Chaque fois qu’un homme comme Henri Alleg s’en va, il nous laisse un peu plus orphelins d’une désespérante grandeur algérienne.
Il était l’un des derniers secrets de notre libération, lui, le gaouri, le juif, le communiste, l’un de ceux qui pouvaient encore raconter ce qu’il a fallu de foi, d’amour et de courage pour arracher l’Algérie à la servitude. Alleg nous laisse le récit brûlant d’un homme qui a tant entretenu, les dents serrées, la conscience déchirée d’un devoir qui pouvait sans doute le tuer. Torturé par les siens, il avait porté nos blessures, lui, le gaouri, le juif, le communiste. « Tandis que je me déshabillais, des paras allaient et venaient autour de moi et dans le couloir, curieux de connaître le « client » de Lorca. L’un d’eux, blondinet à l’accent parisien, passa la tête à travers le cadre sans vitre de la porte : « Tiens, c’est un Français ! Il a choisi les »ratons » contre nous ? Tu vas le soigner, hein, Lorca ! » C’était Alleg. Une de ces créatures dont on retient qu’il lui fallut, pour accepter la douleur du corps et l’agonie, de bien terribles raisons et que ces raisons, pour grande partie, tiennent à l’amour des hommes et au respect que l’on se doit à soi-même, de ne pas accepter de se taire devant le cri de la victime et de ne pas baisser le front devant l’injustice.
Henri Alleg s’est éteint à notre insu, nation sans mémoire, pendant que nous épiloguions sur nos méprisables privilèges d’être gouvernés sur une chaise roulante et de caracoler en tête du classement des pays les plus corrompus dans le monde. Nous n’avions pas la tête à la mémoire de ce qui fut grand, nous qui barbotons dans ce qui est infiniment petit. Il s’y attendait, sans doute. Alleg n’était pas de ceux qui insultent la révolution elle-même et qui se hâtent de voir dans toute naissance un avortement. Il nous invitait à tirer de la décadence des révolutions les leçons nécessaires, en en souffrant, non en s’en réjouissant. Alleg a vécu, dans la dignité, la naissance et la dégénérescence de la révolution algérienne, lui qui se vit interdire son journal Alger républicain, en 1965, par un oukaze du gouvernement algérien en tous points semblable à celui de Lacoste en 1956. Il est pénible d’assister aux égarements d’une révolution sans perdre sa foi dans celle-ci. Pourtant, et c’est la deuxième leçon qu’il nous laisse, Alleg n’a jamais pris prétexte de l’échec d’une entreprise pour la condamner. Si les convictions d’Alleg ont survécu à nos déceptions, c’est qu’elles avaient cette tranquille constance qui n’a pas besoin de cris pour affirmer sa force. L’homme qui adhéra sans réserves à la grande expérience de libérer l’Algérie, avait inscrit son initiative dans une généreuse conception de l’avenir du monde. Il avait la lucidité de ne pas considérer la révolution comme un bien pur, mythique, mais comme une expérience qui peut être trahie, et il ne faut pas s’en étonner puisque, comme dit un brillant esprit, elle tient aux hommes par ce qu’ils ont de plus grand et de plus bas.
