Les journalistes face à la « démocratie travestie »

Par Mohamed Benchicou

Intervention à la conférence de Casablanca « Quelle stratégie pour faire face aux attaques contre la presse en Afrique du Nord ?» organisée les 2 et 3 mai 2008 à l’occasion de la Journée de la liberté d’expression, par l’Association mondiale des journaux (AMJ), le Wgfena (Groupe de travail pour la liberté de la presse en Afrique du Nord) et le magazine Tel Quel.

Chers confrères,

Je commencerais par une question absurde : existe-t-il une liberté d’expression et une presse libre en Tunisie ?

La réponse aujourd’hui est évidemment « oui » !

La liberté d’expression est-elle harcelée en Algérie et au Maroc ?

La réponse aujourd’hui est évidemment « non ».

Non, puisque officiellement, il n’y a plus de journalistes emprisonnés au Maghreb même s’il y croupit encore quelques uns ; qu’il n’y a plus de journaux suspendus et que ces Etats du Maghreb sont devenus des « Etats démocratiques » répondant aux nouveaux standards factices de l’Occident.

Et inutile de me lancer laborieusement dans l’explication de la « démocratie travestie » et à essayer de vous en convaincre de l’existence : Nicolas Sarkozy s’en est chargé, avec brio, en Tunisie.

C’est donc vrai : nous faisons face à un nouvel adversaire redoutable : la « démocratie travestie ». Pour l’avoir ignorée, nous sommes en train de perdre la bataille de l’opinion publique. Pendant que nous éprouvons des difficultés à convaincre de la réalité de la persécution, les pouvoirs au Maghreb passent pour des champions de la liberté de la presse tout en parvenant à l’avorter là où elle n’est pas encore née (Tunisie), à la paralyser là où elle vient de naître (Maroc) et à la récupérer là où elle existait (Algérie)

Aussi, riposter aux attaques contre la presse aujourd’hui, c’est obligatoirement le faire à l’intérieur d’une riposte générale à « la démocratie travestie » parce qu’elle est, aujourd’hui, notre principal obstacle : elle met un écran de fumée entre nous et les opinions publiques ; elle nous rend « illisibles » ; elle nous isole ; elle a rendu les dictateurs respectables sans abolir les dictatures.

LA DEMOCRATIE TRAVESTIE

« La démocratie travestie » est élaborée par des ethnologues politiques occidentaux, régit aujourd’hui les rapports internationaux, et répond aux intérêts supérieurs de la diplomatie et des affaires. Son but de est de permettre des rapports d’affaires avec les dictatures sans fâcher les opinions publiques occidentales.

Rien de moins sot : on va adapter superficiellement les dictatures aux exigences de l’opinion publique afin d’en éviter les critiques et on les dotera de critères factices d’exhibition démocratique : c’est la création d’une réalité politique parallèle, de l’illusion du pluralisme, qu’ils offriront à admirer au monde, une “démocratie sans représentation.

Les pouvoirs du Maghreb vont remodeler, de façon plus globale, l’autoritarisme pour le mettre à l’heure de la démocratie. Ils vont porter les bijoux de la démocratie qu’on exhibe aux opinions occidentales et qui permettront au président Ben Ali de dire qu’il respecte les droits de l’homme et à Sarkozy de saluer l’avancée de la Tunisie de Zine El Abidine Ben Ali dans le chemin étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus. »

Premier critère : puisque dans ce monde, le pluralisme et les élections sont devenues la seule source de légitimité reconnue, alors on organisera des élections à satiété, mais elles n’assureront aucune alternance ! Elles ne feront que légitimer le pouvoir en place. L’important est que les médias en parlent…

Deuxième critère : puisque la violence, en tant qu’instrument de perpétuation du pouvoir, a fini par délégitimer les régimes, alors on va arrêter la répression .

