Il était, de toutes les créatures de ce système finissant, celui dont on pouvait supposer qu’il avait le moins de raisons de nous mentir.
Par Mohamed Benchicou
Ahmed Ouyahia avait accumulé un peu de ce crédit qui retombe naturellement sur les personnages esseulés et l’image de l’homme suffisant et bourru laissait progressivement place à celle, inattendue, du brave persécuté. Il suffisait à l’ancien Premier ministre de laisser faire le temps. Le temps et les événements. Mais Ouyahia ne s’appartient pas ; c’est un fils de la Famille, la Famiglia. Un fils un peu maudit, un peu volage, mais un fils quand même. À la différence de l’autre fils de la Famille, Mouloud Hamrouche, qui avait choisi le silence tactique, Ouyahia, lui, n’avait rien choisi : il était réduit au silence ! Ouyahia était banni. Chez eux, on dit qu’il est «déposé». Il ne pouvait plus compter sur aucun membre de la Cosa Nostra.
L’homme qui vient de parler à Ennahar TV s’est exprimé au nom de la Famille qui venait de lui pardonner. Menacée par toutes sortes de vents contraires, elle a sonné le rappel de sa progéniture, toute sa progéniture, la rebelle comme la fidèle. La Famiglia, tous clans confondus, tente de se recomposer pour les besoins de la survie, autour du quatrième mandat. Ouyahia est absout de son péché d’irrévérence, par nécessité. Mieux vaut l’avoir avec soi, en ces temps troubles, que de le savoir en train de badiner dans quelque verger de la sédition. Son bannissement est levé. Il y avait été condamné le jour où il oublia que la Famiglia avait ses lois et ses obligations : il n’y a pas de destin individuel en dehors d’elle.
Ouyahia eut son moment d’égarement. Il avait pris trop tôt, trop vite, position contre le pouvoir à vie de Bouteflika. Il avait fait dire par cet impulsif de Chihab Seddik, numéro deux du RND, qu’il serait «prématuré de parler d’un quatrième mandat présidentiel», estimant, l’insolent, que «le président de la République ne manquera pas de prendre sérieusement en considération la situation régionale et la volonté du peuple d’instaurer une alternance politique.» Alternance politique ? Le mot avait valeur d’insulte. La famille est une société secrète, pas un simple gang. Et vouloir prendre la place du parrain est une irrévérence impardonnable pour un vicaire qui n’aura pas su se contenter de son rang. Il avait oublié que tout appartient à la Famille : le RND, le poste de Premier ministre, les carrières, les mandats, les limousines, le palais du gouvernement, bref, le pouvoir !
L’ordre de le bannir est venu du parrain. Et qui s’en cachait d’ailleurs ? Pas le docteur Guidoum, en tout cas, qui s’en était allé rencontrer le président Bouteflika quelques minutes après l’annonce par Ouyahia de sa démission. Pas la brave Nouria Hafsi non plus, accessoirement membre du bureau politique du RND et secrétaire générale de l’Union nationale des femmes algériennes, transformée en torpille lancée à la face de l’ambitieux fils. La meneuse de la «rébellion» s’était laissée trahir par cette imploration publique devant les journalistes : «M. Bouteflika, protégez-nous de ce monstre haï par le peuple algérien. Si un jour il devient président, il mettra le pays à feu et à sang.»
L’homme qui vient de parler à Ennahar TV est donc un rescapé. Dans la Famille, on exécute généralement les ambitieux qui échouent dans leurs ambitions. Ouyahia le sait depuis toujours. Mais le docteur Guidoum, promu exécuteur de la basse œuvre pour le compte du parrain, avait laissé entendre que Ahmed Ouyahia pouvait rester militant du RND. C’était déjà ça. Il n’était pas tout à fait liquidé ; il lui restait une chance de survie politique, mais elle était entre les mains de la famille. Ouyahia avait alors compris qu’il ne lui restait qu’une seule attitude : le silence. L’exil intérieur. Comme Benflis. Patienter. Espérer. Et l’heure est venue de mentir pour la Famiglia. « Nun sacciu, nun vidi, nun ceru; e si ceru, dormivu » (Je ne sais rien, je n’ai rien vu, je n’étais même pas là – et si j’y étais, je dormais). Ouyahia a dit, sur Ennahar, les mots qu’attendait la Famille. Les mensonges de circonstances. En tête, le plus gros : «Retenez bien que les généraux n’ont jamais fabriqué les présidents en Algérie.» Voilà une bien maladroite façon d’affirmer, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, que le candidat Bouteflika jouit du soutien de tout le système. En quelle qualité parle-t-il donc ? De quelle autorité peut donc se prévaloir Ahmed Ouyahia pour être si péremptoire concernant un fait qui implique avant tout la hiérarchie militaire ?
