Hocine Aït Ahmed et la crise de l’été 1962 (II)

Depuis le dernier congrès du FFS, Hocine Aït Ahmed s’est retiré de toute activité politique. Agé et malade, ce nationaliste de la première heure a traversé depuis les années 1950 l’histoire contemporaine de l’Algérie. Aussi, Le Matindz ouvre son espace à Ramdane Redjala (*), qui propose aux lecteurs une analyse de la trajectoire militante de cet homme sur plusieurs parties. Portrait sans concession. Deuxième partie.

18 mars-27 juillet : de l’expectative à la démission.

Libérés le jour même de la signature des accords d’Evian après cinq ans et demi d’emprisonnement, Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella, Rabah Bitat, Mohammed Boudiaf et Mohammed Khider embarquent à Orly dans la soirée du dimanche à destination de Genève-Cointrin où ils atterrissent peu avant minuit. Accompagnés de Mr Laghzaoui, représentant du roi Hassan II, les ex-détenus d’Aulnoy devraient dans un premier temps se rendre directement à Rabat. Mais au dernier moment, ils ont choisi de rencontrer en priorité les négociateurs d’Evian à Signal de Bougy. Les retrouvailles à l’hôtel des Horizons bleus n’étaient guère chaleureuses. « Les premiers échanges sont significatifs. »La voilà, la sale bande », dit Khider. « Le pouvoir est à vous. Prenez-le » réplique Ben Tobbal ». rapporte Mohammed Harbi dans le FLN, mirage et réalité p.326. Le linge sale commence à être lavé en famille. A l’aube, chacun regagne sa chambre pour un peu de repos.

Ces premières disputes traduisent un réel décalage entre ceux qui devaient gérer le mouvement insurrectionnel sur le terrain au quotidien et les cinq détenus qui ne percevaient les tumultes de la guerre qu’à travers les prismes déformés des rapports et des témoignages des uns et des autres. Ces dissonances ne feront qu’aggraver le climat dans lequel l’Algérie allait accéder à son indépendance pour la première fois dans sa longue l’histoire.

Boumediène en quête d’alliés

Pour comprendre l’enchaînement des évènements qui vont marquer cette courte période de six mois de crise parfois sanglante, il convient de rappeler qu’un conflit latent opposait l’état-major général (EMG) de l’armée stationnée le long de la frontière algéro-tunisienne à l’est et marocaine à l’ouest au gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Avec la signature du cessez-le-feu et la proclamation imminente de l’indépendance, les ambitions et les rivalités demeurées souterraines jusque-là vont s’exprimer frontalement et publiquement.

Dans cette rude bataille qui s’annonce pour s’emparer du pouvoir à Alger, le colonel Boumediène et ses hommes liges du moment, les commandants Ali Mendjeli et Ahmed Kaïd, (alias Slimane) se trouvaient à la tête d’une armée de 36 000 hommes environ. Peu connu et n’ayant que peu d’influence en dehors de ses bataillons qui se comportent déjà comme une troupe de janissaires, Boumediène s’est mis en quête d’alliés ayant une légitimité historique établie. Méfiant à l’égard des personnalités kabyles, il jeta son dévolu dans un premier temps sur Mohammed Boudiaf fondateur du CRUA[1] et du FLN historique. Avant même le cessez-le-feu, il conspirait déjà contre le GPRA. Il dépêcha donc son missi dominici, un certain Abdelaziz Bouteflika pour le sonder et sceller éventuellement une alliance stratégique de prise de pouvoir. Surpris et indigné par cette démarche considérée comme illégale, Mohammed Boudiaf, historique parmi les historiques, repoussa la proposition. Alors, l’homme de confiance de Boumediène alla frapper à la porte de Ben Bella. Ambitieux et aspirant au pouvoir par tous les moyens, ce dernier accepta l’offre. Ainsi se scella un pacte secret entre le chef de l’état-major et Ahmed Ben Bella sur le dos du GPRA. Cette alliance, aujourd’hui avérée[2], éclaire a postériori les positions de Ben Bella au cours de cette crise. Dès lors, ce cheval de Troie saisira chaque occasion pour se démarquer du GPRA présidé par Benyoucef Benkhedda dont il était pourtant vice-président. Bénéficiant d’une popularité usurpée et entretenue par les moukhabarates (services secrets) égyptiens et les médias français, Ben Bella ne cessera de se projeter sur le devant de la scène au point d’agacer Mohammed Boudiaf qui refusera désormais de s’afficher avec lui.

Hocine Aït Ahmed garde le silence

Contrairement à ses camarades de détention, le ministre d’Etat du GPRA se montre d’une prudence excessive. Avare en déclarations politiques, il ne dévoile ni ses positions, ni ses intentions. Il met en pratique l’une de ses formules préférées : « wait and see » (attendre et voir).

Le 25 mars, il se rend avec ses compagnons à Oujda pour passer en revue un détachement de l’armée des frontières en présence du colonel Boumediène. Du 31 mars au 14 avril, les ex-détenus d’Aulnoy sont en visite au Caire puis à Bagdad. Pendant cette tournée, Ben Bella ne cessera de se distinguer de ses camarades par des déclarations et interviews intempestives qui mettaient en difficulté le GPRA. Si les accords d’Evian ont mis fin à la guerre, « cela ne signifie pas que la paix soit réalisée et que la mission de la révolution en Algérie ait pris fin » déclare-t-il, Le Monde 3 avril 1962. Fort de l’alliance secrète passée avec Boumediène, il souffle le chaud et le froid.