Troisième critère : fabriquer les acteurs de la “démocratie sans représentation”. C’est l’époque des partis sans personnel, ni membres, ni siège… ; avec ses initiés bien rémunérés qui se font passer pour les opposants les plus bruyants au régime..C’est l’époque, aussi, d’une presse qui a toute l’apparence d’une presse libre mais qui n’en est pas une.

La gestion de la presse dans le système de « démocratie travestie » répond au besoin de l’illusion du pluralisme et de la réalité parallèle. – On entretient des rapports de courtoisie avec la presse. On ne la frappe plus, on la récupère. On passe de la phase de la répression dure à une autre phase : la répression molle et la manipulation dure. – On crée sur le plan formel une « presse libre » qui épouse les normes de la « démocratie travestie » : (presse libre = presse privée même sans indépendance = presse diversifiée, comme la presse tunisienne, ce qui autorise Ben Ali à se prévaloir de la liberté de la presse).

Chez nous en Algérie, cette phase commença en 2005.

Elle prenait le relais d’une première phase qui s’étala de 2001 (nouveau code pénal) à fin 2004 (emprisonnements et suspension du Matin), et qui fut celle de la répression frontale destinée à la liquidation ou la domestication de la presse par la force. M. Bouteflika, qui postule au Nobel de la paix, comprend que la condamnation nationale et internationale de mon incarcération a beaucoup nui à l’image du pouvoir algérien. Il va passer d’une phase de damnation de la presse à celle de son instrumentation. Obtenir par la manipulation des esprits ce qu’il obtenait jusque-là par la répression : la stérilisation du verbe certes, mais aussi sa récupération.

Alors, la seconde (2005-2007) fut celle de « la répression molle, manipulation dure » destinée à corrompre et récupérer la presse comme acteur principal de la comédie du pouvoir, chargé de la « représentation médiatique » d’une démocratie de façade.

Dès janvier 2005, il prend la décision : il ne frappera plus la presse, il va s’en servir. S’en servir pour rester au pouvoir. Soucieux de préserver ses positions dans un contexte où les pressions populaires venues “d’en bas” deviennent de plus en plus fortes, il découvrira tout l’intérêt qu’il y aurait à se servir des journaux algériens non seulement comme éléments de décor de sa démocratie de façade, mais aussi comme acteurs actifs ! Il va leur confier une tâche primordiale : assurer la représentation médiatique d’une réalité politique inexistante, celle-là même que le régime entend substituer à la représentation politique de valeurs, d’intérêts et d’idées, c’est-à-dire aux attributs fondamentaux de la vraie démocratie. Le phénomène n’est pas propre à l’Algérie : la peoplisation de la presse est devenu un procédé international. On préfère des journaux qui s’attardent sur Carla Bruni et le sexe des anges plutôt que sur les inégalités sociales.

Mes amis directeurs vont alors être invités à se soumettre à la grande manœuvre, celle qui consiste à téléguider des éléments institutionnels de la démocratie, comme les partis politiques, les élections et les médias, à la seule fin d’aider ceux qui sont au pouvoir à y rester. La démarche des hommes de Bouteflika est un cocktail détonant de postmodernisme français et de manipulation façon Sécurité militaire ou KGB. Ce qu’ils ont emprunté aux postmodernes, c’est leur intuition de “l’irréalité de la réalité”. Ce qu’ils ont emprunté à la riche tradition de la police secrète algérienne ou du KGB soviétique, c’est la capacité des technologies à rendre réel l’irréel.

Ainsi naquit l’arrangement tacite entre le pouvoir de M. Bouteflika et les dirigeants de journaux durant mon incarcération : le journalisme convivial en échange de l’amnistie et de la garantie de prospérer sans obstacles.

Cette seconde phase fut marquée par :

– Rapports de clémence : une grâce aux journalistes en juillet 2006 et arrêt du harcèlement

Un rapprochement entre la presse et le pouvoir : collaboration active dans le cadre des brainstormings entre les directeurs de journaux et le ministre de la communication Hachemi Djiar. (des séances de réflexions communes absolument inutiles mais dont l’insigne avantage est de donner au directeur du journal l’illusion d’avoir participé à la définition d’une politique de l’information en Algérie.)