Comment le croire lui, simple intendant du régime, et pas les principaux intéressés qui ont fini par avouer le contraire ? Depuis l’année 2002 et la fameuse déclaration faite au soir d’Algérie par la «source autorisée du ministère de la Défense nationale» dont on a su, depuis, qu’il s’agissait du général Mohamed Lamari, on sait que les chefs de l’armée ont choisi Bouteflika comme «le candidat le moins mauvais».
Quelques mois plus tard, c’était au tour du général Nezzar qui sait de quoi il parle pour avoir été chef d’état-major et ministre de la Défense nationale puis membre du Haut comité de l’État, d’admettre publiquement la responsabilité de l’armée dans la désignation de Bouteflika. Le général major écrit : « Nous connaissions les pages pas très nettes de son passé, mais nous n’avions pas le choix et nous restions attentifs. (…) L’Algérie avait besoin d’un diplomate habile, familier des grands de ce monde et des hémicycles internationaux afin de dynamiser la diplomatie en butte à l’hostilité et à la désinformation » (Bouteflika, un homme un bilan – édition APIC – 2003). Mais alors, pourquoi Ouyahia est-il chargé de formuler, à son tour, ce mensonge que l’on a déjà entendu dans d’autres bouches vertueuses : Médiène n’est pas contre le quatrième mandat. Ne serait-ce pas que, derrière cette grosse falsification gît une vérité qu’on veut absolument cacher : l’armée et le DRS, sous la pression des puissances occidentales, alliées conjoncturellement à Bouteflika, ont plié genoux, comme en 2004, comme en 2009 ? Et que, à tout prendre, mieux vaut s’afficher comme soutien au quatrième mandat que comme adversaire forcé à l’allégeance ?
Une question qui mérite que l’on y revienne dans notre prochaine chronique.
M. B.
Lire la suite : Pourquoi Ouyahia nous ment (2)




Vous avez raison Mr Benchicou !
L'Orchestre avec à sa tête le Chef d'orchestre a été sommé de jouer la partition, sinon il aurait été lâché dans l'arène comme le furent ceux d'Egypte. C'est pour cela que le Chef d'orchestre a battu le rappel de tous les anciens membres même s'ils ont été déposés par le passé; ils doivent tous participer à la curée s'ils ne veulent pas finir comme la bête !
Mr HMIMED est dans son élément naturel, il est en super forme quand il ment, quand il sert les intérêts de la mafia auquel il appartient, ces gens-là sont des criminels, des voleurs, des voyous, ils devront se soumettre sinon c’est la Haye qui va s’en charger d’eux, les occidentaux bloqueront les comptes que notre mafia à remplie par notre argent, ils seront traduit devant les juges pour les centaines de millier d’algérien qu’ils ont massacré, ils sont devant le mur, soit ils sert les intérêts de l’occident en matant leur peuple soit c’est la Haye, avez-vous entendu une fois l’oncle SAM menacé les dirigeants Iraniens de bloquer leurs avoirs et restriction de visa, niet, parce qu’ils n’ont pas de comptes chez eux, ils ne peuvent rien faire contre eux, avez-vous entendu l’occident menacé Poutine de bloqué ses avoirs et restriction de visas niet, parce que ces gens-là sont de vrai patriotes, ils défendent les intérêts de leurs patries, ils ne volent pas leurs citoyens pour remplir des compte ailleurs, quant à nous, nos dirigeants sont des harkis, des traitres à l’image de HMIMED, le patron d’une grosse entreprise de transport, l’homme qui à racheter à un dinar symbolique l’imposant immeuble de l’ancienne ambassade de Yougoslavie a Alger, l’homme qui a initié la loi de la généralisation de l’utilisation de la langue arabe en Algérie quand ses rejetons sont à Londres à étudiés Shakespeare, il faut avoir les couilles en acier pour défendre les intérêts de sa patrie, ses gens-là sont des traitres.
