions du colonialisme entre hommes politiques, historiens, philosophes et militaires, et ils étaient nombreux. Il est regrettable que des nationaux de notre époque le fassent aussi sans avancer aucun argumentaire sérieux pour dénier à El Djazaïr un âge d'or. Des dictionnaires en donnent la définition suivante : « Un grand peuple habitant une même étendue de terre renfermée en certaines limites ou même sous une certaine domination. » L'encyclopédie (1765) n'est pas plus précise et s'attache au constat : « Une quantité considérable de peuples qui habitent une certaine étendue de pays, renfermée dans certaines limites, qui obéit au même gouvernement. »
    Ernest Renan met en avant les différents éléments constitutifs d'une nation : la race, la langue, la religion, la géographie. Mais il ajoute que le fondement d'une nation est essentiellement affectif et intellectuel : « Une nation est une âme, un principe spirituel […], c'est l'aboutissement d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements ; avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent, avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les questions essentielles pour être un peuple. » Des millions de familles algériennes ont toujours cette impression au plus profond de leur être existentiel hérité de leurs aïeux et ancêtres avant et après l'Islam. Pour Renan, la nation est le sentiment d'avoir un passé commun et un avenir à construire ensemble. Si ces éléments ne s'appliquent pas au grand peuple d'El Djazaïr, à qui peuvent-ils s'appliquer alors ? Des Allemands comme Herder et Fichte définissent la nation comme un organisme, né de la géographie, mais plus encore d'une langue, de goûts et de caractères communs (Encyclopédie MS Encarta 2006). Ainsi, elle ne peut demeurer à travers l'histoire qu'en restant fidèle à sa propre culture. Chaque nation existe intrinsèquement et de façon irréductible, différente, indépendante d'un Etat qui la constituerait, marquant ainsi la prééminence de la société sur l'Etat, mais ouvrant aussi la voie à un particularisme propre à chaque nation (comprenez maintenant pourquoi les lois du colon reconduites en 62 sont inapplicables en Algérie restaurée et freinent son développement). Le souci prioritaire de conserver l'indépendance, de maintenir l'intégrité de la souveraineté et d'affirmer la grandeur d'un Etat-Nation (Raoul Girardet dans Qu'est ce qu'une nation) s'utilise également pour désigner les revendications d'un peuple assujetti, aspirant à l'indépendance comme le fut le nôtre durant la longue nuit coloniale.
    De l'Etat
    Quand à l'Etat, il est la forme d'institutionnalisation du pouvoir politique, autorité souveraine s'exerçant sur l'ensemble d'un peuple dans les limites d'un territoire déterminé. Le deylicat répond parfaitement à cette définition pendant trois siècles où il avait sa flotte, ses armées, sa police, ses institutions judiciaire et administrative, son système financier, fiscal et douanier, son organisation agricole, son protocole et ses sceaux d'Etat dont celui du dernier dey Hussein ont été rendus par Chirac en 2003. Dans les concepts de définition internationale de l'Etat, le deylicat trouve sa place car, vis-à-vis de l'extérieur, la forme étatique ne préjuge pas du régime politique qui y est pratiqué. On peut ainsi parler d'Etat démocratique, monarchique, tyrannique aussi bien que théocratique. L'Etat peut être plus ou moins démocratique, respectueux des individus, et son pouvoir plus ou moins accepté ou légitime. L'idée qu'à un Etat doive correspondre un groupe humain culturellement et ethniquement cohérent est née au XVIe siècle : la nation. L'organisation du deylicat depuis le XVIe siècle renseigne parfaitement sur cet état des choses : beys de Constantine, d'Oran, de Mascara, Médéa, Blida et autres cantons. En Grande-Bretagne ou en France sous la Révolution, la plupart des Etats actuels d'Afrique, d'Asie, d'Amérique et même d'Europe sont constitués de groupes humains multiples. Dans le même temps, le pouvoir politique s'est progressivement détaché de son origine divine, donnant naissance à des Etats sécularisés. Les contributions philosophiques de Jean Jacques Rousseau et de Friedrich Hegel sur ce sujet ont été d'une importance considérable. Max Weber a ensuite souligné la tendance à la rationalisation et à la bureaucratisation de l'Etat moderne. Durant le deylicat, (qualifié de monarchie élective par les historiens) ces attributs ont existé et les fonctions de l'Etat s'exerçaient en diwan (cabinet) élargi aux ministres concernés par l'ordre du jour.
    Quand à la politique extérieure, elle s'opposait parfois de front avec celle de l'empire ottoman et les Algériens s'en foutaient royalement (voir à ce propos notre contribution dans El Watan des 4 et 5 mai 2004), l'Algérie ne fut pas une province turque). Sur le plan interne, le rôle de l'Etat consiste à fournir à la population un cadre juridique lui permettant de vivre et d'agir dans l'ordre et la sécurité. Des rapports historiques d'espions, de consuls et d'ambassadeurs repris par des historiens de renom relatent parfaitement ces traits de la vie quotidienne dans El Djazaïr des deys. D'autre part, l'Etat assure la défense au moyen de l'armée, la justice au moyen des juridictions, et l'ordre intérieur au moyen de la police. Il dispose traditionnellement du privilège de battre la monnaie (le Sequin algérien était une devise forte valant 10 francs de l'époque). Le financement de ses interventions donne lieu au prélèvement de l'impôt (sans compter la zakat librement versée).