Des directeurs de la presse libre organisent des colloques sous le haut patronage du président Bouteflika et se photographient en première page avec le premier ministre Belkhadem

On a même célébré le 3 mai , Journée internationale de la liberté de la presse,

par un match de football entre les directeurs de journaux et les membres du gouvernement !

Transformation de certains titres en porte-voix du régime avec nomination d’agents du pouvoir à la tête de certains journaux indépendants

Choix de ne pas fâcher le régime :

a) Disparition des grands sujets nationaux et de préoccupation populaire au profit des sujets people et des sujets de diversion

b) Collaboration à l’isolement de Mohamed Benchicou emprisonné mais aussi, parfois, de ses propres journalistes emprisonnés !

Aucune référence aux confrères emprisonnés

Aucune solidarité (Des journaux ont préféré remettre un prix à une journaliste européenne ex-otage en Irak plutôt qu’à des journalistes de leur pays toujours otage du clan au pouvoir)

Fin de la deuxième phase : l’échec

Ces deux étapes ont néanmoins fini par un échec du pouvoir : une presse libre existe toujours en Algérie.

Où lire, autrement, que des Algériens observent des grèves, manifestent, crient leur colère ? Où lire les épisodes d’un pouvoir corrompu, où suivre le combat syndical, où apprendre la saga du wali prévaricateur et de ces notables concussionnaires, si ce n’était dans ces pages de journaux indépendants ? Dans un pays où les grands médias sont entre les mains du pouvoir, où peut s’exprimer une société mécontente et interdite de télévision et de radio ?

Oui, en 2008, il existe toujours un îlot invincible qui nargue l’océan du mensonge et de la censure, cette presse indépendante qu’on a voulu acheter, effrayer, tuer et déshonorer.

Mais alors qui a sauvé la presse libre algérienne du déshonneur et du destin de troubadour du roi ? La société, la vraie, celle qu’on ne remarque pas, celle, majoritaire, qui n’entend pas renoncer à un droit arraché au prix du sang : le droit de savoir.

Car, par bonheur, la liberté de la presse et une belle montagne à deux versants : le droit d’écrire pour le journaliste, le droit d’être informé pour le citoyen. Que le premier décide d’abdiquer de son droit ne suffit pas pour perdre la montagne : il y aura toujours une communauté d’esprits déterminés pour la défendre sur l’autre versant, et généralement cette troupe têtue a toujours le dernier mot.

Rien n’est plus imbattable, en effet, qu’une société qui a veut savoir, et qui entreprend d’ouvrir les yeux sur les écuries gouvernementales.

« Une société n’est forte que lorsqu’elle met la vérité sous la grande lumière du soleil », a dit Emile Zola en pleine affaire Dreyfus.

Les journaux qui se sont prêtés à la représentation médiatique de la « démocratie travestie » ont été vidés de leur sens et se sont rendus compte de leur appauvrissement et de leur dépersonnalisation

Certains sont revenus à une voie professionnelle.

D’où la colère du pouvoir qui a repris le harcèlement en 2008 (Chawki Amari)

Alors je conclus ainsi :

1) Nous portons notre part de responsabilité dans le déclin

2) C’est aussi à nous de faire des choix : opter pour les lecteurs pas pour le pouvoir

3) Substituons les critères du pouvoir par un rapprochement avec la société La fabrication d’un journal, la lutte pour la liberté d’expression, dans nos pays du Maghreb, est un acte de construction démocratique. Le besoin de savoir est devenu vital, porté par de larges couches de la population. On ne reviendra plus jamais en arrière.

4) Dire et redire ce qu’est une presse factice, la désigner du doigt

La presse algérienne amorce une troisième phase vers la consécration de son indépendance et qui promet d’être pénible à l’approche des présidentielles.