Pourquoi , parler du seul Ouyahia, le Président du Conseil Constitutionnel, ment , le Médecin, qui a délivré le certificat médical de bonne santé a Bouteflika, ment, le 1ér ministre ment, le président de l' A P N,ment, Saidani, ment, et la liste n'est pas terminée. Bouteflika, a fait du mensonge et de la corruption, une institutuion. Tous les politiques mentent, alors, personne n'est surpris et personne ne croit vraiment a la crédibilité de ce systéme, sauf, ceux qui sont aveuglé , par l'argent roi.
Ouyahia , l'homme le préposé aux sales besognes est de retour , rien n'est laissé au hasard par le système qui compte bien réussir son prochain hold-up électoral. Les repositionements de ses hommes de main ne trompent plus personne : il faut foncer droit sur tous les obstacles , anéantir toute résistance au 4ieme mandat, réprimer , mater , embastiller , donner l'assaut sur les médias insoumis , interdire les rassemblements , c'est le couvre-feu de campagne pour faire sortir gagnant le candidat-dictateur adoubé. Le "macoutisme" est en marche dans notre pays , comment aujourdhui les populations opprimées du pays vont-elles réagir ? That is the question.
Bonsoir Monsieur Benchicou ,
N'êtes-vous pas en train de vous compremettre
en fréquentant la même auberge espagnole que
le brosseur en chef Ghani Gideoui et l'inénarrable
Hafid Derradji ?..
Pourquoi Ouyahia nous ment? Tout simplement que les "figures" qu'il nous donnent sont en 3D ou en "relief".
Entre requins, il faudrait savoir nager entre les récifs.
En toutes états de cause et dans la conjoncture actuel, les gladiateurs dans une arene d'impuissants badauds, le patriotisme se dispute la part du roi face au nationalisme intriguant ET rampant..
Nous sommes ,vous, Mr BENCHICOU , moi et tous les autres ,nous sommes tous les enfants du SYSTEME …. et le Système lui , est de Paris ou de Londres .
Oui tous ,à l"exception d'AIT AHMED peut etre!!
Avec le rappel des tontons-macoutes et leurs milices paramilitaires de Baltaguis , il faut s'attendre à une répression féroce alliant les coups de crosse aux coup de pieds comme sous le régime colonial . La corruption va aller crescendo jusqu'à se généraliser partout et aller frapper aux portes des pauvres citoyens abandonnés depuis des années à la misére et aux privations de toute sorte. Les méthodes Naégelen de triste mémoire vont etre redéployées pour expliquer aux indigénes que nous sommes le rôle positif et civilisateur du code de l'indigénat et du programme qu'ils ont concocté spécifiquement pour nous.
Ouyahia ou "l'ambulance politique de Bouteflika" ne tirez pas trop sur ce patriotardiste , Belkhadem le "ramasseur d'ordures" est en mission post élection pour débarquer au kracher Saidani, alors ne tirez pas ou plus sur des "Morts politiques", ennoblis par Fakhamatouhou en fossoyeurs du gouvernement actuel au lendemain du 18 avril 2014.
Menteur ouyahia, mais lui meme est un mensonge, ses relations avec Médiene un plus gros mensonge, et grand commis de l'état c'est le mensonge capital et véniel, de ce paysan de la frontiére Grand Kabylie et Petite Kabylie.
Finalement ce controleur du train gouvernemental par ses alées et "re" venues, aurait pu etre un controleur de la SNTF (societé nationale des transferts financiers et fonciers), seuleument et oui seuleument, bouteflika le tient par la "barbichette" car Ouyahia est un homme tres riche et bizarre on n'en parle pas, c'est aussi un homme trés corrompu, et là Bravo Bouteflika tu le tiens par le collet, comme d'ailleurs tous les autres qui hurlent au quatrieme mandat.
Finalement Bouteflika a une certaine noblesse de les rappeller quand il veut ces "Toutous" déguisés en grand commis de l'état, ah, Bouteflika je te reconnais une chose: Tu fais bien tomber des pantalons de ces messieurs et tu fais lever bien des rideaux, au fond ce n'est pas toi en personne qui dérange, mais ces "Orbiteurs" autour del Mouradia. Alors "al faham yafham"
Mais qui est donc le Capo di tutti i capi ??
Ouyahia nous dit que ce n est pas Medien ??
ca ne peut pas etre le Fantome le Capo di tutti i capi?