La fin du CNRA

C’est dans ce climat de malaise latent et d’arrières pensés politiques que s’ouvre dimanche 27 mai à Tripoli la session extraordinaire du Conseil nationale de la révolution algérienne. A l’ordre du jour de cette assemblée considérée comme le parlement du mouvement insurrectionnel, l’examen du Projet de programme du FLN nommé aussi « Projet de programme de Hammamet » [3] mais surtout la désignation d’une nouvelle direction appelée à préparer la proclamation de l’indépendance et à gérer le pays jusqu’au prochain congrès qui devrait avoir lieu deux mois plus tard.

Discuté et enrichi lors des séances plénières, le Projet de programme ne suscite que peu d’intérêt. Il fut même adapté quasiment à l’unanimité et passe à la postérité sous le nom de « Charte de Tripoli ». Par contre, les débats se corsent au moment de désigner les membres de la nouvelle direction. Pour éviter un affrontement violent entre les deux pôles antagoniques que furent le gouvernement et l’état-major, une commission présidée par Mohammed Seddik Ben Yahia fut constituée. Son rôle consistait à mener un travail de consultation auprès des participants afin de proposer une liste de personnalités suffisamment consensuelles pour constituer la nouvelle instance. Après avoir sondé les uns et les autres pendant deux jours, ladite commission rend son tablier et confesse son échec. Le CNRA se trouve dans l’impasse. Et c’est un incident, celui d’un vote par procuration qui va être à l’origine de la rupture définitive entre le GPRA et l’EMG. Alors que la wilaya I (Aurès) bénéficiait légitimement de trois voix, Ben Khedda refusa catégoriquement de les prendre en compte sous prétexte que son chef, Tahar Zbiri ne disposait pas de procurations écrites. Prenant fait et cause pour ce dernier, Ben Bella qui roulait déjà pour l’armée des frontières apostropha vulgairement le chef de l’exécutif. « Le plus grand manœuvrier, c’est toi, et si personne, à ce jour, ne t’a déshabillé, je vais le faire, moi !». «Tu n’as pas à t’adresser de la sorte au Président. Et, s’il faut te dénuder, nous le ferons » déclare Salah Boubnider, de l’autre côté de la salle à l’adresse de Ben Bella ». « Ben Bella, depuis des mois que tu vis avec nous, tes manigances ont déjà semé la discorde…« , intervient Ben Tobbal qui bondit de sa place », rapporte Ali Haroun dans L’Eté de la discorde p. 28.

Après cet échange machiste et inélégant, le chef du GPRA et la plupart de ses ministres quittèrent Tripoli pour Tunis. Le CNRA a vécu. Ce départ précipité a favorisé le jeu de Ben Bella et ses amis. Ils profitèrent de cette nouvelle donne pour dresser un constat de carence et du même coup s’attribuer une majorité des voix en leur faveur à partir du simple sondage réalisé par la commission Ben Yahia. Benyoucef Ben Khedda comme A. Haroun soutiennent qu’il n’y a jamais eu de vote concernant la nouvelle direction, c’est-à-dire le futur Bureau politique. Au cours de cette session, la dernière du CNRA, qui s’est terminée par un échec complet, Hocine Aït Ahmed a été inaudible pourtant son nom a été retenu comme devant faire partie de la nouvelle instance.

L’accord du 17 juin avec l’OAS

Grâce aux efforts déployés par l’ancien maire d’Alger, Jacques Chevallier, des contacts furent établis entre l’OAS et l’Exécutif provisoire. Au terme de plusieurs rencontres entre, d’une part, Jean-Jacques Susini et d’autre part Abderrahmane Farès, un compromis est trouvé pour mettre fin à la politique de la terre brûlée déclenchée par les extrémistes. Prudent, le président de l’Exécutif a obtenu auparavant le feu vert non seulement du représentant du FLN, Chawki Mostefaï, mais aussi celui du signataire des accords d’Evian, Belkacem Krim voire même de Mohammed Boudiaf. A quinze jours de l’indépendance, la portée politique de cet accord est insignifiante. Mais il a permis de sauver des centaines voire des milliers de vies du moins à Alger (l’OAS d’Oran ne reconnaissait pas cet accord) et donner un coup d’arrêt à la folie destructrice des objectifs économiques et culturels. Cette initiative fut à l’époque dénoncée par les amis de Ben Bella et de l’état-major en faisant de la surenchère révolutionnaire.

Du Caire où il se trouvait, M. Aït Ahmed, ministre sans portefeuille, rompt avec la discrétion qu’il a observée jusque-là et désavoue l’initiative en déclarant : «L’accord conclu dimanche à Alger l’a été entre l’Exécutif provisoire en Algérie et l’OAS. Il ne touche ni de près ni de loin les accords d’Evian qui ont été signés par le gouvernement français et le GPRA.» Le Monde 20-06-1962. Le même Aït Ahmed précise : «Il n’y a pas eu dernièrement de négociations comme on l’a prétendu entre le FLN et l’OAS… C’est pour cela que je dois affirmer que le GPRA, et sous une forme plus étendue le FLN, n’a aucune relation de près ou de loin avec cet accord dont il n’accepte aucune des conditions, quoiqu’en aient dit les nouvelles tendancieuses répandues à ce sujet.» Cette prise de position vise probablement à mettre en difficulté Belkacem Krim son rival et dans une certaine mesure Mohammed Boudiaf qui ont donné leur aval à cet arrangement qui ne remet nullement en cause l’accession de l’Algérie à l’indépendance. C’est l’une des rares fois où Hocine Aït Ahmed a rompu son silence.

Le bras de fer est engagé entre le GPRA et l’EMG

Après avoir longtemps tergiversé, Ben Khedda décide, samedi le 30 juin, de dégrader et de révoquer le colonel Boumediène et ses deux adjoints les commandants Ahmed Kaïd et Ali Mendjli. Cette décision est contestée non seulement par les concernés mais surtout par Mohammed Khider et Ben Bella. Ces deux derniers expriment leur désaccord en démissionnant du GPRA et en exigeant l’annulation de cet ordre. Dès lors, l’unité de façade affichée jusque-là n’a plus lieu d’être. Boumediène peut se satisfaire de la tournure des évènements. Outre le deal déjà passé avec Ben Bella, il reçoit également le soutien d’un des dirigeants les plus en vue, Mohammed Khider. La coalition de Tlemcen prend forme.