Aussi, si on veut, comme le veut cette conférence, élaborer une stratégie pour faire face aux attaques contre la presse en Afrique du Nord, alors, à mon sens, il ne faut pas se tromper de diagnostic : il faut s’adapter à cette nouvelle doctrine, avec ses armes et ses subtilités. Car il s’agit d’une stratégie d’un type nouveau, qui ne se voit pas, ne se remarque pas et qui normalise LA NON LIBERTE, l’absence de liberté en la remplaçant par une norme factice mais acceptable de FAUSSE LIBERTE.

Mohamed Benchicou

Casablanca , le 3 mai 2008

21 commentaires

  1. La liberté d’expression est tout ce qui permet à l’homme d’avancer et de progresser dignement dans la vie, elle est comme le soc d’une charrue, il déchire la terre dans son sillon mais il la féconde en même temps .Elle éveille les consciences et crée le déclic qui aide à échapper au conformisme grégaire, au snobisme des valeurs et sortir de l’esprit moutonnier. Comme l’abolition de l’esclavagisme elle est l’une des plus belle conquête de l’humanité que malheureusement beaucoup de dictatures et de systèmes théocratiques et rétrogrades continuent d’étouffer et de réprimer.

  2. C’est plus qu’un déclin, c’est une demission. La presse algerienne n’a pas seulement relegue à l’arriere plan le devoir de verité, elle refuse tout simplement d’accomplir sa mission. Comment faire le diagnostic de la presse algerienne, alors que celle-ci n’existe même pas? Comment peut-on parler d’avancées et d’acquis réalisés par la presse, alors que sur 15 chefs de bureaux 3 seulement sont universitaires, le reste provient d’horizons obscurs sans la moindre relation avec le monde de la communication?

  3. La presse d’investigation est totalement absente.
    Les journaux d’opinions, il n’y a que ça.La manipulation a pris le pas sur l’information.Pas dupe, on s’informe mutuellement sur le net.Les gourous de l’info, une relique des siécles passés.

  4. Triste mais trés réel constat fait Mr BENCHICOU. Lorque l’on entend des réactions (avec sourires trés large aux lèvres de nos journalistes exerçant au sein de titres indépendants) par rapport au nouveau statut du journaliste DZ, il y a de quoi d’inquiéter et constater l’exactitude de l’analyse faite par le même Mr BENCHICOU ; comme si le journalisme s’arrêterait à une question de contrat de travail ou revêtirait une question de relation de travail ou d’ordre social. Même le délégué de la F.I.J était si je puis dire aux anges. D’ailleurs, il n’a été entendu aucune critique : le système aurait-il réussi à ce point à faire taire toute forme de liberté d’expression, confinant la presse à une question de statut, de carrière, de revendication à caractère social ? C’est dommage pour nos journaux indépendants qui doivent se rappeler que "Science (le journalisme en fait partie) sans conscience n’est que ruine de l’âme".

  5. JE ME RAPPEL UN CERTAIN 5 MARS 2008 OU JE POUVAIS LIRE A LA PREMIÈRE PAGE DU JOURNAL EL WATAN : LA COUR DE JIJEL A RENDU SON VERDICT EN DEUXIÈME INSTANCE OMAR BELHOUCHET ET CHAWKI AMARI CONDAMNÉS A DEUX MOIS DE PRISON FERME !.
    CE JOUR LA J AURAIS BIEN AIME LIRE A LA PREMIÈRE PAGE D EL WATAN QUE LA COUR DE JIJLE A RENDU SON VERDICT EN DEUXIEME INSTANCE MADANI MEZRAG CONDAMNÉ A PERPÉTUITÉ .
    ET DIRE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE!!!.

  6. Bravo, Mr. BENCHICOU pour cet éclaircissement historique! Quand des pays de la Démocratie Occidentale entretiennent des "Démocraties travesties"; ces pays ne le font que par intérêt égoïste et sont loin de toute valeur Humaine et Morale: ce ne sont que de naines démocraties dont l’éclat s’estompera comme de lointaines étoiles qui meurent.