    L'existence internationale de l'Etat résulte donc de l'apparition de ces trois éléments constitutifs (exigence du droit international public) : le territoire, la population et le gouvernement souverain. En réalité, pour devenir effective, cette existence doit être reconnue par d'autres Etats. C'est l'Etat d'El Djazaïr qui a reconnu les USA et la France républicaine par des actes de gouvernement disponibles à la consultation publique (Condy Rice, Obama aujourd'hui(1), Chirac hier, l'ont rappelé avec brio). L'Etat et la nation algériens modernes se sont affirmés progressivement avant, durant et après la colonisation, depuis au moins 3 millénaires. Et le premier et la seconde sont parfaitement achevés. Le nom d'El Djazaïr nous appartient en propre au souvenir de Bologhine Ibnou Ziri à plus de mille ans. La France ne peut dire la même chose, son nom provient d'Allemagne, il n'y a aucune honte à cela, c'est tout simplement l'histoire qu'on ne peut manipuler.
    Parmi les deys, il y a eu des Algériens autochtones à côté des deys d'origine turque comme en France, en Grande-Bretagne, en Amérique où des étrangers d'origine ont eu à diriger les affaires de l'Etat (les familles royales régnantes d'Europe provenaient presque toutes d'Allemagne). Aujourd'hui Obama en est l'heureuse confirmation. Sarkozy aussi(2). William Spencer dans son livre Algiers : In the age of the corsairs a parlé d'El Djazaïr en ces termes : « C'était une nation forte à l'intérieur, unie, studieuse et disciplinée. » Pour expliquer son incroyable force indomptable à l'extérieur (malgré les coalitions des puissances européennes) peu avant la destruction de sa flotte maritime, le 20 octobre 1827 à Navarin (sous l'effet d'une forte coalition russo-anglo-française et ruse de guerre) sans laquelle jamais la France ne se serait aventurée à organiser une expédition armée sur nos terres. Pour faire oublier ses dettes d'Etat et de nation soutenue par El Djazaïr durant trois siècles malgré des escarmouches de temps à autre (blocus maritime, bombardement d'Alger) car le projet colonial datait en fait de 1270 (voir à ce sujet notre contribution dans El Watan du 16 mai 2004 intitulée Pourquoi l'Algérie a-t-elle été colonisée ?
    Le trait particulier de l'Etat d'El Djazaïr avant 1830, est qu'il n'a jamais pactisé dans une alliance guerrière contre un autre Etat faible ni agressé directement une autre nation souveraine. En fait, il faisait sien avant l'heure le principe de non ingérence dans les affaires des Etats et peuples étrangers comme il refusait à la Porte Sublime ses tentatives d'immixtion dans ses propres affaires. Par contre, il répondait favorablement aux demandes de secours émanant d'Etats en danger d'agression coalisée ou à l'empire ottoman dans des guerres de religion de l'époque. L'Etat d'aujourd'hui fait pareillement au titre d'un legs historique lourd et noble à la fois dans le cadre de la coexistence pacifique des nations. Des souhaits en conclusion L'Algérie d'aujourd'hui gagnerait à attribuer à titre posthume sa nationalité aux frères Barberousse et à tous ses deys « étrangers » qui ont contribué à sa grandeur légendaire. Elle devrait aussi, nous semble t-il, leur attribuer sa plus haute distinction honorifique d'Etat afin que nul n'oublie. La journée du 27 octobre 1827 devrait être consacrée journée de la Mémoire et de l'Histoire, commémorée chaque année afin d'enraciner l'histoire de notre nation. Il faut aussi que dans notre pays « les pierres parlent ». La Casbah en premier qui fut jadis et durant trois siècles le Washington d'aujourd'hui (toutes proportions gardées par ailleurs). On devrait se réapproprier notre nom, El Djazaïr, et l'imposer dans toutes les langues et réhabiliter l'emblème qui a flotté sur son territoire (au titre du cérémonial officiel et rien qu'à ce titre, appareillé à l'emblème d'aujourd'hui si cher à notre cœur martyrisé).
    Pour entamer la véritable œuvre de décolonisation qui reste à parachever et barrer la route à ceux d'entre-nous et d'entre les étrangers qui, comme Egretaud, Jaubert, Faure ou de Gaulle niaient l'existence d'El Djazaïr comme Etat et comme peuple. Ils ont tort car notre El Djazaïr chantée par notre poète national Moufdi Zakaria dans son Iliade El Djazaïr n'avait rien a voir avec leur Algérie. Ils disent de leur Algérie colonisée qu'elle n'était ni Etat ni peuple (étrange pays aux 9/10e désertique, dixit De Gaulle). Ces derniers sont toujours en formation inachevée comme l'a déclaré Maurice Thorez du Parti communiste français (11 février 1939 à Alger). Non messieurs, c'est la décolonisation qui reste à parachever : décolonisation de l'Etat bureaucratique reconduit dangereusement en 1962, source de nos malheurs et des surcoûts de l'inefficacité de gestion d'aujourd'hui, et décolonisation de l'histoire de notre Etat et de notre peuple avant et après l'arrivée de l'Islam. Au temps des Phéniciens, de Rome, des Vandales, Byzance, Carthage ou au temps des Rustumides, Zirides, Hammadites, Zianides, El Djazaïr, sous ses différents noms d'époque, a toujours existé. De Tlemcen à El Kala les pierres et les remparts se tiennent debout comme témoins éternels. Nous ne sommes pas moins jaloux que les Ivoiriens qui ont exigé du monde entier d'écrire le nom de leur pays « Côte d'Ivoire » en arabe, en français et en anglais de façon à ce qu'il se prononce partout de la même manière. Et ils ont raison car en arabe, on les appelait « Sahl Al Adj » (traduction littéraire de leur nom). Aujourd'hui on les appelle « koute di voir » en arabe même. Tout à leur honneur africain que nous saluons, espérant voir nos décideurs emprunter leur audace.
    Notes de renvoie :
    (1) Discours du Caire 4/6/09 : « Une nation du Maghreb a reconnu mon pays … ». Allusion à El Djazaïr où les USA avaient leur consul général, William Scheler, bien avant le traité d'amitié de 1795.
    (2) M. Sarkozy déclare ne pas pouvoir demander pardon pour les fautes de ses ancêtres. En langage diplomatique, il a tout à fait rai- son : ses ancêtres n'étaient pas Français. Les Algériens ne s'adressent ni à Sarkozy ni à ses ancêtres. Ils interpellent la République et l'Etat français.