La France reconnaît l’indépendance de l’Algérie

Après le référendum d’autodétermination, le général de Gaulle, président de la République française reconnaît solennellement, mardi 3 juillet, l’indépendance de l’Algérie. Le même jour, Benyoucef Ben Khedda accompagné de plusieurs ministres dont Hocine Aït Ahmed arrivent à Alger. Simultanément, les troupes stationnées aux frontières est et ouest de l’Algérie font mouvement sur ordre de l’état-major en direction de Constantine pour les unes et de Tlemcen pour les autres. Hocine Aït Ahmed participe le 9 juillet au grand meeting du stade municipal d’Alger aux côtés du président du GPRA. Ben Khedda déclare : « Le gouvernement qui est reconnu aujourd’hui par trente-trois Etats, est la seule autorité en Algérie. Tous les Algériens doivent le reconnaître et cela dans l’intérêt suprême de la nation ». Le Monde 11-07-1962.

22 juillet 1962 : Proclamation du Bureau politique

Lorsque le triumvirat Ben Bella, Boumediène et Khider avec la complicité de Ferhat Abbas annoncèrent la constitution de la nouvelle direction (le Bureau politique) appelée à se substituer au GPRA, Hocine Aït Ahmed qui en faisait partie ne réagit pas à cette décision tout en refusant d’y siéger. Le premier à exprimer sa désapprobation fut Mohammed Boudiaf. Et c’est à partir de Tizi Ouzou, le lieu est symbolique, qu’il s’adresse « à tous les militants de la cause nationale et au peuple algérien tout entier… de faire barrage au coup d’Etat qui déjà à fait couler le sang des militants algériens». Le Monde 27-07-1962. Il est immédiatement rejoint par Belkacem Krim qui à son tour appelle «toutes les forces révolutionnaires à s’opposer à ce coup de force armé et à toute tentative de dictature. Tous les démocrates algériens doivent s’y opposer« . Quant au futur chef du FFS, il ne se reconnaissait ni dans le clan de Tlemcen où figurait Ben Bella son frère ennemi ni dans celui de Tizi Ouzou alors qu’on le disait pourtant proche de Boudiaf. La présence de B. Krim l’indisposait probablement. En effet, le chef historique de la wilaya III (Kabylie) et signataire des accords d’Evian faisait de l’ombre au ministre du GPRA qui se refusait à jouer les seconds rôles.

Les prisonniers de Turquant en liberté, printemps 1962

Les prisonniers de Turquant en liberté, printemps 1962

27 juillet 1962 : démission de Hocine Aït Ahmed

N’ayant pas pu ou voulu prendre sa place dans la scène politique du moment, il démissionne à la fois du GPRA et du CNRA et quitte l’Algérie au moment se jouait le destin du pays. « Je profite d’une escale à Paris pour rendre publique ma démission de tous les organismes dirigeants de la révolution. Cette décision est irrévocable… ma décision n’est pas un abandon de combat. C’est un acte politique, une option de confiance dans ces couches effervescentes qui ont conduit à la victoire» déclare-t-il Le Monde 28 juillet 1962. Condamnant le CNRA, il estime que ce dernier «n’est pas un organisme responsable, et ses membres n’ont pas la formation voulue pour aborder les problèmes de reconversion». (AFP/La Dépêche d’Algérie 1er août 1962)

Ainsi, pendant deux mois, il abandonna l’action politique pour une villégiature entre Paris, Genève et Rabat. Sous prétexte de renvoyer dos à dos ceux de Tlemcen et ceux de Tizi Ouzou, Hocine Aït Ahmed avait délibérément choisi de ne pas s’impliquer dans le combat en cours. En raison de son statut «d’historique» et de son refus de siéger au sein du bureau politique n’aurait-il pas mieux fait de soutenir ceux qui résistaient au coup d’Etat ? Il n’en fut rien. En refusant de choisir son camp et en quittant le pays, il a favorisé la position des putschistes. C’est à partir de l’étranger qu’il assistera aux affrontements fratricides, parfois sanglants, entre les protagonistes. Alors que les troupes de la wilaya I (Aurès) venaient d’investir Constantine le 25 juillet et constituaient un des piliers de la coalition de Tlemcen, M. Aït Ahmed suggéra d’intégrer son chef, le colonel Tahar Zbiri, dans le Bureau politique. « C’est un homme très pondéré, un parfait gentleman, et je suis certain que son influence sera bénéfique. » (AFP/La Dépêche d’Algérie 1-08-1962)

Ce qui ne l’empêchera pas, plus tard, dans une interview à Libération du 19 mars 1987, de déclarer : « Je me suis opposé dès le lendemain de la libération à l’Etat-major. Je refusais la rébellion militaire« . Or, aucune prise de position, aucun témoignage n’est venu accréditer sa fausse déclaration. Rien pour confirmer une autre lecture qu’un prudent « wait en see ».

En quittant le terrain de la lutte, Hocine Aït Ahmed entendait se placer au-dessus de la mêlée. Si cette démission peut traduire l’indécision de l’homme politique, l’absence de stratégie et de position affirmée, dans les faits, elle condamne Hocine Aït Ahmed à n’avoir aucune influence ni sur le déroulement de la crise et ni sur son dénouement. Il a traversé la crise de l’été 1962 quasiment en spectateur.