Oui, il s’y attendait sans doute, mais cela ne nous exonère pas du devoir de lui demander pardon pour n’avoir pas entretenu la limpidité d’un rêve. Nos enfants le feront sans doute. À ce propos, j’ai beaucoup pensé à Henri Alleg en écoutant les adolescents de T’kout, une petite ville de l’est algérien, au sud de Batna, où la population assume son originalité berbère et parle la langue chaouie. Ici comme à Beni-Douala, un jeune homme, Chouaïb Argabi, venait d’être abattu froidement par les gardes communaux; comme à Beni-Douala, le forfait avait suscité la colère d’une population déjà irritée par sa propre misère. T’kout, comme Beni-Douala, est trop pauvre pour s’accommoder du déshonneur, trop fière pour l’ignorer, trop cicatrisée pour l’oublier. T’kout cumule l’orgueil berbère et la témérité des Aurès : le premier coup de feu de la révolution de Novembre 1954 a été tiré à quelques centaines de mètres de là. « Ils nous ont alignés après nous avoir déshabillés… » La répression qui s’abattit sur T’kout, en ces funestes journées de mai 2004, rappelait, en tous points, celles des bérets rouges de l’armée française. Les gendarmes algériens prenaient plaisir à avilir leurs victimes, à leur faire payer leurs actes par l’insulte et le vocabulaire universel des tortionnaires : « Vous détestez le régime algérien, espèce de vermines, eh bien vous allez le regretter ! Maintenant qu’il n’y a plus d’hommes en ville, vous allez voir ce que nous allons faire à vos femmes. » Les parachutistes du général Massu torturant Henri Alleg ne lui parlaient pas différemment : « Ici, c’est la Gestapo ! Tu connais la Gestapo ? Tu as fait des articles sur la torture, hein, salaud ! Eh bien, maintenant, c’est la 10e DP qui les fait sur toi.«
C’était 50 ans après les tortures infligées à Alleg. L’histoire se réécrivait avec le même sang, sur la chair des enfants d’une révolution décrépite et témoins d’une révolution sclérosée en dictature militaire et policière. Mais ce combat de T’kout, puis des chômeurs puis de toute cette Algérie qui refuse l’abdication devant la servitude, c’est l’héritage de guides qui, comme Alleg, par le refus obstiné du déshonneur et la désertion, ont préservé pendant des années, dans la lutte de tous les jours, la chance fragile d’une renaissance. C’est de cela que nous vivons aujourd’hui. S’ils ne l’avaient pas préservée, Oui, nos camarades de combat, nos aînés sont ceux-là dont on se rit parce qu’ils n’ont pas la force et sont apparemment seuls. Mais ils ne le sont pas, nous ne vivrions de rien.
Alleg était dans le bonheur et le devoir. J’ai eu la chance de le voir émerveillé. C’était un soir que je le raccompagnais à son hôtel après un dîner chez Abdelhamid Benzine. Il était une heure du matin. En passant par l’imprimerie qui tirait le journal, je lui demandai : « Cela vous dirait d’assister au tirage d’Alger républicain, comme au bon vieux temps ? » Il eut, pour toute réponse, un sourire d’enfant. Il était resté longtemps immobile devant les piles d’Alger républicain qui s’entassaient devant lui, puis en avait pris un, en tremblant, avant de saluer les ouvriers par ces mots : « Merci de prendre soin de ce journal !«
Mohamed Benchicou




Il ne faut pas se tromper d'époque ni faire dans l'amalgame des contextes , restons sur la même ligne : " C'est l'Algérie indépendante qui l'aura trompé , et trompé ce peuple dont il n'est pas issu mais qu'il avait fait sien " Ce rêve Algérien qu'il avait pourtant partagé son peuple héroique , ce rêve devenu chimére , ce rêve qui s'éffiloche peu à peu comme une peau de chagrin au fil des années post-indépendance , c'est ce rêve -là de l'Algérie indépendante qui l'aura desillusionné. Et la sentence de Said Saadi n'a jamais été aussi véridique et dument prouvée que depuis qu'il l'avait proférée . Le peuple Algérien est certes indépendant mais il est toujours resté mentalement colonisé et aliéné . Il a reproduit de lui-même une hierarchisation sociétale du style dominants et dominés qu'il a hérité du système colonial dont il en garde une bonne mémoire. et dont il ne peut pas s'en défaire.C'est dans cet esprit là que Said Saadi a tiré sa conclusion célébre : " Je me suis trompé de peuple " voulant sans doute dire qu'il est urgent de réctifier le diagnostic et de lui appliquer une thérapie de choc qui le sauvegarde et le délivre de l'aliénation coloniale dans laquelle le système post-indépendance l'a emprisonné. Il voulait dire certainement que le salut est la décolonisation , la désaliénation des esprits avant toute chose . Il faut que les jeunes de notre pays apprennent que de grands hommes à l'instar de Ben mhidi , Abane , Boudiaf etc… ont contribué à combattre et à condamner le colonialisme et ses atrocités partout à travers le monde en assumant tous les risques et les réprésailles qu'ils encourraient à l'époque , de grands hommes comme Maillot , Audin , Alleg , JPSartre , F. Fanon etc… etc…" La guerre d'Algérie n'était pas une guerre de religion " avait précisé Ali Haroun dérnièrement . Il faut remettre les pendules à l'heure pour sauver notre peuple et libérer les mentalités.