  7. RAF. Voilà un beau discours comme seul Monsieur Benchicou peut en construire. Il faut dire que deux années de prison sont assez pour murir, marquer, conseiller et aguerrir les plumes. Mais je doute que cela soit vraiment suffisant pour initier un quelconque mouvement de liberté de la presse et d’expression. Au fond, nous avons tous une chappelle à servir – celle du frère, du cousin, du voisin, de la famille, du village, de la tribu, des origines, du parti, de la zaouïa… – bref, tout sauf celle de la vérité en tant que telle. Ceci, d’autant plus que le fossé s’est creusé vertigineusement, dangereusement, irrémédiablement (?!) depuis belle lurette entre le citoyen et le gouvernant. Et pas seulement : entre le citoyens et les médias dont les flirts sont proverbiaux ( qui avec le préfet, qui avec le commandant du secteur, qui avec tel ministre ou tel président de parti… j’en passe) n’échappent au regard de personne. On construit sur du sable mouvant et même inlassablement. Qui ne nous voit pas gesticuler dans tous les sens…à droite, à gauche, au centre, au ciel, sur terre. Mais les dés sont pipés d’emblée. Les dés ont toujours été pipés et ne sont pas prêt à cesser de l’être. ça…tout le monde le voit… le sait. On ne pourra jamais affirmer le contraire. L’ère, mes frères, de toutes les tricheries est là ! Le mensonge seul a droit de cité. Seul l’hypocrisie et la complaisance s’avèrent efficaces pour se frayer un chemin entre les monstres de notre damnation. Le pouvoir fait semblant – toujours. Les médias font semblant – depuis l’origine du monde. Le prof fait semblant, depuis peu mais il n’empêche qu’il fait semblant. Le policier, l’huissier, le procureur… n’en parlons pas. On se marie pourtant. On divorce. On divague à longueur de pages et de discours. Et on va même devant le juge qui lui aussi fait semblant d’être juge et condamne par procuration. Franchement, il faut bien plus que des discours et des prières. Il faut un coup de force. A la rigueur : AGIR. Energiquement. La Révolution …vite ! Pardonnez-moi cette folle divagation. Mais il faut bien un peu d’humeur. Avec mes cordiales salutations. RAF.

  8. Lorsqu’on a eu droit à plus d’une heure de propagande de HHC sur la chaine unique à l’heure du dejeuner, et ben le dejeuner ne passe pas.Un directeur de la chaine nationale entrain d’aduler un dieu tout puissant surnommé Bouteflika par qui l’Algerie a survecue…cette manière de faire date des années de plomb, comme l’a dit votre confrère d’El watan, les Algeriens ne croient plus à ces conneries, quelque soit leur niveau d’instruction ils savent faire la part des choses, ils ont mûri mais HHC a 10 trains de retard car ses eloges ne servent pas le chef de l’etat bien au contraire, la bonne opinion se fait du bas vers le haut, elle ne se pond pas par un seul homme en manque de servir de serpière pour garder son poste, l’opinion c’est donner la parole aux citoyens dans la rue, c’est ça qu’aurait du faire HHC pour nous laisser juge des deux mandats du president.Mr Bouteflika, est ce vous qui avez commandé cette publicité ou est ce qu’on vous la imposée?prenez vous tout un peuple pour des decerebrés pour lui balancer des conclusions toutes faites?oui, nous vous devons certaines choses mais nous vous reprochons aussi beaucoup d’autres mais vous ne voulez pas entendre, le matraquage ça marche plus, on est en 2008.Par contre j’ai regardé Thalassa sur france 3 vendredi soir (une emission qui n’a rien de politique) et qui traitait de la côte jijelienne et algeroise, une emission censée donner la parole aux poissons mais nos jeunes ont pu en placer une, ils ont parlé de la hogra, du chomage "si t’as pas de piston ou tu connais pas flène t’es dans la merde", le brin de liberté d’expression on le pique grace à une sardine, Mr HHC si j’etais à votre place j’irais me pendre !.Mr Benchicou vous aussi, ne croyez pas que le peuple est dupe, pourquoi sommes nous sur votre journal’pourquoi la majorité de nos jeunes ne lisent que EL khabar?c’est parcequ’on est en quete de verité et on ira la chercher là ou elle se trouve même si elle a du mal à se frayer son chemin, on l’aidera !