20 septembre 1962 : Aït Ahmed député de Sétif

Absent des premières listes électorales puisqu’il était démissionnaire et séjournait à l’étranger, il est repêché à la fois sur intervention de Mohand Oul Hadj[4] et de son beau-frère Khider, un des hommes forts du Bureau politique. Il devient ainsi député de Sétif à l’Assemblée constituante. Le jour même où le peuple algérien est appelé, non pas à choisir librement ses représentants légitimes mais à plébisciter des députés désignés d’avance, Mohammed Boudiaf refusait de rejoindre les bancs de cette assemblée croupion et fondait le premier parti d’opposition, le Parti de la Révolution Socialiste (PRS) contre le néo-FLN du duo Ben Bella/Khider.

Pour justifier son nouveau choix, celui de siéger en tant que militant et député du FLN, M. Aït Ahmed déclare : «Quelles que soient les erreurs déplorables qui ont marqué la désignation des candidats, l’Assemblée nationale constituante peut amorcer le processus démocratique et révolutionnaire de la structuration de la société. L’Assemblée nationale constituante peut susciter un redressement spectaculaire et durable. La nation doit sortir de cet état larvé de guerre civile et doit retrouver cette cohésion qui lui a permis de gagner la guerre de libération». Le Monde 22 septembre 1962. Avec un tel discours, il ne remet nullement en cause l’option du parti unique.

Ayant choisi d’inscrire son action politique dans le cadre légal de la Constituante, Aït Ahmed a besoin de préciser sa position à l’égard de l’exécutif. « Nous soutiendrons le gouvernement chaque fois qu’il sera dans la bonne voie, nous le préviendrons et nous nous opposerons à lui chaque fois que son action et sa politique ne nous paraîtrons pas viables« . Le Monde 29-09-1962. Il apportait un soutien critique au pouvoir qui se mettait en place. Et pour souligner qu’il n’était pas fondamentalement en opposition avec lui, il ajoute : « Nous sommes tous d’accord sur le plan idéologique ; des divergences peuvent apparaître sur la mise en pratique« . Ibid.

20 septembre 1962- juillet 1963 : un rôle ambigu

A l’inverse de Mohammed Boudiaf qui fonde le Parti de la Révolution Socialiste (PRS) qui se situe clairement dans l’opposition, Aït Ahmed se maintient dans un statut ambivalent. Assidu aux séances de l’Assemblée, inscrit dans plusieurs commissions, le député de Sétif apparaissait comme le chef de file d’une opposition légale dont il refuse d’assumer la responsabilité. « On a dit que vous vous posiez dès maintenant en « leader de l’opposition ». Cette expression vous semble-t-elle juste ? » lui demande un journaliste de Jeune Afrique le 1er octobre 1962. Dans sa réponse équivoque, il rejette le qualificatif d’opposant sans pourtant l’écarter totalement. « C’est une expression inadéquate, voire nocive. La réponse est déjà contenue dans les deux expressions que je viens d’employer : je suis militant et c’est une Assemblée de patriotes c’est-à-dire des militants comme moi. La presse et les rumeurs nous ont habitués à des formules à l’emporte-pièce qui ne recouvrent pas toujours la réalité… J’estime que le frère Ben Bella a commis une faute en parlant d’opposition, après avoir été chargé par l’Assemblée de former le gouvernement. L’opposition, si opposition il doit y avoir dans l’avenir ne peut se faire que sur la base d’idées, de conception, de méthodes et non pas sur l’approbation de tel ou tel chef…» Jeune Afrique 1er octobre 1962.

Sur le pluralisme politique, s’il avait effectivement critiqué du bout des lèvres l’interdiction du Parti communiste algérien (PCA), cela ne signifiait nullement qu’il était favorable à la pluralité des partis. Son appartenance au FLN et à une Assemblée monocolore montre qu’il ne remettait pas explicitement en cause le système du parti unique. D’ailleurs, lorsqu’il est invité à commenter la création du Parti de la révolution socialiste (PRS) de son «ami» Boudiaf, il botte en touche. Une fois de plus, il s’en remet au rôle d’une Assemblée. « Je me contente de constater les faits sans vouloir émettre un jugement de valeur. Tant que la cohésion, tant que l’unité n’est pas refaite, tous les développements sont possibles. La tâche de l’Assemblée est précisément de permettre le rétablissement de l’unité qui passe par la liberté d’expression au sein de cette Assemblée. » Jeune Afrique 1-10-1962. Il attribue à cette dernière des pouvoirs et des vertus qu’elle n’avait pas la dotant même d’une baquette magique qu’il suffisait de brandir pour résoudre tous les maux de la nouvelle Algérie. Ainsi, à la question si la reconversion de l’armée dépend de l’exécutif ou de l’Assemblée, il est difficile de connaître ce que pense le futur chef du FFS sur ce sujet pourtant capital. « Le rôle de l’Assemblée dans ce domaine aussi est de dépassionner et de désloganiser. » Jeune Afrique 1er octobre 1962. Le 7 décembre, au cours du débat de politique générale, il propose à nouveau d’élargir le « Bureau politique avant la réunion du congrès national du FLN ». Le Monde 9 et 10-12-1962. Son beau-frère, Khider estime au contraire que cet élargissement «dépendrait précisément du congrès national, dont il laissait prévoir la réunion fin janvier ». (A suivre)

Ramdane Redjala (*)

(*) Docteur ès Lettres, spécialiste de l’histoire de l’Algérie comptemporaine et auteur de L’opposition en Algérie depuis 1962, éditions Rahma

Renvois

[1] Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA) voit le jour en mars 1954 grâce à la détermination de deux hommes : Mustapha Ben Boulaïd et Mohammed Boudiaf. Son but : dépasser les luttes de clans que se livraient les partisans du zaïm Messali Hadj et ceux du comité central qui menaçaient l’unité du parti. Devenu Comité révolutionnaire en juillet 1954, il organisa le mouvement insurrectionnel du 1er novembre sous deux sigles encore inconnus, le Front de libération national (FLN) et l’Armée de libération nationale (ALN).