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  18. Pierre Andriau a dit cela haha
    C'est normal c'était un barbare colonisateur et pour les colonisateurs barbares il fallait dire que l'Algérie n'existait bien entendu comme l'ont fait les sionistes avec la Palestine millénaires, ils ont dit que la Palestine n'existait c'était une terre sans peuple…….alors tu peux ce que tu veux, mais nous les algériens connaissons bien notre histoire millénaire et ce ne sont pas les petits gaulois qui vont dire le contraire, nous n'avons pas à prouver nous algériens aux revanchards de tous acabits que l'Algérie existe depuis des millénaires alors que la France, les Usa, la majorité de pays d'Europe n'existaient pas. Par contre en Europe seuls l'empire Romain et la Grèce existait au même moment que la grande Numidie millénaires l'Algérie d'aujourd'hui, c'est pour cela que l'Algérie doit se réapproprier sont nom millénaires Numidie pour que les idiots ne disent pas n'importe quoi.

  19. Les villes construites par les français?? On voit l'esprit aigu du colonisé complexé jusqu'à l'os vis à vis de tes maitres français.

    L'Algérie avait des villes, des villages, des monuments qui existaient bien avant l'arrivée des barbares français, qui ont tout détruit sur le passage comme des sauterelles affamées sur un champ de blé, les français n'ont rien construit en Algérie tout était déjà construit en Algérie à l'époque de la Numidie, à l'époque romaine, à l'époque des dynastie, à l'époque de l'empire Ottoman, El Djazaïr avait une politique, des autorités, des administrations, un commerce extérieur, une flotte, une armée tout marchait dans ce pays avant que la racaille barbare française débarque dans ce pays pour tout détruire, , tout était bien organisé à El Djazaïr. Les français n'ont porté que désolation, crimes, génocides, destruction du pays, destruction de l'identité millénaires algériennes, il ont favorisé le fanatisme religieux, par l'ouverture des écoles coraniques et fermé aux algériens les écoles du savoir, les écoles de la science, à l'indépendance, le peuple algérien était analphabète d'une pauvreté extrême à 99% voilà la civilisation barbare que tes maitres français ont rapporté à l'Algérie, crimes, désolation, destruction des vestiges historiques propres au peuple amazighe, ils ont apporté une mentalité d'apartheid, de racisme de barbarie, et j'en passe, les quelques infrastructures qu'ils ont construit en Algérie étaient destinés aux colons pendant que le peuple algérien vivait dans des grottes, ces mêmes colons leur ont volé leurs biens leurs champs, et tu appelles cela que la France a construit? TOZ elle n'a rien construit, elle a tout volé à l'Algérie pour construire la France avec l'argent et les richesses de l'Algérie. Honte à ton discours de complexé digne des esprits du colonisé.

  20. Je ne laisserai pas les incultes diffuser des faussetés sur l'Algérie et dénier son histoire millénaires,ne t'en déplaise
    Moufdi Zakaria, né le 12 juin 1908, à Béni Izguen (Ghardaïa), mort le 17 août 1977 à Tunis), est un poète algérien, auteur de l'hymne algérien Kassaman, composé en prison en 1955.

    https://www.youtube.com/watch?v=KgVgg5Zxf0Y

  21. Il ont construit des cubes en beton pour leur rejetons et appatrides, et des zombies avec des madrassates – Puis ils ont tout detruit, et par tout… trop long a enumerer…

    Le fait que le 2nd colon soit mauvais ne fait point du 1er, un bon.

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