Azul fellawen,
Tu es partie sans que je te dise au revoir.
Nous n'étions pas destiné à nous rencontrer et pourtant.
On s'est aimé dès le premier jour, toi et Maurice, je vous ai aimé autant que Djamila, Nassima, Larbi, Abane, Krim et les autres. Malgré vos différences, vous étiez mes enfants.
Saches mon fils que si je ne te l'ai point montré, c'est malgré moi, ceux qui ont assassiné tes freres me tiennent enchainée depuis 1962. Depuis ce jour où ils se sont essuyé leurs pieds sur moi après vous avoir tous éloigné. Tu vas rejoindre tes freres, dis leur que je les aime et que leur absence me pèse. Dis leur surtout que les bourreaux d'aujourd'hui sont pires que ceux d'hier.
Que dieu t'accueille dans son vaste paradis mon fils.
Ta mère patrie l'Algérie.
Puisqu'il est question d'hommage, de résistance, de T'Kout et des Aurès, permettez-moi une pensée aussi sincère à Djamel Sabri dit "Joe" du mythique groupe Les Berbères.
Le pauvre doit se morfondre dans une Algérie productrice et exportatrice de "Cheb(s)" tout droit sortis des cabarets de l'Ouest et de l'Algérois.
Comme dirait l'autre, "Sévrass i l'mahna ats'3êddi "
Non mass benchicou,henri alleg n'a pas été torturé par les siens,mais par ce ramassis honteux de paras que la france,toute honte bue faisait défiler lors de sa fête du 14juillet!
Les "siens" de henri alleg sont tout sauf ces lâches,ces moins que rien et ces minables paras qui faisaient dans leur froc à dien bien phù et dans les montagnes du djurdjura,des aures et de bouzegza et qui montraient leur lâcheté sur une femme,un homme, nus,désarmés en les torturant.
Les "siens" henri alleg nous les a nommés par sa fidélité
Nous avons une pensée toute émue pour louisa IGHILahriz.
Louisette Ighilahriz : « Zohra Drif et Yacef Saadi renseignaient la France…* »
Louisette Ighilahriz a réagi, hier, aux accusations proférées contre elle par Yacef Saâdi. La moudjahida défie, à son tour, le responsable de la Zone autonome d’Alger de démissionner de son poste de sénateur afin de lui permettre de déposer plainte devant la justice. Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – C’est une femme fatiguée et surtout blessée dans son amour-propre qui s’est présentée, hier, face à la presse. Néanmoins, Louisette Ighilahriz reste déterminée à reprendre le combat pour laver l’affront subi de la part de Yacef Saâdi, ancien responsable de la Zone autonome d’Alger durant la révolution. « Je suis venue aujourd’hui répondre aux propos diffamatoires tenus à mon adresse par Yacef Saâdi. Des propos ignominieux, insupportables à travers lesquels il s’est permis de remettre en doute ma qualité de moudjahida », a déclaré Louisette Ighilahriz, lors d’une conférence animée à la Maison de la presse Tahar-Djaout d’Alger. Louisette exige que justice soit faite. Exigence quasiment impossible actuellement puisque son accusateur bénéficie de l’immunité parlementaire. « Yacef Saâdi s’abrite derrière l’immunité parlementaire. Je l’appelle à démissionner de son mandat de sénateur. Démissionne Saâdi et prouve que tu es un homme ! » lance-t-elle. Sous le coup de l’émotion, la moudjahida ne peut retenir ses larmes. Durant la conférence de presse, elle ne manquera pas de rappeler son parcours de combattante. Louisette raconte l’engagement de sa famille, la mission qui lui a été confiée par les responsables de la Wilaya IV historique qui consistait à exfiltrer des combattants pris dans l’étau de la Casbah, puis son arrestation dans la région de Birtouta après un accrochage avec des militaires français. « J’avais été blessée durant