[2] Voir Ali Haroun : L’été de la discorde

[3] 1 Elaboré par Mohammed-Seddik Benyahia, Mohammed Harbi, Mostefa Lacheraf, Redha Malek et Abdelmalek Temmam avec semble-t-il la participation de Ben Bella.

[4] De son vrai nom Belhadj Mokrane selon Hubert Michel (Annuaires de l’AFN, 1972) et Akli Mokrane d’après El Moudjahid du 7-11-1991, il succède au colonel Amirouche à la tête de la Wilaya III (Kabylie). Surnommé affectueusement le « vieux » par ses hommes, il sut faire face au rouleau compresseur de la 10e division parachutiste. A l’indépendance, il soutient le GPRA et le groupe de Tizi Ouzou. Membre fondateur de l’UDRS puis du FFS, il se sépara de Hocine Aït Ahmed au terme d’un mois de cohabitation. Député de 1962-1965, membre du Conseil de la Révolution après le coup d’état du 19 juin, il prend ses distances avec la politique. Soigné à l’hôpital militaire du Val de Grâce dans le 5e arrondissement de Paris, il décède le 2 décembre 1972.

Lire la 1re partie: Hocine Aït Ahmed : un nationaliste au destin contrarié (I)

Lire la 3e partie: Aït Ahmed : du palais Zighout Youcef au maquis de Kabylie (III)

29 commentaires

  1. La saga des aventuriers rescapés aprés les assassinats successifs des artisans de la révolution, de ceux qui pronaient un état républicain, démocratique et social, sur l'unique choix du peuple algérien.En résumé , ils étaient fous d'avoir le pouvoir , tous ces mercenaires
    d'Oujda, la preuve est évidente en ce jour: Lentement (par la faute de la rente pétroliére) mais surement , l'algérie à défaut de se refondre en état Fédéral à travers une constituante, ce pays éclatera en plusieurs morceaux, qui, eux seront morcellés en agglomérats tribaux.
    Le reste de l'histoire c'est connu, c'est la france qui a vaincu finalement, en 1830 elle a chassé les janissaires turcs pour les remplacés par un nouveau genre de "Janissaires" paysans incultes et d'une masse d'infiltrés marocains dont le Marrakchi Ben bella était le visage de proue, et l'actuel Bouteflika demeure l'ultime verrou en voie de s'éteindre piteusement et l'algérie trahie avec lui, point final.
    Quand aux Ben tobbal, Boussof, des gens de l'EST et par pudeur (assassiné et mort)Krim Belkacem:Ils seront aux yeux de l'éternel les assassins de Abane Ramdane, sans omettre les autres héros que ce MALG du diable trahissait et livrait toute honte bue à l'armée Francaise, parmi eux les colonels Amirouche, Al Haoues, Lotfi, Bouguerra et quelques autres centaines pour décapiter la révolution algérienne à l'intérieur.
    Voilà tres succint en résumé, c'est l'extrait pur de la trahison de l'algérie par ces voyous se targuant encore de patriotes et moudjahids (regarder le chiffre effarant de faux moudjahidinnes pensionnés plus de 600 000), ce pays n'a pas achevé sa révolution, la prochaine sera l'apocalypse régional.
    Ah ces trahisons seront ils dans nos genes depuis Massinissa, non,
    ces trahisons sont le fait historique d'un voisinnage malsain et de "Batards" d'origine X, promus patrons de l'Algérie.
    Laissez Ait Ahmed tranquille, je ne le connais pas, mais je crois qu'il est un "Ange" à coté des autres.

  2. Ce maudit été 1962 est la source de tous nos malheurs et pour même les générations futurs, si j'exagère pas dans les 50 prochaines années si l'Algérie existera encore….? les petits enfants de nos enfants vivront les conséquences de cette malédiction de l'été 62.

    Ce que j'arrive pas a comprendre comment se fait-il les nationalistes qui ont résisté bec et ongles à l'armada de l'armée française pendant 7 longues années et à la fin ont ravalé leur honneur à des simples exilés et ils ont livré l'Algérie les mains liés comme un mouton de l'Aïd à l'abattoir au Clan d'Oujda à sa tête le colonel Boumédiene et Ben Bella, j'ai l'impression ils étaient tous dans le complot. bizarre quant même??

    Concernant la réunion du bureau politique (Conseil national de la révolution algérienne ou CNRA) à Tripoli (la pomme de la discorde), pour rappel la première réunion du CNRA elle s'est déroula 6 ans plutôt, le 20 aout 1956 en Kabylie coeur de l'Algérie combattante et en plein guerre où l'armée française immobilisa une armada militaire dans toute la région, cette réunion connue sous le nom du Congrès de la Soumma,pour discuter des affaires politiques, la conduite de la guerre et les bases du futur État Algérien, les congressistes étaient tous présents Abane Ramdane, Krim Belkacem, Laarbi Ben M'hidi, commandant Azzedine ,Amar Oumrane, sous la haute surveillance des hommes du colonel Amirouche, le congrès a parfaitement réussi qui s'est déroulé sans aucun incident. Alors comme tous les algériens, je me pose cette question qui reste encore à ce jours sans réponses : comment se fait-il que les nouveaux dirigeants du Conseil national de la révolution algérienne ou CNRA ce sont mis tous d'accord de se réunir comme APATRIDES à Tripoli en Libye?pour discuter et se mettre d'accord sur les grandes lignes du futur État Algérien, alors qu'ils auraient pu le faire en Algérie puisque le pays est indépendant sans menace réelle de l'armée française dans un climat plus favorable qu'en 1956 où le Congrès de la Soummam s'est réuni en Kabylie. Alors pourquoi la Libye et pas Alger, Oran, Tlemcen, Annaba, Tammenrasset ou sidhavensser??