  9. tout le monde sait et Mr benchicou en premier qu’il n y aura jamais de liberté d’expression ni de liberté tout court sans abolition totale et irreversible de la dictature.tout le reste n’est que literature sans effet aucun.

  10. Un beau discours mais pas suffisant je pense aussi! Car effectivement au fond, il sert un point de vue sur ce que doit être l’Algérie tout comme les autres discours le font dans le sens opposé. Quelques uns avaient essayé de transcender le leur (les 3 F) à un moment cruciale de la vie des Algériens mais l’échec était le plus fort. Un jour, on aura peut être des personnalités des deux rives suffisamment sur la même longueur d’onde pour accepter de se prendre la main et aller dans le sens positif. Beaucoup de nos personnalités influentes sont nationalistes je n’en doute pas, mais à l’heure où l’on est je suis convaincu qu’il y a une différence entre "aimer l’Algérie" et "aimer les Algériens", les premiers peuvent sacrifier une partie des Algériens pour sauver leur "Algérie", ils peuvent aussi profiter de ces richesses sans se sentir trahir leur "Algérie". Après tout, ils l’aiment bien et ce n’est que justice rendu. à ceux qui nous gouvernent, SVP faites du biens aux gens avant tout, et vous verrez qu’il se repercutera automatiquement à l’"Algérie"!

  11. monsieur BENCHICOU ce n est que du journalisme travestie…comme cette democratie travestie…

  12. La démocratie enfin!
    Sans jeu de mots, la presse travestie, le terme n’est pas assez fort, le texte de Mohamed Benchicou ne nous apprend pas grand chose de nouveau. Un petit retour en arrière, une petite leçon de démocratie; affaire Chaouki d’El watan, la justice a parlé, le juge est rentré à la maison satisfait, la main sur le coeur, il a condamné un journaliste, pensez-vous que le texte de notre compatriote est diffamatoire? le penser réellement, c’est de prétendre qu’en Algérie tout va bien! Je fais plus confiance à l’honnêteté de Mohamed Benchicou qu’à celle du clan. Tout le monde sait que le jeu n’est pas égale entre les honnêtes gens et les protégés du système: Force est de constater mes chers amis que l’Algérie est plongée dans le noir, le risque est élevé, Mohamed Benchicou pense tout haut ce que tout le monde pense tout bas, si non que signifie alors cette société parfaite que le clan de prés de 50 ans n’arrive pas à batir. Prétendre que la presse manque de professionalisme, d’objectivité même si c’est legitime, c’est aussi de fermer les yeux sur l’état dans lequel se trouve l’Algérie. Plus grave encore, comment travailler dans des pays (maghreb) où il est interdit de penser d’inventer et parfois même d’exister librement?. ne nous voilons pas la face; c’est l’Algérie de ceux qui exercent le pouvoir au nom des compétences, c’est l’Algérie de ceux qui nous ont vendu la réconciliation terroriste, c’est l’Algerie de ceux qui sont plongés dans l’autoroute aux avantages. Mes chers comptatriotes la tâches qui attend nous enfants est gigantesque et nous sommes coupables des drames présents et à venir, quel héritage, un conseil à nos enfants: ne nous pardonnez jamais, vous devez nous désigner comme les principaux coupables.
    Mes salutations à toutes et tous.