l’accrochage. J’étais dans un état pitoyable. On m’a ensuite transférée dans un centre relevant de la 10e division de parachutistes (10e DP) du général Jacques Massu. J’y ai subi les pires tortures. J’en suis arrivée à réclamer la mort. Mon tortionnaire, le capitaine Graziani qui parlait parfaitement l’arabe dialectal, ne voulait pas que je meure. Il voulait que je parle », précise-t-elle. Pour l’inciter à divulguer ses informations, Graziani lui a tendu une photo montrant Yacef Saâdi et Zohra Drif. « Saâdi était assis, les jambes croisées, en train d’écrire quelque chose sur une feuille. Drif était à ses côtés. Graziani m’a dit : regarde comme ils se portent bien tous les deux. Ils ont parlé. Tout dit, plus qu’il n’en fallait. Tu n’as qu’à faire comme eux. » C’est donc au tour de Louisette de jeter le doute sur le passé révolutionnaire de Saâdi. A ses côtés, la moudjahida Fatouma Ouzegane ira plus loin encore en accusant l’ancien responsable de la Zone autonome d’avoir été « retourné » par les Français et les Suisses à son retour d’une mission au Caire. « Il a toujours été un traître. Il s’est caché derrière un de ses proches, Bouziane, qui a été un des premiers hauts responsables de la révolution à Alger. » Pour sa part, Arezki Basta, un des premiers moudjahids de la capitale, a indiqué que Yacef Saâdi avait été « imposé » en qualité de responsable dès août 1956. Louisette Ighilahriz est persuadée que la sortie publique de son accusateur est liée à l’ouverture officielle des archives françaises de la guerre d’Algérie qui interviendra en 2012. T. H./Le Soir d’Algérie
Louisette Ighilahriz. Ancienne moudjahida Le général Schmitt m’a dit : j’ai encore mes hommes à moi en Algérie Tout est parti d’un documentaire, Fidaïyate, réalisé par Lamia Gacemi. En marge de la projection le 26 avril dernier, Yacef Saâdi s’est attaqué au statut de moudjahida de Louisette Ighilahriz. Celle-ci a décidé de contre-attaquer et de révéler dans la presse certaines vérités que beaucoup voudraient ne jamais voir publier. Ambiance.
– Qu’est-ce qui a poussé Yacef Saâdi à vous attaquer ?
Je ne sais pas. Je continue à me demander pourquoi il a tenu ces propos. J’ai été terriblement bouleversée lorsque j’ai lu ce qu’il a dit lors de son interview. Les explications qu’il avance pour dénigrer mon statut de moudjahida ne tiennent pas debout. Il affirme que je n’étais pas avec lui, mais je n’ai jamais prétendu avoir combattu à ses côtés, puisque j’agissais à cette époque en dehors de la zone autonome pour le compte des services de renseignements et de l’information. Je n’ai connu Yacef Saâdi qu’après l’indépendance, lorsqu’il a épousé ma sœur Malika (moudjahida, elle a fait partie du réseau Jeanson pour la zone autonome d’Alger, ndlr). Cette union n’a duré que quelques mois puisque mon père a refusé que Yacef fasse partie de la famille. Il disait que ce « genre d’homme » ne mettra jamais les pieds « chez moi ». Après la décision de mon père de lui interdire l’accès à la maison, ma sœur Malika et Yacef venaient chez moi. C’est pour cela que, quand je l’entends dire qu’il ne me connaît pas, je tombe des nues. J’ai quand même été sa belle-sœur pendant quelques mois !
– Que voulait dire votre père en parlant de ce « genre d’homme » ?
Yacef Saâdi avait très mauvaise presse parmi les moudjahidine.
– Quand vous dites qu’il avait mauvaise presse, qu’est-ce que cela laisse entendre ?
La première des choses qu’on m’a dites lorsqu’on m’a ramenée en cellule, le 20 décembre 1957, après les séances de torture, c’est que Saâdi avait fauté…
– En clair ?