    Comme l'a dit Ferhat Abbas : « Semant des cadavres sur sa route, Boumedienne faisait la conquête de l'Algérie. » Et il ajouta « C'était la seule guerre qu'il fit. ». Il ont livré l'Algérie à ce clan d'Oujda et nous payerons encore les frais de ce maudit été 62 (À 77 ans enfant du clan, malade, amnésique, paralysé est encore au pouvoir et il lâchera pas)

  3. 70 ans de combat politico-politicienne, pour un résultat "ZERO" sur toute la ligne, aucun programme, aucun projet, aucun résultat économique, social, politique même les marabouts sectaire du ffs ont hérité de leur zaim, .

    A part, l'administration sectaire en Kabylie, tous des marabouts, à l'université, dans les banques, dans les écoles, dans les hôpitaux, … avec tous mes respects aux familles en dehors du politique, le reste rien aucun projet pour la Kabylie, une fois j'ai lu une interview de votre Zaim, qui m'a vraiment déçu et pourtant j'étais un fervent défenseur, en disant

    "Il faut éviter le dialogue KAYLO-KABYLE" , ATHAKHNA, un pataquès politique des plus destructeur en politique!

    Le reste n'est que des petits bourgeois que l'histoire à trouver sur la route, à l'instar de ben bella un âne bâté, Kafi Bouteflika, et toute la Smala des tayabetes el hammam, des moins que rien qui gère un pays comme la NUMIDIE, le CHAOUI MASSINISSA se retournera dan sa tombe, lui à 90 ans, a monté sur son cheval pour attaquer CARTHAGUE.

    Ait Ahmed et ses petits copains qui ont assuré les soirées de la danse du ventre, Ya Bach Mouhandess et Bahabek en Egypte nous reviennent en héros, Na Dine El Politik Laqwada!

    je suis énervé, désolé.

    RMII,

  4. Apres avoir lu et relu les peripeties de l'Algérie d'avant et apres l'indépendance, ma conclusion est la suivante:

    Parmi tous les acteurs historiques qui ont survecu à la guerre, la seul personnalité integre qui est restée fidele à ses principes jusqu'à sa mort est bien BOUDIAF.

    Ait-Ahmed apparait comme un jaloux, megalomane, opportuniste. Un clone de Boutef en quelque sorte d'ou leur longévité due à leur habilité à manoeuvrer dans les coulisses.

  5. Le problème de si hocine est un homme qui a Toujours peur il avait pas le courage comme les Autres, il n est pas tranché dans ces décisions c est pour cela qui est vivant jus qu'à maintenant. Il est loin d être un abane ou un Ben m ´hidi qui croie a leur combat par contre si hocine est un véritable enfant de caïd qui aime bien une petite vie de petit bourgeois. Actuallement il fleuret avec bouteflika et son clan même le porc de saidani est devenu un ami du Ffs. Lire. Le livre de mohand arav bessaoud. Tu pourras avoir une vision sur ait Ahmed. Ffs espoir et trahison

  6. "… comment se fait-il les nationalistes qui ont résisté bec et ongles à l'armada de l'armée française pendant 7 longues années et à la fin ont ravalé leur honneur à des simples exilés et ils ont livré l'Algérie les mains liés comme un mouton de l'Aïd à l'abattoir au Clan d'Oujda à sa tête le colonel Boumédiene et Ben Bella, j'ai l'impression ils étaient tous dans le complot. bizarre quant même?? "

    Question pertinante – L'aveu de la bounta a tout de meme une partie de verite', quand il disait "les algeriens n'ont pas arrache' l'independance, etc." – A un certain degre', oui – ce n'est pas tout le monde qui a pris les armes, ou faut-il dire COMBATTU – Car le vrai combat, n'etait pas dans les attentats pour voler les banques, mais dans la torture que subissaient l'algerien lambda de l'epoque, bien de resister au dictat francais, de preserver sa dignite', de combattre la peur aussi barbouses francaise que celles du fln – c.a.d. qui faisaient de la resistance, et qui se privaient pour fournir ce qu'ils n'avaitent pas auc combattant, dans leur propres champs.

    Quand a cellles qui jouaient politique, c'etait pour eux, deja comme ce l'est maintenant – du discours vide, a l'example du "pardon" meme pas la reconnaissance et ce qui va avec. Comme par hasard, celle-ci, c'etait touttes celles-la qui etaient branche' a l'etranger, et donc etaient au courant, que la soutraitance de la gestion du betail, et du sous-sol etait un choix colonial.

    La guerre ou resistance pour celles-la, c'etait le positionnement ! Celles d'entre elles qui etaient en france, il devient de plus en plus clair pour moi, qu'elles etaient en formation, quelque part… Elles l'avouent entre autre, comme le rapporte Prof Rejala – Ils avaient tous des commentaires dans ce sens-la vis-a-vis de ceux qui etaient aux champs de batail – et par champs de batail, il n'y a vraiment pas lieu de considerer toute la dite algerie, mais quelques regions chaudes !!! Cette ide'e que "les combattants n'etaient pas prets ou forme'es", a plus de sens qu'il en semble !!!

  7. Ait Ahmed dit la Gaffe est une fraude de A jusqu'a Z ! Liser le livre de Bessasoud Md Arav "Heureux les martyrs qui n'on rien vus" et vous apprendrez plus de chose sur ce marabout.

  8. L'un des rares hommes kabyles (vivants) d'envergure, pouvant incarner une nation entière et non la basse ou la haute kabylie dans lesquelles ont été confiné(e)s les tentatives de relève incarnées par les Sadi, Ferhat …

    Il s'en trouve aujourd'hui des ignorants trilingues pour dresser un parallèle, que dis-je? une comparaison entre Le Maître et quelques uns de ses élèves, et l'on cherche encore à comprendre ou à expliquer le déclin algérien en général et kabyle en particulier. Il suffit de "déchiffrer" certains commentaires mal orthographiés de bacheliers (kabyles) issus du "fawdha mental" (enseignement fondamental) pour se rendre compte de l'étendue des ravages.