  13. A l’algérienne

    Je suis d’accord avec une bonne parte de vos propos sauf concernant Elkhabar…c’est vraie qu’il y a une liberté de ton de certain articles mais parfois la médiocrité est là aussi quand au moins une fois par semaine la vedette c’est tel ou tel Cheikh ou encore l’histoire de l’évangilisation comme si chacun n’est pas libre de son culte

    Quant au choix des jeunes c’est surtout le ravage de l’école obscurantiste algérenne avec l’arabnisation à outrance et la ferméture aux langues étrangères

    Combien peuvent comprendre aujourd’hui un journal en français et encore moins les subtilités et je ne parlerai pas de l’anglais

    Il ne faut pas oubler qu’un des drames de

  14. Tandis que certains journalistes tentent à l’occasion de la journée mondiale de la liberté d’expression, de penser les imperatifs d’une presse réellement indépendante, credible et capable d’assumer pleinement sa mission, la presse algerienne a tout fait pour eviter le virage du 3 mai. Sans faire attention, elle avoue sa culpabilité et sa complicité avec un régime totalitaire et arbitraire qui ne repose sur aucune légitimité. Hormis quelques papiers tirés par les cheveux pour dire que la presse algerienne se porte mal, le reste est bien resumé par l’attitude du quotidien L’expression qui se rejouit du sort reservé aux journalistes ( les parasites) qui refusent d’induire la societé dans l’illusion collective et d’elever au rang de vertu le mensonge et la mediocrité. Ce n’est pas de la democratie travestie, c’est tout simplement la mediocratie ou l’on gloifie par l’autosublimation le mensonge et l’ignorance. Mais, ayons le courage de le dire, une presse qui à tant besoin de l’integrisme et qui se rejouit d’être au service d’un Etat totalitaire, peut-elle avoir des réactions équilibrées, corréctes et rationnelles?

  15. ON NE PEUT IMAGINER UN MONDE SANS JOURNALISTES mais malheureusement la presse en particulier ALGERIENNE est HORS JEU des enjeux politique et social, le pouvoir profite de l’absence du journalisme d’investigation et de grands reportage pour effectivement TRAVESTIR LA DEMOCRATIE à travers cette presse amateur qui coïncide à une approche beaucoup plus démagogique qu ‘autre chose et la fragilité du journalisme associer à sa logique du divertissement par rapport au discours politique profite profondément aux régimes préhistorique en place, car avant tous c’est aux journalistes de construire leurs crédibilité à travers la recherche de leur rôle dans la société et lutter avec résolution contre une organisation purement démagogique de l’information.

  16. merci mr benchicou, le combat des journalistes independants est le notre celui de nous informer, merci aussi pour l’analyse:vous avez mon soutien deouis toujours .j’avoue que j’ai eue du mal regarder la télédivision à l’occasion de la journée de la liberte de la presse:toute honte bue ceux qui nous pourchasser sur cette meme place en présence de votre mére nous empechant coute que coute lnotre lacher de ballons (noirs), vous etiez incarcéré impunément, venir chanter les vertues de la liberte en versant des larmes de croccodiles à la mémoire de nos chouaddahs de la démocratie.qulle honte :à la radio chaine 3 hamid belkessem est interdit d’antenne, ce militant écolo paye sa liberté de dire la vérite sue le crime d’el kalla:
    courage mes fréres un jour viendras
    la lutte n’est pas vaine. fouzia

  17. peut on raisonnablement reprocher a un pouvoir de desinformer la population?tout systeme qui se respecte a besoin de communiquer.le fait qu il soit aujourdhui oblige de communiquer est un bon signe.nous sommes en veritable periode de transition, lente, certes, mais reelle.il a donc, reconnu qu il y a desormais une opinion publique, locale et internationale.et puis, il y a les instances internationales qui ne cessent de les noter a notre place.ils ne sont plus seuls.mais il appartient a la societe, la classe moyenne, en particulier, de communiquer, aussi, de defendre ses interets, donc, d investir dans la presse et la communication.mais la recente installation du marche, n a pas encore permis l eclosion d une classe moyenne qui peut tenir tete aux pouvoirs bureaucratiques des etats.la societe est faible, , n est pas riche, peu cultive et croyant encore que l etat est une fatalite.les groupes sociaux ne se distinguent pas, pour defendre leurs interets.c est cela le pluralisme, que chacun defend sa these.les gens ne realisent pas encore que le pluralisme de la presse est une arme redoutable d equilibre et de correction des imperfections.l opinion publique est desormais un temoin important et les pouvoirs l ont compris avant le reste de la societe.ca va venir.une presse libre peut faire eviter des seismes naturels et humains, des guerres civiles et des epidemies, car elle veille et les empeche de se servir des pouvoirs publiques et de dormir.alors empechons les de dormir, ils sont la pour nous servir.