Ça voulait dire qu’il avait balancé beaucoup de gens. Mais ce que je dis, il le reconnaît lui-même. Tout le monde connaît cette partie de son histoire. Ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi, aujourd’hui, s’en prend-il à moi ?
– Cette histoire n’est-elle pas finalement qu’un vieux conflit familial ?
Je ne le crois pas. Il m’a attaquée en tant que moudjahida et non en tant que sœur de Malika.
– Vous racontez que lors des séances de torture que vous faisait subir le capitaine Graziani, celui-ci vous a reproché votre entêtement à résister, alors que d’autres avaient déjà donné des noms. C’est à ce moment-là qu’il vous aurait montré une photo de Zohra Drif-Bitat et de Yacef Saâdi assis ensemble…
Le capitaine Graziani parlait très bien arabe. A un moment donné, il s’est approché de moi et il m’a mis sous le nez une photo montrant Zohra et Yacef assis ensemble. Sur cette photo, Yacef écrivait. Il avait les jambes croisées, et Zohra était à ses côtés. Le capitaine Graziani m’a dit : « Regarde, pendant que tu t’entêtes à ne rien dire, eux ils ont déjà parlé… »
– Pensez-vous que l’on va assister à un grand déballage sur les dessous de la guerre de Libération nationale ?
Nous traversons depuis quelques années une sorte de révisionnisme. Nous assistons à une remise en question de notre histoire, de notre révolution. Il y a beaucoup de zones d’ombre et de non-dits. Un certain nombre de moudjahidine ont réécrit leur propre histoire de combattant. Beaucoup ont usurpé des faits d’armes pour se les attribuer.
– En 2012, on pourra consulter les archives françaises relatives à la guerre. Vous pensez que certains « héros » ont du souci à se faire ?
Absolument ! Beaucoup ont pris une posture de grand résistant, alors qu’ils ne le sont pas. Ils sont connus de tous les moudjahidate et moudjahidine. Je réserve les noms de ces personnes à la justice.
– Pourquoi n’avoir pas dénoncé plus tôt l’imposture ? Par votre silence, quelque part, vous avez cautionné ces mensonges…
C’est vrai. Mais la force et le pouvoir ont toujours été de leur côté. Nous, on s’est contentés de nos retraites et de nos pensions pour élever nos enfants et on a laissé dire tous les mensonges que certains ont mis en place pour se fabriquer une image très loin de la réalité. Mais maintenant, on a décidé de ne plus se taire. De ne plus être complices de certains mensonges. Personnellement, je continue mon combat quels que soient les problèmes auxquels je suis confrontée.
– On a ouvert un chapitre de l’histoire que certains voudraient peut-être oublier…
On l’a ouvert. Personne ne nous a autorisés à le faire. Vous savez que certains m’ont reproché d’avoir poursuivi en justice les généraux français ? L’Etat algérien a refusé de m’aider. Ce sont des entreprises privées qui sont venues à mon secours et ont accepté de m’aider financièrement lors du procès.
– Lors de ce procès contre le général Schmitt (lieutenant durant la guerre de libération, il avait qualifié Louisette Ighilahriz d’affabulatrice après ses propos sur la torture, ndlr.), celui-ci vous a glissé à l’oreille qu’il avait de la compassion pour vous, mais qu’il avait encore ses hommes à lui en Algérie…
Absolument. Je l’ai constaté et vérifié. Il savait à l’avance qui j’avais vu, qui j’avais rencontré à Alger. Comment pouvait-il le savoir ? Lors de la dernière journée du procès, il m’a dit que ses hommes lui rapportaient quotidiennement mes faits et gestes. Qui sont ces hommes ?
– Ne croyez-vous pas qu’il est temps pour les historiens d’écrire sur la guerre de Libération nationale de manière indépendante du pouvoir pour que les Algériens sachent enfin ce qui s’est passé ?
Je le souhaite de tout cœur. Qu’on libère toutes nos archives pour qu’on puisse enfin dire la vérité.