    Ne pas rendre un smic d'hommage à ce personnage emblématique ou taire (par respect) ses pulsions auto-mutilatrices relève de cette tendance toute kabyle au suicide collectif.

    L'homme, lui, avait dit, en son temps, à un certain Nezzar ou cet autre Kafi ou encore ce Belkhir " …qui êtes-vous pour me proposer de diriger l'Algérie? D'où sortez-vous? Quelle est votre légitimité? …"
    Des cerveaux de moineaux viennent aujourd'hui, à l'occasion de commentaires pensés en arabe littéraires et transcrits en un français approximatif, viennent donc nous casser le pieds avec des " Ta3bir Horr " croyant bêtement que la quantité pourrait remplacer ou dispenser de la qualité. C'est ce que l'on pourrait appeler LA MEUTE; celle des aboyeurs convulsifs.

    A la niche les ploucs !

  9. Ton analyse est très intelligente ,elle rèsume tres bien la situation prèsente et la situation telle quelle était lors du dérapage de 1957 à l origine de nos malheurs avec le régime en place depuis 1962.

    La derniere phrase aussi est une bonne conclusion parce qu' en 52 ans jamais un algérien n a refusé un poste à haut niveau de responsabilté.
    AIT AHMED lui, a refusé le poste de Président de la Republique .N' oublions pas ça. Ceci prouve qu 'il est honnete .

  10. ils se sont réunis à Tripoli parcequ ils étaient plus en sécurité sous la protection de nasser et guedaffi ,n oublie pas que tout cela a éré programmé au caire par les moukahbarates .En algerie i ly avait encore L'ALN la vraie celle qui a combattu la plus grande arméée d'europe la troupe de boumdedienen n etait pas rentrée au pays pour les proteger. je spere t avoir eclairci , azul

  11. Un livre d'histoire se fait avec des temoignages,Je veux bien croire a ce qu on écrit sur Ait ahmed en bien ou en mal mais avec preuvesà l appui. Il ne suffit pas de bien magner le verbe et d'avoir accès à des archives pour faire des découpages , on découpe ce que l on veut on en fait un livre.

    Nul ne peut se vanter de connaitre les hommes avant de connaitre soit même.

    je me garderais bien d ecrire un livre sur un homme que je n ai pas fréquenté ou ur un pays ou je nai vecu que quelques mois depuis 1952 a ce jour et encore moins d écrire un livre sur la revolution algerienne que je n ai vu

  12. Nul ne peut se vanter de connaitre les Hommes , s 'il ne connait pas soit même.

    Ca ne suffit pas de lire des bouquins , faire des découpages les recoudre et en faire un tire

    boulettes pour blesser quelqu' un qu o'n aime pas ou glorifier quelqu 'un qu'on admire.

    L'histoire c'est comme la foie, sa ne s'écrit pas sur papier la premiere ;ça se vit,la deuxieme

    tu l'as ou tu l 'as pas..

  13. @baudelaire
    G toujours estimé et jugé fructueuse, instructive et bien ecrite ton intervention et sur tout les sujets jusqu' la mais sur sur cette analyse de monsieur redjala , je te conseil de fouiner un peu plus dans l'histoire plutot que de zaimizer un peu plus un soit disant zaim qui en realité n'avait,n'a et n'aura rien de zaim . Il se trouveque dans les fin fonds de cette kabylie il ya encore de vieilles ames vivantes qui s'en souviennent tout comme l'auteur de cette biographie sinistre

  14. Ait ahmed a fait des erreurs certes .Nul n est parfait. Il n y a que ceux qui ne foutent rien qui ne font pas d erreur.je ne defend personne .

  15. Lancer des maquisards fatigués mal armés dans une guerre contre des assoifés du pouvoir comme Benbella et Boumedienne etait une aventure aux consequences imprevisibles et une grosse erreur tactique.Cependant ce n etait pas intentionnelle,car Ben bella, fort de l apppui de Boumedienne et Nasser etait gonflé et arogant . Il a touché à la dignité des kabyles en 1962.Ce qui provoqué une reaction incontrolée de tous et la suite on la connait..
    Il fallait faire comme le dit un proverbe kabyle :
    "La main de l ennemi si tu ne peux pas la mordre, baise la "

  16. Boudiaf aussi a fait une erreur tactique en attanquant d'emblée et de face ces crododiles . Va t on dire du mal de lui aussi ? Ce qui compte c'est les intentions honnetes..Les résultats ne sont pas garantis ils dépendent de beaucoup de facteurs.D'ailleurs on a tous échoué contre ces monstres d'oudja ils nous baissent le froc .Ils changent la constitution d un coup de plume,ils nomment et débarquent qui ils veulent aux postes sensibles,Ils obtiennent tous les mandats qui les interessent,ils controlent toutes les mannes economiques,
    en brel:

    klaouna !!!!!

  17. Oui oui mr Charles . Il a dis a nez amar mais il a dis oui oui a ces terroristes islamistes, voir le contrat ait Ahmed c est qui a légitimé le crime en algerie on semer le doute qui tue qui mais pire que cela c est lui qui a traité les patriotes de goulus je ne sais pas si tu habite A Lausanne ou. Paris comme lui vous avez. Toute la sécurité par contre moi j ai pris des armes pour défendre ma dignite contre ces criminels islamistes je voudrai pas que fille va devenir un objet sexuele pour ces fanatiques qui l ont eux dans leur livre sacre comme ton zizi hocine ou même tu pourras exporte un de tes membres de ta famille pour zaoudj moût ail pour tes amis i barbus et zizi hocine va te donner sa béni diction.