  18. tout est à peu pres juste d’apres nous.seulement voilà, l’ecran reste plus present et marque plus les esprits que l’ecrit et actuellement, partout, l’ecran est entre les mains des plus nocifs(anti democratie, affameurs de peuple, grosse finance et voleurs de tout acabit) alors le combat est difficile mais interessant et certainement rentable.c’ est une tres belle chose que d’informer et d’eclairer les braves gens sur les aleas de la vie et les crapuleries des dirigeants actuels.nous aimerions que le journal le matin nous informe mieux sur le monde( cas de la bolivie de morales et le coup degueulasse que lui font les chefs du monde)peut-etre aussi plus d’information economique avec le massacre à ciel ouvert de toute activite intelligente en algerie. dernier exemple en date la mise à la retraite forcee de Ali Aoun, un des rares responsables(saidal) à avoir developpe son entreprise de maniere tres efficace(rentabilite, tres grande utilite publique:de bons medicaments, efficaces, disponibles et à la portee des petites bourses, quel massacre? ce serait bien aussi que le matin publie certains articles ecrits tres simplement pour atteindre les nouvelles generations(victimes d’une autre karita) du courage et de l’avant, on restera vivant pour defendre le droit à la verite .0

  19. Une fois que Boutef se fera bouffer par les vers ses actuels laudateurs seront les premiers à le descendre et à l’accuser de tous les maux rien que pour faire plaisir aux futurs maîtres de l’Algérie.Ne l’a t-on pas fait pour Boumediene.Ils n’osent même pas prononcer son nom si ce n’est le fameux défunt président "Errais errahel"……..Et dire que de son vivant il était craint.HHC est dans cette logique;il joue son avenir et celui de son frangin.Je parierai ma chemise que rares sont les algériens qui ignorent que le fameux SAMI NOURREDINE est son frère…..Bande de TRAITRES

  20. La liberte de la Presse est un Fantasmes d’intellectuelle ou il faut Nourrire la tête avant le VENTRE nous sommes dans une situation ou le WAHABISMES et les NEO CONSERVATEURS OCCIDENTAUX ONT LE Même COMBAT occuper les peuples avec la Crise ALIMENTAIRES pour ne plus PARLER DE LIBERTE DEMOCRATIQUE et de DOMINER AVEC LES MAFFIAS POLITICO/FINANCIERES DE L’OPUS DEÏ Qui est Identique A ALKAIDA …Des CONSERVATEURS REACTIONNAIRES NOS ENNEMIS SONT IDENTIFIES a nous d’elever la prises de consciences mais aussi de Denoncer les derives du KAPITALISME….

  21. Monsieur BENCHICOU nous parle de la liberté de la presse. Mais Monsieur BENCHICOU, vous savez bien que dans toutes les dictatures, la liberté de la presse represente un danger pour les tenants (d’eux-même) du pouvoir. La liberté de la presse risque de demander pourquoi sont mort les algeriens qui aiment l’Algerie, le peuple algerien qui est formidable s’il n’avait pas etait noyé par les problemes de la vie quotidienne. Creer des problemes artificiellement pour dompter le peuple qui ne cherchera qu’à pouvoir survivre malgré les milliards engrangés. Acheter des armes non pour se defendre (these officielle) mais pour mater son peuple telle est la devise des dictateurs

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