– Pour poursuivre en justice Yacef Saâdi, vous allez demander la levée de son immunité parlementaire (Yacef Saâdi est sénateur du tiers présidentiel, ndlr)…
Oui, car en tant que sénateur, je ne peux pas le poursuivre en justice. Je lui demande de se comporter pour une fois comme un homme et de démissionner pour venir m’affronter au tribunal. El-Watan * Titre d’El-Djazair News (5/5/2011)
Ma façon de rendre hommage à Feu Henri Alleg est le faire connaitre !
Né à Londres de parents juifs russo-polonais, Henri Alleg s'installe en Algérie en provenance de Paris en 1939, et milite au sein du Parti communiste algérien. En 1946, il épouse Gilberte Serfaty qui deviendra comme lui une ardente militante communiste. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d'interdiction du journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains sont publiés par L'Humanité.
Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10e D.P, au domicile de Maurice Audin, son ami, arrêté la veille et qui sera torturé à mort.
Il est séquestré un mois à El-Biar, où il est torturé lors de plusieurs séances, puis subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal, utilisé comme « sérum de vérité ». Il avait tenu tête crânement face à ses bourreaux en leur déclarant « Je vous attends: je n’ai pas peur de vous ». Le général Massu, qui reconnaîtra plus tard l'utilisation de la torture lors de la guerre d'Algérie .
Vous conviendrez avec moi chers compatriotes que la guerre d’Algérie a été , indépendamment de toute sensibilité religieuse , une guerre d’indépendance et de libération d’un colonialisme atroce !
C’est bien après 1962 que ceux qui sont en charge d’entretenir cette indépendance ont dévergondé ses idéaux en imposant à l’école algérienne une arabisation de déni qui a fait le lit de l’islamisme pour donner naissance , dans un zaouadj el moutaa , à un monstre nommée intégrisme religieux .
Nom de naissance : Harry Salem
Naissance : 20 juillet 1921 à Londres (Royaume-Uni)
Décès : 17 juillet 2013 (à 91 ans) à Paris (France)
Nationalité : française
Profession : Journaliste
Presse écrite ; Directeur du journal Alger républicain en 1951
Ceux qui tiennent Alger depuis 1962 ne vous aiment pas. Parce que vous êtes vrai et vous dites la vérité, alors qu'ils sont faux et disent des mensonges. Vous avez été torturés pour la cause (Algérie) que vous défendiez, alors qu’eux ils ont tué et torturé des gens comme vous. Mr Alleg vous avez été arrêté et torturé par la France pour votre combat pour l'Algérie. Mr Alleg vous n'êtes pas né en Algérie, et vous avez combattu pour l'Algérie. Les tenants actuels d'Alger ne vous aiment pas tout comme la brave Louisette (torturée et violée par les paras français). Les tenanciers d'Alger depuis 1962, n’aiment pas aussi Louisette, car Louisette a fini par dire la vérité. Cette vérité que toute personne (accusée de collaboration avec le FLN et l'ALN de 1954) une fois entre les mains de paras français subit les pires tortures et violes qu'on puisse imaginées. Déduction si des personnes sont arrêtées et pas torturées alors il y a taupe sous matelas. Louisette n’est pas aussi importante que yacef et drif dans la hiérarchie FLN/ALN. Alors pour quoi? les paras se sont acharnés sur Louisette et pas sur le chef et son adjointe (qui sont les premiers responsables des actes du FLN) . Louisette avait dit que d’autres femmes algériennes ont subit les mêmes sévices, mais elles se taisent. C’est à ces femmes de parler, pour que les algériens sachent le vrai visage de la colonisation française et surtout démontré l’imposture des gens au pouvoir à Alger depuis 1962. pardon Louisette, pardon Alleg, de ne pas étre a votre hauteur.
abâne ramdan a dis vrai a propos de yacef saâdi, que même mort et enterré, je lui fait pas confiance, malheureusement il a fait confiance a ses freres d'armes, se qu'il là emporté, etranglé et liquidé par les 3 b au maroc au mois de decembre 57,alors que la guerre n'etait pas au summum de sa puissance; la course au pouvoir vient de commencé , certains heros enterrés au cimetier d'el alia doivent fairs place net , en ne melange pas les torchons et les fourchettes, quel memoire ?