  18. Hello Mr Charles!
    Aït Ahmed est le dernier des Mohicans politiques Kabyles, parmi ceux qui ont participé à la libération du pays. Un Homme Respectable dont il est impératif de saluer le combat si on veut faire avancer le schmilblick politique chez nous. Malheureusement, comme le stipule Lounis "Akvaïli adivane, athinagh wa'kvaïli". C'est notre triste sort!
    En tous cas, merci pour les "qaadat à Takerbouzth" que j'ai regardé et apprécié énormément. Beaucoup de talent mon frère! Bravo et merci pour le partage!

  19. Hormis tout le respect qu'on lui doit pour son passé révolutionnaire , il demeure toujours Monsieur Zigzag par ses approches politiques un peu biscornues et ses visions complétement à côté de la plaque.Il aurait pu avoir le courage de dire comme l'avait fait Ali Haroun : " La révolution du peuple Algérien n'était pas une guerre sainte , elle était avant tout une guerre de libération anti-coloniale pour la conquête de sa liberté et de sa dignité. Pour cela , elle était portée aussi bien par les musulmans d'Algérie que par les communistes , les athées , les chrétiens , les juifs d'Algérie et de beaucoup d'autres pays .

  20. Les disciples de boutef médiatisent son slogan:" taybat el hamam" Nous n 'avons pas été elevés dans l 'un hammam .au maroc .Quand on est vide et qu' on a rien à dire ,on se tait.

  21. Quand même,il ne faut pas tout confondre jusqu au point d'assimiler Ait ahmed à un ami des criminels du GIA issu du FIS uniquement parce qu il a participé à la réunion de saint Edigio:.Il ny a pas que lui qui était présent là bas :Il y avait aussi Mehri,Ali yahia. Louisa Hanoune Ben bella etc A ce moment il sagissait d étendre un incendie énorme qui allait devaster l Algerie..
    Il faut séparer le bon grain de l' ivraie.Parlons un peu de ce qu il y a de bien dans les gens,mettons de coté nos raucunes personnelles. azul

  22. @Kamel Benzine
    Cher frère,tout ce que tu dis est vrai,mais n'enfonce pas trop le clou,il est vieux à présent,laissons-le finir ses vieux jours en paix.Mais son parti aprés le "qui-tue-qui" et son soutien aux intégristes,continue à semer la zizanie dans les rangs des démocrates et de l'Algérie qui avance.

  23. Eh bien ,voila ou nous en sommes arrivés ! …On ouvre ses colonnes à un illustre inconnu (jeune probablement) qui se permet de juger ,de dire du mal d'un grand homme estimé de tous les algériens.
    Le Matin dz sait très bien que Ait Ahmed est une figure très aimée du peuple algérien.
    La dawla al amikka (l'Etat historique) ne l'aime pas ,biensur.

  24. Vous avez vu, il y en a six en tout (des vidéos) et d'autres bien sûr. Alors comme ça vous avez apprécié l'interprétation "à peupresque" de votre serviteur? Tant mieux! Cela nous change, de temps à autre, du verbiage ambiant de plus en plus répandu ici.

    Consacrer cinq ou six volets ou parties pour baver sur un "piètre" personnage historique et politique, il y a comme un hic. Monsieur Redjala ferait mieux de se demander pourquoi le Matin Dz lui a ouvert ses colonnes grandes ouvertes.

    Quoi qu'il en soit, ainsi sont les hommes, ainsi sont les kabyles; on ne se refait pas!
    La caravane passe ….

  25. Ca ne vole vraiment pas haut cher ami. D'une part, chez moi, nous ne disons pas du tout "zizi" mais "dhadda". D'autre part, les barbus fanatiques que vous avez à priori combattus armes au poing, ces barbus auraient dû être combattus par ceux-là même qui les ont créés; nos amis du FLN new look flanqués des Nezzar and co.

    Sinon, essayez de vous abstenir de parler de choses assez sensibles comme les rapts de jeunes filles par ces barbus et des sévices qu'elles doivent subir. Séth'hik chwitt !!

    Vous savez, moi aussi, je pourrais me laisser pousser une terrible barbe et me présenter comme appartenant à un groupe islamiste etc. Djamel Zitouni et Antar Zouabri ne savaient même pas prier convenablement….pourtant!

    Théw3âr l'poulitique à yamdhakoul ! Nezzar et Zeroual doivent rire sous cape!

  26. Bonne réponse . Chez moi "Zizi" désigne le grand-père et Dhadda ,le grand frère.
    …Mais je crois aussi que les islamistes ,les vrais j'entends, ne sont pas moins coupables .
    La violence islamiste était une réalité .

  27. Pourquoi chercher à comparer l'incomparable, dans chaque grand homme il y a toute les qualités humaine et les pires exactions. DEGAULE est à la fois un génie un tortionnaire, un humaniste, un assassin et pourtant il est considéré par les Français comme le plus important chef d'état de notre époque. ce ne sont pas des dieux ils sont des hommes avec leurs forces et leurs faiblesses qui son accentués par leur histoire peu commune dans des moments perturbés et exceptionnels. Je crois savoir par exemple que BOUDIAF qui passe pour le plus grand et le plus important leader de la révolution Algérienne de 1954 fut celui qui sans l'accord des autres leaders dont Mustapha BENBOULAID qui lui était très proche signa in accord décisif dans le rôle ambigu de NASSER et sa SM ont noyauté le FLN avec BEN BELLA et pris des mesures restrictives allant jusqu'à l'assassinat d'Algériens Nationalistes qui ne correspondait pas à ses attentes et créa des dissidences au sein des patriotes afin de les diviser pour mieux les asservir;

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